Speaker #0Mars 2011, je me lance à mon compte, on est en mars 2026, ça fait 15 ans. Dans cet épisode, je ne vais pas te livrer mes 15 plus grosses leçons, j'ai plutôt envie de partir d'une prise de conscience importante que j'ai eue dans mon entreprise ces dernières années et dont le souci n'est pas encore réglé. Car finalement, quand on entreprend, on n'arrive jamais vraiment au bout du chemin. Bienvenue dans Communiquer avec Sens, le podcast des entrepreneurs du vivant qui ne se reconnaissent plus dans leur communication. Je suis Émilie Lemaitre, et chaque jeudi, j'ouvre un espace pour repenser la communication autrement, fluide, efficace et respectueuse de ton rythme et de tes valeurs, pour enfin dire bye au « il faut que » dans ta communication. C'est parti pour l'épisode du jour ! Bonjour ! Tu écoutes l'épisode 60 de Communiquer avec Sens, et cet épisode a une saveur particulière pour moi. Déjà, c'est le 60e épisode, donc je trouve que c'est super chouette d'être déjà... aux 60 épisodes et d'avoir tenu jusque là. Et puis aussi parce que cette année, je fête les 15 ans de mon activité. Ça fait 15 ans que j'entreprends, que je me suis lancée à mon compte. Et j'avais envie un peu de marquer le coup dans cet épisode. C'est vrai que j'aurais pu faire un épisode bilan, te donner mes 15 leçons en 15 ans ou mes plus belles réussites. Mais je trouve que c'est un peu facile et je ne me retrouve pas dans le rôle de celle qui donne les leçons ou qui vend du rêve. Je préfère te partager ce que je traverse vraiment dans mon parcours entrepreneurial, ma réalité, sans forcément avoir encore tout réglé. Aujourd'hui, je sais que dans cet épisode, je me mets dans une position un peu inconfortable parce que je vais te partager une prise de conscience qui a mis des années à se révéler à moi, plus de dix ans d'ailleurs, et que je n'ai pas encore dépassé. Mais je trouvais que c'était important du coup d'en profiter. dans cet épisode un peu anniversaire pour te montrer un petit peu aussi le chemin de ce que je traverse et qu'en fait finalement on est toujours en apprentissage et on est toujours en chemin. L'aventure ne s'arrête jamais quand on entreprend et c'est ça qui est super chouette. Alors c'est parti ! Je me rappelle exactement le moment où j'ai eu cette prise de conscience forte que je vais te partager. On est donc en juin 2024. Je viens de m'inscrire à une formation qui s'appelle la Micropreneur Académie, qui n'existe plus aujourd'hui, mais qui était quand même une des références de formation business à ce moment-là. Et je m'inscris à cette formation parce que je veux reposer les bases de mon activité. Je suis en plein pivot. Je sais que mon activité de graphiste me plaît, mais que j'ai besoin d'autre chose, j'ai besoin de me renouveler. Et donc, je veux utiliser cette formation pour m'aider à franchir ce cap, à créer quelque chose de différent, de plus aligné et qui a aussi plus d'impact et qui me fait sortir du freelancing pur. J'avais vraiment ce besoin de créer quelque chose de nouveau et qui soit plus dans des prestations, j'allais dire, assez classiques, comme j'avais pu le faire ces dix dernières années. En introduction de cette formation, il y a une... une pré-formation, on va dire une formation préparatoire qui permet de faire le bilan global de son activité si on est déjà lancé. Et moi, qui ai le syndrome de la bonne élève, je fais ça hyper sérieusement. Et à un moment, il y a un exercice qui demande de reprendre son chiffre d'affaires annuel depuis le début de son activité, donc année après année, pour vraiment faire le point aussi d'où on en est de manière financière. C'est vrai que j'ai l'habitude de faire mon suivi annuel J'ai des petits tableaux de suivi. Mais de faire ce retour en arrière et cette remise en perspective de tout ce qui s'est passé sur les 13 dernières années de mon activité, en fait, depuis le début, je ne l'avais