- Speaker #0
Bienvenue dans l'Orient 2, le podcast qui dévoile les secrets des coulisses pour créer la trace d'un événement durable. Dans notre métier, un événement oublié dès le lendemain, c'est un budget qui s'évapore. Derrière le micro, je suis Arnaud Chevalier, fondateur de Banana Patata, maître d'oeuvre de l'éphémère et de l'ustropolie, location de matériel événementiel. Ce podcast est créé en partenariat avec Canal 7 Grand Dialogue, producteur d'événements interactifs en direct et en vidéo. Nous sommes dans leur studio TV au cœur de Paris. Ne créons plus seulement des événements,
- Speaker #1
laissons une passe, installe-toi, dans l'oreille, ça commence.
- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce direct, dans ce nouvel épisode dans l'oreillette de Le secret des coulisses pour créer la trace d'un événement durable. Deux palmarès se sont tombés ces dernières semaines, celui de Even Can et les annuits de l'événementiel. Deux cérémonies, deux jurys et deux lectures complètement différentes de notre secteur. Quelques projets néanmoins et quelques noms apparaissent quand même dans les deux. Il y en a d'autres qui n'apparaissent dans aucun et des gens qui ont fait le travail mais qu'on ne voit apparaître nulle part. Alors aujourd'hui, on ne va pas lire ces palmarès, on ne va pas dire si on aime ou on n'aime pas, on va plutôt les disséquer, les analyser. Et autour de la table, nous avons quatre personnes, en commençant avec moi par Ophélie. Ophélie Houtard de Vassege, freelance engagée, chargée de prod, spécialiste RSE, une habituée du plateau. Benoît Tristram, qui est concepteur, rédacteur événementiel avec un nouveau titre sur LinkedIn. scénaristes des plénières qui vous...
- Speaker #2
Qui font agir.
- Speaker #0
Qui font agir, pardon.
- Speaker #2
Parler, c'est bien, mais agir, c'est mieux.
- Speaker #0
Oui, voilà, c'est ça. Un petit nouveau dans la bande qui fait sa rentrée aujourd'hui. Deux fois. Oui. Ça, c'est spoiler. Maxime Couste, Fine Service Paris, agence d'hôtesses.
- Speaker #3
Oui. Oui, j'ai fait de l'autre côté où j'étais interviewé. Puis, je t'avais dit que ça me ferait plaisir, en tout cas, d'une heure tant que chroniqueur. Tu m'as dit que ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd et tu joins les gestes à la parole.
- Speaker #0
C'est tombé dans une bonne oreillette.
- Speaker #3
Voilà.
- Speaker #0
Et puis... Charles Pless, directeur commercial chez Match Heaven qu'on reçoit aujourd'hui. Bonjour. Bonjour. Et bienvenue.
- Speaker #1
Merci beaucoup de me recevoir.
- Speaker #0
Comme toi, pour nous aussi, c'est la première. Donc voilà, pas de problème, tout se passe bien. On va commencer tout de suite. En fait, sur un premier bloc, je vous propose. On a trois grandes agences qui sont revenues dans beaucoup de palmarès. Avas, WMH, Auditoire. Dans plusieurs palmarès, dans plusieurs catégories. WMH notamment, double lauréat. Est-ce que c'est le symbole encore plus des échanges qu'on a déjà eus, mais le marché est encore plus de se concentrer au niveau des agences ? Qui veut prendre la parole en premier ?
- Speaker #2
Moi je peux, effectivement. Je pense qu'on voit et on va le voir de plus en plus, parce que les contraintes actuelles font qu'il faut se resserrer davantage. Il y a un peu moins d'événements. laissé par les annonceurs auprès des agences événementielles, beaucoup plus d'événements organisés en interne parce qu'ils ont les équipes, etc. et puis parce qu'il y a un resserrement des budgets. Et sans doute, on va avoir des choses encore plus fortes avec la crise énergétique qui arrive, on verra en septembre. Donc c'est logique de voir ce regroupement d'acteurs et on va le voir encore de plus en plus. Je pense qu'il y a des annonces qui n'ont pas été faites et qui devraient arriver, mais que ce soit pour les agences ou pour les prestataires, c'est un peu partout pareil.
- Speaker #0
Ophélie, j'ai une question pour toi. Est-ce que tu penses que c'est une stratégie délibérée de captation du marché, vu que tu es pas mal sur la prod ?
- Speaker #4
Écoute, ça rejoint un petit peu le live qu'on avait fait déjà la dernière fois, qui disait qu'avec tous les rachats, etc., en effet, les agences se permettent de pouvoir faire un petit peu tous les segments. différents qui existent aujourd'hui en événementiel, que ce soit sur du plus petit, du plus gros, du luxe, et un petit peu tout ce qu'il peut y avoir, la pharma, etc. Donc oui, complètement, je pense que le fait d'avoir tous ces points différents leur permettent de répondre plus largement à différents événements et donc d'avoir plus de compétences en leur sein, plus d'expérience, etc. et de pouvoir répondre de façon plus complète à des briefs et donc de faire plus d'événements.
- Speaker #2
C'était le positionnement dont on parlait la dernière fois. Je pense qu'on va avoir de plus en plus d'agences et d'acteurs qui vont devoir se positionner et d'être capables d'apporter, de dire ma valeur, elle est là. C'était, spoiler, c'est une discussion qu'on a eue en mangeant juste avant le live. Et effectivement, on a besoin de retrouver cette notion de valeur et chacun a besoin de la retrouver. On parlait de la question de la valeur de l'événement, d'un événement, des équipes, mais derrière, c'est la question de la valeur de mes partenaires, de mes prestataires. etc. qui vient derrière.
- Speaker #0
Charles, une question pour toi, parce que du coup, avec Match, on va en parler tout à l'heure un petit peu de tout ce que vous proposez en termes de prestations techniques, mais la question que j'ai pour toi, c'est est-ce que la structure de l'agence cliente sa taille, sa catégorie dans laquelle elle travaille. Est-ce que ça change la façon dont vous êtes traité de manière contractuelle, de manière humaine, dans les demandes, dans les briefs que vous recevez ? Non,
- Speaker #1
parce que moi je suis convaincu d'une chose, c'est qu'on a un métier qui est hyper humain. Et on a la chance d'avoir un métier qui est hyper humain. Aujourd'hui, évidemment, on a de plus en plus affaire à des services achats, etc. C'est normal, Benoît l'a dit, le marché se tend. Donc tout le monde fait attention au coût. Et donc... on passe un peu plus à la moulinette des achats, etc. Mais mine de rien, ce qui va faire qu'un événement fonctionne, ça reste la bonne entente entre tous les maillons de la chaîne et le bon fonctionnement entre ces maillons. Et donc moi, je suis passionné par ce qu'on fait parce qu'il y a ce côté humain. Et c'est ça qui véritablement va faire la différence, qui fait qu'on va pouvoir travailler aussi bien avec un chef de projet d'une très grosse agence qu'un chef de projet d'une très petite agence. parce qu'on a aussi la chance d'avoir un métier qui est hyper pluriel, avec différentes tailles d'événements, on en parlait aussi. Il n'y a pas que les gros événements, il y en a plein de petits aussi, sur lesquels on intervient, et qui sont essentiels pour notre économie, pour notre secteur.
- Speaker #0
On va revenir à Maxime, du coup, une question pour toi. Les mid-size, les indépendants, à ton avis, ça va être quoi leur place réelle, leur avenir sur ce marché ?
- Speaker #3
Encore une fois, c'est un écosystème où on peut être très vite noyé avec les très gros poissons, dans une grande mare où il y a beaucoup de petits poissons, de poissons de moyenne taille. Moi, je vois, en tant que prestataire, que pendant très longtemps, on collaborait beaucoup avec des agences de petite ou moyenne taille. Mais sur cette prise de conscience, et pour rebondir un peu sur ce que disait Benoît, sur la recherche de valeur, nous, on a une valeur ajoutée très poussée, notamment sur la politique RSE. on voit des grandes agences venir plus facilement. pas forcément venir nous chercher encore, mais venir avoir l'attention, de dire, tiens, nous, on a du mal à sourcer un prestataire avec cette valeur ajoutée-là. Et j'ai eu beaucoup plus d'attention et d'écoute sur ces sujets-là, là où il y a peut-être encore deux ans, c'était un non-sujet pour ces agences-là. Elles avaient leur prestataire historique. Elles travaillaient avec les très gros acteurs. Les très gros travaillaient avec les très gros. Aujourd'hui, il y a un peu plus de mix. En tout cas, on sent qu'il y a quelque chose qui se passe. Alors du coup, j'ai une question générale pour le plateau, mais juste petite intermède.
- Speaker #0
Excuse-moi, Charles Tamon, de faire un reflet sur le... C'est les joies du direct, c'est comme ça, il n'y a pas de problème. Du coup, les clients, les annonceurs, à votre avis, est-ce qu'inconsciemment ou consciemment, ils vont s'orienter naturellement vers les grandes structures ou pas ? J'ai un avis perso à vous donner, mais je vous le donne après pour ne pas vous influencer. Ophélie ?
