- Speaker #0
Bienvenue dans Consulting Insider, le podcast qui vous ouvre les portes du monde du consulting. Je suis Arnaud Caldichoury, cofondateur et CEO de Napta. A travers chaque épisode, je vous emmène découvrir le parcours d'un leader inspirant de ce secteur en pleine mutation. Imprégnez-vous de ses succès et de sa vision, apprenez de ses erreurs et élargissez vos propres perspectives.
- Speaker #1
Je ne dis pas qu'un jour je ne traiterai pas le conseil. Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas demain. Il y a des clients qui me disent « comment vous pouvez nous conseiller sur un truc qui est sorti il y a deux mois ? » Ils ont raison. Connaissant la génération qui arrive là du coup sur nos benches en ce moment, j'ai un peu peur du côté je prends tel quel, j'ajuste un peu et j'envoie quoi. Et auquel cas du coup on peut perdre un peu en valeur, on peut perdre en business.
- Speaker #0
Salut Julien.
- Speaker #1
Salut Arnaud.
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté notre invitation et d'être venu sur ce podcast. Écoute, ce qu'on aimerait bien faire déjà dans un premier temps, c'est juste si tu pouvais toi te présenter en une minute.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
qu'on ait un petit peu le contexte sur ton parcours pro, que ce soit dans le conseil ou autre.
- Speaker #1
Très bien, je vais essayer de faire ça en une minute. Donc du coup en effet, Julien Floch, moi je suis breton déjà, j'aime bien mentionner ça, du coup je viens de Rennes, j'ai fait mes études à Rennes en prépa, et ensuite du coup j'ai fait une école d'ingénieur qui s'appelle l'ENSERB Matmeca à Bordeaux, avec une spécialisation ingénieur électronique, c'était en 2011. Après je suis passionné d'automobile et donc j'ai... J'ai toujours voulu travailler dans l'automobile et j'ai démarré mon premier CDI chez PSA, Stellantis maintenant, où je faisais un travail d'ingénieur pour le coup, et je définissais les spécifications technico-fonctionnelles des tableaux de bord des voitures. En fait, c'était un moment de PSA un peu compliqué, on n'avait pas beaucoup de projets, donc j'avais le temps de faire plein de choses à côté, j'ai rencontré des gens qui faisaient du conseil. Je ne connaissais pas ce métier à l'époque, on n'en parlait pas trop dans les écoles, et encore moins dans les écoles d'ingénieurs. et j'ai trouvé ça assez passionnant et donc finalement j'ai rejoint le cabinet Solicom en 2013 qui a changé de nom depuis en 2016 qui est devenu Wavestone. Je suis resté chez Wavestone jusqu'à fin 2020, on en reprend le détail tout à l'heure et puis je suis parti pendant deux ans pour une autre aventure chez CGI Business Consulting pour monter une practice autour du digital, faire une petite aventure à côté et finalement je suis revenu là début 2023 chez Wavestone. dans un rôle de senior manager au sein de notre practice CTO Advisory.
- Speaker #0
Du coup, tu es passé par une phase aussi d'hésitation de savoir si tu allais aller chez le client final. Je sais qu'il y a beaucoup de consultants qui se posent cette question et qui finissent d'ailleurs chez un de leurs clients. Finalement, qu'est-ce qui a fait que finalement ça n'allait pas être le cas ? Tu te dis, j'ai encore des choses à faire dans le conseil ou même à plusieurs années, tu te projettes encore dans le conseil. Est-ce que tu penses qu'un jour, tu iras peut-être chez un client ?
- Speaker #1
Ça, c'est la sans-puternel question de tout consultant. Aujourd'hui, je me la pose moins. Peut-être parce que je viens de me réengager dans une aventure conseil. Je me suis posé la question, mais j'ai quand même répondu assez vite et se déjeuner avec mon ancien manager et arriver à point nommé. La chose que j'aime bien dans le conseil, c'est de faire plusieurs métiers en même temps. C'est-à-dire que du coup, j'ai une casquette de consultant opérationnel, j'ai une casquette de RH dans des rôles. On a un rôle de carrière développeur-manager chez Weftone où on accompagne un pool de 10-15 consultants tout au long de leur carrière. Donc on a un vrai rôle humain avec ces gens-là qui me plaît beaucoup. Il y a le côté business, qui est la prospection, les pitchs clients, les propositions commerciales, la négociation, les contrats, etc., qui est un autre volet. Et tous les chantiers internes, j'ai construit de nombreux chantiers internes chez Wavestone, j'ai monté l'équipe de hand de Wavestone, de Solicum quand je suis arrivé, la plateforme de e-learning, j'ai fait beaucoup de choses. Et je me suis toujours dit que ce volet-là, chez un client final, je pense que c'est plus compliqué. je pense du coup à À matérialiser concrètement au jour le jour, je pense qu'on a un peu moins les mains libres pour faire autant de choses. Et l'autre volet, c'est la multiplicité des sujets et des cultures et des environnements. Là, je travaille sur deux missions, une dans le luxe, une dans l'assurance. Ce ne sont pas du tout les mêmes mondes, ce ne sont pas les mêmes codes, ce ne sont pas les mêmes enjeux. Pour autant, les deux sont passionnants et c'est ça que j'aime bien, c'est de pouvoir voir des contraintes, voir des besoins, voir des innovations aussi dans chacun de ces secteurs qui ne sont pas les mêmes. Et du coup, ça m'a enrichi aussi personnellement. au jour le jour sur tous ces sujets. Je ne dis pas qu'un jour je ne quitterai pas le conseil, ce qui est sûr c'est que ce n'est pas demain. Après, je ne sais pas encore sur quel secteur et je ne sais pas encore sur quelle typologie de poste concrètement.
- Speaker #0
Et c'est vrai qu'en observant un petit peu ton parcours, on voit que tu as effectivement beaucoup de projets internes, tu en as cité quelques-uns que tu as fait chez tes différents clients qui ont mis de conseil. C'est vrai qu'on a souvent l'impression que les consultants se focalisent énormément sur leur délivrerie, de leur mission. finalement assez peu intéressés ou un peu focalisés sur les projets internes. Et pour autant, c'est des choses qui, on a l'impression, permettent de se faire reconnaître énormément dans l'entreprise. Nous-mêmes, nos champions de NAPTA, qui déploient notre plateforme, c'est une plateforme qui aide à améliorer les processus internes. Forcément, d'ailleurs, ça leur permet d'avoir une certaine image dans l'entreprise, au mieux de se faire connaître. Est-ce que tu as eu cette impression-là aussi, que ça a permis d'être une sorte de tremplin pour progresser plus vite, pour monter plus vite en hiérarchie ?
- Speaker #1
C'est une très bonne question et c'est souvent les questions de nos géniors en fait. Est-ce qu'il faut que je fasse des trucs internes pour aller plus vite ? La réponse officielle c'est toujours non parce que du coup voilà, les missions priment. Mais en fait dans la réalité si on se dit vraiment les choses, bien sûr que ça accélère. J'ai plein d'exemples personnels et des exemples de mes consultants aussi. Mais typiquement le fait d'avoir monté la plateforme en interne, c'était un WordPress tout bête qu'on avait monté avec un autre manager à l'époque. Moi j'étais consultant à peine senior je crois. et donc du coup on a mon c'était pour tester un petit peu le WordPress, comment ça marche une plateforme WordPress, c'était un peu les débuts. Et on s'est dit, on pourrait faire des cours issus de nos retours d'expérience de mission, et de mettre ça à disposition des autres consultants pour qu'ils montent en compétence. Moi je sortais d'une mission visio, je m'en souviens dans une banque, le monde de la visio bougeait beaucoup à ce moment-là. Ça fait un peu vieux ce que je dis. C'était dans les télécoms. C'est ça, c'était dans les télécoms. Et donc on a créé le premier cours, juste en test, comme ça on l'a mis sur notre practice, ça a bien marché, et en fait, Ça a pris de l'ampleur, on a fait le marketing autour, le change management en interne, la communication. Puis à un moment on s'est dit, mais pourquoi on ne vendrait pas ça à nos clients en fait ? Et on a eu des premières demandes de user experience, user employé, RH, des donneurs d'ordre qui changeaient. Moi j'avais des donneurs d'ordre très IT quand j'ai commencé chez Solicom. Et de plus en plus on allait vers les métiers, donc des directions de la com, des directions RH. Donc là en l'occurrence dans une banque c'était pour des RH. qui voulait monter une plateforme de montée en compétence des collaborateurs, mais un peu différente du e-learning classique, avec des PowerPoint ou des PDF préfaits, où on clique sur suivant, suivant, suivant. Et donc nous, on pouvait mettre du média, on pouvait mettre des sons, des vidéos, c'était vachement plus sympa. Et donc en fait, quand cette demande est arrivée, naturellement, au niveau du plan de charge et des managers, ils ont pensé à moi. Et donc c'est moi qui me suis retrouvé sur cette mission. Et finalement, j'en ai fait d'autres sur le même thème. Ça a commencé à lancer une thématique qui s'est appelée New Ways of Working qui était un peu à la mode dans les années 2016-2017 et donc en fait je me suis retrouvé à co-piloter, co-construire un peu les bribes d'une offre qui en fait était derrière l'offre Digital Workplace à la fin c'était un peu le début, ça a commencé comme ça et donc si je n'avais pas construit cette plateforme là je pense que je n'aurais pas réussi, on n'aurait pas pensé à moi peut-être directement Donc ça c'est ici C'est un exemple.
- Speaker #0
C'est intéressant. Donc oui, les projets internes peuvent être effectivement source d'inspiration derrière pour vendre des missions à des clients. Évidemment, ce qu'on a réussi à faire en interne, on peut d'ailleurs le monétiser, entre guillemets, pour des clients.
- Speaker #1
Ah, exactement.
- Speaker #0
Et du coup, le Digital Workplace va plus loin, justement, que la relation des collaborateurs à des outils dans une entreprise ou c'est vraiment ça le sujet de l'offre que tu avais créée ?
