Speaker #0Bienvenue dans le corps conscient, le podcast qui te permet de cheminer avec moi vers la véritable nature, cette nature qui est dénuée de masques, dénuée d'égo, cette nature qui nous fait du bien et qui nous permet d'être qui nous sommes vraiment. Et ça tombe bien, dans cet épisode, on va parler de manifeste personnel. C'est un peu le manifeste que j'ai écrit juste avant de relancer ce podcast. qui correspond un peu à ma vision et la mission que je me suis donné. En tout cas, c'est la mission dans laquelle je crois. Alors... Qu'est-ce qui me motive à me lancer éperdument dans cette exploration de la conscience ? Ça, c'est un peu la première question que je me pose chaque matin, lorsque je me réveille, que je vois la lumière, qu'elle soit artificielle ou du soleil. Eh bien, je me pose cette question. Pourquoi je le fais ? Pourquoi je cherche à méditer ? Pourquoi je fais du brief work ? Pourquoi je continue à m'évertuer à essayer d'aider les gens à soigner ? ou à les accompagner. Mais avant de vous parler de cette quête, je crois qu'il est important de vous raconter ce qui m'a mené sur cette voie. Pour beaucoup de monde, je le répète, je suis kiné spécialisé dans la mâchoire, je les soigne, toutes ces mâchoires à longueur de journée, et ça fait un moment que je le fais. Je me suis ensuite intéressé au bruxisme, vous pouvez voir dans les podcasts que j'en parle régulièrement, puisque ça a été un peu le point pivot. qui m'a mené vers la spiritualité, vers la connaissance de soi et la conscience. Parce que le bruxisme, j'en vois tous les jours, j'en fais moi-même occasionnellement. Et il y a une année, j'en avais un peu marre de recevoir des patients tout le temps qui venaient au cabinet et qui me disaient « oui, je viens parce que je fais du bruxisme » . Les outils nécessaires et suffisants pour les aider. Alors ça marche dans 50% des cas. Et dans les autres cas, ça marche un peu, temporairement, et ensuite les patients y reviennent, parce qu'ils ont mal, parce qu'ils ont continué à serrer, grincer, ou faire des petites choses avec leur mâchoire. Et à côté de ça, il n'y a rien qui a changé. Il y a juste quelques techniques qu'ils peuvent faire à la maison, c'est de l'auto-rééducation, mais derrière, le nœud du problème, rien n'a changé. Et moi j'étais fatigué de voir qu'il y avait de l'échec thérapeutique. Il y avait aussi ce petit côté un peu frustrant de voir que, bah ok, on aide, on arrive, on aide, mais ça n'avance pas plus, ça ne va pas plus loin, on n'a pas de résultat durable. Et en moi-même, des épisodes de bruxisme intense, notamment avec la naissance de mon fils, avec la fatigue, il peut y avoir des tensions, on gère beaucoup moins bien les choses, eh bien il fallait vraiment que je trouve... une solution. Et avec ça, j'étais un peu guidé par cette volonté de ne pas échouer dans mes traitements. Je suis un homme de science à la base, je suis kinésithérapeute, j'adore la physiologie du corps humain, je me rappelle quand j'étais petit, je lisais à foison Science et Avenir, j'adorais ce magazine. Et là, dans mon parcours de kiné, dans mon exercice professionnel, et je lis en masse des revues scientifiques autour du bruxisme, j'en lis à la pelle. Et j'en peux plus quoi en fait, j'en ai trop lu. Donc à côté de ça, avec toute cette connaissance, ça m'a permis de partager en congrès, d'échanger entre professionnels et de montrer en fait ce que je pouvais voir. Parce que finalement je me rends compte qu'on est beaucoup à lire mais on est aussi beaucoup plus à ne pas lire. Et de pouvoir partager ça, de pouvoir apporter son lot de connaissances, son savoir et de pouvoir discuter autour de ça, c'est vachement agréable. C'est toujours cette histoire de partage. finalement qui est réconfortant. Mais dans toute cette profusion de littérature scientifique, il y a un moment, j'ai senti qu'il fallait finalement sortir du cadre. Et ce cadre, il ne me correspondait plus. Ça, c'est un peu l'histoire de ma vie, je crois. J'ai toujours eu du mal à rester dans les cadres, à l'école, dans ma vie familiale, dans ma vie professionnelle. Ça a