- Speaker #0
This is where purpore meets a plan, this is a new life,a new way, a new possibility, a new day, so, may I please have this dance...
- Ludivine
From Montreal, de Montréal, introducing people, je vous présente des gens, met on a, rencontrés sur un, dancefloor, pour parler de, to talk about DANZ. Alors, nous voici à l'épisode 17 et aujourd'hui, je parle avec Jonathan. Jonathan, si je dois contextualiser notre rencontre, je dirais que moi, les quelques mots que je vais utiliser, c'est "Burning Sun, conversation d'à peu près une heure dans les escaliers." Et pour les gens qui vont au Burning Sun, ça veut dire, ça représente un peu dans le milieu de la place. On était vraiment... Bon, on ne dérangeait pas les gens au point de les empêcher de passer. Mais en fait, tout ça s'est passé de façon très organique. Tu m'as abordée, e n tout cas, moi, c'est le souvenir que j'ai, t u m'as abordée, tu m'as dit que tu m'avais déjà vu au Piknic dans le passé, p uis tu voulais juste me dire que tu appréciais mon énergie. Et à partir de là, on a commencé une conversation qui a duré pendant une heure. Et ça, c'est une chose intéressante pour moi parce qu'à plusieurs reprises dans les épisodes antérieurs, j'ai dit qu'il ne faut pas... parler sur un dancefloor.
- Jonathan
Le péché capital.
- Ludivine
Le péché capital. Et donc, je l'ai fait avec toi pendant une heure. Bon, là, je ne veux pas diminuer le fait que je suis allée à l'encontre de mon propre principe, m ais au Burning Sun, c'est vraiment un événement très intéressant pour danser, mais il y a beaucoup de socialisation aussi d'entremêlée à la danse. Donc, oui, on a socialisé, mais... Je ne pense pas qu'on a empêché personne de danser ce jour-là. Mais pour revenir à toi, je le disais quand on se préparait à enregistrer officiellement, je veux quand même signifier le fait que tu es quelqu'un de très engagé dans mon projet balado parce que tu as été aussi quelqu'un qui m'a beaucoup aidée dans mon autre projet balado. Et je voulais te remercier pour ça, d'avoir toujours cru en ce qui est créé finalement par mes idées. Donc, merci pour ça. Puis, bien, aujourd'hui, on va parler de ton amour de la danse. Puis, tu as un mouvement très particulier. Je l'ai déjà dit de Philippe, qui étaitl'épisode 11, parce que j'ai rencontré deux Philippe. Mais je l'avais dit à Philippe que Philippe bougeait d'une façon très particulière. Puis, pour toi, je ramènerais ce fait-là. Tu as un mouvement très, très particulier. Puis, peut-être que la question va nous amener à toi qui nous expliques la naissance et comment tu bouges. Peut-être pas non plus, mais je voulais te le dire.
- Jonathan
Ça serait intéressant.
- Ludivine
Ça serait intéressant en effet. Donc bonjour officiellement Jonathan.
- Jonathan
Salut.
- Ludivine
Est-ce que tu voudrais ajouter quelque chose avant qu'on débute la question ? Parce que je veux juste rappeler le principe de l'enregistrement. Les questions naissent de façon spontanée, c'est-à-dire qu'elles existent de façon très concrète, mais... Moi, je pige une question dans un chapeau où il y a plusieurs questions. Et donc, je ne connais pas la question avant de te la lire, e t tu ne la connais pas non plus, e t on va avoir une conversation spontanée. Et tout est toujours connecté à la danse sur des beats EDM, Electronic Dance Music. Donc, est-ce que tu as quelque chose à rajouter ?
- Jonathan
Non, je suis vraiment impatient d'entendre la question parce que je suis déjà un fan de ton projet. Et je confirme, oui, ton souvenir était bon, c 'est moi qui t'ai approché au Burning Sun il y a de ça, je dirais peut-être trois ans.
- Ludivine
Trois ans, je pense que oui.
- Jonathan
Oui, déjà.
- Ludivine
Le temps passe vite.
- Jonathan
Très vite.
