- Speaker #0
A tout berzingue, c'est la saison 3 du podcast Comme tout à chacun. Colline, 22 ans, journaliste en 2023, elle revient en deuxième partie en 2025. Le 8 mars, journée internationale des droits de la femme, je dédie cet épisode à toutes les femmes.
- Speaker #1
Je suis journaliste. et tout juste diplômée. Et aujourd'hui, je travaille essentiellement pour TF1 et les JT de 13h, 20h et du week-end.
- Speaker #2
Dans la forme,
- Speaker #1
c'est vraiment ce que je voulais faire.
- Speaker #2
C'était incroyable les moyens qui étaient donnés. Après, c'est assez particulier le contexte d'enregistrement de cette deuxième partie. Je suis actuellement en demande d'emploi.
- Speaker #1
pourquoi je veux faire cette formation, pourquoi je veux faire ce métier, qu'est-ce que ça va m'apporter, qu'est-ce que ça va apporter aux autres, et voir si on est en accord aussi avec ces valeurs et ce à quoi on aspire dans la vie. Et là, j'étais en terminale et il fallait faire un choix au moment de Parcoursup. Parce que sur les 14 formations reconnues par la CPNEJ, seulement deux sont accessibles directement après le bac. Parce qu'avant, le chemin, il est balisé. Tu vois, c'est facile. C'est l'école, le collège, le lycée. En fait, pendant mon année terminale, j'ai intégré le conservatoire de théâtre. Et c'est vrai qu'à la fin de cette année-là, j'ai dû faire un choix quand j'ai été reçue en formation de journaliste. C'était un choix un peu plus sûr. J'ai souhaité devenir journaliste dès l'âge de 12 ans, en fait, dès le collège. Donc ça, ce n'était pas lié à mes parents. Oui, parce que c'est mon frère. qui, en me voyant porter une petite caméra, à l'époque, c'était un espèce de petit caméscope qu'on emmenait en vacances, et en me voyant porter cette caméra et poser mes questions, m'a dit, mais pourquoi tu ne deviendrais pas journaliste plutôt que vétérinaire ? Parce qu'à l'époque, je voulais être vétérinaire, comme tous les enfants. Je pense à un mécanisme inconscient qui était en train de se créer dans ma tête. En troisième, je me suis dit, moi, je vais aller faire mon stage. Au début, c'était à Canal+, que je voulais aller au Grand Journal. Et donc, j'ai envoyé ma candidature et Canal+, m'a répondu par courrier. Donc, j'ai reçu. Bon, c'était défavorable, malheureusement. Mais à partir de là, je me suis dit, pourquoi pas aller ailleurs ? Mes parents écoutent beaucoup France Inter. Et donc, j'ai eu l'idée, à ce moment-là, d'aller faire mon stage à la matinale de France Inter avec Léa Salamé, Mathieu Daumorand. et là en fait je me rends compte en répondant à cette question que finalement mes parents étaient déjà intervenus dans le processus d'orientation professionnelle dès la troisième car c'est mon père qui m'a recommandé d'aller faire mon stage avec l'équipe de l'émission de la tête au carré et là j'étais en terminale et il fallait faire un choix au moment de Parcoursup
- Speaker #0
C'est seulement en terminale alors que tu as eu cette idée de faire un dossier pour devenir, faire la formation journaliste ?
