- Speaker #0
Bonjour à tous, aujourd'hui pour ce nouvel épisode de Côté Canap, je quitte mon studio pour m'installer dans le bureau de mon invité. Depuis la fin de l'année 2024, il est le visage de la commune de Belleuil, mais au-delà des dossiers et de l'écharpe de bourgmestre, j'ai voulu m'entretenir avec l'homme. À une époque où beaucoup d'entre nous cherchent un second souffle ou une raison d'agir, lui a choisi l'engagement public total. On va parler aujourd'hui de ce qui le porte, de cette quête de sens qui anime ses journées et surtout... de la manière dont il préserve son propre équilibre au milieu du tumulte. Bastien Marleau, bonjour.
- Speaker #1
Bonjour Julie.
- Speaker #0
Merci de m'accueillir ici.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Ma première question est toute simple. Dans ce tourbillon de responsabilité, où puisez-vous votre énergie ?
- Speaker #1
Dans la conférence accordée par les citoyens le soir du 13 octobre 2024, dans l'acte positif que je reçois au quotidien, chaque jour je me lève avec toujours la même motivation, parce qu'au départ, finalement... de mon engagement, je suis un jeune étudiant en droit qui, à la sortie de ses études, a décidé de s'engager, de consacrer quelque part sa vie à la vie communale, être acteur plutôt que spectateur. Voilà, j'ai été élu directement la première fois que je me suis présenté. D'élection en élection, j'ai augmenté mon score, c'est-à-dire que la confiance des citoyens a toujours été grandissante, et finalement, c'est ça qui m'a toujours porté.
- Speaker #0
Est-ce que cette envie d'être bourgmestre, c'est quelque chose qui vous anime depuis tout petit ?
- Speaker #1
Non, pas spécialement, même si... J'ai eu un grand-père maternel qui était bourgmestre de Tumel pendant 18 ans. Mon grand-père paternel, lui, était conseiller communal à Vasek. Mais pas depuis le temps que je suis tout petit, non, on va dire à la sortie de mes études, parce que j'ai, figurez-vous, mon sujet de mémoire sur la fonction de bourgmestre.
- Speaker #0
Ah oui, donc il y avait quand même un prémice, finalement.
- Speaker #1
Il fallait se trouver un stage en dernière année d'études de droit. J'étais plutôt porté vers le droit constitutionnel administratif. Et c'est ça qui m'a porté vers une administration communale. À l'époque, c'était Franais en 20, où j'ai réalisé mon stage. C'était en 99 et il y a eu les élections 2000, où là, je me suis porté candidat pour la première fois. J'ai été élu à 21 ans.
- Speaker #0
Donc, vous avez quand même un beau parcours aussi en tant qu'échevin durant quelques années. Ici, vous passez avec la casquette de Bourgmestre. Qu'est-ce qui change en fait quand on a cette casquette ?
- Speaker #1
La casquette de Bourgmestre, c'est clair que c'est beaucoup plus de responsabilité. On a le poids des responsabilités. On est aussi le capitaine d'une équipe. Donc à ce niveau-là, je travaille très bien avec mes collègues du collège et du conseil. On a le réceptacle, je prends le coup aussi pour tout le monde. Ça, c'est normal quand on est le leader d'une équipe. Voilà, mon expérience d'âge 20 m'a bien aidé, évidemment. Celle du conseiller aussi, mais aussi mon expérience professionnelle. dans laquelle j'ai pu côtoyer beaucoup de bourgmestres, que ce soit à Belleuil ou ailleurs, quel que soit le parti. Et finalement...
- Speaker #0
C'est issu d'un bon coaching ?
