- Guillaume
Bienvenue sur Corespa, le podcast pour les entrepreneurs du fitness. Je suis Guillaume Legrand, fondateur de Corespa, et ici on parle business, franchise, rentabilité, stratégie et mindset pour aider les coachs et les entrepreneurs à ouvrir et développer un club de sport performant. Tu veux structurer ton activité, attirer plus de clients et maximiser tes revenus ? Tu veux un concept clé en main qui fonctionne ? Alors, tu es au bon endroit. C'est parti !
- Eva
Bonjour à chacune et à chacun. Aujourd'hui, on retrouve Guillaume. Salut, Eva ! Salut Guillaume ! Pour parler de CoreSpa, évidemment, mais surtout d'entrepreneuriat et du fait de monter sa boîte. Et surtout, on va s'attaquer à un mythe, c'est que pour réussir dans le fitness, il faut être partout et tout le temps. Chez CoreSpa, on va vous prouver que bâtir un club rentable et vivre normalement, c'est possible. Alors, Guillaume, est-ce que tu es prêt ?
- Guillaume
Vas-y, vas-y. A quelle sauce tu vas nous manger ?
- Eva
Alors, aujourd'hui, j'aimerais que tu me parles un peu de pourquoi tu penses que beaucoup d'entrepreneurs du fitness s'épuisent. Qu'est-ce qui fait que, ça arrive, que les entrepreneurs s'épuisent et peut-être des fois lâchent l'entrepreneuriat ?
- Guillaume
Un, c'est une réalité. C'est une réalité et un fait. Il ne faut pas du tout se le cacher. Je fais partie de plusieurs groupes d'entrepreneurs qui ne sont pas du tout dans le fitness. Ce qu'on vient de dire, c'est valable pour tout entrepreneur dans n'importe quel type de secteur. C'est aussi valable, pas qu'en France, dans le monde entier. C'est un fait. Il faut d'abord le voir de cette manière-là, qui apporte un stress, etc. Le métier apporte ça aussi. Donc ça, c'est ce qu'on constate. Après, ce qu'il faut faire, ce qu'il faut aussi dire, c'est qu'on ne devient pas entrepreneur n'importe comment. Et tout entrepreneur qui réussit, pour moi, ils ont deux choses. À un moment, ils ont taffé. Et quand je dis taffé, à un moment, ça passe par la quantité. Je ne vois personne qui réussit sans passer à un moment par la quantité. Mais par contre, ceux qui réussissent et qui cartonnent, la quantité doit être limitée dans un certain temps. Et pour moi, la clé de la réussite, ça s'appelle avoir un système. Donc moi, depuis que je suis gamin, j'ai créé ça à 24 ans. Je me suis battu et j'ai travaillé beaucoup au début pour avoir et construire un système. Et c'est ce système-là, c'est horrible comme mot "système". Le mot "système", des fois, est mal vu, comme le mot "industrialiser les process", etc. C'est peut-être mal vu, mais pourtant, c'est ça qui permet de cartonner. Qui permet de cartonner parce que dans le biais cartonner, c'est toujours avoir en tête, enfin moi, c'est ce que j'ai en tête, toujours service client. Service client, service client. Si le service client, l'expérience client est là, on a quelque chose qui est top et avec une offre qui tient la route. Demain, il faut savoir bien sûr le délivrer. Donc, comment on délivre ce service. Et c'est là où il ne faut pas que ce soit centré sur une seule personne. Et il faut savoir bien entendu déléguer, etc. Certainement les questions que tu vas me poser. Et une fois qu'on sait délégué, on peut grossir petit à petit. Et quand on grossit, soit on scale, soit on a de la croissance. Et selon là où on en est en phase de croissance, il faut mettre les équipes qui sont derrière. Donc, oui, un entrepreneur travaille. Et moi, j'ai des phases où je travaille plus et des phases où moins. Mais par contre, j'ai toujours en tête quel est le modèle économique qui me permet de mettre un système en place pour continuer à croître, à mieux servir mes clients. Et quelque chose dont on parle très rarement, à mieux servir mes équipes. Parce que c'est bien mes équipes qu'il faut que je soigne. Quand je dis que je "soigne", il faut que je forme surtout, mais qu'il faut cooconner, etc. Parce que c'est eux qui délivrent. Et donc c'est bien eux, moi je passe mon temps à soigner trois types de personnes, les clients finaux dans les clubs, mais ça ne passe plus par moi directement, pourtant je ai été coaché dedans. Je passe par les managers franchisés, et pas par les salariés, mais par les managers franchisés. Donc ça c'est la première équipe qu'il faut que je soigne pour former, etc. Pour pouvoir délivrer vraiment la prestation finale à mes clients. Et pour pouvoir faire ça, il faut que je soigne mon équipe qui est au siège, qui eux-mêmes... forment les personnes qui. Donc c'est descendant. Et j'ai la chance, oui c'est vrai, j'ai la chance d'avoir entre guillemets fait un peu tous ces métiers, parce qu'il y a plein de métiers différents, et c'est vrai que j'ai la chance moi d'avoir commencé vraiment coach sportif de la base, de la base, de la base. Mais je suis monté progressivement et après on a construit l'équipe et vu que je ne voulais pas dépendre de fonds d'investissement ou des choses comme ça, j'y vais step by step, peut-être plus lentement, mais qui permet de connaître l'ensemble des choses et à chaque fois j'ai bâti un process avec les équipes qui sont là pour délivrer.
