- Speaker #0
Bienvenue dans l'Orient 2, le podcast où dévoilent les secrets des coulisses pour créer la trace d'un événement durable. Dans notre métier, un événement oublié dès le lendemain, c'est un budget qui s'évapore. Derrière le micro, je suis Arnaud Chevalier, fondateur de Banana Patata, maître d'œuvre de l'éphémère et de l'ustrophonie, location de matériel événementiel.
- Speaker #1
Ce podcast est créé en partenariat avec Canal 5 en dialogue, producteur d'événements interactifs en direct et en vidéo. Nous sommes dans leur studio TV au cœur de Paris. Ne clore plus seulement des événements, laissons une passe, installe-toi dans l'oreille, ça commence.
- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette émission Dans l'oreillette 2, enregistrée en live et ensuite diffusée sur LinkedIn. Vous pouvez aussi retrouver cette émission en podcast sur toutes les plateformes. Aujourd'hui, cette émission, elle a une nouvelle vocation, c'est celle de montrer le secret des coulisses qui permettent de créer une trace, qui permettent de créer un événement durable dans le temps. Et aujourd'hui, on accueille une invitée. On va écœurer une invitée qui, pendant 15 ans, a piloté des budgets marketing, qui a managé des équipes chez une grosse boîte qui s'appelle Microsoft. Et dans cette expérience, notamment, elle a animé une communauté qui parlait de tous les sujets qui concernaient la durabilité, l'engagement environnemental. Un jour, elle se retrouve sur un événement. Et qu'est-ce qu'elle voit ? Elle voit un groupe électrogène qui tourne au diesel. Surprise pour elle, et du coup, elle cofonde avec son frère Mathias qui bosse dans l'audiovisuel, Power Energy, Jessica Mercuriali, bienvenue dans l'Oriette 2.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Je suis ravi de t'accueillir aujourd'hui, parce qu'on va parler justement de cette batterie que tu as imaginée avec lui, cette batterie qui est zéro émission, zéro carbone, et puis qui est connectée au cloud pour pouvoir permettre aux organisateurs de mesurer leur impact carbone de leur événement. Alors, vous n'avez pas du tout tous les deux le même prix ce métier, et comment ? cette idée, suite à cette vision, comment cette idée de fonder Power Energy est venue ?
- Speaker #1
Merci déjà de me recevoir dans ce beau studio, Arnaud. Oui, alors l'idée, elle est venue de plein d'endroits. Parfois, j'ai l'impression que les idées comme ça, c'est des alignements de planètes. Donc moi, effectivement, j'ai travaillé dix ans. Alors, je travaille depuis plus longtemps, mais je travaillais dix ans chez Microsoft où je faisais, entre autres, des événements physiques et digitaux. Et c'est vrai que je n'en pouvais plus de voir ces groupes électrogènes. Ça veut dire qu'on faisait attention à plein de choses. qu'il n'y ait pas de gobelets plastiques, de bouteilles, on faisait attention au transport, donc des choses qui étaient importantes, des choses qui étaient peut-être un petit peu plus anecdotiques si on a la vision globale d'une empreinte carbone d'un événement. Et je passais derrière la scène et il y avait souvent ces groupes électrogènes, que ce soit en énergie primaire, en fonction de là où on allait, s'il n'y avait pas assez de réseau, ou en énergie de backup, si jamais il y a quoi que ce soit, on n'a pas envie qu'il y ait une coupure, donc on met un groupe électrogène. Et c'est en en parlant avec mon frère, effectivement, qui lui a un background un peu différent. Lui, il était chef opérateur avant de gérer une boîte qui s'appelle le groupe Zebra, qui vend de l'éclairage et plein d'accessoires pour l'audiovisuel. On s'est rendu compte que sur les plateaux, c'était un petit peu la même chose. Parce que finalement, qu'on fasse une prod pour un tournage et faire un film ou qu'on fasse un événement, on crée une petite manifestation éphémère et on a besoin d'énergie pour créer un peu du rêve, parce que c'est quand même un petit peu pour ça qu'on aime bien ce secteur-là.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et on s'est dit qu'il était temps de faire quelque chose. Après, ni lui, ni moi ne venons de l'énergie. Donc, je me souviens que la première ligne de code, enfin de code de cahier des charges qu'on a écrit, c'est le plus d'énergie sur un format palette. On avait, je pense, tous les deux cette vision très logistique aussi d'il faut rendre tout ça pratique et facile. Et ensuite, on allait chercher des partenaires. On n'a pas fait ça tout seul. All Energy, qui est à Bagnolet et qui est construit en France. On voulait un constructeur et une batterie made in France. On a maintenant un deuxième constructeur qui s'appelle Newt Energy, qui est basé à Tours. coin et qui a une technologie un peu différente, on pourra en parler. Mais voilà, c'est un peu notre alignement de vision où on s'est dit finalement, les besoins sont assez similaires. Essayons de joindre nos forces pour changer ça.
- Speaker #0
Et justement, ces partenaires techniques dont tu parles, Mute Energy, Oléo, comment tu les as choisis ? Et puis surtout, tu viens de dire, voilà, moi je ne viens pas de ce secteur-là, comment tu les as briefés au départ ? Parce qu'il faut quand même, tu as une vision et comment tu leur as transmis ta vision pour arriver, on va voir juste après, justement, à cette fameuse batterie Pawa.
- Speaker #1
Exactement, je les ai beaucoup cherchées, pour être très honnête, parce que des constructeurs français, des assembleurs, enfin après voilà, il y a toute une chaîne de production qui est assez complexe, moi j'aime bien ne pas connaître un sujet et m'y intéresser et creuser, mais j'ai quand même vraiment creusé, parce que des constructeurs français, encore une fois, il n'y en a pas beaucoup. Ensuite, des constructeurs français qui répondent encore une fois à notre cahier des charges, qui n'était pas un cahier des charges très technique à la base, mais de certaines contraintes logistiques, d'envie de rendre ces technologies avec le moins de compromis possible entre eux. la puissance, l'autonomie qu'on peut apporter, mais aussi ce côté flexibilité et praticité. On voulait quelque part un groupe en fonction de sa taille. Il faut aussi qu'il y ait un groupeman, il faut qu'il y ait des gens qui s'en occupent. Ça prend du temps, ça prend du temps homme. On sait que le temps homme, ça coûte cher et c'est très bien. On voulait que ce soit le plus pratique et le moins de freins quand même parce qu'on imaginait bien, et on pourra aussi en parler, de la difficulté que c'était pour un secteur de changer d'une technologie qui est là depuis bien longtemps. Et il faut changer ça. Donc, on les a trouvés en les cherchant beaucoup. Et aussi, on ne les a pas tant briefés. Je veux revenir sur ce mot-là parce qu'en fait, c'est un vrai échange. Ils ont une valeur à nous apporter qui est énorme. Eux savent construire une batterie. Moi, je ne sais pas le faire. Donc, ils nous ont beaucoup écoutés. Ensuite, eux, ils sont venus en apportant tout ce qu'ils ont apporté, c'est-à-dire leur expertise technique, leur challenge en disant tu veux faire ça, mais donc ça veut dire que techniquement, il faut qu'on adapte comme ci, comme ça. Est-ce que tu es d'accord pour rajouter 100 kilos de poids ? Je te dis un peu n'importe quoi, mais c'était un peu ça. 100 kilos de poids et donc pour avoir plus de puissance. À quel moment ? Il a fallu qu'on les fasse nous, les compromis, pour que dans le produit final, il y en ait le moins possible.
- Speaker #0
Que toi, tu te ranges pour pouvoir justement fournir un produit qu'on va regarder, qu'on va voir. On peut envoyer une petite vidéo comme ça.
- Speaker #1
Vous allez la voir sur certains événements rapidement. Merci. Merci d'avoir passé la vidéo. On voit la Power Battery qui est notre format palette, donc qui est un gros format, et un plus petit sur roulette, qu'on a aussi développé avec Mute Energy, notre deuxième partenaire. C'était important pour nous de proposer le plus de formats possibles, mais toujours zéro émission, zéro bruit, zéro odeur, qui sont un peu les trois gros problèmes qu'on voit avec les groupes électrogènes. Et on peut en parler, nous on apporte plus de choses avec les batteries, c'est plus intelligent, c'est connecté au cloud, comme tu l'as dit, c'est plus pratique. Il n'y a pas besoin de mettre de l'essence, encore une fois, c'est assez logique de le dire. Ça se recharge sur une prise de véhicule électrique. On a essayé de faire quelque chose qui nous ressemble le plus.
