- Speaker #0
Oui. Vous êtes là. Mais je vais te dire quelque chose.
- Speaker #1
Bienvenue dans l'oreille de le podcast qui dévoile les secrets des coulisses pour créer la trace d'un événement durable dans notre métier. Un événement oublié dès le lendemain, c'est un budget qui s'évapore. Derrière le micro, je suis Arnaud Chevalier, fondateur de Banana Patata, maître d'œuvre de l'éphémère et de l'ustropolie, location de matériel événementiel. Ce podcast est créé en partenariat avec Canal Sat Grand Dialogue, producteur d'événements interactifs en direct et en vidéo. Nous sommes dans leur studio TV au cœur de Paris. Ne plairons plus seulement des événements, laissons une passe. Installe-toi dans l'oreille, ça commence. Bonjour et bienvenue pour la reprise de cette nouvelle saison dans l'oreillette 2, ce format qui permet d'aller découvrir le secret des coulisses pour créer une trace, pour créer des événements durables. Alors aujourd'hui c'est la reprise de la saison et comme toute reprise il y a toujours des petites surprises, la preuve avec ces petits soucis techniques mais zéro problème, au contraire je suis très heureux de pouvoir vous accueillir dans un nouvel espace. Canal Chat Grand Dialogue, un studio qui permet de faire de l'interactivité de la vidéo à Paris à côté de Bastille, nous accueille pour tourner nos épisodes. Alors aujourd'hui, pour cette reprise de saison, c'est un nouveau format, c'est un format magazine et je suis accompagné des deux chroniqueurs historiques, Ophélie et Benoît, qui sont avec moi aujourd'hui et on va entamer une discussion. Ça va être un format de discussion que vous pourrez retrouver aussi en enregistrement sous forme de podcast sur toutes vos plateformes audio. Mais cette discussion, elle va d'abord commencer par cette phrase-là, par cette information-là, demain commence Event Can. Bon, tous les professionnels du secteur le Mais il y a une question fondamentale qui est posée sur une des conférences qui est « L'agence événementielle a-t-elle encore une valeur ? » En 2026, poser cette question est importante. Mais pour nous, pour moi, il y en a une autre qui doit aller plus loin que celle-là. En 2026, est-ce que l'événement lui-même a prouvé sa valeur et son utilité ? Et c'est à cette question qu'on va tâcher d'y répondre avec Ophélie et Benoît que j'accueille et que j'ai le plaisir de retrouver. Bonjour à tous les deux, comment ça va Ophélie ?
- Speaker #2
Eh bien, écoute, bonjour. Ça va très bien. Ravi d'être ici, de vous retrouver pour cette nouvelle forme dans l'oreiller de deux.
- Speaker #1
Exactement. Une nouvelle aventure, Benoît. Un peu habitué des plateaux, quand même.
- Speaker #3
Pas tant que ça. Je suis plutôt en coulisses d'habitude. Et on en est ravis. Et puis, je pense que c'est un format qui nous va bien. Ça fait longtemps qu'on en parle. Et d'avoir un peu plus d'interactions, plus de ping-pong, etc. Et puis, dans les prochains épisodes, on espérera intégrer... Plus de public, plus de questions et autres, ça va être très chouette.
- Speaker #1
Exactement, parce que Forma est interactif et vous allez pouvoir poser vos questions en direct. Je vais pouvoir y répondre, on va pouvoir y répondre tous ensemble. Et bien, dans cette question que je posais en début, elle est nourrie par différentes informations, différentes choses qui se passent. On va passer le côté aujourd'hui conflits internationaux, hausse de coût de l'énergie, etc. Pour d'abord se concentrer sur un mouvement, un phénomène que rencontre notre secteur depuis plusieurs mois, qui est des rachats. Très récemment, WMH rachète W2 en février de cette année, à peu près un objectif fixé de 350 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2027. Qu'est-ce qu'il a acheté ? La créativité, l'activation de marques, le contenu, à nous de se poser la question, Live Nation. Reprend la main, également prend la main sur Paris La Défense Arena. Quelle est l'idée ? Contrôle du lieu, billetterie, production. On pourrait parler d'auditoires qui rachètent parti-prix, qui verrouillent ainsi une position dans le luxe à forte marge. Alors... Quand ces grandes agences se rachètent entre elles, quand il y a ces phénomènes de concentration, qu'est-ce que ça pourrait dire de notre marché aujourd'hui ? Qu'est-ce qui est valorisé ?
- Speaker #3
Déjà, il n'y a pas que les grandes agences qui rachètent. Il y a aussi des agences à taille plus petite, je pense, mais qui n'en font pas moins de superbes événements. Je pense à Eco, Eco Even, qui a racheté récemment CCE Organisation. Voilà, effectivement, c'est un truc qu'on voit de plus en plus. Pour moi, ça s'explique par deux facteurs. Le premier facteur, c'est qu'on a des associés, des créateurs de sociétés qui arrivent en fin de carrière et qui se disent que la retraite peut commencer à être intéressante. Toutes les sociétés que tu as pu citer, d'autres achetées par WMH ou d'autres, elles sont aussi un peu dans ce cas-là. Après, il n'empêche que... Il y a quand même des besoins de se regrouper de manière beaucoup plus forte. Ce que je vois, moi, c'est qu'on est sans doute un peu dans la même logique que les distributeurs français qui ont fait en sorte d'avoir des plateformes d'achat européennes pour pouvoir maximiser les achats et minimiser les coûts.
- Speaker #1
Comme a fait Super U en se rapprochant avec la plateforme Leclerc, par exemple. qui est là-dessus. Mais là-dedans, Ophélie, est-ce que tu peux peut-être avoir un point de vue sur ce qui se négocie ? C'est quoi ? Est-ce qu'il y a peut-être quelque chose qui est difficile à vendre derrière ? Qu'est-ce qui... C'est un peu polarisant comme question ce que je suis en train de poser, mais ça montre quelque chose. Mais quoi ? La question est dure, là. Je t'aide pas.
- Speaker #2
Pour moi, c'est vraiment le fait de rassembler plusieurs segments des professionnels qui vont être vraiment pros sur différents segments. Justement, ça peut être le luxe, ça peut être l'activation de marques, ça peut être différents segments. Et donc, le but pour ces boîtes, dans mon point de vue, ça va être justement de rassembler ces différents segments et donc de pouvoir se dire que c'est un sujet sur lequel on revient quand même beaucoup avec le collectif. On va plus loin, on est plus fort, etc. Le fait de rassembler différentes boîtes, d'avoir des rachats, ça permet vraiment d'arriver avec une force qui va être encore plus établie qu'elle ne l'était auparavant.