- Eva
Et du coup, est-ce que tu peux nous parler un petit peu du système CORESPA ? Alors, c'est vrai qu'on a déjà parlé du manop, mais c'est finalement…
- Guillaume
C'est une partie.
- Eva
Ça fait partie du système. Et est-ce que tu peux nous en parler un petit peu, sans trop rentrer dans les détails, mais nous parler du système et peut-être nous donner quelques exemples ?
- Guillaume
Oui, dans un système, moi, je sépare trois choses. Je sépare la partie concept. Qu'est-ce que c'est que Correspa ? Comment c'est construit ? Un concept, ça se bâtit. C'est juste énorme, cette partie-là. Et derrière le concept, naturellement, c'est là où tu as le manop, le manuel opératoire, qui globalement va répondre à toutes les questions possibles. De gestion, de management, de technique, tout ce que tu veux. Donc ça, pour moi, c'est l'aspect concept. Et tu as le manop, manuel opératoire. Après, à côté de ça, tu vas avoir la structure économique qu'on a mis en place. Donc les structures, les différentes entreprises, comment ça fonctionne juridiquement, quels sont les contrats qui sont faits entre chaque structure. Il y en a plein, il y a des conventions de prestations, des conventions de trésorerie, tout ce système-là qui permet juridiquement de mettre en place l'ensemble des clubs de manière très propre. Et dans le plus important, c'est la holding qui est globalement au-dessus de tout, qui va piloter l'ensemble. Là-dedans, on va avoir un man-dev. Le Mandev, c'est le manuel de développement. Donc d'un côté, le concept, on a le manop, le manuel opérationnel. Et de l'autre côté, on a le Mandev, le manuel de développement. Et pour finir tout ça, vu que tout ça, c'est qu'une question de relation, eh bien, on va avoir un organigramme. Et l'organigramme permet humainement de savoir, de dire qui fait quoi et où. Et donc, si tu as un concept qui est bien fait avec des process bien structurés, d'un autre côté, tu as toute une structure du groupe. Avec des entreprises où juridiquement, tu sais très bien ce qu'on peut faire, pas faire, et tu l'as optimisé, que ce soit fiscalement, que ce soit en termes de droit, etc. Et tu as un manuel de développement. Et en troisième temps, tu as un organigramme qui permet d'avancer et surtout de savoir qui fait quoi pour ne pas se marcher sur les pattes, qu'il n'y ait pas deux personnes qui le fassent. Et surtout, qu'il soit fait également pour optimiser toutes les tâches, d'être sûr que toutes les tâches soient faites. Personne ne doit connaître aussi le métier des autres, pas par cœur, mais savoir quel est son domaine de compétence pour avoir ces synergies et travailler ensemble. Et derrière le "qui fait quoi", ce qui est hyper important, c'est d'avoir un "répartitâche". Et derrière ce répartitâche,ça te fait sourire parce que tu en fais partie et je t'embête là-dessus. Mais tous ceux qui travaillent fonctionnent avec un répartitâche, avec des deadlines, des priorités et tout ça mis dans un agenda. Et donc tu vois, si tu as ces trois types de groupes, ça cartonne. Et si t'en manques un, tu peux pas avancer. Et ce système-là, il est mis en place avec des objectifs très très précis dans chaque structure, chaque personne. Si t'as pas d'objectif, tu vas pas très très loin. Et donc on sait très bien où on va, et derrière tout ça, t'as une vision de la boîte avec un plan annuel stratégique pour emmener tout le monde dans la direction. Et tout ça, c'est mon job. C'est vraiment mon job. Des fois, mes équipes me disent « Mais attends, si tu ne fais plus ça, tu ne fais plus ça, tu ne fais plus ça, tu ne fais plus ça, tu fais quoi ? »
- Eva
Tu fais quoi ?
