- Vincent LACOMME - invité
C'est assez incroyable pour moi qui ai connu toutes ces années à tout faire à la main. Là, on explique ce qu'on veut. C'est quand même à la portée de tout le monde de faire le simulateur d'impôt sur le revenu qu'on a vu. Il a écrit 1046 lignes de code en quelques minutes, ce qui m'aurait pris une bonne demi-journée avec un résultat sans doute moins bon.
- Florian DUFOUR - Hôte
La tech évolue, la comptabilité aussi. Codec, le podcast qui décode l'innovation des experts comptables. Alors aujourd'hui, on va parler d'automatisation. C'est un mot qui revient souvent dans la bouche des confrères et des chefs d'entreprise. On demande qu'est-ce qu'on peut faire ? Est-ce que c'est réservé aux grandes entreprises, aux grandes entités ? Et bien la question, je l'ai posée à un confrère qui s'appelle Vincent Lacombe, spécialisé en IA Data, qui est expert comptable. Bonjour Vincent.
- Vincent LACOMME - invité
Bonjour Florian. Merci pour cette invitation.
- Florian DUFOUR - Hôte
Merci à toi d'être venu. Et on va parler aujourd'hui d'automatisation. Excuse-moi, mais juste avant, est-ce que tu peux te présenter ? Parce que tu as quand même un petit parcours un petit peu atypique, un expert comptable spécialisé dans l'IA et l'automatisation.
- Vincent LACOMME - invité
Tout à fait, je suis expert comptable et commissaire aux comptes et j'ai une appétence qui remonte à mes débuts sur l'automatisation, la data. J'ai commencé dès mes études, je trouvais la programmation intéressante et ça m'a suivi dans mon parcours. Donc au fil des années, j'ai eu l'occasion, au détour de missions... d'outils internes au cabinet, de développer pas mal de choses. Et puis l'IA est arrivée, ce qui a ouvert pas mal de possibilités. Donc aujourd'hui, j'ai aussi une deuxième casquette de formateur et consultant sur la data et l'IA. Donc j'ai le plaisir d'accompagner certains confrères sur des projets ou sur de la formation.
- Florian DUFOUR - Hôte
Top. Alors aujourd'hui, on va parler de l'automatisation. Excuse-moi, quand on parle d'automatisation, pour un professionnel de l'expertise, C'est quoi les grandes possibilités ?
- Vincent LACOMME - invité
Alors je dirais qu'il y a pas mal de... Le champ des possibles est assez large et c'est ça qui est assez passionnant. Il y en a pour tous les goûts. On peut... Alors la première grande catégorie, on a parfois un peu tendance à l'oublier, c'est tous les logiciels du marché. Que ce soit les logiciels de production, de comptabilité, de paye, qui peuvent faciliter l'automatisation en approfondissant l'utilisation. souvent ont On ne maîtrise pas toutes les fonctionnalités, on ne prend pas le temps de tout utiliser. Et d'ailleurs, je le vois quand je fais des accompagnements de cabinet, souvent la réponse est sous nos yeux dans le logiciel comptable. Il y a le module qui permet de le faire. Également, on peut citer Excel. Excel, on en parle moins aujourd'hui. J'ai un attachement naturellement à cet outil que j'utilise depuis pas mal de temps, mais ça permet quand même de faire beaucoup de choses et avantage. Et qu'en général, on l'a tous. Et c'est très simple d'utilisation. Et après, il y a pas mal de briques, notamment comme Power Query ou Power Pivot, que l'on peut utiliser. Alors, ça nécessite quand même un peu de se former. Mais ça peut répondre quand même à pas mal de besoins. Donc ça, c'est la première catégorie. Ensuite, on a une deuxième catégorie. C'est faire appel à un prestataire pour développer des outils. Et c'est vrai qu'un certain nombre de cabinets ou de réseaux On fait ça et c'est une bonne piste parce que ça permet de profiter de l'expertise de ce prestataire pour réaliser des développements sur mesure. Et enfin, il y a une troisième catégorie qui est le développement par soi-même d'outils. Alors au sein du cabinet, en interne, ça sous-entend qu'on a des ressources ou qu'on a formé des personnes. Et ça peut être aussi bien l'associé qu'un collaborateur sur le terrain qui a la fibre pour ses sujets. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, avec toute l'offre d'outils, que ce soit le no-code, que ce soit des langages de programmation comme Python, comme N8n, ou que ce soit de l'intelligence artificielle, on a quand même l'embarras du choix avec différents degrés de complexité, des solutions... très accessible, le no code, le low code et des solutions plus techniques comme Python. Donc, il y en a pour tous les goûts, mais ça va dépendre vraiment des ressources en interne.
- Florian DUFOUR - Hôte
Comment choisir entre ces trois options d'après toi ? Est-ce que tu as des critères pour me conseiller entre je donne tout à un prestataire externe, j'ai le logiciel ou je me le fais moi-même ?