toujours été très compliqué. Mais en tout cas... J'ai senti qu'il fallait chercher en dehors de ce que les laboratoires d'analyse, scientifiques évidemment, les données, etc. et la clinique pouvaient offrir, la thérapie manuelle, tout ce qu'on pouvait voir. Et dans cette exploration du corps, du fonctionnement cognitif, des neurosciences, des sciences cognitives, j'ai beaucoup appris sur notre physiologie, notre neurophysiologie, et notre façon de fonctionner mentalement, de penser en fait. Dans ce voyage, j'ai expérimenté des pratiques qui pouvaient être simples, comme la méditation pleine conscience, enfin simple façon de parler, ou la respiration consciente, que... La science aujourd'hui valide à travers des respirations protocolisées, comme la cohérence cardiaque. Bon, c'est avéré, 5-5 ça marche très bien. La respiration 4-7-8, tirée du yoga, on la retrouve aussi. Mais tout ça ce sont des choses qui sont reproductibles et c'est depuis qu'on a protocolisé les choses qu'on commence à les valider. Derrière tout ça, j'ai pu vivre des petites expériences. Des expériences en fait qui ont complètement décadré le cadre de ma pensée scientifique. En fait c'était des visualisations, des méditations, des sensations, qui finalement je pensais plutôt réservées à des initiés de la spiritualité, des trucs qu'on pouvait voir sur Youtube ou bien sur les réseaux sociaux. Et ces expériences, ces vécus, elles ont ouvert des portes en moi. C'était un peu... Les portes d'un monde où l'inconnu va régner. Et aussi celle d'une rencontre très très très intime. Une rencontre avec moi-même. Et c'est ça que j'appelle ma propre nature. La nature véritable. Ces expériences, elles ont laissé une brèche dans mon monde intérieur. Puis aussi une vision beaucoup plus large de ce que la vie peut être, de ma perception. de la vie. Et plus précisément, je vais raconter quelle est l'expérience. Ça va être très rapide. Tu peux retrouver l'histoire de cette expérience parmi mes anciens podcasts. C'est le jour où j'ai un peu vrillé en fait. Mais bon, on en reparle très rapidement. Ça a été un tournant majeur dans ma vie. Donc, je suis obligé d'en reparler maintenant. Pour placer le cadre, c'était lors d'un séminaire pour entrepreneurs. L'exercice du jour, ça consistait en une simple méditation, on était assis, on fermait les yeux, on écoutait ce que le mec nous disait. Et en fait, ça a été beaucoup plus qu'une méditation pour moi. Pendant cette visualisation, j'ai vu mon grand-père, une maison, j'ai vu vraiment le chaos quoi. C'était vraiment n'importe quoi dans ma tête et il y avait une boule, ça fusionnait, il y avait une déflagration comme une bombe qui explosait. Mais tout ça à une vitesse frénétique, ça allait hyper vite. Ça fusionnait, ça se déchirait. Et franchement, j'ai vraiment ressenti une sorte de douleur inexplicable. C'était une douleur, tu vois, dans tout le corps, mais aussi un peu psychologique. Et ça, c'était vraiment perturbant. Et ensuite, après cette méditation, guidée par un peu mon instinct, en fait, j'ai pris un stylo et une feuille. Ça fait très longtemps que je dessine pas vraiment. Et là, j'avais envie de dessiner. J'avais envie de dessiner, de mettre vraiment sur un papier tout ce que je venais de vivre. C'était un peu une façon pour moi de graver les choses. De pas laisser... Dans ma pensée, il fallait vraiment que j'exorcise un peu ça. Alors j'ai dessiné. J'ai dessiné ce que j'avais vu. Un soleil, des branches, des racines d'un arbre, un phénix, des ailes. Les ailes étaient constituées par... Tous ceux qui étaient présents pendant le séminaire, on était je crois 12, 10 ou 12, bref peu importe, mais je voyais tout le monde, et tout le monde était illuminé avec un halo de lumière, une aura, qui remontait et qui fusionnait pour former des ailes, et qui se rejoignait vers cette boule au centre. Et moi j'étais au centre en fait. Et voilà, un peu ce que j'ai dessiné, c'est un peu ce que j'ai vu. Après évidemment... Tout ce truc un peu violent, ça c'était beaucoup plus doux. Mais pour autant, je me rappelle, les gens s'en allaient et moi je restais. Et ça