jamais fait. Donc, je ressors mes archives. C'est vrai que ça date parce que je me suis lancée en 2011. Et je remonte le fil de toutes ces années. Et je note tout ça de manière très précise et conscienceuse sur une feuille de papier. Ce qui fait que... Euh... Ben... En un seul regard, j'ai vraiment toute l'antériorité au niveau des chiffres de mon activité. Et quand je calcule le chiffre d'affaires global que j'ai généré depuis le début de mon activité, ma première réaction, c'est que je ne m'attendais pas à voir ce montant à six chiffres. J'en suis super fière, vraiment, parce que j'ai souvent l'impression que mon activité ne fonctionne pas si bien que ça. Parce que, ben voilà, quand... on est un petit peu sur les réseaux, qu'on regarde un petit peu ce que les autres partagent, on a toujours l'impression que nous, on ne réussit pas assez bien. En fait, ça nous donne vraiment une image de ce que c'est la réussite entrepreneuriale. Et on a souvent tendance à oublier que chacun... à ses propres critères de réussite, chacun à ses propres niveaux aussi d'avancer, chacun avance aussi à son rythme et que la seule et meilleure comparaison qu'on puisse avoir, c'est de se comparer avec soi-même. Donc de voir ce chiffre-là, noir sur blanc, ça m'a permis vraiment de me rendre compte de tout ce que j'avais construit en 10 ans et ça a été hyper fort et puissant pour moi de réaliser ça. Et puis, j'ai regardé les chiffres plus attentivement, un par un. Et là, deuxième réaction, j'ai vu le plafond. Je me suis rendue compte, à cet instant précis, quand j'ai regardé un par un les chiffres annuels depuis le début de mon activité, qu'à chaque fois que je dépasse un certain seuil annuel, l'année d'après, je redescends. Je me suis posé la question, je me suis demandé si c'était à cause d'événements extérieurs. Si c'était à cause d'un marché changeant ou plus difficile à ce moment-là. Si c'était à cause de ma situation personnelle, parce que j'ai été enceinte deux fois. Et donc, ça aurait pu être aussi ces années-là où mon chiffre d'affaires était en descente. Et en fait, pas du tout, parce que sur une année où j'ai été enceinte, c'est l'année où j'ai fait un de mes meilleurs chiffres d'affaires. Donc en fait, il n'y avait pas de corrélation entre ce qui se passait dans mon activité et le fait que mon chiffre d'affaires montait ou diminuait. Mais il y avait juste ce constat que quand je dépassais un certain seuil, c'était évident que l'année d'après, ça redescendait. Donc j'ai commencé à réfléchir et à me dire pourquoi est-ce que ça, ça arrive. Et en fait, j'ai réalisé qu'il y avait comme un saboteur qui me faisait à chaque fois revenir à ma moyenne et toujours la même. Ce qui fait que sur mes 13 ans... d'activité, au moment où je faisais ce point-là, il y avait une moyenne très précise qui faisait que j'étais toujours en deçà d'un certain seuil de chiffre d'affaires. Donc même si à un moment donné je dépassais ce seuil, la moyenne faisait qu'en fait j'étais en dessous puisque j'avais des années quand même hyper fluctuantes. Mais j'ai pas saisi pourquoi vraiment ça recommençait encore et encore. Qu'est-ce qui se jouait en moi pour que l'année, une année où je... où mon activité fonctionne très bien, l'année d'après, ça chute. La seule explication que je pouvais avoir, c'est que c'était moi avec moi-même. Et donc, j'ai décidé de travailler ça avec des coachs. Et effectivement, ça s'est révélé que j'avais certes un plafond financier, mais qu'il était surtout intérieur. Il est lié à quelque chose que je porte depuis... bien avant de me lancer. Et donc, ça, c'est mon bagage familial et notamment la loyauté que j'ai envers ma famille parce que je suis la première entrepreneuse de la famille. J'ai toujours fait des choses un peu différemment de tous les membres de ma famille, c'est-à-dire que j'ai été intermittente du spectacle, j'ai été dans le spectacle, dans le