- Vincent LACOMME - invité
Oui, alors peut-être le premier critère, ça va être la complexité du projet. Sur certaines automatisations courantes, sur un dossier en particulier ou quelques dossiers, on peut parfois créer des automatisations en un temps très réduit. Moi, ça m'arrive parfois pour répondre à des besoins ponctuels sur des traitements de fichiers. 30 minutes, 1 heure vont suffire pour automatiser. Alors bien sûr, ça ne va pas être une automatisation avec 4 programmes et 200 fichiers. ça va être de l'industriel du... du rationnel, mais derrière on peut gagner des heures et des heures tous les mois en investissement aussi peu de temps. Donc la complexité du projet, à l'inverse bien sûr, si on commence à dire qu'on veut créer un CRM en interne, là c'est une autre affaire. Donc ça va être le premier critère qui va aussi induire l'externalisation de certaines tâches du projet à des prestataires pour compléter des ressources en interne. Le deuxième critère, ça va être les moyens financiers, tout simplement. Est-ce que je peux me permettre de lancer un projet énorme ? Est-ce que je le mutualise avec d'autres cabinets, avec un réseau ? Un autre critère, ce serait le degré de confidentialité des informations. Si on attaque un projet qui nécessite de travailler sur de la donnée personnelle, On va... moins pouvoir se permettre de bricoler un fichier sur un coin de table. Et il va falloir professionnaliser plus le projet, donc peut-être faire appel à des prestataires. Donc je dirais que ce sont ces trois critères qui me viennent à l'esprit.
- Florian DUFOUR - Hôte
On entend souvent automatiser tout ce qui est répétitif, mais est-ce qu'il y a des choses qu'on ne devrait peut-être pas faire, qu'on doit laisser à l'humain, d'après toi ?
- Vincent LACOMME - invité
Alors ça va dépendre un peu du positionnement de la stratégie du cabinet. Est-ce que je suis sur... Une stratégie de volume, auquel cas il va falloir automatiser le maximum de tâches. Ou à l'inverse, je suis un peu caricatural, mais à l'inverse, si je suis sur du haut de gamme, industrialisé au détriment de la relation client, ce serait incompatible avec la stratégie. Donc, c'est le premier point, vraiment voir jusqu'où on va. Deuxièmement, il y a certaines tâches. qui se prêtent moins à l'automatisation. Donc, il faut éviter peut-être de tomber dans un effet gadget, de se dire je veux tout automatiser parce que c'est la mode. Donc, bien penser, surtout ne pas se lancer tête baissée. Et puis, il y a un troisième point, c'est certaines tâches ne se prêtent pas à l'automatisation parce qu'elles nécessitent un certain jugement professionnel, un certain recul. Je me souviens de discussions avec un ancien collègue directeur de mission. qui avait tout à fait raison, qui était quand même très favorable à l'automatisation, mais qui me disait ça, non, il faut quand même qu'on garde notre réflexion, notre esprit critique sur cette tâche et il ne faut pas tomber dans une dépendance à toute technologie. Je suis assez d'accord sur ce postulat. On ne peut pas tout automatiser non plus.
- Florian DUFOUR - Hôte
Il y a un risque et on a aussi de l'autre côté une obligation de supervision. Ce qui permet aussi de faire nos travaux, nos diligences. Le risque de l'automatisation en interne, c'est aussi de créer des outils peut-être qu'on ne maîtrise pas ou qu'on veut faire trop grand, tu vois, un peu une usine à gaz. Comment toi, tu te dis, il faut garder le contrôle ? Jusqu'à où je me limite ?
- Vincent LACOMME - invité
Alors, ça va dépendre des compétences qu'on a en interne. Je pense que dès lors qu'on débute ce type de projet, il faut un minimum de connaissances en interne. Ça ne veut pas dire qu'on va former quelqu'un pendant deux ans à temps complet pour qu'il devienne développeur. Envoyer un référent data, automatisation, information pour qu'il acquiert au moins les bases, qu'il ait une logique de programmation, c'est extrêmement bénéfique et ça permet d'avoir un rempart face à... On va en parler peut-être tout à l'heure, mais on est quand même sur une tendance où l'automatisation devient de plus en plus simple grâce à l'IA, grâce à toutes les technologies qu'on a citées juste avant. Et ça peut avoir un effet un petit peu boule de neige de créer plein d'automatisations dans tous les sens et de se retrouver au bout d'un moment avec un château de cartes qui peut s'effondrer sans qu'on ait la maîtrise, comme tu dis, de ce qui tourne dans ces automatisations. On peut trouver des outils sur Internet qui fonctionnent très bien. Je pense qu'il faut quand même regarder ce qu'il y a dans ces outils, qu'il n'y ait pas des instructions malicieuses qui déclencheraient des risques de sécurité. Ce n'est pas forcément une mauvaise intention du créateur, mais c'est juste que quand on passe d'un environnement à un autre, ça peut créer des failles de sécurité. Donc, pour en revenir à ta question, il faut un minimum de connaissances en interne ou alors il faut se faire entourer. Il y a des prestataires informatiques, il y a des confrères qui connaissent le sujet. Il faut peut-être se faire faire appel à eux pour avoir un regard externe ou pour dépanner le jour où une automatisation. cesse de fonctionner et ça crée des blocages dans le fonctionnement du cabinet.
- Florian DUFOUR - Hôte
Tu vas me dire peut-être, c'est tout bête ce que je veux dire, mais moi j'ai remarqué chez les confrères, à chaque fois ils veulent faire un monstre. Ça y est, je commence un petit peu automatisé, on veut faire le CRM, on veut tout changer. Moi j'ai plutôt tendance à faire, on fait des petites briques. Des petites briques au départ, qu'on n'a pas forcément de connaissances, mais au moins que ça fonctionne et qu'on règle un petit problème.
