- Speaker #0
Mais tu lui piques son boulot à Sabrina en faisant ça. Sabrina, tu lui enlèves son boulot.
- Speaker #1
Mais le pire, c'est que c'est vrai. Parce que tout le monde, en fait, est en train de monter d'un cran. L'alternant classique, basique, qui avait un peu des difficultés, il faut le dire, à écrire des bons articles de blog, à faire des bons résumés de vidéos. Là, maintenant, avec l'IA, il est capable de faire quelque chose que toi, tu serais capable de faire. Donc, toi, tu montes d'un niveau. L'alternant ou l'assistant monte d'un niveau. Toi, tu montes d'un niveau. Tout le monde monte d'un niveau, en fait.
- Speaker #0
Bienvenue dans ce nouvel épisode de Connected Mate, moi c'est PPC. Il y a un truc qui me fait toujours un peu sourire avec les trucs dans le business, parce qu'on aime les méthodes, on aime les frameworks, on aime parfois les slides. Et puis maintenant, on peut même demander à une IA de nous fabriquer tout ça en 30 secondes. Mais à la fin, tenez-vous bien, il reste un petit problème. Il faut faire. Et c'est justement le parti pris de mon invité aujourd'hui, avec Jean-Paul Crenn. il publie Business Express. C'est une méthode qui a l'air assez simple sur le papier. Pendant 90 jours, vous consacrez 30 minutes par jour à une action concrète pour faire avancer votre business. Dit comme ça, c'est génial. Pas demain, pas quand le PowerPoint sera terminé. Maintenant, faites-le tout de suite. Elle fait le TDS. Alors derrière cet ouvrage, je vais vous présenter mon invité, il y a un truc qui m'intéresse vachement. C'est dans un monde où on peut tous avoir les mêmes informations et bientôt les mêmes IA, est-ce que notre véritable avantage ne devient pas tout simplement notre capacité à agir. Frédéric Canavé, bienvenue dans Connected Mate.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Je vais peut-être te commencer par finalement te poser une question. D'où ça t'est venu, cette idée d'écrire, encore une fois, un nouvel ouvrage, parce que t'es un serial éditeur, rédacteur. Et puis, pourquoi 30 minutes ?
- Speaker #1
En fait, ce qui se passe, c'est que c'est Jean-Paul Crenn qui m'a dit depuis à peu près 2-3 ans qu'il faut qu'on écrive absolument un bouquin ensemble. J'aime bien ce qu'on... fait, et tout ça, etc. Et puis donc, c'est vrai qu'on a mis quasiment deux ans avant de trouver le sujet et l'angle, parce qu'à chaque fois, on se disait « Non, mais ça, c'est déjà vu. Non, mais ça, c'est déjà fait. Ah, l'IA, c'est le faire pour nous. » Et c'est vrai qu'on était un peu à sec, on a été coincés. On avait proposé au début une histoire, c'était le marketing du LIS. On a présenté le projet à Dudo, et c'est vrai qu'il nous a dit « Ouais, c'est sympa, mais qu'est-ce que ça apporte de différent par rapport aux autres ? » Et puis c'est vrai que je me disais « Ouais, c'est un petit peu une redite. » À part la partie roman, la partie acrographie, parce que Moi, je vois bien que ce qui marche bien maintenant, c'est quand tu apportes quelque chose de nouveau. Par exemple, les Canva, les Framework, comme tu l'as dit, c'est des choses que les gens n'ont pas vues. Actuellement, on est quand même dans une culture de coaching. Je veux qu'on m'aide. Le plus compliqué, c'est de me faire passer à l'action. Moi, je n'ai jamais vu autant de coachs, jamais autant de personnes qui avaient un coach sportif, qui avaient de l'aide pour faire les devoirs. Moi, tu vois, mes filles utilisent Duolingo tous les jours. Même moi, je me suis mis à Duolingo tous les jours. Tu as besoin, en fait, qu'on t'aide à passer à l'action. Parce que... Tu as tellement de choses qui bougent. Tu as tellement de possibilités maintenant que tu es même coincé. Tu peux même risquer l'inaction. Qu'est-ce que je dois utiliser aujourd'hui ? Quel IA je dois utiliser ? Un jour, c'est Claude. Un jour, c'est Chadjipiti. Tu ne sais plus quoi faire. Et donc, on s'est dit, mais finalement, il y a une chose qui compte, c'est aider les personnes à passer à l'action et leur dire, OK, on se met en mode coach sportif. En