- Speaker #0
Vu le prix du diesel aujourd'hui, c'est quand même assez pertinent de passer là-dessus. Et justement, on n'a pas parlé des secteurs, parce que tu es dans l'événementiel, mais tu es aussi dans l'audiovisuel, cinéma, etc. Quels sont les types d'applications ou les types de demandes qui aujourd'hui sont les plus récurrentes dans ce que tu reçois ?
- Speaker #1
Alors, on s'est mis dans ces deux secteurs parce que c'est les deux secteurs qu'on connaît. Donc, c'était vraiment parce qu'on avait l'impression, et je veux dire ça de manière très humble, parce que c'est des secteurs qui changent et nous, on n'est pas des techniciens de ces secteurs-là, même si en tout cas, mon frère en vient sur la partie audiovisuelle. On avait l'impression que les besoins étaient assez similaires et qu'on pouvait proposer des produits à ces deux secteurs-là. Après, aujourd'hui, les retours sont légèrement différents. en tout cas on a eu On va avoir un petit trio sur les tournages qui sont le chef op, le chef électro, le chef machino, qui pour moi est un peu le Graal, les trois personnes qu'il faut qu'on essaye de convaincre. On a souvent des entrées via nos clients avec des responsables RSE, ou en tout cas dans les tournages, il y a des éco-référents, des coordinateurs d'éco-production. Donc c'est des métiers nouveaux qui sont arrivés il y a quelques années, qui nous aident beaucoup à évangéliser, si je peux me permettre ce mot-là, nos technologies. Ça n'empêche qu'après, techniquement, c'est un peu ce trio et ces gens-là de la production qu'il faut qu'on convainque et on essaye de le faire. Et à chaque fois qu'ils utilisent nos technos, ça marche. Donc voilà, je tiens à le dire, nos technos marchent et c'est très bien. Ça n'empêche qu'il faut encore un petit peu challenger le status quo et la manière dont on a l'habitude de faire. Des choses qui se ressemblent entre l'événementiel et un tournage, c'est qu'un événement, quand il a un petit peu d'ambition, tout comme un jour de tournage, ça peut vite chiffrer en termes de budget. on n'a vraiment pas envie de le planter et en fait il faut identifier les personnes qui ont un peu le courage, il faut bien le dire de changer la manière habituelle de faire pour imposer une solution électrique versus un groupe électrogène comme on a l'habitude de faire c'est la phrase que je déteste le plus mais ça n'empêche que c'est prendre un petit risque que nous on estime tout petit parce qu'on est très confiant dans nos technologies, mais pour cette personne-là c'est être capable de se dire bon ben voilà j'introduis une innovation, une nouveauté sur un événement sur lequel on ne peut pas se permettre de louper.
- Speaker #0
Sachant que vous êtes tout jeune, puisque c'est qu'en 2023 où tu quittes l'entreprise Microsoft où tu étais, et puis tu quittes aussi forcément un certain confort, tu te lances dans l'aventure entrepreneuriale, tu crées une startup. Mais qu'est-ce qui se passe à ce moment-là ? Pourquoi tu te dis, allez hop, je me lance et je co-fonde cette startup ?
- Speaker #1
Pareil, gros alignement de planète. C'est ma volonté, mais aussi quelques petits coups de pied aux fesses qui sont arrivés. Pas des vrais, je tiens à le dire, complètement philosophiques. Déjà, ça faisait dix ans que j'étais chez Microsoft. Je pense que j'arrivais au bout d'un cycle. Microsoft aussi était en train de changer beaucoup de métiers. Je me reconnaissais peut-être un tout petit peu moins dans ce qu'on pouvait me proposer. Donc, il y a eu une solution où j'ai pu partir facilement dans des bonnes conditions. conditions d'une boîte que je chéris de tout mon cœur. J'adore la tech, il y a plein de trucs que je retrouve, mine de rien. Et mon frère et moi, on avait aussi racheté une boîte une année avant qui s'appelle le groupe Zebra, où on vend de l'accessoire audiovisuel. C'est un petit peu en découvrant ce monde-là, plus avec tous les événements que j'avais créés et tout ce que j'avais fait en marketing, événements plus B2B, il y a plein d'événements de type d'événements que je ne connaissais pas. On s'est dit, quand même, il se passe quelque chose, ça a l'air d'être maintenant. Et c'est très déstabilisant, effectivement, d'avoir ce genre de vision. Je m'en veux même de dire le mot tellement je trouve ça fort. Mais voilà, on s'est dit, bon, il y a peut-être quelque chose à jouer. Ça a l'air intéressant. Je pense que, et mon associé, et frère, et moi, on a envie de ce genre de projet qui nous porte. J'arrivais aussi à un moment où j'avais envie que mon métier et mes convictions personnelles soient plus alignées. Et c'était un peu l'occasion parfaite de le faire.
- Speaker #0
Alors, d'où vient la graine ? Parce que chez Microsoft, tu animes une communauté de 4000 collaborateurs qui est engagée sur la durabilité. Est-ce que cette graine, elle n'apparaît pas à ce moment-là ? Est-ce que Power n'a pas commencé à émerger ? Tu étais en train de le dire, je voyais beaucoup d'événements en B2B. Est-ce que la conscience, le démarrage de la vision vient de là ?
- Speaker #1
Alors, la vision du produit Power Battery et de Power, pas vraiment, mais ce que je disais d'aligner mes convictions personnelles et mon boulot, je l'avais déjà commencé chez Microsoft, qui a été… une super boîte pour faire ça parce que c'est aussi une boîte qui essaye de se transformer de l'intérieur. Donc en tant qu'employée, moi j'ai vraiment essayé de mettre de la durabilité dans ce que je faisais, typiquement dans les événements, quand je gérais des événements, mais aussi quand ce n'était pas le cas parce que j'ai eu plusieurs emplois chez Microsoft, quand ça faisait... pas intrinsèquement partie de ce que je devais faire, on a animé cette communauté qui a grandi, grandi jusqu'à atteindre 4000 employés, qui avaient envie, c'était des gens qui travaillaient Ausha, en commercial, en service SAV, en technique, qui avaient envie d'imaginer comment justement insuffler un petit peu plus d'éco-responsabilité, de sustainability, parce que je l'ai fait aussi aux US, dans leur métier. Et en fait, il y a plein de façons de le faire. Ça permet de s'en sentir mieux, vraiment, d'apporter plus de joie et de bonheur. Parce que moi, je crois aussi que quand on travaille dans des choses comme ça qui nous portent, Ça fait du bien, en fait. Oui, je pense que cette volonté d'alignement, elle est arrivée là-bas. Après, la vision PAWA, elle est plus arrivée dans les derniers événements. Parce qu'il y a quand même eu toute une période Covid, dans laquelle les événements physiques, on en faisait quand même vachement moins. Malheureusement, on était beaucoup plus cloîtrés chez soi. Donc, ça arrivait un peu plus tard, quand je suis rentrée en France. J'ai revu des groupes électrogènes. J'entendais mon frère qui me disait, il se passe quelque chose aussi sur les plateaux. Il y a des... des petites batteries pour des caméras ou un projecteur, une batterie, mais on parle de puissances plus élevées dont on a besoin d'avoir envie d'être autonome et c'est là un petit peu que ça s'est concrétisé.
- Speaker #0
On va rester encore un peu la jeunesse de ce projet. Avant Microsoft, tu as eu aussi une autre vie professionnelle et notamment, tu as participé au lancement d'un magazine qui était aujourd'hui en France, aujourd'hui Sport, pardon, pour le Parisien. Donc, tu as déjà lancé quelque chose. Comment ? Parce qu'en plus, tu lances un magazine où tu sais qu'il y a le besoin, mais qui est nouveau. Et comment justement, qu'est-ce que ça t'a appris sur ce que ça coûte de convaincre que quelque chose qui n'existe pas est quand même nécessaire ?