- Speaker #4
Moi, je ne pense pas forcément. Je pense que vraiment, ça dépend de... pas mal de choses différentes. Je pense qu'il y a vraiment, on parlait de segment tout à l'heure, mais il y a vraiment un segment pour les agences plus les middle, comme tu dis. Et les clients, ils ont déjà, ils savent que, enfin, les grandes agences, etc., potentiellement, ils ne vont pas forcément avoir envie de mettre le prix qui va aller avec. Et ils ont aussi envie de pouvoir faire vivre d'autres agences, etc. Et donc, ils ne vont pas forcément envoyer leurs briefs qu'à des grandes agences. Alors évidemment, si on parle d'un événement avec 23 000 packs, je ne sais pas moi, à la Défense Arena par exemple, oui, on va certainement contacter plutôt des grosses agences. Mais si on prend un événement qui va être beaucoup plus petit en termes soit de nombre de personnes, de budget, etc., ou d'étendue d'événements, potentiellement, aller vers des agences qui sont plus middle, je pense que ça fonctionne tout à fait et que les annonceurs, les clients... ont encore cette dimension-là, parce que sinon, il n'y aurait pas de middle aujourd'hui.
- Speaker #0
Mon avis que je voulais vous donner, c'est que je pense que ça peut même avoir un effet repoussoir pour certains annonceurs. Parce que de se dire, ce n'est pas pour moi, c'est trop gros, ça ne correspond pas à la valeur, ça ne correspond pas à ce que j'ai envie de transmettre, de faire.
- Speaker #3
Je pense. Vas-y, Maxime. croyance aussi que les très gros vont coûter très cher en fait. Si je fais un parallèle avec, moi j'ai eu quelques expériences événementielles au Moyen-Orient et je découvrais un peu Dubaï, Doha, l'Arabie Saoudite. Il y a ce côté où c'est des vaches à l'air dans la tête des gens, sauf que il y a eu une donne, c'est la Coupe du Monde qui a été réalisée au Qatar, où ils se sont rendus compte qu'ils étaient en capacité d'être présents sur la scène internationale pour des grands rendez-vous internationaux avec une envergure internationale et surtout ils se sont pris conscience de se dire c'est nous qui avons l'argent, c'est nous qui décidons en fait. Et du coup, plutôt que là où tout le monde les prenait un peu pour des vaches à lait, à facturer à prix d'or des frais d'agence, je pense qu'il y a eu cette prise de conscience qui a été faite, et par extension, donc si on revient à notre sujet, on va dire plutôt national ou même international, les grands groupes aujourd'hui ont le pouvoir de choisir, et ils sont en recherche de sens, donc on parle de plus en plus de dire pourquoi je fais l'événement et dans quel sens, et je pense que les moyens acteurs ou les petits acteurs ont assez plus cette capacité à aller dans du storytelling, à aller chercher, à aller toucher dans l'émotion. Et du coup, être plus impactant et plus marquant que les très grands groupes qui vont, comme tu disais, ils ont envie de ratisser très large et de pouvoir cibler le plus de marchés possible.
- Speaker #0
Alors, on va sur ce bloc-là un petit peu, on va arriver sur la fin. Il y a une première question déjà de Soline. Est-ce que gagner un award se transforme réellement en retour business pour une agence ?
- Speaker #2
Moi, j'en discutais sur les dernières années, mais même là, sur les différents projets. Oui, ça se transforme en business, même si ce n'est pas un business sonnant et trébuchant tout de suite. Ça reste de la visibilité, ça reste de la notoriété, ça reste de dire, oui, on l'a fait, regardez, on est primé. Et donc, ça dit des choses sur la manière dont on accompagne, sur la qualité de prestation. Mais surtout, ça dit des choses pour que vous allez, vous, en interne, pouvoir partager. auprès de vos collaborateurs, tout ce qui est marque employeur, etc. Ce sont des choses qui ne se mesurent pas encore bien comme il faut. Mais en fait, oui, il y a un vrai retour sur investissement, mais qui n'est pas juste mon événement a été primé, c'est aussi ça va pouvoir redonner de la force et de la puissance et de la fierté à mes collaborateurs, que ce soit ceux de l'agence, ceux des prestataires qui ont bossé, ou ceux du client. Par exemple, j'ai des événements sur lesquels j'ai participé. qui ont été primés. Je suis fier de voir ces événements primés parce que c'est super. Je pense par exemple aux vacances de ouf qui étaient organisées, donc le secours populaire.
- Speaker #0
On va en parler tout à l'heure, oui. Tout à fait.
- Speaker #2
Voilà, dingue.
- Speaker #0
Ophélie, si je peux vouloir réagir.
- Speaker #4
Complètement. En effet, est-ce que ça a un impact sur les agences, les personnes qui gagnent le prix ? Moi, je pense que oui. Entre autres aussi parce qu'on continue à en parler. après. Ce n'est pas juste le moment où les personnes gagnent le prix. C'est clairement si on prend les événements, les prestats, les annonceurs, etc., qui gagnent des prix, ça reste dans les mémoires. Quand on revient l'année suivante à Event, on peut dire, ah, mais tu te souviens, l'année dernière, c'est un tel qui a gagné ce prix-là. Par exemple, il y avait une agence qui a gagné, qui vient de... Je pense que c'était Lettonie cette année, l'agence Luca, qui avait gagné l'année dernière. Et moi, c'est quand la Merci. femme qui a reçu le prix et monté sur scène que je me suis dit ils avaient gagné un prix l'année dernière et donc justement je pense que ça c'est quelque chose qui fonctionne très bien parce que ça permet de rester dans l'esprit des gens et ça va continuer sur le savoir-faire c'est une chose mais le faire savoir en est une autre et c'est tout aussi important.
- Speaker #0
Exactement. Charles je te voyais réagir aussi, t'avais un petit oui Oui bien sûr.
- Speaker #1
Il y a une vraie notion de visibilité. et cette visibilité de toute façon on est dans un cadre business donc à partir du moment où on a une visibilité normalement c'est censé engendrer un peu de business c'est aussi une notion de dynamisme et en effet pour les équipes comme le disait Benoît c'est hyper important c'est à dire que nous par exemple on a participé sur 5 événements qui ont été en tout cas cités présentés etc que ce soit avec les équipes d'Aquilade de Léage, de Match Concept de... ou une match event. Et dans l'idée, auprès des équipes, c'est aussi hyper important, parce que c'est un moyen de dire, regardez ce qu'on fait au quotidien, nous on a au quotidien des gens qui sont au dépôt, on a 10 000 m² de dépôt, avec évidemment une quarantaine d'employés qui bossent dedans au quotidien et qui ne voient pas les prods. C'est aussi un moyen de dire, les gars, voilà pourquoi vous le faites, et donc c'est hyper important, parce que forcément, t'engages mieux les gens. Et qui dit engager mieux les gens, dit forcément derrière un travail qui est mieux fait, etc. Et donc, c'est aussi porteur de business pour ça. Alors, la dernière question, elle est pour toi sur ce bloc. Cette concentration du marché, concrètement, qu'est-ce que ça change dans le quotidien d'un prestataire comme toi ? Alors, ça change pas mal de choses. Ça change pas mal de choses. Le premier, c'est sur les interlocuteurs. Plus le marché est concentré, plus on a affaire Ausha, comme on en parlait tout à l'heure. Donc, ça veut dire qu'évidemment, il faut des commerciaux, des équipes qui sont mieux formées à la vente, qui sont plus solides sur leur position, etc. Ça, c'est le premier point, bien en amont, dans la mise en place de concentration, grosses agences, contrats cadres, etc. Donc, dans la mise en place en amont, il y a un gros travail. ben On garde les mêmes interlocuteurs sur le terrain. Et ça, c'est important. Et je disais, on a un métier humain. Donc, finalement, le métier sur le terrain ne change pas. Et puis après, c'est aussi, pour nous, le fait aussi de pouvoir répondre sur différents sujets. Et ça, c'est plus... Alors là, c'est plus ma casquette de prestataire qui a regroupé plusieurs métiers. C'est aussi ce qui nous permet, par moment, de gagner en efficacité sur le terrain et de se dire... et bien en fait là où avant logistiquement on pouvait avoir des petites frictions, des choses comme ça etc, tout ça est géré en interne et donc on va gagner finalement du temps pour le client. C'est deux sujets.
- Speaker #0
Super. Alors, du coup, sur les sujets qui ont été primés et dont on parlait, justement, le Secours populaire, l'UNOC3, la conférence sur les océans, l'association Antoine Alenot, le 13 novembre, la commémoration du 13 novembre dans les deux cérémonies. Beaucoup de projets qui ont été primés en 2026 ont une charge sociale, émotionnelle assez forte, assez explicite. Alors, je vais poser une question un peu provoquante. Ces agences qui l'ont organisé, elles l'ont gagné parce qu'elles ont misé sur des projets à charge émotionnelle ou parce que le sens commence à devenir un critère de sélection à la fois des jurys et des clients ?
- Speaker #2
Pour commencer,
- Speaker #0
vas-y, Félix.