fait, on s'est dit avec Jean-Paul, mais si toi, tu avais une boîte à conseiller aujourd'hui, mais qu'est-ce que tu ferais ? Et bien là, on s'est dit, attends, moi, si j'avais une boîte à conseiller, si c'était un pote, je lui dirais d'abord, tu commences à faire ça. Ensuite, tu fais ça, Et on s'est dit, mais en fait, c'est ça qu'il faut. Il faut en fait donner une méthode comme si on avait quelqu'un à côté de nous qui devait lancer son business, qui avait un business qui était un petit peu, qui ronronnait, qui marchouillait. Et là, en fait, face au contexte économique qui est plus difficile, qui est en ralentissement avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, comment je pourrais t'aider, toi, à monter ta boîte ? et Twitter. Avec ton fils, vous avez monté une application sur Apple qui permet de faire de la transcription avec toute l'installation. Je me dis, je me mettrai dans la place si je devais t'aider toi et te dire comment je peux faire pour booster mon business. Et là, je te dirais, déjà aujourd'hui, tu vas faire ça. Demain, tu vas faire ça. Et en fait, ça allait très naturellement, surtout que moi, mon leitmotiv, c'est ce que je fais depuis des années, c'est mon plus grand défaut et ma plus grande qualité, c'est que je passe à l'action. Et c'est vrai qu'il y a parfois des gens qui disent, mais Fred ! Comment tu fais pour faire tout ça ? Si tu n'as pas de fil conducteur, essaye de faire plein de petits trucs, secouer le prunier, et finalement, après, tu n'as que des petits secousses, des petits hacks, et tu ne vas pas dans le fond.
- Speaker #0
30 minutes, et puis il y a 90 fiches, donc 90 jours, ça, c'est vachement bien. Moi, je me suis dit, en le lisant, je le reconnais bien là, parce que tu tiens ton blog qui s'appelle conseilmarketing.com depuis 2006, et tu as cette logique de routine, et tu y reviens régulier, tu ne lâches rien. Et la question qui m'est venue derrière, c'est de me dire finalement, est-ce qu'un type moyen, on va dire moi, mais qui est très régulier, va finir par battre quelqu'un qui est brillant mais complètement irrégulier ? Et t'en penses quoi ?
- Speaker #1
C'est obligatoire. C'est obligatoire. En fait, c'est moi ce que j'appelle l'effet cumulé. Il y a un bouquin qui est sorti là-dessus, ou Atomic Habits, qui est aussi un très bon livre sur le sujet. Tu te rends compte que c'est en faisant tous les jours les bonnes choses que tu progresses.
- Speaker #0
Il y a une phrase dans votre ouvrage que j'ai trouvée vachement intéressante. Vous avez dit, l'IA amplifie ce que vous maîtrisez déjà et dégrade ce que vous ne maîtrisez pas. C'est plutôt super violent, ça, non ?
- Speaker #1
En fait, moi, je l'ai vu... Quand j'ai mené des projets de chatbots et callbots, quand tu mets en place un chatbot, si tu n'as pas la base de connaissances qu'il faut, tu vas donner des mauvaises informations. En fait, l'IA te donne des capacités que tu n'avais pas. Moi, j'appelle ça vraiment le marketeur augmenté ou l'humain augmenté, mais il faut avoir la base. Cet élargissement de périmètre fait que si tu peux être moins bon et tu peux faire des choses qui ne sont pas forcément très bonnes. Moi, par exemple, ça m'aide beaucoup l'IA, par exemple pour acquérir nos nouvelles conférences. compétences, ce qui est script, dev. Moi, j'utilise beaucoup Salesforce. Ça m'a sauvé la vie des dizaines de fois. Même si je n'ai pas compris ce que je faisais, ça m'aide vraiment. Donc, ça te fait développer les compétences et ça fait monter aussi en attente client. Et moi, je le vois bien. Dans les emails, maintenant, tu ne peux plus te permettre d'avoir un truc simple, même dans une publication en ligne ou n'importe quoi. Il faut que ça soit un petit peu travaillé et que tu retravailles vraiment le pourquoi. Qu'est-ce qui est pour moi ? Et moi, je le vois bien. Ce qui fonctionne le mieux, c'est qu'en fait, on a vraiment une... on adresse la cible avec des besoins. On n'arrive peut-être pas à l'hyperpersonnalisation, le fameux B2B, mais au moins, on segmente beaucoup plus.
