- Speaker
This is where, this is a new life, so...
- Ludivine
From Montreal, de Montréal, introducing people, je vous présente des gens, met on a, rencontré sur un, dancefloor, pour parler de, to talk about, DANZ. Épisode 20. Déjà deux dizaines d'accomplies dans ce projet créatif et aujourd'hui, j'ai le bonheur de parler avec Alex. Alex qui est le partenaire de vie de Janou, mais comme je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, je vais encore le répéter, Alex est sa propre personne, évidemment. Alors bonjour Alex.
- Alex
Allô, allô.
- Ludivine
Bon. Alors je vais te présenter de façon très spontanée comme je le fais toujours. Ç a, c'est important de comprendre ça là, moi, je n'écris rien, je ne prépare rien. Je vous dis ce que j'ai à vous dire au moment où on est ensemble au micro et au moment de l'enregistrement. Donc, Alex, ce que j'aimerais te dire, c'est qu'au travers le temps, parce que je pense que ça fait environ trois ans maintenant qu'on se voit sur les dancefloors, tu es une personne qui a toujours été très présent, très discret, très respectueux, mais à toutes les fois qu'on se voyait... C'était toujours comme une véritable connexion. Tu as vraiment beaucoup de charisme. Et quand tu m'approchais, toujours avec beaucoup de respect, je le répète, respect dans le sens de, disons que j'étais dans ma bulle ou quoi que ce soit, tu as toujours une approche très respectueuse. Puis, c'était toujours intéressant de parler un peu avec toi. Donc, ça, je l'ai dit, m oi, ma règle d'or, c'est qu'on ne parle pas sur le dancefloor, mais avec toi, je me souviens d'avoir eu quelques petites conversations parce que justement, tu es très respectueux et tu respectes justement la bulle de tout un chacun autour de toi.
- Alex
Oui, OK. C'est cool...
- Ludivine
J'ai toujours senti qu'avec toi, je pouvais le faire. Comme juste jaser un tout petit peu momentanément.
- Alex
Oui.
- Ludivine
Puis oui, c'est ça. J'ai toujours été très heureuse de te croiser sur un dancefloor.
- Alex
C'est super. Merci. Je prends le compliment. Vraiment, j'apprécie beaucoup.
- Ludivine
Bien, écoute, je suis heureuse que ça te rende heureux.
- Alex
Vraiment .
- Ludivine
Fait que tu connais le principe, je pense, avec la fameuse question que tu ne connais pas, que je ne connais pas non plus. Donc, je l'ai tirée du chapeau à questions. Est-ce que tu veux ajouter quelque chose à ce point-ci où on y va avec la question puis on parle à partir de là ?
- Alex
Oui, je suis prêt. ON y va.
- Ludivine
OK, on va faire ça. OK. Donc, je vais lire la question à l'instant. OK. À quoi ressemble... un de vos week-ends typiques lorsque vous sortez danser ?
- Alex
Bonne question. C'est quand même assez... Ça peut être différent d'une fois à l'autre, mais c 'est quand même assez simple. On va s'être dit d'avance, est-ce qu'on a envie, est-ce qu'on a l'énergie, peut-être vers la fin de la semaine, on se parle.
- Ludivine
Fin de la semaine, mettons. quel jour. Puis là, quand tu dis « on » , on va juste le préciser, c'est Janou.
- Alex
Oui, c'est Janou. Ça peut être d'autres de nos amis aussi. Des fois, je sors sans elle. Des fois, elle sort sans moi aussi, bien sûr. Mais on va se parler, admettons, à partir du mercredi ou du jeudi. Ça, ça dépend. Bien sûr, on n'a pas déjà acheté des billets d'avance, comme là, en fin de semaine, ben m oi aussi, j'ai des billets pour samedi soir, mais ça fait genre... un mois et demi ou deux mois qu'on les a achetés.
- Ludivine
Fait que là, on va se voir au Stereo, c 'est ça que tu es en train de me dire.
- Alex
Oui, exact.
- Ludivine
Ouuuuh, yeah!
- Alex
Ouais, ouais, pour Trikk avec euh...
- Ludivine
Et Âme...
