- Speaker #0
Bienvenue dans Déclic d'Avenir, le podcast pour l'action sociale et le médico-social créé par HMC2, qui explore toutes les facettes du type vital au service de la personne. Découvrez dans chacun de nos épisodes comment les nouvelles technologies accompagnent le parcours de vie des personnes fragiles et participent à l'évolution de votre métier pour une société plus désirable.
- Speaker #1
Des clics d'avenir, nouvel épisode, c'est parti, un grand bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour la seule émission, vous l'avez entendu, qui décrypte pour vous les enjeux de la digitalisation du service aux personnes à destination des professionnels du secteur. Alors méfiez-vous des contrefaçons. Notre grand dossier du jour, créer un CRT, du projet à la pratique, on va voir ça à mes côtés, Bruno Dujardin, DG de Dôme pour HMC2, qui met le digital au service de la personne. Bonjour Bruno.
- Speaker #2
Bonjour Richard.
- Speaker #1
Floriane Illien, bonjour Floriane.
- Speaker #3
Bonjour Richard.
- Speaker #1
Vous êtes assistante sociale du CRT Sud-Essonne et Olivier Lefebvre. Bonjour Olivier.
- Speaker #2
Bonjour Richard.
- Speaker #1
Vous êtes le président de la FEDE CRT, donc on n'aura pas trop de 40 minutes à mon avis pour faire le tour de la question et partager vos expériences. Tout ce que vous avez voulu savoir sur la création d'un CRT sans oser le demander, c'est maintenant dans des clics d'avenir, bien sûr. Alors Bruno, on va peut-être commencer par poser les bases tout de suite. Il y a 175 CRT, donc centres de ressources territoriaux. On en attendait. 500, ça veut dire quoi ? C'est pas assez connu ? Ça marche pas ?
- Speaker #4
Je pense que c'est surtout une question de temps, puisqu'il y a effectivement un objectif qui a été fixé par l'État d'arriver à 500 CRT. Je pense qu'il y en a à peu près 300 aujourd'hui qui ont été accordés, mais le temps que ça se mette en place. Mais je pense qu'Olivier aura encore plus d'éléments pour répondre à cette question.
- Speaker #1
Olivier, justement.
- Speaker #2
Oui, donc les derniers chiffres qui ont été communiqués par la députée Annie Vidal, qui date du mois de septembre 2025, on était autour de 387 porteurs, en tout cas, qui ont été nommés. Donc il reste effectivement une centaine, 110 à peu près, CRT encore à attribuer, avec la cible de 500 en 2028.
- Speaker #1
On est d'accord qu'on peut dépasser, s'il y en a 502, 550, c'est pas grave. Écoutez,
- Speaker #2
on parle de cibles qui étaient décernées par le ministère. Oui, je pense qu'effectivement, 500 c'est la cible, mais en tout cas au niveau de la fédération, on milite pour que ce nombre puisse être croissant dans les années à venir.
- Speaker #1
J'imagine. Alors on est là pour essayer de savoir comment on fait pour en créer un. C'est quoi déjà un CRT ? C'est quoi les missions ? Peut-être commencer par donner envie ?
- Speaker #4
Oui, alors Floriane qui est sur le terrain va pouvoir, je pense, nous les décrire.
- Speaker #3
La mission principale, c'est de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées et d'apporter aussi du soutien aux aidants, je dirais, dans les très grandes lignes.
- Speaker #1
Donc ça, c'est l'émission générale, mais concrètement ?
- Speaker #3
Concrètement, ça veut dire qu'on est une équipe pluridisciplinaire, mobile, qui se déplace à domicile. Et l'objectif, c'est de pouvoir favoriser le maintien à domicile, de sécuriser le domicile, avec l'expertise par exemple d'une ergothérapeute sur l'aménagement du logement, les aides techniques. Ça peut être de l'ouverture de droits. la mise en place d'aides à domicile grâce à une assistante sociale, un travailleur social ou une conseillère en économie sociale et familiale. Ça peut être également du soutien psychologique, donc pour le bénéficiaire, mais aussi pour le proche aidant.