- Speaker #4
Moi, je pense qu'il y a les deux, très clairement. Il y a le sens et il y a le fond. clairement les gens aujourd'hui parce qu'il faut savoir quand même que pour Event il y a 30% des votes du public ou 40, 30 je pense que c'est ça dépend des... et il y en a qui sont 100% par le public celui que vous avez gagné c'était 100% par le public je ne me trompe pas et donc ça veut dire que ce que les jurys vont décider compte mais ce que le public décide compte aussi et Clairement, je me souviens entre autres du projet Impact de l'association d'Antoine Alénaud. Quand ils sont passés sur scène, il y a la maman de cet Antoine qui était hyper émue, qui racontait ce que ça veut dire vraiment de faire un projet comme ça. C'était hyper émouvant. Et je pense qu'au début, notre but en événementiel, c'était de faire en sorte que les autres ressentent. que les autres vivent des émotions, etc. Et de plus en plus, on comprend que nous, on les ressente aussi. Et c'est important et ça a un impact. Et je pense qu'on le voit, entre autres, avec les awards de cette année.
- Speaker #0
Benoît, les jurys, ils ont voté avec leur tête ou leur cœur ?
- Speaker #2
Je pense qu'ils ont voté avec leur cœur, avec leur tête aussi. Mais moi, j'étais assez surpris de ça, qu'il y ait autant de ce côté émotionnel et d'impact, de sens qui reviennent. je suis plutôt 20 Et je suis étonnamment surpris et heureusement surpris. Oui, parce qu'en fait, je pense qu'il y a quelques années, quand on regarde, on avait tellement de projets à gérer, etc. On avait la tête un peu sous l'eau. Et on se posait plus des questions plutôt de business, il faut sortir les choses, le ROI et machin. Là, on retourne vraiment sur… On déplace un petit peu, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de ROI, mais on déplace un petit peu vers un peu plus de ROI, de retour sur événement, de retour sur émotion, des trucs qui vont me... tenir au trip, et à la fois vis-à-vis des participants, mais surtout vis-à-vis de moi, mes équipes, les organisateurs, on en parlait, c'est la question de fierté qui est derrière. Et ça, en fait, on dit que 2026, c'est une année de renouveau, etc. Et je pense que ça, c'est une tendance qui est amenée à durer.
- Speaker #0
Les émotions fortes avec du sens créeraient donc des mémoires durables dans le cadre d'un événement ? Oui.
- Speaker #3
tu vas dans du storytelling et tu touches à l'individu et à l'individualité de chacun avec l'histoire de chacun. C'est-à-dire que tu prends le cas du 13 novembre, qu'on était impacté ou impliqué de près ou de loin, ça a marqué tout le monde d'une façon ou d'une autre. Mais au même titre que quand tu vas au restaurant, tu manges quelque chose, t'aimes ou t'aimes pas, mais ça crée de l'émotion. Et du coup, quand ça crée de l'émotion, ça crée de la réaction, ça rend humain, ça rend vivant ce qui se passe. Et je pense que... sur des événements très marquants comme le 13 novembre, comme les associations, comme si tu vas prendre les gens sur l'éco-responsabilité, sur le projet qui a été fait sur les océans, tu vas toucher les gens dans leur individualité, dans leurs valeurs personnelles. Et là, tu n'es plus dans des valeurs d'entreprise ou de business.
- Speaker #0
Alors, vas-y, je t'en prie, parce qu'on a une question publique, mais vas-y.
- Speaker #4
Ok. Non, j'allais dire, dans les projets aussi qui ont gagné un prix à l'event, il y a celui du ciment, du ciment vert. et donc un événement qui a été fait autour du ciment qui était dans un pays du Nord, je ne sais plus si c'était Suède, Norvège ou quoi, et ça revient, rejoint un peu ce que tu disais, Maxime, c'est qu'on part sur des choses qui sont de plus en plus justement... engagés, etc., et qui parlent aux gens. Et moi, ça, franchement, surtout moi, avec mon positionnement RSE, j'étais vraiment ravie de voir que ce projet sur le ciment, il gagnait aussi quelque chose, alors que c'est vraiment un événement qui n'est pas hyper sexy de base. Un événement où on va mettre à l'honneur le ciment, clairement, on ne va pas sur un truc...
- Speaker #0
On peut faire de belles choses avec le ciment.
- Speaker #4
C'est ça qui a été démontré avec cet événement et avec ce prix. Et justement, les mentalités commencent à changer. Je trouve que c'est vraiment quelque chose qui est génial.
- Speaker #0
Justement, il y a une question publique de la part de Michel. On voit que les enjeux RSE font désormais partie des critères de réussite, sans pour autant être récompensés via une catégorie dédiée. Alors, autour de cette table, est-ce que vous pensez qu'il serait pertinent soit de créer un prix spécifique pour l'événement le plus éco-responsable avec des éléments concrets mesurables ? Et est-ce qu'une telle catégorie... pourrait-elle, d'après nous, faire progresser durablement les standards de toute la filière ? Oui, non. Oui, non. Alors, attends. Oui, oui.
- Speaker #4
Qui est oui,
- Speaker #0
oui ? Moi, je dis oui, oui.
- Speaker #3
Oui,
- Speaker #0
qui est oui, non ? Qui ne prend pas part au vote ?
- Speaker #2
Moi, je ne prends pas part au vote. Moi, je pense que c'est non.
- Speaker #0
Toi, c'est non. Écoute.
- Speaker #2
Je pense que, en fait, c'est paradoxal parce que dans les appels d'offres aujourd'hui, quand on nous interroge sur les événements, la dimension RSE… qui était très forte il y a quelques années, là aujourd'hui, je veux le dire comme ça, elle est mise à la poubelle. En tous les cas, elle est bien moins considérée parce qu'elle coûte plus cher, parce que tout ça. Et donc là, en fait, est-ce qu'on ne voit pas que...
- Speaker #0
Je fais une parenthèse. Elle est mise à la poubelle écologiquement parlant ou socialement parlant ou les deux ?
- Speaker #2
Les deux.
- Speaker #0
Les deux, OK.
- Speaker #2
Oui, les deux. Enfin, surtout sur les dimensions écologiques.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #2
On a tendance à... Et en fait, pour moi, avoir un prix spécifique RSE, c'était bien il y a quelques années. Aujourd'hui, en fait, la RSE, elle doit être infusée partout, à tous les endroits. Et elle n'est pas juste écologique. Elle est aussi sociale, elle est aussi économique. Comment je tisse à l'intérieur de mon tissu ? Comment je gère mes transports pour que je puisse travailler avec les prestataires qui sont un peu plus locaux, etc. Et je pense qu'avoir un prix juste autour de ça, ce n'est pas un bon signal. Par contre, sur les différents prix qui sont marqués, rappeler, voilà le dispositif RSE, voilà la dimension RSE qui a été indiquée et qui a été faite. Oui, là, ça a du sens.
- Speaker #0
Tu m'ouvres une grosse porte, pardon, excuse-moi, Ophélie. Tu m'ouvres une grosse porte, là. Ça voudrait dire qu'en ce moment, la RSE est de façade dans nos événements et nos appels d'offres en France et non pas à l'international, comme avec les angles que tu viens de prendre avec le ciment ?
- Speaker #2
Moi, je pense que oui. En tous les cas, je le vois dans les appels d'offres auxquels je participe. Après, je participe sur des appels d'offres plutôt corporate. conventions, séminaires, etc., où les enjeux, clairement, ne sont plus sur des enjeux 100% RSE, parce qu'il y a beaucoup trop de choses qui se passent, encore une fois, de crises, de messages, de renouveaux, de tensions et autres. Et donc, quand il y a des tensions au business, forcément, la dimension écologique est mise un peu de côté. Peut-être que c'est moins vrai sur les événements plutôt grand public, sportifs, etc.
- Speaker #3
Je vais changer un peu ma réponse. oui non en fait voilà c'est que oui ça devrait être important à tous les niveaux dans l'événement et c'est vrai que je pense que de créer une catégorie ça veut dire c'est comme si t'isolais le RSE et ouais c'est ça c'est une fausse bonne idée c'est une fausse bonne idée c'est-à-dire qu'en fait la vraie bonne idée c'est que la RSE soit vraiment appliquée c'est-à-dire que quand il y a des agences ou des annonceurs qui se servent de la RSE pour obtenir des marchés et que derrière le mettre à la poubelle ou dans la bannette importante c'est-à-dire sous la table ou sous le tapis c'est là que c'est vraiment en fait, c'est l'hypocrisie qu'on en fait qui n'est pas bonne et qu'aujourd'hui on devrait justement assumer ses choix et ses réflexions, c'est-à-dire on va prendre le temps d'aller prendre des circuits courts, sur du transport prendre des acteurs qui sont vraiment RSE avec le S et ou le E, parce qu'en fonction de chacun il y a des choses qu'on peut faire et des choses qu'on ne peut pas faire je pense à l'aspect technique sur l'aspect environnementalité c'est peut-être pas ce qu'on peut faire le plus. Par contre, sur le côté sociétal, il y a des leviers, je pense, qui ne sont pas encore appliqués. Et aujourd'hui, je pense qu'il faut vraiment avoir ce courage événementiel de se dire, OK, je fais un événement avec une vraie dimension RSE. Après, il y a des choses qui ne sont pas faisables.