- Speaker #1
Alors là, tu remontes à mes jeunes années. Donc soyons très honnêtes, ce n'est pas moi qui ai eu l'idée de le lancer. Par contre, oui, j'ai fait partie de l'équipe et j'étais la responsable marketing de ce lancement. Dans un groupe qui s'appelle le groupe Amori, qui a le parisien, qui a l'équipe, et qui a aussi de l'événementiel, Amori Sport Organisation, qui fait beaucoup d'événementiels. Donc, j'ai pu voir aussi beaucoup d'événementiels dans le Tour de France à ce moment-là. Je pense que ce que ça m'a appris, c'est déjà de moi ce que tu dis. Moi, j'adore lancer des trucs nouveaux. Et je le faisais, je faisais beaucoup d'intrapreneuriat quand j'étais dans des grands groupes. Donc, finalement, le pas n'a pas été si grand que ça. Il paraît grand, mais pour moi, je pense que ça fait partie de ma nature de... D'avoir envie d'amener les choses de zéro à 80%, je suis peut-être moins une meilleure, une moins bonne experte à fignoler certaines choses, mais j'adore prendre quelque chose qui est complètement informe et des idées et simplifier tout ça et en faire quelque chose de viable, ça j'adore. Donc oui, sûrement que ça, ça m'a appris ça. Et le fait qu'il faut être plusieurs aussi pour le faire, parce que ce journal-là, on ne crée pas un journal comme ça de rien, il a fallu une volonté. énorme de la part des fondateurs et du groupe, il a fallu toute une équipe il a fallu des gens qui aient des idées de la stratégie mais aussi des gens sur le terrain et cet alignement là, moi ça me porte énormément, j'adore j'avais du mal au bout de quelques années à être tout le temps derrière mon bureau, derrière mon ordi, que j'aime beaucoup je suis bien trop accro au digital et à tout ça, ça me parle, je viens de là, j'adore la tech mais j'ai besoin d'avoir un peu les mains dans le cambouis d'être sur le terrain aussi.
- Speaker #0
Donc, tu as pu transposer cette expérience pour le lancement de PAWA. Merci en tout cas pour cette première partie d'émission qu'on a faite ensemble. On va maintenant accueillir nos chroniqueurs puis on va commencer par Ophélie.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et bien donc, bonjour Ophélie, bienvenue à nouveau dans cette saison 2. Freelance engagée, chargée de production événementielle et culturelle, et puis également spécialiste RSE. On va d'abord commencer par ta chronique.
- Speaker #2
Et bien bonjour à tous. Aujourd'hui, j'ai envie de continuer le zoom qu'on a commencé justement sur un élément central dans l'événementiel, l'énergie. Parce que l'énergie, elle est partout. Elle va être autant dans ce qui va alimenter la scène, la lumière, le son, la vidéo, les loges, parfois même la mobilité sur site. Et on oublie encore trop souvent à quel point ce sujet va être structurant. L'ADME, par exemple, rappelle qu'un événement de 5000 personnes, ça peut consommer en moyenne jusqu'à 1000 kW d'énergie. Et ce chiffre à lui seul, il va dire quelque chose de très simple. L'énergie, ce n'est pas juste un sujet annexe. C'est un vrai sujet de production, un sujet de conception, un sujet d'anticipation et un sujet de responsabilité. Parce qu'au fond, la question, c'est plus... seulement de savoir si nos événements vont consommer de l'énergie, parce qu'on sait que oui. La vraie question, c'est comment on choisit de les alimenter ? Est-ce qu'on continue à fonctionner comme si le groupe électrogène fossile était la norme absolue ? Ou est-ce qu'on commence enfin à penser autrement ? Se raccorder au réseau quand c'est possible, réduire les besoins à la source, mieux dimensionner les puissances, passer en LED, éviter de surconsommer au cas où, utiliser du stockage, hydribiser les installations, explorer des solutions renouvelables ou bas carbone adaptées au terrain. Et ce qui est intéressant, c'est que tout cela n'a plus rien d'utopique. Aujourd'hui, toutes ces solutions existent. Certaines permettent de mieux stocker l'énergie, d'autres de limiter fortement. les recours aux énergies fossiles ou d'autres encore, de repenser complètement la façon dont on va alimenter un site. Et donc, je trouve que là, c'est un sujet qui devient passionnant. Parce qu'au fond, parler d'énergie, ce n'est pas seulement parler technique. C'est parler de choix de production, de sobriété, d'anticipation, de responsabilité et aussi d'innovation. Et c'est justement pour ça que des acteurs comme PAWA prennent ici... toute leur place dans la transformation du secteur. Parce qu'il montre que l'énergie peut devenir un levier d'engagement et pas seulement une contrainte technique. Avec en plus des bénéfices très concrets sur site, zéro bruit, zéro odeur, et donc une autre expérience pour les équipes comme pour les publics. Pendant longtemps, on a eu l'impression que l'énergie plus propre, c'était compliqué, cher ou réservé à quelques projets vitrines. Aujourd'hui, ce n'est plus une excuse suffisante. La question, ce n'est plus « est-ce que c'est possible ? » La question, c'est plutôt comment fait-on pour que cela devienne la norme sur nos événements ?
- Speaker #0
Merci pour cette chronique, Ophélie, et pour cette question importante. Et bravo pour Idrivisé, parce que ce n'est pas facile à le prononcer quand même, Idrivisé. Ophélie, moi, ce que je te propose, c'est de commencer par une question à Jessica.
- Speaker #2
Complètement. Jessica, déjà, vraiment, ça me fait tellement plaisir de te retrouver ici pour ce premier épisode qu'on enregistre. Chez Canal Chat, ma question, c'était vis-à-vis des batteries. Comment est-ce qu'elles sont produites, les composants, etc. ? Est-ce qu'ils sont, eux aussi, vraiment durables, etc. ? On sait que les composants, pour pouvoir construire une batterie, potentiellement, ça peut avoir été sourcé, etc. Ou vraiment miné par des personnes qui ne vont pas du tout être dans les droits humains, les règles du travail, etc. Donc, qu'en est-il pour vos batteries ?
- Speaker #1
Déjà, merci pour l'intro que tu as faite sur l'énergie. Je milite aussi pour ça, que l'énergie ne soit pas un sujet que de côté, mais qu'on puisse vraiment l'imaginer et l'anticiper. Je pense que la clé est beaucoup dans l'anticipation. Et donc, très bonne question. C'est aussi une question qu'on s'est posée, parce que quand on aime bien la RSE, c'est bien de ne pas oublier le S aussi. Qu'on oublie, j'espère, dans les événements, un peu moins que le E, malheureusement, en ce moment. Mais nous, on ne voulait aussi pas le mettre de côté au moment de la production de nos batteries. Alors, pour la Power Battery, qui est notre... plus gros format, le format palette, avec 36 kW et 100 kWh d'énergie. C'est une techno qui s'appelle LFP, donc lithium fer phosphate. Ce qu'il faut retenir là-dedans, c'est qu'il n'y a pas de nickel et il n'y a pas de cobalt. Aujourd'hui, c'est ça les métaux rares qui sont souvent extraits en Afrique centrale, dans des conditions qui ne sont clairement pas respectueuses des populations locales. Donc nous, c'était un vrai choix technologique. Pourquoi c'est un vrai choix ? Au-delà de vouloir faire attention, de là où viennent les technologies, C'est un vrai choix aussi parce que la LFP, c'est légèrement plus lourd. Donc, ça veut dire qu'on faisait un mini compromis sur le poids de notre batterie. On acceptait de faire un produit final un tout petit peu plus lourd. On a quand même réussi à bien condenser les choses, mais en faisant ce choix du plus responsable. Donc, c'est déjà ça. On a aussi le plus petit format qui s'appelle la Power Mini qu'on a vu dans la vidéo qui est le format qui roule. Alors là, on est sur une techno différente. On est sur de la NMC, donc nickel, manganèse, cobalt. Donc tout ce que je viens de te dire est faux pour celle-ci. Mais qu'est-ce qu'on a fait sur celle-ci ? On est allé chercher des véhicules seconde vie, des batteries seconde vie de véhicules électriques. Seconde vie, ça peut être, c'est passé dans une voiture et pour quelconque raison, elle en sort. Ou sinon, parfois, malheureusement, parce que les cycles de production sont assez imprévisibles et longs, ce sont des batteries qui restent dans les entrepôts des constructeurs, qui ne voient jamais l'intérieur d'une voiture, et qui sont là et qui ont donc 100% de leur vie. et qui, si on ne les utilise pas, vont directement en recyclage, alors qu'elles n'ont même pas été utilisées. Donc, on a fait un choix différent pour la plus petite. Nous aussi, on est en train de tester un petit peu tout ça, parce qu'on s'est dit, tant qu'à faire à produire des batteries, il faut quand même qu'elles fonctionnent. Donc, on a une techno LFP, où là, il a fallu qu'on produise de la batterie nouvelle, et on a choisi de le faire avec le moins de matériaux rares. Elle est aussi à 90% recyclable, notamment pour ça. Et on peut aussi dire qu'elle est made in France, pour pouvoir dire qu'un produit est made in France. Il faut plus de 50% de ces composants viennent de France. Et c'est pour ça qu'on peut dire ça de nos produits, parce que justement, le nickel et le cobalt, il n'y en a pas. Et du fer et du phosphate, il y en a même dans les algues vertes, il y en a partout en Europe et dont en France. Donc, on a pu se sourcer beaucoup plus localement.
