Speaker #0Sur la carte des Mongs, un des pays qui m'a marqué beaucoup, où j'ai vécu à nouveau quelques mois pendant mes années d'études, c'est les Etats-Unis. Dans cet épisode, je vais vous raconter ma perception subjective, comment moi j'ai perçu les Américains, comment je me suis sentie chez eux, qu'est-ce que j'ai appris et quel impact sur ma vie ça donne. Je m'appelle Maria, je facilite les cours de négociation. Sur ma chaîne, je donne des astuces pour que mon communiqué soit mieux. Régulièrement, j'organise aussi des événements qui sont offerts. Et l'un de ces événements est pour bientôt, c'est un cours de 4 semaines avec 4 modules diffusés chaque lundi en replay et les lives pour les questions et les réponses de jeudi. Ces cours, ils porteront sur les compétences en assertivité, donc Apprendre à poser ses limites pour diminuer les frictions au travail. Si vous êtes challengé par vos ménagères, vos collègues, si vous prenez trop sur soi parce que vous ne savez pas refuser, se défendre, dire non, vous n'êtes pas d'accord pour travailler vendredi à 18h encore et ce n'était pas prévu, ce cours peut vous apporter des astuces sur comment se protéger. comment se défendre, comment s'affirmer pour ne plus subir et ne pas provoquer des frictions in nécessaires. Pour s'inscrire, rendez-vous sur coderegociation.fr slash dire non. Et si vous voulez que ça apporte vraiment un bénéfice, invitez quelqu'un avec vous parce qu'à deux, la motivation augmente. Vous pouvez en échanger ensemble, faire suivre les situations de votre vie. quotidien. Donc, c'est vraiment quelque chose à ne pas marquer de prendre par la main une collègue et faire ce cours à deux. Aux États-Unis, pour moi, c'était une aventure. J'avais 20 ans, donc c'était 2004. Et en 2004, le monde était différent. On n'était pas encore dans le monde digital. Il y avait les caméras analogues avec des films Kodak à l'intérieur au Fuji et avec des checkpads. pied très commun avec des voyages en bus, en car sur la route nationale du pays. Donc pour moi c'était assez signifiant. Je suis partie aux États-Unis parce que là-bas j'avais une famille londin qui pouvait m'accueillir. Donc ils m'ont envoyé cette invitation et j'ai reçu le visa touristique pour trois mois. Ce qui est intéressant pour moi c'est de faire l'expérience de travail. Dans ce pays-là, je parlais bien anglais et je voulais à nouveau faire une fille au père. Ce qui, par contre, n'était pas évident, c'était de trouver ce job uniquement pour trois mois parce que les familles, pour les enfants, ont cherché quelqu'un à long terme, donc minimum un an. Moi, je ne voulais pas rester un an loin de ma famille parce que j'étais encore jeune, j'étais au milieu surtout de mes études, donc je voulais profiter uniquement de la pause d'été pour... économiser un peu d'argent et avoir pour l'argent de poche quand j'étudie. C'était la première chose qui était difficile, donc c'était de trouver un job de thé. Il y avait encore les journaux en papier, il n'y avait pas beaucoup d'annonces qui étaient en ligne, parce qu'en ligne, l'Internet, c'était toujours avec un modem qui fait « bip, bip, bip » pour se connecter par téléphone, donc la ligne téléphonique était coupée au moment où on se connectait à l'Internet. Donc vraiment un autre monde. Ce qui m'a marquée cependant, c'est la notion de danger qui est très commun. Les gens au Chicago où j'habitais, dans les banlieues de Chicago, entre Evaston et la ville de Chicago, ne marchent pas seuls sur la rue. On ne se déplace pas à pied. Pas uniquement parce qu'il y a une chaleur d'été insupportable avec l'humidité élevée, mais c'est simplement dangereux. Donc c'est plus simple d'avoir sa propre voiture fermée et on ne ouvre pas la porte. porte au feu rouge et il est mieux nécessaire de ne pas s'arrêter au feu mais vraiment continuer ce qui est très dangereux aussi c'est les highways