Speaker #0gonna love you till the end of time And I know you're the one Our story has just begun I'm never gonna let you go Est-ce que tu t'es déjà réveillé un matin en disant Ah putain Une journée de merde qui arrive, je vais voir telle personne, ça va déjà me saouler, ou je vais devoir me battre un peu pour avoir ce que je veux. Et dans cette journée, t'as vraiment du mal à revenir dans un état un peu plus calme, plus serein. Est-ce que t'as déjà ressenti ça ? Et en fait, on peut se poser la question de s'il se crée résider finalement... dans notre système nerveux. C'est ce que j'appelle la dysrégulation du système nerveux. Alors dans cet épisode, je vais parler un peu de mon histoire pour illustrer un peu cette dysrégulation, ce déséquilibre de fonctionnement dans notre système nerveux. Alors si toi aussi tu te sens un peu dérégulé, que le stress t'a du mal à le gérer, ou bien même tes émotions, écoute la suite, je pense que ça va te plaire. Et quelques temps, j'avais pas vraiment de mots pour nommer ce que je ressentais. Mais en tout cas, je l'ai senti au plus profond de moi. C'était vraiment comme un message qui attendait, qui était là un peu en attente pour être exprimé, révélé, voire même libéré. Je me rappelle, j'avais un rythme effréné au cabinet, comme dans une inertie du quotidien, une routine. Et puis... La sensation d'arriver au bout d'un chemin qui ne faisait que commencer finalement. Avec un peu cette anxiété un peu sourde, silencieuse, qui se généralise petit à petit. Je n'y avais jamais vraiment pensé, mais notre corps a cette fameuse intelligence. Et c'est magnifique comment il réagit, comment il bouge, comment il s'adapte. Ça, c'est ce que j'appelle... l'intelligence du corps, notre système nerveux. Et le plus drôle dans tout ça, c'est que pour casser la monotonie, de mon côté, j'ai commencé à proposer à mes patients, dans ma spécialité de kiné maxillo, un programme d'accompagnement pour se débarrasser du bruxisme. La vision est vraiment, à mon avis, en tout cas la vision était bonne, mais franchement les fondamentaux, c'était pas là. Parce que... dans ce périple entrepreneurial, eh bien, j'ai commencé à mal dormir. Et chaque matin, c'est un réveil, enfin je me réveillais en tout cas avec comme une grosse sensation d'étau, là au niveau du cœur, une pression, une boule au ventre. J'étais en colère, vraiment en colère contre moi, contre mes proches, mon entourage, ma femme. Mais ça, je ne le savais pas, je n'avais pas conscience de cette émotion en moi. On dit souvent « Etienne, il est zen, Etienne, il est calme. » Et moi, au fond de moi, je commençais à croire que c'était moi qui n'étais pas assez, qui faisait mal les choses, que je ne donnais pas assez pour réussir, que je n'avais pas les compétences. J'ai fait des liens permanents avec le système nerveux dans mes recherches, dans l'élaboration de mon accompagnement, dans ma compréhension. pour mes passions, pour ma culture G. Mais je n'avais jamais pris le temps de me poser la question. Et moi, dans tout ça ? Moi, où est-ce que j'en suis ? Mon corps, il criait. Mon système nerveux, en fait, se dérégulait. Et à mesure que j'avançais dans ma quête, finalement, je m'éloignais de ce que je prônais, moi. Pour moi, la santé doit émerger d'un espace de conscience. Et finalement, dans cette quête, moi j'avais fermé mon propre espace. Et arrive un jour, lors d'un appel client, où je devais vendre un de mes accompagnements, c'est un échange avec un ancien patient qui devait devenir un de mes clients. Il m'a dit ce truc. Non mais en fait, Étienne... Je ne comprends pas ce que tu proposes. Tout ça, ça me paraît un peu abstrait. Ce n'est pas vraiment concret ce que tu me proposes. Je ne vois pas le résultat, comment y arriver. Et dans cette phrase, dans ces mots justes, il y a une seule chose qui me est venue en tête. Je me rappelle encore comme si c'était hier, j'étais assis, et c'était ce mot « respire » . Respirez, c'est la porte d'entrée. Respire. Ça porte d'entrée vers un système nerveux qui est figé dans ce mode de survie, qui est prêt à réagir à la moindre agression, en alerte totale. À ce moment-là, l'équilibre est rompu. Il n'y a pas la possibilité au corps d'accueillir une santé