Speaker #0Salut, c'est Etienne. Et aujourd'hui, on va parler d'épression et de comment je pense que ces phases de vie où c'est très dur, où on a l'impression que tout s'écroule en dessous de nous, peuvent nous amener à évoluer, peuvent nous amener à aller plus loin et encore plus haut, à atteindre ce que j'appelle la performance. Je vais d'abord partir de mon histoire personnelle et puis on va en discuter après. Parce que moi aussi, je suis passé par là. Moi aussi, j'ai failli faire un burn-out. Quand j'ai créé Bass Therapy, je me suis lancé corps et âme dans cette création de programme qui, je pensais, elle me rapportait gros. J'étais drivé par l'argent, mais pas du tout, en alignement avec mes propres valeurs. Alors pour ça, j'ai mené une sacrée vie d'assiette en fait. Lever 5h du matin, respiration, yoga, méditation, douche froide. Et ensuite, j'enchaînais avec ma journée. Et le soir, je remets un métier à travailler. Et je me suis petit à petit éloigné de ma famille, éloigné de ma femme, éloigné de certains amis. J'ai même perdu un ami à cause de ça. Et sur le moment, je ne m'en rendais pas compte. Parce que j'avais l'impression que c'était la meilleure chose à faire. Je suis allé tellement, tellement profondément en moi à chercher, à tirer dans mes entrailles la solution, la vérité entre guillemets, à chercher qui j'étais, ce que je pouvais apporter, que finalement j'ai commencé à me perdre. Je crois que la problématique d'aujourd'hui, c'est qu'on a souvent tendance à aller beaucoup trop dans les extrêmes. Quand on va dans de la spiritualité ou des choses comme ça, quelconque domaine, souvent on va tellement dedans. Et on est tellement vulnérable à ce moment-là qu'on s'identifie ensuite, on prend une nouvelle identité en accord avec ce qu'on est en train de vivre. Et c'est tout le problème de l'identification. C'est tout le problème potentiellement de la dépression parce que lorsqu'on est dans ces phases, on n'a pas d'énergie. Et donc la moindre lumière, la moindre once d'énergie qui s'offre à nous, on va plonger dedans, on va essayer de l'attraper. Et quand c'est mal accompagné, on va plonger, on va continuer. C'est ça la problématique. A l'inverse, quand c'est canalisé, quand cette phase dépressive, où notre corps se met dans cette phase de restauration, dans cette phase d'introspection, eh bien, si on a conscience de ça, si on met en lumière tout ce qui est en train de se passer, alors ça nous sert de tremplin. Je m'explique. Vous cramez votre énergie, vous êtes fatigué, vous vous dépensez parce que vous voulez répondre à des attentes qui peuvent être des attentes extérieures de votre entourage ou bien des attentes de votre intérieur, vos propres attentes, votre propre exigence. Alors vous cramez toute cette énergie, vous travaillez dur, vous essayez de faire du sport, enfin bref, peu importe. Il y a un moment où votre système nerveux va vous dire stop. Et lorsque il vous dit stop... Il a besoin de récupérer d'énergie. C'est parce que, justement, on a épuisé la jauge qu'on va se mettre dans cet état de restauration, qui doit être du sommeil, beaucoup dormir, qui doit être de la récupération par des pratiques de régulation, la respiration, notamment la méditation, le massage, la marche. Mais ce sont des étapes indispensables. Lorsque nous sommes totalement déconnectés de notre corps, on ne perçoit pas ces signaux. Et il est trop tard, on devient malade, on se fracture la jambe, il y a des accidents, vous pouvez voir. Il se passe des choses dans notre corps qui font qu'on reste dans cette phase, parce qu'on n'a pas cette conscience. Moi, dans ma dépression, dans cette phase d'épuisement, burn-out puis dépression, j'ai eu la chance que cela arrive parce que