- Speaker #3
C'est l'objectif de WMH, d'avoir discuté avec les sociétés qui peuvent être compter à être rachetées. C'est effectivement de dire j'ai des pôles qui sont très forts et très centrés. Et ça nous permet aussi de pouvoir créer des choses qu'on n'avait pas forcément. de manière aussi forte. Il y a des vrais pôles contenus qui maintenant commencent à exister au sein de ces équipes-là parce que une agence de petite taille ou de taille moyenne, elle n'a pas forcément la possibilité d'avoir tous le côté intégré. Et donc là, on se retrouve avec des groupes et des agences totalement intégrées. Et donc, ça amène aussi sans doute une meilleure gestion des coûts, meilleure gestion de la marge, clairement. Et on le voit, je pense, côté freelance, c'est un peu tous les échos qu'on entend avec les freelances de l'événementiel, ou d'autres free qui ne sont pas forcément au sein de l'assaut, qui disent, on sent qu'il y a effectivement, chez les annonceurs, ça s'est regroupé, il y a moins de projets qui sortent. Au sein des agences, ça s'est regroupé aussi, donc là aussi, il y a moins de besoin de free. Et donc, ce phénomène de concentration, c'est un phénomène de concentration d'événements à proprement parler. Plus d'événements organisés par les annonceurs, sans agence, mais avec peut-être des plateformes aussi. Je pense à des plateformes comme Cactus, par exemple. Il y a de plus en plus de groupes.
- Speaker #1
Pour en reparler de ça, ça peut faire un objet.
- Speaker #3
Oui, complètement, je pense. il y a de plus en plus de groupes, moi j'ai des clients qui ne passent que par cactus parce que c'est ce qui a été décidé au niveau des achats, par exemple
- Speaker #2
Vas-y je t'en prie Dans l'autre sens, je pense aussi que tu vois avoir plusieurs groupes qui se rassemblent ça permet d'avoir une seule fonction support donc déjà ça permet d'enlever tout un tas de prix, etc et tu vois on parle de rachat on parle de rachat Chez les agences, mais on a aussi beaucoup ça chez les prestats. Il y a plein de prestats, de groupes de prestats qui rachètent, etc. Je pense par exemple à Match qui a racheté énormément de différents points et qui maintenant est capable de donner toutes les prestations quasiment qu'on fait en événementiel, que ce soit en technique, en déco, en signat, etc.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #2
Donc en fait, ça leur permet à eux d'être hyper concurrentiels parce qu'en fait, on peut avoir... Un interlocuteur principal qui après va rediriger sur toutes les branches nécessaires. Et c'est clairement, c'est une façon d'être concurrentiel par rapport aux autres où il va falloir avoir un prestat différent pour la technique, pour la déco, pour la signa, etc.
- Speaker #1
Ce côté concurrentiel, je peux l'entendre. Mais moi, je me pose quand même une question aussi qui vient pour les agences de taille moyenne, pour le freelance, pour le prestataire technique régional. Comment, si on parle de concurrentiel, on va parler de valeur ? Est-ce qu'on ne va pas aller chercher des prix vers le bas ? Les nuages, la métaux n'est pas au beau fixe sur notre secteur, on ne va pas se mentir, sur les mois à venir. Qu'est-ce qui va en être de l'originalité ? Est-ce que les petits ne doivent pas se nicher sur des choses ? À un moment donné, au sein de l'association des freelances et de l'événementiel, il y a eu un débat. Entre eux, le freelance doit devenir spécialiste ou généraliste. Il y a les deux parties qui se tiennent dans l'association. Qu'est-ce qui sort de ça ?
- Speaker #3
Moi, je pense que la valeur, elle tient du positionnement. Et aujourd'hui, on a, à mon sens, beaucoup trop de... Et ça marche à beaucoup de niveaux, beaucoup trop d'agences et beaucoup trop de freelances qui sont interchangeables. Et en fait, comme on est... Sinon, il n'y aurait pas d'appel d'offres. Si on n'était pas interchangeable, il n'y aurait pas d'Apple d'offres. Parce qu'on manque de singularité. On manque de positionnement, d'un positionnement qui est hyper clair. Aujourd'hui, si on regarde le marché, et quand on regarde un événement d'une agence, qui peut dire aujourd'hui, mais c'est la même chose chez les annonceurs en fait, pour les événements qu'ils font eux-mêmes, est-ce que mon événement est singulier ? Est-ce que c'est un événement, je ne sais pas, auditoire ? Est-ce que c'est un événement... WMH, est-ce que c'est un événement VATO ? Je pense que, là c'est l'exemple que je peux donner avec l'agence VATO, We Are The Ruckles, qui pour le coup, elle va avoir, quand on voit un événement, quand on voit une vidéo, on sait que c'est un événement, il y a un ADN.
- Speaker #1
Tu as vu l'oracle toi ? Tu as vu l'oracle ce matin, non ?
- Speaker #3
Pas du tout, non, pour l'anecdote, VATO, la directrice générale est une de mes anciennes étudiantes, donc je suis... Et puis surtout, c'est une agence qui est hyper inspirante, qui travaille sur des projets très différents. Mais aujourd'hui, je pense qu'il y a un vrai sujet de quelle est notre singularité et comment est-ce qu'on arrive à la mettre en avant et à tout niveau, que ce soit même en termes de prestat ou autre. Moi, je ne crois pas dans la situation actuelle telle qu'elle est. Quand on est sur un marché incertain ou autre, je ne crois pas à la dimension multitask et très généraliste. Par contre, je crois à la dimension très positionnée, très nichée, très lisible. Aujourd'hui, est-ce que nos événements sont aussi lisibles qu'ils pourraient l'être ? Je ne sais pas. Et après, ça peut poser la question de toutes ces concentrations-là, que ce soit chez les prestats ou que ce soit au sein des agences, et même chez l'annonceur quelque part. Le fait de concentrer leurs événements, je discutais avec... une chef de projet, chez la lanceur, ils organisent 300 événements par an quasiment sans agence, avec des tout petits événements et des événements un peu plus gros sur un assureur. Ça pose la question de est-ce qu'il n'y a pas une uniformité des événements qui arrivent quid de l'innovation ? couillé de tout ça quand on reste dans ces basse-clos.
- Speaker #1
Je vais retourner la question à toi, Ophélie, et en même temps, je réagis à ce que tu viens de dire, parce que la spécificité supprend un régisseur général comme moi, par exemple, aujourd'hui. Si on va vers une réduction des événements ou si on bascule sur quelque chose qui est plutôt hybride, le régisseur général, juste général, il a peut-être intérêt à avoir des connaissances sur des plateaux comme ici, sur de la vidéo, sur des choses de ce type. En spécificité, on pourrait prendre ton exemple. Chargé de prod, on peut en trouver Merci. un certain nombre, mais tu as pris un axe très spécifique qui est la RSE. Du coup, est-ce que tu vois des différences dans les briefs que tu peux recevoir, dans comment on s'adresse à toi, de pourquoi on vient te chercher, par rapport à quelqu'un qui serait juste chargé de prod, et je dis juste sans dénigrement, évidemment. Mais voilà, entre un chargé de prod et une chargée de prod, spécialité RSE comme toi.