- Speaker #0
Et du coup, Charles, est-ce que tu sens une ambiance différente sur les montages, sur les opérations dans lesquelles vous intervenez quand, justement, le projet porte quelque chose de fort en termes de sens ?
- Speaker #1
Et ça, c'est sûr. Le sens, et ça rejoint finalement ce dont on parlait tout à l'heure sur la partie émotion et engagement des collaborateurs. C'est-à-dire que quand tu es sur un événement qui a du sens, finalement, c'est comme quand avant, tu étais sur un très gros événement sportif, par exemple. C'est-à-dire que là, les équipes se battaient pour y aller, ont envie d'y aller, etc. Donc, le sens, pour moi, en effet, amène l'engagement. Et donc, c'est un point qui est quand même hyper important de notre métier. Moi, je pense qu'on a mis du sens sur beaucoup de choses et on a mis de la RSE sur beaucoup de choses. Donc, je suis assez d'accord avec Benoît sur le fait que l'isoler, ce n'est pas forcément la meilleure des idées. En revanche, il faut maintenir le fait qu'en effet, sur tel événement, il y a quelque chose en plus. qui s'appelle la RSE et qui est quelque chose qui permet d'aller plus loin, d'avoir un meilleur engagement, etc. C'est hyper dur dans nos métiers de se dire, tu fais rimer événementiel, donc court terme avec long terme, mais il n'empêche que forcément, il faut le faire et ça a du sens.
- Speaker #2
En fait, c'est le sujet de passer de la RSE à la notion d'impact. C'est la RSE aujourd'hui, c'était ce qu'on avait. On doit se poser la question de quel est l'impact de mon événement sur tous les mécanismes et tous les éléments d'une prod. Oui,
- Speaker #0
mais de ce que vous êtes en train de dire, c'est que, et je pense que là, au fil du, je vais te demander de réagir, mais j'ai l'impression qu'on est en train de mettre un petit coup de vernis, là, un petit coup de vernis RSE qui est là comme ça, en disant c'est là, c'est là, mais en fait, hop. à la poubelle, on n'en a vraiment pas besoin on reprend l'interview qu'on a eu avec Jessica de Pavoie Énergie sur le fait de tout le changement de vision et d'adaptation du secteur à passer à un groupe électro-diesel à une batterie qui a ses mérites et peut-être qui ne pourrait pas tout le temps correspondre aux besoins techniques mais qui en tout cas est dans une certaine démarche mais dans lequel au final on se dit c'est bien ça existe mais ça existe alors pour moi c'est pas une question de...
- Speaker #1
pardon Ce n'est pas une question de vernis, c'est une question de travail de fond. Ça a été fait et plutôt bien fait. Donc en effet, j'ai un peu l'impression que là, on est moins challengé sur ces sujets, mais parce qu'on part du principe que c'est de l'acquis, notamment chez les prestataires ou chez les agences. Donc en effet, tu as un peu moins le sentiment qu'on t'impose la RSE. C'est vraiment acquis, et c'est acquis, je pense. chez de nombreux acteurs du marché, et heureusement. Et ça, c'est un super point. Et je pense que c'est vraiment ça qui fait, entre guillemets, ce ressenti de « on le met un peu de côté » . En fait, c'est juste notre changement de prisme à nous.
- Speaker #0
Tu veux réagir, je suppose ?
- Speaker #4
Avec grand plaisir ! Tout ce que vous avez dit résume très bien mon oui et non du début. Parce que quand je dis oui et non, si oui, ça devrait être récompensé, non, ça ne devrait pas être un prix qui est consacré. Pour moi, il faudrait qu'on mette vraiment ce critère pour tous les prix. Pour tous les prix, il faudrait avoir un critère RSE. Et si le dossier ne remplit pas les critères RSE, le dossier ne peut pas être nominé. Et en fait, plutôt que d'avoir justement un prix qui soit « Ok, on a 10 dossiers sur les 120 qui nous ont été proposés, qui ont des critères RSE, youhou, trop bien ! » Non, c'est les 120 dossiers qui doivent avoir des critères RSE. Et en effet, on le disait, ça va être en fonction de... l'événement, du prestat, etc. Parce qu'on ne peut pas mettre la même chose partout. Donc, ce sera plus ou moins de territorial d'économique, plus ou moins de social de sociétal, plus ou moins d'environnemental, d'écologie. Mais à chaque fois, pour moi, vraiment, la réponse, c'est ça. C'est de pouvoir mettre ce critère sur la RSE. Je finis. Est-ce que c'est un vernis ? Non. Je te rejoins complètement, Charles, sur le fait qu'il y a un travail en amont quand même qui a beaucoup été fait et maintenant... Les prestats ne donnent pas encore énormément de mesures d'impact de ce qu'ils font. Et je pense que ça, c'est vraiment un point d'amélioration qu'on pourrait avoir. Mais clairement...
- Speaker #0
Mais c'est entendu. Ne t'inquiète pas, ton tour arrive. Je vais concentrer sur toi, Norme. Dans une question, on va se concentrer sur Match.
- Speaker #4
Mais du coup, oui, je pense qu'en fait... Les prestats, vraiment, ils ont... Ah non, mais il y a plein de prestats aujourd'hui qui peuvent donner un document en disant « Ok, nous, ce qu'on met en place, c'est ça. Ce qu'on fait, c'est ça. » Les traiteurs le font beaucoup. Il y a des plateformes, par exemple, qui le font aussi, qui m'ont déjà proposé. J'ai des prestats que j'ai contactés pour faire tout ce qui était porn, photo, IA, etc. qui me disent « Ok, t'es en A.O. Écoute, moi... Ah, et en plus, t'es responsable des recev... » Vas-y, moi, je t'envoie. J'ai toute une notice sur ce qu'on met en place en termes de RSE. Et ça, je pense vraiment que c'est génial. Et que, pareil, ça fait partie des critères qu'on devrait pouvoir demander et attendre aujourd'hui de donner, que ce soit dans des AOs, dans des budgets, etc. Parce que c'est hyper important.
- Speaker #0
Après, évidemment, on a toujours ce truc de, oui, dans les briefs qu'on reçoit maintenant, potentiellement, la RSE, c'est une option. Moi, dans tous les briefs auxquels j'ai répondu récemment, la RSE, c'est une option. Comme moi, je fais l'accompagnement RSE, je leur dis, écoutez, les gars, moi, je fais l'accompagnement RSE, je vais vous faire les slides pour la RSE. Et donc, dans tous les prestats que j'ai interrogés, voici ce qu'on va faire, voici ce qu'on va mettre en place, etc., etc. Parce que... Je pense que pour vraiment réussir à l'initier et que les gens arrêtent de voir la RSE comme quelque chose de coûtant, chiant, etc., il faut aussi pouvoir faire ce pas vers les autres et dire « Ok, moi j'ai les compétences, voici ce que je vous propose, les prestats que j'ai contactés, ils font ça, ça, ça, ça, ça, voici ce qu'on peut mettre en place. » Sur un des AOs auxquels on a répondu récemment, j'ai proposé de mettre en place une safe zone. Il y avait 23 000 personnes. Clairement, on va avoir des personnes qui sont neuroatypiques, qui gèrent mal le stress, l'angoisse, le fait qu'il y ait autant de monde au même endroit, que ce soit bruyant, qu'il y ait beaucoup de monde, etc. Et donc, c'est quelque chose qui est important. Et ça va aller pour exactement la même chose, sur tout ce qui va être des handicaps sensitifs, etc. Et encore une fois, oui, tout ce qui est RSE avec l'écologie, on en parle beaucoup. Les prestats, souvent, ils appuient plutôt sur ça que sur le social et le sociétal. mais ça dépend lesquels, évidemment.
- Speaker #1
On est d'accord, de toute manière, aujourd'hui, dans un dossier critère RSE, tout le monde va gagner, puisque tous les prestataires techniques ont changé leur matériel, tout le monde est passé à la LED, tout le monde respecte les shifts de 10 heures, tout le monde va chercher en local, tout le monde, évidemment, va prendre effectivement les PSH. Oui,
- Speaker #0
il ne faut pas pousser trop loin non plus.
- Speaker #1
Voilà, donc effectivement, je crois que là, il y a beaucoup de dossiers qui... Peut-être ne passe pas toutes les cases de la moulinette. Pardon, Maxime. Ce qui sera intéressant, c'est qu'aujourd'hui, quand les agences répondent à des appels d'offres,
- Speaker #2
tu as une notation avec financier, technique et qualitative.
- Speaker #0
Non, mais voilà.
- Speaker #2
On va dire, dans un monde idéal, avec des bisounours.
- Speaker #3
Je n'en reviens pas là. Dans mes rêves, j'ai tous ces... toutes ces critères de notation qui sont parfaitement données.
- Speaker #2
Pourquoi pas rajouter une notation RSE ? Toujours pour garder la RSE à part entière dans l'organisation événementielle et dans l'événementiel, c'est de se dire tu vas mettre en avant et tu vas favoriser l'entreprise, ou en tout cas l'offre où il y aura la plus hausse note et la plus hausse notation.
- Speaker #1
Électrification du parc véhicule, etc. Formation à l'éco-conduite, enfin voilà.