- Speaker #1
Oui, parce que je ne connaissais pas cette formation qui était accessible en fait directement après le bac. Donc pour moi, avant février de mon année de terminale, donc comme quoi ça arrivait très tard, il fallait envoyer le dossier en mars, j'allais faire une licence banale, sciences politiques ou... histoire ou littérature qui allait ensuite m'emmener au concours d'intégration aux grandes écoles de journalisme au niveau master. Et en fait, ma mère, qui est très renseignée sur tout ce qui est formation, grandes écoles, etc., m'a parlé de cette formation qui existait à Lagnon, dans les Côtes d'Armor, en Bretagne, et j'ai trouvé que c'était une très bonne idée. On est allées faire les portes ouvertes ensemble en février et en mars, j'envoyais ma dossier de candidature. Qu'est-ce qui m'a marquée dans mon orientation ? Forcément la création de mon dossier de candidature pour intégrer une école de journalisme reconnue. Donc les écoles de journalisme reconnues, donc c'est les formations qui sont reconnues par la CPNEJ et c'est ce qui permet d'accéder derrière aux grands médias nationaux. Donc c'est les formations les plus intéressantes pour faire ce métier aujourd'hui en France. Donc ce dossier de candidature, je l'ai créé en mars de mon année de terminale. Et c'était la première fois à ce moment-là, j'avais tout juste 18 ans, que je passais autant de temps sur une candidature. C'est une sélection très dure. On est quasiment 1200 candidats au départ à envoyer notre dossier, plus ou moins aboutis. Certains, je pense, ne le font pas de manière très sérieuse parce que ça demande beaucoup d'heures de travail, quelques heures d'écriture. Donc, il faut vraiment être très motivé déjà de base dans l'écriture du dossier. On est 130, un peu plus de 130 ou 140 à être retenus pour les entretiens. Donc bon, déjà, ça élague pas mal. Et ensuite, on est une trentaine à être reçus définitivement au sein de la promotion. Donc, pendant les entretiens, on nous demandait pourquoi on voulait faire ce métier, certainement, si on était préparé aux conditions de travail, si on connaissait réellement l'envers du décor. Parce que pour... La création de notre dossier, on nous demandait de réaliser des entretiens avec des journalistes pour savoir tout ça, pour pouvoir déjà répondre à ces questions-là, avant même de s'engager dans la formation. Donc j'avais déjà une idée un peu plus précise du métier au moment des entretiens. Et voilà, c'est comme ça que ça s'est passé pour les entretiens. Aujourd'hui, le métier de journaliste, c'est compliqué, c'est très précaire, c'est compliqué d'y parvenir, tout est très compétitif. Et en fait, nous, tout ce qu'on voit, la surface immergée de l'iceberg, c'est les journalistes qui font des duplexes sur les chaînes d'information continue et ou dans les grands JT nationaux France 2 TF1, qui partent à l'autre bout du monde pour faire un magazine de 10 minutes sur... des sujets extraordinaires et qui donnent super envie. On a l'impression que c'est ça. En fait, ce n'est pas du tout ça. C'est très peu ça. Et donc, oui, au collège, au lycée, je me faisais cette idée du métier. Et même, d'ailleurs, quand je suis allée à la Maison de la Radio, parce que la Maison de la Radio, il y a beaucoup de moyens. C'est des grandes émissions qui existent parfois depuis des décennies.
- Speaker #0
À des moments, tu as pensé à d'autres... orientations ? Tu as été découragée ? Tu as pensé que tu n'y arriverais pas ?
- Speaker #1
Oui, mais très tard. Très tard. C'est-à-dire que ces idées-là, elles sont arrivées pendant mes études, pendant ma formation en journalisme. La première fois où je me suis dit que ça allait peut-être être un peu compliqué et que ce n'était peut-être pas fait pour moi, ça s'est arrivé bien plus tard. Je pense... après le Covid. Parce que moi, ma première année de formation, je l'ai faite pendant le premier confinement. C'était à ce moment-là, 2019-2020. C'est ma première année d'études. Et ensuite, j'ai réalisé mes premiers stages. Mes premiers stages de formation à Ouest-France et au Corée de l'Ouest, le canard local. Et en fait, à la fin de l'été, donc à la fin de mes deux mois de travail dans la petite rédaction du Corée de l'Ouest, j'étais dans une locale un peu plus isolée, j'ai eu comme un moment de burn-out. J'étais sous l'eau, j'avais l'impression de ne pas arriver à reprendre le contrôle de ma vie. Et donc, c'est dur d'avoir 19 ans. d'être à la fin de son deuxième stage seulement et déjà d'être dans ces conditions psychologiques. Je pense que j'étais jeune, déjà, pour endosser toutes les responsabilités