- Speaker #1
Non, c'était plus large que ça en effet, parce qu'après on a rassemblé tous les sujets en fonction de ce que nous disaient nos donneurs d'ordre, nos clients sur nos missions. Vous voyez qu'il y a beaucoup de sujets qui gravitaient autour de la mobilité, de la collaboration, de l'efficacité individuelle, de la montée en compétences, etc. Et en fait, on a fait des séminaires avec des clients pour essayer de comprendre un petit peu comment est-ce qu'on pouvait mettre un peu le meilleur de tous les mondes ensemble, même avec des RH, des gens de la com. Et après, on a aussi nous réfléchi en interne pour structurer quelque chose qui avait du sens par rapport à nos savoir-faire chez Webstone. Oui, ça dépasse ça en fait. Il y a un volet qui est plutôt mettre en place les fondations technologiques. Quels outils, quelles technologies, quelle architecture, concrètement IT. Donc là-dessus, on peut très bien choisir d'aller sur du Google Workspace, sur de l'Office M365, de mettre du Zoom, de mettre du Teams, enfin c'est choix la technique. Ensuite derrière, il y a toute la partie plutôt adoption et mise dans les mains des collaborateurs. C'est très bien de mettre des super solutions, mais en fait si personne ne les utilise, ça ne sert à rien. et donc il y a tout un volet autour de comment est-ce que je fais de la communication sur des produits IT, comment je fais du change, comment j'embarque les équipes et je crée cet engouement sur ces sujets. Et puis après, il y a des phases encore plus avales qui sont, une fois qu'on a atteint une certaine maturité, comment on va chercher de la performance métier pure sur, par exemple, du low-code, no-code, des applications Power Apps, Power Platform, comment est-ce qu'on peut aller détecter ce qu'on appelle des citizen developers dans les métiers qui vont aller eux-mêmes faire des applis basées sur ces outils, des applis qui ne demandent pas de connaissances IT avancées, mais qui permettent de faire des petites applis ultra à haute valeur, j'ai envie de dire. Je pense à SNCF, je peux les citer parce que cet exemple est public. Ils avaient un collaborateur qui était en charge de détecter l'avancée de la végétation sur les rails. C'était un métier assez compliqué, il fallait prendre des photos, ramener sur un PC en centrale, écrire un rapport, etc. C'était long. Donc lui, un peu tech-friendly, j'ai envie de dire. Ça a été un des premiers à regarder Power Platform quand on a ouvert l'offre. Il a monté sa petite application tout seul dans son coin, basée sur Power Platform. On prenait la photo, c'était enregistré dans O365, ça partait sur un flux avec Power Automate derrière. En une minute, il avait pris la photo, c'était classé, c'était rangé, c'était centralisé. Un petit rapport qui va bien derrière et du coup, il a accéléré son travail énormément. Derrière, ça a lancé plein de choses, des catalogues d'applications Power Platform, un peu plus encadrés mais ouvert largement. Je crois qu'aujourd'hui, c'est une des sociétés françaises. qui a le plus grand catalogue d'applications Citizen en France.
- Speaker #0
Ok, c'est beau.
- Speaker #1
Oui, c'est une offre qui est large, mais qui est sympa à explorer.
- Speaker #0
Et vu qu'on est justement sur la création d'offres et le développement d'offres, du coup, effectivement, toi, tu en as eu deux, Digital Workplace avec Webstone, et puis une offre aussi de CEO Advisory chez CGI. Sans rentrer trop dans le détail, si tu devais donner, toi, un ou deux conseils sur la manière de créer une offre, par exemple, à un nouveau manager, senior manager, partner, qui a envie d'en créer une. Qu'est-ce que tu ferais ? Quelles seraient les différentes étapes selon toi ? Quels seraient les quelques conseils que tu donnerais à une personne comme ça ?
- Speaker #1
Ça fait bien écho là, parce qu'en ce moment du coup on est en train de créer cette offre IA Générative, qui sera du coup la troisième offre si je puis dire. Du coup globalement il y a un vrai sujet, c'est écouter le marché, écouter les gens, écouter les clients. En fait faire une offre en chambre, et on en a vu, nous on en a fait des offres blockchain par exemple, ou des offres NFT etc, très en chambre, sans trop écouter le marché. Et ça n'a pas marché, on a perdu beaucoup de temps à faire beaucoup de trucs qui en fait ne servaient à rien parce que les gens ont laissé tomber le metaverse, les blockchains, etc. De façon massive, il y a eu la hype qui est retombée. Donc le premier élément, c'est vraiment d'écouter les clients et écouter le marché, de faire pas mal de veille autour de ce sujet-là aussi, de voir justement, détecter est-ce que c'est un sujet profond, est-ce que c'est un sujet qui va durer ou est-ce que c'est un sujet qui est plutôt un épiphénomène. Et après, le deuxième point, je dirais que c'est... de se forger des convictions un peu personnelles sur le sujet en testant. Donc si c'est des outils ou des méthodes autres, de se les appliquer à soi-même, de les tester, de prendre les outils. Pourquoi pas aussi d'aller voir des partenaires qui le font. On travaille pas mal avec Microsoft, Google, Amazon en ce moment justement pour tester les différents modèles de langage, tester les architectures, se faire une vraie conviction dessus. Parce qu'on ne peut pas aller conseiller des gens si on ne connaît pas le produit. Vous n'allez pas vendre vos cerises si vous n'avez pas goûté en tant que maraîcher par exemple. Enfin j'espère. Il y en a qui le font. donc ça c'est ces points là et après le troisième je dirais que c'est être un peu comment dire ça, j'ai envie de dire courageux dans le fait que, ou en tout cas ne pas laisser ne pas baisser les bras trop vite ça peut être un peu long au début si on n'a pas d'étiquette un peu rattachée à notre nom sur ce sujet au début on n'est pas très crédible, du coup il y a toujours un cabinet qui est en avance, il y a toujours un client qui est plus en avance et qui nous dira, ah ouais non mais vous êtes à la bourre donc c'est ne pas baisser les bras et faire Voilà, rencontrer beaucoup de clients, tester du coup ce pitch, essayer de faire un deck de pitch pas trop compliqué, pas en en racontant trop, mais le juste principal qui permet d'écouter pendant l'échange et de montrer un peu ce qu'on a compris et ce qu'on sait faire, pour à la fin du coup arriver même parfois sur des sujets comme l'IA générative, sur de la co-construction avec le client. Il y a des clients qui me disent, comment vous pouvez nous conseiller sur un truc qui est sorti il y a deux mois ? Ils ont raison, on ne pourra pas tout faire, on ne connaît pas tout. Par contre, on peut réfléchir ensemble.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
On peut avoir des ateliers de co-construction, de co-réflexion, voire même parfois du co-investissement. Il y a des missions où on est prêts à faire un peu de restaurement commercial en se disant qu'on va apprendre ensemble. Il y a une part de notre mission qui va être aussi de la découverte. Ça peut aussi se traduire par des gestes commerciaux dans des contextes comme ça.
- Speaker #0
C'est justement la question que je me posais, j'imagine qu'avec un client donné historique, tu as un certain nombre de missions en parallèle qui tournent. Après, c'est cette nouvelle posture qui m'intéressait, tu as une nouvelle offre. Effectivement, ça s'apparente un peu à l'entrepreneuriat. Tu vas voir ton client avec une sorte de structure pour montrer que tu as réfléchi à l'offre. Tu lui présentes comme quelque chose, une mission que tu veux vendre ou une offre que tu veux vendre, mais pour autant, tu lui laisses parler. Ce n'est pas uniquement du brainstorm. Tu ne peux pas avoir ton client en disant je veux voir s'il y a un pain. Tu arrives avec une structure et un début d'offre. Oui,
- Speaker #1
on arrive avec une certaine méthodologie de réflexion, quelques offres, les convictions, quelques recs clients si on en a déjà, que ce soit des recs internes aussi, pourquoi pas, ou sinon des premières belles histoires à raconter. Mais oui, c'est vrai que chez CGI, mon premier réflexe, c'était de retourner voir des anciens clients dont j'étais proche, avec qui on me faisait confiance. Et assez naturellement, je leur disais voilà, je monte une offre, voilà la structure de l'offre aujourd'hui. est-ce que c'est quelque chose qui pourrait t'intéresser toi en tant que CTO toi en tant que Respo Digital Workplace et ils m'ont aidé, il y en a qui m'ont dit là c'est pas très clair la première mouture était un peu large, ils m'ont dit on a l'impression que tu fais trop de trucs, c'est un peu comme la carte au restaurant où il y a trop de menus ils m'ont dit concentre-toi sur 2-3 trucs, ça et ça mes pères en parlent c'est le sujet, celui-là peut-être fais-le plus tard donc quand 2-3 m'ont dit ça, je me suis dit bon ok il va falloir que j'ajuste et donc démarrer par ça Merci. et puis après les autres que j'allais voir c'était en effet quand même un peu structuré, on n'y va pas avec rien du tout mais c'est pas obligatoirement je veux dire un truc fini, moi j'ai animé un stand à VivaTech avec Microsoft, ça faisait un mois et demi qu'on parlait d'IA générative on a fait les slides dans une semaine en réfléchissant, en lisant beaucoup en mettant un peu de nous-mêmes aussi là-dedans et à la fin c'est ça qui a marché, c'est que les gens ils voulaient juste parler de ce sujet avec quelqu'un et c'est pas grave si le truc n'est pas abouti et c'est pas grave s'ils n'étaient pas tous d'accord avec ce que je disais C'est-à-dire, reprenons une heure, une heure et demie ensemble, creusons un peu, peut-être que d'ici, enfin depuis les deux, trois semaines où on s'est vus, vous avez peut-être avancé, Microsoft a fait des annonces, et en fait on a gagné beaucoup de missions comme ça en fait.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Alors qu'à la base, voilà. Oui,
- Speaker #0
c'est montrer que tu as une certaine expertise quand même, tu t'es renseigné, montrer que tu es curieux sur le sujet, que tu es en contact avec les partenaires qui sont sur la tendance, etc.
