Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du Cozy Moral, le podcast qui vous aide à trouver des moments de calme et de recentrage dans la vie de tous les jours. Aujourd'hui je vous propose un épisode plus intime, plus dense aussi, un épisode qui me tient à coeur parce qu'il me traverse. Parce qu'il vous traverse, peut-être. Parce qu'il traverse notre époque. Cet épisode, il parle d'un mot qu'on entend de plus en plus. Un mot qui fait peur, parfois. Qui dérange, souvent. Un mot qui touche même les plus solides d'entre nous. Ce mot, c'est le burn-out. Dans notre société actuelle, le burn-out est devenu l'un des symptômes les plus répandus et les plus silencieux. Il ne fait pas de bruit quand il arrive. Il ne prévient pas avec fracas. Il s'installe doucement. Subtilement. Comme une fatigue qu'on ignore. Comme une tension qu'on relativise. Comme une déconnexion que l'on normalise. Et un jour, c'est comme si l'on ne trouvait plus la force. La force d'avancer, de se lever, de continuer à faire ce qu'on faisait avant. Ce n'est pas qu'on est fainéant. Ce n'est pas qu'on est fragile. C'est qu'on est vidé. Émotionnellement, mentalement, physiquement. On a tout donné. sans jamais se recevoir. Ce n'est pas une dépression. Ce n'est pas un simple coup de mou. C'est une usure lente de l'intérieur. Comme si quelque chose en nous s'était tu, et qu'on ne savait plus comment le faire parler. Le burn-out touche de plus en plus de gens. Pas seulement les salariés en entreprise. Des entrepreneurs, des soignants, des artistes, des parents, tous ceux qui s'engagent avec cœur, tous ceux qui veulent bien faire. Tout le temps, tous ceux qui, sans s'en rendre compte, finissent par s'oublier eux-mêmes. Et le plus souvent, ce sont des personnes brillantes, responsables, sensibles, entières. Des personnes qui tiennent bon, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien à tenir. Ce qui est terrible avec le burn-out, c'est qu'il est souvent invisible. On continue à fonctionner, à sourire, à répondre, mais on ne sent plus rien. Ni enthousiasme, ni sens. Ni présence. On avance mécaniquement, sans ancrage. Et surtout, on culpabilise. On se dit qu'on n'a pas le droit d'aller mal. Qu'il y a pire ailleurs. On devrait être reconnaissant. Et cette dissonance entre l'apparence extérieure et le chaos intérieur devient insupportable. Je repense souvent à cette entrepreneur du secteur tech. Elle avait levé des fonds, construit une équipe, lancé des produits. Tout le monde la félicitait. Elle était citée dans les médias. Et pourtant, chaque matin, elle pleurait dans sa voiture, seule, avant d'entrer dans ses bureaux. Personne ne voyait rien. Parce que quand on est brillant, quand on est fort, quand on est inspirant, on apprend très tôt à masquer sa fatigue. Mais le corps, lui, ne ment jamais longtemps. Il finit toujours par reprendre la parole. Et il parle en migraine, en insomnie, en douleur diffuse, en crise d'angoisse. Il parle en absence, en désengagement, en fuite. J'ai aussi accompagné un manager de 48 ans. Un homme structuré, engagé, respecté. Il souriait souvent, il assurait tout. Et un jour, il m'a dit « je suis en train de réussir ma carrière, mais je suis en train de rater ma vie » . Cette phrase, je ne l'oublierai jamais, parce qu'elle condense l'essence même du burn-out, l'oubli de soi, le désalignement profond entre ce qu'on fait et ce qu'on est. Alors comment on s'en sort ? Comment on prévient le burn-out ? Comment on se relève quand on est déjà tombé ? Comment on revient quand on ne sait même plus d'où on était parti ? La réponse ne tient pas en une méthode. Elle tient dans un chemin. Et ce chemin commence par une chose simple, mais pas toujours facile. Reconnaître. Reconnaître qu'on va mal. Reconnaître qu'on est fatigué. Reconnaître qu'on a plus envie. Reconnaître qu'on