Speaker #0Deux personnes m'ont posé exactement la même question en l'espace de 24 heures seulement. La première, c'est Laïa, ma professeure de yoga d'Ashtanga, ici à Goa, en Inde. La deuxième, c'est Ilona, une amie rencontrée il y a plus de 10 ans au Costa Rica, retrouvée par hasard ici en Inde. Toutes les deux m'ont demandé « Mais Hélène, comment es-tu devenue thérapeute alors que tu as fait des études d'économie et de gestion ? » Et la vérité ? c'est que je n'ai jamais décidé de devenir thérapeute. Bienvenue sur Cosmic Flowers Podcast, le podcast d'empuissancement des femmes. Je suis Hélène, fée des temps modernes, âme guérisseuse, coach et thérapeute énergéticienne spécialisée en libération émotionnelle. Mon intention à travers ce podcast est de t'aider à reprendre ton pouvoir personnel, à embrasser ta vulnérabilité. à prendre conscience de tes dons, pour tomber en amour avec toi-même et devenir qui tu es vraiment. Alors prépare-toi à rayonner ton soleil intérieur. Hello mes Cosmic Flowers ! Aujourd'hui, j'enregistre cet épisode depuis Goa en Inde. On est dimanche 29 mars 2026. En fait, depuis que j'ai été déportée de Bali l'année dernière, J'ai eu du mal à reprendre le micro et aujourd'hui je suis en joie parce que je ressens l'élan de reprendre le micro, je ressens un élan créatif donc j'ai envie de surfer dessus. Let's go, c'est parti ! Alors lorsque Laïa et Ilona m'ont posé cette question, je me suis rendu compte que je n'ai jamais cherché à devenir thérapeute. Je me suis jamais dit tiens un jour je vais faire ce métier. Avec le recul, j'ai plutôt l'impression que la vie m'a doucement amenée vers ce chemin-là. Donc la meilleure image que je peux utiliser pour expliquer ça, c'est vraiment celle d'un gâteau. Par exemple, si tu veux faire un gâteau mais que tu n'as pas les bons ingrédients, ça devient compliqué. Tu peux avoir la meilleure recette du monde, mais ça ne va pas marcher. Et moi en fait, avec le recul, j'ai la sensation que c'est la vie qui m'a donné les ingrédients un par un, sous différentes formes. pendant des années de mon enfance jusqu'à aujourd'hui. Et aujourd'hui, j'ai 33 ans. Sans que je comprenne à ce moment-là que j'étais en train de finalement créer mon métier passion. Et je ne comprenais pas que j'étais en train de développer mon expertise en tant que thérapeute. Bien sûr, il y a certaines expériences qui ont été très belles et d'autres qui ont été très douloureuses. Donc ça, c'est vraiment la dualité de la vie. Mais aujourd'hui, je vois qu'en fait, tout faisait partie... de mon chemin, de mon cheminement. Un des premiers ingrédients de mon chemin, ça a été mon enfance. J'ai grandi dans une famille avec de l'amour, mais aussi avec beaucoup de trauma et de dysfonctionnement. D'ailleurs, je vous invite à écouter l'épisode 60 du podcast « Se réparer quand on a été brisé enfant » . Alors, mon papa, Raouf, est égyptien, cop orthodoxe. Un égyptien appartenant à la communauté chrétienne copte. Ça représente la plus ancienne communauté chrétienne du monde. Mon papa, il est né à Tanta, en Égypte, et il a grandi à Ismailia. Il vient d'une famille de 9 enfants. Tout le monde vivait dans la même pièce. Aucune intimité. Il perd son frère jumeau lorsqu'il a juste quelques mois. Ça, c'est un très gros trauma. Aussi, de devoir partager sa maman avec 9 frères et sœurs, Ça fait très peu d'attention pour chaque enfant. Mon papa, il s'installe à Paris à ses 25 ans. Il a été à l'école française en Égypte. Il parle donc déjà français et il travaille en tant que pizzaiolo. Ma maman, Evelyne, est franco-algérienne. À ce moment-là, elle ne le sait pas. Elle pense être franco-ukrainienne. Sa maman est française et son papa adoptif est ukrainien. Elle vient du nord de la France. Elle est née à Roubaix et elle grandit à Roubaix. Sa maman est dépressive et elle l'abandonnera à l'âge de 13 ans et demi. Gros trauma. Elle grandit avec son papa adoptif qui travaille en usine et qui a très peu de moyens. C'est une famille très pauvre, pas les moyens de chauffer la maison et il n'y a pas de douche. C'est seulement à l'âge de 40 ans qu'elle découvrira que son papa ukrainien est finalement