que j'avais pendant cet été-là. D'accord. Parce que je venais en remplacement. d'un ou d'une journaliste titulaire de la rédaction qui prenait ses vacances d'été. Et donc, en fait, j'avais quasiment, quasiment, attention, parce que le rédacteur en chef est vachement plus présent avec les étudiants stagiaires, mais quasiment les mêmes responsabilités. Au sens où, voilà, j'allais sur le terrain, je faisais mes reportages, j'écrivais, c'était publié dans le journal le lendemain, et il fallait faire le papier pour le web. Donc, bon... ça demandait beaucoup de travail donc ça a été un peu la désillusion à ce moment là je me suis dit ah je suis peut-être pas capable d'encaisser et puis finalement je pense que j'ai pris en maturité j'ai pris de la caisse aussi forcément parce que ça forge et puis en fait ça l'a fait visiblement parce que je suis allée au bout du processus j'ai refait plein d'autres stages je pense que j'en ai fait 10 en tout et là c'était seulement mon deuxième merci des stages aussi qui ont duré plus longtemps derrière, qui étaient même plus intensifs, parce que je suis passée à la télé, enfin, je suis passée au format télé, donc ça demande aussi énormément de travail. Oui, il y a énormément de facettes, parce que selon le média pour lequel on travaille, déjà, ça peut être très différent, en termes de support, mais aussi en termes de ligne éditoriale. Aujourd'hui, non, je ne pense pas que la guerre en Ukraine oriente mes choix professionnels, ou du moins, ça ne serait pas un processus conscientisé, parce que je ne le ressens pas comme tel. Non, c'est plus la réalisation de reportages, de raconter des histoires, de tendre le micro, d'écouter les gens, de voir ce qu'ils ont à nous dire. Et en fait, j'ai toujours été passionnée en parallèle par... le cinéma et le théâtre. Et en fait, j'ai trouvé que c'était un bon compromis de faire du journalisme télé, parce qu'à la fois, je contribuais à servir l'intérêt public en informant la population sur les enjeux de notre société, politiques, économiques, etc., sociaux, environnementaux. Et à la fois, je créais des films au quotidien. C'était pendant mon stage de fin de deuxième année, un an après le fameux stage en PQR, en presse quotidienne régionale. Là, je suis allée dans une télé locale, et au quotidien, justement, je réalisais des reportages, et j'ai trouvé ça exceptionnel. On part le matin avec une idée de sujet en tête, on arrive sur le terrain, on filme, on fait des interviews, puis après, on rentre à la rédaction, et on doit monter nos images pour faire notre petit film. Et ensuite, ça est diffusé le soir, et puis le lendemain, on repart sur une autre histoire. C'est extra ! C'est trop bien, en tout cas, ça me passionne, ça m'anime. Est-ce qu'une interview m'a marquée particulièrement ? Oui. Oui, j'ai réalisé avec mes camarades de promotion, là, en fin de licence. un podcast sur la religion en prison. Et donc, je suis allée interviewer dans un centre pénitentiaire pour des peines de longue durée des femmes qui étaient incarcérées sur leur religion. C'était une interview sous forme de table ronde. Donc, j'avais une espèce de perche avec un micro au bout. En fait, je posais mes questions et quand elles souhaitaient réagir, Je leur tendais le micro et elles s'exprimaient. Et là, j'ai vraiment ressenti du plaisir parce que je faisais le métier que j'ai toujours voulu faire, c'est-à-dire donner la parole à tout le monde finalement, même les personnes qui n'ont pas forcément la possibilité de s'exprimer dans l'espace public et surtout sur une thématique comme la religion. la pratique de la religion et en prison. C'est un peu des minorités dans les minorités et dans le cœur même de mon métier, de ce à quoi j'aspirais. Les sujets que je réalise aujourd'hui, c'est différent. Déjà, ce n'est pas le même support puisque le podcast et le montage télé, c'est différent. Le vrai n'est pas le même. C'est du format très, très court. pas le temps de laisser la personne s'exprimer. Nous, les bouts de son qu'on garde, c'est 15 secondes, donc 15-20 secondes grand maximum, mais encore. Il faut être très concis. Souvent, on doit demander aux gens de reprendre leurs phrases. On les laisse une première fois s'exprimer, puis on leur dit « Est-ce que vous pouvez nous redire ça en plus court, en plus condensé ? » C'est moins naturel par rapport au podcast. Mais c'est différent. C'est bien aussi parce que On ne va pas rester... Quand on regarde le JT, le midi ou le soir, ce qu'on veut, c'est avoir un maximum d'informations en peu de temps. Donc, c'est aussi très utile. C'est juste différent. Oui.