- Speaker #2
J'aime bien la notion d'interchangeable que Benoît a utilisé parce que c'est exactement ce qu'on m'a dit sur des entretiens que j'ai passés avec diverses agences, entre autres grâce aux clients de l'événementiel, qui était que ces agences voulaient vraiment avoir un entretien avec moi parce que j'avais ce positionnement différenciant. Justement, des chargés de prod, on en trouve à la pelle. Mais par contre, des chargés de prod spécialisés en hérisseu, ils n'en avaient jamais vu avant. Et donc oui. je pense que vraiment c'est une force parce que c'est exactement ça en fait à partir du moment où on peut avoir plein de personnes qui savent faire exactement la même chose comment est-ce qu'on en choisit l'un plutôt que l'autre potentiellement c'est parce qu'on le connait parce qu'il a été recommandé etc mais pas vraiment pour ses compétences tandis que là en effet moi j'ai vraiment mis en avant ce truc différenciant et d'un autre côté j'ai envie de parler de comment ça se passe à l'international parce que justement sur l'international C'est une chose que j'ai déjà beaucoup remarqué. Moi, on me demande toujours, ok, tu fais quoi ? Je dis, je travaille en production. Oui, mais tu es spécialisé en quoi ? En technique, en mobilier, etc. Et en France, on est vraiment hyper large, hyper ouvert, etc. Alors qu'à l'international, par exemple, avec nos collègues anglophones, ils vont être beaucoup plus spécialisés sur certains points, etc. Et donc, c'est quelque chose que je trouve assez intéressant parce que... Là-bas, il y a vraiment différents rôles et potentiellement, tu fais de la technique, tu fais de la technique en production, tu fais de la scéno, tu fais du mobilier, mais tu ne vas pas tout faire. C'est vraiment un point que je trouve assez intéressant. T'en penses quoi Benoît ?
- Speaker #3
Sur le côté international, c'est ce que je vois avec Matreigny qui a lancé Source Locali et qui est une super solution. Franchement, j'invite tout le monde, tous ceux qui font des événements internationaux à aller le contacter. Parce que la solution sur ce localisme, c'est vraiment comment je fais en sorte d'avoir confiance dans les personnes que je vais prendre. Et pas, tiens, on m'a parlé d'un pote ou machin. En fait, on ne peut plus. On est dans une industrie. Et donc, si on est dans une industrie, il va falloir, il faut qu'on ait des standards de faire, d'organisation, etc. C'est pour ça que le côté, je suis ultra généraliste. À mon sens, ça ne marche pas. Ou alors. Je suis ultra généraliste, mais je vais avoir des positionnements très clairs, des spécificités. Et en fait, je pense que le vrai enjeu, si on doit aider en tous les cas, moi c'est ce que je partage sur tous les développements en business et autres, c'est le sujet des convictions. En fait, aujourd'hui, il faut qu'on vienne et qu'on arrive à tout niveau, agence, prestataire et partenaire, freelance, lieu, etc., avec nos convictions. et qu'on soit capable de les porter. En fait, on ne vient pas travailler avec nous parce qu'on aime ce qu'on fait, et parce qu'on fait ce qu'on fait, dans l'absolu, les compétences, tout le monde les a, plus ou moins poussées. Mais on vient travailler avec nous parce qu'on aime ce qu'on fait, on aime la personne qui est derrière, et on partage les convictions. On a des points de rapprochement et des points d'achoppement. Et je pense que si on arrive à travailler justement ces convictions-là, elles vont pouvoir réémerger derrière, sur l'événement. et de dire que c'est un événement de un tel ou un tel, parce que les convictions qui sont portées, elles sont là. Moi, mes convictions sur un événement, c'est un événement qui est bien plus participatif qu'un événement classique. C'est un événement qui est bien plus rythmé que ce qu'on pourrait avoir, qui va capitaliser plutôt sur des sujets presque de science, d'état d'esprit, science cognitive, etc., et pas un truc au petit bout de la chance de « j'ai vu ça pendant 20 ans » .
- Speaker #1
J'ai une remarque avant de revenir un peu sur notre cœur de sujet, mais la question de cette valeur, de cette conviction, de cette spécificité, dans ma réflexion du coup personnelle de positionnement, c'est vrai que maintenant, on voit apparaître maître d'œuvre de l'éphémère sur mes communications. Mais l'idée du maître d'oeuvre, elle est vraiment associée au bâtiment. Tu disais chargé de prod, spécialité RSE. Pour ma part, ce que je vois, c'est que le régisseur ne doit plus faire que de la régie. Il doit être en capacité d'être conseil. de prestataire ou de directeur technique, en support du directeur technique. Mais il a encore plus, à tes souhaits, encore plus cette notion de devoir être l'accompagnant de l'architecte, qui pour moi est donc l'agence, vous le dire prod, d'être vraiment l'accompagnant et pas juste dire, OK, mon planning, il démarre à 6 heures jusqu'à tel jour, telle heure, et je fais des shifts de 10, 12 heures, mais d'être vraiment dans ce rôle de conseil, d'accompagnement. Un commercial qui fait visiter un lieu, il ne va jamais te parler de toutes les contraintes que tu peux avoir. Il faut intégrer le régisseur à ce moment-là parce qu'il est capable de te voir si tu n'as pas de directeur technique, sortie de secours, etc. Bref, tout le type de contraintes. Mais là, ce n'est même plus un positionnement en termes de compétences que tu as. C'est déjà comment tu le communiques, comment tu le dis. Et si tu dis, je fais de la régie, on va s'arrêter à te dire, je t'appelle pour venir faire l'event et tu n'es pas en prod.
- Speaker #3
En fait, tu as ton savoir. ta capacité à faire, ton savoir-faire, et le dernier qui est essentiel, c'est de faire savoir. Et aujourd'hui, peut-être que ça, tu parles de valeur, et ce côté faire savoir ce que je fais, comment je le fais, pourquoi c'est aussi technique. On a des métiers qui sont d'une technicité folle. Et pourtant, on a toujours montré à nos clients que c'était facile. Un événement, c'est facile. Non, un événement, ça n'a rien de facile. de gérer le timing, de gérer... J'ai discuté avec un intervenant il n'y a pas longtemps qui me disait, vous êtes des magiciens de l'éphémère et vous êtes vraiment des magiciens. Il y a la magie d'un truc qui se passe. Et je pense que ça, réussir à le mettre en avant, à le faire grandir et à travailler ça, on sera plus forts.