- Vincent LACOMME - invité
Oui, c'est une approche que je soutiens également de commencer modérément.
- Florian DUFOUR - Hôte
Pour limiter les risques en fait.
- Vincent LACOMME - invité
Voilà, tout à fait. Les petites briques, ça rend service et on n'a pas besoin de... De toute façon, dès que ça devient plus compliqué, un CRM, ma position sur le sujet, c'est que c'est quand même un travail... D'expert. Posto, voilà, d'expert. Et je vois, ces derniers temps, on a vu des utilisateurs dire j'ai créé un CRM avec Cloud Code ou... Alors ça fait rêver sur le papier maintenant. Quelle est la pérennité de ces solutions ?
- Florian DUFOUR - Hôte
La sécurité, la sécurité,
- Vincent LACOMME - invité
exactement. Moi, je ne serais pas rassuré. Mais il y a quand même un revers à faire des petites solutions. C'est qu'on se retrouve avec plein d'outils éparpillés. Moi, ça fait maintenant quelques mois que je développe pas mal d'outils, notamment grâce à l'IA qui me fait gagner du temps. Et là, je suis à un stade où j'essaye de centraliser, unifier les outils parce qu'après, il y en a un là, il y en a un là. Et ça peut décourager les utilisateurs. Je pense qu'il faut aussi unifier un petit peu.
- Florian DUFOUR - Hôte
Si tu veux bien, là, maintenant, on va aller sur de la démo. Donc là, l'objectif, c'est qu'on va vous faire deux démonstrations. Et puis après, vous nous direz un petit peu ce que vous en pensez.
- Vincent LACOMME - invité
Alors, Florian, on est en avril. Est-ce que tu as fait ta déclaration d'impôt ?
- Florian DUFOUR - Hôte
Pas encore.
- Vincent LACOMME - invité
Eh bien, ça tombe bien. On va regarder comment, avec Claude, on peut se créer. un simulateur de calcul de l'impôt sur le revenu à partir, on va dire, du quotient familial. Donc c'est très simple, il y a déjà des outils qui existent, il y a des logiciels, il y a le simulateur de l'administration fiscale, mais l'objectif c'est un petit peu d'illustrer ce que l'on peut faire avec Cloud.
- Florian DUFOUR - Hôte
Ok, on est parti, donc avec Cloud, je vais nous faire voir.
- Vincent LACOMME - invité
Je suis sur Cloud et je vais utiliser un prompt, je vous le lis avant de le décortiquer, conçoit une application au format HTML, CSS, Javascript en vue de calculer l'impôt sur le revenu français à partir du quotient familial. Utilise le barème applicable à l'impôt sur les revenus de 2025 paru avec la loi de finances 2026. Et là, en fait, ce prompt, ce n'est que l'expression du besoin. Et de plus en plus, demain, quand on va utiliser l'IA dans ce cas de figure, ce qui va compter, c'est savoir exprimer le besoin. On ne vous demande pas d'être un développeur informatique, alors c'est sûr que c'est mieux, mais Merci. C'est vraiment dire qu'est-ce que je veux faire. Alors là, vous voyez, il n'y a rien de technique, à part de préciser que l'on attend un format HTML, CSS, JavaScript. Donc ça, ça ne s'invente pas. Mais là, vous l'avez, vous pouvez le noter. Et donc du coup, je lance le prompt. On est en direct. Et il va travailler un petit peu, il va rédiger toute une série de lignes de code. Donc là, on va le laisser travailler.
- Florian DUFOUR - Hôte
Donc là, si on regarde bien, il a été rechercher quand même des informations pour en fait se renseigner. On le voit, il y a le calcul de l'impôt sur economy.gouv. Les simulateurs, il a été voir aussi. Donc ça lui permet en fait de s'acculturer et après derrière, de pouvoir faire la deuxième étape, travailler et créer son code.
- Vincent LACOMME - invité
C'est ça.
- Florian DUFOUR - Hôte
C'est bien que tu l'aies dit, tu as parlé du format HTML. Alors peut-être qu'on peut le dire pour certains, le format HTML, c'est qu'en fait, c'est un format d'écriture qu'on permet d'utiliser en local, sur son ordinateur.
- Vincent LACOMME - invité
Tout à fait. On peut l'utiliser en local en coupant Internet. Là, je ne vais pas le faire, ça va moins marcher pour l'exemple. Mais une fois que je l'aurai généré, je pourrai le garder chez moi, en faire ce que je veux. Je pourrai arrêter mon abonnement à Cloud. Il fonctionnera toujours à vie tant que cette technologie fonctionne. mais elle existe depuis... les débuts d'Internet, fin des années 1990. Et je peux également, si j'en ai envie, le mettre sur mon site Internet du cabinet parce que le format HTML, c'est un format de site Internet à la base.
- Florian DUFOUR - Hôte
Donc le plus dur là maintenant, c'est d'attendre en fait. Mais ça permet aussi dans un second temps de pouvoir réfléchir à ce qu'on pourra faire comme modification aussi. Ça qui est important, c'est que le premier G, peut-être des fois ce n'est pas le meilleur, où on peut... apporter des modifications. Ça reste assez simple, ça dépend de la demande en fait.