- Ludivine
C'est incroyable. C'est tellement relatif quand on prend du recul par rapport à nos existences. C'est fou. OK, on va lire la question. Ce que je peux dire, parce que la question est comme tournée sur mon bureau présentement, mais je peux te dire que c'est comme un petit pavé la question ça fait que sois patient, je vais arriver au bout de la question à un moment donné.
- Jonathan
C,est bon.
- Ludivine
OK, allons-y. Si vous deviez choisir entre passer un dernier moment intime avec votre meilleur amant à vie et danser sur le set live de votre DJ préféré de tous les temps, l equel des deux choisiriez-vous et pourquoi ? Bon, ça y est.
- Jonathan
Ouais...
- Ludivine
Of course, of course que c'est cette question-là qu'on a avec toi.
- Jonathan
Bien sûr, bien sûr.
- Ludivine
On peut rire, on peut prendre le temps de rigoler.
- Jonathan
Oui, oui, oui. Mais, OK, pour moi, la réponse reste quand même facile. J'adore danser, j'adore la musique, mais je prendrais quand même... Le moment intime avec l'amante et par-dessus la danse...
- Ludivine
Ouais.
- Jonathan
Même si c'est quand même très, très proche.
- Ludivine
C'est plus nourrissant pour toi que le fait de danser.
- Jonathan
Tout à fait, tout à fait.
- Ludivine
Oui, puis honnêtement, je pense que la plupart des êtres humains s'entendraient là-dessus. Puis là, on va revenir à un élément de la réponse, c'est comme... c'est-à-dire la question, la question disait un dernier moment avec votre meilleur amant ou amante à vie, tu sais. Mais tu sais, dans le fond, tout ce que ça veut nous amener à comprendre, c'est un moment extrêmement beau, puissant, intime, avec...
- Jonathan
Oui, c'est ça, très chargé et qui serait au summum. Donc, oui, la danse m'amène, me rapproche de ça, mais pas jamais l'égalité.
- Ludivine
Parfait. Et puis de là, tu vois, on peut aller justement au fait que, de ce que tu viens juste de dire, que ça s'en rapproche beaucoup, e t donc, disons que tu étais célibataire, parce que dans le fond, tu as une partenaire de vie, donc tu es contenté, si on veut, au niveau intime. Mais disons que tu étais célibataire, est-ce que tu crois que la danse pourrait t'apporter quelque chose de similaire à ce que l'intimité t'apporte ?
- Jonathan
Ah, définitivement, définitivement.
- Ludivine
Et en quoi, comment?
- Jonathan
Il y a le côté physique, bien sûr, le mouvement. Je danse souvent seul chez moi, mais quand on va, par exemple, au Burning Sun, c'est sûr qu'il y a toute la communauté qui est là. Il y a un partage qui se fait. Il y a jusqu'à un certain point dans la soirée, une euphorie collective. qui est hyper agréable. Donc, c'est sûr que ça va se rapprocher un peu de ce feeling-là. Puis bon, on ne se le cachera pas, des beaux mouvements avec des belles personnes...
- Ludivine
Ouais, ouais. Il y a quelque chose d'attirant de voir les gens bouger, c'est ce que tu viens de dire, en fait. Est-ce que tu penses que c'est parce que les gens sont en train d'avoir du plaisir ?
- Jonathan
Je l'espère. Oui, définitif. Pour moi, c'est que du pur plaisir. Avec Alex, mon bon ami, on a un terme qu'on utilise souvent qui est l'abondance. Il y a ce feeling d'abondance quand on va danser. Il y a tout le côté social, mais il y a quelque chose... on est extrêmement privilégiés de pouvoir le faire. Et à chaque fois, on se le rappelle, c'est un cadeau, c'est la cerise sur le sunday de pouvoir le faire, de pouvoir le partager et de participer à ça. Oui, il va y avoir quelque chose dans l'émotion, dans la sensualité, dans le mouvement. Et ouais, sans dire que ça va être équivalent à une relation qui va être très intime avec quelqu'un dans une chambre à coucher, i l y a quelque chose aussi de très intime, de danser avec plusieurs personnes, de chercher chez le mouvement de l'autre quelque chose qui te ressemble aussi. Moi j'adore regarder même si je danse très, très très souvent les yeux fermés, quand je regarde j'adore essayer d'aller trouver le mouvement de chez quelqu'un qui ressemble au mien, ou de voir qu'il ressent la musique aussi de la même façon. Donc à quelque part, sans se parler, on connecte.