les autoroutes les gros camions avec les 16 gros rues qui roulent avec une vitesse incroyable et une fois une petite voiture personnelle qui est très basse parce que ce n'était pas encore la mode de suv c'était plutôt les ondes à ou Hyundai qui étaient tout plus proches du sol, c'était vraiment effrayant. Une autre chose qui m'a marquée, c'est l'approche d'un style de vie très matérialiste. Donc les gens parlent d'argent, passent leur temps dans les shopping malls, dépensent beaucoup pour acheter, pour consommer et pas nécessairement en profiter. Mais ils achètent, on peut les rendre pendant 12 mois si tu as une carte fidélité à la boutique. Donc tu achètes, tu crées vraiment les stocks chez toi. Tu consommes sans vraiment consommer, tu achètes hors mesure. Ce qui était signifiant pour la famille d'accueil qui finalement m'ont pris. J'ai commencé à travailler pour 4 juillet, je me souviens. C'était une grosse fête, on est allé au bord du lac Michigan pour regarder les feux d'artifice. Et à nouveau, il y a cet élan de se montrer. Donc la famille était très riche chez qui je travaillais. Lui, il était un hindou, très connu, un professeur à l'université. Il écrivait des livres. Elle était américaine, elle ne travaillait pas parce que lui soutenait la famille. Ils ont eu trois enfants. Le fils est né, il était malade quand il avait huit ans. Il avait un cancer et moi, quand je suis arrivée, il avait dix ans. Donc, c'était deux ans après, mais il était toujours un peu sous la cloche. Donc, entre la compassion que j'avais pour cette famille-là, Il y avait des exigences très élevées au niveau du temps passé avec les enfants, de la propriété de la maison. Et moi, en fait, finalement, à la place de s'occuper et de prendre soin des enfants, je faisais plutôt une servante qui faisait le ménage d'une grande villa de quatre étages. Et ce qui était très difficile pour moi, c'est un manque de reconnaissance. C'était des ordres que je recevais directement de cette femme américaine. Ce qui était très tangible pour moi, c'est ces attentes qui ont été envoyées comme d'une arme mécanique, la liste de choses à faire, sans quelque part de recul. Est-ce que je me suis blessée au jardin ? Est-ce que ce n'est pas trop long pour moi de porter deux sottes de l'eau pour arroser ? Et ce que faire dans la... cave avec cette grosse machine qu'on voit de temps en temps dans le film la cirer le sol en PVC, est-ce que c'est quelque chose que moi je peux faire est-ce qu'il faudra que je protège des oreilles de bruit ou pas, etc. Donc peut-être que ce sont des expériences assez dures que je vous raconte, en même temps je vous montre ça parce que pour moi quand je t'ai virée, imaginée de chez elle, je t'ai soulagée et pourquoi je t'ai virée ? Parce qu'elle est partie avec les enfants pour une semaine à New York. Moi, j'ai pris un week-end aussi à New York sauf elle, elle a fait un voyage en avion et moi j'ai pris comme tout à l'heure je vous ai dit un voyage avec un car parce que c'est moins cher. Donc on a voyagé toute la nuit pour arriver pour deux jours à New York et voyagé toute la nuit pour revenir. Donc pour partir à New York, j'étais obligée de sortir de la maison à 15h vendredi et pas à 17h. Donc, je suis sortie deux heures plus tôt, vendredi, de la maison. Et, elle a appelé la maison et moi, je n'ai pas pris le téléphone parce que je n'étais plus là. Donc, c'est là que ça a commencé à l'inquiéter ou angoisser ou agacer, je ne sais pas dire. Mais, elle a commencé à me chercher. Donc, elle a trouvé l'agence du travail et ils ont appelé aussi la famille où j'étais hébergée. Donc, elle a compris que je ne suis pas à la maison, que je ne travaille pas. Pour elle, c'est deux dernières heures. Donc, elle m'a virée parce que je n'étais pas à mon contrat, donc je n'étais pas présente où j'étais censée être présente. Je vous raconte tout ça parce que