- Vincent LACOMME - invité
Alors effectivement, c'est un travail itératif. Là, on s'est jeté à l'eau. Il n'est pas impossible que la première proposition ne soit pas à la hauteur des attentes. Et dans ce cas-là, on est sur de l'IA, donc on va pouvoir converser, on va pouvoir répondre en disant je veux corriger ce point-là, les couleurs ne me plaisent pas, il manque une fonctionnalité et obtenir une deuxième version et ainsi de suite. Moi souvent, j'y terre. pas mal. C'est vrai que tu le rappelles.
- Florian DUFOUR - Hôte
Tu le rappelles parce que souvent, on n'a pas la bonne réponse dès la première question. Il faut réitérer au moins 3, 4, 5 fois pour pouvoir répondre.
- Vincent LACOMME - invité
Oui, absolument. Ou alors, le prompt de départ va être extrêmement précis. C'est ce que je vous conseille si vous allez un peu plus loin, c'est de bien travailler le prompt de départ pour éviter d'avoir des allers-retours. Mais même sans faire tout ça, ça donne souvent un premier résultat qui est quand même Merci. pas trop mal sur des cas simples comme celui-ci. Après, si vous complexifiez, effectivement, il faudra faire des allers-retours.
- Florian DUFOUR - Hôte
Pendant que c'est en train de mouliner, pourquoi tu nous as choisi Claude et pas par exemple Chochepété, qui est le plus connu ?
- Vincent LACOMME - invité
Alors, aujourd'hui, de mon expérience, ça y est, il a fini. Je finis la réponse, un peu de suspense. Aujourd'hui, Claude, dans les classements, Alors... Ça va changer dans la semaine prochaine, peut-être. Mais dans les classements, Gemini est en tête, suivi de Cloud pas très loin. Bon, après, ça dépend de chaque classement. Mais globalement, moi, j'observe que Cloud se débrouille extrêmement bien sur la programmation. Gemini n'est pas loin derrière. Il a aussi certaines qualités. J'ai des développeurs qui m'ont dit qu'ils utilisaient plutôt Gemini. Donc, ça va dépendre un petit peu de chaque projet. La pétance,
- Florian DUFOUR - Hôte
des fois, de certains.
- Vincent LACOMME - invité
Oui, c'est ça. Et puis, de la complexité. Chat GPT se débrouille pas mal, mais je trouve que le rendu est moins abouti. La finesse du code et la présentation des pages générées, je trouve qu'elle est un petit peu en deçà de Cloud, donc je privilégie plutôt Cloud. Et il y a une communauté d'utilisateurs qui est grandissante sur Cloud Code. C'est assez incroyable, en quelques mois, la popularité de l'outil.
- Florian DUFOUR - Hôte
Allez, montre-nous ce que ça va sortir en moins de, je ne sais pas, une minute, même pas.
- Vincent LACOMME - invité
Ouais. Donc, on a ce fichier sur la droite. Alors, ce que je vais faire, et vous pouvez tous le faire, vous voyez. Donc, je vais commencer par télécharger le fichier HTML pour l'avoir chez moi. Donc, je télécharge. Et là, voilà, il me l'a enregistré sur mon disque dur. Et vous voyez, il y a écrit ces deux points en Ausha gauche. Et cette page web, elle est dans mes téléchargements. Je vais essayer de le montrer. Voilà, simulateur IR 2025. Ce fichier-là, je peux vous l'ouvrir en arrière-plan. Dans un éditeur de texte, ça correspond à tout ça. Il a écrit 1046 lignes de code en quelques minutes.
- Florian DUFOUR - Hôte
Il est rapide.
- Vincent LACOMME - invité
Ce qui m'aurait pris une bonne demi-journée, avec un résultat sans doute moins bon. Même plus que sans doute. Voici le résultat de la page. Donc là, je l'ai ouvert dans mon navigateur. L'idée, c'est qu'un fichier HTML, on va pouvoir l'ouvrir dans tout navigateur Internet. Voilà ce que ça donne. Et alors, on va faire une simulation. On va prendre un quotient familial de 40 000 euros pour une part fiscale. Et normalement, je dois avoir un impôt autour de 5 104 euros. Alors, c'est un bon exemple ici, ça ne fonctionne pas. Et en fait, tout à l'heure, j'avais un message d'erreur. Et bien, ce message d'erreur, je vais le copier-coller. Je vais être feignant, je ne vais même pas lui dire de le corriger. Il va comprendre et il va refaire une deuxième manip.
- Florian DUFOUR - Hôte
C'est bien au moins, ça fait voir à nos téléspectateurs que le code, on ne le comprend peut-être pas. Je le donne à l'IA qui lui va pouvoir s'auto-corriger en fait.
- Vincent LACOMME - invité
C'est ça. Et là, ça vous montre que ce n'est pas truqué. Sinon, on aurait fait exprès que ça fonctionne du premier coup. Donc, je vais faire une simulation sur cette nouvelle version qui est corrigée de l'erreur de syntaxe. On va prendre une part fiscale et on va prendre un revenu brut de... 44 444 comme ça il y a plein de chiffres 4 et 44 444 sur un traitement et salaire avec l'abattement de 10% ça doit me faire un quotient familial de 40 000 euros. Voilà il l'a correctement calculé et le chiffre qui était correct c'est 5 104 donc là ça a l'air d'être bon et donc il a fait le calcul de l'impôt et voyez il m'a même mis le détail par tranche avec des petites couleurs. Je trouve ça pas mal. On peut le personnaliser. Après, c'est tout ce qui est cloud skills. On peut mettre sa charte graphique.