- Speaker #1
C'est ça,
- Speaker #0
oui. Ok. Et du coup, en ce moment, tu as l'offre du coup actuelle, Outre la Gen.AI, c'est du coup CTO Advisory, c'est ça en ce moment là chez Wavestone ? Ouais, tout à fait. C'est la dernière, enfin ton avant-dernière du coup, parce que la dernière c'est Gen.AI. Non,
- Speaker #1
alors ça c'est pas une offre que j'ai montée, c'est vraiment une grosse practice, on est 650 consultants dans cette practice-là. Donc moi je suis l'un des senior managers du coup de cette grosse équipe. Donc là on travaille sur des sujets plus larges là du coup en effet que Gen.AI. D'ailleurs c'est un peu la practice cœur historique de Solucum à l'époque, le réseau du coup, tout est parti un peu de là dans les années 90. Aujourd'hui, on travaille sur tout l'écosystème qu'un CTO peut adresser dans son poste, Chief Technical Officer. On a une offre autour du Smart Networks, autour des réseaux, une offre autour du Cloud et des plateformes, une offre autour du Digital Workplace, une offre qui s'appelle ITOM, IT Operation Model Efficiency, la partie gestion, reporting, agile, etc. autour de tous ces projets. On a une offre M&A. On va faire des audits flash chez des clients avant des M&A justement, ou alors post-M&A, aider à faire un carve-out ou un carve-in d'un SI, qui sont des énormes projets où il faut quand même bien cadrer les choses avant de se lancer. On a une offre Sustek qui est à peu près un an et demi maintenant. Il y avait une grosse tendance sur le sustainable tech il y a à peu près deux ans, où post-Covid ça s'est bien lancé. C'est une offre qui marche toujours très bien. Et puis du coup maintenant GeniGuy. Donc toutes ces offres-là, finalement, c'est des briques sur le papier, mais dans la réalité, c'est quand même beaucoup de transversalité.
- Speaker #0
Tu peux faire des missions dans l'une comme dans l'autre en tant que consultant.
- Speaker #1
Et puis en fait, on vient enrichir les sujets aussi. C'est-à-dire qu'avoir une expertise cloud quand on parle de Gen AI, là, ça va être nécessaire aujourd'hui. Avoir un aspect sustec quand on parle de workplace, pareil. Quand on va déployer dans des grandes sociétés où il y a plus de 150, 200 000 collaborateurs, on parle de déployer autant de machines. à tout le monde. Derrière, il y a un impact écologique, j'ai envie de dire, où il faut choisir, est-ce qu'on change les PC tous les 3 ans, tous les 4 ans, tous les 5 ans ? Est-ce qu'on met des scripts qui éteignent les écrans au bout de quelques temps ? Est-ce qu'on a une phase d'un bout de flotte de PC reconditionnés pour certaines populations qui n'ont peut-être pas besoin de machines de guerre pour juste faire du Word ou rentrer 2-3 trucs dans Excel ? Il y a plein de questions là-dessus et quand on a vu un peu justement... Dans ces cinq ou six premières années de consulting chez CTO, d'avoir vu tous les sujets, ça enrichit énormément dans les réflexions avec les clients et ça nous fait des missions qui sont vachement enrichies.
- Speaker #0
D'accord et toi sur toutes ces offres, alors maintenant c'est Gen.I.A, mais historiquement sur les autres, toi tu étais plutôt expert de Digital Workplace ou même d'autres ?
- Speaker #1
Ouais j'ai plutôt Digital Workplace, après j'ai fait du réseau aussi. Oui, Smart Network. Oui exactement, j'ai commencé par ça parce que ma toute première mission c'était de déployer, alors là maintenant c'est Teams Telephony mais à l'époque c'était... Même pas Skype, c'était Link Telephony, ça me rajeunit pas ça. Et donc pour pouvoir récupérer les appels des PC fixes sur ton PC avec ton casque.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc ils voulaient enlever tous les téléphones fixes des bureaux et donner des casques aux gens pour être beaucoup plus mobile, aussi commencer à parler un peu de télétravail, et d'avoir un numéro unique pour être joignable partout dans le monde. Et en fait donc ça c'est plutôt un sujet workplace à la base, parce que c'est un sujet d'un produit Microsoft qui va être installé sur ton PC. Mais derrière, en fait c'est du réseau qu'il y a. Combien de personnes vont appeler en même temps ? Est-ce que la bande passante de tous tes sites, c'était pour des sites industriels en plus, est-ce que ces bandes passantes vont être suffisantes pour avoir autant d'appels en parallèle ? Est-ce que la qualité de service est bonne ? Sur les sites de relations clients, c'était un gros challenge parce que si l'appel coupe en plein milieu, tu perds un client ou tu perds une claim. Du coup, 80% du sujet, c'était plutôt du sujet réseau. Moi, j'ai démarré par là. J'ai continué après un peu sur ces sujets. J'avais fait une mission de dimensionnement de la bande passante pour la visio chez Air France. C'était une super mission ça aussi du coup. Ils avaient installé des salles de visio high tech, immersives, etc. Mais derrière, il y avait plein de sujets de bande passante, de pouvoir connecter des sites entre eux. Il y a aussi des questions de firewall à traverser. Il y avait énormément de questions qu'on se posait. C'était une super mission, plutôt réseau. Et après, du coup, en effet, j'ai plutôt fait la partie workplace derrière, un peu de sustec aussi. On avait fait une mission assez intéressante pour un industriel sur le nettoyage de ses SharePoints et de ses Teams. En fait, post-Covid, tout le monde a utilisé, ils ont ouvert les vannes, tout le monde a créé des Teams, des SharePoints dans tous les sens. Et ils se sont retrouvés, je ne sais plus les chiffres en tête, mais c'était des dizaines de milliers de SharePoints ou des dizaines de milliers de Teams avec un ou deux utilisateurs qu'ils avaient créés pour tester, etc. Ils nous avaient sollicité pour les aider à nettoyer tout ça. Comment nettoyer ? Est-ce qu'il faut supprimer ? Est-ce qu'il faut archiver ? Comment on désarchive s'il y a un sujet important qu'il faut remettre live ? Comment on dit aux gens de le faire ? Plein de questions là-dessus, avec un aspect très green derrière, où on avait à la fin traduit le nombre de mégaoctets économisés en arbres, pour avoir l'équivalent et être très impactant sur les utilisateurs. qui se rendent compte qu'avoir 500 mégas ou 500 gigas de données dans des trucs qui ne servent à rien, derrière, ça représente tant ou tant de CO2 qu'on traduit sur des trajets en voiture ou des captations de CO2 par les arbres.
- Speaker #0
Là, on est sur les engagements RSE de WiseTone. Comment ça y est ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
D'accord, effectivement, tu as touché un peu à toutes les sous-BU de CTO Advisory. Un peu moins sur le cloud.
- Speaker #1
c'est là aujourd'hui où je suis un peu plus mais je vais y venir parce que par l'IA générative je commence à parler à Google, Amazon et Microsoft pas que sur la partie front mais on commence à rentrer dans le côté dark pour moi mais qui est aussi hyper intéressante avec plein de sujets qui arrivent derrière et du coup on va y revenir après ça va être
- Speaker #0
80% de ton temps maintenant si tu veux te focaliser vraiment là dessus
- Speaker #1
Si ça marche bien, oui. Si tout s'arrête demain, non. Mais dans l'idée, c'est de pouvoir faire grossir cette offre-là. Aujourd'hui, j'ai une manager avec moi hyper engagée, là où on fait un peu tout, tous les deux. Et je pense qu'on a réussi à prouver au cabinet qu'il y avait un vrai truc à faire sur ce volet, lien avec l'environnement de travail. Parce que du coup, Wifestone est quand même engagé au global dans une démarche forte vers l'IA de façon large, côté business, pour aider les clients à définir des produits aussi. à forte valeur business. Moi, je suis un peu plus centré, à travers le Prisma CTO, sur l'apport de l'IA générative, pour le coup, plus générative, sur l'environnement de travail des collaborateurs. Donc, sur la collab, sur l'efficacité individuelle, la prise de décision, vraiment en termes de... J'aime bien le terme de copilot chez Microsoft, je le trouve très bien, donc en termes d'un peu de copilote au jour le jour pour t'aider à être meilleur, plus rapide, plus efficace.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, si ça, ça marche bien... L'idée, c'est de continuer ça. Pourquoi pas en faire une vraie offre à part ? Globalement, c'est aussi une trajectoire pour aller chercher le rôle de partenaire. Derrière, il faut développer un territoire un peu inconnu, que ce soit en termes de secteur, en termes de géographie ou en termes de sujet. Je ne suis plus en train de prendre le terme sujet. De la voir, si c'est ça qui me fera passer partenaire, je ne sais pas. Mais si on arrive à faire quelques millions avec cette offre-là, ce sera toujours un pas vers ce nouveau grade.
- Speaker #0
c'est cool Question un peu bête, mais est-ce que c'est un requirement justement d'arriver à prouver, créer son offre et arriver à la développer pour être partenaire ? Est-ce que c'est pas le rôle du partenaire ? Est-ce que tu n'anticipes pas un peu le rôle du partenaire en ouvrant une offre ?