- Speaker #0
Dans l'ouvrage, avec ton co-auteur, vous êtes très IA. Dans l'ouvrage, on le voit et vous êtes aussi très clair sur les limites de l'intelligence artificielle. J'aimerais te poser une question peut-être personnelle. Quelle est la chose que tu pourrais aujourd'hui confier à une IA mais que tu as décidé de continuer à faire toi-même ?
- Speaker #1
Alors, je vais donner l'exemple du livre. C'est un exemple qui est assez intéressant. Dans le bouquin, en fait, on a commencé à vouloir l'écrire avec l'IA. On s'est dit avec mon ami Jean-Paul, OK, on va l'utiliser avec l'IA, ça va être super rapide d'écrire le livre. On va faire ça en quelques semaines. Sauf que finalement, ça nous a pris trois semaines, comme je le fais pour les bouquins. Trois semaines temps plein, à peu près trois semaines temps plein, pour 200 pages. Et en fait... Ce qu'on a fait, c'est qu'on a augmenté le niveau. C'est-à-dire qu'on ne voulait pas sortir un bouquin classique où on sortait des choses. On a sorti un bouquin avec un podcast tous les semaines, avec un prompt par jour, avec des ressources supplémentaires chaque jour, avec une infographie chaque jour. Donc, en fait, c'était un bouquin augmenté, on a augmenté le niveau. Donc, avec l'IA, là, on a délégué des choses. Par contre, la rédaction en elle-même, comme on écrivait sur un volume de texte qui était vraiment très petit, et c'était... impossible à réduire. Je ne dis pas que c'est à la phrase près, mais presque. Pour rentrer vraiment cette information-là, l'IA n'est pas capable de le faire pour rentrer cette expertise en si peu de mots. Et donc, là, je n'ai pas pu le déléguer. Par contre, il y a des choses qu'on a créées avec Gemini, des gems, pour pouvoir dire, OK, il y a un plan d'action, c'est toujours la même structure, c'est six étapes, c'est grosso modo 30 minutes par jour. Là, moi, je disais, tiens, voilà, tu as trois, quatre modèles de plan d'action, je te donne des instructions et tu fait le texte. Et c'est vrai que ça me donne une très bonne base de travail. Jean-Paul, il travaillait d'une autre manière, c'est-à-dire qu'il donnait à Lya un texte et ensuite, il retravaillait lui-même dans certains passages. Pareil pour les anecdotes. Moi, les anecdotes, j'ai essayé de les faire moi-même avec mes anecdotes à moi. Ça, je ne confierais pas les anecdotes, parce que les anecdotes, c'est ce qui apporte la valeur. Et ce que donne Lya, ça sera toujours les poncifs, les trucs vraiment les cas particuliers. Mais là,
- Speaker #0
tu l'as nourri, Lya, si tu lui donnes tes anecdotes.
- Speaker #1
elle va s'en rappeler alors j'ai écrit moi-même là en fait je l'ai écrit moi-même parce que les anecdotes c'était vraiment mon expérience à moi des choses qui arrivent vraiment parce que tu demandes à l'IA en fait d'écrire un conseil des astuces des choses comme ça ou des cas pratiques tu vas te sortir des choses un petit peu parfois un peu éloignées de la vérité c'est pour ça en fait que je préfère en outre pas trop me faire influencer par l'IA au départ parce que en fait ça va structurer ta pensée et tu C'est comme quand j'écrivais un truc de blog, j'essayais d'abord de faire la structure moi-même ou d'écrire un contenu et ensuite je l'améliorais. Parce qu'autrement, tu vas t'inspirer de ce que tu as actuellement. Moi, j'essaie plutôt de travailler out of the box. Par contre, l'IA est meilleure dans plein d'autres choses et il faut l'utiliser pour ça. Par exemple, dans le bouquin, le prompt qui est livré tous les jours, je n'allais pas le faire moi-même. Je te dirais que même parfois, je ne l'ai même pas relu parce que je lui ai dit, tu vas me faire un prompt avec ça, ça, ça, ça, ça, parce que j'ai utilisé Claude. Claude est vraiment le meilleur pour écrire des promptes de détaillé. Donc, je lui ai dit, voilà, le prompt, fais-moi ci, fais-moi ça. Je regardais, bon, ok, c'était bon dans le détail, ça va. ça c'est vraiment de la valeur donc en fait qu'est-ce que je ne déléguerais pas à Alia ? Par exemple tu vois sur LinkedIn j'envoie tous les jours des vœux d'anniversaire et en fait des vœux de changement de job et c'est vrai que là actuellement c'est Sabrina mon assistante Oui c'est celle qui est à Madagascar,