c'était aussi douloureux de se sentir seul, de se sentir vraiment pas abandonné, mais comme si tout pouvait tourner autour de moi, tout s'en allait, mais que moi je restais figé. Et là, bam, fracture. Et on se réveille, évidemment, après. Donc c'est pas très agréable. C'est pour ça que j'avais un besoin de dessiner et d'écrire. Et moi ce que j'ai compris à ce moment là... c'est que je peux rien comprendre c'est que plutôt que d'essayer de comprendre peut-être qu'il fallait juste vivre les choses et à la suite de cette méditation on pouvait tirer deux cartes de cartes d'un tarot chinois inspiré du yi qing c'était un ouais c'est du tarot en fait et là quand j'ai tiré les cartes ça a été assez incroyable parce que j'avais jamais vécu ça je prends la première carte et je vois un phénix Bam ! Coup de massue. Je commence à avoir les larmes qui montent. Je ne sais pas vraiment qu'est-ce qui se passe. Ça fait mal, quoi, en fait. Je me dis, waouh, trop d'émotions, quoi. Comment je peux voir ça ? C'est exactement quasiment la même carte, en fait. Et c'est exactement ce que je dessine avant de tirer la carte. C'est ça qui est incroyable. Et je vois tous les regards autour de moi un peu abasourdis, en mode, mais qu'est-ce qui se passe, quoi, en fait ? Parce que, ok, il est en train de fondre en larmes, mais... Pourquoi ? Pourquoi ? Et donc je me rassois et je raconte. Et je raconte mon histoire, je raconte ce que j'ai vu. On est tous là pour partager. Et je fonds de plus en plus en larmes. Et là, au moment où je lève mon dessin, les gens y comprennent. Et je me rappelle, j'avais les yeux fermés, j'avais les larmes qui coulaient, j'arrivais avec du mal à respirer. Mais je sentais vraiment quelque chose autour de moi, le soutien. indéfectible de tous ceux qui étaient avec moi mais aussi le côté ou what the fuck qu'est ce qui vient de se passer comment ça se fait que baïti n'y dessine avant ce qui va tirer en fait donc c'est assez incroyable et cette expérience et je pense qu'elle va rester dans mémoire à vie pour moi la correspondance je peux pas l'ignorer quoi Et à ce moment-là, mon corps, il a complètement lâché. Mon mental est parti en live. J'ai chialé comme jamais. Et je me rappelle, j'ai dû me lever. Je me suis éloigné. Et j'ai commencé à crier. J'ai commencé à pleurer. Mais improbable, quoi. T'es dans une salle de réunion. T'as 9 personnes qui sont assises. Et toi, tu vas dans un coin et tu te mets à crier. Sans l'autorisation. Tu demandes l'autorisation à personne. Tu vas dans ton coin et tu chiales et tu cries. Bon, bah là tu t'imagines, il y a une barrière qui a été un peu franchie, ton mental, il est plus là pour te protéger. C'est à partir de là que la relation entre le corps et l'esprit est devenue une évidence pour moi. Du coup, le mouvement du corps et de l'esprit, c'est vraiment l'idée avec laquelle j'étais reparti, il faut vraiment créer ce mouvement du corps et de l'esprit. Ça constitue le socle et les fondements d'une vie finalement. Ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui encore, je suis assez dans le processus d'intégration. L'intégration, elle est longue, et peut-être que ça va durer toute une vie. C'est comme un séisme après cet événement, un séisme qui a tout chamboulé. Ça a complètement changé ma perception, ma conception de l'existence humaine. Et finalement, je me rends compte que toutes ces expériences... Elles sont accessibles à tous ceux qui désirent explorer des parties d'eux-mêmes finalement. Des personnes qui sont en cas d'une spiritualité, ou bien simplement des personnes qui ne sont pas très bien et qui cherchent des réponses. Des choses comme ça quoi. Et ça, cette expérience, ce genre de vécu, ce genre de recontact, de rencontre, de partage, c'est ça que j'ai envie de transmettre. C'est vraiment que tout le monde, tous sur la Terre, On peut toucher à cet état de grâce et de complétude. Alors oui, ce que j'ai décrit c'est assez violent, mais je vous jure, je te jure, après avoir vécu ça, tu te sens complet en fait, tu te sens libéré, tu te sens transformé, parce que tu as envie de faire plein de