- Speaker #1
Je me suis coaché entre guillemets moi-même, c'est-à-dire que je les ai bien observés et je suis surtout inspiré de ce qu'il fallait faire et aussi parfois ce qu'il ne fallait pas faire quand on est dans la fonction de bourgmestre. Donc je me suis mis directement dans le costume très à l'aise et ça sans prétention aucune, mais parce que la fonction, je la connaissais quand même un petit peu, bien entendu, quand on l'exerce soi-même, tout à fait différent. Mais je ne suis pas atterri comme un cheveu de la soupe, comme on dit.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui vous a surpris les premières semaines de votre mandat ? Qu'il y a des choses que vous n'y attendiez pas dans cette fonction ?
- Speaker #1
Non, je n'ai pas été vraiment surpris ni dépassé. Comme je disais, je connaissais l'ampleur de la tâche qui m'attendait. J'ai d'ailleurs pris en connaissance de cause le service des travaux dans mes attributions. Parce que le bourgmestre, avoir le service des travaux dans une commune, c'est quand même relativement lourd. Mais comme le service des travaux était abandonné, et ça je n'ai pas peur de le dire politiquement, Sur l'ancienne législature, je voulais l'avoir.
- Speaker #0
C'est quelque chose qui vous tenait à cœur ?
- Speaker #1
C'est quelque chose qui me tenait à cœur, parce qu'on est là au cœur de la vie communale. Et c'est aussi avec le service travaux qu'on peut rendre, je dirais, le plus grand nombre de services aux citoyens, mais aussi aux services communaux. Les services communaux, quel que soit le service, pour organiser quelque chose, font toujours appel au service travaux, au moins une fois par semaine.
- Speaker #0
Votre mandat, c'est une grosse responsabilité. Et puis, il y a aussi une visibilité derrière qui est peut-être plus conséquente par rapport aux citoyens.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Mais bon, je passe tous les jours au dépôt communal. à la Chiconière le matin pour saluer les hommes, voir avec eux les différentes demandes que je reçois, pouvoir échanger avec eux et ainsi. Ils peuvent avoir leur feuille de route avec les chefs d'équipe. Comme je dis, pour être respecté, il faut être respectueux. Je le suis avec eux parce que sans eux, je ne saurais rien faire. Et donc, dans une commune, le service travaux, c'est vraiment important. Tous les services sont importants, évidemment. Je suis officier d'état civil. Dès que j'ai pris mes fonctions, j'ai souhaité que... Le service Population Rétain Civil, qui à l'époque ne se faisait plus que sur rendez-vous, on puisse retrouver des permanences sans rendez-vous pour le citoyen. C'est ainsi qu'aujourd'hui, lundi fin de journée, le jeudi après-midi et le samedi matin, les citoyens peuvent venir sans rendez-vous à la commune. Et c'est bien normal d'être aussi au service du public. Donc tous les services sont importants, mais le service de travail est particulièrement important.
- Speaker #0
Je sens qu'il y a une réelle volonté d'équipe et un peu, vous parlez vraiment de groupe, de voir vos... hommes sur le terrain. Si vous deviez dire en un mot un style de gestion, est-ce qu'il y a un lien avec ce côté équipe ?
- Speaker #1
Moi je suis à l'écoute et je suis réactif. Action, réaction. Dès qu'un problème ou une sollicitation nous parvient, on essaye d'y répondre au mieux. On n'a peut-être pas la solution tout de suite, mais au moins le citoyen a une réponse et ça c'est très important parce qu'on est à l'échelon local et donc il est logique qu'on soit proche des gens et qu'on leur réponde. dans un délai qui soit raisonnable, peut-être pas avec la solution comme je vous le dis, mais en tout cas avec le respect et l'écoute.
- Speaker #0
Mais cette volonté d'action-réaction, il y a quand même beaucoup d'énergie derrière, et justement comment vous faites alors pour tenir le coup, parce que ce n'est pas toujours évident, pour tenir le cap, de savoir réagir, répondre ?
