- Speaker
This is where purpose, this is a new life, a new way, a possibility, a new day, so...
- Ludivine
From Montreal, de Montréal, introducing people, je vous présente des gens, met on a, rencontré sur un, dancefloor, pour parler de, to talk about, DANZ. Alors, nous voici à l'épisode 19 et aujourd'hui, je parle avec Janou. Je vais être très honnête, on n'a pas eu souvent de conversation, toi et moi, Janou. Je pense que tu vas être d'accord avec ça.
- Janou
C'est vrai.
- Ludivine
On s'est rencontrés à de nombreuses reprises. Bon, là, je l'ai dit dans des épisodes antérieurs, les gens que je rencontre présentement, donc les épisodes qui s'enchaînent, ce sont des gens que j'ai rencontrés dans un événement qui s'appelle le Burning Sun. On en a parlé, entre autres, avec Jonathan à l'épisode 17, mais on l'a mentionné dans plusieurs des derniers épisodes. Janou, je t'ai rencontrée au Burning Sun. En tout cas, dans ma tête, c'est là que...
- Janou
Oui, me semble...
- Ludivine
Ensuite de ça, on s'est vus dans plusieurs autres événements depuis. Dans mon projet aussi, j'ai... c'est drôle parce que juste avant toi, j'ai parlé avec Alex, qui est l'ami de Jonathan. Et je disais que dans mon projet, il y a comme des paires, P-A-I-R-E, d es paires de gens. Et toi, pour moi, t'es comme une paire avec ton partenaire de vie, Alex, que je vais rencontrer, qui va être le prochain épisode. Donc, je le dis tout de suite, mon épisode 20, ça va être Alex, ton partenaire de vie. Mais ce que j'ai dit des autres personnes que j'ai rencontrées et qui étaient dans une dynamique de paires dans la communauté, c'est que vous êtes vos propres personnes. Et aujourd'hui, donc, j'ai une conversation avec toi. Et ce que je veux te dire pour te présenter, et ça, c'est très drôle parce que mon projet est très spontané, e t ça, je l'ai mentionné souvent, mais le concept, c'est souvent moi la première surprise. Et ce que je vais dire de toi, c'est que je me souviens, il me semble, de t'avoir abordée vraiment plus certainement pour te parler du fait que... j'aimais ton style et j'aimais le style d'Alex.
- Janou
Oui.
- Ludivine
Et là, c'est là que tu me dis que c'est toi qui étais comme la styliste d'Alex.
- Janou
Oui, exactement.
- Ludivine
Puis ce qui est très drôle, c'est que mon épisode précédent, c'est aussi quelqu'un qui se prénomme Alex. C'est l'ami de Jonathan. Bon, c'est Alex, sa propre personne. Et je disais la même chose de ce Alex-là. Puis là, vous vous enchaînez. Vous êtes comme un à côté de l'autre. Je trouve ça vraiment particulier. Mais bref, Janou, je trouve que vous êtes vraiment toujours dans un esprit de, comment dire, c'est clair que vous vous êtes préparée pour l'événement, dans ce que vous portez. Puis encore, je vais le répéter, je l'ai dit dans mon épisode précédent, ça n'a rien à voir avec la vanité. C'est vraiment un plaisir créatif que je vois dans ce que vous vous amenez, dans votre image de vous dans les événements. Puis je trouve ça toujours très beau de découvrir quelle est la créativité du moment. Donc, félicitations pour ça.
- Janou
Ah bien merci, c 'est vraiment cool. Moi, j'adore ça. Je ne sais pas si je peux me permettre un petit peu de rebondir...
- Ludivine
Ben oui, vas-y!
- Janou
Sur ce que tu viens de dire, m ais pour moi, je m'amuse à dire que je suis une artiste multidisciplinaire. Puis vraiment, la danse et en même temps le style, de s'amuser, de se laisser aller sa créativité, c'est vraiment quelque chose que j'adore, que les sorties comme ça nous permettent d'actualiser puis Alex et moi, on s'amuse beaucoup là-dedans. On aime vraiment ça justement. On a plein d'accessoires, puis c'est notre manière un petit peu, on dirait, de continuer à être des enfants, malgré qu'on soit des adultes.