choses, tu as plein de créations. Pour te dire, moi après ce séminaire, j'avais envie d'écrire un livre, alors que je fais plein de fautes d'orthographe, c'est du délire. Et donc moi je suis un peu guidé par cette mission de transmission, accompagner des gens dans cette quête spirituelle à travers les outils que moi j'utilise. La respiration connectée, consciente, le breathwork, l'introspection méditative et toute la philosophie qui supporte ces pratiques, comme les sagesses ancestrales, le yoga, le bouddhisme, le taoïsme, tout ça pour faire finalement un art de vivre, l'art de respirer, l'art de méditer, l'art de vivre. Personnel. Sans masque. Sans voile. finalement vêtue de sa nature véritable. On mérite tous cette rencontre, cette reconnexion avec l'énergie qui est en nous, qui est déjà là. C'est la nôtre. Il faut qu'on la reprenne en fait, qu'on la laisse circuler. Et pourtant, au fond de nous, quelque chose va bloquer cette reconnexion. On pense pouvoir tirer de l'énergie de notre entourage, de tout ce qui nous entoure. Mais en fait, la plus grande ressource est déjà en nous. C'est une énergie qui est figée, qui est privée de ses mouvements, tout ça par des blessures, des traumas, des peurs. En fait, il existe en nous ce que j'appelle la douleur originelle. Elle est dormante, elle est là, au plus profond de notre être. Elle tire les ficelles de notre vie, de notre passé, notre présent, notre futur. Elle conditionne en fait comment on vit. Et nous on s'articule autour de cette douleur, on veut l'éviter. On veut se protéger de cette douleur, alors on va faire tout ce qu'il faut pour ne pas la ressentir. Je vais te parler un peu de ma propre douleur. La mienne, je l'ai longtemps fui, et c'est un peu une peur qui s'est ramifiée en plusieurs petites erreurs qui aujourd'hui conditionnent mes actes. La peur de ne pas plaire, de ne pas répondre aux atotes des gens, de ne pas satisfaire, de ne pas être assez, de décevoir. Et aussi l'indignation, la jalousie que je peux ressentir face à la réussite des autres. Ça m'arrive souvent ça. On pense que je suis un saint, que je suis toujours calme, que je ne suis jamais en colère. Mais en fait tout ça je le garde en moi et je le nourris et j'essaie de jouer un rôle autour de ça, pour coller aux attentes des autres. Et en fait toutes les lumières très sombres de ces peurs finalement, effacent un peu la mienne. Mais toutes ces peurs, toutes ces blessures, elles ont pour moi la même racine. C'est la peur de l'échec, la peur d'échouer, de ne pas réussir. Et pourtant, c'est cette douleur originelle, cette peur d'échec qui m'a conduit jusqu'ici, jusqu'à maintenant, moi en train de faire un podcast. Ça m'a conduit jusqu'ici parce que la conscience, la spiritualité, c'est devenu mon terrain de jeu. C'est le seul espace où je considère que échouer, c'est plus condamnable en fait, c'est une exploration. J'échoue, tant mieux, ça va m'apprendre des choses. Et je vais recommencer. Cette douleur, tu dois, nous devons, prendre conscience qu'elle existe. Il faut la trouver. Moi ça m'a pris beaucoup de temps. Mais il faut l'accueillir aussi. Parce qu'il faut ouvrir notre cœur. Et quand on l'ouvre... Ça nous permet d'ouvrir une porte vers un chemin qui va mener vers notre sanctuaire intérieur. Dans ce sanctuaire intérieur, nos émotions, nos pensées, notre mental, notre égo, va se dissoudre, va se déposer, parce que c'est là que tout va se recentrer, tout retrouve son équilibre. Moi j'utilise beaucoup la respiration pour me reconnecter à ce sanctuaire intérieur. Les douleurs, les peurs, les... et toutes les souffrances qu'elles vont engendrer, tout ça, ça fait partie de nous. Mais tout comme sont les états d'amour, de gratitude, de plénitude, tout ça, ça fait partie de nous. On ne peut pas être complet si on n'a pas tous ces états. Il faut vivre tous ces états. Et c'est ça que j'ai envie de transmettre. C'est pas la promesse d'une vie sans peur, mais c'est l'invitation à danser avec elle. Parce qu'en fait, c'est dans l'accueil de cette dernière, dans la rencontre avec notre propre nature, que la vie nous attend. Sous-tit