- Speaker #1
Le rôle de bourgmestre, c'est vrai, il est prenant. Vous parlez des réseaux sociaux, quand ça se passe dans le respect... Ma foi, je n'ai pas trop de soucis, mais moi ce qui compte c'est l'efficacité. Et l'efficacité, ce n'est pas nécessairement les réseaux sociaux. Et me contacter par Messenger à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, et penser qu'on a envoyé Messenger, que l'affaire est réglée, ou qu'on m'a identifié sur un groupe dont je ne fais pas partie, ce n'est pas nécessairement la solution. Donc s'il y a un aspect négatif, c'est bien celui-là. Ce n'est pas la bonne manière de m'interpeller. Je suis très disponible, connecté, réactif, mais on ne passe pas sa vie sur Facebook. Donc pour qu'il y ait une efficacité, je conseille toujours, même si je réponds par Messenger, j'essaye de faire comprendre qu'envoyer un mail avec une photo illustrant la situation, ça me fait gagner du temps, ça me permet de dispatcher au service, et ça me permet de pouvoir répondre plus rapidement. Et j'ai bon nombre d'exemples où des gens qui m'ont interpellé via les réseaux, je leur ai dit écoutez, c'est peut-être pas la manière la plus adéquate. Une fois que j'ai eu connaissance de leur problème, il était réglé quasiment dans les 24 ou les 48 heures. Ils ont bien compris qu'en disant « oui, le Bourgmestre, il est accessible » , on va plutôt le contacter par son mail ou même par le téléphone, plutôt que de l'identifier sur un groupe où je n'ai pas nécessairement connaissance tout de suite.
- Speaker #0
Le message est passé alors ?
- Speaker #1
Je pense que le message est passé. Tous les jours, je suis de nouveau confronté. Je crois que c'est un travail permanent. Les gens pensent que les réseaux sociaux, alors qu'on est accessible, sont plus efficaces autrement.
- Speaker #0
On parle de réactivité. C'est un boulot quand même connant. Vous avez plusieurs casquettes, vous êtes bourgmestre, vous travaillez encore pour la commune de Silly, vous êtes papa aussi. Comment vous faites pour jongler avec toutes ces casquettes ?
- Speaker #1
Le statut de bourgmestre, il est un petit peu pas assez valorisé, pas au niveau financier, je ne parle même pas de cela. Alors oui, il y a des aménagements, des congés politiques et ces choses-là, mais ça ne permet pas de totalement mettre son emploi de côté. Si la personne n'est plus réélue bourgmestre, il faut quand même garder un pied dans son emploi, ce que j'ai fait, parce qu'on ne sait jamais de quoi l'avenir est fait, mais bien entendu. je l'ai considérablement réduit. Pour Metz, je suis 100%, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Mais effectivement, j'ai gardé un pied 2 jours par semaine dans mon emploi. D'abord, ce n'est pas pour être déconnecté totalement de la réalité, donc c'est important. Il faut gérer ça avec la petite famille, donc ça, ce n'est pas toujours évident non plus. Mais voilà, c'est une question d'organisation. C'est le peuple,
- Speaker #0
ça, l'organisation.
- Speaker #1
L'organisation, la compréhension à la maison, c'est le secret. Et bon, voilà, je veux dire, il y a toujours le téléphone, le mail. Même si on n'est pas physiquement présent dans le bureau, je suis toujours à cette place.
- Speaker #0
Comment votre famille a vécu cette élection ? Ça a dû être intense la partie élection.
- Speaker #1
Oui, disons que ce n'était pas une découverte, ce n'était pas une nouveauté. J'étais déjà bien engagé dans la vie politique, communale et même régionale, avant que je sois élu bourgmestre. Donc ça n'a pas été un chamboulement du jour au lendemain.
- Speaker #0
Ça fait partie de vous en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mes compagnies et les enfants savent bien que, bon, ben voilà, une fois tous les cinq ou les six ans, jusqu'à présent, j'ai participé à cinq élections communales, quatre élections régionales, enfin bref, voilà. Oui,
- Speaker #0
ils sont rodés en fait, finalement.