- Speaker #0
Ce qui est déjà beaucoup à faire pour le lancement d'une boîte. Et justement, ce lancement a été reconnu par les professionnels de la filière, puisque lancé en 2023, et il y a quelques semaines, c'était les prix de la nuit de l'événementiel, organisé par Republic Event et l'événementiel magazine. Vous avez obtenu une reconnaissance de la filière, pas n'importe laquelle, puisque c'était le prix du meilleur prestataire. Quant à prix, vous avez été sélectionné déjà. C'était quoi ta première pensée ?
- Speaker #1
Je ne peux pas le dire parce que je pense que c'était genre « what ? » . Franchement, on a pitché, on a su qu'on était sélectionnés en février, donc on a pitché début février. La cérémonie où on découvre si on est primé ou pas a eu lieu là tout début mars, c'était il y a une semaine ou deux. Au début de la cérémonie, c'est des… très grands événements et des super agences qui font des choses magnifiques mais dans des proportions qui ne sont pas encore nos proportions à nous. Donc, pour être très honnête, on était dans la salle et on disait, bon, c'est génial, on en prend plein les yeux, mais pas sûr qu'on reparte avec un petit trophée. Et arrive notre catégorie qui est la catégorie de prestataire de service. Et là, quand on appelle notre nom pour la médaille d'or, Je ne sais pas te dire tellement c'était une impression de machine à laver, on ne s'y attendait pas du tout. On a eu un super discours de remise de prix de Thierry Reboule qui a travaillé sur la cérémonie des JO, qui est assez connue dans le secteur et qui nous a dit ça fait 30 ans que je suis dans l'événementiel et à chaque fois, mais parfois trop tard, on se pose la question de ce groupe électrogène qui traîne derrière la scène. On est capable de faire des hologrammes. des spectacles de drones et il y a encore ces technologies vieillissantes dont on ne se débarrasse pas donc je pense que, et de recevoir le prix et tous ces mots comme ça face à cette salle où il y avait plus de 1000 pros du secteur ça fait beaucoup de bien je pense que c'était, j'ai envie de dire, beaucoup d'incrédulité pour être très honnête, on est sortis avec mon frère de la scène en se disant mais qu'est-ce qui se passe et voilà, pour la petite histoire je tiens à remercier aussi un client qui nous fait confiance qui s'appelle Playground, qui organise beaucoup d'événements sportifs Merci. Et les chiffres qu'on a présentés pour ce prix, c'était basé sur de la décarbonation d'événements sportifs. Et je pense que ça parlait aussi, c'était assez parlant de montrer que c'est des événements, et moi je ne viens pas du tout de ce secteur-là, de l'événementiel sportif, qui essayent de grandir en contrôlant leur impact sur la nature. Et je pense que ça faisait un cas relativement fort d'exemple de ce qu'on pouvait faire sans être plus cher, sans être plus compliqué, mais en étant vraiment proche de ses valeurs.
- Speaker #0
Avant de repasser la parole à Ophélie, j'ai quand même une question suite à ça. Est-ce que tu mesures déjà les retombées de ce prix ?
- Speaker #1
Je suis là à vous parler, donc peut-être que ça, oui, en termes de com et de représentation, oui. Aussi sur nous, je pense qu'il ne faut jamais minimiser le boost que ça nous fait personnellement, parce qu'on met beaucoup de temps et d'énergie quand on lance un nouveau produit. Donc ça, oui. Et j'espère que les clients nous suivront. Oui, on commence à avoir des rendez-vous avec des boîtes un peu plus grosses, on va dire, et sur des événements. qu'on n'a pas encore fait, typiquement du luxe, des choses où on vient moins de ce secteur-là. Et je pense qu'il y a plein de choses à faire pour le coup, donc ça va être super intéressant. Le temps nous le dira, mais oui, déjà.
- Speaker #2
Écoute, moi, je confirme, parce que j'étais dans la salle pour cette nuit d'événementiel avec Republic Event, et quand Jessica et Mathias ont gagné justement ce prix, et moi, j'ai envoyé un message directement à Jessica, j'ai dit « Vous avez gagné la bataille d'or ! » C'est incroyable ! Et franchement,
- Speaker #0
Je te rejoins à 100%. Sur tous les discours qui ont été faits pour les personnes qui ont gagné une médaille, j'ai trouvé que celui que Thierry Reboul a fait vis-à-vis de votre solution, c'était le mieux. Et franchement... Ça vous a beaucoup touché. Je pense que ça a vraiment parlé à toutes les personnes de l'événementiel et encore plus le fait qu'il y ait autant de personnes du domaine de l'événementiel dans la salle. Ça ne peut qu'avoir résonné chez tout le monde. Franchement, moi j'étais vraiment... hyper contente pour vous à ce moment-là. C'était trop chouette comme moment.
- Speaker #1
C'était un beau moment,
- Speaker #0
je pense. 100% d'accord.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Avec leur choix aussi. Écoute, moi, je voulais te poser une autre question. C'est qu'aujourd'hui, vous êtes vraiment et dans l'événementiel et dans tout ce qui va être audiovisuel. Est-ce que vous rencontrez la même résistance ? vis-à-vis du changement de type d'énergie, etc., dans l'événementiel que dans l'audiovisuel ? Ou il y en a un des deux, peut-être, qui est un peu plus perméable à tout ça ?
- Speaker #1
Malheureusement, non. On voit les mêmes choses. On a les mêmes résistances, un peu dans les deux secteurs, qui ne viennent pas forcément des mêmes personnes. On va avoir, et je caricature un peu, ce n'est pas toujours le cas, mais côté audiovisuel, un petit trio, chef op, chef électro, chef machino, qui est un peu notre trio. techniques qu'il va falloir convaincre. Côté événementiel, ça va être des noms différents, des dires logistiques, des directeurs de production qu'on peut aussi trouver dans l'événementiel. Donc, ça ne va pas forcément être les mêmes interlocuteurs avec lesquels il va falloir qu'on ait ces discussions. Après, le plus gros frein qu'on voit, c'est le même dans les deux secteurs. Et malheureusement, c'est de la conduite du changement. On est sur des journées de tournage qui peuvent coûter très cher. Donc, on tourne une fiction, un documentaire. Idem pour un événement. ça coûte cher de mettre autant d'énergie, de faire rêver les gens, quand on est sur des événements relativement grands, à des endroits qui sont parfois pas faits pour accueillir ces événements un petit peu éphémères et fantastiques. La première crainte, ça va être, si on apporte une nouveauté, il ne faut surtout pas que ce soit la nouveauté qui fasse qu'il peut y avoir un petit problème. Et comme tu dis, l'énergie, c'est central. On est souvent les premiers arrivés, les derniers partis, avec plein de ces métiers de l'ombre. parce qu'avant même que l'événement commence, il faut que la nacelle monte et qu'elle descende, il faut qu'on branche nos ordinateurs, il faut qu'on fasse les tests de son. Et bien tout ça, ça se fait seulement si la source d'énergie est déjà là. Et idem pour le démontage. Donc on fait partie de ces gens, mais vous en faites partie aussi, qui arrivent très tôt, qui repartent très tard. Et donc apporter une nouveauté, même si on a déjà... Alors ça aide toujours d'avoir des gens convaincus, mais on a toujours des gens à convaincre. Après, quand nos technologies sont utilisées une fois... et qu'on se rend compte que finalement... En fait, ce qui est intéressant aussi, c'est que le groupe électrogène, il est là depuis tellement longtemps. Il y a plein de contraintes et il y a plein d'exemples, et je suis sûre que vous en avez aussi, où c'est le groupe électrogène qui ne marche pas. Mais on a tellement l'habitude de l'utiliser qu'on s'est fait à ces contraintes-là, au fait qu'il faut remettre de l'essence. Un groupe électrogène de la même puissance que notre power battery, c'est quand même des cuves de 150, 200 litres parfois. Ce n'est pas anodin quand même de remplir ça. un groupe électrogène de 45 kVA comme nous c'est le cas en termes de puissance, si vous mettez 46 ça pète, ça ne tient pas, alors qu'une batterie va beaucoup mieux absorber les pics de puissance donc nous on arrive avec, et encore une fois et tu l'as dit Arnaud et je te remercie nous on est connecté au cloud, on sait tout ce qui se passe on est capable de vous dire, vous arrivez à 20% seulement, il faut recharger, il faut la brancher on est capable de vous dire après les conseils, tu parlais aussi de surconsommation d'énergie, nous on sait exactement ce qu'on a utilisé Un groupe électrogène, on est complètement à l'aveugle. Ce n'est pas vraiment. Là, on a tout ça, mais malgré tout ça, le frein, et c'est le même dans les deux secteurs, c'est qu'on apporte une petite innovation, on apporte une nouveauté qui a le courage de l'amener dans un événement ou faire un tournage.