complète, durable, intégrale. Alors, Étienne, respire, respire pour agir plutôt que de réagir. Respire pour marquer cette pause et revenir à toi, au centre, à cet instant présent. à travers le souffle. À vrai dire, j'écoutais plus la réponse que le mec me disait. Moi, mon corps, il était en train de frissonner, j'avais des frissons, j'avais le cœur qui battait parce que j'avais su, à ce moment-là, que j'avais trouvé la clé. La clé de la transformation. Tout prenait un sens. Je me rappelle d'un human design, on disait, « Etienne, ton truc, c'est l'air, c'est la respiration. Tu peux l'utiliser comme outil. » Et puis... J'avais fait des petites formations sur la respiration, sur la respiration consciente, des choses comme ça. Mais je n'avais vraiment jamais inclus ça dans mon approche, dans mon accompagnement. Et en fait, la respiration, c'est un pouvoir que la vie m'a doté. Il me maintient en vie, ça me connecte au vivant, il me permet de vivre l'instant présent. Je l'ai appris dans la méditation pleine conscience. La respiration, c'est un objet d'attention. Je l'ai ressenti dans mes respirations conscientes, mes respirations Wim Hof. On me l'avait déjà suggéré dans le Human Design. J'ai jamais vraiment voulu écouter ces indications. Puis je me voyais assis là, à mon bureau, le casque sur les oreilles, la voix du patient qui parlait, qui résonnait. Un peu comme dans ces films où on commence à rentrer dans une bulle, tout autour de nous, ça parle, on est un peu comme sous l'eau, ça résonne. Et moi, à ce moment-là, j'étais un peu abasourdi. parce qu'il venait de se révéler à moi. C'est comme si j'étais sorti de mon corps, que je me voyais là, peuneau, en train d'écouter le mec, entendre le mec, mais moi, j'étais dans mes pensées. En fait, c'était comme si ma conscience était devenue beaucoup plus vaste et que je regardais le film de ma propre vie. J'étais spectateur du moi, dans ma plus belle, mais vraiment plus belle épiphanie. Cette épiphanie, c'est que le souffle, c'est le seul levier d'équilibre du système nerveux. Ça paraît être un bon sens, mais moi, à ce moment-là, je venais de le réaliser. Alors, je me suis mis dans cette quête du savoir. J'ai voulu comprendre, en fait, les mécanismes de l'interaction entre le souffle et le système nerveux. Je sais que tout ce qui est rythme cardiaque, c'est autonome. la respiration normalement la fréquence respiratoire c'est autonome mais c'est le seul moyen où on peut accéder au système nerveux alors à travers la méditation et tentative de gestion du sommeil du sport de l'alimentation j'ai appris à activer mon système nerveux parasympathique toute la masse de travail que je m'imposais la pression du succès de mes objectifs de devoir réussir mes projets la vie familiale perso, professionnel, et du coup aussi, le fragile équilibre financier, tout ça, ça me retenait dans une activation du système nerveux sympathique. En quelque sorte, c'était le mode survie permanent. En fait, chaque matin, je me réveillais très tôt, à 5h. Je faisais du sport, de la méditation, je travaillais sur mon projet Base Therapy, avant le réveil de tout le monde. avant le réveil de mon petit, de ma femme. Et en fait, plus le temps passait, plus mon cœur était fatigué. Je n'avais pas... Je le faisais parce que j'avais cette pression derrière, mais je sentais que, comme on dit, j'avais pas le cœur à l'ouvrage. Et c'est vraiment seulement l'objectif et la peur de l'échec qui me faisaient tenir. Et au travail, au cabinet, je perdais du sens, je perdais de l'intérêt dans ma vie de kinésithérapeute. Chaque jour, c'était un peu comme s'il y avait de la fatigue qui s'additionnait, qui... Venait remplir mon réservoir. Et avec tout ça, on était un peu d'anxiété, de fatigue générale. Et heureusement que j'avais la méditation. Parce que ça me permettait de revenir un peu à moi, de tenir finalement. Et le sport derrière pour décompresser, un peu comme un exutoire. Plus d'émotions. J'avais plus d'émotions. J'avais seulement l'objectif en tête. Un seul chemin. réussir réussir et je me rappelle de cette phrase que ma femme a pu me dire c'est je ne te reconnais plus etienne ça c'est une phrase qui m'a un peu au détour d'une dispute m'a vraiment un peu marqué j'avais du mal à saisir le sens à cette époque là et