- Guillaume
« Ne t'inquiète pas, ne t'inquiète pas, je suis en train de buller. » Ben non, non, non. Mon job, c'est de prendre des cafés avec des personnes et mettre une stratégie en place.
- Eva
Oui, c'est ça finalement le rôle du franchiseur. Et d'ailleurs, tu le dis très souvent, toi, ce n'est pas des seconds que tu cherches, c'est vraiment des chefs d'entreprise parce que ce n'est pas ton rôle d'aller diriger le club. Toi c'est vraiment d'aller faire en sorte que la franchise fonctionne pour que leur club fonctionne en fait.
- Guillaume
Eh oui, je sers au mieux mon équipe siège et je les forme pour toujours avoir un temps d'avance pour qu'eux puissent former au mieux les managers franchisés. Le plus gros risque entre les deux que j'ai pris moi, c'est quand mes deux clubs où j'étais, je suis toujours co-gérant de mes deux clubs, mais le plus gros risque c'est quand moi je suis parti de ces choses-là. Et j'ai dit, et j'ai même mis, c'était une EURL, et j'ai fait mes salariés, il y en a deux qui sont passés, ou je leur ai passé des parts, et je leur ai dit, maintenant c'est vous, c'est votre job, je ne peux pas faire les deux à la fois. Donc il faut déléguer. Donc là un petit peu, tu vois, pour construire un club, la rentabilité, comment elle se crée, et comment elle se construit surtout. Un entrepreneur pour moi, c'est quelqu'un qui sait créer de la valeur. Alors ce qui est très rigolo, c'est qu'on... Tu sais, ma dent en ma... petite dent que j'ai contre l'école de manière générale, même si tout n'est pas à critiquer. Mais aujourd'hui, on n'apprend pas ça. On n'apprend pas ça. Moi, j'apprends ça à mes enfants à créer de la valeur. Et pourtant, tu vois les yeux qui s'écarquillent dès que tu leur montres. Et ils savent faire, en plus, les gamins. Mais souvent, on les fait taire très rapidement dans notre société. Alors qu'on est tous créatifs et on sait créer de la valeur. Ce n'est pas si compliqué que ça.
- Eva
Mais c'est vrai que, comme tu dis, moi, je sais que quand j'ai découvert l'entrepreneuriat, j'ai dû apprendre beaucoup parce qu'on ne m'avait pas appris à l'école. On ne nous apprend finalement même pas à être un bon salarié. On ne nous apprend pas ces choses. On nous apprend la base. Enfin, même pas. C'est compliqué.
- Guillaume
On va partir le monde. Je pense que l'image, comme tu dis, du boss, du patron, c'est des mots que j'ai appris à vivre avec, parce que des fois, c'est ce que j'entends. Quand tu vois sur les réseaux sociaux, etc., ces trucs-là, c'est assez clivant. Et tu te dis, la société met du temps à évoluer parce que tu vois que c'est des mythes qu'on a encore d'après-guerre. Et aujourd'hui, oui, tu auras toujours des patrons qui vont abuser de plein de trucs. Oui, c'est vrai. Et souvent avec de très grosses structures qu'on va mettre en image. Mais aujourd'hui, il ne faut pas oublier que 80%, c'est des PME, TPE, et 80% de ces gens qui sont dans ce milieu-là n'ont pas cet état d'esprit. Par contre, il ne faut pas oublier qu'eux-mêmes ne sont pas formés. Dans les groupes d'entrepreneurs que j'ai, c'est la principale question, c'est où est l'école de formation d'un chef d'entreprise ?
- Eva
Oui, elle n'existe pas. Et, pardon, d'ailleurs, j'aimerais rebondir sur le fait, sur la surcharge, parce que forcément, à ne pas être formé, très vite, je pense qu'on a trop et on ne sait plus où donner de la tête. Et je voudrais que tu nous... Comment pour toi ? un manager peut piloter son club, parce que pour le coup, c'est le sujet, sans être présent 70 heures par semaine, par exemple ?