- Speaker #2
Et dans ce que tu disais, c'est vrai que moi, je me rends compte que nous, on a une politique RSE très poussée sur de l'accueil. Mais du coup, en fait, c'est un vrai plus-value quand on en parle parce qu'ils disent « Ah oui, mais on ne savait pas que vous faites ça, ça, ça. » Et à contrario, moi, j'ai un client, c'est une petite agence événementielle, tous les uns, elle organise un séminaire pour un gros annonceur, c'est Swiss Life, donc c'est une grosse boîte. Il y a des contraintes RSE qui sont imposées, c'est-à-dire que si tu ne les remplis pas, tu ne fais pas l'événement. Et donc nous, on doit par exemple communiquer notre bilan carbone. des 10 personnes qui vont se déplacer pour l'événement.
- Speaker #1
Mais on peut encore y aller, il y a une réduction des déchets, des matériaux, attention au gaspillage alimentaire, etc. Bref, tout le monde va gagner, c'est génial. Je suis d'accord avec toi, Ophélie. Il faut un bon gros critère dans les dossiers plutôt, si c'est le résumé de ce point-là, comme ça en passant. Là,
- Speaker #3
si on regarde les dossiers qui ont été primés, en fait, il n'y en a pas tant que ça où cette dimension RSE est vraiment ou d'impact est vraiment mise en avant.
- Speaker #1
Je ne dis pas que ça n'existe pas dedans.
- Speaker #3
Tout à fait, mais en tous les cas, ça n'a pas été suffisamment... Ce n'est pas ça qui est sorti et qui n'est pas suffisamment mis en avant. C'est pour ça, retrouver juste un petit point, ce serait pas mal.
- Speaker #4
Peut-être parce que, aussi, et ça, c'est un peu pour ma paroisse, mais nous, je le sais, on communique hyper mal. Et c'est des mesures qui ont été prises, c'est un travail de fond qui est fait au quotidien. On a une personne qui s'appelle Margot chez nous qui gère... toute la partie RSE.
- Speaker #0
Je confirme, j'ai fait des bilans d'émissions qui ont été faites avec elle.
- Speaker #4
Mais en fait, on ne le pousse pas suffisamment et c'est peut-être aussi un problème de communication parce que je ne suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de prestataires qui ne le fassent pas.
- Speaker #1
Communication et connaissance, du coup. Beaucoup de langues de connaissance sur ce qui est fait.
- Speaker #2
C'est rentrer dans les mœurs.
- Speaker #4
Exactement.
- Speaker #3
Il faut juste le faire sortir et l'exposer.
- Speaker #1
Le relever, oui, exactement. Ça tombe bien. que tu parles justement de communication, Charles. Effectivement, on va passer un petit peu à ce que j'appelle le prestataire invisible. Parce que tous ces prix, tous ces projets qui sont primés, derrière sont des prestataires techniques, des prestataires créatifs, des freelances, des concepteurs, des chargés de prod, etc., dont le nom n'apparaît nulle part. C'est un peu ton sujet, puisque du coup, il y a une seule catégorie qui est dédiée aux prestataires à Event. Il y a trois catégories à la nuit de l'événementiel. Et... Akila, qui fait partie du groupe Match. Vous avez gagné au Muséum d'Histoire Naturelle. On va pouvoir voir tout à l'heure une petite vidéo. On parlait de Power Energy, justement, qui a été pris d'or. VLS à Chartres, également. Bon, c'est des noms un peu de notre secteur. Je pense que pas grand monde, en dehors de notre secteur événementiel, va les connaître. On est bien d'accord au niveau du grand public. Match, vous apparaissez comment au final dans le palmarès et comment vous arrivez à faire ce travail pour apparaître et pour capter justement le retour sur le prix ?
- Speaker #3
Et pourquoi maintenant ? Parce que tu disais ça fait
- Speaker #1
18 ans que Match existe et c'est la première année qu'on a postulé. Pourquoi maintenant ? Parce qu'on part du principe,
- Speaker #4
surtout on se rend compte avec beaucoup de retard qu'on est dans une société où il faut communiquer. Et pour autant, on est... hyper mauvais dans notre communication, parce qu'on ne l'a jamais fait. Parce qu'en tant que prestataire, on a toujours ce côté, et c'est vrai pour tous les gens, je pense, qui travaillent sur un événement, on va favoriser le message et le client final, et l'annonceur, par rapport au travail technique qui est fait, etc. Ce qui est normal, on est au service de ces principes. Et finalement... Alors ça va peut-être surprendre, mais moi je ne suis pas opposé à ça. En fait, je ne suis pas opposé au fait de rester dans l'ombre, voire même c'est quelque chose que je trouve assez valorisant. Ça me va très bien que le groupe Match360, que ces différentes entités, soient finalement peu connues à part sur notre marché, pour plusieurs raisons. La première, c'est que nous à 80%, on va bosser avec les agences. Donc en fait... Être connu du grand public, ce n'est pas forcément un impact énorme pour nous. Et la deuxième chose, c'est toujours cette notion de service du message. Et je pars du principe que là où on est vraiment bon, c'est finalement peut-être un peu en étant en retrait et en étant un peu masqué derrière ce message de l'événement. Après, il faut. communiquer. C'est évident que notre secteur et notre marché bougent. Il faut aussi le valoriser. C'est aussi pour ça qu'on est là. C'était une première. C'était un test. J'étais sûr et certain qu'on n'allait pas gagner pour être hyper franc. Je sais. C'est pas une question de défiance,
- Speaker #1
mais c'est une question de... C'est-à-dire, en fait, c'est un peu une espèce d'humilité de se dire, OK, on a fait un truc qui est hyper beau, mais il y a sans doute bien mieux, en fait. Moi, je te propose qu'on regarde quand même le prix. Si en régie, on peut nous envoyer la vidéo, s'il vous plaît. Comme ça, on va pouvoir la regarder. Donc du coup ce prix qui est gagné par une filiale exactement.
- Speaker #4
par trois entités du groupe que du coup je vais profiter pour aller saluer trois entités du groupe donc Aquila avec notamment Benjamin Gouy-Frossard qui est le directeur commercial d'Aquila qui a porté ce projet là c'est une coproduction qui a été faite avec le MNHN donc Musée National d'Histoire Naturelle Yann Mangreville et Anthony Moneta qui ont bossé techniquement dessus donc c'est un petit moyen de leur faire un petit coucou et de leur rendre le fruit de leur travail. C'est un super projet parce que c'est un projet grand public, c'est une coproduction. C'est énormément de travail avec le MNHN qui nous a fourni toutes ces bases de sons, d'images, etc. pour être le plus précis possible. Et en fait, c'est un parcours immersif d'un kilomètre six destiné aux familles. pour présenter finalement le travail du MNHN, le tout dans une atmosphère évidemment féérique.
- Speaker #3
Un événement qui a remplacé les illuminations en papier,
- Speaker #4
c'est ça ? Oui, exactement. Et donc voilà, ça a été un énorme monde de travail. C'est 80 personnes pendant cinq semaines qui ont bossé dessus pour nous sur la partie technique, sur la déco. et sur la signalétique. Donc, c'est un vrai beau projet. Après, c'est ce que je disais, des beaux projets, je pense que dans nos métiers, on en voit tout le temps. Et donc, c'est pour ça qu'on était un petit peu timide au moment où on est monté sur scène avec Benjamin. Mais c'est un vrai beau moment.
- Speaker #1
Sur ce genre de projet ou d'autre, justement, en tant que prestataire, est-ce que tu as intérêt à rester invisible ? ou est-ce que potentiellement c'est une contrainte structurelle qui peut être imposée par la chaîne de contrat, par l'agence, etc. Aujourd'hui, c'est de plus en plus dur de rester indivisible en étant prestataire. Pourquoi ? Parce que je pense que... On a des événements qui évoluent beaucoup,
- Speaker #4
on a beaucoup plus d'immersif qu'avant, on a beaucoup plus de show, réellement, son, lumière, vidéo, comme celui-ci, et là, finalement, on vient mettre en avant de la technique. En revanche, il y a un point qui est hyper important, c'est que pour moi, un public, quand il vient voir un événement, et il faut toujours rester et avoir cette humilité-là, de se dire, un public, quand il vient voir un événement, il vient vivre une expérience, il ne vient pas voir un prestataire. Et ça, pour moi, c'est... hyper important. Et c'est aussi pour ça qu'on est très souvent en retrait ou invisible. Et c'est pour ça aussi que ça ne me dérange pas. C'est parce que finalement, là, ce qu'on a permis, c'est à 145 000 visiteurs de vivre une expérience, pas de venir voir les 300 machines qu'on a sorties, etc. Et ça, c'est hyper important pour nous.
- Speaker #3
J'aimerais bien... tu parles de timidité on n'ose pas y aller et je pense que c'est une vision et un sentiment que partagent beaucoup de prestataires parce qu'on a été habitué à bosser dans l'ombre pas forcément être mis en avant je trouve que la nuit de l'événementiel fait pour le coup mieux vis-à-vis des prestataires parce qu'il y a trois catégories on pourrait encore en avoir mais après ça fait durer les cérémonies de manière assez longue Merci. mais pour identifier des prestataires peut-être plus modestes. Et j'aimerais aussi savoir, et là pour le coup je me tourne vers toi Maxime, parce que toi aussi tu es presta, qu'est-ce qui te pousserait à aller vers, à postuler sur un prix et pourquoi aujourd'hui par exemple tu ne t'es pas dit, vas-y là il faut que j'y aille ?