- Speaker #0
tu nous avais parlé de Sabrina il y a quelques mois
- Speaker #1
Voilà donc là le premier message c'est elle mais le deuxième c'est toujours moi et je vais aller voir le profil je dis des choses vraiment personnalisé, je mets de la valeur là-dessus parce que la personne a mis du... Par contre, tu vois, Yaya commence à remplacer Sabrina. Maintenant, en fait, je lui donne moins de missions, entre guillemets, faciles. Par exemple, là, tu vois, on discute ensemble et pendant ce temps-là, tu as Claude qui est en train de faire des invitations automatiques à mon webinaire que je vais faire pour le lancement du bouquin la semaine prochaine. Parce que, auparavant, j'aurais donné ça à Sabrina parce que Yaya... Tu lui piques son boulot à Sabrina en faisant ça.
- Speaker #0
Sabrina, tu lui enlèves son boulot.
- Speaker #1
Le pire, c'est que c'est vrai. Parce que tout le monde est en train de monter d'un cran. L'alternant classique, basique, qui avait un peu des difficultés, il faut le dire, à écrire des bons articles de blog, à faire des bons résumés de vidéos. Là, maintenant, avec l'IA, il est capable de faire quelque chose que toi, tu serais capable de faire. Donc, toi, tu montes d'un niveau. L'alternant ou l'assistante montent d'un niveau. Toi, tu montes d'un niveau. Tout le monde monte d'un niveau. Et c'est vrai que c'est une... un vrai changement de paradigme et tout le monde n'est pas prêt à ça. Moi, je le vois, même moi, des fois, je garde mes « vieux réflexes » de faire les choses moi-même au lieu de me dire « mais est-ce que je peux faire différemment ? Est-ce que je peux faire ça avec l'IA ? Est-ce qu'il n'y a pas une autre manière de le faire ? » Parce que tu ne peux plus maintenant.
- Speaker #0
faire comme avant donc tu te challenges en permanence en fait en disant on s'installe pas alors moi je voudrais te prendre sur un truc vous avez mis combien de temps pour écrire le bouquin entre l'idée et la publication chez Duneau c'est Duneau qui a été très long ou pas ?
- Speaker #1
chez les éditeurs c'est très très très long parce qu'il y a eu les vacances on s'est mis d'accord pour fournir le livre début janvier février et le bouquin était fini Totalement, je pense, en début juillet. Il y a eu un petit peu de retard. Et il devait sortir fin août, début septembre. Et là, il y a eu un petit peu de retard.
- Speaker #0
Justement, là-dessus, l'intelligence artificielle, ça va très, très vite, cet univers. Vous êtes sur du business, très pratique aux pratiques. Tu dis, il faut revisiter, etc. Est-ce qu'il y a déjà des idées dans votre ouvrage où tu te dis, ah, c'est peut-être déjà dépassé ?
- Speaker #1
Alors ça, justement, c'est... C'est un truc que j'essaye d'adresser depuis déjà 3-4 bouquins, parce que mon premier livre, je suis au troisième ou quatrième opus du Gross Hacking, le premier bouquin, c'était du technique, on mettait des scripts, on mettait des captures écran partout, et au bout de 6 mois, le bouquin était à peine sorti, bam, il était à balancer. Le pire que j'ai eu, c'est mon livre « Dopez votre business avec les chatbots » . En fait, j'ai sorti le bouquin, un mois plus tard ou trois mois plus tard, Facebook avait changé complètement. complètement les règles des bot messengers et le bouquin était à mettre à la poubelle. Et là, 80% du bouquin était à mettre à la poubelle. Et là, je me suis dit, non, ce n'est pas possible. Et c'est vrai que maintenant, j'ai pris comme réflexe d'essayer d'avoir des choses un petit peu intemporelles dans le bouquin. Et par contre, je fais toujours un espace client. Produit frais, en fait,
- Speaker #0
du produit très frais. Donc, en fait, le bouquin, si j'entends bien, c'est une porte d'entrée. Je l'ai acheté, je l'ai. C'est une porte d'entrée. Et après... il y a la vie. On rentre dans votre écosystème avec ses mises à jour et autres. Ça, c'est un sacré changement pour ceux qui font des bouquins parce qu'une fois que ça a été publié, on passait à autre chose et puis tous les 18 mois, on en fait un autre pour faire des conférences. C'est ça ?
