Description
La violence fait partie de la vie des enfants.
À l'école, harcèlement, discrimination, sexisme.
À la maison, abus, négligence, inceste.
En France, 160 000 enfants subissent des violences sexuelles chaque année.
Un pour cent des auteurs sont condamnés.
En Corse, d'autres verrous s'ajoutent.
L'insularité, l'interconnaissance, ce qu'on règle en famille.
Alors les enfants encaissent seuls.
Beaucoup tiennent debout.
D'autres portent ça trente ans, et le paient en années de vie.
Face à ça, l'État affiche une réponse.
La santé mentale est devenue grande cause nationale deux années de suite.
Douze séances de psychologie peuvent être remboursées à 60 %.
Six seulement sont utilisées en moyenne.
L'accès existe sur le papier.
La continuité du soin reste une autre question.
Et depuis 2001, une loi de prévention jamais appliquée.
Il existe un autre endroit.
Ni l'école, ni la maison.
Gratuit, anonyme, sans autorisation des parents : la Maison des adolescents de Porto-Vecchio.
Sophie Ettori y est psychologue clinicienne depuis treize ans. Spécialisée en psychotraumatisme, elle reçoit des adolescents qui arrivent parfois sans même savoir mettre un mot sur ce qu'ils ont vécu, et une question pour elle.
D’où viennent les blessures de l’ordre ordinaire, et comment les réparer ?
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