- Guillaume
Je vais peut-être t'orienter sur une réponse que tu ne pensais pas, mais en fait, il faut avoir un esprit de croissance. Aujourd'hui, je sépare l'esprit de croissance, l'état d'esprit de croissance et l'état d'esprit fixe. Et on en revient avec la décision qu'on a eue juste avant. Trop d'entrepreneurs ont un état d'esprit fixe. Donc, si c'est fixe et si ce n'est pas de croissance... Parce qu'on a peur de réussir, parce qu'on a peur de grossir, parce qu'on a peur de... Je ne sais pas, souvent, c'est des peurs. Demain, c'est encore plus clivant. Et dans ces cas-là, tous les autres conseils que je peux te donner après, sur lesquels je suis passé, il y a plein de choses que je fais mal, mais ça, je pense l'avoir. Ce n'est pas possible de mettre en place. Donc, il faut d'abord changer d'état d'esprit. Si tu n'as pas cet état d'esprit de croissance, tu ne pourras pas mettre en place, justement, apprendre à déléguer, etc. Donc, pour moi, c'est avant tout... cet état d'esprit qui est intéressant.
- Eva
Ok. Et justement, tu parlais des peurs, et je sais que beaucoup de nouveaux entrepreneurs, alors dans le fitness ou ailleurs, ont peur des chiffres. Comment on les accompagne, nous, là-dessus ? Est-ce qu'il y a des erreurs financières ? C'est quoi l'erreur financière que tu as le plus vue ? Et comment tu aides les nouveaux entrepreneurs qui arrivent à gérer ça et gérer cette peur du chiffre ? Comme tu disais, de grossir, de peut-être réussir même des fois.
- Guillaume
Oui, la première peur, je ne la vois pas forcément dans les chiffres. Pour moi, ce ne sont pas des peurs, c'est une réalité. Mais les peurs, c'est clair qu'il faut... Et c'est bien d'avoir des peurs. Les peurs, il faut d'abord les reconnaître. Tu vois, ma plus grosse peur que j'ai, j'ai été marqué à vie là-dessus, et je l'aurai toujours, moi j'ai la peur de l'échec. Mais la peur de l'échec, tant au niveau business, tant au niveau éducation avec mes enfants, tant sur un terrain de tennis quand je dois jouer le dimanche. Mais par contre, c'est qu'est-ce que j'en fais ? Est-ce que je le reconnais ? Je pense que je mourrai avec cette peur de l'échec, c'est certain. J'étais marqué. Mais par contre, c'est qu'est-ce que tu en fais ? Qu'est-ce que tu fais pour rebondir ? Et comment tu fais pour battre ça ? Et moi, j'en ai fait une force.
- Eva
Est-ce que c'est un booster ou est-ce que c'est un handicap finalement ?
- Guillaume
Tu sais, tu n'as pas le monde des forts et le monde des faibles. Pour moi, ceux qui sont forts, c'est ceux qui sont faibles. Il faut d'abord reconnaître sa faiblesse pour pouvoir être fort et y aller. Et donc ceux qui sont forts, c'est ceux qui connaissent leur faiblesse et c'est ça qu'ils veulent faire. Et donc, si je reviens sur la peur des chiffres, c'est pour ça que j'ai séparé mon propos, parce que pour moi, ce n'est pas forcément peur des chiffres. C'est dans les chiffres où il y a des erreurs qui sont faites, il y a des grosses erreurs. Il y en a, tu vas rigoler, c'est des erreurs vraiment à la con, mais je les ai vues. Mélanger le hors-taxe et le TTC, c'est des trucs que tu ne t'imagines même pas. Même pour un simple montage financier, c'est quand même des choses de fou. Et les banquiers, j'aime bien le mot conseiller banquier, tout ce que tu veux, mais globalement même le banquier n'a rien vu de tout ça. Donc ça, c'est des choses qu'on a pu voir. En fait, erreur de gestion, pour te donner un ordre d'idée, sur 10 boîtes, 7 qui vont se planter, 7 boîtes sur 10, c'est des erreurs de gestion.
- Eva
Ok. Gestion financière, on n'est pas à la gestion de la boîte en règle générale.