- Speaker #2
Et pour aller plus loin dans l'absurdité, tu parles du groupe électrogène. Effectivement, au niveau de la régie, moi, je le vois très bien. Tu peux même te retrouver avec deux groupes électrogènes parce qu'on va prendre un sperme au cas où il plante. Donc, double consommation de carburant, entre autres choses. amener le matériel, etc. Et puis, effectivement, ce dont une chose sur laquelle on est passé très rapidement tout à l'heure, le bruit, l'odeur, donc aussi les émissions que va générer le groupe électrogène diesel classique. Et tu venais de parler justement de « je peux tracer ma consommation » , tu es relié au cloud, donc tu peux sortir le bilan complet carbone de l'énergie utilisée à la fin de l'événement. Pour le client qui doit rendre des comptes, justement, au niveau de la RSE, Pour lui, qu'est-ce que ça va changer et quel est le gain de pouvoir dire voilà comment moi j'ai pu tracer ma consommation d'énergie en temps réel ?
- Speaker #1
Alors d'être complètement connecté au cloud, ça permet un pilotage qui est complètement inaudit, mais pas seulement après. Le reporting, je vais commencer sur le pendant. Sur le pendant, on a ça sur le web et sur une appli, on peut tout suivre. Donc typiquement, il n'arrivera jamais un moment où on vous dira, enfin où vous vous direz, je ne suis qu'à 10%, qu'est-ce qui se passe ? On peut mettre toutes les alertes possibles à 20%, à 25%. Là, je tire un petit peu trop, je tire plus sur une face. Donc voilà, tout est programmable et on peut tout piloter pendant l'événement. Donc déjà, ça, c'est intéressant. Et pour le après, effectivement, vu qu'on a toute cette data, Nous, on la compile dans un reporting RSE qui, pour l'instant, est assez mouvant parce qu'on s'adapte un petit peu aux besoins. On va dire qu'une constante, c'est l'équivalent tonne CO2 évité. C'est aussi ce qu'on a consommé en kilowatts et pendant combien de temps. Et nous, on ajoute toujours des conseils. C'est-à-dire qu'on est capable de vous dire à la minute près, à la seconde près. On a rarement besoin à la seconde près, mais tout ce qui a été consommé. Je vois quelque chose avec l'usage de mes batteries que je voyais avec des groupes électrogènes quand je les utilisais. C'est de la surconsommation. Ça veut dire que même moi, malheureusement... on me prend des batteries qui sont surdimensionnées par rapport aux besoins. Moi, je suis aussi capable de le dire ça. Moi, j'ai envie de croire à l'événementiel aussi temps long. On fait un petit peu moins de one shot. Je crois que c'est un sujet dont vous avez parlé dans ce podcast. Typiquement, pour une V2 d'un événement, l'année d'après, la saison d'après, on est beaucoup plus capable de structurer ses besoins d'énergie et même son événement avec ces chiffres-là. Donc, c'est un vrai… Moi, je crois presque à un monde où, à un moment, c'est cette data-là qui sera le plus important, presque plus que la technologie, parce qu'on a les informations et c'est une mine d'or, en fait. On peut vraiment savoir plein de choses là-dessus. Donc, voilà, il y a le reporting RSE, mais il y a tout ce qu'on peut en faire après, même en année 2, qui est super intéressant.
- Speaker #0
C'est complètement... Enfin, moi, justement, en tant que personne qui fait de l'accompagnement RSE, etc., je vois toutes les données qu'on réussit à récupérer sur le N0, donc le premier événement qui a été fait pour pouvoir améliorer pour les années d'après. Mais c'est... hyper riche de pouvoir avoir des informations comme ça. Et comme tu dis, en effet, avec un groupe électrogène, on ne va pas pouvoir avoir ces informations. Et donc, ça ne permet pas de réitérer, d'améliorer ce qu'on pourrait faire par la suite. Tandis que, justement, avec une solution comme la tienne, ça permet vraiment de voir... Dans la façon dont je le vois, je n'ai pas encore eu la chance de pouvoir utiliser vos batteries.
- Speaker #1
Ça viendra, ça viendra.
- Speaker #0
Mais c'est vraiment... En fonction de comment on l'a utilisé, etc., on peut voir à quel moment on a plus utilisé et donc potentiellement d'où ça vient et donc de quel matériel a été plus nécessiteux, etc. Et donc comment faire pour pouvoir améliorer ça. C'est vraiment la voie ouverte pour pouvoir améliorer ça continuellement. C'est du mieux, en fait. Exactement.
- Speaker #1
Ce n'est pas juste une techno de remplacement, c'est mieux, on a plus de choses.
- Speaker #2
C'est de l'amélioration, l'héritage, c'est du temps long, comme tu dis, et ça nous permet d'enchaîner sur l'avenue. notre deuxième chroniqueur qui va être Benoît Tristram, concepteur et rédacteur événementiel. Merci Benoît d'être venu aujourd'hui. Qu'est-ce que tu vas nous partager comme point de vue sur ta chronique ?
- Speaker #3
Moi j'ai envie de parler d'énergie, forcément, mais pour le coup je vais parler d'énergie de la salle. Et là pour le coup je vais vous demander de fermer les yeux. parce que moi, je fais vivre des expériences. Moi, il y a une image qui me hante et je pense que vous pouvez la vivre aussi. Imaginez, j'ai 800 personnes dans une salle immense et là, on a les lumières tamisées, on est à la slide 34 sur la slide 87. Le temps est déjà très, très, très long. Et puis, vous pouvez... Ouvrez les yeux, parce qu'on voit déjà les téléphones, on voit déjà la tension, les visages qui se baissent petit à petit, les discussions, les personnes qui partent aux toilettes. Et en fait, on a cette fatigue qui s'installe. Personne ne bouge. On est là physiquement, mais intellectuellement, on n'est pas forcément là. Et en fait, c'est ça, l'énergie de la salle. Quand on ne la gère pas, il n'y a pas d'hostilité, c'est pire en fait. On a juste quelque chose, on a une indifférence qui est là, totale. Juste police. C'est horrible. et en fait pour moi cette énergie c'est pas juste un feeling c'est ce que les gens enfin c'est pas la question est-ce que les gens ont l'air content ou pas c'est pas ça qu'on doit gérer c'est quelque chose de physique de mesurable presque est-ce que les corps sont orientés vers l'avant ou est-ce qu'ils sont orientés vers l'arrière est-ce qu'ils regardent avec une attention est-ce que comme là on est dans une écoute active et importante et est-ce que les silences ils sont de façade ou est-ce qu'ils sont tendus il y a cette Merci. cette tension qu'on va pouvoir retrouver. Et moi, je pense qu'une salle, c'est comme un espace vivant, c'est un organisme vivant. Et on doit la gérer de cette manière-là. Je parlais d'organisme et de gestion à la minute, voire à la seconde près. C'est exactement cette logique-là qu'on doit être capable d'appliquer. Une salle, elle respire, elle se tend, elle vit, et on doit pouvoir piloter ce rythme. Alors la question, c'est comment est-ce qu'on vient la piloter ? Alors on ne vient pas la piloter avec des outils dans le cloud, etc. mais... de plusieurs manières. Déjà, on va pouvoir la gérer avec de l'architecture, l'organisation même de la plénière, ou en tous les cas, de l'événement. L'idée, c'est, sur des conseils tout simples, alterner les états. Alors, sur l'électricité, est-ce qu'on est en triphasé ?