- Florian DUFOUR - Hôte
En plus, tu vois, tu ne l'avais même pas demandé, ça.
- Vincent LACOMME - invité
Les couleurs ?
- Florian DUFOUR - Hôte
Les couleurs, lui demander de mettre les tranches, les détails. Tu t'avais juste demandé de faire le calcul.
- Vincent LACOMME - invité
Tout à fait. Là, j'ai volontairement fait un cas très, très simple. En général, quand je fais ça, je vais lui demander un peu plus. Et là, normalement, j'ai une cloud skill que j'ai désactivée avant de venir pour éviter de fausser le résultat. Et ma cloud skill lui impose une charte de couleurs que j'aime bien et une police de caractère.
- Florian DUFOUR - Hôte
Donc là, qu'est-ce qu'il faut faire une fois qu'on a fait ça ? Est-ce que tu as des choses à vérifier ou pas ? Je le prends en comptant ?
- Vincent LACOMME - invité
Alors bien sûr, il faut tester, tester et tester. C'est hyper important. Là, c'est un cas assez simple, donc on va assez vite se rendre compte d'une éventuelle erreur de l'outil. Ça peut arriver, c'est quand même relativement rare sur des exemples que je peux faire en formation assez similaire à celui-ci. 90-95% des cas, c'est bon, c'est une fois sur très très peu.
- Florian DUFOUR - Hôte
Ce qu'il faut rappeler quand même, c'est qu'il faut quand même tester, voir le bouton situation matrimoniale, s'il fonctionne, mettre le revenu s'il se remplit bien. Quand je clique, ça produit bien les éléments. Vérifier au moins une fois le calcul ou deux fois, parce que c'est quand même là-dessus que, certes, c'est pour vous faire gagner du temps, mais on a le devoir de superviser. Tout ce qui va sortir, ça vient de notre responsabilité.
- Vincent LACOMME - invité
Bien sûr. Et là, le plus délicat sur ce type d'outil, c'est les cas particuliers. Là, il a été assez loin. Je ne lui avais pas demandé. Il m'a traité le cas d'une personne invalide. Ça me rajoute une demi-part fiscale. Donc voilà, il faut s'assurer que l'interprétation des textes est correcte. Il a pris le bon barème. Et finalement, c'est toujours pareil. C'est les cas particuliers qui prennent le plus de temps quand on fait des tests. Appliquer un barème sur une part fiscale, si ça marche deux fois, trois fois, normalement, ça... C'est censé fonctionner en sachant qu'il faut le rappeler, ce fichier HTML, il est sur mon disque dur. Il n'utilise pas d'IA, il a été généré avec l'IA. Donc, je n'ai pas donné de données confidentielles quand j'étais sur Cloud. J'ai juste mis tout ceci. Et quand je l'utilise, je sors complètement du spectre de l'IA. Je suis chez moi et je peux mettre des données confidentielles et je peux le tester.
- Florian DUFOUR - Hôte
Si vous voulez bien, maintenant, on va aller sur un deuxième exemple. Qu'est-ce que vous avez préparé de novateur ?
- Vincent LACOMME - invité
Alors, Florian, est-ce que tu aimes les bonbons ?
- Florian DUFOUR - Hôte
Ouais.
- Vincent LACOMME - invité
Eh bien, j'ai pris le cas d'une entreprise qui produit des bonbons.
- Florian DUFOUR - Hôte
Ok.
- Vincent LACOMME - invité
Et cette entreprise, elle m'a envoyé ces cinq fichiers que l'on voit à l'écran.
- Florian DUFOUR - Hôte
D'accord, les inventaires.
- Vincent LACOMME - invité
Ce sont des fichiers CSV qui contiennent chacun 4000 lignes de références de stock de bonbons. Un petit échantillon pour que vous le visualisiez. Voilà à quoi ça ressemble quand on l'ouvre sur Excel.
- Florian DUFOUR - Hôte
combien de lignes t'as dit ?