- Ludivine
Oui.
- Janou
Maintenant.
- Ludivine
Oui. Oui, parce que c'est ça, la mode, tu sais, est un art en soi. Puis, je le comprends quand tu dis que ça rejoint votre enfant intérieur. Moi, j'appelle ça l'enfant intérieur, le « inner child » . C'est que c'est ça, il y a quelque chose de « ok, on joue aujourd'hui » , tu sais.
- Janou
Oui, exact.
- Ludivine
Puis on va sortir les boîtes de costumes, puis on va se costumer, tu sais, c 'est un peu comme dans cet esprit-là, tu sais. Je ne dis pas que vous... vous costumer pour l'Halloween, c'est pas ça,
- Janou
Mais... oui, oui!
- Ludivine
C'est un peu ça des fois, tu sais, j'imagine.
- Janou
Oui, oui, tout à fait. Oui, oui, vraiment, vraiment, tout à fait. Tu l'as bien dit.
- Ludivine
C'est très cool, c'est très cool. Bon, bien, écoute, peut-être que la question va toucher à cet aspect-là, parce que j'en ai des questions qui touchent à ça dans le chapeau à questions, donc là, je vais juste expliquer rapidement le concept. On va avoir une petite conversation qui va être déclenchée en quelque sorte, qui va être inspirée par une question. Et les questions, toutes les questions touchent assurément à la danse sur des beats EDM, mais à partir de là, il y a plein de différents sujets qui peuvent être abordés. Et donc, quand tu es prête, on peut lire la question ensemble et la découvrir ensemble parce que moi, je ne la connais pas non plus.
- Janou
OK!
- Ludivine
Je l'ai tirée du chapeau puis elle est sur mon bureau, mais je ne l'ai pas encore lue. Je ne la connais pas.
- Janou
Ah! Très cool. Je suis prête à ce qu'on découvre ça.
- Ludivine
Parfait. Let's go. OK. Ah, mon Dieu, c'est tellement drôle. Bien, écoute, ça va de soi. Je te pose la question, Janou.
- Janou
OK.
- Ludivine
Avez-vous besoin d'être accompagnée pour aller danser ? Mon Dieu, c'est presque parfait.
- Janou
C'est une bonne question. Ah, oui. Mais c'est vraiment une bonne question parce que ça ouvre sur plein de petits mini-sujets. C'est comme si je dirais ultimement, si je réponds spontanément, non, je ne pense pas que... que j'ai besoin, si la question m'est adressée à moi, que j'ai besoin d'être accompagnée pour aller danser. Mais c'est sûr que c'est une expérience tellement le fun quand on est accompagnée. Puis c'est aussi le fun d'avoir quelqu'un dans sa vie, son partenaire de vie, qui est la personne qui nous accompagne là-dedans. Ça, c'est vraiment... C'est très, très le fun de partager une passion avec la personne avec qui c'est ça que tu partages ta vie, p uis ce type de passion-là, c'est comme si... J'adore être accompagnée, entre autres, de mon chum, de mon conjoint. Ça fait que c'est malade. Mais justement, quand on est ensemble, on est ensemble dans l'événement, mais il y a plein de moments où justement, on n'est pas nécessairement ensemble. Ça fait qu'on vit une expérience quand même aussi personnelle ou individuelle. Puis aussi, par contre, je dois avouer que ça ne m'est pas nécessairement arrivé souvent de... De sortir seule, sans avoir des amis ou mon chum avec moi. Parce que des fois, j'ai, c'est plus... comment je pourrais dire? C'est comme si ça me sécurise quand même. Je me sens plus libre, on dirait, en étant quand même accompagnée. Même si dans la soirée, on vit plein de moments avec d'autres personnes, plein de moments seuls aussi. Puis notre partenaire premier, c'est la musique, vraiment aussi. Moi, c'est ça aussi que je pourrais dire par rapport à l'accompagnement. C'est comme si je ne me sens jamais vraiment seule quand je vais danser parce que c'est vraiment la musique, ma partenaire. Je me sens en sécurité quand je rentre dans la musique, quand je l'écoute, quand je me mets à danser, quand je me mets à trouver une manière de faire écho à la musique en dansant. C'est ça que je pourrais répondre spontanément. Je sais pas si...