s'est égaré. Ce n'est pas une faiblesse. C'est un acte de lucidité. C'est le premier pas vers la guérison. Et souvent, c'est un pas qui se fait seul, dans le silence, dans la nuit. Mais ce pas-là change tout. La deuxième étape, c'est ralentir. Pas juste lever le pied, pas juste prendre un week-end off, mais vraiment ralentir. Ralentir pour entendre ce qui en nous a été ignoré. Ralentir pour faire de la place à ce qu'on ne veut plus voir. ralentir pour laisser revenir ce qui compte vraiment. Le problème, c'est qu'on vit dans une société qui valorise l'accélération. Faire plus en moins de temps. Optimiser, performer, gérer. Mais l'âme, elle, a besoin de lenteur. Elle a besoin d'espace, de vide, de silence. Et dans ce silence, quelque chose de très doux peut revenir. Un frisson, un soupir, une larme, parfois même un sourire, un souvenir d'avant, une envie oubliée, un battement de cœur. La troisième étape, c'est se recentrer. Et pour ça, je vous propose une pratique. Prenez un instant, là, maintenant, si vous le pouvez, fermez les yeux et imaginez, vous êtes dans un lieu calme, un lieu qui vous rassure, un bord de lac, une forêt, un coin de montagne, peu importe, un lieu où vous vous sentez bien et dans ce lieu, déposez tout, les rôles, les attentes, les injonctions, les charges, pendant quelques minutes, vous n'êtes plus le professionnel, vous n'êtes plus l'entrepreneur. Vous n'êtes plus le parent, vous n'êtes plus le pilier, vous êtes juste un être vivant, respirant, sensible, présent. Et dans cet espace intérieur, peut-être qu'une chose simple apparaît, une évidence, un besoin, un non que vous n'avez jamais dit, un oui que vous avez trop longtemps retenu. Ce moment, vous pouvez le recréer chaque jour, même cinq minutes. C'est ça, la pratique de la résilience. Ce n'est pas se blinder. Ce n'est pas s'endurcir, c'est revenir encore et encore à ce lieu intérieur qui vous rappelle qui vous êtes. Et puis il y a cette question, pourquoi est-ce que je fais ce que je fais ? Souvent on ne prend même plus le temps de se la poser. On enchaîne, on avance, on répète. Mais parfois, il faut réinterroger le sens. Pas pour tout plaquer, mais pour réajuster, retrouver une direction intérieure, réinjecter de la clarté et parfois de la joie. Enfin, la dernière chose, et peut-être la plus importante, on ne guérit pas seul. Le burn-out isole. Il fait croire qu'on est le problème. Il nous fait honte. Il nous coupe du lien. Et pourtant, c'est le lien qui soigne. Trouver une personne de confiance, un espace d'écoute, un thérapeute, un cercle, un lieu où l'on peut poser ce qu'on porte, sans masque, sans performance, juste être là. C'est pour ça que j'ai créé le programme Inner Circle de Cozy Mental. Un espace confidentiel, hors des réseaux, hors du bruit, pour les âmes fatiguées, pour celles et ceux qui ont beaucoup donné et qui veulent maintenant se retrouver. Sortir du burn-out, ce n'est pas revenir à comme avant. C'est renaître, plus vrai, plus doux, plus libre. C'est apprendre à dire non. C'est réapprendre à respirer. C'est recontacter une paix qu'on croyait perdue. C'est ne plus attendre l'effondrement pour s'autoriser à vivre. Si cet épisode vous a touché, Prenez le temps de vous poser, écrivez, marchez, parlez, et surtout, écoutez ce qui, en vous, frappe à la porte. Vous êtes précieux, pas pour ce que vous faites, mais pour ce que vous êtes, même épuisé, même à bout. Vous êtes là, et c'est suffisant. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à vous abonner, à le partager avec vos proches, et à me faire part de vos impressions. Vos retours sont précieux, et m'encouragent à continuer cette aventure avec vous. Prenez bien soin de vous et d'ici là, continuez à cultiver votre sérénité et rappelez-vous, c'est dans les moments de calme que vous trouverez votre véritable force.