- Speaker #2
Alors, merci pour la question.
- Speaker #1
C'est pour ton brushing, c'est pour ça.
- Speaker #2
Non, parce que j'ai réussi le coiffeur, justement. En fait, c'est vrai que moi, ça fait quelques années que je suis exposant sur Even Paris, par exemple. Là, ça fait deuxième année qu'on fait Cannes. Even Paris, moi, je reçois le fait de candidater, mais comme tous les exposants. Et l'année dernière, je me suis vraiment penché pour la première fois en me disant, est-ce que je fais quelque chose qui est suffisamment marquant et différentiel ? Et je pense que ça rejoint un petit peu ce que disait Charles, c'est-à-dire le côté un peu les hommes de l'ombre. C'est-à-dire que Merci. On est en marque blanche, on est là où on est. C'est-à-dire que les gens vont nous voir sur l'instantané du moment et après, ils vont nous oublier parce qu'ils ne sont pas venus pour nous, ils sont venus pour un événement, pour vivre quelque chose. Et du coup, il y a ce côté un peu, je ne sais pas si c'est en forme de l'imposteur, légitimité de te dire, bon, est-ce que tu es à ta place à postuler ? Est-ce que tu fais quelque chose d'officiellement exceptionnel ? Et à contrario, quand je regarde ce que font les concurrents, les très gros comme les moins gros, Moi, je connais ma valeur ajoutée, notamment sur la RSE. Je me dis, pour mettre en avant ce que je fais d'un point de vue RSE, oui, je le ferai. Mais parce qu'aujourd'hui, je sais que c'est un vrai levier pour avoir de l'attention. Maintenant, est-ce que ce levier-là, noyé dans la candidature de plein d'autres types de prestataires différents, est-ce que c'est suffisamment marquant, est-ce que c'est suffisamment impactant ? Je ne sais pas. C'est pour ça que je ne l'ai jamais fait.
- Speaker #3
Charles, aujourd'hui, il y a des...
- Speaker #2
Pardon.
- Speaker #3
Je veux juste... Charles, vous avez des retombées positives suite au prix ou pas ?
- Speaker #4
Oui, on a déjà énormément de félicitations sur place. C'est quand même...
- Speaker #1
Il est vrai qu'on est aujourd'hui pour ça.
- Speaker #4
C'est hyper sympa. Et évidemment, c'est toujours un moment... On fait ce métier parce qu'on l'aime et c'est assez valorisant et galvanisant d'avoir des gens que tu ne connais pas qui viennent te voir en disant... écoute, bravo, etc. En termes de visibilité, ça c'est sûr, on l'a vu sur tous les réseaux, en nombre de visiteurs sur les pages du groupe, ça a été plutôt hyper porteur. Après, l'idée, ça va être de transformer et de se dire, ben voilà, c'est pas une fin en soi, c'est peut-être le début de quelque chose, mais en tout cas, c'est vraiment pas une fin.
- Speaker #0
Et tu me disais aussi que vous étiez pas mal sollicité, non, depuis ?
- Speaker #4
Ouais. on a été plutôt sollicité sur, déjà, Event, parce qu'on est assez présent, on a la chance d'avoir un joli stand qui a été plutôt, sur lequel on a reçu pas mal de monde, mais notamment peut-être un peu parce qu'on postulait, parce que cette année, ça a été une vraie année différente aussi, en termes d'énergie, je trouve, en termes d'énergie commerciale, en tout cas. équipes sur le salon. Et puis, ensuite, tu es un peu sollicité parce que les gens parlent du groupe. Nous, on a un sujet de communication groupe parce que finalement, on a sept entités au sein du groupe qui, chacune, ont gardé leur nom, ont gardé leur identité. Et donc, c'était aussi une façon de dire... Regardez, chaque entité évidemment est différente et garde son histoire, sa façon de faire, son savoir-faire. Mais quand elles bossent ensemble, elles bossent hyper bien. Et je pense que ça, chez les gens, ça va aussi peut-être déclencher des prises de briques.
- Speaker #0
Je continue ?
- Speaker #1
Je t'en prie.
- Speaker #0
Super. Mais franchement, c'est trop chouette. On en avait un petit peu parlé ensemble et je trouve ça vraiment génial. Et je reviens un petit peu sur des points qu'on avait abordés ensemble juste avant le live, comme les prestats qui fallit personnes qui ont été nominées mais qui n'ont pas reçu de prix. Et pour moi, ça, c'est un sujet hyper intéressant dont on n'a justement pas encore beaucoup parlé. Et il y a à la nuit de l'événementiel, ils ont une catégorie qui est les prestats, les nouveaux prestats. Ceux qui sont en train de se lancer, etc. Je pense que les boîtes doivent avoir moins de 5 ans, quelque chose comme ça. Et si je ne me trompe pas, Jessica, avec Pawa, elle faisait partie de cette catégorie. Et dedans, il y avait aussi d'autres prestats. Il y avait Archie, il y avait Source Locali avec Matt. Et je trouve que ces prix, c'est aussi l'occasion de découvrir des prestats, etc., des agences qu'on ne connaît pas forcément à la base. Moi, je suis allée à la nuit d'événementiel, entre autres, et beaucoup, parce que justement, il y avait trois personnes que je connaissais qui étaient nominées. Et je trouvais ça vraiment trop, trop chouette. Je reviens aussi sur le fait qu'est-ce qu'on est vraiment mis en avant en tant que, je dirais, plus personne qu'homme de l'ombre, en tant que personne de l'ombre dans l'événementiel. Je l'avais en tête. Ça, c'est une chose sur Event où je trouve qu'il y a eu beaucoup de remerciements des annonceurs et des agences envers les personnes qui ont bossé avec elles. que ce soit les freelances, il y a eu beaucoup de mentions des freelances, ça faisait chaud au cœur, mais les prestats aussi, ils ont beaucoup été mentionnés, pas forcément nom à nom, mais à chaque fois, ils disaient merci à toutes les personnes qui nous ont aidé, les prestats, les freelances, etc. Et donc oui, on sait qu'on fait partie des catégories de l'ombre, clairement qu'on se le dit, ça fait partie du jeu en fait. Mais de plus en plus, il y a des mentions qui sont faites sur ça et je trouve ça hyper intéressant.
- Speaker #1
Je reviens, merci Ophélie, je reviens sur, tu le sais, je t'en ai parlé un petit peu, tu viens de parler des entités différentes du groupe et tout. En ce moment, dans la sous-traitance événementielle, il y a effectivement ce phénomène un petit peu de rachat, de regroupement ou d'intégration. Je pense à Fréquence, par exemple, chez WMH, boîte de technique qui a été directement intégrée au groupe. mais il n'y a pas que Match aujourd'hui qui se structure ainsi, Alive, Novelty, bref, tout le monde est dans cette démarche. Cette question, c'est qu'est-ce que le secteur, première question avant d'aller vraiment sur Match, de ton point de vue, qu'est-ce qu'on pourrait perdre au niveau du secteur si on n'avait plus de prestataires indépendants et que des filiales intégrées ? Ou qu'est-ce qu'on pourrait y gagner ?
- Speaker #4
C'est une super question, pas évidente.
- Speaker #1
C'est bien ça.
- Speaker #4
alors non il nous reste 10 minutes non qu'est-ce qu'on pourrait perdre en fait moi je suis convaincu que ensemble on va plus loin et c'est vraiment ce qui nous pousse chez Match au sein du groupe à se dire on va intégrer d'autres entités comme on l'a fait pour Akila comme on l'a fait pour Deléage pour Kass ou pour Décor et compagnie en fait l'idée c'est vraiment de se dire que ce sont des entreprises qui vont être complémentaires, qui vont avoir à chaque fois quelque chose de complémentaire. Pour chacune des entités qui fait partie du groupe, je suis capable de dire pourquoi on est allé la chercher. Et ça, c'est hyper important. Et c'est vraiment cette complémentarité qu'on va gagner. Pourquoi un décor et compagnie par rapport à un match concept, qui sont deux boîtes de déco ? En fait, tout simplement parce que le savoir-faire n'est pas exactement le même. La façon de travailler n'est pas exactement la même. Un décor et compagnie, Pierre Bailly qui a monté décor et compagnie, c'est quelqu'un qui vient du théâtre, qui a fait des beaux-arts, qui a un travail hyper minutieux, qui bosse énormément dans le luxe. Là où, par exemple, un match concept va être beaucoup plus généraliste. Un Aquila par rapport à un match event, parce que c'est deux prestataires audiovisuels. plutôt de taille similaire et avec des fonctionnements assez similaires, d'ailleurs qui ont une histoire un peu commune à l'origine. Pourquoi ? Parce qu'en fait, déjà à Kila, il y avait une dimension géographique. Kila était présent à Cannes, ce qui nous a permis de lancer la déco et la signalétique dans le sud. Mais pas que. Kila avait un vrai savoir-faire, notamment en vidéo, hyper important et reconnu sur ce marché-là, là où Match Event. étaient plus sur le son et la lumière et plutôt sur des événements de grosse envergure. Donc, c'est à chaque fois ça qu'on va chercher.