- Speaker #1
Alors, revenons un petit peu sur la valeur de l'événement. Aujourd'hui, est-ce qu'il y a un mimétisme événementiel ? Est-ce qu'on fait une convention ? Parce que tout le monde fait une convention. Est-ce que c'est une réalité ? Est-ce que c'est quelque chose que vous croisez ? Et si c'est le cas, ou si c'est l'idée de « je fais un événement » Est-ce que je dois faire un événement parce qu'il me reste du budget ? Comment on se sort de cette posture, Ophélie ?
- Speaker #2
Alors écoute, moi je trouve qu'il y a encore des événements qui existent, qui sont comme ça et je ne comprends pas. Parce que c'est drôle, je parlais récemment avec une personne, avec Thélia Pascoe de la maison La Barbe à Papa, avec laquelle on parlait d'impact justement sur les événements et qui me disait, écoute, moi j'ai échangé avec quelqu'un récemment qui m'a dit, quand j'ai demandé... à quoi servait l'événement, qu'il n'y avait pas d'objectif. Et on s'est regardés toutes les deux et on est d'accord, c'est étrange quand même de ne pas avoir d'objectif pour un événement. Et en fait, ça arrive encore. Et donc ça, vraiment, moi, c'est un truc qui me dépasse un peu parce que si on n'a pas d'objectif, on ne peut pas savoir si l'événement a fonctionné, etc. Donc on ne peut pas mesurer l'impact. Donc vous avez parlé tous les deux d'éphémère tout à l'heure. Moi, je ne suis pas tout à fait d'accord sur le fait que l'événementiel c'est éphémère parce que c'est censé avoir un impact à long terme.
- Speaker #3
On caractérise souvent les phénaires comme ça. Pour répondre, j'ai discuté avec une cliente qui fait des événements internes, une cliente en direct, etc. Et qui me disait, en fait, moi je me retrouve à faire des événements où je n'ai pas d'objectif. C'est-à-dire que les managers, les top directeurs, directrices, arrivent, mais ne donnent pas d'objectif, ils ne savent pas quoi faire. Donc souvent, il y a des problématiques de « j'ai un budget à écouler » . à finir parce que si je ne les coule pas maintenant, je ne l'aurai pas l'année prochaine. Donc en fait, on est sur ce côté-là et donc je vais faire un événement, mais je ne sais pas ce que j'ai envie d'y raconter. Et souvent, on peut avoir même des trucs où on a des briefs, moi je le vois à mon niveau, les agences reçoivent des briefs et derrière, on vient nous dire, une fois qu'on a rendu le brief, finalement, on ne va pas faire l'événement parce que les objectifs n'ont pas été posés ou alors que c'est le responsable événementiel. côté entreprise, qui n'est pas allé demander à ses supérieurs ou à ses donneurs d'ordre de si c'était bien le bon positionnement, si c'était bien les éléments. Et en fait, c'est un mal, enfin, c'est un vrai mal. Et aujourd'hui, je pense que pour moi, derrière ça, il y a le sujet de l'appel d'offres, de comment on le traite, etc. De quelles questions on pose, comment on vient le caractériser, et peut-être que Ça, aujourd'hui, c'est des choses qui ont pu évoluer, etc. Mais tant qu'on n'arrivera pas à innover dans cette partie-là, à travailler les questions, ou autre, pour... Je ne dirais même pas jusqu'à dire qu'il faut travailler la co-construction, parce que ce serait super, mais on n'en est pas là. On en est très, très, très loin. Déjà, quand on aura des appels d'offres rémunérés, on pourra discuter. Et donc je pense que, oui, on a tous ce côté comment on crée et on conçoit l'événement, et quelles questions on pose, et comment on aide les donneurs d'ordre, en tous les cas nos parties prenantes chez l'annonceur, à poser des questions au niveau des donneurs d'ordre, etc. Et peut-être qu'on a des sujets de comment je fais vivre des événements autres, et comment je fais vivre mon événement signature, d'une certaine manière. en tant qu'agence ou en tant que collectif ou autre, pour que les donneurs d'ordre comprennent. Et je pense qu'il y a un deuxième sujet, qui est le fait que les donneurs d'ordre sont encore un peu dans le passé parce qu'ils n'ont pas appris. Ils ne savent pas ce qui est possible de faire, c'est quoi les nouveautés, c'est quoi les innovations, pourquoi est-ce qu'on fait comme ça ? Parce que dans leur logiciel, ça a toujours été comme ça. Je fais une plénière qui fait trois heures. ou deux heures et demie sans pause, et c'est normal.
- Speaker #1
Alors justement, par rapport à ça, je vais te donner ma lecture. De mon point de vue, c'est parce que personne n'a mesuré jusqu'à aujourd'hui la valeur d'un événement réellement, alors qu'il y a des outils qui existent. On ne les met pas en place. On peut faire des enquêtes à chaud, des enquêtes à froid, on peut faire du suivi de comportement post-événement, on peut faire des analyses de leads générées par rapport au fait qu'on ait emmené une équipe commerciale ou autre. On peut regarder la cohésion des équipes dans le temps. Les outils existent, ils sont là. J'ai la chance d'avoir à la fois de la production et de la conception autour de cette table. Pourquoi ils ne sont pas systématiques ?
- Speaker #3
Parce que je pense qu'ils ne sont pas connus pour la plupart. Parce qu'on est dans le guidon. Quand on regarde sur les quelques dernières années, les équipés sont rincés. En fait, on s'est fait matraquer par un événement où on a trois semaines pour produire et parfois moins. Tellement d'événements, tellement d'événements, il y a des rebondissements partout, on s'investit à fond. Donc en fait, ce n'est pas qu'on n'a pas envie ou que les organisateurs ou autres... pas envie. Même côté agence, c'est juste qu'il n'y a pas le temps. Il n'y a pas forcément d'espace, de liberté. Je ne sais pas ce que vous en pensez.
- Speaker #2
Moi, je verrais deux choses dedans. Déjà, il y a le « on a toujours fait comme ça » . Et le « on a toujours fait comme ça » , on peut le mettre à toutes les sauces pour tout et n'importe quoi. On peut le mettre sur ça, on peut le mettre sur la façon de consommer l'énergie, sur les transports, sur tout ce que vous voulez. Et il y a aussi le « oui, mais c'est trop compliqué » . Parce qu'à chaque fois, on estime que mettre en place des questionnaires à chaud, à froid, de solliciter les gens pour pouvoir avoir des réponses, etc. C'est trop compliqué. Oui, non, mais de toute façon, personne ne répondra, etc. Alors que potentiellement, il y a des façons pas si compliquées de pouvoir mettre ça en place. Je prends l'exemple, par exemple, d'un événement quand j'étais étudiante sur lequel moi, j'ai été bénévole. Et où mon taf en tant que bénévole, c'était d'arrêter les gens sur le festival et de faire un questionnaire de trois minutes avec eux. pour savoir... d'où ils venaient, comment est-ce qu'ils avaient connu et tout un tas de questions comme ça. Et en fait, moi, sur 6-7 heures, je ne sais pas, je devais avoir au moins une soixantaine de questionnaires remplis. Et donc, en fait, c'est justement grâce à ça qu'on peut avoir de la donnée et donc avancer sur l'impact de l'événement lui-même.