- Speaker #1
En fait, ce qui se passe, c'est que je pense que l'industrie du livre est restée sur un vieux paradigme qui est de vendre des bouquins. Sauf qu'en fait, les gens... Déjà, il y a de moins en moins de lecteurs. Moi, je le vois. Même moi, qui étais un fervent lecteur, j'ai moins de livres et je lis beaucoup. ou des livres audio. Même ma fille, comme elle a des difficultés en français, elle ne lit quasiment que des livres audio. Harry Potter, elle adore, mais elle n'a jamais lu un livre. Elle a écouté les 40 heures ou 50 heures du livre audio. Donc, en fait, je pense que le livre doit être vraiment une base. Et ensuite, le livre doit être le plus simple possible, le plus digeste possible. C'est pour ça qu'on a une image, peut-être à l'infographie qui est dans l'espace client, mais tu as aussi une image, une BD qui est dans chaque livre. page, parce que je veux en fait que les gens se disent ah c'est fun, c'est pas trop dur, donc il faut réduire ce niveau de difficulté et se dire ok, je te prends par la main je t'aide, et c'est comme un article de blog, maintenant un article de blog je ne me verrais pas écrire des palettes de texte, là tu fais fuir les gens à chaque fois j'essaye de mettre des infographies, des images je mets les gens en petite BD parce que je trouve que là, ce que je fais depuis un an grâce à ChatGPT, je transforme les gens en petite BD pour que ça soit plus simple, donc voilà, pour moi en fait le livre C'est juste un support qui te permet d'avoir quelque chose à côté de toi et de dire « Ok, je vais peut-être me lancer à l'action. » Et tu dois en fait augmenter après ce livre-là avec des choses autres. Et là, actuellement, les éditeurs de livres, ils n'ont pas encore pensé à ça.
- Speaker #0
Tu crois qu'ils font la même erreur que les maisons de disques ? On pensait qu'en fait, leur business, c'était de vendre du disque. Alors qu'en fin de compte, leur business, c'était d'aller détecter des talents et de faire en sorte que ces talents rencontrent leur public avec tout le succès qu'on peut voir dans les... Dans les concerts, je ne parle pas de Céline Dion, tu crois qu'ils sont tombés dans le même travers, dans le même piège et ils ont du mal à se réinventer ?
- Speaker #1
Oui, malheureusement oui. Et le pire, c'est que moi qui l'ai vécu chez différents éditeurs de l'UCL, il y en a certains où je disais, mais ce n'est pas possible, on va dans le mur, on va dans le mauvais truc. Et moi, tous les lundis, j'étais chez un éditeur de l'UCL pendant quelques années, je disais, mais tous les lundis, mais on va dans le mur. il faut qu'on change de stratégie. Et pourtant, parce que quand tu es dans une roue comme un hamster, tu as des projets, tu les lances comme d'habitude et tu ne prends pas de recul. Et donc là, c'est important de se dire qu'il faut changer. Et c'est vrai que j'en discutais avec Christophe Lenné de Dinoff et on a échangé dessus. Mais toi, tu vends de la connaissance. Il faut que tu… Moi, le livre audio, je lui ai dit, c'est quelque chose d'important, augmenter le livre. Tu vois, mon bouquin, le gros hacking et celui-ci, Business Express, à chaque fois, moi, j'essaye d'augmenter la valeur. Tu vois, le bouquin qui vaut 25 balles, En tant qu'auteur, on touche entre 8 et 10 % par auteur. Donc, tu vois, c'est 1 euro par bouquin. Moi, ce que je fais, c'est que je vends toujours le livre d'une formation vidéo qui vaut 100 balles. Ce qui veut dire qu'au final, même moi, j'achète le bouquin à 30 %, 25 %, il me coûte 15, 20 balles. Le bouquin plus les frais d'expédition, en fait, ça me coûte le même coût que si je l'achetais neuf sur Amazon. C'est le même truc. Mais en vendant derrière la formation vidéo. et le livre augmente la valeur.