cinéma. Maintenant, je suis dans l'univers visuel, je suis à mon compte. J'ai toujours... J'ai toujours eu l'impression que je sortais un petit peu des sentiers battus ou des clous par rapport au cadre que tous les autres membres de ma famille avaient, qui était dans ce schéma de salariat et de confort de salariat. Parce que même mes deux frères ont tenté à un moment donné de se mettre à leur compte et ils y sont restés à chaque fois moins d'un an. Et ils sont revenus au salariat parce que je pense que ce statut-là, qui reste quand même un statut, il faut se le dire, inconfortable. ça leur convenait pas en fait, ils préféraient vraiment vivre dans cette sécurité là où là moi j'aime justement cet inconfort qui n'est pas toujours facile à vivre mais qui nous permet quand même de, comme là je vous le partage, de se remettre en question et de vivre des choses que je pense on vit pas quand on est salarié, alors je dis ça moi en plus en étant quelqu'un qui n'a jamais été salarié mais de mon regard extérieur c'est un peu l'impression que je donne maintenant c'est possible que je me trompe aussi Merci. En tout cas, pour revenir à ma famille, comme tout le monde est salarié dans ma famille, personne n'a jamais généré plus d'un certain niveau de revenu. Personne n'a jamais vraiment brillé. Personne n'est jamais vraiment sorti du lot. Personne n'a jamais eu de vrai succès. Enfin, vrai succès, c'est galvaudé parce que le succès, ça ne veut rien dire. Mais en tout cas, à mon sens, personne n'a jamais rien osé dans la famille. et tout le monde est toujours resté un peu à sa place. Et donc, je pense que sans jamais me le formuler consciemment, j'avais intégré que dépasser ce niveau ou sortir vraiment, vraiment du cadre, c'était trahir ma famille, c'était me mettre... à part, encore plus peut-être que ce que je ressens de manière générale. Et c'était vraiment sortir du rang. Et donc, c'était m'exposer à la peur d'être rejetée par ma famille. Et donc, inconsciemment, je me freinais. Je ne m'autorisais pas à briller. Je restais petite pour qu'on ne me remarque pas trop, pour ne pas dépasser celles et ceux qui m'avaient précédé, pour ne pas dépasser mes grands frères, parce que je suis la dernière. Et donc pour ne pas prendre trop de place en fait. Et finalement, je pense que ce mécanisme, je l'ai en moi depuis toujours. Mais j'étais tellement dans ce schéma qu'il n'y a que en voyant ces chiffres et en faisant un travail avec une coach que j'ai pu le voir et j'ai pu en prendre conscience. Et j'ai pu vraiment rendre visible ce schéma-là. Et pour la petite anecdote, quand je dis que je l'avais en moi depuis toujours, c'est que... Je suis allée un peu plus loin, je suis allée chercher mes relevés de salaire lorsque j'étais intermittent du spectacle. Et je te le donne dans le mille, forcément, le même plafond s'est aussi révélé, alors que j'avais quand même aussi une ascension quand j'étais intermittent du spectacle. Mais au moment où c'était possible pour moi de dépasser ce montant-là, parce que j'avais pris... J'avais pris du bagage parce que j'avais pris de l'expérience, parce que je pouvais prétendre à des postes plus élevés à responsabilité. Et bien, c'est à ce moment-là où j'ai quitté Paris et je me suis remise à zéro. J'ai fait ma formation de graphisme et je me suis lancée à mon compte. Donc, je suis repartie de zéro. Donc, je trouve que c'est quand même assez dingue de se rendre compte que ce schéma est quand même là en moi depuis toujours. Ça reste quand même hyper inconfortable d'en parler aujourd'hui parce que même si je suis super contente d'avoir réalisé ça, je me dis quand même que j'ai réalisé ça après 13 ans d'entrepreneuriat. Et c'est assez difficile à assumer parce que ça donne l'impression d'avoir perdu du temps, d'avoir gâché quelque chose. Et il y a une partie de moi qui aurait vraiment voulu me rendre compte de ça plus tôt, qui se dit