- Speaker #3
Pour moi, l'impact, il vient effectivement, il peut venir pendant, mais il y a des idées très simples à mettre en place sur l'après. Et en fait, qui se cumulent aussi à l'avant. ce que je conseille à mes clients et ça a l'air d'être une révélation pour eux mais c'est les focus group c'est de dire en début d'événement, enfin avant l'événement de trois semaines avant, on a identifié le scénario ce qu'on va raconter, les grands messages et on vient juste présenter ça au focus group d'une dizaine de personnes pendant une heure on leur dit qu'est-ce que vous en pensez, est-ce qu'il manque des choses à votre avis ? Donc ça, ça permet d'améliorer, déjà d'apporter plus de valeur, parce que c'est une valeur qui va être perçue de la part des participants, donc un événement utile. Et ensuite, on se reporte trois semaines, un mois après l'événement, et pas juste 48 heures après avoir envoyé un questionnaire de satisfaction. On va refaire un focus group ou des focus group sur qu'est-ce que vous retenez. Là, on est un mois après, qu'est-ce que vous avez retenu ? Donc, est-ce que ça correspond ? Et on va matcher. Est-ce que ça correspond à l'objectif, etc. ? Et là, pour le coup, on peut... utiliser des outils d'IA, je pense à Claude qui est très bien, de Ausha EPT aussi, pour nous aider à travailler ce questionnaire de focus group post-formation. C'est vraiment une approche très marketing de l'événementiel, mais il faut sortir de ce côté. C'était bien et on le fait aux doigts mouillés, c'est bon, le vent en souffle.
- Speaker #2
C'était drôle parce que je donne un cours sur l'évaluation de l'impact du projet événementiel. Et c'est exactement ce que je dis dans ce cours, c'est que déjà dire je suis satisfait d'un événement, ce n'est pas une mesure d'impact. Et qu'un point qui est vraiment essentiel pour voir si l'événement a eu de l'impact, c'est de voir ces trois différents tirés qui va être est-ce que l'événement est compris, est-ce que le message a été compris, est-ce qu'il a été assimilé et est-ce que les personnes sont capables de se l'approprier. Et donc ça veut dire de le réexpliquer par la suite. Et donc, après, pouvoir justement expliquer pourquoi, comment, etc. Et en fait, à partir du moment où on a ces trois points, là, on sait que justement, l'événement, il a eu de l'impact. Parce que les personnes ont la capacité de dire, OK, je sais ce qui s'est passé, j'ai compris. Et en plus de ça, je peux le reprendre et le réutiliser à ma sauce pour pouvoir continuer à diffuser le message autour de moi.
- Speaker #1
Pour tous ceux qui nous suivent en direct, n'hésitez pas à réagir, à poser vos questions. Les équipes en régie de Canal Chat Grand Dialogue vont pouvoir nous les transmettre et nous les partager. Je reviens sur cette question de pas le temps et ça va introduire la suite. Mais ce pas le temps, c'est quand même par rapport aux valeurs que tu es en train de dire, la valeur informative qu'on reçoit, à mon sens, c'est une vraie perte financière. Parce que si on obtient cette donnée, si on prend ce temps, au lieu d'être comme un hamster qui est dans sa roue et qui est en train de courir, qui est pour moi l'image un peu... des navrets pour vous, qui êtes salariés en agence, mais j'ai vraiment l'impression d'avoir des personnes qui sont en train constamment de courir, courir, courir après le temps. Et ça se ressent dans les échanges qu'on peut avoir. Mais du coup, ça empêche.
- Speaker #0
parce qu'on n'a pas cette valeur, on n'a pas cette information, d'avoir des formats signatures, de se dire, ça, c'est telle agence qui le fait, ça, c'est reconnaissable parce que c'est telle entreprise, c'est reconnaissable à son nom. Ça veut dire qu'à chaque fois, on est en train de tout refaire à zéro pour chaque client, ou on fait un copier-coller, on réhabille, comme on dit un petit peu, la mariée, tac-tac, et puis, voilà votre événement.
- Speaker #1
Mais, enfin, ça, c'est... Effectivement, on le voit beaucoup. En fait, juste avant, j'aimerais compléter ce que dit Ophélie. En fait, un événement, il n'est pas juste là pour informer. Sinon, on envoie des mails et ça suffit. Il est là pour transformer. Avec une question, qu'est-ce que vont faire ? Est-ce que mon événement a été utile ? Et pour permettre à mes participants de se mettre en mouvement dès le lundi matin, de retour sur leur site, au bureau, etc. Et effectivement, ça pose la question du format signature. Il est de fait... Enfin, il faut parler... En fait, on est... Les agences, elles sont un peu entre l'enclume et le marteau, en fait. C'est-à-dire qu'elles peuvent avoir envie, mais les briefs tels qu'on les récupère ne nous permettent pas cette possibilité-là. Qu'est-ce que j'entends par là ? C'est qu'on va se retrouver avec des briefs, en fait, qui sont conçus et montés un peu comme à l'ancienne, dans des formats connus, maîtrisés, rassurants, et donc résultat des courses. On va se taper un talk show avec « Ensemble, on est plus fort » . Enfin, on peut l'écrire, c'est facile à écrire. Et peut-être qu'à un moment donné, il faudrait peut-être revenir, et ça peut être une hérésie quand je le dis, mais parce qu'on fait du sur-mesure, à une notion de « Et si je refaisais du catalogue ? » Pas sur la totalité, mais de dire « J'ai des formats signatures, et j'ai un catalogue de formats signatures, de deux. » trois formats qui me permettent de dire voilà les éléments. Et vous venez travailler avec moi, l'agence, parce que vous voulez avoir ce format-là. Parce que il est innovant, et il répond à nos objectifs et ce n'est pas juste un talk show ou autre chose.
- Speaker #0
Je pense que les collègues en agence ne vont pas apprécier la comparaison que j'ai fait du hamster qui court dans sa roue. Désolé, Ménabré. C'est l'image qui m'est venue. En tant que fri, on l'a aussi. Voilà.