- Speaker #2
Alors,
- Speaker #1
bon, il n'y a pas de secret. Je crois qu'il faut être simple avec les gens. Et en fait, ce n'est pas si... compliqué que ça quand on y pense. Il suffit d'être simple et d'être humble, surtout. Et voilà, de savoir pourquoi on est là. Pourquoi on est là ? Alors, c'est pas forcément pour se faire des copains, surtout pas dans le journalisme, parce que ça arrive bien souvent que, voilà, on soit pas là pour faire plaisir à la personne. On veut surtout avoir, nous, nos éléments de réponse, la vérité, quoi. on est là pour il faut arriver avec un objectif précis en tête le sujet, l'angle les questions, souvent c'est pas plus de 3 questions parce que sinon on commence à se perdre dans l'interview et puis voilà, on repart et de toute façon on travaille souvent dans l'urgence donc en fait ça dure pas longtemps donc ça aide aussi enfin ça aide oui et non parce qu'on a pas le temps de creuser la relation et l'entretien mais au moins on a pas le temps d'être timide quoi parce qu'il faut faire l'interview dans tous les cas. Moi, il y a plein de fois où ça m'est arrivé, je me suis dit, mais en fait, pourquoi je fais ce métier ? Et en fait, je pense aussi, en guise de conclusion, il faut se poser régulièrement cette question pendant ces choix d'orientation. Pourquoi je veux faire cette formation ? Pourquoi je veux faire ce métier ? Qu'est-ce que ça va m'apporter ? Qu'est-ce que ça va apporter aux autres ? et voir si on est en accord aussi avec ces valeurs et ce à quoi on aspire dans la vie oui d'ailleurs ça fait écho à ce que je disais tout à l'heure par rapport à mon stage de 3ème où j'ai décidé de candidater pour aller à la maison de la radio j'ai parlé de naïveté mais c'est plus d'insouciance que je voulais parler et je crois qu'il faut toujours garder cette forme d'insouciance ... Parce que j'ai plus eu l'impression de faire ça, d'aller et de partir au Canada, d'aller faire un stage à New York, parce que, bon, pourquoi pas ? Ah bah ouais, il faut que j'ose. Enfin, tu vois, t'as raison, c'est oser, mais c'est aussi garder ce brin de folie et d'insouciance qu'on a quand on est jeune et qu'on est enfant même, je dirais. Je crois que ça aide, parce qu'on se pose moins de questions et on se dit, ben oui, pourquoi pas en fait ? Pourquoi ? pourquoi pas ? Qu'est-ce qui m'en empêche ? On nous demande d'être toujours plus mature, et d'ailleurs, à commencer par nos parents, ou nos responsables égaux de l'enfance, on nous demande de gagner en maturité, de devenir adulte, entre gros guillemets. Mais c'est quoi être adulte, en fait ? Non, oui, il faut être responsable, il faut pouvoir subvenir à ses besoins, mais... Mais en fait, il y a plein de formes. On peut être adulte de manière différente, de plein de manières différentes.
- Speaker #0
Si tu le souhaites, est-ce que tu me recommanderais une personne pour ce podcast que tu aimerais écouter ?
- Speaker #1
Pour changer de domaine professionnel ? Je dirais ma mère. Tout simplement. Oui, parce que ma mère est faite vraiment toute seule, ou quasiment toute seule. Elle vient d'un milieu ouvrier. Ses parents ne l'ont pas forcément poussée à faire des études. Et c'est elle, en suivant les conseils de personnes tierces, de l'extérieur, mais pas au sein même de sa famille, qui s'est forgée, qui s'est construite un avenir. professionnelle qui lui plaît je pense aujourd'hui, en tout cas elle est connue professionnellement et oui j'ai réussi à à faire de grandes choses et surtout de s'en tirer quasiment toute seule. Et donc, ça pourrait être intéressant.