- Speaker #1
On est rodés, oui, bon, il faut beaucoup de compréhension, c'est une passion, ma famille politique me fait appel à chaque fois, et surtout, je le dis, j'ai augmenté à chaque fois mon score, donc je me suis dit que, voilà, je suis conforté dans mes... dans mon travail, puisque c'est le travail qui est reconnu par les citoyens. Donc à partir de là, j'ai toujours continué l'aventure.
- Speaker #0
Est-ce que vous voyez ça comme un travail ou plutôt comme une passion ?
- Speaker #1
Ah non, non, je ne sais pas. Non, ce n'est pas un travail ni une corvée.
- Speaker #0
Vous ne voyez pas les heures, en fait, comme ça ?
- Speaker #1
Ah non, je ne vois pas les heures et je ne pense pas que je les compte, parce que si je devais, de toute façon, c'est bien simple, ça commence à 6 heures et ça se termine à 22 heures en semaine et samedi, dimanche compris. Donc voilà.
- Speaker #0
Est-ce que pour être bourgmestre, est-ce qu'il y a plusieurs Bastien Marleau ? Est-ce qu'il y a plusieurs ? personnalité qui se cache ? Je veux dire, quand vous êtes en partie privée, vous êtes quelqu'un d'autre ? Ou alors, vous pensez que, finalement, il pourrait être 100%, il faut être soi-même ?
- Speaker #1
Non, non, il n'y a qu'un Bastien Marleau, il est authentique, avec ses qualités et ses défauts, il est engagé, il a son caractère, mais non, non, il y a un seul Bastien, oui, oui, bon, je pense que ça, j'aime bien qu'on m'appelle Maillard ou M. Bourmès, mais honnêtement, les gens continuent de m'appeler Bastien, et ça, c'est le plus important, je pense. Donc, je me suis dit, que je resterai moi-même, bien les pieds sur terre aussi, parce qu'il ne faut pas... pas décoller parce que tout de suite vous arrivez à une fonction comme celle-là. Au contraire, je reste bien ancré sur le sol et...
- Speaker #0
C'est important de continuer à justement voir la population de près, d'être sur le terrain pour...
- Speaker #1
Oui, je suis sur le terrain tous les jours, tous les week-ends. Vous pouvez voir, on est ici lundi. Ce week-end, j'étais encore sur le terrain en soutien associatif et autres. Voilà, donc ça c'est important aussi.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?
- Speaker #1
Les contacts et puis savoir que vous pouvez être utile. à la collectivité, être utile aux citoyens, utile à nos associations, à nos clubs. La commune, vraiment, c'est le niveau de pouvoir où on peut rendre le plus de services, mais de manière très directe,
- Speaker #0
très concrète.
- Speaker #1
Donc on se sent utile quand même. Même si le Bourgmestre doit d'abord aussi faire respecter les lois et les règlements sur son territoire, donc il y a des décisions que je dois prendre parce que la loi me dit de les prendre, qui ne font pas nécessairement plaisir, pour des raisons de sécurité, que je n'ai pas toujours... à développer. Alors les gens, parfois, ne comprennent pas toujours, mais voilà, ça aussi, ça fait partie du boulot.
- Speaker #0
Et pour vous reposer, vous avez un hobby ?
- Speaker #1
La vie communale, c'est déjà une passion en tant que telle et pouvoir décompresser un petit peu, c'est passer du temps avec la famille, évidemment. Donc c'est important de pouvoir être auprès notamment de Timéo actuellement, comme je l'étais avec Baptiste avant, dans ses entraînements de foot, dans ses matchs et tout ça. Donc je le suis et c'est important de pouvoir se préserver des moments fameux.
- Speaker #0
Vous parlez d'équipe là tout de suite, vous êtes passionné de foot ?
- Speaker #1
Oui, j'aime bien le football, effectivement, au niveau régional, au niveau national, de manière générale. Je suis mon gamin qui est maintenant en élite au Franc-Borin. Une fierté pour vous ? Une fierté, oui, mais lui il le prend comme un plaisir et c'est pour ça que ça doit le rester ainsi. Il ne faut pas se prendre la tête, c'est ce que je lui dis. Et arrivera ce qui arrivera, et ce qui compte, c'est de travailler sur le terrain, et surtout, surtout prendre du plaisir.