- Speaker #1
Oui, c'est un peu ça l'idée. Après, ce n'est pas juste pour être partenaire que je fais ça, c'est un sujet qui me plaît. J'ai envie de participer à la construction d'un bout de Wavestone à ma sauce, j'ai envie de dire. Puis quand je suis parti, Digital Workplace a été repris par des gens brillants qui font ça très bien. Donc je n'ai pas envie de revenir et de reprendre Digital Workplace après, ça n'a finalement peu de sens. Donc là, ça faisait deux ou trois mois que je cherchais un peu mon territoire. J'ai un peu exploré les sujets IT, operating model. C'est un peu trop processé pour moi, j'aime pas trop les process et les trucs trop carrés alors du coup je m'en suis un peu. J'ai fait une mission, j'ai essayé, c'était bien mais je veux pas en faire mon quotidien. Et puis il y a des gens qui le font très bien. Et donc voilà, cette offre Gen AI correspond peut-être un petit peu plus à mon côté un peu créatif, que j'ai pas trop cité ici mais c'est un truc que je veux garder le côté un peu créa et l'IA génératif, c'est quand même un plan de temps pour faire ça.
- Speaker #0
Ok, breton créatif.
- Speaker #1
Exactement, s'il y a deux mots pour me définir, gardez ceux-là.
- Speaker #0
Très bien. Est-ce que tu as des rencontres ou des mentors que tu as pu rencontrer dans ta carrière, notamment dans le conseil ou même avant ? Des personnes dont tu as l'impression qu'elles ont influé sur ta manière de penser, ton évolution professionnelle ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si j'ai eu de vrais mentors. Je ne pense pas à une personne en particulier quand tu poses cette question. Après, j'ai quelques personnes en tête qui m'ont influencé. Sur mon rôle, ma façon d'être un consultant aujourd'hui, j'ai une de mes managers que j'ai en tête et un autre aussi qui m'avait bien accompagné, justement sur ce côté un peu créativité. C'était un autre, il n'était pas breton mais il était aussi créatif. Un autre créatif. Il ne peut pas être parfait. Oui, c'est ça. Et du coup, c'est avec lui qu'on a monté cette plateforme Sequoia, Sequoia c'est le nom de la plateforme de e-learning qu'on avait montée sur WordPress. Et également avec Luc on a travaillé sur la partie New ways of working. Donc lui typiquement, son père était directeur artistique dans une maison de luxe, donc il avait ce côté un peu fou fou, créatif, exploratoire et tout. Et c'est lui qui m'avait dit en fait, si tu veux que les clients se rappellent un petit peu de ce que tu fais ou même que tes collaborateurs se rappellent de toi, que tes managers se rappellent de toi, il m'a dit il ne faut pas que tu fasses un truc dans les codes, dans les lignes quoi. Il faut toujours être un peu à côté, bien propre mais légèrement à côté ou légèrement au-dessus quoi. Et je pense que c'est un truc que j'ai gardé, je le fais vraiment souvent. J'essaye toujours de faire le truc avec un peu d'humour, peut-être même avec des clients que je ne connais pas, d'essayer de les mettre à l'aise assez rapidement, d'évoquer des sujets personnels, de créer des liens sur d'autres sujets que juste le sujet qu'on est en train de discuter autour de la table. Et ça, ça marche pas mal. Et donc ça, c'est lui qui m'avait un peu appris ça, il m'a un peu emmené sous son aile dans certains rendez-vous clients où il faisait ça très très bien. Je ne sais pas si c'est un menteur, mais en tout cas, il a été inspirant là-dessus. et l'autre c'est une de mes managers qui était elle pour le coup beaucoup plus carrée mais qui m'a plus inspiré sur les messages à faire passer dans les slides, à l'écrit parce que moi du coup j'aime bien parler mais j'aime moins écrire et donc surtout au début, elle m'avait dit en fait l'écrit ça reste et les slides ils tournent chez les clients et quand tu vas aller voir une personne ou deux derrière il faut que ce soit possible de pousser ces slides là et qu'ils soient autoporteurs et qu'en fait on lit ton slide pas trop verbeux, on comprend le sujet, next, mais on a compris l'idée. Et ça, ce n'est pas évident. Les gens ne se rendent pas trop compte. Les consultants juniors, souvent, se retrouvent un peu face à un mur, parfois, quand il faut faire des slides autoporteurs sur des sujets importants où on veut vraiment avoir de l'impact. Et elle m'avait appris à faire ça. Je me souviens, elle m'avait dit, pour démarrer, dès que tu veux faire un slide, tu mets un petit bandeau en bas et tu écris, c'est quoi le message qu'il faut retenir ? Tu commences par ça. Et après, tu fais tes dessins, tes trucs créatifs, mais d'abord, tu commences par ça. Et je le fais toujours. Et du coup je finis toujours mes slides avec un petit bandeau pour dire s'il y a un truc à retenir c'est ça. Et j'ai un oncle qui est chief of staff d'une patronne du CAC 40 et qui m'a dit mais en fait c'est du pain béni moi quand les consultants me font ça, j'ai pas envie de lire tout le truc. C'est genre je regarde, j'ai 40 slides, je regarde juste le dernier truc, tac tac tac tac, c'est bon. Et donc j'ai gardé ça quoi.
- Speaker #0
Ouais donc il y a eu un mentor, on peut pas appeler mentor mais on a eu une personne qui était plus dans... Bousser ta créativité et l'autre qui était plus dans... C'est rigolo,
- Speaker #1
ils m'ont pris en sandwich entre la créativité et la rigueur.
- Speaker #0
Effectivement, ce n'est pas facile dans des slides, en une phrase résumer ta pensée de façon impactante, c'est hyper compliqué. Ok, et est-ce que tu as des erreurs que tu as commises justement et où tu en as tiré des enseignements en tant que consultant ? Est-ce que tu as eu des moins difficiles ? Sur des missions ou autres projets internes qui t'ont aidé à te forger aussi dans ta carrière de consultant ?
- Speaker #1
Ouais, j'ai réfléchi ça en préparant l'interview, parce que tu me poses cette question-là, des moments, des erreurs commises. En fait, j'ai un problème qui est... Ce qui est hyper embêtant pour mon métier, c'est que je ne suis pas du tout physionomiste. C'est-à-dire que si je te recroise demain et que tu laisses pousser la barbe et que tu as mis des lunettes, je ne te reconnaîtrai pas, c'est certain. Et en fait, c'est un vrai problème dans le conseil, parce qu'on croise beaucoup de gens. et en fait, se rappeler des gens, rendre un peu unitaire une personne en tant que client, c'est hyper important.
- Speaker #0
Et je ne sais pas faire ça. C'est très embêtant. Tu retiens les prénoms ? Oui, les prénoms, je les ai. Je sais qu'il y a Gérard dans la salle, mais je ne sais pas qui c'est. J'ai fait cette erreur au tout début. Ce que je détestais, c'était d'arriver sur une nouvelle mission. À l'époque où tout le monde était en présentiel, où tu avais 30 personnes sur un open space, et d'aller serrer la main à tout le monde. Je m'en souviens, dans mes premières missions, j'ai commencé à serrer la main aux gens qui étaient un peu en rond. Les gens se sont mis à bouger. J'ai resserré la main à des gens que je venais de serrer. et en fait le mec m'a dit en fait tu viens comme ça On est des numéros pour toi, enfin je me suis pris un gros taquet du coup dès mon premier jour. Ah oui, pas évident,
- Speaker #1
du client.
- Speaker #0
Du client, ouais. D'accord. C'était pas génial. Ça émettre à l'aise. Belle mise en situation. Donc ça voilà, maintenant je sais, je trouve des techniques. Je me dis il a un grain de beauté ici, donc ça c'est Gérard. Et je le travaille, mais c'est pas évident. Et l'autre erreur que j'avais fait aussi, je pilotais un... Enfin j'étais plutôt PMO du coup sur un programme de mise en place d'une nouvelle solution chez un client. et en fait on faisait moi du coup je faisais vraiment le pilotage de projet et on travaillait avec un intégrateur qui lui intégrait la solution, chez Weftone on est pur player du conseil, on fait pas d'intégration donc souvent on est en partenariat avec des intégrateurs et donc en général les opérations IT ça se fait le week-end je me souviens c'était au mois de mai, c'était un super week-end, il faisait super beau, c'était génial j'étais dans un parc avec ma femme et je reçois sur mon téléphone à 18h un mail du coup de l'intégrateur avec le client en copie parce que du coup il y avait des gens du client aussi qui était embarqué dans l'opération qui m'ont dit ça y est tout marche week-end terminé, génial lundi les utilisateurs pourront utiliser la solution et j'ai répondu je m'en souviens super nouvelle pour parfaire un week-end ensoleillé et en fait le client m'a répondu ensoleillé peut-être pour toi mais pas pour nous on a été à la cave au moins 8 pendant 2 jours et j'étais mal j'avais un an et demi d'expérience je pense que ma femme me revoit encore rouge dans le parc en train de me dire qu'est-ce que je réponds pas par le soleil mais par je ne sais pas Et donc en fait voilà, de rester aussi un peu lucide par rapport au travail des différentes personnes, c'est pas parce que du coup t'es pas dans l'opération avec eux, qu'eux sont pas en train de transpirer ailleurs. Et donc voilà, maintenant je fais hyper gaffe aussi à la communication, vers les équipes plus techniques, enfin ça m'a appris, mais bon c'est les erreurs de débutant, je pense qu'on en a tous fait. Oui,
- Speaker #1
c'est sûr, notamment quand tu commences dans le conseil, où effectivement la posture envers le client est juste primordiale, dans tous les boulots, mais d'autant plus dans celui-ci.
- Speaker #0
Globalement souvent les clients on essaie de retravailler avec eux après on essaie de créer, enfin toutes les missions que je fais c'est pas une mission unitaire et je m'en vais c'est une mission et puis on discute on prépare la suite, on explore d'autres sujets d'autres possibilités dans son environnement et l'idée c'est de devenir partenaire du client dans la durée
- Speaker #1
C'est intéressant ce que tu disais pour revenir un petit peu plus tôt sur le fait d'être un petit peu différent et d'arriver à sortir un petit peu du cadre c'est vrai que je pense que beaucoup de... Beaucoup de personnes dans le business ont l'image du consultant qui est très carré, qui va être très rigoureux, qui va faire des synthèses, des CR, etc. C'est vrai, j'ai l'impression quand même que les personnes qui montent et qui arrivent justement senior manager, partenaires, etc. sont les personnes qui arrivent à tisser quand même au-delà du travail des vraies relations à l'affect aussi avec leurs clients. Oui, tout à fait. Qui arrivent à créer une vraie histoire avec eux au-delà de la mission opérationnelle qu'ils sont en train de délivrer ou qu'ils font délivrer à leurs équipes.