- Ludivine
Ouais, il y a plein de pistes là-dedans. C'est comme tu disais toi-même avant de commencer à répondre. Écoute, il y a une chose, et je vais l'extraire de tout ce que tu as dit, mais il y a une chose qui a retenu mon attention. Tu as dit que d'aller à un événement avec quelqu'un, que ce soit avec des amis et ou ton partenaire de vie, tu te sens plus libre.
- Janou
Oui.
- Ludivine
Mais explique-moi ça.
- Janou
Oui, oui, oui.
- Ludivine
Je peux, je pense comprendre, mais j'aimerais ça que toi, tu me l'expliques.
- Janou
Bien, je pense que c'est en lien avec la sécurité. C'est que si...
- Ludivine
Donc ta sécurité physique, là.
- Janou
Ma sécurité physique, mais on dirait que ce n'est pas juste ma sécurité physique, c'est ma sécurité affective. C'est comme ma sécurité aussi de, je sais que je vais partager quelque chose avec quelqu'un. C'est comme si, pour moi, la liberté est vraiment en lien avec le lien, justement. Je pense qu'on se sent libre quand on se sent sécure dans la vie.
- Ludivine
Oui!
- Janou
Tandis que si, disons... Je pense que je pourrais y aller et me sentir sécure, mais ça participe à mon sentiment de sécurité d'être avec des amis et de plaisir aussi. C'est comme si je suis plus certaine que je vais vivre un beau moment si je suis avec des amis, tandis que peut-être, même si je pense que je pourrais vivre des beaux moments et rencontrer des gens quand je suis seule, peut-être que je me sentirais un petit peu plus, je ne sais pas, sur mes gardes. surtout à certains endroits où, disons, si j'allais seule, disons, au Stereo, je ne pense pas que je m'habillerais de la même manière que si je suis accompagnée. C'est plate à dire, mais c'est ça quand même.
- Ludivine
Mais c'est la réalité. La société a changé beaucoup. N'empêche que d'être une femme, d'être un individu né femme et d'identité de genre, on a aussi une expression de genre en tant que femme, c'est encore... être vulnérable dans plusieurs situations.
- Janou
Oui. Donc euh... puis... C'est ça, je comprends. Parce que, c'est ça, moi, je suis une femme aussi, là. Mais moi, la différence, Janou, si je peux juste rajouter ça, c'est que moi, je suis grande physiquement. Et ça, déjà ça, je sais que c'est un avantage parce que les hommes ne vont pas me voir de la même façon que, par exemple, ils verraient une femme comme toi qui est un peu plus petite. Oui.
- Ludivine
C'est tout ça aussi qui fait partie de ton sentiment de sécurité aussi.
- Janou
Clairement. C'est comme si à un moment donné, il y a différentes couches. C'est vraiment complexe comme expérience parce que c'est comme si au niveau, si je suis vraiment honnête avec moi-même, je ne me suis jamais sentie en réel danger. Je ne suis pas, je me sens... C'est quand même un endroit que si je crie, je veux dire, il y a quelqu'un qui va me faire m'aider.
- Ludivine
Les agents de sécurité sont extraordinaires. On s'entend là.
- Janou
Oui, oui, tout à fait.
- Ludivine
T rès vigilants et très présents.
- Janou
Mais c'est comme un... Ah oui, vraiment. À ce niveau-là, il n'y a pas de problème. Mais des fois, c'est juste... Tu as envie d'être dans ta danse et tu vois que la personne, parce que souvent, elle est sous effet de substance, elle veut plus être en interaction avec toi. Des fois, elle peut te fixer. Puis souvent, je suis même pas, des fois c'est fâchant, mais des fois c'est même pas fâchant, c'est comme une asynchronie, c'est comme on n'est pas quasiment dans la même expérience, mais ça fait comme quelque chose à gérer, tandis que quand t'es avec tes amis, là tu checkes ton ami, tu souris, t'sais, t'es comme si tu crées ton petit univers.