- Speaker #0
Comment vous gérez le stress au quotidien ?
- Speaker #1
Je ne suis pas quelqu'un de stressé, non. Peut-être, non, pas stressé, parfois préoccupé, parce que celui qui s'en fout, il n'est pas inquiet. Donc, ce n'est pas que je suis inquiet, non, je suis préoccupé, mais préoccupé dans le bon sens, où c'est dire, voilà, il y a ça, ça et ça à faire. Il faut toujours bien réfléchir avant de prendre une décision, concerter ce que je fais. stressé non pas particulièrement vous voyez pas ça comme une réussite en fait des petites si si si une réussite évidemment ça quand vous présentez une élection c'est pour la gagner c'est un peu comme un match de foot mais oui il ya quand même une gamme bah oui non mais évidemment quand on monte sur le terrain c'est pour gagner donc chaque fois qu'on se présenter avec notre liste aux élections communales c'était pour évidemment faire le meilleur score possible et être à la gestion alors comme je dis mais dit déjà j'ai appris des soirs Pas nécessairement des soirs de défaite, parce que la défaite c'est quand vous êtes battu. Mais démocratiquement, je n'ai jamais été battu. J'ai toujours augmenté mon score. Les soirs où mon groupe a été laissé de côté par quelques-uns, alors que ces personnes-là faisaient trois ou quatre fois moins de voix que moi, la population ne comprenait pas que leurs choix n'étaient pas respectés. Alors c'est des soirs de défaite qu'on apprend le plus, pour espérer de temps en temps préparer... Un soir de victoire, on l'a connu en 2024 de manière extraordinaire, mais c'était une victoire non pas personnelle, mais une victoire collective, parce que je fédérais autour de moi une équipe incroyable.
- Speaker #0
Quand cet esprit d'équipe en fait ?
- Speaker #1
Elle perdue, oui, l'esprit d'équipe, mais seule, vous pouvez peut-être aller vite, un petit moment, mais vous n'irez pas très loin. Et donc franchement, je continue d'ailleurs ainsi à travailler, à fonctionner. Je ne suis pas dans ma tour d'ivoire. Ma porte est ouverte, je communique beaucoup avec mes échevins, avec mon collège, avec les conseillers aussi, parce que j'étais très longtemps conseiller communal pendant 18 ans. J'ai même eu du méprime à un moment donné, parfois, lorsque j'étais conseiller communal. Et donc je ne veux pas faire subir à certains ce que moi j'ai pu subir par moments. Il faut communiquer beaucoup.
- Speaker #0
Vous parlez d'erreurs, enfin d'échecs. Est-ce que vous diriez que l'échec vous fait grandir et vous apprend ?
- Speaker #1
Oui, on apprend des soirs de... des soirs de netfaits ou des soirs d'échecs où on n'a même pas invité autour de la table pour discuter alors qu'on a fait un bon score. Donc voilà, en 2024, on a pu... La population a surtout retenu aussi des leçons de nous avoir laissé sur le côté en nous donnant une majorité absolue. Là, il n'y avait même plus de discussion possible, nous étions incontournables. Encore une fois, c'est un travail d'équipe. On a tiré tous dans la même direction et le citoyen l'a bien compris. le citoyen se rallient aux gens qui travaillent et qui ne se tirent pas dans les pattes et qui regardent dans la même direction pour faire finalement avancer le bien commun et la commune.
- Speaker #0
J'ai quelques questions à compléter avec spontanéité. Alors la première c'est, pour être un bon bourgmestre, il faut ?
- Speaker #1
Être à l'écoute, être à l'écoute disponible et bosseur.
- Speaker #0
La critique qui me blesse le plus, c'est celle qui vient de ?