- Speaker #0
pour moi c'est clé, je pense que du coup c'est clé Quand tu regardes tous les gens qui dirigent les cabinets de conseil, c'est des gens qui sont dans tous les réseaux de décideurs, les réseaux d'échanges. Je pense à Numéum, par exemple, le Syntec, les choses comme ça. Il faut naviguer un peu dans ces sphères-là pour créer ce sentiment de connexion. Nous, on a monté un club Digital Workplace chez Waveton pour recréer ça à l'échelle du workplace. Un de mes collègues pilote ça super bien. et tous les... Tous les deux mois, on rassemble une trentaine de décideurs workplace français autour d'un sujet. On se prend un lieu sympa à Paris, ils ont le sujet un peu en avance, et on a des clients qui viennent présenter ce qu'eux ont fait dans leur entreprise, devant leur père. Le jeu c'est ça, on dit aux autres ce qu'on a fait, et on s'enrichit en même temps des expériences des autres, donc c'est win-win. Les premières séances, on s'est dit que personne ne va vouloir rien dire parce qu'ils vont tous être en concurrence, et en fait pas du tout, les gens avaient très envie de parler de ces sujets. Et nous derrière, ça nous donne... Un accès au portfolio de projets de nos clients, aux réflexions du marché, aux mouvements de fonds qui sont en train de se créer, aux benchmarks de qui est avancé, qui n'est pas avancé, en fonction du secteur. C'est hyper enrichissant pour tout le monde. Ça revient au fait de se dire qu'il faut créer ce petit cocon de relation avec les clients.
- Speaker #1
Oui, faire rencontrer les gens. Effectivement, on l'observe nous aussi. Évidemment, les personnes importantes pour nous, c'est les partenaires, les territoires des opérations, les sub-staffings dans notre business. Et c'est vrai qu'on se rend compte qu'ils sont vraiment friands d'événements pour arriver à se rencontrer, que ce soit des petits déjeuners, des soirées. Quel que soit le thème, il suffit qu'il y ait un thème un petit peu sur le conseil. Alors, il y en a pléthore des thèmes, donc on n'a pas trop de difficultés à en trouver. Mais voilà, le simple fait de se rencontrer, effectivement, on avait la même peur de se dire, est-ce qu'ils vont vraiment discuter entre eux ? Mais en fait, ça bouge énormément. Ils vont en plus d'entreprise en entreprise, ils se connaissent un petit peu tous et il y a un vrai plaisir à créer ces rencontres. Oui,
- Speaker #0
c'est assez agréable, je suis d'accord.
- Speaker #1
Au-delà de déployer une plateforme. Et de façon plus macro, quel est ton avis en ce moment sur la santé du marché du conseil ? Je sais qu'on observe quand même quelques signaux faibles, notamment sur les derniers mois. C'est de plus en plus difficile pour les cabinets de conseil d'arriver à vendre des missions. Ça passe par de plus en plus de strates de décision chez leurs clients. ils ont forcément un petit peu plus de sujets de staffing avec des gens un peu plus en intercontrat est-ce que toi tu observes ces choses là est-ce que tu vois plutôt des signaux positifs via Wavestone ou via d'autres connaissances c'est une question qui revient souvent la question du marché du conseil on en parle beaucoup depuis le Covid surtout parce que du coup en
- Speaker #0
2020 c'est vrai que là il y a eu une petite chute on a été la première soupape de libération de budget ou de ressources dans les entreprises et ça nous a fait comme Très peur, c'est peut-être aussi pour ça que je n'ai pas très bien vécu cette période aussi à ce moment-là. Après en 2021, on a eu quand même un gros rebond suite à la suite Covid. Du coup, il y a eu énormément d'investissements, entre autres sur tout ce qui était télétravail, travail à distance. Je parle en tout cas pour ma paroisse sur le sujet CTO et workplace. On a vraiment vu un engouement énorme sur la mise à disposition du télétravail pour les collaborateurs.
- Speaker #1
En
- Speaker #0
2020 ? 2021, après la post-pandémie. Je pense qu'on l'a tous fait, travailler avec Teams, avec Zoom, être capable d'accéder à ces applications à distance, avec un réseau qui tient, avec des VPN sécurisés mais qui marchent. Il y a eu énormément de questions sur la mobilité et le travail à distance. Donc là, globalement, je crois que le marché, c'était à peu près 10% de croissance en France sur cette année-là. En 2022, on a re-eu un peu peur, parce qu'il y a tous les contextes économiques et géopolitiques avec la guerre en Ukraine, avec l'inflation aussi qui a fait beaucoup parler d'elle et qui est toujours présente. Les activités ont quand même continué. L'année dernière, on a eu 12,5% d'après le Syntec sur l'augmentation du coût du marché. Sur le conseil, oui.
- Speaker #1
Sur le conseil USN.
- Speaker #0
Avec un pic un peu sur le conseil en stratégie. On sent que les entreprises se sont un peu posées sur où est-ce qu'il faut qu'on aille dans les prochaines années. Beaucoup de conduite du changement. En 2021, il y a eu beaucoup d'invest pour mettre dans les mains des collabs les outils. En 2022, ça a été maintenant, on leur apprend. On reprend un peu l'offre que je disais tout à l'heure. On met les briques et après on travaille avec les gens pour qu'ils l'utilisent. Et là ce qui va arriver c'est d'aller justement plus loin. Je parlais du low-code, no-code, mais je pense que c'est ce qui va arriver avec l'IA dans les mois qui viennent. Et après conseil ASI au global, je pense qu'il y a toujours un petit fonds de roulement où les entreprises ont besoin de continuer à investir. D'une part pour éviter l'obsolescence de certaines solutions, puis aussi pour rester à la page sur d'autres. Il y a un client qui me disait il y a quelques années... Moi, quand je rentre dans mon entreprise, j'ai l'impression de déposer mes armes à l'entrée et de reprendre d'autres armes toutes nulles en rentrant. Ils faisaient le parallèle avec... Moi, j'ai WhatsApp, je peux écrire à n'importe qui tout le temps, ça marche bien. J'ai Skype, je peux appeler ma fille qui est je ne sais pas où, etc. Et puis quand je rentre ici, il faut que je monte un VPN, il faut que j'appuie trois fois sur un bouton, c'est hyper compliqué. J'ai 15 solutions, je ne comprends rien. Et donc, ça, du coup, il y a eu toujours des investissements en continu, en fond de roulement, en fond de tâche, du coup, sur le SI. Et donc là en 2023, c'est vrai qu'on parle beaucoup du coup de mouvements un peu de fonds. Il y a pas mal de... toujours la guerre en Ukraine, la géopolitique, toujours l'inflation. Puis en effet il y a des sujets, un peu justement des clients qui se posent des questions basées pas mal sur la rétention des talents, sur le turnover, sur des équipes qui tournent, sur des budgets qui sont plus limités, où justement on investit moins parce qu'on connaît moins l'avenir. Pour autant du coup la tendance annoncée c'est 10% cette année, dans les premiers chiffres qui commencent à sortir. C'est boosté par quelques tendances, l'innovation, parce que cette année il y a quand même beaucoup de choses qui se sont passées sur l'IA entre autres, mais pas que, sur la satisfaction client, sur l'analyse des datas, et tous ces sujets-là. Et donc l'IA en tête de pont, et donc on a des clients qui, j'ai envie de dire c'est un peu du FOMO, du Fear of Missing Out, tu te dis je ne sais pas ce qu'il faut que je fasse avec l'IA, mais vu que tout le monde fait un truc, il faut faire un truc, et en fait tout le monde se dit ça personne ne sait trop ce qu'il faut faire, ce qui est bien pour nous parce que ça nous ouvre un marché assez fort Aujourd'hui, quand on voit les annonces de Microsoft sur Copilot, où tout le monde a envie d'avoir des licences pour tester, des Azure Open AI, où tout le monde a envie de faire son POC, son chat GPT interne, etc. Dans les cinq dernières semaines, j'ai vu dix sociétés qui ont annoncé leur GPT. Le côté innovation, c'est une tendance qui reste et qui continue à booster le marché. Le côté RSE, mine de rien, est toujours présent. Il y a eu des prises de conscience en 2022. premier semestre 2022 et les investissements ont commencé et là ça continue. Donc on a encore du travail, je disais qu'il y avait 65% des sociétés de conseil qui ont intégré le RSE dans les pratiques business. Donc en fait ça, ça transpire directement chez nos clients. Naturellement ça ouvre aussi des poches derrière du business pour nous. La satisfaction client, ça c'est aussi lié avec l'écosystème global, le fait qu'on est beaucoup plus souple dans le changement de contrat, tout ce qui est as-a-service. tes assurances de prêt que tu peux arrêter, changer sans être engagé. Il y a quand même beaucoup de « tu payes ce que tu consommes » . C'est un peu la nouvelle tendance. On sent que les clients ont renforcé leurs réflexions et investissements sur tout ce sujet. Comment je fais en sorte de garder les clients que j'ai déjà ? Il y a un vrai sujet de satisfaction client au cœur des stratégies. Et enfin, le dernier volet, c'est une tendance au recrutement et de l'upskilling. C'est vrai. Beaucoup dans tous les secteurs, mais dans le secteur du conseil, c'est la jungle, je ne sais pas. On a vu un moment où ça devenait un peu n'importe quoi. On avait des salaires à l'embauche qui commençaient à devenir super élevés. Du coup, chacun voulait avoir le salaire plus haut que l'autre. Et donc, on commençait une course à l'échalote qui n'avait plus aucun sens parce qu'on ne pouvait plus respecter des marges derrière. On était incapable d'être rentable sur nos missions. Et donc, moi, j'ai vu des cabinets qui ont fait des offres. parfois plus 10, plus 15K à l'entrée par rapport à ce que nous, on est capable de faire chez Weftone. Bon, maintenant, ils sont calmés, ils sont redescendus. Mais on a senti un moment où il y avait une tension du marché, où nous, on avait des candidats qui arrivaient avec 3, 4 offres de CDI. Et donc, à la fin, c'était opération séduction. On a dû revoir nos techniques de recrutement, etc.