moi, j'étais jeune, je ne tenais pas à mes responsabilités, à ce que je me suis engagée. En même temps, j'étais virée, donc mon dernier chèque de toute la semaine n'était pas payé parce qu'elle a freiné le chèque à la banque, donc tout mon salaire d'une semaine était suspendu. J'étais soulagée parce que ce que j'ai vécu là-bas, c'était très difficile pour moi. C'était un enfant qui était malade, qui a subi beaucoup de choses, mais maintenant il ne sait pas gérer ses émotions, donc quand il était énervé, il jetait le couteau de la cuisine envers moi et moi j'étais surprise parce que je suis un être humain et jeter un couteau quand lui il est en pleine émotion, ça ne règle pas les problèmes. Moi, je me suis sentie en danger. Il y a ces deux petites sœurs qui regardent ce qui se passe dans la cuisine. Il y a les exigences de maman qui sont hors normes par rapport au service à la maison. Je ne savais pas comment à ce moment-là me défaire de ce contrat de travail qui ne me plaisait pas, qui ne correspondait pas à mes attentes. Donc quand c'est elle qui m'a virée, j'étais vraiment soulagée. Parce que je pouvais rentrer plus tôt à la maison et quelque part trouver un autre job. Et j'ai trouvé un autre job. Je faisais une serveuse dans un restaurant où quelque part la clientèle était posée. parce qu'ils m'ont donné des pourboires, ils ont commandé des repas et moi j'ai servi les plats et des verres de vin. Et voilà, donc je travaillais moins d'heures et je gagnais un peu moins d'argent, mais c'était plus dans le cadre du travail que je cherchais. Ces histoires-là m'ont marquée quelque part parce que le voyage que j'ai répété, après je suis allée en San Francisco en 2016, j'étais là-bas une semaine. C'était beaucoup plus un voyage d'études avec l'école Business School ESSEC. C'était un voyage où on était dans les entreprises, on a visité les grands campus, aussi le Grand Wallis. On était aussi hébergés dans une auberge de jeunesse. On a visité plein de choses sympathiques, les attractions touristiques à San Francisco. Tout cela, c'était un mode beaucoup plus cool, calme, comme dans un film avec des jolies couchettes de soleil devant les... maisons colorées de l'île de San Francisco. Cependant, en moi, il restait cette peur et méconfiance aux Américains qui poussent en avant, qui ont une façade, et c'est quelque part difficile de se connecter à un niveau plus humain, plus subtil, plus humain. Donc, je ne dis pas... que ça n'existe pas parce que je suis convaincue que ça existe. Et ce que j'ai fait, c'est une généralisation. En même temps, je sais que, par exemple, je ne voudrais pas habiter aux États-Unis, pas uniquement au niveau de la qualité de la sécurité, la qualité de la nourriture qui est meilleure en Europe, au niveau des frais de santé publique qui n'existent pas aux États-Unis. Là-bas, il n'y a pas de sécu comme on le comprend en France. mais surtout en relations humaines qui sont d'un autre niveau que moi je cherche. Et sur ma chaîne de négociation, ce que j'essaie de transmettre, ce que je fais, ce que je crois, ce sont les conversations qui sont cordiales, qui sont humaines, qui tiennent aux autres, qui construisent la relation. Ce n'est pas un dispute, ce n'est pas une manipulation, ce n'est pas la rivalisation. Moi, je n'essaie pas de vous enseigner comment être. plus fort, plus gagnant et écraser l'autre. Ce n'est pas dans mes valeurs. J'ai l'impression que quelque part, les États-Unis m'ont marqué dans ce sens-là aussi sur mon chemin de la vie. Donc, si vous ne voulez pas rentrer dans la direction américaine, mais rester plutôt dans la dimension de bienveillance avec les autres, c'est quand je parle sur l'assertivité, comment poser ses limites. clairement et aussi d'une façon bienveillante, peut-être les courriels sont pour vous. N'hésitez pas à vous inscrire sur coursdenégociation.fr slash dire non. À bientôt