justement, je faisais beaucoup d'introspection et que justement... Je crée cette connexion au corps. Alors j'ai réussi à voir ces signaux au bout d'un moment, à travailler cette intuition qui à un moment me dit « Ok, tiens, là, c'est pas du tout la bonne route, faut changer. » Mais c'est passé justement par toutes ces pratiques d'introspection, par la respiration, par la méditation, par les douches froides, par finalement la vie ascétique que j'avais menée. Alors je vais pas cracher dessus, loin de là, parce qu'aujourd'hui je pense que j'en suis là grâce à ça. Mais dans ce parcours, dans ce processus, En plus, il y a forcément des couacs. Comme je vous disais, j'ai perdu un pote, je me suis éloigné à un moment de ma vie de ma femme, et ça a été très dur. Mais bon, ça s'est résolu. Pour revenir un peu à cette dépression, à ce corps qui rentre dans cette phase restaurative, eh bien c'est quelque chose d'indispensable. Beaucoup de personnes, lorsqu'on est... Dans cette phase dépressive, dans cette anxiété généralisée, on ne trouve pas de solution. Parce qu'on va chercher toujours la solution ailleurs. On va chercher dans peut-être des stratégies d'adaptation, dans des stratégies qui vont nous mettre en fuite. Ou au contraire, qui vont nous paralyser. Et la problématique c'est qu'on est souvent seul dans ce chemin. En étant seul, on ne peut pas trouver de solution, on a besoin d'être accompagné, on est des animaux sociaux et on doit trouver du support. Et ce support peut nous servir justement de béquille pour pouvoir avancer. Moi j'ai eu la chance de trouver des mentors, j'ai eu la chance encore une fois d'être dans déjà un chemin qui m'offrait une possibilité d'évolution. Quand on n'en a pas, eh bien c'est dur, c'est très dur. Et à ce moment-là, il faut repasser par le corps. Il faut repasser par cette connexion entre l'esprit et le corps. Pour pouvoir reproduire de l'énergie. Pour pouvoir écouter les signaux que notre corps nous dicte, nous envoie. Et que notre système nerveux puisse faire la part des choses. Puisse faire la part, ok, ça c'est bien pour moi, ça c'est pas bon. Ça c'est bien, je le prends. ça c'est pas bon, je supprime. Ou justement, c'est pas bon, mais j'en apprends. Parce que le truc, c'est que dans ces phases où on est dans ce brouillard mental, où le monde est en train de peser sur nos épaules, et bien le système nerveux n'arrive plus à faire la part des choses. Et il prend tout. Et tout est dirigé vers le négatif. Et ça demande une énergie de dingue. Parce que... On n'a pas d'énergie. La jauge essaie de se remplir, mais à la moindre action, ça se vide. Alors que si vous partez avec une jauge pleine, même si ça se vide un peu, c'est une petite énergie dépensée. Tandis que si vous partez d'en bas, forcément tout vous semble incommensurable. Ça demande une énergie folle parce que la même quantité vous ramène à plat. Donc c'est ce rapport, ce différentiel qui joue. Et ça, c'est perçu par le cerveau, c'est perçu par vos mitochondries qui sont au niveau cellulaire. Pour résumer, quand vous êtes dans cette phase dépressive, on a une dissociation avec le corps. On n'écoute pas les signaux, on est low battery et on a besoin de récupérer. Le corps nous envoie ces signaux pour essayer d'aller vers le sommeil. C'est souvent pour ça qu'on n'a pas d'énergie, on n'a envie de rien faire, on n'a pas la motivation. Mais simplement parce qu'il faut dormir, merde. Il faut juste dormir. Il faut augmenter son temps de sommeil, améliorer sa qualité de sommeil à travers des pratiques de régulation, à travers des moyens d'optimisation environnementale. Ça veut dire qu'on optimise l'espace pour dormir. Et là, on récupère. Et à partir de ce moment-là, on peut commencer à