- Speaker #0
À part le fait que tu es chez un éditeur qui a un nom un peu prestigieux, je ne sais pas combien de temps ça durera, pourquoi tu ne t'es pas auto-édité ? Puisque tu as tous les outils pour pouvoir le faire. Il sert à quoi vraiment ton éditeur ? Est-ce qu'il a lu lui-même votre bouquin et il s'appliquerait ces règles-là à lui-même ? Il l'a lu ou pas ?
- Speaker #1
Alors, ça c'est une question qu'on me pose tout le temps. Quel est le rôle de l'éditeur quand tu sors un bouquin ? Le rôle de l'éditeur, c'est la marque. Il faut clairement le dire, c'est la marque, je suis édité. D'accord, et une fois qu'il fait ça,
- Speaker #0
il ne s'est rien passé ? Il a fait quand même une chose auparavant,
- Speaker #1
c'est quitte au challenge. C'est vrai que c'était intéressant. Mais ça, aujourd'hui,
- Speaker #0
tu as l'IA qui peut le faire, donc tu n'as pas besoin d'un éditeur. Si tu nous parlais d'un James ou d'un JPTX ou je ne sais pas quoi, tu peux dire, tu te mets dans la peau d'un éditeur et puis tu me challenges. Et puis on va y arriver. Il sert à quoi ? À quoi sert un éditeur ? À quoi il sert vraiment ? Alors,
- Speaker #1
l'éditeur... t'ouvres les portes des librairies et des FNAC et tout ça, qui donne vraiment cet aspect crédibilité. Mais après, derrière ça, il faut être clair que l'effort de promotion, c'est de ta part. Parce qu'en fait, c'est pour ça qu'en amont, quand un éditeur, tu envoies un projet de livre, il te demande toujours, tu as des communautés, tu as des suiveurs, tu vends des livres à la fac, des choses comme ça.
- Speaker #0
Et pour ça, le mec, il te prend 92% de la valeur. Alors, eux,
- Speaker #1
ils touchent après 20 ou 25%.
- Speaker #0
Il y a un peu TVA, il y a un peu le distributeur, il y a un peu tout ça. Mais pourquoi celui qui crée, il est mal rémunéré ?
- Speaker #1
Exactement, et c'est pour ça que je connais beaucoup de gens qui auto-éditent leurs livres, et c'est bien plus rentable parce que tu touches plus de 50% sur le montant du livre.
- Speaker #0
On a les dernières questions, parce que je vois l'heure qui file. Peut-être c'est pour la fin, parce que je trouve qu'elle est intéressante. C'est presque à la fin du livre. C'est le dernier chapitre. Le dernier chapitre m'a fait plutôt marrer parce que j'ai trouvé qu'il était pas méchant, mais un peu taquin. En gros, vous dites, si j'ai bien compris le truc, si votre entreprise ne peut pas fonctionner une semaine sans vous, vous n'avez peut-être pas une entreprise, vous avez un job. C'est cette idée-là que j'ai notée. C'était un peu la partie 4 heures. Ça me rappelle la semaine de 4 heures ou la semaine de 5 heures, je ne sais plus. Il y a quelques années. C'est ça, The Tim Ferriss. C'est ça, The Tim Ferriss, qui date de 2012, un truc comme ça. Le bouquin a tellement perdu de sens, alors qu'il est vraiment là et intéressant, parce que tu adoptes aussi les principes d'antifragilité. Comment on sait qu'on est devenu soi-même le principal problème de son entreprise ?