- Ludivine
Écoute, il y a tellement de choses dans ce que tu viens de dire, j'ai retenu par exemple des mots clés. J'ai retenu le mot « extase » . Tu as parlé du fait que... Il y a comme quelque chose près de l'extase quand on se retrouve tous ensemble à danser comme ça et t'as parlé d'abondance, t'as dit que Alex et toi, d'ailleurs, Alex, c'est mon prochain épisode, c 'est mon épisode 18, d onc, exclusivité, et tu disais que vous utilisez le mot « abondance » pour décrire ce privilège-là que vous ressentez, que de pouvoir vivre ce que vous vivez, entre autres, par les Burning Suns. Puis là, je prends l'occasion, parce qu'on a mentionné beaucoup les Burning Suns, mais est-ce que tu pourrais nous décrire un Burning Sun, puis c'est quoi pour toi cet événement-là ?
- Jonathan
Ah! Ben en fait, oui, de un, je dirais, c'est de jour. Je suis un « day dancer » , un « day raver » , ça fait partie de l'équation. Il y a une qualité de musique, il y a une qualité de gens, une maturité dans ce crowd-là, e t ça fait justement trois ans que j'ai découvert cette communauté-là, puis ce que Tina organise, je suis un très, très grand fan. Il y a vraiment quelque chose de spécial qui se passe sur cette terrasse-là, qu'on retrouve rarement ailleurs. Il y a des fois dans les Piknics, c'est plus commercial, mais des petites zones, parce que je suis rarement dans la foule, je suis souvent en retrait, que le petit groupe va se retrouver, mais cet espace-là, pour moi, il coche tous les critères de ce que je recherche quand je veux aller danser. À date, personnellement, moi, je n'ai rien trouvé de mieux.
- Ludivine
Non, c'est vrai que c'est vraiment une qualité d'événement très particulière. Pour ramener quelques éléments, le fait que ce soit le jour, c'est extraordinaire. Le fait que ce soit dans un lieu qui est très déterminé puis qui nous amène à avoir une belle routine. Donc, c'est sur une terrasse fermée à l'année longue. C'est un événement qui revient tous les mois. Donc, tu as mentionné Tina qui est l'organisatrice de ces événements-là. Je pense que ça roule depuis sept ans maintenant. Je pense qu'ils fêtaient leur...
- Jonathan
C'était le huitième anniversaire.
- Ludivine
Huitième anniversaire? Puis tu vois, moi, je suis un peu comme toi. En fait, quand tu m'as abordée, je pense que c'était mon deuxième Burning Sun. J'étais allée à un autre avant, le mois d'avant. Donc, ça fait autant de temps que toi que j'ai découvert ces événements-là, p uis je dirais que j'ai le même sentiment que toi au niveau de la qualité des participants. Malgré le fait qu'il y a beaucoup de socialisation sur le dancefloor, c'est c omme si les gens qui étaient là, il y a vraiment clairement une passion pour la musique, pour ces événements-là qui font en sorte que la joie est mise de l'avant et l'amour de la danse, de la musique. C'est ce que je ressens au Burning Sun.
- Jonathan
Il y a un « build-up » , c'est un crescendo. Il y a une qualité de danseurs là aussi. Les gens sont dans l'anticipation d'avoir ce... comment je dirais ça ? Cette réunion autour de la musique et à un certain point, je pense qu'un peu dans tous les événements, ça arrive, mais si on parle de cet événement en particulier, il y a le deuxième et le troisième DJ. Quand on arrive au troisième, les gens sont beaucoup plus dans le moment présent. Il y a beaucoup moins de socialisation. Il y a un effet de communion là-dedans qui est assez incroyable que je n'ai rarement trouvé dans d'autres événements.