- Guillaume
Gestion financière, ce qu'on appelle gestion et finance. Gestion, par exemple, une autre idée, un coach qui veut créer, sa femme était enceinte, sa femme lui a dit, il faut que tu diminues un peu le temps de travail. Lui, il s'était éclaté à faire tout un mur parce qu'il s'y connaissait, à simplement le repeindre du parpaing en blanc et tout d'un coup, il veut le ré-isoler, mettre un truc et il balance 15 000 balles. Et sa réponse, c'est... "Ah ouais mais t'inquiète pas j'ai ce qu'il faut en tréso". Et le mec son prévisionnel de trésorerie, incapable de lui faire comprendre la différence entre "j'ai en tréso" et le prévionnel de trésorerie, où oui c'est prévu mais dans trois mois il n'y a plus. Donc ça apparaît, mais c'est à la rigueur apprend à gérer un bon père de famille. Mais aujourd'hui qui sait gérer de l'argent ? J'ai donné de l'argent de poche et j'ai ouvert un compte aux enfants, je leur apprends globalement comment on fait. Aujourd'hui, j'en discute avec les parents. Déjà, les parents qui veulent bien en discuter, parce qu'apparemment, ça reste encore tabou. Mais c'est hallucinant. Et il n'y a pas de bonne et mauvaise réponse. La mauvaise réponse, c'est quand tu as 2 euros, tu ne dépenses pas plus de 2 euros. Mais des fois, tu as des enfants qui voient leurs parents qui vont faire des crédits à la consommation. Donc, il faut apprendre financièrement. Et cette notion, ça commence par une notion de travail. et si tu veux construire cette... poule aux oeufs d'or, mes parents n'avaient pas d'argent. Je ne suis pas né avec cet argent à dire, je l'ai, je n'ai plus qu'à le faire fructifier. Et bizarrement, ça m'a aidé. Ça m'a aidé parce que ceux qui ont ça, des fois, ils n'ont pas la valeur de l'argent. Donc, ça commence par travailler parce que tu commences à mettre du temps de travail, de la qualité pour avoir. Et après, une fois que tu l'as, la première chose de toutes les gens qui réussissent, c'est ceux qui arrivent aussi à mettre de côté. Pour mettre de côté, mais pas pour dire je mets sur un livret A, certainement pas, ça ne rapporte rien, tu perds de l'argent sur un livret A. Mais pour, avant de dire je vais placer, pour pouvoir réinvestir. Et tu réinvestis dans quoi ? Quels sont les actifs qui existent ? Aujourd'hui, ils ne savent pas tous les actifs qui existent. Et après, hop, tu réinvestis. Donc cette notion-là, il faut vraiment l'avoir. Il faut vraiment l'avoir parce que ça va aider justement à combattre ses peurs et connaître l'argent. Après, il y a toujours toutes les personnes qui ne savent pas. J'allais dire soit lire un bilan, soit faire un business plan. La trésorerie, très souvent, oui, un prix de la trésorerie, des fois, ils ont plus de mal. Ou ils ont plus de mal à se projeter sur un compte d'exploitation sur 5 ans. Je n'ai pas dit que c'était facile, mais par contre, faire sous-traiter ça à quelqu'un, il y a beaucoup de choses qui sont dangereuses. Sous-traiter la compta à OK, OK, OK, pas de souci, on fait des lignes, pas de souci. Sous-titrer à l'expert comptable, c'est déjà une très bonne idée de s'entourer. Donc la réponse est s'entourer. Mais par contre, ne pas attendre de l'expert comptable. Parce que qui ? J'ai des très bons experts comptables. Jean-François, si tu m'écoute, merci pour tout ce que tu as fait. Mais c'est avant tout vous le porteur du projet. Et donc des fois, Jean-François me dit, attends, qu'est-ce que tu veux faire ? Où tu veux aller ? Donc il peut nous aider, mais c'est une aide. C'est qu'une aide. Et donc, c'est vraiment à nous de voir, d'anticiper les choses. tant sur les rentrées, tant sur les dépenses, tant sur ce qu'on veut faire. Et c'est pour ça que j'ai commencé ma réponse, et je clôture là-dessus, sur une mentalité de croissance.
- Eva
Ok, j'ai compris.
- Guillaume
Et donc de formation. Un entrepreneur est en formation continue.