- Alex
Âme, ouais. Donc on en parle vers la fin de la semaine. On se dit, est-ce qu'on a envie de sortir ? Des fois, on se donne la chance. On dit, on n'achète pas de billets. On va attendre à vendredi soir ou à samedi soir. On va les acheter. On le fait de plus en plus. Les acheter près de l'événement pour vraiment se donner l'opportunité de se faire dire par des amis, par exemple, qui nous diraient, il y a tel autre, je m'en vais là-bas, est-ce que tu veux venir avec nous ? On attend tout le temps le plus tard possible, en général.
- Ludivine
Oui, non ça, écoute, il y a plein de choses. Parce que, dans le fond, tu es le premier... tu sais, cette question-là touche à l'organisation, en quelque sorte. Puis, tu sais, jusqu'à maintenant, je le disais en début, on est rendu au 20e épisode, mais on n'a pas encore concrètement expliqué un week-end, comment un week-end est vécu par un enthousiaste de la musique EDM à Montréal. Et pourtant, je pense que tout le monde vit de façon assez similaire cette organisation-là. Donc, je trouve ça super que tu nous aies donné toutes ces informations-là déjà. Ça fait que je veux juste... récapituler un peu ce que tu viens de dire. Le beat, c'est que vers à peu près mercredi, jeudi, vous sentez la fin de semaine arriver. Vous regardez est-ce qu'il y a quelque chose qui a été fixé à l'horaire parce que des fois il y a des événements plus certains. Exemple, en fin de semaine, vous savez que vous voulez aller au Stereo pour voir Trikk et Âme parce que ce sont des DJ que vous appréciez. On sait que leur présence dans la ville est plutôt rare.
- Alex
Ouais, vraiment.
- Ludivine
Vous, vous êtes procuré des billets pour comme simplifier ça dans votre calendrier, tu sais, comme fixer ça dans votre calendrier. Parfait. Ensuite de ça, vous vous dites, OK, mais il faut aussi laisser de la place à la flexibilité parce qu'on le sait, nous, notre problème dans la ville, c'est qu'il y a tellement d'événements.
- Alex
C'est un beau problème, hein ? On est chanceux.
- Ludivine
C'est incroyable. Oui, c'est ça. Mais moi, je le dis régulièrement, ça. C'est vraiment un problème parce que combien de fois, en tout cas moi, je ne sais pas si pour toi et pour vous, justement, je me suis engagée dans quelque chose qui était très intéressant. Et là, bang, il y a d'autres choses qui se présentent d'un petit peu plus intéressant peut-être. Puis là, je me dis, ah, qu'est-ce que je fais ? Où est-ce que je vais ? Comment je vais diviser mon temps ? Parce que c'est une autre possibilité, c'est d'aller à deux événements.
- Alex
Mais tu es hyper connectée. Toi, tu es beaucoup connectée. Tu as réussi à mettre... C'est-à-dire à recevoir beaucoup d'informations en même temps, chose que je n'ai pas nettement réussie rapidement, je pense. C'est-à-dire que, admettons, je ne connaissais pas Ferias, je ne connaissais pas dernièrement, tu m'as appris les événements. En tout cas, il y a différents événements que c'est toi qui m'en as appris, puis j'ai plein d'autres de mes amis aussi qui réussissent rapidement à s'abonner à des comptes, à faire genre la toile d'araignée autour de tous les événements. Mais nous, on est restés sobres beaucoup plus longtemps. C'est-à-dire qu'on a fait des festivals, puis on a fait Stereo, qui a vraiment changé notre vie. Les festivals et Stereo, c'est vraiment ces deux événements-là, ces deux types d'événements-là qui ont changé notre vie de danseur, finalement.
- Ludivine
Ça a commencé quand, ça, pour vous ? Je suis curieuse, disons.
- Alex
Ça a commencé il y a genre cinq ans.
- Ludivine
Quand même!
- Alex
À la fin de la pandémie. Vers la fin de la pandémie, quand il a recommencé à y avoir des spectacles en ville, je me souviens que le premier spectacle de EDM que j'avais été voir, c'est Ilan Bluestone, un artiste que je n'ai plus jamais réécouté par la suite, mais ça a été comme le premier que je suis allé voir à la SAT. Puis le premier festival que j'ai fait dans ce temps-là, c'était AIM. Puis ça avait été formidable, ça m'avait ouvert les yeux.