- Ludivine
C'est vrai. Puis moi, je quitte souvent tôt pour plusieurs raisons, mais je n'ai pas cette perspective-là que toi, tu as. Toi, tu vas souvent au bout des Burning Sun, des événements. Puis je peux comprendre, par exemple, ce que tu dis sur le fait qu'il y a une transition d'énergie puis qu'il y a une culmination d'énergie, particulièrement dans cet événement-là. Je trouve ça très beau, ce que tu viens d'en dire, parce que ça capte beaucoup. Le côté très unique de cet événement-là dans la communauté, puis ça explique beaucoup l'engagement des gens aussi dans cet événement-là. Comme tu le disais, d'un événement à l'autre, on a juste envie de retourner à un Burning Sun, puis on a hâte. Quand le Burning Sun est enfin annoncé, on communique cette information-là dans la communauté, puis c'est un point de rencontre, de rendez-vous pour beaucoup d'entre nous.
- Jonathan
Oui, je réserve la date d'avance. Il y a aussi le fait qu'il n'y a pas trop de répétition. Il y a donc une anticipation du prochain événement. Moi aussi, ça fait partie de mon plaisir parce que je ne suis pas celui qui... J'ai besoin aussi de cette anticipation-là. Donc, le fait que ce soit mensuel, pour moi, c'est parfait. Parce que tu vois, cet été, après quelques mois d'y aller, pas cet événement, mais d'aller danser à tous les week-ends, j'ai senti que j'avais perdu un peu le... pas le feu sacré, mais des fois de prendre juste une petite pause et de laisser de la place à autre chose pour mieux revenir et danser encore plus, je vais dire, sincèrement, mais de vraiment être là pour ça et d'apprécier chaque moment. Moi, j'ai besoin des fois d'avoir aussi cette petite anticipation-là, donc pour moi, la formule fonctionne.
- Ludivine
Écoute, on est arrivé au bout de notre 15 minutes, puis je trouve ça merveilleux que ce soit toi qui nous a présenté les Burning Sun. Tout ça en partant d'une question qui ne laissait pas présager ça du tout.
- Jonathan
Non, non, pas du tout.
- Ludivine
Mais très, très heureuse. C'est une belle conversation, je ne suis pas étonnée.
- Jonathan
Et on va en avoir d'autres dans le futur.
- Ludivine
Ah, ça c'est sûr et certain! Pas nécessairement sur un dancefloor, peut-être à l'extérieur quand on prend une pause.
- Jonathan
Oui, définitif.
- Ludivine
Merci beaucoup Jonathan.
- Jonathan
Ça été un plaisir.
- Ludivine
Quand Jonathan répond à la question pavé qui lui demande s'il préférerait revivre le moment le plus fort d'intimité de sa vie ou le meilleur set de musique électronique de sa vie et qu'il choisit le premier, il avoue tout de même que les deux genres d'expérience se rapprochent: celle de l'intimité partagée dans une chambre à coucher et celle de danser avec d'autres humains sur un floor d'un événement EDM. Est-ce que tu penses que c'est parce que les gens sur le floor sont en train d'avoir du plaisir, que je lui propose. Ce à quoi il répond qu'il l'espère, et que pour lui, danser n'est que du pur plaisir justement, que danser lui procure ce ressenti d'abondance, parce qu'il reconnaît alors le privilège de pouvoir le faire, danser, et, à chaque fois, que c'est un cadeau que ce partage de ce plaisir vécu avec d'autres humains, cette participation collective. Pour revenir à l'essence de la question de départ, il ajoute qu'il y a une sensualité par les mouvements, sans dire que c'est équivalent à une relation intime seul à seule, qu'il y a tout de même quelque chose de très intime à danser. Il utilise les mots « euphorie collective » pour décrire ce courant électrique qui est généré par un groupe qui danse ensemble. Et quand, à mon tour, je me tente à résumer cette idée qu'il nous présente, j'utilise le mot « extase » . J'aime les mots. Je l'ai déjà mentionné dans d'autres épisodes de DANZ. Si nous nous penchons donc sur l'étymologie du mot « euphorie » proposée par Jonathan pour décrire son ressenti d'une expérience collective de danse dans un event EDM, nous apprenons que le terme a des origines grecques, qui signifiaient dans cette culture, à cette époque éloignée, l'état de celui qui est bien portant. Ensuite, plus près de nous, au 18e siècle, un médecin l'introduit