- Speaker #1
En mono.
- Speaker #3
En mono, ou tout ça. Nous, en fait, on va alterner entre tension, relâchement, entre moment de concentration, et puis moment de légèreté, entre émotion et contenu pur. Voilà. une plénière, ce n'est pas juste un marathon, c'est une série de sprints, mais avec des temps de récupération intégrés. On fait presque du fractionné. La deuxième idée, c'est de rendre la salle active. C'est de faire en sorte que cette salle, il se passe des trucs et qu'elle s'engage. Parce que plus on va pouvoir faire, plus on va s'encoder intellectuellement, et donc on va encoder les messages et les contenus. Si on fait, on retient trois fois plus que si on ne fait pas. Donc ça, ça doit nous aider. Et puis surtout, la plus sous-estimée, c'est le silence. Alors, ça peut paraître complètement contre-intuitif, mais en fait, le silence, bien placé, il va voler 10 slides. Et je vous donne une anecdote, c'est Barack Obama, dans ses discours, il met 30% de silence. 30%. Je ne dis pas qu'il faut aller jusque-là, mais en tous les cas, on doit pouvoir laisser du temps à la salle de digérer. Donc, je vous laisse ce silence, vous qui nous écoutez, pour digérer ce que je viens de dire.
- Speaker #2
Eh bien, merci Benoît, avec ce petit temps de silence, de digestion, super chronique. Pour ce moment-là, je te propose pour nos 10-12 dernières minutes d'enchaîner avec une question pour Jessica.
- Speaker #3
Oui, tout à fait. Jessica, super, merci. J'étais en coulisses, je partagerai les photos plus tard. Moi, j'aime beaucoup la notion d'innovation. C'est des sujets qui me parlent fort, et notamment la manière dont tu le mets en œuvre. Et justement, est-ce que par rapport à cette énergie de salle, Là, on est sur des batteries silencieuses. Est-ce que ça change un peu le rapport au son sur l'événement ? Parce qu'on sait qu'un groupe électro, ça peut polluer, y compris dans les vibrations, dans la manière dont on a de vivre le truc. Et je me posais la question, est-ce que tu as eu des retours de Dirtek, de Dirprod, même de Scénograph, je ne sais pas dans quelle mesure, qui te disent « oui, ça a changé ma manière de concevoir ou de faire les choses » .
- Speaker #1
Oui, la réponse est un grand oui. les premiers retours de ce type-là, c'est vraiment plus côté prod, parce que là, on imagine l'importance du son quand on capte une scène, et le fait de pouvoir avoir des groupes qui font zéro bruit, ça a été le premier retour qu'on a eu, et c'était une de nos premières conditions sine qua non, il faut que la batterie fasse zéro bruit, et zéro bruit, c'est vraiment zéro bruit. Je pourrais revenir aussi là-dessus, parce que parfois, elle peut aussi faire un peu de bruit, des ventilos, mais on a ce choix-là. Et ensuite, dans l'événementiel, ça a été plus des partenaires techniques qui nous voyaient arriver. Et les premiers retours, c'était « Non, non, non, mais là, tu ne vas pas mettre ton groupe juste derrière le food truck. Ce n'est pas possible. On a de la barbe à papa. On vend une expérience quand même. Elle peut être aussi olfactive. Pas seulement, voilà, j'ai envie de sentir bon les crêpes, les frites, quelque soit ce qu'on vend à la barbe à papa. » et il a fallu qu'on leur explique, c'est pas un groupe électrogène classique, c'est une batterie, c'est électrique, ça fait zéro bruit, et là c'est seulement quand on est sur place que ça convainc, et ils sont là, ah oui, effectivement, tu peux vraiment te mettre tout près. Ensuite, il y a le double effet qui se coule, je dirais qu'une fois qu'on a compris ça, on gagne aussi en puissance, parce qu'on a beaucoup moins besoin de tirer des câbles, donc on peut aussi imaginer la structure logistique de manière beaucoup plus simple, que ce soit en, il y a plus d'énergie, mais il y a aussi beaucoup plus d'énergie en fait, de ces gens-là qui travaillent derrière la scène parce qu'il n'y a pas besoin d'aller, encore une fois, recharger le groupe qui est placé hyper, hyper loin. On a fait un semi-marathon il n'y a pas très longtemps. On était à trois mètres des coureurs. On était vraiment entre les coureurs et les notables qui faisaient leurs petits discours et les gens qui faisaient de la musique sur une nacelle qui montait et qui descendait. Et là, zéro bruit, zéro odeur, certes, mais zéro particules fines, zéro fumée. Et aussi, ça change tout, en fait, sur... sur l'agencement, ça peut tout changer. C'est pas obligé, c'est aussi ça que je dis. C'est pas obligé, on peut aussi faire comme on faisait d'habitude et vous verrez que c'est mieux. Mais si vous avez envie de le mettre un petit peu moins derrière la scène, c'est aussi possible. C'est pour ça qu'on a fait aussi un outil beau. J'espère qu'elle est belle, esthétique. Moi, c'était important pour moi de montrer aussi, je pense que quand on fait des choix RSE, on a toujours peur que ce soit plus cher. Je tiens aussi à le dire, ce n'est pas plus cher. Et on pense que c'est plus moche. Non, mais c'est vrai que... Et je pense que de faire attention à la beauté aussi de ces solutions techniques, moi, en tout cas, ça m'apporte de la joie, clairement. Et quand même, ça fait le job pour certains. Il y a certaines personnes qui sont vraiment plus dans l'événementiel que dans la prod, là, pour le coup, qui apprécient cet effort de mise en scène un petit peu aussi de cette partie-là.
- Speaker #2
Même si on n'a pas eu l'occasion de collaborer ensemble, c'est vrai que j'avais... t'appelles à tes services pour avoir une tarification sur un événement. Et oui, je confirme que c'est vraiment moins cher qu'un groupe électrogène. Merci,
- Speaker #1
le prix de l'essence, non, c'est pas bien.
- Speaker #2
On y était pas encore à ce moment-là, mais oui, aussi. Mais ouais, le prix de l'essence va peut-être forcer aussi le milieu à changer, à marcher forcer sur certaines pratiques. Et puis, la praticité, en fait, aussi, du format, du poids, qui permet, en fonction des lieux, Bye. de rentrer plus facilement cet élément-là. Et tu l'as dit, effectivement, pour les techniciens, moins de kilomètres de câbles à parcourir, c'est un gain énorme. Philippe, Benoît, qui veut y aller ?
- Speaker #3
Moi, j'en ai une, encore. Est-ce que si on se dit, dans 10 ans, est-ce qu'un organisateur d'événements utilise encore un groupe électrogène, c'est un peu comme quelqu'un qui fume dans un avion ?