- Ludivine
Mais il y a un filet de sécurité, tu parlais de sécurité, puis t'as utilisé le mot sécurité affective, moi j'utilise le mot sécurité émotionnelle. La sécurité émotionnelle, puis c'est intéressant parce que q uand je t'entendais parler, tu sais, moi, j'ai des enfants, puis en tant que parent, ce que j'ai fait avec mes enfants, c'est un type de parentalité un peu particulière, mais j'ai élevé mes enfants pour leur donner toute la sécurité possible à la base, OK ? C'est une théorie, là. Mais dans le fond, c'est que tu vas, tu sais, faire, par exemple, du cododo, tu vas porter tes enfants. et tout ça c'est dans le but de faire en sorte qu'ils deviennent des individus sécures parce que la théorie c'est que si tu leur donnes tout l'enveloppement qu'ils ont besoin à la base et les repères, a près ça, ils vont pouvoir être des adultes en confiance et en sécurité.
- Janou
Oui.
- Ludivine
Ce que j'entends dans l'expérience, c'est que quand tu vas accompagner dans des événements EDM, ça te libère parce que justement, tu as des repères.
- Janou
Oui, exactement.
- Ludivine
Les gens souvent s'imaginent que la liberté, c'est le chaos. Puis oui, ça peut l'être. Mais souvent, la liberté, c'est la routine, c'est les repères, c'est une stabilité, c'est savoir à quoi s'en tenir, c'est savoir qu'est-ce qui va se passer ou à peu près.
- Janou
Tout à fait. C'est comme des limites de ton terrain de jeu, mais dans ton terrain de jeu, tu peux essayer plein de choses, tu peux faire plein d'affaires. Les fois, justement, où je me suis sentie accompagnée, puis bien, de ce... Tu sais, mettons, dans le festival, tout à l'heure, avant qu'on commence l'épisode, on parlait de... du festival Timeless.
- Ludivine
Oui, auquel vous venez de participer, Alex et toi.
- Janou
Oui, exact. Justement, ça, c'est comme un autre niveau, je pense, de sécurité parce que rendu à la fin de l'expérience, quand tu es rendu au quatrième jour, tu as déjà commencé à tisser un lien avec un peu tout le monde. Ce n'est pas obligé d'être un lien qui est en parole. Des fois, ça peut être vraiment juste un lien en regard, en danse. Il y a plein de personnes que j'ai connectées avec. Je ne sais même pas c'est quoi leur nom. Mais rendu au nombre de temps où on a dansé ensemble, je me sentais en sécurité. Puis, my God, j'ai essayé des nouveaux moves de danse. J'ai essayé des affaires.
- Ludivine
J'adore!
- Janou
Je me laissais aller. Là, j'étais vraiment… J'étais comme…
- Ludivine
Ben, tu étais dans l'abandon...
- Janou
J'étais très libre. Ouais, exact.
- Ludivine
Parce que justement, tu étais dans le laisser-aller. Dans le fond, c'est très simple: quand on n'a pas ces repères-là, puis on est seul, par exemple, il faut être en mode vigilance. Il faut qu'on… qu'on soit plus vigilant de ce qui se passe autour de nous. On ne peut pas s'abandonner autant à l'expérience. Puis ça, ça gruge de l'énergie qu'on pourrait potentiellement investir plutôt dans le fait d'avoir du plaisir dans le moment.
- Janou
Oui, tout à fait. Je pense qu'on pourrait quand même... Ce que tu viens de dire, c'est quelque chose qu'on pourrait dire par rapport à la vie en général. C'est ça qui est le fun de ces expériences de danse là, c'est quelque chose qui aide pour le reste de la vie aussi, pour comprendre des choses. C'est vraiment un jeu, je trouve, qui est beaucoup plus profond que ce qu'il n'y paraît, si on peut dire. En tout cas, moi, ça m'a fait ça dans ma vie, d'être encore plus... plus dans ces réflexions-là autour justement de la sécurité puis de la liberté.