mais si j'avais compris ça à 3 ans, à 5 ans d'entrepreneuriat, qu'est-ce que j'aurais pu construire différemment ? Ou même si je ne m'étais pas sabotée aussi quand j'étais intermittente du spectacle, qu'est-ce que j'aurais pu faire aujourd'hui ? Est-ce que j'aurais pu aussi suivre mon intuition qui était d'aller du côté de la réalisation ? Qu'est-ce que j'aurais pu créer de différemment ? Et c'est vrai que cette pensée, elle est quand même coûteuse parce qu'elle me ramène à une idée négative de moi où je me raconte l'histoire que ne pas voir quelque chose plutôt de moi, fait de moi une mauvaise entrepreneuse. C'est-à-dire qu'en fait, je me dis, en fait, pendant 13 ans, j'ai continué à avancer alors que j'aurais pu avancer bien plus vite si je m'étais rendue compte de ça. Et c'est hyper dur, en fait, d'être indulgente avec soi-même sur ce genre de schéma qui nous limite, dont on n'a pas conscience. Et quand on en prend conscience, ça reste humain de se dire, mais si j'avais pu savoir ça plus tôt, mais... « Oh, mais comme j'aurais avancé ! » Alors qu'en fait, on n'en sait rien, mais on se raconte l'histoire qu'on aurait avancé bien plus vite si on avait eu conscience de ça. Et peut-être que c'est vrai, mais si on s'en rend compte aussi maintenant, je pense qu'il y a aussi un sens, il y a aussi un moment, un momentum qui fait qu'on ne pouvait pas peut-être s'en rendre compte plus tôt, on n'était peut-être pas prêts. Et puis surtout, j'aime aussi l'idée de me dire que... Ciao ! Peut-être que je me suis sabotée dans le passé, mais j'avais peut-être des choses aussi à apprendre tout au long de ce chemin et que tout ce que j'ai vécu aussi dans le passé, toute mon expérience dans le cinéma d'animation, dans la réalisation, dans la production, c'est des choses que je vais peut-être pouvoir aussi intégrer dans mon activité dans le futur, même si à un moment donné, je me suis arrêtée sur ce chemin-là. Donc voilà, je reste curieuse aussi de voir ce qui va se passer dans l'avenir. Mais clairement, ce que j'ai compris, c'est que... on ne peut pas voir ce dans quoi on est immergé. Et ce n'est vraiment pas une question de lucidité ou d'intelligence. Et c'est là où je pense qu'il faut aussi réussir à être indulgent avec soi-même. C'est vraiment une question de distance. Et la distance, je pense qu'elle se construit soit avec le temps, ou soit en étant accompagnée par quelqu'un qui va nous aider à prendre cette distance vis-à-vis de nous. Mais ça, effectivement, je pense que c'est une histoire de parcours. C'est aussi une histoire d'entourage, parce que quand moi je me suis lancée en 2011, je me suis lancée seule, sans réseau, à l'instinct, vraiment. Personne dans ma famille ne comprenait pourquoi je faisais ça, personne ne pouvait m'épauler. Et clairement, mes parents ne comprenaient vraiment pas pourquoi est-ce que... En fait, pour eux, ils pensaient que je m'étais déjà sabotée par le fait d'avoir été du côté un peu culturel, alors qu'avec... Voilà, ils s'étaient raconté l'histoire qu'avec mes capacités et comment je fonctionnais à l'école, j'étais vouée à devenir avocate, à devenir juriste. avoir une carrière longue dans le droit, peut-être de la médecine, avoir quelque chose qui, ne serait-ce que par le titre qu'on a, montre qu'on a quelque chose, on a réussi, mais en même temps qu'on a quelque chose de hyper stable. Et c'est vrai que moi, j'ai pris les chemins de traverse. Et donc du coup, je n'avais pas, quand je me suis lancée, cette famille qui pouvait m'épauler dans ses croyances et je n'avais pas du tout conscience. qu'on pouvait être bloqués par ces croyances. Les réseaux sociaux n'existaient pas. Il y avait Facebook, mais on ne trouvait pas peut-être autant de contenu qu'on peut trouver maintenant sur LinkedIn ou sur Instagram. Tout ce qui était activité de coaching, ce n'était pas très développé. Et puis moi, clairement, je n'avais pas du