- Eva
Oui, et d'ailleurs, c'est ce que tu dis tout le temps, c'est un beau coach, c'est un bon candidat à la franchise, c'est aussi quelqu'un qui va... j'ai plus le terme exact mais qui est coachable qui va être d'accord pour qu'on le forme en continu tout le temps et apprendre tout le temps et d'ailleurs je voulais savoir en quoi l'accompagnement du réseau, nous Coreespa, va permettre justement d'éviter ces erreurs plus ou moins coûteuses, tu as donné pas mal d'exemples mais en quoi ça va alors ? Comment le fait d'être accompagné par une franchise va leur permettre d'éviter toutes ces erreurs-là ?
- Guillaume
En effet, quand tu crées en franchise, tu divises par deux ton risque. Ça, c'est des faits. Ça, c'est des faits, quel que soit dans le réseau et pas que dans le fitness. Donc, ça, c'est des faits.
- Eva
En théorie, toi les erreurs, tu les as faites, toi, et ça…
- Guillaume
Ben oui. Et puis, tu as déjà, encore une fois, le cadre qui te… Rien que le cadre qui est donné te limite carrément dans les erreurs. Et tu as surtout un modèle économique qui est en face. Donc, ça, c'est un fait. Et l'autre fait qu'il faut toujours rappeler, que je rappelle " Le franchisé est indépendant juridiquement et financièrement". C'est-à-dire que moi, je peux donner des conseils, rappeler les cadres, les ratios qu'on fait, mais ma plus grosse erreur que je ne ferai pas, et qui sont les limites d'un franchiseur-franchisé, c'est que je ne ferai pas d'ingérence. Donc je ne déciderai pas à la place de la personne. Je n'orienterai pas à la place de la personne, surtout, surtout, surtout, dans la partie de la gestion financière. Quelqu'un qui est de son côté, moi je ne vais pas rentrer dans son chiffre dedans et l'orienter sur la lecture de son bilan, etc. Ce n'est pas mon job. Tu vois, je vais aider dans la lecture, là on a un bâtiment, Serge me demandait de relire le bail, la réponse c'est non. Je peux donner les points qu'il faut faire attention. Les points de négociation possibles, mais ce n'est pas moi qui vais aller faire cette démarche-là. Ça, c'est de l'ingérence.
- Eva
Ok.
- Guillaume
D'accord ? Donc, c'est sensible sur la partie juridique et financière. Par contre, sur toute la partie concept, concept, concept, oui, là, c'est pleinement nous. Le savoir-faire, c'est nous. Concept et savoir-faire, c'est carrément ça qui est complètement encadré. Par contre, les chefs d'entreprise cherchent, bien entendu, à être indépendants juridiquement et financièrement. Donc, l'aspect juridique et gestion pure, c'est pour ça qu'ils ont créé une boîte. Moi, je ne suis pas co-gérant. C'est eux les gérants.
- Eva
Ok. Et du coup, en parlant de gérant, est-ce que tu peux nous dire qu'est-ce que toi, tu voulais préserver en créant le modèle Corespa ? Par exemple, ta liberté, ta famille, ton temps, etc. Et qu'est-ce qui... C'est surtout pour ceux qui pensent qu'en créant leur propre club ou en montant leur boîte, ils vont devoir sacrifier leur vie. Qu'est-ce que toi, tu as voulu préserver ? Et aussi, est-ce que tu peux nous donner des exemples concrets aujourd'hui de ce qui est préservé ou pas chez toi et chez les autres ?
- Guillaume
Je suis quelqu'un d'exigeant envers moi-même et je pense l'être des fois même un peu trop vis-à-vis des autres. Donc pour moi, j'avais deux exigences. C'est ma qualité de vie au niveau perso et surtout... de garantir la qualité et l'accompagnement au niveau pro.
- Eva
Ok.
