Speaker #0Tu as peut-être déjà entendu parler de communication souveraine, mais tu ne sais pas vraiment ce que ça veut dire, ou alors tu n'as tout simplement encore jamais entendu ce que c'était la communication souveraine. Dans cet épisode, je te partage ma définition et je t'explique comment, associée à la slow communication, ça a transformé ma manière de communiquer. Bienvenue dans Communiquer avec Sens, le podcast des entrepreneurs du vivant qui ne se reconnaissent plus dans leur communication. Je suis Émilie Lemaitre, et chaque jeudi... j'ouvre un espace pour repenser la communication autrement, fluide, efficace et respectueuse de ton rythme et de tes valeurs. Pour enfin dire bye au il faut que dans ta communication. C'est parti pour l'épisode du jour. Bonjour et bienvenue dans Communiquer avec Sens, tu écoutes l'épisode 59. Alors tu as peut-être déjà entendu ce mot souveraine, communication souveraine, en m'écoutant ou alors tu l'as peut-être lu dans ma bio, dans mes posts, peut-être que tu n'as même... jamais entendu encore ce concept-là. Et donc, si c'est encore un peu flou pour toi, ça tombe bien parce qu'aujourd'hui, je vais te donner ma définition précise de ce concept. Et tu verras que c'est une définition qui change concrètement la façon dont tu vas voir ta communication. Parce que souveraine, ça dit plusieurs choses. On peut déjà comprendre dans un premier temps que souveraine, ça peut s'apparenter à la communication. aligner la communication authentique. Et ça, c'est un petit peu la base de la slow communication. Mais en fait, souveraine, ça va même un peu plus loin puisque ça pointe aussi la propriété, la liberté. Et c'est sur ces points-là que je vais m'attarder dans cet épisode. Donc, on peut parfaitement être authentique, sincère dans ce qu'on partage, en accord avec ses valeurs et donc aligner dans sa communication. Et pourtant, on est encore locataire de sa communication. Locataire, c'est le mot que j'utilise pour décrire ce qui se passe quand tu construis toute ta présence et toute ta communication sur une plateforme qui ne t'appartient pas. Typiquement, si tu publies sur Instagram, pour moi, tu es locataire de la plateforme parce que l'algorithme décide qui voit ton contenu, quand, dans quel contexte. Tu peux être banni du jour au lendemain, tu peux voir disparaître tout ce que tu as créé du jour au lendemain. En gros, tu travailles pour la plateforme. Et c'est ton propre contenu qui nourrit la plateforme. Ce n'est vraiment pas une question de mauvaises intentions ou de mauvais choix. En fait, c'est juste la réalité de comment fonctionnent ces plateformes. Quand tu t'installes sur ces plateformes, tu as le droit d'y habiter, mais tu n'en es pas propriétaire. Tu n'es pas du tout propriétaire de ton contenu. Et c'est vraiment primordial d'en avoir conscience. Et c'est vraiment le premier point qui définit finalement la communication souveraine, parce que la communication souveraine, elle te permet... vraiment de passer de locataire à propriétaire. On a bien vu que locataire, c'était quand tu publiais notamment sur les réseaux sociaux que finalement, tu étais locataire de la plateforme, que tes contenus étaient distribués à durée déterminée. Et on va voir ce que ça change avec la notion d'être propriétaire. Parce qu'être propriétaire de sa communication, ce n'est pas juste avoir un site internet ou une newsletter. C'est avoir un espace où tu décides vraiment de ce que tu veux pour ta communication. Tu décides du format, tu décides du rythme, tu n'as pas à négocier avec un algorithme pour être visible et tu n'as pas non plus à formater ta pensée en 2200 caractères ou en 60 secondes de vidéo pour exister. Propriétaire de ta communication, ça veut aussi dire que ce que tu crées t'appartient dans le temps. Par exemple, un épisode de podcast que j'ai enregistré il y a trois ans fait encore des écoutes