tout ce bagage-là. Je n'avais pas conscience que ça existait, en fait. Et du coup, sans cette prise de conscience, la solution ne pouvait pas m'arriver. Je ne pouvais pas me dire... Ok, je pense que peut-être j'ai ce souci-là et ça peut être intéressant que j'aille me faire aider. Et même tout ce qui était psychologue, personne dans ma famille n'a jamais été voir de psychologue. Je suis la seule à penser à ça maintenant et à oser me faire accompagner par des coachs, à oser me faire accompagner par des sophrologues, à oser me faire accompagner par des psychologues. Donc c'est vrai que j'étais juste moi avec mes blocages inconscients et l'élan de me lancer quand même. Ce que j'ai envie aussi de partager, c'est que ok, pendant 13 ans, j'ai pas vu ce qui me retenait. Mais j'ai quand même eu le courage de continuer. Et même si j'en suis pas là où j'aimerais, et même si j'en suis pas là si j'avais débloqué mes blocages avant, je me dis que le chemin il est quand même chouette à vivre. Et je suis super contente d'être encore là, du coup maintenant, 15 ans après. Et si jamais tu m'écoutes et tu te dis que tu as des blocages, qu'il y a des choses qui n'avancent pas comme tu veux, j'aimerais que tu aies aussi ce recul de te dire « Ok, ça n'avance peut-être pas comme je veux, mais j'ai aussi le courage de continuer, d'essayer, de tester, d'avancer. » Et c'est aussi sur ce chemin-là qu'on apprend. Et peut-être qu'un jour, quelque chose va se révéler. Peut-être que tu vas croiser quelqu'un qui va t'apporter une solution, qui va t'aider, qui va te soutenir. Et ça fait vraiment partie, je trouve, du chemin entrepreneurial. et c'est ça qui le rend... à la fois si terrible par moment, mais sur la durée, moi, je me dis en 15 ans, c'est quand même une super belle aventure. Et ce qui m'aide aussi, c'est de me dire que je peux aussi être celle dans ma famille à lever ces blocages pour éviter de les reproduire sur les prochaines générations ou pour être celle même avec mes frères ou avec mes parents qui... osent un peu dire les choses et qui osent dire que c'est ok de se faire accompagner, que c'est possible aussi qu'on ait des schémas, qu'on répète, que il y a des peurs qui sont là depuis certaines générations et qu'on peut s'en libérer. Et j'aime aussi cette idée que je peux aussi être celle qui peut libérer les choses au sein de ma famille. Et ça, je pense que le salariat ne me l'aurait pas apporté non plus. Donc, c'est vraiment un cadeau que je peux offrir aussi à ma famille et que je peux offrir à mes enfants. Et en ça, je trouve que l'aventure entrepreneuriale, pour ça, elle est complète, elle est globale. Et puis, du coup, ce que ça m'a fait vraiment comprendre, c'est que, et je l'ai déjà dit un petit peu là, c'est que c'est pas... Mon blocage personnel, en fait, ce que l'entrepreneuriat révèle, c'est tout ce qu'on a reçu sans choisir. Les croyances de nos parents, typiquement moi, sur l'argent, sur la place qu'on s'autorise à prendre dans notre famille, et ça, c'est très marqué aussi dans ma famille, sur le jugement qu'on a sur les personnes qui ont de l'argent et ce qui est OK de réussir et ce qui n'est pas OK de réussir, la manière dont on pense qu'on réussit. vs la manière dont on pense que bon vraiment on aurait pu faire autre chose de sa vie et donc il y a vraiment Ce bagage aussi de l'éducation, ce bagage parfois transgénérationnel qu'on porte et qu'on ne prend peut-être pas conscience tout de suite qu'on porte tout ça. Et je trouve que l'entrepreneuriat, c'est vraiment révélateur de ce bagage-là. Et je pense que pour toi qui m'écoutes, qui es entrepreneur dans le bien-être ou du vivant, qui a l'habitude de travailler avec la transmission, avec le soin, avec ce lien-là entre la nature, l'humain, etc. Je pense que cette dimension intergénérationnelle résonne sûrement beaucoup pour toi. Et l'entrepreneuriat vient encore plus révéler cette partie-là