- Ludivine
Que je ne connais pas du tout, c'est quoi ce festival-là ? C'est ici ?
- Alex
C'était à Saint-André-d'Argenteuil. C'était un festival que, mettons, Miss Monique, puis le collectif, le dimanche, ça m'échappe, mais des gros noms avaient passé là-bas. Puis ça avait été un festival qui était comme sur le bord d'être un festival, qu'on pourrait dire plutôt grande envergure, mais comme quand même camping sur le site.
- Ludivine
Nice!
- Alex
Oui, c'est ça. Fait que... Mais il n'y a pas beaucoup d'arbres. C'était un lieu qui n'était pas de la forêt. Ça m'avait éveillé sur un type de festival qui est un peu l'entre-deux entre le festival dans le bois et le festival en ville que tu reviens coucher chez toi. C'était vraiment un entre-deux. Mais par la suite, on a découvert les festivals plus dans le bois qui nous ont complètement... Ça nous a vraiment ouvert les...
- Ludivine
Séduit là. C'est ça, ça vous a séduit comme formule.
- Alex
Oui, séduits, complètement.
- Ludivine
Parce que c'est ça... Janou me disait la semaine dernière, et elle l'a mentionné dans son épisode rapidement, mais vous êtes allé à Timeless. Ça, c'était comme il y a deux week-ends.
- Alex
Oui, notre premier Timeless, je le voyais passer depuis de nombreuses années, mais jamais on ne l'avait fait. Donc, on a été vraiment satisfaits, très impressionnés de différentes choses de ce festival-là, entre autres, les découvertes musicales qu'on a faites, qu'on ne s'attendait pas à faire.
- Ludivine
Oui, le type musical, c'est ça ?
- Alex
Oui. Oui, vraiment. Entre autres, Bass Music, que je ne m'attendais pas à aimer autant, dont un collectif que cette nuit-là nous a fait découvrir, Dark Room, un collectif dans la Bass Music qui n'est pas du Drum & Bass, qui n'est pas du Dubstep. C'est vraiment Bass Music. C'est une musique qui est drivée, un peu comme la techno est drivée par la rythmique, le BPM avec un drum kick et vraiment beaucoup, beaucoup d'une genre de simplicité, une répétition qui nous amène dans un... qui nous hypnotise finalement, certains types de techno. Là, dans le Bass Music, la même chose. Un voyage complexe qui nous a amenés par moments à vraiment faire la grande vague avec notre corps, puis langoureusement bouger jusqu'à vraiment s'écraser jusqu'à terre puis faire des faces de Bass, puis vraiment ça a amené à un côté vraiment très langoureux et sexy à la piste de danse.
- Ludivine
Wow!
- Alex
C'était vraiment cool, avec des lumières rouges, rouges, rouges.
- Ludivine
Ah mon Dieu! Tu me décris une ambiance très, comment dire, moi, ça m'intrigue. C'est intriguant. En tout cas, je vais aller faire des recherches après notre conversation.
- Alex
En plus, je dois rajouter, j'avais oublié de vous dire, c'est la première fois de ma vie que j'assistais à un set qu'un VJ, c'est-à-dire quelqu'un qui va dire des choses durant le set, et là, c'était un poète qui doit être dans le collectif de Dark Room. C'était magique, il disait des choses en même temps. qui nous faisait réfléchir en même temps que de danser, en même temps que de viber. Puis ça fait que c'était comme wo. Puis là, des artistes de feu en avant, puis d'autres artistes, c'était vraiment malade.
- Ludivine
Wow... Bien, c'est drôle parce que tu as utilisé l'acronyme VJ. Moi, je pensais qu'un VJ, c'était quelqu'un qui s'occupait des visual effects, puis que quelqu'un qui parlerait, ça serait un MC, comme dans le vieux, comme le rap.
- Alex
Je me suis trompé, hein ?
- Ludivine
Bien, c'est pas grave.
- Alex
Peut-être que je me suis trompé. Oui, c'était un MC, oui.
- Ludivine
Il y a tellement d'acronymes, là! Il y a tellement d'acronymes dans ce milieu-là, que ce soit le style de musique, justement, ou le rôle de tout un chacun. Mais je trouve ça hyper intéressant parce que ça semble avoir été vraiment complet, parce que, justement, il y avait aussi des visual effects. Tu as parlé même de danseurs. Il y avait des danseurs qui étaient là.