imaginer, en tout cas... des challenges qui vont relancer la machine à dopamine, le seeking system. Et en relançant la machine, bien évidemment, on commence à avoir un peu plus de fierté puisqu'on résout des challenges, on réussit. Et ça, petit à petit, pièce par pièce, pierre par pierre, on commence à avancer. Je prends toujours l'exemple de, imaginez, vous êtes sur un chemin, vous avez un gros rocher devant vous. Forcément, ça paraît énorme à déplacer. Et donc c'est décourageant. Vous savez que peut-être vous n'avez pas la capacité de le faire. Mais parce que vous partez d'en bas. Alors que si vous avez ce rocher, ce même rocher fragmenté en 4, 5, 100, j'en sais rien, eh bien là, c'est beaucoup plus simple. Vous avez l'énergie, vous trouvez l'énergie, et chaque pierre déplacée vous apporte encore plus d'énergie parce que vous voyez que ça avance, vous voyez que vous progressez. D'où l'avantage. de fractionner les actions, fractionner les to-do list, fractionner les challenges, faire des petites choses. Rien ne peut faire basculer. C'est ce qui m'a fait prendre conscience que la respiration... était différente, était en tout cas ma solution à moi. Ce n'est pas la solution de tout le monde. Moi, je me suis engagé dans cette voie parce qu'instinctivement, il y a eu cette voie à un moment qui m'a dit « Etienne, la respiration, la respiration, la respiration, il faut que tu ailles dedans. » Ça m'est arrivé au cours d'un soir, lorsque j'étais en rendez-vous client pour ICI de vente, Best Therapy, Je vendais justement tout le projet, tout le parcours. Je parlais de méditation, je parlais de conscience de soi, de sommeil, etc. Et le client me dit « Bon, je ne vois pas trop. » Je me rappelle. « Ok, tu me dis tout ça, mais ce n'est pas du tout concret pour moi. » Et là, tout de suite, dans ma tête, ça a fait quelque chose. Et j'ai entendu « Respiration » . Et c'est à la suite de ça, justement, que je me suis lancé dans cette voie du souffle, dans l'apprentissage de la respiration, dans l'apprentissage de ce que ça pouvait faire sur nous, sur notre corps, sur nos émotions. Et qu'aujourd'hui, j'en suis là grâce à ça. Par ce moment de lucidité, par cette ampoule qui s'est allumée dans ma tête, en fait. Mais tout ça, c'est grâce à la dépression. C'est grâce à tout ce parcours pendant lequel j'étais dans cette phase très difficile, anxieuse, à ne pas savoir être, dans l'insécurité financière, dans l'insécurité du futur, dans l'insécurité affective, dans l'insécurité émotionnelle, où justement j'étais en train de me raccrocher à ce que je pouvais. Je le dis souvent, pour pouvoir aller plus loin, il faut d'abord aller en profondeur. Et cette profondeur, ça demande cette possibilité d'introspection, d'aller chercher au plus profond de nous-mêmes, qui nous sommes, de s'offrir finalement une certaine vulnérabilité. Quand on est vulnérable, on décide alors de laisser tomber le masque, ou on laisse tomber le masque pour être vulnérable. Et quand on laisse tomber les masques, quand on laisse les identités que l'on se met, Eh bien, on est qui on est, tel que l'on est, pour ce qu'on est, où qu'on aille, où qu'on soit, qu'importe le moment, qu'importe le temps, on est juste nous. J'espère que cet épisode t'a plu. Je parle un peu de moi, un peu de physiologie, un peu de neuro et de l'état de performance. Tu peux me retrouver sur les autres épisodes ou simplement sur mon site pour... venir me voir et me contacter. N'hésite pas à me faire un feedback sur l'épisode, ça me fait toujours plaisir, et à partager si l'épisode t'a plu ou t'a inspiré. Tu peux également m'écrire sur Instagram, c'est hyper cool d'avoir un retour, ça me fait plaisir et ça m'encourage justement à continuer. Allez, salut !