- Speaker #1
Et tu as l'impression que c'est moins le cas maintenant, il y a moins de tension ?
- Speaker #0
Tout. Ça reste très tendu, mais moins qu'avant. Il y a un moment où j'ai des candidats qui, à la fin de l'entretien, me disaient « Limite, on peut arrêter l'entretien, c'est quoi le salaire d'embauche ? » En 2022,
- Speaker #1
un petit peu moins d'un an.
- Speaker #0
« Et si ce n'est pas tant, autant arrêter l'entretien, parce que j'ai déjà une offre là-bas plus haute. » « Le fond des sujets ? » « Non, mais en fait, le fond des sujets, limite, c'était secondaire. » Alors, tu as tous les candidats, mais j'ai eu des candidats qui m'ont réellement dit ces mots-là. j'avais jamais ça il y a 5-6 ans Il y a une vraie aujourd'hui, les candidats se concentrent pas mal sur un peu moins que le salaire, mais surtout les offres de télétravail, la flexibilité, le pro-perso et aussi tout ce qui est formation. Aujourd'hui, je suis sur une offre consultant cloud. Est-ce que demain, Weftone peut m'accompagner pour faire du workplace, faire de Gen AI par exemple ? Ça, c'est des questions qu'on a beaucoup en entretien.
- Speaker #1
sur comment est-ce que du coup si je viens chez vous est-ce que je peux rester un petit moment et grandir dans le costume de façon large ou est-ce que si je viens je m'enferme dans un coin auquel cas ça m'intéresse peut-être moins ça revient un petit peu à la question que je voulais poser sur comment vous distinguez Wavestone notamment dans l'encrutement des collaborateurs les piliers c'est ça c'est-à-dire on essaie d'offrir la flexibilité l'équilibre vie pro vie perso mais est-ce qu'il y a des sortes d'initiatives ou des mesures un peu phares qui font qui font que ça fait la différence pour un candidat, quand il sort de la salle, il se dit, ok, en fait, c'est WebStone.
- Speaker #0
Oui, mais ça, c'est un vrai sujet. C'est vrai que je ne l'ai pas cité, mais moi, j'ai piloté le plan de recrutement des practices technologiques de WebStone en 2018, pendant un an. En fait, on avait énormément de mal à recruter des ingénieurs. On avait beaucoup de gens d'écoles de commerce, mais on était arrivé à un moment où, sur nos practices techno, il faut quand même avoir une appétence vraiment sur le fond technologique, on avait 80-85% de gens d'écoles de commerce. Et en fait, l'équation ne marchait plus. Il faut quand même des gens un peu tech-savis qui ont envie de mettre les mains dedans plus rapidement, qui sont activables plus rapidement sur des sujets tech. Et donc à ce moment-là, on a complètement revu la façon de faire du recrutement sur ces practices-là. Donc nous, on a plein de choses. Il y a la partie cooptation qui est assez classique, où on peut référencer des gens qu'on connaît. Et donc ça, ça marche pas mal à travers les réseaux. On a des forums école. je ne sais pas combien, mais c'est des dizaines d'écoles aujourd'hui dans lesquelles on a des consultants Weston, alumni de ces écoles-là qui viennent présenter nos savoir-faire. et présenter les offres de stages associés. On organise plein d'événements de communication, un webinaire par exemple, j'en faisais un la semaine dernière sur LinkedIn, ouvert à tous les étudiants, n'importe qui peut s'inscrire. Et ensuite derrière nous on les recontacte s'ils sont intéressés, pour leur proposer des stages, des CDI, discuter avec eux, ça marche plutôt bien.
- Speaker #1
Ça marche bien les webinaires publics ? Ça marche plutôt bien, c'est le premier que je faisais du coup.
- Speaker #0
J'étais assez étonné, j'ai eu 2-3 candidats de qualité vraiment qui m'ont écrit derrière. que j'ai rappelé, on a discuté pas plus tard qu'hier pendant une demi-heure où ils m'expliquaient pourquoi ils cherchaient un stage ils ont reparlé du webinar me dire ce qu'ils avaient compris ça fait un peu un entretien, un pré-entretien si je vois qu'elle a compris ce que j'ai raconté c'est le fameux informel formel ouais voilà c'est ça en l'occurrence elle ça a marché du coup elle va aller faire les entretiens dans la suite à cette candidate donc ça ça marche bien et après on a aussi des rencontres contre. Des Weftone Connect, où l'idée c'est de tous les candidats qui sont en process chez nous, où on a vraiment envie de faire une opération séduction, on les invite dans un lieu où on met des partenaires, des senior managers, des consultants, un peu de tous les grades. Et c'est plutôt en mode cocktail ouvert, on discute, on répond à leurs questions, un peu comme ça, on leur partage nos vies, on leur raconte ce qu'on a fait et ce qu'on va faire. Et donc ça permet d'avoir un moment un peu en off. En parallèle, c'est encore un formel formel, mais un peu en off du parcours. Et on a, depuis cette année, relancé le réseau des alumnis, qui marche aussi plutôt pas mal. Il n'y a pas d'enjeu particulier de recrutement affiché, même si derrière, on a bien envie que certains reviennent. Mais du coup, tous les gens qui sont partis de Webstone, avec qui on a des bons liens toujours, soit clients, soit juste des liens d'amitié, on peut les réinviter, pareil, dans un... plutôt un mode un peu cocktail informel où on vient leur représenter un peu la stratégie de là où on en est. Et puis après, de lancer des discussions, que ce soit en effet plutôt pour que, eux, clients, pensent à nous en tant que consulting, mais aussi pour redonner envie à certains de faire ce fameux effet boomerang que j'ai réalisé il y a un an, de partir et de revenir.
- Speaker #1
C'était un bon exemple de personnes qui peuvent effectivement faire des rebonds et revenir à la maison.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Je voulais revenir sur l'aspect copilote parce que je sais que tu fais des tests un petit peu là-dessus notamment avec des clients est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur les premières découvertes, je sais que c'est très récent mais première chose ou première mission que vous avez un peu cadrée les premiers use cases
- Speaker #0
Ouais il y a pas mal de choses à raconter autour du sujet donc là en ce moment de façon très concrète on accompagne un client je dois taire son nom on accompagne un client dans ce qu'on appelle l'EAP, l'Early Access Programme. Microsoft a proposé à 20 entreprises françaises d'avoir 300 licences pour tester ce fameux Microsoft 365 Copilot, qui est globalement une surcouche type TET-GPT, parce que derrière c'est vraiment de l'OpenAI qui tourne, sur Excel, Word, PowerPoint, Outlook et Teams. Donc ça a été une annonce qu'ils ont faite cet été, où tout le monde veut tester ce sujet, les vidéos de démonstration sont... Elles sont hyper impactantes, hyper waouh. Et donc l'idée derrière, c'est sur PowerPoint, ça génère vos slides automatiquement depuis un prompt ou depuis un fichier Word, par exemple. Ça va faire l'analyse des datas de tout votre fichier Excel en faisant des graphes, en vous proposant des projections, des analyses. Ça va, sur Word, générer, comme sur JetGPT, un texte hyper structuré et creusé sur un sujet ou inspiré d'un document. Et sur Teams, ça peut faire le résumé des réunions à la fin, envoyer le compte-rendu avec les actions de chacun, vous faire un récap de la réunion que vous avez loupée, etc. Donc clairement, on est en plein dans le cœur de nos activités. Plutôt attrayant. Voilà, ça donne envie. Et donc là, on est en train de le dérouler chez nos clients. Du coup, il n'y a que 300 licences. Donc déjà, le premier sujet, c'est de se dire à qui on va donner ces licences-là. En fait, ça paraît tout bête comme projet de se dire on a 300 licences, on les donne, les gens vont tester, puis on verra si c'est bien. derrière c'est quand même beaucoup plus compliqué quand on se... posent un peu. Déjà, il y avait quelques aspects techniques au début que je mets de côté, mais on les a aidés à ajuster un peu quelques aspects de leur système d'information pour que ça marche bien. Et ensuite, derrière, toute la stratégie, c'est de se dire à quelle population je vais donner ces licences, avec dans l'idée derrière d'avoir des use cases qu'on va pouvoir dérouler et surtout évaluer. Du coup, les prix que Microsoft annonce, c'est une licence copilot, c'est 30 euros par user par mois. Ce qui est énorme, souvent nos clients ils ont 100 000, 200 000 users, on parle de millions en plus par mois, donc il faut quand même avoir les reins solides avant de se lancer. L'idée c'est d'être capable d'avoir un ROI sur chacun des cas d'usage par population. Et à la fin de se dire, dans le département RH, il y a un cas d'usage qui revient souvent, qui est l'auto-rédaction des fiches de poste. Ça prend beaucoup de temps pour un RH de rédiger une fiche de poste. On pourrait très bien demander à ChatGPT de le faire, et donc à Copilot. Ça fait un word, ça extrait bien les choses. Ça peut s'inspirer de fiches de postes déjà faites pour avoir la structure, pour reprendre les termes de l'entreprise, etc. Est-ce que ça vaut 30 euros par mois par user ? Je ne sais pas. C'est ça qu'on est en train de tester. Il y en a plein. Il y en a pour les sales, il y en a pour les RH, il y en a pour les métiers, il y en a pour l'IT. Tout ce qui est ticketing, par exemple. Aujourd'hui, il faut rentrer un ticket à la main, etc. Parce que demain, on ne peut pas juste, sur Teams, dire j'ai un problème avec tel ou tel outil. Et ça génère le ticket automatiquement. ça l'envoie directement à l'administration au support qui est potentiellement auto-traité aussi là-bas avec une réponse. Imaginez plein de trucs. Donc là, on est en cette phase-là. Du coup, on finit d'identifier les populations et les différents use cases associés. Et le ROI derrière, il viendra un peu plus tard quand on aura fini de tester ça. Sachant qu'on vise non pas un ROI que financier, mais aussi un ROI expérientiel. J'aime bien dire ça à mes clients parce que naturellement, tu penses plutôt à faire des économies financières. Mais typiquement, voilà ta fiche de poste que tu mettais 45 minutes à écrire. que là tu vas mettre 3 minutes à générer plus peut-être 5-6 minutes à relire, tu gagnes une demi-heure, qu'est-ce que tu fais de cette demi-heure ? Est-ce que cette demi-heure, par effet rebond, tu vas retravailler plus et finalement te remettre une charge en plus, auquel cas tu vas travailler autant ? Ou est-ce que l'entreprise va te dire, cette demi-heure-là, t'en profites pour faire une action for good, pour l'environnement ? pour améliorer des process de l'entreprise, pour aller aider tes collègues, pour te mettre dans une association, faire du mécénat de compétences, ou même améliorer ta vie pro-perso et rentrer chez toi une demi-heure plus tôt. Et donc ça, il y a une vraie question là-dessus. Et on est embarqué avec les RH dans les discussions sur comment est-ce qu'on va matérialiser ce ROI, parce qu'on ne voudrait pas que ce soit que financier. Et donc voilà, on est en train de dérouler ça. Et derrière, la grande phase qu'on est en train de lancer là aussi, c'est la partie accompagnement. Il va falloir que les gens utilisent... Copilot toujours le jour, et donc ça veut dire pas que le tester entre midi et 13h en mangeant un sandwich, c'est intégrer dans le quotidien ces activités. Je suis juriste, du coup je fais relire mes contrats par Copilot, je fais générer des nouveaux contrats par Copilot. Je suis analyste financier, je lui fais manger mes fichiers Excel pour qu'il me sorte des analyses et des recommandations. Donc ça, on monte des communautés, on anime tout ça. On fait pas mal de documents de change, des webinars, on essaie d'embarquer ces 300 personnes là-dedans pour, d'ici quelques mois, être capables, grâce à leur retour, de se dire, ici ça vaut le coup, ici ça vaut pas le coup, si vous avez un million à mettre sur le sujet, il faut plutôt les mettre sur ces équipes-là, le ROI financier ou expérientiel, ce sera meilleur.