aujourd'hui. Je ne pense pas qu'on puisse malheureusement dire la même chose d'un post Instagram publié il y a trois ans. Je pense qu'au maximum, il aura eu 72 heures de vie. Je pense que tu peux facilement du coup comprendre que finalement, être propriétaire de ta communication, c'est quand même beaucoup plus intéressant sur le long terme parce que ça te permet vraiment de construire Une communication qui est pérenne, qui est stable, à l'inverse d'une communication uniquement sur un réseau social qui remplit plutôt un quota de présence et qui te laisse vraiment à la merci de tout un tas de choses sur lesquelles tu n'as pas la main en fait. Le deuxième pilier finalement de la communication responsable, c'est la dimension de la liberté. Et c'est vraiment une dimension qui est différente de propriétaire parce qu'on peut se dire, oui, c'est vrai que quand même, si je suis propriétaire de ma communication, je suis quand même plus libre que lorsque je suis locataire. Certes, sauf que lorsqu'on est propriétaire, on n'est pas forcément libre à 100% parce que... par exemple si on a une newsletter on peut se mettre une pression quand même pour l'envoyer chaque semaine parce qu'on a peur de perdre des abonnés on peut avoir créé un podcast et finalement décider de créer un petit peu ce qui se fait ailleurs ce qui nous donne l'impression de fonctionner ailleurs parce que nous on n'ose pas toujours suivre notre intuition ou ce qu'on a envie vraiment envie de créer et que du coup on se laisse un peu happer par ce qui se passe chez les autres. Pour moi en fait, la communication libre, donc qui est vraiment dans la communication souveraine, c'est finalement se dire qu'on n'a plus besoin de la permission des plateformes, ni de la tendance, ni de ce que fait la concurrence pour communiquer et qu'on crée vraiment nos règles du jeu. On prend vraiment de la distance. avec les injonctions, avec les « il faut que » , avec tous les meilleurs hacks qu'on voit passer sur les réseaux. Et on communique vraiment depuis son cœur, depuis son intuition aussi, depuis ce qu'on pense qui est juste pour nous, pour notre business, pour notre rythme, pour notre vision. Et on s'autorise vraiment à créer ce qui nous tient à cœur, en fait, et ce qu'on pense être le mieux. pour nous. On s'autorise à tester, on s'autorise à créer, on s'autorise à communiquer à notre manière. Et c'est OK par exemple de ne plus être sur les réseaux sociaux si c'est vraiment ce qu'on a envie de faire. Et ça, c'est vraiment la liberté qui, combinée à la propriété, définit vraiment pour moi la souveraineté, la communication souveraine. Et je vais te raconter comment est-ce que j'ai compris cette distinction dans ma propre communication et ce qui m'a vraiment fait ajouter cette dimension de souveraineté à la slow communication dans mes accompagnements. Il y a quelques années, je ne communiquais que sur Instagram. J'essayais d'être régulière, d'être présente, de cocher les bonnes cases, de suivre les tendances. Vraiment, j'essayais de faire tout ce qu'il faut faire pour être sur Instagram. Sauf qu'à un moment, j'ai complètement... explosé en vol et j'ai réalisé que je passais énormément de temps sur une plateforme où je n'étais pas chez moi. Je payais avec mon temps, ma créativité et mon énergie pour habiter dans quelque chose qui ne m'appartenait pas. Donc j'ai décidé d'arrêter ce fonctionnement-là. J'ai créé mon podcast et quand j'ai créé ce podcast, ce n'était pas juste trouver un format qui me correspondait mieux. Mais c'était vraiment changer de statut. C'était déjà m'autoriser à être créative. C'était m'autoriser à créer ce format de communication dans lequel, en fait, je me sens complètement moi-même et très sereine et très confiante et hyper à l'aise. Et ça m'a, du coup, en plus, fait passer de locataire à propriétaire puisque ce contenu, ce podcast, les épisodes m'appartiennent. Je peux