- Speaker #2
C'est exactement ce que je voulais dire. Parce que pour moi, tu dis que c'est surtout les salariés en agence. Pourquoi pas chez l'annonceur, etc. Mais clairement, pour moi, en tant que fri, c'est exactement ça. On l'a aussi. On a des fris qui sont justement tout le temps en train de refaire ce qu'ils ont déjà fait, recommencer, etc. Et puis, pour rebondir aussi sur ce que Benoît disait, on a quand même aussi ce truc qui vient des clients qui dit, il faut innover, mais pas trop.
- Speaker #0
Justement, alors. Si les agences n'ont pas de format signature, le frein vient du client ou de l'organisation de l'agence ? Ou ça vient que tout le monde veut du sur-mesure ? Ou qu'on n'a pas construit, que ça n'existe pas ? Ou que c'est cette habitude parce que les équipes, parce que les anciens sont là depuis un certain temps ? Parce que ça a été transmis aux nouvelles générations ?
- Speaker #1
Je pense que c'est du 80-20. Je pense que c'est principalement côté annonceur que le problème, il est. Parce qu'en fait, on répond à une demande. On est dans un format de « je fonctionne en réaction et pas en action » . Et tout l'enjeu, c'est d'arriver, à mon sens, d'arriver à partager et à dire « voilà ce qu'on peut faire » . Limite, quand on était étudiant, on se faisait des faux cas pratiques. Là, revenons en fait. Est-ce qu'à un moment donné, on n'aurait pas intérêt à faire un concours entre agences ? 2. Voilà les formats, voilà un faux brief. Et allez-y, répondez, faites-vous plaisir. Et derrière, on met les contraintes qu'on veut organiser. Et ça, il y avait le RAFU qui avait fait ça. Le RAFU, pour les plus jeunes d'entre nous, c'était l'association des événements grand public. Et après, ils ont fusionné avec l'ANAE, qui était l'agence, et ils en ont fait l'événement. Et en l'occurrence, on doit pouvoir retrouver, si vous me suivez sur les réseaux, vous me remettez un mail et je vous redirai ça, on doit pouvoir retrouver une battle de pitch entre, il y avait Ubi Bene, il y avait, c'était qui ? Rose Beef et d'autres agences. Et donc, c'était une première fois où on pouvait voir les agences pitcher sur un projet, etc. Et c'était cool. Et en fait, je pense qu'on a cette dimension-là. Ça me manque de... d'espace de créativité sans contrainte pour juste montrer ce qu'on est capable de faire ou ce qui serait super de faire. Même pour les prestataires. Tout ça, de dire, mais il faut le montrer, il faut se créer des espaces pour faire savoir ce qu'on est capable de faire.
- Speaker #0
Est-ce que les questions sont mal posées ? Est-ce que Even Calm pose la mauvaise question ? Est-ce que l'agence a encore sa valeur ? Est-ce que nous ne posons pas la mauvaise question ? Est-ce que l'événement a encore sa valeur ? Est-ce que l'une des questions peut-être qui sous-tend tout ça, est-ce que l'annonceur a vraiment perçu et compris la valeur d'un événement ?
- Speaker #2
En vrai, moi je dirais que ce sont des questions très différentes. Je pense que l'agence peut encore avoir sa valeur tout en tant que l'événement peut encore avoir sa valeur. Mais ce sont deux choses, deux points qui sont extrêmement différents. L'événement va avoir de la valeur parce que justement, je pense que même si on disait qu'on a encore beaucoup de « on a fait comme ça » , on a du mal à innover, etc., de plus en plus, même si c'est très lent, ça évolue, etc., sur la façon dont on fait les événements. Un petit peu tout ça, on avait parlé ensemble du fait de faire de moins en moins de one-shot et de plus en plus d'événements qui sont récurrents. Donc l'événement... a encore de la valeur, c'est juste que c'est en train de se transformer et de la même façon, l'agence a encore de la valeur mais pareil, c'est en train de se transformer. Potentiellement, peut-être que l'annonceur va plus faire appel à des agences pour des événements qui vont être plus gros, etc., où il y aura plus d'enjeux, tandis que pour des plus petits événements, ils sauront que c'est quelque chose qu'ils arrivent beaucoup mieux à faire eux-mêmes. Pour moi, ce sont des questions qui sont différentes et on peut dire oui aux deux. Après, on est juste dans une phase de transition dans laquelle on est quand même assez régulièrement en événement sérieux.
- Speaker #1
Là, on est dans une phase de transition parce qu'on a l'IA, parce qu'on a les plateformes. L'IA, aujourd'hui, permet de créer plein de trucs, mais à des vitesses folles. Après, est-ce que c'est de qualité ? Pas sûr. C'est pas bien driveé. Et puis, il y a le côté plateformisation. Aujourd'hui, l'agence, elle perd petit à petit la valeur parce qu'elle n'a pas la totalité sur des parties, parce qu'elle n'a pas forcément réussi à prouver l'impact. qu'elle pouvait avoir et qu'elle pouvait générer. Parce qu'on n'a pas mesuré les événements, ce que tu disais avant. Donc effectivement, est-ce que les questions sont bien posées ? En vrai, à des niveaux divers, oui, on doit se les poser. Comment est-ce qu'on fait mieux ? Comment est-ce qu'on va plus loin ? Comment collectivement on arrive à retrouver des choses et à combattre un peu le statu quo dans lequel on était ? Là, quand on regarde, il y a des agences un peu plus jeunes qui arrivent, je pense à des Unexpected, des Shab ou autres, qui essayent de redonner des Moon Events ou autres, dont on entend un peu moins parler peut-être, mais qui essayent de proposer des choses, mais quand on regarde un peu, qui se retrouvent aussi un peu enfermés dans les briefs clients. Mais elles partagent des choses, de dire on pourrait faire comme ça.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, qui y est aussi, parce que tu prends une expected, de mémoire, c'est eux qui ont ouvert les écuries à République. Ils ont créé un lieu aussi. Voilà, donc il y a aussi une recherche. Mais c'est vrai que ça ferait plaisir de recevoir Loïc s'il nous entend un jour sur ce plateau. Un événement, on va arriver vers la fin justement, un événement original en 2026. Qu'est-ce que c'est ? Où la barre, elle doit bouger pour arriver à ce qualificatif d'original ? et surtout en fait est-ce qu'on n'aurait pas tout fait ? est-ce qu'on sait encore surprendre ?