- Guillaume
Donc, tu vois, c'est deux choses bien différentes parce que je ne vais pas sous-traiter l'éducation de mes enfants. Par contre, je peux carrément sous-traiter la partie pro. Donc, la partie pro, moi, je m'entoure de la Dream Team et c'est cette Dream Team qui doit être meilleure que moi, que je forme au process, etc. pour avoir cette qualité de vie. Donc, les deux sont complètement liés. Ce n'est pas dire je passe plus de temps en famille ou plus de temps perso, tout ce que tu veux, pour pouvoir lâcher le pro. C'est que le pro, je veux garantir cette qualité qu'on a parlé. Donc cette qualité, elle est gardée. Oui, il y a des hauts et des bas comme toute boîte. Et des fois, ça demande un peu plus de travail. Des fois, ça demande un peu moins, etc. Mais plus on avance, plus c'est, entre guillemets, bizarrement, c'est facile. C'est ça que j'allais dire. On sait comment faire, entre guillemets. Le "comment", c'est assez facile. C'est le "pourquoi". J'ai toujours dit "le pourquoi du comment". Donc mes deux exigences, c'est pro, pour garantir la qualité qui passe par la formation et mes équipes. Et il faut éteindre les grands feux quand des fois il y a certaines grosses emmerdes. Et de l'autre côté, c'est ma qualité de vie. La qualité de vie perso, elle va passer très égoïstement, pour avoir du temps pour moi, très égoïstement. Je vais pouvoir faire un paddle quand j'ai envie avec des potes, pouvoir aller faire mon footing à 9h et commencer à travailler à 10h, prendre un temps de lecture le midi tranquillement de 13h30 à 14h. De dire mon téléphone il sonnera pas du tout le matin aucune notification sera répondu c'est ce type de qualité de vie parce que ça ça m'intéresse parce que et elle passe aussi par la qualité de vie après purement financière parce que j'en ai bavé donc ça ici je j'ai la chance maintenant de plus me poser de questions si j'ai ou si j'ai pas mais. t'inquiète pas que je suis pas un flambeur parce que ça m'intéresse pas du tout du tout du tout mais n'empêche que tu vois la semaine prochaine on part au ski avec les enfants c'est génial. C'était un de mes critères, c'était ça et acheter du chocolat. Donc, c'est des critères qui m'intéressent énormément et qui, pour moi, sont un peu gage de liberté par rapport à ce que je voulais faire. Et le troisième, c'est bien entendu ma femme et mes enfants. Et donc, ma femme et mes enfants, pour avoir cette qualité, ça passe par du temps et encore une fois, de la relation. Tu vois, on est assez cinéphiles à la maison. Là, j'ai bloqué juste avant la visio, à 8h30, j'ai bloqué mes places pour Avatar pour aller mardi après-midi en famille. Donc tu vois, c'est ce genre de truc, ma fille me dit « ah tiens, j'ai rêvé de telle chose » et moi dans le rêve, tout d'un coup elle m'explique son rêve et j'ai l'impression voir dans, je ne sais pas si tu as vu Avatar, je ne veux pas spoiler etc, mais tu vois un peu dans Pandora le lieu de Avatar. Tu vois un petit peu comment Luc Besson, pas Luc Besson, comme il s'appelle, James Cameron, a créé cet univers. Et là, j'ai dit, tiens, c'est peut-être ce qu'elle a vécu dans son rêve. J'ai envie de lui faire montrer. Hop, on a pris les places. Donc, tu vois, ça, c'est mon kiff. C'est pouvoir, là, je vais monter, faire une petite ascension avec ma femme et mes potes. C'est ce type de choses.
- Eva
Et du coup, tout ça, c'est toi, et c'est pour ça que tu as mis en place tout ce système. Est-ce que tu le vois chez les... chez les managers aujourd'hui qui ont monté leur boîte, qu'ils ont aussi cette liberté, qu'ils viennent ouvrir ou qu'ils ont ouvert, il y a, je crois, le plus ancien, c'est 2015, c'est ça ?
- Guillaume
La réponse est oui, mais à des niveaux différents. Oui,
- Eva
Chacun a ses critères, mais en tout cas, est-ce qu'ils répondent à leurs critères ?
- Guillaume
Oui, mais je préfère que tu leur poses directement, parce que tu vois que la moitié de ma réponse, c'est de la réponse perso.
- Eva
Oui.