- Speaker #2
Alors, raconter les moments forts de mon orientation pendant le podcast m'a permis tout simplement de faire le point sur ma vie professionnelle, sur mon parcours. Ça m'a permis de réaliser parfois des décisions que j'ai prises de manière inconsciente ou du moins, je ne l'avais jamais verbalisé. Et donc, c'est toujours assez intéressant de pouvoir faire ce retour là sur sa vie personnelle. ou du moins professionnel dans ce cas-là. Après, c'est assez particulier le contexte d'enregistrement de cette deuxième partie. Je suis actuellement en demande d'emploi, donc j'ai fait le choix de quitter mon poste à TF1 il y a quelques mois, il y a cinq mois maintenant. Parce que je ne me sentais plus en accord avec la ligne éditoriale, en fait, je ne me suis jamais vraiment sentie en accord avec cette ligne éditoriale. Essentiellement centrée sur les histoires insolites, le pouvoir d'achat et tout ce qui tourne autour de l'économie et qui peut concerner plutôt de près la population et donc nos téléspectateurs. Et aussi les faits divers, évidemment, les phénomènes météorologiques qui ne sont... pas souvent ou du moins rarement reliés au phénomène de réchauffement climatique. C'est essentiellement pour faire de l'audimat et répondre à la demande des téléspectateurs RIS, d'ailleurs on peut les nommer comme ça, de manière plus inclusive, à travers la météo et les événements météorologiques, par exemple les épisodes de grêle très intenses. De vent aussi, dès qu'il y avait une vigilance orange, on était sur le pont. Donc bien sûr, il faut documenter ces moments-là. Mais c'est vrai que ce n'était pas forcément pour cela que j'ai décidé de faire ce métier. Donc des illusions, oui, mais en même temps, c'était à prévoir. Peut-être que mon jeune âge a fait que je ne me rendais pas suffisamment compte. Peut-être aussi tout simplement que j'avais envie de faire ce métier plus que tout. Et donc, je me suis laissée orientée vers ce métier-là, précisément de journaliste télé pour un JT national. J'aimerais ajouter quand même, par rapport à TF1, que c'est une boîte qui forme extrêmement bien les journalistes. Dans la forme,
- Speaker #1
c'est vraiment ce que je voulais faire.
- Speaker #2
C'était incroyable les moyens qui nous sont donnés pour réaliser les reportages. C'est trop, trop bien. Et puis c'est hyper stimulant, il y a plein de belles choses quand même à garder de cette expérience professionnelle. C'est une belle peinture avec plein de mélanges de couleurs, mais cette peinture-là sur le long terme ne m'allait pas en fait. Je ne pouvais pas la garder chez moi pour toute la vie. Donc c'est pour ça que j'ai décidé de partir. Ça ne veut pas dire que je ne reviendrai jamais pour faire de la pige. Mon avis sur l'orientation professionnelle, je crois que tout le monde a son avis à donner sur ton orientation professionnelle. Tes parents, tes grands-parents, tes amis, tes camarades de promotion, tes employeurs actuels, tes collègues, etc. Tu auras mille et un avis sur ce que tu dois faire ou ce qui est préférable pour toi. Mais au final, il y a seulement toi qui connais la réponse. Et cette réponse, elle peut venir au bout d'un certain temps aussi. Au bout de quelques jours, parfois quelques heures, parfois quelques jours, quelques semaines, quelques mois, quelques années même. Et donc, il ne faut pas s'inquiéter si tu ne trouves pas réponse à tout sur le moment T. Juste laisser le temps à toi de méditer ta réflexion à travers justement les avis des autres, mais ne pas s'arrêter sur un avis. Le prendre en compte et puis continuer ta petite vie. Et puis à un moment donné, il va y avoir le déclic et tu vas comprendre ce qui est le mieux pour toi. Alors, ce n'est pas toujours évident parce qu'il faut quand même réussir à manger et on n'a pas tous la chance, comme moi actuellement, d'avoir des parents qui sont prêts à nous accueillir de nouveau. Donc, des fois, tu n'as pas le choix. Tu as quand même un peu le couteau sous la gorge et il faut que tu t'orientes vite vers quelque chose qui te permet de gagner de l'argent et qui te permet de vivre. Mais si tu as cette Ausha, justement, de pouvoir... prendre des décisions, de pouvoir prendre le temps de prendre des décisions et t'orienter vers quelque chose qui te stimule vraiment. Alors saisis cette chance parce que c'est une chance unique qui n'est pas donnée à tout le monde et si tu n'as pas cette chance et bien je pense que tu as toujours quand même une porte de secours qui peut s'ouvrir à toi, une main tendue, quelque chose qui peut te permettre de te réorienter. et de suivre un peu plus tes envies. C'est toujours possible. On a l'impression que non, parfois, ce qui peut nous pousser vers la déprime, voir la dépression. Mais non, il y a toujours une issue. Et ne pas hésiter à en parler autour de soi quand tu sens que dans ton travail, ça ne correspond pas trop à ce que tu veux faire. Voilà, c'est ça mon avis sur l'orientation. C'est de prendre en compte, plus en compte ses envies et écouter son cœur aussi. C'est comme une belle histoire d'amour.