- Alex
Oui.
- Ludivine
Écoute, moi, j'adore ça. Parce que, tu sais, oui, nous, on danse sur le dancefloor, mais j'adore quand il y a aussi comme un autre niveau, si on veut, de... d'engagement par des danseurs professionnels ou qui sont du moins engagés pour être là dans l'événement et donner un certain niveau d'énergie.
- Alex
Oui, c'est ça exactement. Ça lève encore plus le niveau d'énergie et ça enlève un certain... C'est comme si la piste de danse devenait plus légère pour tout le monde parce qu'on donne notre attention en avant à des danseurs pendant que nous-mêmes, on danse.
- Ludivine
Ah, je comprends. Ça fait que c'est comme un effet, oui. Oui, oui. En anglais, on dit « to deflect » , tu sais, c'est comme ça. Ça va comme, c'est ça, changer l'attention, comme tu dis,
- Alex
Oui.
- Ludivine
D'endroit, c'est intéressant. OK, là, je vais juste te ramener parce qu'il nous reste comme un deux minutes. Puis pour revenir finalement, tu sais, disons à vos week-ends typiques. Là, c'est sûr qu'on n'a jamais de week-end qui se ressemble, mais... Ce que j'en comprends, c'est que vous aimez beaucoup les festivals. Ça, j'imagine que c'est plus pendant la saison chaude.
- Alex
Oui, exact.
- Ludivine
Ici, on a la réalité des quatre saisons. Donc, vous, vous devez être vraiment heureux quand le printemps arrive parce que justement, vous devez voir arriver les festivals.
- Alex
Oui.
- Ludivine
Puis là, sinon, le restant de l'année, c'est des endroits comme le Stereo et comme d'autres. Parce que toi, je t'ai déjà rencontré au NWHR, dans d'autres événements, que ce soit par exemple par le collectif Latex qui organise des événements, on s'est déjà rencontrés là-dedans, qui eux changent de venues, que ce soit Exposé Noir, je suis convaincue que vous allez aux Exposé Noir aussi...
- Alex
Oui.
- Ludivine
Et il y en a d'autres. Donc, vos week-ends s'organisent en fonction de ce qui se passe cette fin de semaine-là.
- Alex
Oui, exactement.
- Ludivine
Ça dépend de comment vous vous sentez aussi, parce que tu disais, des fois, tu sors seul, des fois, tu sors avec Janou, des fois, vous sortez avec des amis. Donc, vous vous laissez cette liberté-là aussi. Ça fait que dans le fond, c'est pas pleinement rigide, c'est pas pleinement flexible. Il y a vraiment comme un équilibre de, OK, des fois, il y a des choses d'organiser, de fixer, et on fait des ajouts autour de ça.
- Alex
C'est exact.
- Ludivine
Je peux-tu juste poser une dernière question ?
- Alex
Bien sûr.
- Ludivine
Est-ce que vous avez comme un minimum, disons... tu sais, je te donne juste un exemple, moi, j'appelle ça des blocs danse, OK, mais ça, c'est moi. Moi, je me donne des blocs danse, je me dis minimalement, je veux avoir un bloc de danse, mais ça, c'est un très petit week-end.
- Alex
OK.
- Ludivine
Des fois, je peux booker à peu près quatre blocs de danse, mais pour moi, ça, ça veut dire aller dans quatre événements puis danser trois à quatre heures. Mais des fois, c'est pas possible. Des fois, je danse plus longtemps. Des fois, je danse moins longtemps. Donc, vous, est-ce que vous avez ce genre de paramètre-là ou non ? C'est juste, on y va avec ce qu'on vit ce week-end, puis ça peut être un événement, ça peut être trois événements, ça peut être... peu importe?
- Alex
Oui, non, nous notre minimum, c'est plus sur le mois. On pourrait dire deux semaines, trois semaines. C'est pas mal. On se dit qu'on aimerait mettre un événement à l'horaire à l'intérieur de deux à trois semaines, un mois au maximum.
- Ludivine
OK.
- Alex
C'est plus comme ça qu'on le fait. Justement, à la différence de toi, on ne fait jamais de quatre heures ici, quatre heures là-bas, puis une autre quatre heures là-bas.
