Speaker #0Bonjour et bienvenue sur Côté Canap. Installez-vous confortablement, aujourd'hui pas d'invité, pas de débat structuré, juste moi, le micro et quelques réflexions à voix haute que je voulais vous partager avec vous. On va dire que c'est un épisode carnet de bord. Alors pour ceux qui ne me connaissent pas, moi c'est Julie, j'ai 36 ans, bientôt 37, je suis maman, j'essaye toujours plein de trucs, et mon compagnon dit souvent que je suis une touche à tout, mais que je ne vais pas au bout des choses. Cette réflexion m'a frustrée, et il avait raison, et j'ai commencé à me demander, mais est-ce que c'est un problème ? Et peut-être pour lui faire un pied de nez, je me suis investie deux fois plus dans cette nouvelle idée du podcast. Au début, je rêvais grand, beaucoup d'écoute, je crois que c'est toujours le cas, et je suis très frustrée de ne pas être encore à un niveau pro. Mais parfois, ce côté plus petit, plus local, me permet de rencontrer des gens de ma région, et là je me dis, mais en fait, pourquoi pas ? C'est plus chaleureux ? plus de proximité et plus humain. Et j'aime ça. Mais au final, pourquoi je fais ça ? Peut-être que comme vous, je frôle la crise existentielle. J'ai un job que j'aime, une vie bien rangée, j'ai coché pas mal de cases qu'on m'a dictées étant petite. La maison, le couple, le chien, l'enfant. Et maintenant ? Est-ce qu'on enchaîne avec le sport ? Est-ce qu'on se met à une couche de Botox pour agirnir ? Est-ce qu'on veut vivre une seconde jeunesse en faisant la fête tous les soirs ? Est-ce que je veux voyager et voir tous les pays du monde ? Je m'interroge aux prémices de mes 40 ans. Déjà, je m'en parcours rue, mais une soif de plus. de beaucoup plus. Mais en même temps, j'ai le sentiment que vivre à 100 à l'heure et faire plus de choses encore, c'est devenu le dictat de tout le monde. Comme si la société nous poussait à en faire plus pour montrer plus sur les réseaux. Est-ce que c'est vraiment ça le bonheur ? Alors j'ai commencé à questionner des gens passionnés sur leur métier, comprendre ce qui les animait. J'ai été surprise de voir les failles derrière les personnalités que j'enviais ou que j'admirais. Cette personne est donc bien humaine comme moi, elle a aussi ses failles, ses doutes et ses mauvais jours. J'ai ensuite questionné aussi des professionnels de la santé pour comprendre le couple. J'ai questionné à une prof pour avoir une meilleure compréhension de l'éducation qui évolue. J'ai rencontré des voyageurs. Je voulais savoir ce qui motivait ce besoin de parcourir des kilomètres et ce qu'ils trouvaient là-bas qu'on ne trouve pas ici. J'ai encore mille questions à poser parce que chaque jour où je me lève, je m'interroge sur cette vie que je mène. Et je n'en ai pas fini avec cette aventure du podcast. Bien au contraire. Sans doute que certains d'entre vous me voient comme une folle qui perd son temps et son énergie. Mais vous savez quoi ? Ce podcast, ça m'a aidé aussi à apprendre le je-m'en-foutisme. Assumer qui je suis, ce que je fais, les choix de vie que je fais Et qu'est-ce que ça fait du bien Avec ce podcast, ce ne sera peut-être jamais parfait Et il me manquera toujours la technique, le matériel Et le temps nécessaire pour faire quelque chose de léché Mais bon, ce n'est pas grave après tout J'aime cette imperfection Avec un peu de temps, ça s'améliorera Rome ne s'est pas construit en un jour J'apprends sur un tas de sujets, je grandis malgré mon âge avancé Et cette imperfection me fait du bien Ça montre que je suis humaine Est-ce que c'est mal d'être humain ? Je ne crois pas Cet épisode solo, c'était un peu de moi Un peu de mes doutes que je vous partage, et l'espace d'un moment, j'entre-ouvre la porte sur qui je suis vraiment. Je ne suis pas timide et j'ai toujours aimé parler beaucoup, de tout et de rien. Habituellement, justement, ce podcast, ça me permet d'apprendre à me taire et à réellement écouter mon interlocuteur. Alors j'en profite, dans cet épisode solo, pour tenir le crash-work 5 minutes. Promis, ensuite, je laisserai l'antenne aux autres, ceux qui ont des choses à nous raconter. Mais en attendant, ça fait du bien de déposer ça ici, dans ce vide audio. J'ai encore 1000 projets... Tout vous avouer, je rêverais de proposer des podcasts privés aux personnes que ça intéresse, un moment de leur vie déposé derrière mon micro et enregistré à vie sur une petite clé USB. Je ne sais pas si ce projet fonctionnerait, mais ça me tenterait bien de l'essayer, d'être à l'écoute de ce genre de récits et de contribuer à une éventuelle transmission génération suivante. Vous en pensez quoi, vous, de cette idée ? Bon, c'est vrai qu'il n'y a que 24 heures dans une journée, mais si vous saviez comme ça me booste de me renouveler sans cesse et d'apprendre de nouvelles choses, j'ai lu dans un livre l'art subtil de s'en foutre de Mark Manson Que ce qui rend heureux les hommes, ce sont des échecs que l'on traverse et qu'on arrive à surmonter. C'est vrai qu'en y repensant, c'est souvent les galères que j'ai vécues qui m'ont permis de relativiser lorsque j'étais face à de nouvelles catastrophes. Quoi qu'on fasse dans la vie, on sera amené à vivre des moments difficiles. Donc il faut apprendre à rebondir et accepter que ça arrive. Mais si on n'essaye pas, on échouera d'office. Alors pas de regrets, c'était ma petite minute philosophique, mais ce mantra m'interroge beaucoup en ce moment et vous serez amené à le retrouver régulièrement au cœur de mes interviews. J'aime connaître les échecs, les rebondissements dans la vie de mes invités et comprendre leur chemin parcouru. Côté canapes, le podcast, c'est ça. Ma quête de sens est une recherche d'équilibre que je vous partage. Parce que sans doute, vous aussi, vous êtes comme moi. Merci à tous, chers auditeurs. Que tu sois ma voisine de quartier ou l'homme du fin fond de la France. Merci pour ton écoute et ton retour. J'aime parler, mais j'avoue aimer aussi être écouté.