son papa adoptif et que son géniteur est algérien. Elle ne rencontrera jamais son papa algérien. Encore un gros trauma. À 20 ans, ma maman part s'installer à Paris. Elle travaille en boulangerie, pâtisserie. Et c'est à Paris qu'elle rencontre mon papa. Ma sœur et moi on grandit dans une famille où il y a beaucoup de dysfonctionnements. Et d'ailleurs, comme dans énormément de foyers. Simplement, il y a différents niveaux. Le climat dans lequel je grandis, à travers mes yeux de petite fille, c'est un climat d'insécurité. Il y a beaucoup de cris, beaucoup d'insultes, beaucoup de violences verbales, parfois physiques. Le jour comme la nuit. Et le jour comme la nuit, j'ai peur. Et je développe ce qu'on appelle de l'hypervigilance. Quand on grandit dans un environnement où il y a de la peur, le système nerveux apprend à rester en alerte. Il apprend vraiment à tout scanner et à tout analyser. L'hypervigilance, en réalité, c'est un mécanisme de survie. Le système nerveux apprend à analyser en permanence, à détecter les micro-signaux émotionnels et à anticiper les conflits. C'est pour ça que l'enfant devient très bon. Pour sentir l'ambiance d'une pièce, capter les émotions, lire les tensions, il sait instinctivement quoi dire et quoi faire pour calmer une situation. Parce que maintenir la paix devient une manière de se sentir en sécurité. Comme l'attention est tournée vers l'extérieur, vers les adultes, vers leurs émotions, vers leurs réactions, l'enfant n'apprend pas vraiment à tourner son attention. vers l'intérieur. Donc il devient très bon pour lire les autres, mais beaucoup moins pour se lire lui-même. Pendant longtemps, je n'avais pas les mots pour expliquer ce que j'ai vécu. Mais aujourd'hui, je comprends que ces expériences m'ont aussi donné quelque chose de très précieux. Grâce à cette hyper vigilance, j'ai développé une lecture émotionnelle très intuitive. Lire les émotions, les non-dits, ce qui se passe chez les autres, c'est devenu pour moi presque naturel. Les femmes que j'accompagne me disent souvent « Hélène, tu lis en moi comme dans un livre ouvert » . Et avec le recul, je comprends que cette hypervigilance est devenue, malgré moi, un de mes super pouvoirs en tant que thérapeute. Mais il y a aussi l'autre facette de cette médaille. Comme le chaos était permanent, il n'y avait pas vraiment d'espace pour exprimer ce que je ressentais, ni pour exprimer mes besoins. Alors inconsciemment, j'ai appris à faire l'inverse. Je me suis déconnectée de mes besoins, mais je suis devenue extrêmement connectée à ceux des autres. Je savais quoi dire, quoi faire, comment me comporter pour apaiser les tensions, ramener de l'harmonie, calmer les conflits. Et tu vas comprendre dans la suite de cet épisode où cette déconnexion à mes émotions et à mes besoins m'a amenée. Il y a quelque chose d'autre qui a beaucoup compté dans mon enfance, les animaux. Ma maman avait l'habitude de sauver des animaux abandonnés et ou maltraités. Et j'ai très vite développé une relation très particulière avec eux. Je dirais même une relation sacrée. Les animaux ont quelque chose de très pur. Ils ne manipulent pas, ils ne portent pas de masque et ils nous accueillent tel que l'on est. Et quand j'étais plus jeune, alors que j'étais souvent déçue ou blessée par les humains, les animaux ont été pour moi un refuge, une présence très apaisante. Leur présence pure a été une vraie bouée de sauvetage qui m'a apporté énormément de sécurité. Je crois même que cette sensibilité-là a nourri une partie de mon chemin. Mais à ce moment-là, je ne savais évidemment pas encore que tout allait me mener vers la thérapie. A l'époque, j'étais plutôt en train de suivre un chemin très différent. A mes 20 ans, j'ai eu une grande chance, j'ai été sélectionnée pour faire un Erasmus grâce à mes notes à l'université Paris-Nanterre et j'ai bénéficié d'une bourse. Donc je suis partie vivre en Espagne, à Madrid. A la base, ça devait durer seulement 6 mois. Mais j'ai tout fait, mais tout fait pour rester et j'ai réussi à prolonger de 6 mois une première fois. Et puis encore une deuxième fois et cette fois-ci, je suis restée un an de plus. Au final, je