- Speaker #1
on se dira oui j'espère j'espère parce que vraiment ça nous paraît tellement anachronique c'est pas Pawa non mais allô quoi il y aura des mèmes il y aura des mèmes des mimes je sais pas comment exactement des gifs ou des gifs voilà c'est un autre débat c'est pas bon c'est pas trop grand point c'est pas oui et Pawa ou pas Pawa parce qu'il y a aussi le réseau moi je tiens aussi à dire que la première façon de faire c'est d'essayer de se connecter au réseau et il y a plein d'événements de festivals notamment qui sont légèrement urbains qui essayent de le faire, des lieux, des palais, des congrès, des stades qui s'équipent. Le fait est que moi, je crois à l'événement. Il y a toujours besoin d'une source d'énergie un peu en plus parce qu'on est légèrement hors les murs. Voilà, on a fait du food truck en dehors de stade. Le stade est connecté, ça n'empêche qu'on a des besoins un petit peu externes, un peu différents, un peu extra. J'espère qu'on dira ça. Je pense que ce genre de choses, j'ai envie de croire que ça peut aller très vite. Vous disiez aussi, je ne sais pas si c'était dans une autre chronique ou si je perds le fil du temps, mais que... On fait quand même beaucoup plus attention au transport des gens. Aujourd'hui, c'est rentrer un peu dans les habitudes. On fait attention à moins prendre l'avion. Aujourd'hui, un groupe électrogène utilisé toute une journée, c'est un Paris-Marseille sur un événement. Donc, c'est super d'éviter les Paris-Marseille. En avion ? En avion, oui, pardon, c'est vrai. Je le précise. C'est tout à fait en avion. Donc, c'est ce qu'on économise à ne pas utiliser un groupe électrogène de la même puissance que ma Power Battery. si on utilise la power battery. Donc, ça reste important. Mais je crois que certains réflexes, on est en train de les prendre. Moi, ce que j'essaie de dire aussi dans le discours, c'est regardons ce qui compte. Voilà un peu la règle des 80-20. Eh bien, l'énergie, ça en fait partie. C'est un sujet qu'on estime parfois trop technique, trop compliqué. Nous, on fait ce qu'on peut, en tout cas, très humblement, pour le simplifier au maximum. Voilà. Donc, j'espère qu'on dira ça. Bon, Fédi.
- Speaker #0
Complètement. Alors, je vais rebondir d'abord sur plusieurs choses que tu as dites. Je vais essayer de les prendre dans le bon ordre. Sur les événements qui réussissent à utiliser le réseau, il y a une chose que je tiens à préciser quand même c'est que pour la cérémonie d'ouverture des JO on était à 80% branchés sur le réseau et à l'échelle de la cérémonie je pense que tout le monde ne se rend pas compte de ce que ça veut dire 80% branchés sur le réseau c'est énorme d'énédits et de secteurs mais du coup on avait vraiment de la grosse cablasse bien partout mais vraiment je trouve que c'est un truc qui est incroyable Sur un autre point, il y a un festival sur lequel j'ai travaillé, le tout premier festival où on avait un énorme groupe électrogène parce qu'on n'avait pas la possibilité justement de se brancher au réseau. Et on a essayé de le mettre le plus loin possible parce qu'en effet, ça faisait énormément de bruit. Ce n'était pas beau, c'était moche. On a essayé de l'entourer, etc. Et c'est mon point d'après parce qu'aujourd'hui, déjà, on a tous remarqué que tu es en violet.
- Speaker #1
Mes batteries.
- Speaker #0
Et exactement, comme tes batteries. Et justement, c'est une réflexion qu'on se faisait avec Benoît juste avant de rentrer. c'est que, clairement, c'est... Trop chouette que vous ayez fait des batteries qui sont beaucoup plus actuelles, qui font un peu startup, etc., qui cassent les codes de tout ce qui est technique, etc., et qui n'a pas le truc rouge, noir, etc. Vous, là, c'est violet, c'est bleu, ça pète, c'est joyeux. Ça change un petit peu de d'habitude, et ça, c'est trop génial.
- Speaker #1
On cassait les codes du BTP. Moi, c'était un peu comme ça que je le voyais, parce qu'une autre utilisation très… Et nous, on n'est pas dans ce secteur-là, mais du groupe électrogène, c'est le BTP. C'est le BTP. Complètement,
- Speaker #0
tout à fait.
- Speaker #1
On a cassé ces codes-là.
- Speaker #0
Et donc, voilà, vraiment, merci pour ça, parce que c'est justement une façon différenciante, en fait, d'amener les choses. Et je vais te poser une question. Aujourd'hui, justement, on vient de parler du BTP. Toi, ta position en tant que femme, là-dedans, c'est quoi ?
- Speaker #1
C'est un sujet. On ne veut pas dire que ce n'est pas un sujet. Non, ce n'est pas un sujet pour moi, moi, d'être une... Tu peux aller plus loin dans la question d'office, si tu le permets.
- Speaker #2
concrètement, au niveau de la technique, des techniciens, le public masculin, comment tu es perçu ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors oui, tout ce qui est logistique, groupman aussi, parce qu'il y a les groupman qui nous voient arriver avec des flammes dans les yeux. Non, pas tout à fait. Finalement, plutôt bien. Moi, je vois toujours le côté positif des choses. Moi, je pense que c'est aussi une force. d'être une femme dans un milieu qui est un milieu relativement masculin. Ce n'est pas tout en cas, parce que quand on est dans l'événementiel, dans du chef de projet, il y a aussi des milieux qui peuvent être plus féminins que masculins dans certains milieux de l'événementiel. Donc déjà, moi, j'y trouve mon équilibre personnel. Je ne parle pas, je ne suis pas que dans un monde d'hommes. Après, c'est vrai que sur la partie plus technique, et les électriciens sur place aussi, nous, après, notre batterie, elle va être connectée, c'est eux qui gèrent sur place la connexion. voilà le... la structure énergétique du lieu. Là, ça dépend des gens. Joker, non, c'est pas Joker. Non, je vais vous raconter. Non, je pense que c'est différenciant, mais tout comme une batterie violette. On me parle tout le temps, c'est tout le temps les techniciens qui me disent « Mais pourquoi tu as fait ça ? » Et je n'ai pas vraiment de réponse. À eux, je leur réponds « Mais pourquoi pas ? » Déjà, tu me poses la question, c'est bien, c'est une manière d'ouvrir le débat. Je vais raconter une petite anecdote qui est peut-être un petit peu moins événementielle que prod. On était chez un de nos partenaires, donc partie production, chez un loueur qui s'appelle Lumex, qui est un grand loueur de lumière, peut-être un peu plus sur la partie prod, mais aussi connu pour… Voilà, parce que c'est un des prestataires très connus. Et ils ont fait plein de tests, notamment d'hybridation de notre batterie avec leur groupe, parce qu'ils ont des groupes de toute taille et ils ont un parc bien plus important que le mien. Et donc, je suis arrivée avec ma batterie face à tous les groupemans de Lumex qui arrivaient et qui étaient prêts à… Voilà. à y aller sur ta technologie. Et j'ai aussi montré, et ce n'est pas ce qu'on a envie de mettre en avant quand on parle de RSE, mais ma batterie est aussi hybridable avec un groupe électrogène. Pourquoi ? C'est quand même important de le savoir. Déjà parce que toute transition doit se faire en douceur, sinon elle ne se fera pas. Moi, je pense qu'il faut convaincre une par une les personnes. L'hybridation sur un tournage ou un événement où il y a vraiment zéro réseau, la batterie, il faut quand même la recharger un moment et utiliser un groupe électrogène pour la recharger. S'il est bien utilisé, c'est-à-dire à pleine puissance, donc il n'est pas en sous-régime à faire plein de fumée, plein de bruit, il sera mieux utilisé et on arrivera quand même à du ratio de décarbonation qui sera quand même intéressant. Moins intéressant que si on n'était que électrique, mais quand même plus intéressant que si c'était que du groupe électrogène. Donc on peut recharger la batterie avec un groupe électrogène, on peut aussi l'hybrider et avoir plus de puissance, jusqu'à 80 kW en utilisant les deux. Aujourd'hui, vu que je suis connectée et que je peux faire plein de choses, je peux mettre en marche le groupe électrogène à distance. sur des horaires où il n'y a plus personne, où c'est la nuit, où c'est moins important d'être silencieux, tout ça. Donc tout ça, c'est aussi possible. Et ces gens-là, j'ai besoin de les convaincre. Et franchement, quand ils utilisent les technos, moi, c'est ma plus belle fierté, quand justement, ils sont là et on n'est plus dans de la petite confrontation, on est dans de la coopération, et c'est le mieux qui puisse arriver. On ne m'accueille pas si mal, franchement, ça va.
- Speaker #0
En vrai, je suis désolée, mais c'est une question qui me parle beaucoup, parce que faisant partie de la production, j'ai les bureaux où, en effet... En étant honnête,
- Speaker #1
on a quand même une grosse partie féminine.
- Speaker #0
Exactement. Mais sur le terrain, moi, c'est un sujet que je retrouve quand même pas mal, justement, avec tout ce qui va être plus technique, opérationnel, etc. Donc, c'est une question que je trouve assez intéressante. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Oui, la dichotomie, elle est toujours là, quand même, dans ces deux mondes-là. Je suis à deux doigts de passer mon permis Fenwick. Il y a des choses comme ça où je le sens parfois. Pour leur parler, il faut aussi être un peu, et je pense être sur le terrain, il y a des notions que moi je ne connais pas et qui m'apportent à chaque fois, notamment sur la logistique autour de tout ça, où à chaque usage, qui est à chaque fois un petit peu différent, j'apprends quelque chose avec eux.