- Speaker #1
de personnes qui n'y connaissent rien du tout au dossier en tant que tel, et qui par des raccourcis, finalement...
- Speaker #0
Ils font des amalgames peut-être ?
- Speaker #1
Des amalgames, ils racontent n'importe quoi. Moi j'ai des larges épaules, mais par exemple, ce que je n'apprécie pas c'est quand on peut... Même si c'est de moins en moins. Pourquoi ? Parce que nous travaillons. Quand on attaque le personnel communal, par exemple, là, je serais le premier pour les défendre aussi.
- Speaker #0
Le vrai luxe, c'est ?
- Speaker #1
Le vrai luxe, c'est d'être en bonne santé, pouvoir profiter de ce qu'on aime.
- Speaker #0
Alors, est-ce que vous avez un projet que vous aimeriez à court terme développer ?
- Speaker #1
On a une déclaration de politique communale qui est ambitieuse. On a un plan stratégique transversal avec le CPS qui comporte 169 actions. Donc, l'ambition, c'est... Il y a déjà des éléments qui sont en route de développer cette déclaration de politique communale, parce que ce sont des choses et des projets ambitieux, mais réalistes, en tenant compte de nos finances aussi, de développement de la commune. Donc oui, jour après jour, c'est mettre en œuvre, par exemple, ce plan stratégique et cette déclaration de politique communale. Moi, j'étais déjà commencé dans mes attributions avec un plan trottoir, un plan caméra. Bon voilà, il faut du temps. La loi sur les marchés publics fait que... Un an est vite passé en termes administratifs, mais il y a des choses qui vont se concrétiser. Ici, on vient de placer, par exemple, ça me vient à l'esprit ce week-end, des agrès de musculation près du gymnase de Saint-Bruge. Quand nous sommes arrivés, sans critique aucune, des agrès avaient été achetés, mais sans avoir été réfléchis quant à leur emplacement. Et l'endroit où on imaginait de les mettre est totalement inapproprié. Donc avec le collège, on a revu leur destination et on se dit d'abord ils doivent être dans un endroit visible pour une surveillance sociale et un endroit où quelque part on déjà a l'habitude de faire du sport et faire du passage. C'est pour ça qu'on les a mis près du gymnase de Saint-Brux parce que l'endroit s'y pressait bien. Donc c'est un nouveau projet qui vient de voir le jour. On a amélioré la plaine aussi de Oued-Nacourt. On a mis deux agrès aussi où des ados étaient venus me solliciter et on les a mis là deux. Ça a répondu... Aux attentes. Aux attentes, oui. Donc on a des projets, mais c'est lié au fait que ça répond aussi à des attentes des gens.
- Speaker #0
Un dernier mot pour la fin ?
- Speaker #1
Moi, je dirais qu'il faut être fier d'habiter la commune de Belleuil, comme la nôtre qui offre énormément de services, avec une fiscalité qui est méprisée, et dont les atouts rayonnent bien plus qu'on ne puisse l'imaginer. Donc je suis fier de ma commune et de ses habitants. Et tous les jours... Je travaille pour améliorer leur quotidien.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour le temps accordé. C'était un plaisir.
- Speaker #1
Merci Julie, merci beaucoup pour l'initiatif.
- Speaker #0
On termine cet entretien sur une note inspirante. Être bourgmestre, ce n'est pas l'aventure d'un seul homme, mais bien un sport d'équipe. L'échange avec Bastien Marleau a permis de mettre en évidence que l'organisation et l'entourage familial sont les moteurs qui permettent de tenir sur des distances. Merci à lui pour sa franchise sur le quotidien aux multiples casquettes. où le service public devient une évidence plutôt qu'une charge. A vous qui nous écoutez, j'espère que cet échange vous aura apporté quelques clés pour votre propre quête d'équilibre. Encore merci pour votre écoute et votre soutien, et on se donne rendez-vous bientôt pour un prochain épisode de Côté Canap.