- Speaker #1
moi je pense que pour le coup c'est la partie conception pure en tous les cas là-dessus oui on est encore capable de surprendre il faut juste arrêter d'utiliser de dire on va faire de l'immersif vous allez voir ça va être super non parce que parfois on n'a pas les moyens de ce qu'on veut faire Je pense que ça va marcher si on est capable de sortir des lieux d'événements habituels, déjà. Parce qu'en fait, le lieu, c'est souvent le truc principal. Et c'est là où, à mon sens, les agences ont un vrai rôle à jouer dans le conseil et dans le choix des lieux. Si elles sont capables de proposer un lieu que le client peut chercher ou peut trouver lui-même avec une plateforme, type Cactus ou autre, aucun intérêt à l'air. De la même manière, un concepteur comme moi, si j'ai des concepts que si on demande à l'IA et on donne le brief à l'IA, l'IA va donner ce concept-là, c'est un mauvais concept. En tous les cas, ce n'est pas suffisamment fort, etc. Après, le sujet, c'est qu'on n'est pas dans une obligation d'innover à tous les endroits. Mais par contre, il faut être capable de bousculer les codes. Moi, il y a cinq niveaux d'événements. Il y a un premier niveau qui est celui de l'événement logistique et prod. Concrètement, j'ai réservé un lieu, j'ai réservé un DJ, un traiteur, mais pas plus que ça. Niveau 2, c'est l'événement concept. J'ai un concept, par exemple, les cinq sens. La bouche, l'odorat, Louis, etc. Je vais avoir des animations spécifiques pour chacune des cinq sens, mais je ne raconte pas l'histoire. Niveau 3, j'ai l'événement storytelling. Je raconte une histoire, mais ça reste quand même très descendant. C'est les formats TED, les événements TED, typiquement. Niveau 4. Je vais être dans un format qu'on va appeler le story living. Je fais vivre l'événement à mes participants, pleinement. C'est là où on peut rentrer sur cette notion d'immersif un peu plus. Et enfin, niveau 5, mais c'est sans doute le plus complexe à concevoir, parce que ça demande un lâcher prise plus important, c'est ce qu'on appelle les événements story making. Et en fait, moi organisateur, je mets en place pour mes participants les conditions de succès et c'est eux qui vont construire l'événement. Je vous donne un exemple. Je suis une marque type Saint-Moray. J'organise la soirée de mes 50 ans anniversaire. Je dis des bêtises, mais c'est 50 ans anniversaire. Et je vais envoyer à mes collaborateurs, mes clients, etc. une box. Et dans cette box, j'ai tout ce qu'il faut pour fêter et célébrer. Des boîtes de Saint-Moray, des jeux, si je veux un côté un peu champêtre avec de la paille, de la déco. etc. J'ai une boîte en carton que je donne à tous mes participants. Plutôt que de louer une salle, si je voulais inviter 600 participants, plutôt que de louer une salle pour 600 personnes, je vais envoyer une box à 600 personnes. Et je vais leur demander d'organiser chez eux ou dans des lieux que j'ai trouvés, des lieux plus petits, ces moments d'activation. Activation de marque dans ce cas-là. Ça veut dire qu'en tant que participant, c'est moi qui crée la soirée à laquelle j'ai envie de participer. grâce à la marque. Et donc l'expérience, je suis dans le faire, je suis dans le partage, et donc, on en parlait tout à l'heure, l'encodage intellectuel, des messages, de l'impact, de l'utilité, de tout ça, de la transformation, on est en plein dedans. Est-ce que, ça c'est un principe de soirée, on peut en avoir plein d'autres sur les plénières.
- Speaker #0
Du coup, Ophélie, est-ce que pour surprendre, il faut des moyens ?
- Speaker #2
Est-ce que pour surprendre, non. Je ne pense pas forcément. Je pense qu'on peut faire quelque chose de très bien et qui fonctionne sans avoir des moyens gigantesques. Tu vois, pour revenir un petit peu sur ce qu'on disait juste avant, je pense qu'il y a quand même plusieurs façons de pouvoir faire évoluer tout ça. Parce que la création, il y a un auteur d'ailleurs qui en parlait et qui disait qu'aujourd'hui, tous les sujets ont déjà été abordés. Que ce qui va changer, c'est la façon dont on va en parler. Et donc aujourd'hui, je pense que l'événementiel, ça va surtout être changer le récit. et on va... aussi avoir un mot qui revient pas mal, c'est la festivalisation des événements. Concrètement, c'est un peu ce que disait Benoît aujourd'hui. Nos participants, ils ont envie de, pas seulement être spectateurs, mais de participer à ce qui est en train de se faire, en train de se construire, etc. Et donc, justement, c'est comme ça qu'on peut faire évoluer l'événement.
- Speaker #1
Sur la festivalisation, c'est déjà des tendances qu'on voyait 2024, 2023, 2024. Et là, qu'ils ne sont maintenant plus des tendances ? mais qui doivent être installés dans les stratégies événementielles. Et pour finir, je pense qu'il nous manque au sein des annonceurs, chez les annonceurs, un head of event. Ce rôle-là n'existe pas. Entre le dire comme on a des responsables événementiels, etc. Mais ce n'est pas quelqu'un qui va réfléchir la stratégie globale des événements. Et quand on aura ce rôle-là, ce poste-là, ça changera tout.
- Speaker #0
Ça changera des choses. Ophélie, une réaction ou pas ? Parce que sinon, j'ai une dernière question pour vous.
- Speaker #2
Vas-y, je t'en prie.
- Speaker #0
C'est une question oui-non. Je vous pose la question, vous me répondez oui ou non, et vous utilisez deux phrases maximum pour justifier votre réponse. Ok ? Pardon ?
- Speaker #1
Impossible.
- Speaker #0
Impossible ? Sinon, on coupe. Alors, un événement qui ne laisse pas de traces, c'est un événement raté, ou est-ce que son moment présent... Pardon, je repose la question. Un événement qui ne laisse pas de traces, est-ce que c'est un événement raté ou est-ce que le moment présent a suffi ?
- Speaker #1
Oui, non. C'est ta consigne.
- Speaker #2
Je suis d'accord avec Benoît, oui, non.
- Speaker #0
Oui, non. Alors, vous avez le droit à deux phrases et demie. Vas-y, Ophélie, démarre.
- Speaker #2
Oui, c'est un événement raté parce que s'il ne laisse pas de traces, il n'a pas eu d'impact. Et donc, le moment présent ne suffit pas parce qu'il faut pouvoir voir, comme on l'a dit déjà juste avant, l'impact qu'a eu cet événement.
- Speaker #1
En fait, ça marchait. il y a 5 ans, aujourd'hui ça ne marche plus.
- Speaker #2
C'est plus suffisant.
- Speaker #1
Parce que les habitudes de consommation ont bien changé. On consomme l'événement, on participe plus simplement à l'événement. On vient là pour le consommer.
- Speaker #2
C'est ça. On n'est pas que spectateur en fait. Vraiment, on a besoin de pouvoir vivre les choses, d'être acteur dedans et donc juste vivre le moment présent et c'est ce que je disais tout à l'heure. Dire je suis satisfait de l'événement, ce n'est pas une mesure d'impact. Ça ne fonctionne pas, ce n'est pas suffisant.