- Speaker #1
Et t'as l'impression d'avoir des départements qui s'y prêtent plus, ou t'entrevois un ROI plus important que dans d'autres ?
- Speaker #0
On commence à avoir des tendances, il y a des choses qui arrivent. celui qui aujourd'hui se manifestent le plus c'est communication et marketing où en fait on voit des choses avec Dali, avec Midjourney enfin du coup avec Dali qui est embarqué dans Copilot derrière la génération de médias plus génération de pitch, de texte, de com, de post etc qui se font vachement bien là on voit qu'il y a déjà des choses qui arrivent il y a quelques entreprises qui se sont déjà lancées je pense que c'est les premiers cas d'usage qu'on va voir vraiment rapidement Et après, on a des choses qui vont arriver en termes de bureautique au jour le jour. Je pense que l'aide sur la gestion des mails, tout le monde croule sous ces mails. Une fois que ça marchera bien, ça commence à marcher bien, mais ce n'est pas encore parfait. D'avoir un petit résumé de ces mails, d'avoir un pré-remplissage d'une réponse à un mail proposé par le copilot pertinente. Globalement, tout ce qui nous fait un peu perdre du temps, j'ai envie de dire, pour être un employé augmenté. J'aime beaucoup le terme de copilot. Je trouve qu'ils l'ont bien trouvé parce que... Et c'est vraiment ce qu'ils disent, copilote ça fait pas les choses à votre place, ça prépare des drafts mais ça reste vous le pilote, c'est toujours nous qui avons la main sur le volant et donc ça va pas envoyer les mails tout seul, ça va proposer une réponse et après nous on peut le relire, l'ajuster et envoyer et je trouve que le terme de copilote est bien, on reste pilote du sujet quoi.
- Speaker #1
Ouais c'est bien, ça répond à l'angoisse des gens je pense envers l'IA de dire tu vas être automatisé et je maîtriserai plus la chose.
- Speaker #0
tout à fait parce qu'après derrière on commence déjà à avoir des sujets qui sont RH qui commence à arriver, des gens qui se disent bah moi j'ai le même poste que ma collègue mais elle a copilot et pas moi. On a des objectifs assez similaires, comment demain vous allez l'évaluer elle par rapport à moi si elle a copilot et pas moi. On commence déjà à avoir ces questions, ça fait même pas un mois qu'on a mis les licences dans les mains des utilisateurs. Donc c'est des sujets hyper intéressants.
- Speaker #1
Et c'est 300 personnes dans cette entreprise-là ? 300 testeurs disséminés dans différents départements ?
- Speaker #0
Et du coup, c'est assez rigolo parce qu'on pensait avoir du mal à trouver un peu les gens et tout. En fait, tout le monde veut tester. Aujourd'hui, on a 2000 demandes. Donc, il y a aussi une gestion de la frustration qui n'est pas évidente. Alors, on la gère par d'autres moyens. Il y a d'autres produits avec de l'IA qu'on peut tester, genre Bing Chat Enterprise, par exemple, qui est un autre produit de Microsoft qui ressemble un peu à un chat GPT interne sécurisé. On envoie un peu les gens là-dessus pour jouer avec. Donc il y a déjà... moyen de bien s'amuser et de faire des choses en termes d'efficacité individuelle ou de collaboration là-dessus. Et puis en fait, là, Microsoft a annoncé il y a deux semaines maintenant l'ouverture de ce qu'ils appellent la GA, General Availability, au 1er novembre. Donc au 1er novembre, n'importe quelle entreprise pourra acheter des licences M365 Copilot, minimum 300, ils sont pas fous. Mais du coup, on va avoir plein de clients qui vont se lancer. Là pour nous, ça va être un beau momentum pour aller tester nos offres et accompagner le maximum de clients et de les croiser entre eux pour revenir sur l'esprit du club j'ai quand même en tête aussi de créer un peu un club copilot faire discuter les clients entre eux et que eux-mêmes entre eux se disent, nous sur les RH on a fait tel cas d'usage, super idée, on n'y a pas pensé donc nous être entremetteurs chefs d'orchestre de tout ça mais qu'eux puissent se parler directement entre eux il va y avoir de beaux projets fin d'année sur ton offre,
- Speaker #1
tu as le bon timing Et justement tu parlais d'employés augmentés de collaborateurs augmentés pour le moment vous n'avez pas de licence que tu me disais chez Westone je sais que les cabinets de conseil n'ont pas réussi à en avoir pour le moment mais du coup ça ne sera plus le cas à partir de novembre
- Speaker #0
On va même en avoir avant Vendredi la nouvelle on est l'un des partenaires préférés de partenaires de Microsoft sur Copilot à partir de maintenant et donc à ce titre on va avoir 50 licences pour Westone Merci. Donc on va avoir nos consultants qui vont pouvoir jouer avec.
- Speaker #1
Tu trépignes d'impatience.
- Speaker #0
Je trépigne. J'ai un peu peur aussi, parce que j'ai un peu peur de certains consultants qui vont peut-être faire un peu trop confiance à l'IA et ce qui en sort, pour en discuter un peu après. Mais pour tester ça, c'est comme je le disais, pour être crédible sur l'offre, il faut jouer avec. Je ne peux pas faire du conseil sur le produit si je ne l'ai pas. C'était un des points de l'avant-vente avec ce client que j'accompagne, c'était de se dire, en fait, moi je sais raconter plein de choses, mais je n'ai jamais touché le produit. Donc les premières semaines, il va falloir que vous me donniez un PC avec Copilot, c'est ce qu'ils ont fait. Et donc du coup avec les consultants, on joue tous les jours à fond dessus pour tester les limites, etc. Et d'être un peu, rattraper notre retard sur ce sujet. Et ça faisait partie du deal qu'on a signé ensemble.
- Speaker #1
Et c'est quoi les risques que tu vois du coup, on t'en parlait avant ?