c'est marrant parce que dans le programme dans les cours que j'enseignais je me rappelle j'avais fait un module de formation qui s'appelait Devenir un robot. Devenir un robot avec tout étimé, tout étruque, tout est régulier, répété, comme un robot. C'est un peu couillon, est-ce qu'un robot, il a un système nerveux ? Parce qu'en fait, moi, j'étais complètement déconnecté de mon corps et de mon esprit. La dysrégulation de mon propre système nerveux, c'était omniprésent. C'était là, caché, sournois. Et en fait, ça... empoisonner ma propre vie, physique et sociale, ma santé aussi. Et je pense que mon histoire, elle n'est pas isolée. Si vous m'écoutez, peut-être que ça fait écho, peut-être que ça résonne. Et bien qu'on n'ait pas la même vie, on vit finalement tous la même chose, sous différentes formes. Il y a des choses qu'on ne contrôle pas, la vie, on ne peut pas tout contrôler. C'est comme le père fatigué, qui est lassé dans son travail, qui... sur son trajet de retour et bousculé par un inconnu dans les transports bien sur la route et qui du coup va ruminer dans son coin gagne fait chier celui-là bien la maman la mère épuisé avec la charge mentale elle à la to do list à n'en plus finir et ça ça lourdit de jour après jour les choses sont à gérer au foyer au travail ou bien l'employé sous pression par son chef ou même le directeur qui travaille nuit et jour pour faire tourner son entreprise Et satisfaire les besoins de sa famille et finalement nourrir aussi son propre ego. J'ai besoin d'argent, je vais gagner beaucoup. Et puis le boulot alimentaire. Puis il y a l'étudiant qui veut réussir ses examens, ses concours, pour s'assurer peut-être d'un avenir qui... Il ne sait même pas si lui il a envie de ça en fait. Il le fait parce qu'on lui a dit de le faire. Et il y a aussi l'adolescent, en crise existentielle, qui va découvrir l'amour, peut-être le rejet, le remords, l'incompréhension, le fait d'être mis à côté. Et moi, moi c'est toujours la même image qui me revient. De l'enfant qualifié de prodige, de l'enfant qualifié de doué, à l'enfant déchu, en larmes, qui n'accepte pas l'échec. Je me rappelle toujours cette scène. Avec tout le travail que je fais sur moi, avec la respiration, c'est toujours la même scène qui arrive. Je suis désavoué par l'autorité parentale, étouffé par le mode de vie culturel, asiatique. Pas de place pour les émotions. Cette scène, c'est moi face à l'échec. Et face à l'échec, je ne suis pas écouté. Bon, vous l'avez peut-être déjà entendu dans les autres podcasts, c'est la même scène. Et à partir de là, il y a une peur. Une peur qui va naître, grandir. Une peur de l'échec. De ne pas répondre ou correspondre aux attentes. En fait, toutes ces situations du quotidien sont en réalité perçues par notre système nerveux comme un danger potentiel. Et comme vous, comme tout le monde, moi je l'ai vécu, comme tous, j'ai longtemps pu voir uniquement la surface des choses. Mais, à l'inverse de beaucoup, j'ai suivi mon intuition. Et j'ai choisi un chemin difficile, celui de l'exploration du corps et de l'esprit. Le monde moderne d'aujourd'hui, il nous déconnecte de plus en plus de ce lien avec le vivant. Tout va vite, vraiment vite. Les notifications, elles arrivent par centaines. Moi, sur mon téléphone, j'ai des pastilles à 60 appels. L'information est à profusion de notre esprit. Lui, il est en alerte permanent. Le moindre bruit ou vibration de notre téléphone va déclencher dans notre cerveau une cascade de réaction chimique qui est quasi similaire à la cascade de réaction quand on fait face à une attaque d'un tigre ou d'un simple pigeon, un oiseau qui vous vole dessus. On nous dit qu'il faut être le meilleur, que la réussite se mesure au nombre de chiffres dans le compte en banque. C'est comme ça qu'on mesure la réussite. C'est comme ça que moi, je mesurais ma valeur en fonction de l'argent que je... que j'ai, que j'avais, et finalement on oublie un petit peu qui nous sommes. Dans un mode de survie du plus fort, permanent, on demande à notre mental de trouver une solution à chaque situation. Sans s'arrêter, ça devient une petite voie qui tourne en boucle. Lorsqu'on pédale, lorsqu'on court, lorsqu'on parle, en fait cette petite voie n'a jamais le droit de se reposer. Alors