- Ludivine
Oui, c'est magnifique. Écoute, honnêtement, on arrive bientôt à notre 15 minutes puis je me dis, ça, c'est comme la conclusion parfaite. Est-ce que tu peux rajouter quelque chose, Janou, par rapport à ça ?
- Janou
Merci, merci, merci de faire ça. Merci de donner, comment dire, un lieu pour peut-être nommer des choses qu'on ressent toute notre gang de danseurs et de tripeux de musique. C'est le fun. Merci de nous donner cette opportunité-là.
- Ludivine
Écoute, ça me fait tellement plaisir. Je trouve ça intéressant que tu dises ça, parce que récemment, quelqu'un justement de la communauté qui est un auditeur me disait ça. Il me disait que quand il écoute mes invités, qui sont des gens que lui connaît ou ne connaît pas encore et découvre, i l se surprend à dire « Hey, moi aussi », tu sais, quand il est en train d'écouter, « Hey, moi aussi, je pense ça. Hey, moi aussi, j'allais dire ça, tu sais. » Donc, ça vient confirmer ce que tu viens de dire, c 'est que je pense que beaucoup de gens le vivent, le ressentent, mais on n'a pas beaucoup de tribunes pour l'exprimer. Donc, écoute, merci de contribuer avec la super belle conversation qu'on vient d'avoir. Donc, merci beaucoup, Janou.
- Janou
Avec plaisir, merci.
- Ludivine
Les épisodes s'enchaînent avec une cohérence hallucinante. Dans le précédent, Alex répondait à sa question sortie du chapeau en disant que pour lui, danser est une activité qui n'implique que lui et l'univers. Et cette fois-ci, Janou, pour qui la question « Avez-vous besoin d'être accompagné pour aller danser ? » sort du chapeau, formule quelque chose de similaire au début de sa réponse, en disant que bien sûr que danser est personnel, et dans cette même veine conceptuelle, un peu plus loin dans l'étaiement de sa réflexion orale, que sa véritable compagne dans un event EDM est la musique elle-même, mais au travers son déploiement d'idées, elle confie cependant qu'elle aime sortir accompagnée, soit de son partenaire de vie et ou d'amis. Elle dit qu'elle se sent plus libre lorsque c'est le cas lorsqu'elle est accompagnée pour une sortie EDM, et lorsque je lui demande de nous offrir une clarification de cette affirmation, elle avance que c'est parce qu'elle se sent alors en sécurité affective. Quand je reprends cette idée, je la nomme sécurité émotionnelle. Et voici ce que l'agent IA m'apprend à propos de la différence entre les deux expressions qui sont très similaires au point d'être souvent utilisées comme des synonymes, mais qui mettent en fait l'accent sur des aspects légèrement différents du lien humain. Ouvrir les guillemets. La sécurité affective désigne le sentiment d'être aimé, protégé et accepté inconditionnellement par une personne de référence. un parent pour un enfant ou un partenaire dans une dynamique de couple, par exemple. Tandis que la sécurité émotionnelle désigne la certitude que vos émotions peuvent exister et s'exprimer sans que vous risquiez d'être jugé, rejeté, moqué ou puni. En gros, le rôle de la sécurité affective est de donner une base solide pour explorer le monde, avoir confiance en soi et grandir sans peur de l'abandon. Tandis que celui de la sécurité émotionnelle est de permettre la vulnérabilité , le droit à l'erreur et la résolution saine des conflits. Fermez les guillemets. Pendant notre entretien, lorsque Janou met de l'avant cette notion de sécurité affective, cela me ramène à mon rôle de mère qui a pris des décisions plutôt marginales à l'époque, il y a 16 ans déjà. Marginales dans ma famille, marginales socialement également. Des commentaires, j'en ai essuyé plusieurs, pour avoir tenté de mettre en pratique de mon mieux le « attachment parenting » . Des choses comme « mais si tu dors avec ton enfant, tu vas le rendre dépendant de ta présence » ou pire « tu vas l'écraser pendant ton sommeil et le tuer » pour ne nommer que ces deux exemples en rapport avec une seule de mes quelques décisions marginales, le co-dodo. À l'époque de ma première grossesse, ce sont des amis à moi qui m'avaient inspiré ce modèle, le « attachment parenting » , créé par le couple formé du pédiatre William Sears et de l'infirmière et autrice Martha Sears, e ux-mêmes grandement inspirés par le livre de Jean Lidloff, The Continuum Concept, rédigé en 1975, qui décrivait les pratiques éducatives du peuple autochtone Yékuana du Venezuela. Jean serait tombée en fascination de ce peuple lors d'un voyage. Dans son livre, que je n'ai pas moi-même lu, mais que Wikipédia me résume, elle mettrait de l'avant l'idée que notre mode de vie occidentale ne répond pas aux besoins des tout-petits. entre autres du manque de contact physique avec eux. De mes lectures de l'époque de la prise de décision de mettre en pratique le attachment parenting avec mes enfants, je me souviens aussi du fait biologique suivant: l 'enfant humain sort du ventre de la mère non prêt à être dans ce monde, et il en est ainsi parce que nous sommes bipèdes, et que le bassin de l'être né femme ne pourrait pas laisser passer un enfant au-delà de 9 mois de gestation. À nouveau, cet agent IA de Google me vient en aide. en confirmant ceci: D'un point de vue purement biologique et évolutif, un bébé humain devrait idéalement passer environ 18 à 21 mois dans l'utérus de sa mère pour atteindre le niveau de maturité et d'autonomie qu'un autre grand singe ou mammifère a à la naissance. Pourquoi vous dire tout cela ? Quel est le rapport avec la danse ? De retour aux propos de Janou, à sa réponse à la question « avez-vous besoin d'être accompagné pour aller danser ? » à cette liberté qu'elle ressent lorsqu'elle est entourée par son partenaire de vie, par ses amis, sur un floor, à son sentiment de sécurité affective, à tous ces liens qui lui permettent de pouvoir s'abandonner à l'expérience que lui propose un event EDM, avec laisser aller, sans devoir accorder de son énergie vitale à un état de vigilance, qui peut être induit par une participation solo à un event, comme je le vis souvent moi-même n 'ayant pas de partenaire de vie qui m'accompagne et ne me rendant pas au event avec des amis. Cependant qu'une fois sur place, bien sûr que les gens de la communauté sont là. Et bien sûr que les membres du personnel des venues veillent au grain. Et je peux donc comprendre ce que Janou exprime et confie. Ce sentiment de paix d'esprit, cette liberté, ce ressenti qui donne tout l'espace à son abandon. Janou a son village autour d'elle, comme les tout-petits du peuple Yekuana. Des gens qui veillent, la protègent. Des gens de confiance, qui l'aiment et l'enveloppent. Ce qui est la définition de cette sécurité affective qui, au final, est définitivement la bonne expression pour décrire ce genre d'expérience à une participation à un event EDM, c elle de mon invité lorsqu'elle est accompagnée, d e chacun de nous. Sécurité affective, l'expression la plus juste. Les bébés humains ont besoin de sécurité affective pour devenir des adultes capables d'attachements sécures avec leurs semblables. Les bienfaits du « attachment parenting » seraient entre autres une meilleure régulation émotionnelle, ainsi qu'une meilleure résilience au stress, une autonomie et une confiance en soi accrues, des relations interpersonnelles plus saines et stables, et une diminution des troubles du comportement et de la santé mentale. Nos sociétés occidentales produisent des humains souvent en déficience affective, ce qui entraîne des répercussions dans toutes les sphères de nos existences. Janou dit, vers la fin de notre conversation, que les expériences de danse nous aide pour le reste de nos existences, pour comprendre des choses, que c'est un jeu qui est beaucoup plus profond qu'il n'y paraît. Je seconde. La danse en contexte EDM est un laboratoire heureux qui nous permet de faire des liens intellectuels grâce à nos liens émotionnels dans ces environnements de socialisation in vitant à l'abandon. Sur le floor, veillons tous les uns sur les autres. Unity, bien au-delà de si nous sommes accompagnés ou non, soyons-le, ensemble, les uns pour les autres, avec du respect et du Love, de l'enveloppement.