- Guillaume
Donc, dans mes managers, j'en ai un qui n'a pas eu d'enfant. Chez moi, je m'éclate avec les enfants et ma femme, lui il n'en a pas. Ça ne peut pas être la même chose. La réponse, c'est très personnel comme vision. Dans la vision de la boîte, j'ai la chance d'intégrer là où je veux aller. Et la chance qu'on a, c'est que les managers franchisés sont complètement indépendants et peuvent vivre là-dedans. Et l'aspect pro leur apporte quelque chose pour après leur apporter du développement perso. Et ça, après, l'objectif, c'est vraiment en fonction de ce que la personne vient chercher. Et après, on a quand même une notion qu'eux ont un club, voire plusieurs clubs. Là, Seb, il y en a deux et là, on a deux, trois ouvertures avec du multi-site. Je n'ai pas non plus la même posture, puisque j'ai des clubs en propre, des clubs en franchise participative et des clubs qui font partie du réseau, mais qui ne m'appartiennent pas. Et je mets aussi la partie immobilière. Donc, en fait, si tu veux, le système, on n'a pas les mêmes actifs pour pouvoir arriver à ça.
- Eva
OK.
- Guillaume
Donc c'est pour ça que je ne préfère pas forcément comparer, parce que niveau perso, on n'a pas les mêmes ambitions, ou les mêmes choses, les mêmes critères. Et au niveau pro, eh bien oui, il y a Corespa qui rassemble avec un poste différent, mais on n'a pas tout le reste qui est à côté de la même manière.
- Eva
Écoutez, si vous voulez avoir la réponse pour les autres, les managers de club, il faudra écouter les prochains podcasts. Ou écouter celui qui existe déjà avec Alex. Mais ok, très bien.
- Guillaume
Ce qu'il faut retenir, c'est que ça apporte cette liberté, et souvent la liberté, liberté ne veut pas dire pas de contraintes. et ne veut pas dire qu'on ne travaille pas. Mais la liberté apporte très souvent, moi ce que je venais chercher, c'est une certaine forme de liberté financière et une certaine forme de liberté en temps. Et c'est ça qu'on vient souvent chercher, mais ce n'est pas pour buller. Un des trucs qui m'a toujours intéressé, j'ai des personnes qui m'ont aidé, je me suis fait tout seul, mais je ne me suis pas fait tout seul parce que j'ai été aidé par d'autres personnes, entouré à plusieurs niveaux, de plusieurs styles, de plusieurs manières. Et moi depuis maintenant, 5-6 ans, je me suis toujours juré que ce sera moi maintenant d'aider des personnes, que ce soit financier, en temps, etc. Donc faire tout ça, c'est pour aider demain son prochain. C'est pour faire autre chose. Je suis engagé sur pas mal de trucs bénévolat qui n'ont rien à faire avec de l'argent, qui n'ont rien à faire avec Corespa, mais qui sont faits pour dégager du temps et de l'argent pour faire autre chose. Parce que ma vie d'homme ne s'arrête pas à Corespa du tout et ne s'arrête pas au niveau perso avec ma famille du tout.
- Eva
Mais je pense qu'on peut s'arrêter là. Et pour ceux qui nous écoutent, si vous avez envie d'être celui ou celle que Guillaume va aider à monter sa boîte, à devenir entrepreneur et à avoir son propre club, n'hésitez pas à nous contacter. Si tout ça vous parle, si ça résonne en vous, n'hésitez pas à nous contacter. On vous met tous les liens, tous les points de contact, soit sur les réseaux, en description sur la plateforme d'écoute où vous êtes. Donc, n'hésitez pas à nous contacter, à aller même... Guillaume, je crois que tu as sorti un livre et ce livre donne aussi tous ces points d'explication. Donc, n'hésitez pas à acheter le livre et à découvrir l'univers entrepreneurial Corespa. Voilà, Guillaume, un dernier mot avant de nous quitter, avant de couper.
- Guillaume
Très vite. Je ne sais pas quand est-ce que ce sera publié. Donc, soit bonne année, soit plutôt meilleurs voeux pour 2026.
- Eva
En théorie, bonne année, on est bon. Là, ça devrait être... Bonne année, bonne année.
- Guillaume
Bonne année, surtout, ça paraît classique, mais la santé avant tout.
- Eva
Exactement, exactement. Alors, merci beaucoup à tous. Merci Guillaume, merci pour votre écoute. Et je vous dis à très vite.
- Guillaume
Bye bye. Corespa, c'est bien plus qu'un club de sport. C'est une opportunité pour réussir dans le secteur en tant qu'entrepreneur. Tu veux lancer ton propre club sans partir de zéro ? Tu veux un modèle éprouvé et un accompagnement pour réussir ? Alors réserve un rendez-vous en visio sur mon agenda en ligne et parlons de ton projet. A très vite pour un nouvel épisode et d'ici là, passe à l'action !