- Speaker #1
C'est les plus-values de chacune de ces entités. Et c'est là, je reviens vers toi juste après, mais c'est là où c'est quand même assez surprenant. C'est qu'on a déjà discuté tous les trois du fait que, par exemple, parfois il était assez difficile de trouver l'identité réelle d'une agence par rapport à une autre, sur le fait qu'il y avait un format signature ou pas en termes de prestations. Alors que chez les prestataires techniques, justement, Comme tu viens de le dire, là, c'est beaucoup plus facile d'aller savoir pourquoi on va chercher telle ou telle personne. Pourquoi je vais aller chercher un live ? Pourquoi je vais aller chercher un match ? Pourquoi je vais prendre un petit prestataire indépendant, etc. Ou de la location de comptoir ? Parce que j'ai tel ou tel besoin.
- Speaker #3
Ça, je pense que c'est très vrai pour les agences. C'est peut-être une lecture qui est moins fine pour les annonceurs.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #3
Je pense que pour les agences, parce que pour des prods comme toi, oui, il va y avoir cette relation, ce contact et tout ça, de dire, mais un annonceur, je pense que... Entre un Aquila, un Impact, un Archivet. Bien sûr. J'ai besoin d'un prestatéchnique qui me fait du son, de la vidéo et de la lumière.
- Speaker #0
Lequel est-ce que je connais, avec lequel je travaille d'habitude. Et donc,
- Speaker #3
c'est là où je pense qu'on a besoin de communication.
- Speaker #1
Mais c'est là où, du coup, la communication peut prendre aussi son sens. Ce n'est pas d'intérêt, effectivement, d'être connu du grand public, mais auprès de l'annonceur, parce que de plus en plus d'annonceurs aussi commencent à essayer de le faire par eux-mêmes. J'ai encore une question par rapport à vos intégrations de nouvelles structures dans le groupe. Comment ça se passe en interne ? Parce que je vais avoir des lighters, je vais avoir des sondiers, je vais avoir des décos, etc. Je vais avoir donc des attitudes, des manières de faire différentes. Parfois, des gens qui se télescopent parfois sur les montages et ça peut chauffer un petit peu. Comment on arrive du coup à créer une entité de groupe comme ça ? même si on reste dans des structurations différentes, mais aussi peut-être même de la bascule de compétences d'une entité vers une autre.
- Speaker #4
C'est le gros challenge, nous on l'avait eu déjà au moment où Match Event, qui à l'époque était vraiment Match Event indépendant, etc. a créé Match Concept et où sur un même chantier du coup on avait des équipes qui portaient les couleurs Match et qui faisaient de l'audiovisuel et de la déco. En fait, l'idée, c'est véritablement de faire comprendre à chacun que c'est parce que le petit copain est là et porte les mêmes couleurs que toi que tu vas gagner et que tu vas être beaucoup plus efficace. Ça, c'est un premier point. Après, quand tu es dans le cadre d'un rachat d'entité, là, c'est différent. Parce que là, il faut vraiment accompagner justement ce changement. il faut... uniformiser les process, notamment quand tu es sur des entités qui ont les mêmes métiers. Je pense, notamment chez nous, c'est entre Aquila et MatchEvents, et où là, il y a eu un gros travail d'uniformisation des process en interne, pour que les gens puissent déjà parler le même langage. Et une fois qu'ils parlent le même langage, tu t'aperçois que tu as résolu la moitié des problèmes, voire plus. Et puis après, c'est une notion de faire adhérer au projet. de fédérer autour d'un groupe, autour des valeurs que vont porter ce groupe et puis d'accompagner chacun pour que chacun puisse trouver sa position.
- Speaker #1
On va passer à la fin de notre émission, mais tu voulais faire une remarque, Ophélie ?
- Speaker #0
Complètement, parce que moi, du coup, ça, je l'ai vécu sur le terrain, de bosser avec Match et différentes entités sur le stand LVMH, entre autres l'année dernière. où on avait de la technique, de la déco, la signia aussi. C'est quoi encore le nom ? De l'IAGE. De l'IAGE, voilà, c'est ça. Et alors, si la technique et la déco, j'ai trouvé que c'était vraiment bien séparé, tout ce qui était signia et déco, c'était assez bien mis ensemble. Et en fait, il y a dans la façon de prendre le projet, les chefs de projet, etc., qui prennent tout et il y a un engagement de leur part, j'ai trouvé, qui était vraiment, vraiment, vraiment chouette. Ça a été un dossier qui a... pour certains points, n'a pas toujours été facile. Et clairement, jusqu'au bout, Match, ils étaient là et ils faisaient tout avec nous. Et les nuits blanches, on les a faites ensemble. Et vraiment, JB, le directeur associé, il était là tout le temps aussi, etc. En interne, je ne sais pas trop comment ça fonctionne chez vous, le fait de mettre plusieurs structures ensemble. Mais en tout cas, dans le fait de travailler avec vous, nous, ça a été vraiment… ça a très, très bien fonctionné.
- Speaker #1
Alors, du coup, ça me fait venir une question et après, on passe vraiment à l'autre sujet. Mais logique de croissance ou service client, cette structuration ?
- Speaker #4
C'est les deux.
- Speaker #1
Les deux ? Oui,
- Speaker #4
les deux. Évidemment, pour moi, si tu sers mieux ton client, tu grandis plus.
- Speaker #1
On va passer au dernier point de cette émission. J'aimerais qu'on parle du prix pour la cérémonie de commémoration du 13 novembre. C'est Thierry Reboule qui l'organise et qui le gagne, si je ne me trompe pas, vous me corrigez. On ne va pas le présenter, on sait ce qu'il a fait. Mais néanmoins, il se met en structure indépendante à ce moment-là, en solo, pas forcément accompagné par une grande agence normale. sur un format... de commémoration, donc un format événementiel un peu spécial qu'on ne va pas avoir toujours qui plus est dans un événement pour une date qui a une symbolique très très forte pourquoi une grande agence n'aurait pas pu faire cet événement ?
- Speaker #3
Parce que c'est Thierry Reboul parce qu'il a son caractère parce qu'il a son historique avec les JO, c'est Monsieur JO, Paris 2024 et donc en fait, t'as la question de qu'est-ce que tu fais après ? Il disait qu'il allait... s'arrêter ou machin, en fait, quand t'es passionné par la création comme il l'est, comme il l'était avec Hubi et autres, tu ne peux pas faire autre chose, en fait. Donc Thierry, c'est une agence, c'est une grande agence à part entière. Voilà, c'est une marque, en fait.
- Speaker #1
C'est plus une marque. Et est-ce que ce genre d'événement, ça ne deviendrait pas une catégorie un peu à part entière, ou une preuve qu'on saurait, nous, tout faire ?
- Speaker #3
Ce genre d'événement, de commémoration, etc. Je ne sais pas. Je pense que les commémorations, on ne doit pas en avoir tous les jours et tous les ans. Donc, en fait...
- Speaker #1
Mon email, mieux c'est.
- Speaker #3
Surtout sur ces sujets-là.
- Speaker #1
Sur ces sujets-là, oui.
- Speaker #3
Donc, non, moi, je pense que ce n'est pas une nécessité. Au contraire. Et ça doit venir vraiment comme un truc qui pop, mais qui dit, regardez, on peut faire des choses un peu autrement et on peut venir mettre de la magie dans ces moments qui sont...
- Speaker #0
C'est vraiment le parti pris qu'ils ont pris d'ailleurs, parce qu'ils ont dit, en gros, cette commémoration, elle était vraiment basée sur le rock. Et donc, toute la commémoration était faite avec du rock, etc. Parce qu'ils voulaient montrer que oui, en effet, on célèbre quelque chose qui a été difficile, triste, etc. Marquant. Et pour autant, on peut le faire d'une façon qui va vraiment être dynamique et pas dans le pathos. Et pour revenir sur Thierry Reboule, tu disais que quand on est passionné par la création, on continue, mais je pense aussi que l'événementiel, c'est très difficile de le quitter. Quand on arrive à la retraite, c'est très difficile de le quitter. Je connais plusieurs personnes qui sont à la retraite et qui continuent de travailler.
- Speaker #4
On le quitte pour un autre métier. Je l'ai fait, j'ai fait un aller-retour.
- Speaker #0
Vraiment ça, mais complètement. Il y a plein de gens aussi comme ça que je connais qui disent « Non, mais moi, j'ai quitté l'événementiel et je suis revenue. »
- Speaker #1
Maxime, Charles, si vous êtes prestataire sur un événement de ce type, est-ce que la préparation en amont, est-ce que la manière de travailler va être différente d'un autre ? Oui, parce que tu as la dimension humaine, c'est-à-dire le sujet de l'événement qui a marqué.