suis restée deux ans. La première année, c'était une année de cours et la deuxième année, c'était un stage en ressources humaines. Tous mes cours étaient en espagnol, même si j'avais choisi quelques matières en anglais. Ensuite, j'ai réussi à décrocher un stage en ressources humaines. Franchement, ça n'a pas été facile, mais j'étais déterminée. Aujourd'hui, je suis vraiment fière de cette période. Surtout, il s'est passé quelque chose d'important pour moi là-bas. Pour la première fois de ma vie, j'étais loin de mon environnement familial. Et j'ai commencé à observer quelque chose de très simple, mais très révélateur. Quand je me réveillais le matin à Madrid, je ressentais de la joie. Je ne me sentais pas oppressée, je ne me sentais pas déprimée. Et ça m'a fait comprendre quelque chose d'essentiel. Parfois, ce n'est pas nous qui avons un problème, c'est l'environnement dans lequel on évolue. Et cette prise de conscience... a été un déclic très important pour moi. Après ça, mon parcours a continué dans une direction très classique, une direction qui, entre guillemets, sur le papier, semblait être une réussite. Après ces deux années en Espagne, je rentre en France pour terminer mes études. Je décide de faire mon Master 2 en ressources humaines au CIFOP à Paris, ce qui me permet d'avoir une alternance. Et là, je suis recrutée chez Microsoft. Sur le papier, c'est une opportunité incroyable. Et en plus, ma mission, elle est autour du bien-être au travail. Donc c'est quelque chose qui me plaît vraiment. J'ai même l'opportunité d'organiser de A à Z un gros événement pour les Microsofty autour du bien-être. Je sélectionne des thérapeutes, des accompagnements en résolution de conflits, des professeurs de yoga, des masseurs. C'est un beau programme et j'ai vraiment carte blanche. Donc honnêtement, sur le papier, tout est parfait. Mais très vite, je me rends compte que le monde du corporate ne me correspond pas du tout. Mais vraiment pas du tout. Les pauses café où les gens parlent dans le dos des autres, les dynamiques de compétition, les petites méchancetés quotidiennes. Et moi, avec ma haute sensibilité, je me souviens me dire « Mais où est-ce que je suis arrivée ? Mais c'est quoi ça en fait ? » D'ailleurs, un collègue là-bas me dit même que je suis trop naïve. qui a trop de candeur à l'intérieur de moi et que je ne suis pas faite pour ce monde-là. Sur le moment, c'est dit d'un ton un peu moqueur, mais vraiment avec le recul, il avait complètement raison. Je me souviens aussi d'une pensée très forte que j'ai eue à cette époque. J'avais 23 ans et je me suis dit, c'est ça la vie, mais je ne vais pas tenir. Je me sentais vraiment dans une prison dorée. À l'extérieur, tout semblait parfait. Un grand groupe, une belle trajectoire professionnelle, quelque chose qui faisait sens pour beaucoup de gens autour de moi. Mais à l'intérieur, quelque chose n'allait pas. Je me sentais vide, je me sentais triste. Et c'est à ce moment-là que j'ai compris une chose, je ne pouvais pas suivre ce chemin-là. Et c'est à partir de ce moment-là que ma vie a commencé à prendre un tout autre tournant. Un tournant complètement inattendu. Mais ça, je vous le raconterai dans le prochain épisode. Et avant qu'on se quitte, j'ai une demande à te faire. Si tu es arrivé à la fin de cet épisode, c'est probablement que cet épisode t'a intéressé, t'a touché, t'a inspiré. Alors je te demande de soutenir mon travail. Je mets vraiment tout mon cœur dans ce podcast et ton retour me donne énormément d'énergie pour continuer à créer ces épisodes. Pour me soutenir, c'est facile. Partage ce podcast autour de toi. Mes 5 étoiles sur... Apple Podcast ou Spotify. Tu peux aussi m'écrire en message privé sur Insta. Ça me fait super plaisir de savoir comment t'as vécu, comment t'as ressenti cet épisode et où est-ce que tu t'es reconnu sur mon chemin. Un grand merci pour ton écoute. Si tu as adoré ce podcast et que tu souhaites me soutenir et m'aider à diffuser mon message, je t'invite à t'abonner, me laisser 5 étoiles lumineuses sur Spotify ou Apple Podcast Merci. et un mot doux d'amour. 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