décider de leur durée, de leur diffusion, de leur structure. et ça existe indépendamment des caprices d'un algorithme. Alors certes, tu vas me dire, oui, mais quand même, un podcast, il y a tous les enjeux SEO autour de référencement. Oui, on est d'accord que ça suit quand même des règles de diffusion. Pour autant, cet épisode, je peux vraiment l'utiliser de plein de manières différentes. Je peux le déconstruire, je peux le reconstruire, je peux le diffuser sur les réseaux, je peux le diffuser sur YouTube. Enfin, j'ai vraiment un socle hyper... fort, hyper puissant pour ma communication. Je peux m'en servir aussi quand je suis dans des events. Il y a énormément de manières sur lesquelles je peux recycler le contenu que j'ai créé ici. Et bien plus finalement qu'un post qu'on va diffuser sur les réseaux qui va quand même être hyper limité pour en créer pendant longtemps et avec des angles différents et avec des formats différents. Cette liberté que ça m'a donnée dans ma façon de communiquer, La profondeur, le temps de développer une pensée, le fait de ne pas me battre contre un format, c'est une liberté vraiment que je n'aurais jamais trouvée en restant locataire sur Instagram notamment. Ça m'a permis vraiment de me retirer de cette pression des réseaux sociaux et de reprendre ma pensée. Et en fait, je pense que c'est vraiment ça. C'est que je me suis retrouvée à... à recréer mon système de pensée et à remettre en ordre mes idées et vraiment ma vision et là où j'avais vraiment envie d'aller. Donc, j'ai l'impression en fait que j'ai retrouvé mon indépendance et ma souveraineté. Du coup, clairement, c'est ça. En étant indépendant, on est souverain de ses choix et c'est différent d'être aligné avec ses choix. Mais je pense que les deux, par contre, mis ensemble, associés, sont hyper puissants. Et c'est vraiment ce que je mets en place dans mes accompagnements, parce que c'est pour moi la meilleure façon d'avoir une communication qui a du sens, qui a de l'impact et qui est durable. Et ça, c'est vraiment pour moi la meilleure solution pour pouvoir diffuser son message au plus grand nombre et le plus longtemps possible. Alors, pour finir cet épisode, j'avais envie de te poser Merci. Une question. Donc, je pense que maintenant, tu as bien saisi la différence entre locataire et propriétaire. Et je vais même te poser deux questions. La première, dans ta communication aujourd'hui, est-ce que tu es plutôt locataire ou propriétaire ? Et dans cet espace de communication, est-ce que tu t'y sens vraiment libre ? Ou est-ce que tu recrées des injonctions ? Est-ce que tu suis des injonctions ? Je pense que si tu arrives à répondre à ces questions... ça va te permettre quand même de prendre du recul et de te demander si c'est OK de continuer là-dessus, si c'est OK pour toi de continuer à jouer ce jeu parce que tu y trouves d'autres bénéfices par ailleurs, ou si au contraire, tu as envie que les choses changent. Et donc à ce moment-là, ça peut être intéressant de te demander où est-ce que tu aurais envie de communiquer, qu'est-ce que tu aurais envie de créer, de t'autoriser pour ta communication. Et je pense que les réponses vont vraiment t'aider. à changer la structure de ta communication, à la voir d'une manière totalement différente et à t'autoriser à vraiment créer la communication qui est au service de toi en tant que personne, en tant qu'humain et de ton business. Et ça, c'est vraiment la communication souveraine, ou en tout cas, le début. J'espère que cet épisode t'a plu. Si tu penses qu'il peut être utile à une entrepreneuse qui en aurait besoin, je t'invite à lui partager. Et puis, tu peux aussi laisser une note 5 étoiles ou un commentaire sur Apple Podcasts Et... sur Spotify. Ça aide vraiment le podcast à se faire connaître. Je te remercie pour ton écoute et ta fidélité et je te dis à jeudi prochain dans un nouvel épisode. Bye bye !