- Ludivine
Vous vous engagez dans l'événement au complet.
- Alex
Oui, oui.
- Ludivine
C'est ça qui est intéressant parce qu'on a tous nos façons de fonctionner en fonction de plein de paramètres et c'est pour ça que je te posais la question et je sais que justement vous êtes plus engagés sur du plus long terme par rapport aux événements. On dit en bon anglais « it makes sense » de dire qu'on en a un, peut-être deux.
- Alex
Oui, mais on les choisit bien.
- Ludivine
Oui, oui, c'est ça.
- Alex
On aime finalement, généralement, c'est rare qu'on va être déçu d'une soirée, d'un choix qu'on va avoir fait. Donc, on aime ça, on a du plaisir. On désire juste moins changer de place durant la soirée, c'est tout.
- Ludivine
Bien oui. Écoute, c'est excellent d'avoir ce discernement. Génial. Bien écoute, je te remercie beaucoup pour cette conversation, Alex.
- Alex
Merci à toi de faire tout ça. C'est vraiment chouette que tu nous donnes la tribune, puis que tu t'intéresses à ce sujet-là, à ces sujets-là qui ont rapport à la danse. Il y a une infinité de sujets possibles et de discussions par rapport à ces sujets-là. Puis tu vas faire la lumière sur une partie de ceux-là. Puis je t'en suis reconnaissant. Vraiment, tu as du courage. Bravo, félicitations.
- Ludivine
Ah, merci! Merci beaucoup. Je prends tout ça comme un beau bouquet de fleurs. Merci.
- Alex
Vraiment.
- Ludivine
Le projet DANZ progresse et depuis ses débuts, plusieurs informations en lien avec le lifestyle d'un danseur d'Electronic Dance Music, l'EDM, furent abordées, souvent inspirées par les fameuses questions du chapeau qui attendent mes invité-e-s avec des airs de mystère, prêtes à se faire découvrir et explorer, une à la fois. Pour marquer la deuxième dizaine d'épisodes produits, Alex a l'opportunité de nous expliquer c omment il organise ses week-ends, comment son amour de la musique électronique l'amène à visiter les floors de la région, une fois son lundi au vendredi accompli. Permettez-moi ici un rappel en lien avec le comment l'ordre de mes invités s'est-il établi, et pourquoi est-ce que je tiens, en tant que créatrice de contenu, à respecter au mieux cet ordre de ma fameuse liste d'invités, avec qui je veux parler. Pavel, mon tout premier invité, rencontré lors d'un événement OFf Piknic en 2022, c'est mon intuition qui m'a ramené à lui quand l'idée de rencontrer et de parler avec des danseurs de la communauté EDM de Montréal pour édifier l'ensemble de ce podcast a mené à l'idée d'organiser cet aspect de mon projet en liste d'invités. Je dis de Pavel dans mon tout premier épisode qu'il fut ma clé. Celui par qui je compris qu'il y avait d'autres événements EDM dans la ville que celui que je fréquentais depuis déjà plusieurs années, le Piknic Electronik, moi qui dansais depuis toujours « on my own, wherever, whenever » . Pour revenir à la liste, les noms se sont placés, les uns après les autres, pour tenter de reproduire un fil, m on fil d'Ariane, dans le dédale des trois dernières années, à découvrir. différents venues, différents collectifs, différents DJs. Un fil me permettant de passer d'un individu à l'autre en suivant une logique qui recrée l'échafaudage de mon réseau humain. Et cette liste ne cesse encore à ce jour de bouger, parce qu'au fur et à mesure que les semaines avancent et que je me rends dans de nouveaux événements EDM, je croise inévitablement d'autres gens et je réalise que cette personne n'est pas sur ma liste. et dès lors je dois l'insérer quelque part ou la rajouter au nombre existant. Ma liste est définitivement organique. Quoi qu'il en soit, pour être inscrit sur cette liste, il faut que je vous ai croisé en tant qu'enthousiaste d'EDM à au moins deux reprises sur des dancefloor, donc à danser. Et préférablement dans des endroits différents les deux fois, des événements différents. Cela étant dit, tous mes invités n'organisent pas leur existence comme Pavel, l'invité choisi pour mon premier épisode, qui planifie ses week-ends à Montréal avec beaucoup d'intention, puisqu'il habite à presque 400 km de la ville, dans laquelle foisonnent les options EDM à toutes