de nous comme un miroir grossissant. Et c'est vrai que ce n'est pas toujours confortable, mais on a cette chance de pouvoir, du coup... avoir ces révélations, ces prises de conscience, pour ensuite décider d'agir et de s'en libérer. Alors, est-ce que ce blocage, notamment financier pour moi, sur ces schémas limitants, je m'en suis libérée depuis ? Honnêtement, non. Parfois, je me dis que ça va être un chemin vraiment long. Peut-être que ce sera le chemin de toute ma vie entrepreneuriale. En tout cas, je travaille encore dessus. et c'est parfois difficile de se dire c'est pas en un claquement de doigts qu'on arrive à se libérer de tout ça mais il faut réussir vraiment à apprécier le chemin et à se dire que ok dans tous les cas ça m'apporte quelque chose et un pas après l'autre et peut-être que cette année je vais réussir à dépasser ce schéma mais je sais que ce sera quelque chose où il faudra que je sois toujours un peu vigilante parce que c'est pas si facile de se... décrochés de schémas répétitifs. Et je pense que cette année, en tout cas, je vais me faire accompagner, toujours au sujet de la confiance et au sujet de ces schémas limitants financiers. Et je pense que j'aurai toujours des paliers qui me ramèneront à ça. Et à chaque fois, on enlève un peu des couches. Et c'est ça qui est aussi hyper intéressant quand on se fait accompagner et que l'entrepreneuriat nous amène aussi parce que dans chaque évolution qu'on a dans notre entreprise, dans chaque étape, Il y a toujours des couches, il y a toujours des paliers, il y a toujours des moments où des choses vont nous revenir à nous qu'on pensait avoir résolues et qu'il faut qu'on retravaille parce que c'est un peu plus profond, parce qu'il y a un petit détail qu'on n'avait pas vu. Et c'est important, je pense, de dire que tout ne se résout pas comme ça en un claquement de doigts, que ça peut prendre du temps, ça peut prendre parfois plusieurs années. Et que si, toi aussi, tu as l'impression... de tourner en rond sur quelque chose, de te freiner sans comprendre pourquoi. Peut-être que ce n'est pas un problème de stratégie. Peut-être que ce n'est pas parce que tu n'en fais pas assez. Peut-être que c'est juste quelque chose de plus profond qui attend d'être vu. Et ça ne fait pas de toi une mauvaise entrepreneuse. Ça fait de toi une humaine qui entreprend avec toute son histoire sur le dos. Et si il y a quelque chose qui résiste dans ton activité, tu arrives à... à en prendre conscience, mais tu ne sais pas trop ce qui se joue, essaye de faire le pas de côté, de ne pas toujours te poser la question d'un point de vue business, mais vraiment de te demander qu'est-ce que ça peut venir se dévéler sur toi. Donc vraiment pas sur ton activité, sur ce que tu fais ou ce que tu ne fais pas, sur ton marché, sur tout ce qui est extérieur, mais vraiment revenir à toi et te demander si ça vient jouer quelque chose à l'intérieur de toi. Et je te souhaite d'avoir une jolie prise de conscience sur un blocage et d'agir pour le libérer et continuer à avancer sur ton chemin entrepreneurial. J'ai hâte, en fait, de continuer à vivre, moi, en tout cas, mes aventures entrepreneuriales, de continuer à créer des choses, de continuer à me libérer de mes schémas, de continuer à me faire accompagner pour rendre ce chemin vivant, humain et rester curieux. de ce qui nous arrive. Je crois que c'est vraiment aussi ce côté-là de l'entrepreneuriat que j'aime, c'est cette curiosité et ce côté de jamais savoir vraiment qu'est-ce qui va nous arriver. Et j'aime être curieuse de ça pour continuer d'apprendre et pour continuer d'évoluer. Si cet épisode t'a plu, pense à le partager à une entrepreneuse qui en aurait besoin. Et puis, tu peux aussi laisser une note. 5 étoiles ou un commentaire sur Apple Podcast ou Spotify. Je te remercie pour ton écoute et ta fidélité et je te dis à jeudi prochain dans un nouvel épisode. Bye bye !