- Vincent LACOMME - invité
4000 par fichier, 5 fichiers, 20 000 lignes on peut faire pire, on peut monter en millions là je ne le fais que sur 20 000 ça suffira et donc dans ce fichier j'ai mes catégories de bonbons des références de produits, des noms de produits je ne sais pas si tu aimes les bonbons coeur choco le nom du fournisseur la quantité, le coût unitaire, la valeur de stock et un numéro d'entrepôt de stockage on va imaginer que cette entreprise a 5 entrepôts d'où le fait que j'ai 5 fichiers CSV correspondant chacun à un entrepôt. Donc ça, c'est un exemple qui peut arriver. Une entreprise qui a plusieurs établissements, plusieurs sites, elle a 5 logiciels ou elle a 5 exports différents. Et on pourrait continuer, comme on l'a vu sur le premier exemple, à utiliser Cloud et faire des travaux. Mais là, je voulais vous montrer un exemple un petit peu plus avancé avec une solution qui s'appelle Cursor. Qui ressemble à ça, Cursor c'est un éditeur de code, un IDE en jargon technique, qui est avant tout destiné à des développeurs informatiques. Ça peut faire peur en le voyant, mais je pense qu'on peut quand même faire des petites choses avec. Moi, je programme, mais en réalité, quand j'utilise Cursor, je vais assez peu programmer. Et c'est ce que je vais vous montrer à présent. Donc là, dans Cursor, sur la partie gauche, j'ai mes cinq fichiers CSV d'inventaire de bonbons. Et sur la partie centrale, je vais lui demander de me rédiger du code informatique pour centraliser ses fichiers CSV. pour me les convertir en un seul Excel fusionné et pour me faire un petit graphique avec une analyse. Voilà un peu ce que je veux faire. Et sur la partie droite, j'ai une fenêtre dans laquelle je vais pouvoir poser des questions, chatter. Alors là, je vais utiliser l'IA native de Cursor qui en réalité est un agrégateur de plusieurs modèles pour ceux qui seraient familiers. Notamment, il va y avoir ChatGPT, Cloud et sans doute d'autres. Donc là, je suis sur une version gratuite, il va prendre celui qui lui plaît. Je pourrais lui forcer de prendre CloudCon, mais on va rester là-dessus. Et le principe va être assez similaire. Je vais utiliser un prompt en lui disant, donc je vais le lancer parce qu'il va mettre un peu de temps, dans le dossier stock, donc effectivement j'ai un sous-dossier qui s'appelle stock, je dispose de 5 fichiers CSV incluant des références d'articles en stock. Je voudrais, à la racine de ce projet, les fusionner en un fichier Excel au format ExcelasX. Créer un tableau Excel avec le détail du stock par catégorie de bonbons, puis par nom de fournisseur. Et enfin, troisième point, créer une image avec un camembert représentant la répartition du total du stock par catégorie de bonbons.
- Florian DUFOUR - Hôte
Juste que là, on peut le faire ça.
- Vincent LACOMME - invité
Voilà, et c'est là où c'est assez incroyable pour moi qui ai connu toutes ces années à tout faire à la main. Là, on explique ce qu'on veut en quelques lignes. Et là, je n'ai pas forcé, j'aurais pu écrire beaucoup plus. Mais même en me limitant à ça, ça donne un résultat quand même pas mal. Et ensuite, il est en train de faire plein de choses.
- Florian DUFOUR - Hôte
Il t'explique là, il est en train de t'expliquer, je veux faire ça, je vais vérifier la version en Python. Il est en train de travailler. On a vu tout à l'heure, tu as cliqué, c'est pour qu'il fasse son travail.
- Vincent LACOMME - invité
Voilà, c'est ça, il me demande des autorisations. Alors, il faut faire attention à ne pas tout autoriser.
- Florian DUFOUR - Hôte
Oui, mais au moins, il peut dire, voilà, est-ce que je peux aller faire ça ? C'est à nous qui...
- Vincent LACOMME - invité
Absolument. Et là, il est en train de construire du langage Python. Alors, je suis en train de m'apercevoir d'ailleurs que je ne lui ai même pas dit que je voulais du langage Python. Il l'a déduit en sachant que Cursor gère d'autres langages. On peut faire des pages HTML, des landing pages avec
- Florian DUFOUR - Hôte
Cursor. Qu'est-ce que tu trouves de différent par rapport à Cloud ? Est-ce que là, du coup, il faut quand même maîtriser un peu plus le code dans la lecture ? C'est qu'il est moins simple ?
- Vincent LACOMME - invité
Alors effectivement, Cursor va être moins évident à prendre en main parce qu'on est sur un logiciel dédié à des développeurs. Donc ce n'est pas le produit pour tout le monde comme Cloud. Mais passer la barrière de comprendre comment ça s'articule. Il y a plein de menus, mais honnêtement, je ne suis pas besoin d'aller dans le détail de tous les menus. Dès qu'on a compris la structure en trois parties...
- Florian DUFOUR - Hôte
D'accord.
- Vincent LACOMME - invité
Ça devient assez limpide et après, il faut expérimenter. Ça prend du temps, un petit peu de temps, mais on est quand même très loin. Moi, quand je lançais des projets de développement, c'était beaucoup plus de temps pour arriver beaucoup moins loin que ce que va nous faire un curseur. Donc là, vous voyez, sur la gauche, ça a été assez rapide. Il y a deux fichiers qui sont apparus. Il se rapproche du but. On va le laisser finir. Ce qu'il faut savoir, c'est que... Sur l'explorateur Windows, j'ai un miroir de tout ça. Donc là, je remonte un cran et mes fichiers sont en train d'apparaître. Ces trois fichiers, ils n'étaient pas là il y a quelques minutes. Et là, il a fini. Donc là, quand il a fini, il nous explique ce qu'il a fait. Voilà, j'ai fait ces trois points-là. Et on va pouvoir maintenant passer à l'étape que j'aime bien, c'est-à-dire regarder. Donc là, on a un code Python. Il fait 177 lignes. Très bien. Alors, c'est toujours mieux de savoir ce qu'il dit. Cependant, on comprend, là, il y a écrit, alors c'est en anglais, mais finalement, ça veut dire le fichier de sortie fusionné, c'est dans le dossier root, le fichier d'origine. Là, il y a un nom .csv. Alors ça, c'est pour comprendre le fichier d'origine. On peut deviner certaines choses, même si on n'est pas informaticien. Et mon objectif, alors... Le fichier Python, je vais pouvoir le garder, mais ce que je vais vous montrer tout de suite, c'est que j'ai un fichier Excel que je vais vous ouvrir. Voilà le fichier Excel. Je vais aller au bout du fichier Excel, 20 000 lignes. Je vous avais dit 5 établissements x 4 000 lignes. Mais même la tour,
- Florian DUFOUR - Hôte
si tu regardes bien.