- Speaker #2
Il y a des gens aujourd'hui... Il y a des familles qui ont perdu des membres de leur famille à cause de cet événement-là. Donc, il y a une sensibilité qui est, on va dire, un peu plus-plus sur certains sujets, qui ne va pas s'appréhender. Et après, non, parce que chaque événement est différent et que tu les appréhendes tous différemment, avec la même implication, le même sérieux, que ce soit un petit événement ou une grosse commémoration comme ça qui a touché des milliers de personnes, voire un peu plus.
- Speaker #4
Je suis assez d'accord. Tu auras une notion d'engagement qui va forcément...
- Speaker #0
auprès des équipes, qui va forcément avoir un sens particulier, comme on le disait tout à l'heure. Donc peut-être qu'il y aura un peu plus de cœur sur ce projet-là. Mais en revanche, la préparation doit être exactement la même, surtout quand on voit le niveau d'exigence qu'il y avait. C'était une cérémonie qui était exceptionnelle. En fait, ce n'est pas un hasard.
- Speaker #1
elle était exceptionnelle parce qu'il y a eu une préparation énorme et qu'il y a eu un engagement de tout le monde alors je vais vous poser la question pour ceux qui étaient et qui n'y étaient pas vos coups de coeur vos prix coup de coeur qui
- Speaker #2
veut commencer ? il est pas prêt j'ai beaucoup aimé après c'est mes sujets c'est le Futurize de Criteo par WMH Project Ça, c'est un de mes coups de cœur, mais d'un point de vue corporel. Et après, je vais donner un coup de cœur à un coup de gueule. Oui, parce que je pense que là, quand on regarde le palmarès, ce ne sont que des gros événements. Ce ne sont que des budgets démentiels. Or, 95%, 98% des événements sont des événements à petit budget. Et on doit montrer, à mon sens, sur ces... sur ces cérémonies, ce qu'on est capable de faire, y compris sur des petits projets, parce que c'est ce qui va permettre de faire grimper, de faire monter la filière, de faire monter notre industrie avec des standards qui sont plus élevés, etc. Et donc, c'est dommage qu'on n'arrive pas à avoir plus de catégories de projets plus petits. Un projet à 50 000 euros, ce n'est pas un petit projet. ça reste un projet à part entière. Et en fait, il y a plein de solutions, il y a plein de super boîtes, agences, prestats, etc., qui travaillent dans ce truc-là. Et on n'est pas obligé à chaque fois de se dire, je vais forcément focus la Ligue 1 ou la Ligue des champions de l'événementiel. On peut aussi aller regarder au national, voire au départemental, parce qu'il y a des super trucs à regarder.
- Speaker #1
Tout à fait. Sur rematch, on voit de très belles reprises de volée d'un match.
- Speaker #3
Je continuerai en te disant que pour la nuit de l'événementiel, je vais rester sur celui pour lequel vraiment, vraiment, j'avais envie qu'il y ait un prix, c'est SourceLocality. Enfin, Matt. Vraiment, c'est une solution qui, pour moi, est l'avenir de l'événementiel. En fait, il faut qu'on fasse travailler des gens là où on fait nos événements. Résumé pour les personnes qui ne connaissent pas encore SourceLocalie, c'est vraiment une solution où quand on cherche des freelances, etc., à un endroit à l'étranger, le but c'est de pouvoir prendre des personnes qui sont locales. Et donc comme on se rend compte aussi qu'il n'y a pas forcément des personnes qui savent faire nos métiers partout dans le monde, il y a un vrai but de formation aussi derrière. Et donc Matt est en train de monter un truc énorme avec une plateforme où tous les freelances peuvent aller se recenser, mais aussi... un espèce de consortium de personnes qui vont pouvoir faire de la formation de personnes partout dans le monde pour qu'il y ait les ressources localement pour pouvoir faire des événements. Et ça, vraiment, je trouve que c'est génial parce que ça fonctionne sur tous les points de l'ARSE. Ça fonctionne pour tout ce qui va être écologique, environnemental, parce que ça permet d'arrêter de faire des déplacements. d'équipes 100% françaises pour aller faire un événement à l'autre bout du monde. Et ça fonctionne aussi pour le social, parce que ça veut dire qu'on apprend le métier duquel on est tous passionnés. Donc, je pense que c'est un chouette métier. À d'autres personnes qui, essentiellement, n'ont pas comme nous, on a plein de personnes qui savent faire ce métier ou qui ont des écoles comme on en a pléthore aujourd'hui en France. Et donc ça, vraiment, c'est le projet pour lequel, moi, j'aurais mis un prix. sur la nuit de l'événementiel et dans les projets qui étaient nominés à Event il y en a beaucoup que j'aimais bien que je connaissais etc il y en a un où j'ai été déçue qu'ils ne reçoivent pas de prix ni à la nuit de l'événementiel ni à Event, c'était le festival Renault pourquoi ? Je ne sais pas exactement mais j'avais une petite affection sur ce projet si je ne prends pas ceux sur lesquels moi j'ai travaillé parce que ce n'est pas hyper objectif
- Speaker #1
Oui. Ok. Charles ? Moi, je ne vais pas être hyper objectif. Ah bon ? Envoie d'illumination.
- Speaker #0
Comme ça, je dirais envoie d'illumination, mais parce que... Parce que, pas uniquement parce que c'est valorisant pour nous, mais en fait, surtout pour les équipes qui ont bossé dessus. Et parce que pour l'avoir vécu de l'intérieur, alors évidemment, il y en a plusieurs sur lesquelles on a bossé. Celui-ci a l'avantage d'être une coprod, ce qui nous arrive très peu. Et donc, du coup, petit coup de cœur là-dessus.
- Speaker #4
Maxime ? Moi, j'avais pas été à l'université, mais j'avais vu après coup Source Locali. Je trouvais ça l'idée géniale. parce que c'est une vraie problématique et tout le monde a envie de voyager aujourd'hui pour aller travailler donc voilà c'est une manière intelligente de repenser un peu notre métier et sur Event Can du coup j'étais à la cérémonie il y a le ciment vert voilà il y a le prix de Challenger pour rejoindre un peu ce que tu dis un petit qui a remporté un beau prix face à des très gros et en voie d'illumination parce que moi j'allais tous les ans avec mes enfants au jardin des plantes et je trouvais qu'il y avait quelque chose qui était très bien installé avec les illuminations en papier et de pouvoir, dès la première édition, marquer le coup et un peu faire quelque chose de différenciant et en même temps dans la même lignée. Je trouvais que c'est, d'un point de vue storytelling, d'un point de vue expérience visiteur, pour avoir été visiteur, c'était génial, en fait. Mes enfants étaient aussi contents de voir celui-là que celui des années précédentes, qui était très bien installé. Donc, bravo aux équipes.
- Speaker #1
Eh bien, super. Merci de votre présence, en tout cas. Réagis-moi, effectivement. Pardon. Challenger aussi, mais par contre, j'étais plus sur ta réflexion du côté coup de gueule. Je trouve que cette année, effectivement, on est trop sur du gros, trop gros, et vraiment un manque pour l'annonceur de pouvoir s'identifier pour les plus petits. Ceux qui font le marché du quotidien pour se projeter au niveau de ce qui a été récompensé, effectivement, c'est assez difficile pour eux. Et c'est des remarques qu'on peut avoir. Je fais juste un coucou à Johan Lemar et à Pierre-Guillaume Tomasso qui nous ont répondu sur LinkedIn, notamment évidemment Pierre-Guillaume qui nous a parlé de MutoEvent pour tout ce qui est le recyclage et le réemploi. Ce que j'en retire un petit peu de cette émission d'aujourd'hui, c'est que les budgets se resserrent, les achats gagnent de plus en plus de place et ont un rôle renforcé. D'où l'intérêt pour des prestataires comme vous aussi de se regrouper. pour répondre aux différentes situations. A priori, le fonds de la RSE serait acquis, mais maintenant, pourquoi pas renforcer des critères pour les dossiers gagnants, pour aller encore plus loin dans le sens et dans le fonds, et pour vraiment avoir des prix qui sont beaucoup plus qualitatifs dans l'impact qu'à l'événement. Attention évidemment à ne pas récompenser les plus gros budgets, pour ne pas oublier la perte d'identification de ceux qui font le plus gros du marché. En tout cas, merci à vous d'avoir participé à ce nouveau live. Merci à vous de nous avoir suivis. Vous allez retrouver cet épisode en replay sur LinkedIn, sur YouTube, sur toutes les plateformes audio, en podcast évidemment. Et je vous donne rendez-vous très rapidement dans l'oreillette de notre prochain invité. Un immense merci d'avoir écouté dans l'oreillette de le podcast qui dévoile les secrets des coulisses pour créer la trace d'un événement durable. Nous pourrions vous pouvoir des idées, des rencontres et de la transmission pour faire évoluer notre secteur. Merci également à nos invités pour leur partage. ainsi qu'à nos chroniciens. Un grand merci à notre partenaire CanalSat Grand Dialogue producteur d'événements interactifs en direct et en vidéo qui nous accueille dans le studio TV au cœur de Paris. Ce podcast est produit par Valère Napatata maître d'oeuvre de l'éphémère et soutenu par Lustrophonie location de Magdaïa et du Mont-Ciel. Retrouve-nous sur valeranapatata.fr en podcast et sur tous les réseaux sociaux. Rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode dans l'oreiller 2 de notre prochaine émission.