- Speaker #1
D'où l'utilisation de la réflexion. Qu'est-ce que tu fais ? après l'événement, en post-event. Aujourd'hui, c'est une partie qui n'est quasiment pas traitée et qui pourrait faire l'objet d'un live complet pendant des heures et des heures sur comment est-ce que... On capitalise sur ce qu'on a fait pendant l'événement pour activer après l'événement et faire en sorte que les messages, et c'est pareil dans le podcast, on a peut-être passé plein d'infos, je ne suis pas sûr que tout le monde ait tout retenu, même nous c'est pareil. Mais par contre, le fait de se dire comment est-ce que je vais mettre cette information-là qui était importante, comment est-ce que je la remets en avant à l'issue et comment est-ce qu'elle participe à ma narration globale, là... Ça change de chose.
- Speaker #0
Alors, on arrive à la fin, mais du coup, on a inventé un nouveau mot, le participacteur, et plus le participant. Alors, si ça vous met d'accord pour ma conclusion. Non, pas d'accord. Allez, c'est pas grave. On passe à la conclusion. La conclusion du nouveau format, c'est la reco. Ça pourrait faire d'ailleurs l'objet d'un petit jingle, ça. La reco, donc du coup, chacun d'entre nous va prendre maximum 1 minute 30 pour partager une chose, une phrase, un concept, un outil. que les personnes qui nous écoutent peuvent utiliser dès qu'ils ont fini ou dont ils peuvent s'inspirer dès qu'ils ont fini l'écoute s'ils ont besoin de l'appliquer dans leur quotidien. Qui veut démarrer ?
- Speaker #2
Écoute, moi j'ai mon idée. Vas-y, je t'en prie. Ça va suivre un petit peu ce dont on a parlé jusqu'à maintenant mais pour moi ça va être la grille de mesures d'impact. C'est quelque chose que je suis en train de faire construire à mes étudiants. Et donc, dedans, on va pouvoir mettre plusieurs piliers différents. L'ARSE, bien sûr, avec tout ce qui va être économique, territorial, social, sociétal et environnemental. Mais aussi le pilier sur les participants, mesurer et traquer l'émotion, par exemple. On va avoir aussi tout ce qui est organisationnel. Et être sûr que sur le site, au moment T, ça va vraiment fonctionner. Et donc, avec ça, on va faire une grille pondérée qu'on va pouvoir réutiliser d'un événement à l'autre. Et en fait, le fait de mettre des scores à chaque fois là-dedans. en faisant évidemment... tout ce qu'on a dit précédemment, donc envoyer des questionnaires, etc., à chaud, à froid, et vraiment pouvoir mesurer la mémorisation d'une message, etc., ça, ça nous permet de vraiment voir une évolution d'un événement à l'autre. Et donc, à mon avis, ça, vraiment, c'est un outil qui peut être hyper intéressant à développer et qu'on utilise encore très peu en événementiel.
- Speaker #0
La grille de mesure d'impact. Benoît, j'y vais ou tu y vas ?
- Speaker #1
Non, je peux y aller. Moi, c'est une personne à suivre sur les réseaux, en l'occurrence sur LinkedIn. qui s'appelle Julius Solaris. C'est en anglais. C'est passionnant. C'est des postes que j'aimerais avoir le temps d'écrire pour la plupart. Je me retrouve beaucoup dans ce qu'il peut dire, avec une approche très tech et très salon, etc. Mais ça marche aussi très bien sur les événements physiques autres. Bref, sans doute l'un des influenceurs événementiels les plus prolifiques au monde.
- Speaker #0
Super. Pour moi, ça va plus être une question. que je vais poser à nos participants et qui peut vous surprendre, que ce soit moi qui amène ce sujet-là, mais où est-ce que vous en êtes dans l'utilisation de l'IA ? Est-ce que vous en êtes encore à l'utiliser comme une personne à qui vous parlez, un assistant ? Ou est-ce que vraiment vous l'utilisez comme un agent, comme quelqu'un qui est capable de vous apporter un conseil, vous construire un outil, et notamment, pourquoi pas construire un outil pour évaluer votre logistique, savoir combien de temps ça va vous prendre, calculer vos coûts de transport, le temps humain, etc. Et si vous vous êtes posé cette question, où est-ce que vous avez déjà entamé cette réflexion de se dire comment je peux aller encore plus loin avec l'intelligence artificielle ? On pourra en parler au cours d'une autre émission. Ophélie Benoît, merci pour ce retour de ce premier épisode de la saison 2.
- Speaker #2
Avec plaisir.
- Speaker #0
Vos impressions en plateau ?
- Speaker #1
C'est bien, je trouve que le format est plus agréable. Je suis mieux que chez moi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Non mais il y a plus de convivialité, non pas qu'il n'y en avait pas avant, mais il y a plus de convivialité. Et effectivement, vivement, qu'on ait les questions et les échanges avec le public, ce sera vraiment encore plus chouette.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #2
L'interaction, je trouve que c'est très agréable de ne plus être séparé par nos écrans chacun.
- Speaker #0
Il y a une autre énergie. Et d'ailleurs, on a eu un petit commentaire de M. Burdé, Michael, de son prénom, co-présent de la session des freelances et des financiers, que je remercie pour son commentaire qui nous a dit le trio de choc, le feu. Voilà. En tout cas... Merci Mika, merci à vous deux. On a essayé de répondre à cette question, est-ce que l'événement lui-même a prouvé sa valeur et son utilité ? Pas très simple comme réponse à trouver. On a parlé de spécificité, de conviction, de temps également à pouvoir mettre. Mais ces conversations-là, on va continuer à les tenir dans des prochains épisodes. En tout cas, merci de votre présence, de votre écoute. Merci à Canal Chat pour son accueil dans le studio. Cet épisode, vous allez pouvoir le retrouver sur toutes les plateformes audio. Et en attendant, merci Ophélie, merci Benoît. Et ne manquez pas le replay. Et je vous dis à très bientôt dans l'oreillette 2, notre prochain invité. Un immense merci d'avoir écouté dans l'oreillette 2, le podcast qui dévoile les secrets des coulisses pour créer la trace d'un événement durable. Nous envoyons vous pouvoir des idées, des rencontres et de la transmission pour faire évoluer notre secteur. Merci également à nos invités pour leur partage ainsi qu'à nos chroniques. Un grand merci à notre partenaire, Canal Chat Grand Dialogue, producteur d'événements interactifs en direct et en vidéo, qui nous accueille dans le studio TV au cœur de Barthes. Ce podcast est produit par Balaïna Patata, maître d'oeuvre de l'éphémère et soutenu par Lustrophonie, l'occasion de ma derrière l'événementiel. Retrouve-nous sur balanapatata.fr, en podcast et sur tous nos réseaux sociaux. Rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode dans l'oreiller 2 de notre prochaine émission.