- Vincent LACOMME - invité
Tout à fait. Donc, si je vous remontre. Le CSV d'origine en parallèle, le fichier CSV d'origine, il s'arrêtait à la colonne H, référence entrepôt stockage. Il a rajouté une colonne source CSV, ce qui me permet de voir d'où ça vient du 1 au 5. Donc là, j'ai mon stock fusionné qui est en format Excel, donc c'est déjà plus agréable que du CSV. Deuxième point, j'ai un tableau récapitulatif, c'était dans mes instructions. Alors vous voyez, les colonnes, je les ai un petit peu élargies, mais ce n'est pas trop méchant à faire. qui me totalise, comme tu dis, par catégorie de bonbons, nombre de fournisseurs, quantité, valeur et nombre de références. Et enfin, alors je ne m'attendais pas à ce qu'il fasse dans Excel, mais pourquoi pas, il l'a aussi fait dans un fichier joint. Il m'a fait un petit graphique qui me permet de voir la répartition. Alors là, c'est assez comparable. Ce sont des données test et le chocolat a la plus grosse proportion dans ces cinq catégories de bonbons. Donc, j'ai mon petit graphique qui s'est généré. Et tout ça, je n'ai rien codé. Je n'ai pas fait de formule Excel. Je n'ai pas fait de copier-coller à droite, à gauche. Donc, en termes de confort utilisateur, c'est quand même assez redoutable. Et pour terminer... Ici, vous voyez, il m'a fait également le fichier PNG image avec le graphique. Alors après, je vous laisse imaginer tout ce qu'on peut faire. On peut lui dire quel est le prix moyen, quel est le nombre d'établissements qui a le plus de réglisses en stock. On peut poser des questions, construire d'autres automatisations. Il faut juste poser la question, exprimer le besoin à Cursor ou une autre solution. Il y a des solutions comme Visual Studio Code qui sont très, très bien aussi. qui font le job. Et ce qu'il faut bien garder en tête, c'est que ce fichier Python, là, je l'ai construit et l'an prochain, sur ce même client ou le mois prochain, si c'est mensuel, je vais pouvoir le reproduire à l'identique, le relancer. Je n'aurai pas besoin de refaire tout ça. J'aurai juste besoin d'exécuter le fichier Python et de remplacer les fichiers de stock d'origine dans ce dossier. Donc, j'ai fait un peu d'investissement ici, encore que ça a été très long.
- Florian DUFOUR - Hôte
Moins de cinq minutes.
- Vincent LACOMME - invité
Voilà. mais j'avais quand même le prompt. Et derrière, le mois prochain, les années suivantes, normalement, je vais gagner un temps considérable.
- Florian DUFOUR - Hôte
C'est top. Avec la démonstration que tu nous as fait, on voit que rapidement, en cinq minutes, on peut faire deux petites actions qui nous permettent d'aller beaucoup plus vite. On voit que ces deux outils sont un petit peu différents. Cloud, c'est plus pour créer, peut-être plus simple au départ pour les néophytes. Cursor, qu'on veut vraiment un peu plus... industrialisés. Est-ce que tu penses qu'ils sont complémentaires ?
- Vincent LACOMME - invité
Exactement, tu l'as dit dans la question. Cloud, c'est vraiment un outil grand public et c'est assez fabuleux de se dire que c'est quand même à la portée de tout le monde de faire le simulateur d'impôt sur le revenu qu'on a vu. Et à l'inverse, Cursor va répondre à une autre catégorie de besoins d'utilisateurs qui vont vouloir aller plus loin, encore que on peut quand même... Sur des petits cas, je pense qu'une personne qui aurait un minimum de culture en programmation pourrait faire des choses vraiment pas mal. Moi, je ne suis pas un développeur professionnel, je ne passe pas 100% de mon temps là-dessus, mais ça me fait gagner un temps énorme. Et peut-être ce qu'on peut dire, c'est que Cursor, l'avantage, c'est qu'il va pouvoir interagir sur plein de fichiers. Là, on est sur un projet avec cinq fichiers, mais on pourrait être sur... un site web avec 15 rubriques, avec 10 fichiers HTML. L'intérêt de Cursor ou de Visual Studio Code, c'est qu'il va avoir une vision de l'architecture du projet. Et si on lui dit, je veux créer une nouvelle rubrique, il va avoir la vision d'ensemble. Alors que sur Cloud, en navigateur sur Cloud, à un certain niveau, on risque de plafonner parce qu'on ne pourra pas reproduire des arborescences avec aussi simplement. Et ça sera plus un outil d'appui. d'appoint sur des besoins simples.