- Speaker #2
Tu parlais de la batterie, on peut l'utiliser en la connectant à un groupe, mais on peut aussi la connecter au réseau. Exactement. On n'est pas obligé d'avoir le groupe, si on a la puissance nécessaire dans l'endroit où on est et qu'on la connecte au réseau, du coup la batterie peut être utilisée aussi dans ces conditions-là. Surcharger. Surcharger. Il faut juste prendre son calcul de si je me suis aussi branché sur le réseau, qu'est-ce que me prend la batterie sur le réseau ? Mais globalement, quand tu parles d'hybridation, il n'y a pas forcément aussi à être obligé de la connecter à un groupe.
- Speaker #1
Et c'est hyper important que tu le dises parce qu'on est souvent, encore une fois, on vient de commencer, on a six mois d'activité vrai de vrai. On peut être dans des châteaux, il y a du réseau, mais pas assez. Ce n'est pas assez puissant, ce n'est pas assez stable. Mais nous, ça va être le cas d'usage parfait parce que vous n'avez pas besoin, a priori, de bouger la batterie. Elle peut se recharger pendant qu'elle se décharge. et se recharger pendant toute la nuit. C'est-à-dire que vous n'avez même pas besoin d'aller à une prise de véhicule électrique. On peut se recharger de plein de façons. Panneau solaire aussi, en pleine journée. J'aimerais que ça se fasse plus souvent. Malheureusement, ce n'est pas assez utilisé.
- Speaker #3
Ce que je trouve hyper intéressant, c'est que ça nous amène dans une ère d'avoir des choses plus mobiles, un peu plus disruptives comme ça, de sortir les événements des lieux dans lesquels ils sont habituellement. Et ça, pour moi, en tant que concepteur, aujourd'hui, on est un peu bridé par les lieux, parce qu'ils sont conçus pour des événements, ils sont conçus pour des dizaines d'années. là où la réflexion aujourd'hui elle se fait à 2-3 ans et on va avoir des choses qui vont changer tout de suite derrière donc avoir des solutions comme ça ça m'amène moi en tant que concepteur je peux sortir l'événement de son cadre habituel. Et là, pour le coup, on va vraiment pouvoir travailler sur l'expérience. Et seule l'innovation et la tech intelligente va nous permettre d'arriver à des trucs comme ça.
- Speaker #1
Moi, c'est des conversations que j'adore, parce que c'est des gens comme toi qui me disent « Mais attends, est-ce que je peux la mettre là, sur la plage ? Est-ce que je peux la mettre sur le parking ? » Et les gens, ils pédalent. Et même si c'est anecdotique, parce que ça va pas recharger beaucoup, en fait, on met ça au centre et on monte quelque part. Et je conçois pour un client pour qui la RSE, c'est important, donc montrer ça, on va pouvoir le mettre. Moi, j'adore parce que vous venez avec des scénarios. Je ne connais pas du tout.
- Speaker #2
Mais non, ce n'est pas trop besoin.
- Speaker #1
Je n'y avais pas pensé. Mais c'est possible.
- Speaker #2
Qu'y a-t-il dans leur tête ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qui se passe-t-il à ce niveau-là pour imaginer un truc comme ça ? Moi, je suis… Je ne sais pas. Mais j'aime bien. On utilise mes nouvelles.
- Speaker #2
On arrive à la fin de cette émission. Ophélie, Benoît, si vous aviez une question à poser à Jessica, c'est le moment.
- Speaker #0
Écoute, oui, carrément. Toi, si tu avais… un message à faire passer à la filière événementielle entièrement, pas que technique, etc. Ce serait quoi, en une phrase ?
- Speaker #1
Faisons fi de la peur. Je cherche les personnes courageuses, qu'elles soient techniques, pas techniques, chefs de projet, directeurs de production, quel que soit le titre, je m'en fiche un peu. Mais venez nous parler, venez nous challenger. Nous, on est là pour répondre à vos besoins, ou en tout cas, on saura vous dire ce qu'on sait faire, ce qu'on ne sait pas faire. On a juste besoin de faire un petit peu fi d'avoir... d'avoir des personnes en face qui ont vraiment envie de faire changer les choses. Et parfois, il faut aller un petit peu outre la petite peur initiale d'aller tester une nouvelle technopoie.
- Speaker #0
C'est une bonne phrase.
- Speaker #3
Benoît, pas de questions, mais un merci. Merci d'innover.
- Speaker #1
Partager.
- Speaker #3
Parce que c'est important.
- Speaker #1
Parce qu'on peut, parce qu'on peut. Merci beaucoup. Merci de me recevoir. Je pense que c'est aussi ce genre de plateau qui nous aide à montrer ce qu'on fait.
- Speaker #2
Et justement, dans ton futur avec PAWA, c'est quoi les étapes que tu vises ? S'il y a un événement, un projet, un moment vraiment où tu te dirais « Ouais, là, j'ai franchi une grosse étape. » Ça serait quel ?
- Speaker #1
Il y a des secteurs qui me titillent, en fait, où j'ai envie d'aller montrer, justement, que les scénarios sont possibles. Quand je vois... C'était les fashion shows, il n'y a pas très longtemps. Quand je vois certains événements dehors, dans des super jardins. L'année dernière, c'était Jacquemus au château de Versailles. Voilà, ce genre d'événements. Ce n'est pas mon monde d'origine, mais je trouve ça tellement beau. Franchement, je ne sais pas vraiment comment l'énergie se passe à chaque fois, mais j'ai envie de dire, mais hé ho, on est là, venez, venez nous challenger, parce que je pense qu'on est assez alignés avec ces valeurs-là. Donc ça, j'aime bien ça. Mais je vais en citer peut-être un aussi, parce que j'aimerais qu'il continue cela. Ce week-end-là, donc on enregistre, on peut dire, un peu un lundi. Le week-end dernier, on était sur les 21 kilomètres de la Joie, qui sont organisés par le Café Joyeux, et nos solutions étaient utilisées sur cette course-là. Moi, nous, si on peut aussi soutenir des choses qui sont hyper alignées à nos valeurs, c'est tous ces grands écarts-là qu'on est capable de faire. J'ai envie de voir et de l'un et de l'autre dans mon futur Ausha, ce serait très bien.
- Speaker #2
Merci, Jessica, pour ta venue. Benoît, Ophélie, merci pour votre venue également. Merci à vous d'avoir suivi cette émission. Jessica, elle est arrivée dans l'événementiel par des chemins de traverse. Elle a regardé quelque chose que d'autres ne regardaient plus. Et avec un regard nouveau, elle essaie de changer des pratiques qui sont là depuis 20 ans. Décarbonation, expérience, transmission. C'est ce qu'elle conçoit aujourd'hui avec Pawa, et merci d'avoir écouté cet épisode. Ce n'est pas seulement une batterie, c'est une manière différente de penser l'énergie d'un événement. Et c'est aussi le principe de cette émission, c'est ça, quelles traces on peut laisser sur un événement, pas seulement dans le souvenir des invités, mais dans les pratiques de ceux qui l'ont rendu possible. Je vous donne rendez-vous très bientôt pour le prochain épisode dans l'Orient 2, notre prochain invité. Un immense merci d'avoir écouté dans l'Orient 2. Le podcast qui dévoile les secrets des coulisses pour créer la trace d'un événement durable. Nous croyons pouvoir des idées, des rencontres et de la transmission pour faire évoluer notre secteur. Merci également à nos invités pour leur partage ainsi qu'à nos chroniqueurs. Un grand merci à notre partenaire Canal Chat Grand Dialogue, producteur d'événements interactifs en direct et en vidéo, qui nous accueille dans nos studios TV au cœur de bas. Ce podcast est produit par Valerian Apatata, maître d'oeuvre de l'éphémère et soutenu par Lustrophonie, location de matériel événementiel. Retrouve-nous sur baladaposeta.fr, en podcast et sur tous nos réseaux sociaux. Rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode dans l'oreiller 2 de notre prochaine émission.