- Speaker #0
En fait, je pense qu'il y a énormément de bénéfices, je ne vais pas les reciter parce qu'on vient de les dire. Du coup, on va aller plus vite, je pense qu'il y a pas mal de tâches qui nous prennent du temps. On passe plus de temps à rassembler des chiffres, à faire des analyses qui ne sont pas super poussées parfois, mais qui prennent du temps. Ce temps-là, on va le convertir en temps de réflexion, en temps d'analyse, pour pousser un peu plus le sujet. Par contre, le risque, c'est que les gens fassent un peu trop confiance à ce qui sort de la machine et de manquer un peu d'esprit critique. L'humain est un peu... par S.E.U. par nature et donc je disais un truc à ce propos il y a un prof de HEC qui a fait un test il a donné une thématique à ses étudiants pour une rédaction et donc à la moitié de la classe il leur a dit vous, vous partez from scratch vous partez d'une feuille blanche et vous répondez à la question l'autre partie de la classe, j'ai déjà demandé à ChatGPT de me répondre à cette question, je vous donne la réponse de ChatGPT juste vous la mettez à votre sauce et vous l'enrichissez Merci. Il a pris toutes les copies et il a donné ça à d'autres profs pour corriger, mais qui ne savaient pas lesquels étaient inspirés par ChatGPT ou pas. La conclusion, c'est qu'en moyenne, si on ramène ça à 100 points, en moyenne, les étudiants qui sont partis des réponses de ChatGPT avaient une réponse à 28 points de moyenne en moins. Donc, globalement, moins bien noté. Et donc, il y a eu des analyses dessus. Et ce que disait le prof, c'est qu'en fait... Naturellement, l'humain a des biais cognitifs, entre autres le biais de confirmation. Le biais de confirmation, c'est quand on va te donner une trame de réponse à une question, tu vas moins être amené à challenger cette trame-là que si tu avais réfléchi par toi-même dès le début. Il y a plein d'études qui montrent ça, que quand on te donne déjà des bribes de réflexion, tu vas un peu ajuster par-ci, par-là. C'est ce qu'il dit, le prof, il dit, j'ai bien vu, ils ont tenté d'ajuster par-ci, par-là, mais il n'y a pas une remise en question du truc du complet Et en fait, nous, c'est justement nos clients, ce qu'ils veulent, ce n'est pas justement qu'on prenne un truc qu'on a trouvé sur Internet et qu'on ajuste juste un petit peu pour eux. Parfois, il faut complètement repenser le truc différemment. Et justement, d'être sur la ligne un peu, quand je parlais du côté créat, c'est vrai aussi dans le conseil. Il faut être capable de dire à monsieur le client, non, en fait, pour vous, ce n'est pas ça qu'il faut faire. On a réfléchi avec vos données à vous et tout, il faut aller chercher un truc qui est complètement là-bas. Et c'est ça qui fait la différence et c'est ça qui apporte la valeur chez nos clients. Connaissant la génération qui arrive là du coup sur nos benches en ce moment, j'ai un peu peur du côté je prends tel quel, j'ajuste un peu et j'envoie quoi. Et auquel cas du coup on peut perdre un peu en valeur, on peut perdre en business du coup. On le voit déjà sur les études de cas, les candidats que je rencontre, les études de cas sont vachement meilleures qu'avant, mais par contre ça se voit que c'est fake, j'ai pété quoi. Donc mes questions que je pose à mes candidats ne sont plus du tout les mêmes qu'avant. J'essaie de voir s'ils ont réussi à comprendre ce que le robot leur a dit et pourquoi ils ont écrit ça sur leur slide, plus que finalement creuser vraiment le sujet, parce que les réponses sont naturellement bonnes, parce que c'est des sujets assez classiques. Et par contre, c'est rigolo. Il y a des étudiants. Il y en a un qui m'a dit, en fait, je vous avoue, j'ai fait le TGPT, je n'ai pas tout compris ce qu'il m'a dit là. En fait, ce n'est pas possible.
- Speaker #1
Il faut le mettre dans la copie. Oui, ce que tu disais, c'est qu'on va attendre aussi les constances d'autres qualités, c'est-à-dire pas forcément sur leur esprit de synthèse, d'analyse. Qui pourrait être automatisé, mais plutôt sur l'esprit critique, la créativité, la relation client, les soft skills.
- Speaker #0
Exactement, je pense que c'est vraiment ça et ça va changer, ça va partir de plus bas. Je pense que mes deux parents sont profs, je pense que de côté éducation, dès le début il va falloir commencer à changer cette façon de voir les choses. Il y a deux écoles, il y en a qui disent on bloque l'IA partout, on n'en parle pas, et les autres qui commencent à se dire il faut dès le début mettre l'IA dans les mains des gens. Je suis plutôt de la deuxième école. De toute façon, on ne va pas couper l'IAS trop tard. Dans tous les cas, il y en aura dans la main de tout le monde tout le temps maintenant. Mais en effet, aujourd'hui, on recrute des gens, on leur donne beaucoup de données, on leur demande de faire l'analyse et la synthèse de tout ça. Je ne sais pas si demain, c'est les qualités premières des gens qu'on va embaucher. Je pense que du coup, ce sera plutôt, voilà l'analyse qui a été faite par le robot. Qu'est-ce que vous en pensez d'un point de vue critique ? C'est quoi votre analyse on top de tout ça ? Est-ce qu'on pourra aller ? chercher des axes qui ne sont pas sortis par la machine, comment on pourrait penser des nouvelles choses. Le côté créatif, je pense, va ressortir un peu plus qu'aujourd'hui, que ce qu'on teste, je pense, aujourd'hui. Et après, être capable d'aller peut-être faire plus des proofs of concept, d'aller toucher un peu les choses, etc. D'être un peu moins esclave, j'ai envie de dire, de ce qui sort de ChatGPT.
- Speaker #1
Et tu vois beaucoup d'acteurs concurrents que tu connais sur le marché du conseil qui... que tu commences à rencontrer sur ces sujets ou qui se positionnent aussi de la même manière que vous vous essayez de le faire côté Wavestone ?
- Speaker #0
Tu veux dire sur le recrutement ?
- Speaker #1
Non, pardon, sur l'IA. Ah oui, bien sûr.
- Speaker #0
Tout le monde veut une part du gâteau. Tu prends tous les cabinets de conseil de la place, tout le monde a une offre IA sur son site. En fait, l'IA, ça fait longtemps qu'on en parle. Moi, je travaille avec un partenaire que j'aime beaucoup, qui travaille sur l'IA depuis 5-6 ans, et qui me dit, enfin... on traite de mon sujet à la bonne échelle juste par le côté waouh de l'IA générative et il me dit en fait l'IA générative c'est un petit bout, c'est du machine learning du deep learning mais c'est un bout de tout l'IA mais il dit c'est bien parce qu'en fait on rentre discuter à nos clients de l'IA générative et en fait on extrapole sur des sujets de l'IA et vu qu'on fait ça depuis 5 ans en fait on est enfin amené à pousser devant les bonnes personnes des beaux sujets de transformation à base d'IA et donc oui tous les cabinets sont surfe sur la vague IA générative pour faire du bruit et rentrer derrière dans des offres IA un peu plus conséquentes.
- Speaker #1
Ce que tu me disais, c'est que la première fois que tu avais pitché cette offre-là, je ne sais plus si c'était sur l'IA ou l'IA générative d'ailleurs, il y a forcément un petit peu de réticence. Mais à partir du moment où Microsoft a investi X millions là-dedans...
- Speaker #0
En interne, quand j'étais allé voir ma direction... Tout est parti, pour refaire l'histoire rapidement, j'ai un de mes très bons amis qui bossait chez Twitter. Chez Twitter, pardon, chez X maintenant. et qui s'est fait virer quand Elon Musk est arrivé comme 80% du coup des gens et il était dans les têtes pensantes de l'IA chez Twitter d'un point de vue technique un peu CTO et en fait il est venu à Noël chez moi et donc on a parlé, c'est lui qui m'a montré ChatGPT pour la première fois personne n'en parlait en France, aux US il commençait à en parler mais pas en France et quand il m'a montré ce truc je me suis dit mais c'est dingue et le jour où ça arrive dans l'entreprise c'est... Ça a été une révolution. On en a un peu parlé et lui il connaît très très bien tous les sujets de réseau de neurones, de machine learning. Il m'a un peu donné envie de creuser le truc, même s'il est bien plus technique que moi.
- Speaker #1
Voilà, et d'autres rencontres aspirantes.
- Speaker #0
Encore une rencontre aspirante, c'est vrai. D'ailleurs il m'a inspiré plusieurs fois, ça t'a mis dans ma carrière, même dans ma vie j'ai envie de dire. On le salue alors. Ouais, on le salue. Salut Briac. Et donc on a réfléchi un peu là-dessus et je lui ai dit que ça va venir en entreprise. Alors lui voyait moins le côté entreprise parce qu'il était plus sur le côté produit. Je lui ai dit c'est sûr ça va arriver. Donc j'ai essayé de drafter 5-6 slides sur le sujet avec ce que j'avais un peu trouvé en essayant d'imaginer ce que ça pourrait être en entreprise. Je l'ai montré du coup côté Waveton. Je n'ai pas senti un augment particulier pour le truc, c'était genre ouais c'est pas mal, mais au même titre qu'on disait Metaverse c'est pas mal, Blockchain c'est pas mal, NFT c'est pas mal. Et en effet un mois après il y a eu VivaTech qui est arrivé, sujet IA génératif partout, et Microsoft a annoncé Copilot deux semaines avant VivaTech je crois, un truc comme ça. Et donc là ça a commencé à s'enflammer. Et en fait vu que j'avais commencé à écrire les quelques slides... et qu'on avait monté une petite équipe de réflexion autour du truc. On est allé à Vivatech pitcher le sujet avec Microsoft, et c'est comme ça que le truc s'est lancé derrière.
- Speaker #1
Et vous êtes combien dans l'équipe ? Tu m'as dit une manager, toi, un partenaire ?
- Speaker #0
Oui, on a une core team de 6-7 personnes. Et puis là, on gravite autour avec plein de gens qui ne font pas que ça, comme je le disais, les gens font aussi d'autres offres. On commence à avoir des petits pôles, communication, knowledge management, formation. On va faire une formation prompting pour nos consultants, parce qu'on voit que c'est important de faire ça. Il y a des gens du cloud qui viennent nous rejoindre depuis deux semaines. Ça grossit doucement.
- Speaker #1
J'espère qu'on se reverra dans quelques mois et que vous serez sans consultant dans cette pratique. Mille ! Merci beaucoup, Julien, pour tous les sujets. On a vu une grande diversité de sujets, mais en tout cas, c'était très intéressant, avec beaucoup d'exemples concrets. Merci beaucoup à toi et puis en espérant pouvoir refaire un épisode dans les prochains mois, prochaines années.
- Speaker #0
Avec plaisir. Merci Arnaud pour l'invitation et quand tu veux pour revenir vous parler de, j'espère, cette success story dans quelques mois.
- Speaker #1
Nous espérons que cet épisode vous a plu. Vous pouvez retrouver tous les épisodes de Consulting Insider sur les plateformes de streaming et sur le site de NAPTA. Merci pour votre écoute et à très vite pour découvrir un nouveau parcours inspirant.