- Florian DUFOUR - Hôte
Est-ce que tu pourrais nous donner des petits cas d'usage qu'on pourrait mettre au sein du cabinet ou chez des clients ? Alors,
- Vincent LACOMME - invité
ça pourrait être dès que votre client commence à avoir des fichiers un petit peu spécifiques, avec des formatages un petit peu bizarres, des colonnes vides, des formats à l'américaine où la date est inversée. On peut comme ça construire une chaîne de transformation des données où on va partir du fichier d'origine et le convertir peut-être en une écriture comptable ou dans un fichier structuré. On peut l'utiliser comme un outil en interne pour se construire des simulateurs, des calculateurs. Le cabinet qui serait spécialisé en démembrement de propriétés, il y a quelques semaines, je voyais sur LinkedIn un... un jeune homme en master qui avait fait avec Claude un simulateur de démembrement de propriété qui était excellent. J'ai trouvé ça très, très bien fait. Ce n'était pas juste je prends le barème du CGI et je répartis en U-propriété Usufree. C'était beaucoup plus avancé. Et alors, je ne me souviens plus s'il était calé en programmation, mais je pense qu'il avait tout demandé à Claude et c'était incroyable. Donc, c'est la très bonne nouvelle. Aujourd'hui, c'est qu'on peut s'amuser à faire des choses hyper avancées qui vont servir en interne ou pour les clients.
- Florian DUFOUR - Hôte
On se rappelle bien, avant de le mettre à disposition, on va quand même contrôler la donnée, réfléchir à ce qu'on veut en sortie et le créer pro si on prend des versions gratuites. Attention à ça.
- Vincent LACOMME - invité
Voilà, et sur ce point-là que tu as raison de soulever, là, tout ce que j'ai fait, je l'ai fait avec des données de test. Ce que je vous incite à faire, c'est que quand on construit l'outil, on met des données anonymisées. Par contre, une fois que l'outil est créé, cet outil, normalement, il ne communique pas avec l'extérieur. Donc, on peut l'utiliser sur des données confidentielles. Donc, il faut vraiment procéder en deux temps. D'abord, je construis en faisant attention aux données. Et ensuite, je peux m'éclater sur les documents de mes clients. Et deuxième chose, tout ceci est très tentant. Alors, on a peut-être été un peu vendeur sur tout ça. Il ne faut pas aller trop loin. On parlait tout à l'heure de CRM. encore une fois, oui, on pourrait créer un CRM, un mini-CRM. Faites attention parce que demain, si le CRM, au bout de six mois, il cesse de fonctionner et que vous ne savez pas programmer, que vous n'avez personne dans le cabinet pour vous dépanner, vous allez avoir pas mal de personnes qui vont venir toquer à la porte en disant « je ne peux plus saisir mes temps, je ne peux plus envoyer de mailing aux clients, ça ne marche plus » . Donc, il faut, à mon avis, si on n'a pas de ressources en interne, il ne faut pas aller trop loin, s'entourer. Et à l'inverse, si on a de la ressource en interne, quand même se dire, si je vais trop loin, je demande un avis externe pour revoir le fichier.
- Florian DUFOUR - Hôte
C'est plutôt dit de sécurité ou informatique.
- Vincent LACOMME - invité
Exactement.
- Florian DUFOUR - Hôte
Merci Vincent, en tout cas, on a passé un super moment, tu nous as fait des démonstrations pour automatiser. Moi, ce que j'aimerais, en fait, après, là, tout de suite, c'est que tu me dises en fait... Qu'est-ce que tu fais en ce moment et où est-ce qu'on peut te contacter pour parler de tout ça et même comment ça se passe dans le cabinet, toi ?
- Vincent LACOMME - invité
Alors, en ce moment, je travaille sur pas mal de projets en lien avec ce que je viens de vous montrer. C'est vrai qu'il y a une demande. Les cabinets sont plutôt dans une démarche de vouloir automatiser avec la facturation électronique. Et je travaille sur des outils, un petit peu comme ceux qu'on a vus, en essayant de trouver... des choses qui pourraient servir à la profession, des outils accessibles qui pourraient faciliter les cabinets de très petite taille qui n'auraient pas les ressources. Donc ça c'est un projet qui m'anime beaucoup et je pense qu'on est vraiment dans une période assez incroyable avec tout ce qui est à notre disposition en termes de solutions et on peut faire beaucoup de choses. Il ne faut pas aller trop loin et c'est souvent le danger de se perdre, de se disperser. Donc, il y a cet aspect-là. Je travaille aussi sur des projets de formation, de bootcamp, qui pourraient permettre aussi aux confrères, aux collaborateurs de cabinet de monter en puissance sur ce type d'usage, notamment de Cloud Code, de Visual Studio. Il y a plein de choses à faire, je pense, même des choses qui ne vont pas nécessiter d'aller aussi loin que sur Cursor. et puis vous pouvez me contacter avec grand plaisir pour échanger sur ces sujets qui sont passionnants sur LinkedIn, sur les réseaux sociaux, par mail c'est avec grand plaisir pour échanger
- Florian DUFOUR - Hôte
Merci à toi Vincent et puis là on vient de voir avec Vincent rapidement que l'automatisation c'est pas réservé aux grosses structures, tout le monde peut le faire avec des bonnes IA mais attention on vérifie quand même les sorties de données et puis il n'y a plus qu'à s'y mettre Allez, au prochain épisode