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas simple. Ça, je m'en doute. Juste avant, je vais te donner l'exemple inverse.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Tu vois, donc Jean-Paul, là, il a réduit son activité de contenu et il s'est concentré sur l'équipement du pro. Je crois que c'est l'équipement du pro. En fait, ils vendent des pantalons professionnels, des ceintures professionnelles, etc. C'est vrai que Jean-Paul, il m'a dit, là, c'est un business que je fais tourner et j'ai besoin de justificatif. travailler quelques heures par jour, pas beaucoup plus. Et donc, ce qu'il fait, c'est que notre cher Jean-Paul, il a tout délégué. Il a un outil automatique de traitement de commandes, il a un outil, enfin, il fait l'envoi automatique, il a son stock qui est automatisé, etc. Et c'est vrai qu'il m'a dit, de toute façon, moi, je clique sur quelques boucons, je vérifie quelques tableaux de bord, je gère quelques litiges, et encore, l'entreprise tourne sans moi. Et je pourrais même travailler avec ma fille là-dessus. Pour lui, son objectif, c'est de dire, ma fille va travailler sur ce business-là, je lui livre un business, entre guillemets, clé en main, que ce soit moi ou une autre personne, ça marche. Donc, comment tu sais que tu débrouilles le problème de ta boîte ? Il y a un truc qui est simple, c'est que quand les gens ne sont pas capables de se débrouiller tout seuls et qu'ils sont obligés de te demander à toi, si toi, tu es obligé d'être là pour valider tout, tu es obligé d'être là pour faire tout tout seul, ça devient un problème. Et c'est vrai que moi, c'est mon problème en fait avec Conseil Marketing. Conseil Marketing, c'est ma boîte toute seule. Alors certes, il y a Sabrina, j'ai essayé de lui donner des choses pour être un peu plus autonome. Mais quand tu es... Après, c'est ton niveau de perfectionnisme. Moi aussi, mon niveau de perfectionnisme fait que j'essaye quand même de relire un peu les choses. Maintenant, l'IA est devenue tellement pertinente que là, je commence à arriver à un niveau où je me dis, « Ah, j'ai plus grand-chose à apporter comme valeur quand même là-dessus. » en particulier pour les transcriptions, certains articles de blog où j'apporte... pas ma touche quand c'est une interview, même je suis le ralentisseur. Comme toi, je fais des interviews de manière assez régulière et je vois que j'en ai plusieurs qui sont en stand-by, que je n'ai pas publié sur mon blog. Et je me dis mais Fred, pourquoi tu te mets le frein là-dessus et pourquoi déjà tu ne ferais pas le minimum qui est publier l'article même si ce n'est pas parfait, même si ce n'est pas génial. Oh, je l'ai assez pris. Et c'est ce que je fais en fait quand on a des alternants au bureau qui travaillent avec nous. J'accepte que ça ne soit pas parfait. J'accepte que ça ne soit pas exactement Exactement comme je l'ai fait. Ça,
- Speaker #0
c'est l'art de la délégation. Normalement, c'est un truc de management.
- Speaker #1
Des fois, cette tradition française, voir l'erreur et pas le succès. Il n'y a pas longtemps, il y avait une petite transcription qui a été faite, un super article. J'ai failli écrire le mail en disant « Oui, c'est bien, mais attends, corrige ça, ça, ça, ça. » Non, Fred, ne fais pas ça. Parce que tu ne vas voir que le négatif. J'ai été corriger les petits trucs. sans le dire. Je dis bravo, c'était génial. Je vois que tu as vraiment appris. Tu commences vraiment à maîtriser. Tu maîtrises vraiment ce truc-là. C'est top. Mes félicitations. Et je lui ai dit ensuite à l'oral, je dis waouh, génial. Tu as fait un super boulot. Et là, en fait, tu es dans le positif. Et c'est là justement ce rôle un petit peu humain que tu dois avoir là-dessus. En fait, c'est là que tu vois le goulet d'étranglement.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Fred. Écoute, moi, j'ai noté un truc dans notre échange. C'est qu'en fait, là où tu déportes le sujet avec cet aspect très pratico-pratique de votre ouvrage, c'est que je me dis finalement, ce qu'on en retire, c'est qu'on apprend qu'il faut décider, il faut faire, il faut regarder ce qui se passe, il faut recommencer. Et je pense que c'est ça, peut-être, la vraie bonne idée de Business Express. Donc voilà, ce n'est pas juste un livre où vous allez le refermer en vous disant j'ai appris plein de trucs. Non, non, c'est plutôt un... livre que vous allez refermer et réouvrir en disant, bon maintenant, qu'est-ce que je fais pendant les 30 prochaines minutes ? Et ça, j'ai trouvé génial. Je vous donne le livre Business Express de Frédéric Canevet et Jean-Paul Crenn. C'est publié chez Duneau. Merci Fred d'être passé sur Connected Mate. A bientôt. Merci beaucoup. Merci à vous d'avoir écouté cet épisode du podcast jusqu'ici. On se retrouve très très vite. A très bientôt. Portez-vous bien. Ciao,