les fins de semaine, à l'année longue. Certains de mes invités ne sortent pas à tous les week-ends. Et nous voilà de retour à Alex. V ers la fin de notre entretien, i l me dit que son rythme, c'est environ au mois, aux trois semaines, et quand il sort, il se dédie à l'événement en entier, du début à sa fin. Pendant l'enregistrement, il n'a pas spécifié ce que cela représente en nombre d'heures et je ne lui ai pas posé la question. Mais habituellement, un événement EDM, autre que les événements qui s'inscrivent dans le créneau Bar Hours de 10 p.m. à 3 a.m., est d'un standard moyen de 8 heures, débutant à 22h et se terminant à 6h du matin, par exemple, mais peut s'étirer pour plus d'heures dans certains cas. Lorsque c'est au Stereo du samedi au dimanche débutant à minuit et se poursuivant jusqu'à ce que les individus DJ décrètent qu'ils ont tout donné, ce qui peut être au bout de 10, 13, 16 et parfois même 24h. D'autres events et d'autres venues offrent ces heures prolongées. À Alex, je lui dis que mon fonctionnement, c'est plutôt de danser pour des blocs de 2, 3, 4 heures d'affilée. Il en est ainsi dans ma vie depuis mon été 2019, pendant lequel je me suis endommagé les genoux à force de torsion sur le faux gazon du site du Piknic d'alors. La résistance subtile entre la matière de ce floor et les semelles de mes chaussures ont résulté en une fragilisation de ces articulations sur mon corps. qui n'a plus la même résistance sur le long terme depuis, lors d'événements EDM. Alors, je me suis adaptée en fragmentant ma danse en blocs. Et maintenant que je connais plusieurs options pour remplir mes week-ends, je procède avec des bookings qui m'assurent mes doses de bonheur. Alex dit que je suis bien informée comparativement à lui pour procéder à cette organisation. Il m'a fallu le devenir, j'imagine, et lui, de son côté, il a moins eu à développer ce type de skill pour s'assurer d'obtenir ses doses de bonheur via un floor. Nos choix de danseurs correspondent à nos réalités, à nos besoins, à nos limites, à nos désirs, et s'accordent même aux quatre saisons, comme pour ceux d'Alex qui participent à des festivals d'EDM en forêt dès l'été entamé. Comme nous l'avons dit, dans la région montréalaise, c'est la foison. Les jeudis. vendredis, samedis et même les dimanches offrent souvent plusieurs opportunités danse pour les enthousiastes des floors, parfois même les autres jours de la semaine. Il y a des Day Party, les fins de semaine, et des All Nighter dès les jeudis soirs, de ce standard 22h à 6h du matin, ou plus encore parfois. Montréal, c'est l'abondance. Des outils comme les applis qui se spécialisent à lister et décrire les offres. d'évents EDM dans la ville, tels Resident Advisor ou MySway. Des moyens comme suivre les stories Instagram des collectifs, des DJ locaux et ou des ambassadeurs influenceurs de la communauté EDM par exemple peuvent nous aider à dénicher les événements, à les sélectionner. Et il y en a d'autres des outils, des moyens, des pages Facebook ou des sites Internet comme le Old School et Classique rave.ca. Pour reprendre un terme du milieu des platines, pour planifier nos visites sur les floors, we have to dig avec patience pour établir notre aire d'aller, comme on dit. Organiser ces fins de semaine pour dance our lives away demande un peu d'énergie mentale investie. Mais au final, once we get the ball rolling, tout se facilite et s'installe dans un rythme fertile où nous en venons à ce point de devoir faire des choix. Parce que comme Alex le précise, être un danseur EDM à Montréal, c'est avoir un foutu beau problème, celui de mettre de côté des belles options pour investir notre présence à l'endroit où nous considérons que tout s'aligne pour nous dans cet instant. Pour Alex, il y a des paramètres comme les DJs dont il pourra entendre l'art et le talent, et ou une invitation par des amis, entre autres. Nina dans le deuxième épisode de DANZ, le disait. r ien ne sert d'avoir le FOMO, ce fameux fear of missing out. Montréal s'occupe de nous offrir exactement ce qui nous fera vibrer, dans le moment présent. So lucky, all of us.