au langage français pour désigner la sensation de soulagement et de bien-être physique d'un malade après un traitement. Avec amusement, je constate la cohérence des propos de mes invités, joints les uns aux autres. Jusqu'à maintenant, Ludovic, Stéphanie, Mélissa ont mentionné que la danse est une forme de thérapie pour eux. Bien-être spirituel, émotionnel, après un traitement. Maintenant, passons au mot que j'ai moi-même utilisé pour résumer les propos de Jonathan, touchant à cette notion d'euphorie, e xtase, qui vient lui aussi du grec ancien. Extase signifiait alors l'action d'être hors de soi, et fut repris dans le latin chrétien et l'ancien français ensuite, pour saisir ce concept de ravissement mystique. Un individu mystique. est un humain qui vibre avec le divin, en tout temps. Dans chaque mouvement religieux de ce monde, il y a un courant dit mystique. Dans le christianisme, il y a les humains qui ont été sanctifiés, souvent considérés comme des mystiques de leur vivant, puisqu'ils ont suivi le « contemplatio » , ce chemin qui cherche à dépasser les apparences visibles pour atteindre le divin. Dans l'islam, il y a la branche du soufisme, qui est la dimension intérieure, ésotérique, et spirituelle de la religion musulmane. Dans l'hindouisme, des individus sadhus, c'est-à-dire des renonçants qui ont quitté la vie matérielle, s'engagent dans le djnana, cette connaissance pure qui permet de vivre l'unité entre le brahman, l'âme de l'univers, et l'atman, l'âme humaine. Euphorie, extase. L'état de celui qui est bien portant, l'action d'être hors de soi. Danser. Et le faire dans des conditions optimales, comme c'est souvent le cas des événements Burning Sun évoqués et décrits pendant l'entretien avec Jonathan, nous amène à l'euphorie et l'extase. L'agent IA de Google offre ceci comme définition et différence entre euphorie et extase. D'abord, l'euphorie et l'extase sont deux états de bien-être et de joie intense, mais ils diffèrent par leur intensité et leur manifestation. Euphorie, c'est un sentiment de bonheur ou de joie intense, parfois exagéré, où l'on a l'impression que tout va pour le mieux. C'est un état d'exaltation générale de l'esprit, souvent durable et associé à un grand enthousiasme. Extase, c 'est un ravissement ou une admiration extrême qui transporte hors de soi. Plus intense et souvent plus brève que l'euphorie, l'extase suspend les autres sentiments et s'accompagne d'une forte composante physique ou contemplative, comme devant une œuvre d'art ou lors d'un plaisir suprême. Donc, dans cette perspective, totalement possible de vivre les deux lorsque l'on danse, de s'abandonner à cet état d'exaltation générale et durable de l'esprit qu'est l'euphorie et, tout à la fois, de goûter à ce ravissement plus bref qui suspend les autres sentiments parce qu'happé par ce plaisir suprême qu'est l'extase, de se transformer en luciole en joie intense parmi d'autres lucioles en joie intense, à voleter dans un parfait soir d'été exaltant, pour ressentir le plaisir, cet autre terme évoqué pendant mon entretien avec Jonathan, qui a lui pour sens moderne de « sensation » ou « émotion agréable » . Le plaisir intime né du seul à seul versus le plaisir généré d'une participation collective tel un événement EDM, deux plaisirs nécessaires à notre nature humaine. Notre nature humaine qui a besoin de toucher au divin, par le peau à peau, par les beats qui nous traversent sur un floor, par la beauté des mouvements des humains heureux qui nous entourent. Vivons l'extase en contexte euphorique. Dépassons le plaisir ordinaire pour basculer dans un bien-être profond. Et pour conclure, devenons des vaisseaux d'abondance, autre magnifique mot offert par Jonathan. Abondance qui vient du latin abondantia, qui représente un flot qui déborde et nourrit ce qui l'entoure. Nourrissons-nous du flot, F-L-O-T en français. Ce mot que j'aime tant et qui se prononce de la même manière en anglais, mais s'écrit différemment. Flow, F-L-O-W. Version anglaise que j'utilise pour pondre ce néologisme, c'est-à-dire ce nouveau mot. Flowers, flowers, adeptes d'abondance, gorgeons-nous de l'affluence de la danse.