naturellement il se fatigue, notre mental s'épuise. Et notre corps, notre esprit-corps, va délaisser son mode de repos, de régénération. Et on passe d'une dysrégulation du système nerveux à une fracture du lien corps-esprit. On se déconnecte totalement. Qui n'a jamais ressenti qu'il y avait un malaise profond au sein de la société dans laquelle on vit ? Une société un peu, finalement, un peu à la dérive. En fait, ce que je décris là, c'est pas tout droit sorti de mon imaginaire. En tout cas, je le pense pas. mais ça relève de ce que moi j'ai pu voir sur le quotidien, sur la vie de tous les jours, dans ma vie privée, au sein de ma famille, de moi-même, mais également dans mon travail de kiné. On est tous touchés de près ou de loin à tout ça, un proche, un ami, un conjoint, peut-être vous-même, peut-être soi-même, et pour autant, est-ce que le chemin qu'on est en train de poursuivre C'est voué à l'échec, à l'effondrement, à ce qu'on peut voir, une société qui va se détruire, une terre qui est en train de mourir. Alors, c'est en partie vrai, oui. Mais est-ce qu'on est vraiment voué à l'échec ? Pas vraiment. Enfin, je pense que non. Moi, quand j'ai réalisé que mon système nerveux était en alerte, qu'il criait, alors j'ai commencé à chercher, mais vraiment à creuser en profondeur. Et je me suis intéressé à... Au bouddhisme, aux sagesses ancestrales, le taoïsme, Shaolin, les textes sanskrites, le yoga, très très intéressant, la méditation. Et dans tout ça, il y avait toujours un truc qui revenait régulièrement. Tous pointaient toujours vers la même direction. C'est le souffle. Pour moi, les consciences sont en train de s'éveiller. Et les corps commencent à bouger. C'est comme s'il y avait... Une nouvelle terre, une nouvelle conscience, qu'un vent nouveau se levait. Et j'aime bien cette phrase, tout ce que la nature expire, vous l'inspirez. On peut dire aussi que l'humanité va l'inspirer. Il y a cette connexion, cette étroite relation entre la nature avec un grand N et finalement notre humanité. Tout ce que nous expirons, la nature va l'inspirer aussi. et moi dans cette Dans ce cheminement, on va dire spirituel, j'ai la sensation de ressentir de plus en plus ces petites choses. Que notre souffle est impermanent, que chaque chose est impermanent, que chaque chose est vouée à bouger. C'est comme si c'était un cycle permanent dans cette impermanence qui était en mouvement. Et avec la souffle comme clé, j'ai ouvert la porte de mon propre chemin. Pour moi, c'est le premier pas. C'est celui qui m'a permis de plonger. dans un univers qui est nouveau, un univers où je peux explorer indéfiniment. Et c'est vraiment chouette en fait, on a de la curiosité et c'est sans fin. C'est comme si on avait une soif de connaissances qui n'est jamais assouvie et qui n'apporte pas de frustration finalement parce qu'on est toujours dans la découverte. On reste ouvert à tout ça. J'ai senti qu'en me réappropriant mon souffle, c'est comme si j'apprenais à rétablir la balance, à réguler. le système nerveux et à instaurer un dialogue corps-esprit. La pratique du souffle, c'est très simple en réalité. C'est quelque chose de très concret. Allez-y, vous qui m'écoutez. Fermez les yeux. Vous allez essayer. Vous prenez une grande inspiration par le nez ou la bouche et vous allez expirer longuement, beaucoup plus que votre inspiration. Vous allez le répéter, et à l'expiration, vous allez vous laisser plonger dans ce que le souffle a à vous apprendre, comment vous vous sentez, les tensions, et juste vous montrer que vous pouvez être à l'écoute de votre corps, dans une mise au repos de votre mental, et peut-être même une rencontre avec vous-même. C'est suffisant. Vous n'avez pas besoin de changer votre souffle. Notre souffle, il est parfait tel qu'il est. C'est ça, de respirer. Eh bien, c'est la fin de cet épisode où on a parlé de dysrégulation du système nerveux. J'ai beaucoup de plaisir à vous... produire, n'hésitez pas à venir vous abonner à la newsletter ou bien à me rejoindre sur les différents ateliers de BrefWork. Vous pouvez aussi me retrouver sur ma chaîne YouTube avec mon nom, Etienne Ouimane, où je vous invite à venir respirer avec moi de façon consciente et je vous guide dans cette démarche. A bientôt !