- Speaker #1
Parce qu'il ne faut pas oublier les aidants.
- Speaker #3
Exactement. Et puis, je dirais qu'il y a aussi de l'accès aux prestations qui peut être proposé. en tout cas c'est ce que... Notre centre de ressources territoriales porte avec de l'accueil de jour en établissement pour soulager les dents et pour, je dirais, créer une passerelle entre le domicile et l'institutionnalisation.
- Speaker #1
Olivier, qui est-ce qui peut créer un CRT et puis pourquoi en fait ? Alors,
- Speaker #2
au niveau du cahier des charges, les porteurs peuvent être ou à un EHPAD ou à un service à domicile. Donc, il faut être détenteur de cette autorisation pour pouvoir candidater. Après, quand on regarde la typologie des porteurs, on a effectivement des centres hospitaliers, des CCAS, mais aussi des EHPAD, des SIAD, des SAD. Donc, il suffit d'être détenteur de ces autorisations. et aujourd'hui qu'on regarde les porteurs public et associatif représentent 93% aujourd'hui des porteurs de CRT.
- Speaker #1
D'accord. Et quel est l'intérêt réel ? On peut se poser la question.
- Speaker #2
De quoi ? De créer un CRT ? Le fait de créer un CRT, ça permet d'avoir sur un territoire une offre alternative qui permet de renforcer l'accompagnement à domicile. Donc aujourd'hui, dans la graduation des parcours, on fait appel à... Un centre de ressources territoriales, quand les soins infirmiers sont plus suffisants pour pouvoir maintenir la personne dans son domicile. Et donc aujourd'hui, on est dans une logique d'approche domiciliaire où les personnes veulent rester chez eux le plus longtemps possible, voire jusqu'à la fin de vie. Et donc les CRT permettent de pouvoir allonger le maintien à domicile le plus longtemps possible.
- Speaker #1
D'accord. Floriane, on le disait tout à l'heure, vous êtes vraiment très terrain. Est-ce qu'on peut dire qu'il y a un avant CRT et un après ? Il y a vraiment un changement concret ?
- Speaker #3
Depuis la création des CRT.
- Speaker #1
Vous avez vécu, vous, sur le terrain ?
- Speaker #3
Je dirais que oui, parce que l'avantage d'un CRT, c'est vraiment de proposer une évaluation globale de par les professionnels et une évaluation vraiment de la situation pour pouvoir ajuster. les besoins. Alors ça veut dire par exemple renforcer ce qui existe déjà, renforcer les aides à domicile ou carrément de mettre en place des choses parce que la personne qui est atteinte d'une pathologie s'est dégradée, rien n'était mis en place. Donc oui, il y a quand même un avant et un après.
- Speaker #4
Pour compléter ce qui était dit juste avant, l'objectif c'est à la fois de maintenir des personnes à domicile, mais aussi dans de bonnes conditions et notamment rompre l'isolement. Parce que je pense que c'est vraiment un constat. C'est qu'évidemment on cherche à rester le plus longtemps à domicile, mais quelquefois c'est vraiment dans des conditions très difficiles. Et l'avantage des missions, on le voit au niveau des CRT, c'est bien d'être présent en plus des autres structures d'accompagnement et vraiment d'apporter du lien social. et pas seulement des soins. Et ça, c'est vraiment quelque chose qui est très appréciable. Et je suis vraiment convaincu que ça va générer d'autres besoins. Et j'espère que ce chiffre du financement des 500 CRT pourra effectivement être augmenté par les pouvoirs publics.
- Speaker #1
Alors, ça veut dire, ceux qui nous écoutent, les SAD, SIAD, SPASAD, tous ces acronymes qu'on adore dans ce pays, ça veut dire que ça ne se faisait pas avant tout ça ? Il n'y avait pas de visite à domicile ? Il n'y avait pas d'humains ? Bien sûr que si. Qu'est-ce qui a changé ? Qu'est-ce qui change avec un CRT concrètement ?
- Speaker #2
En fait, aujourd'hui, quand vous analysez ce qui est mis en place autour d'une personne âgée de plus de 60 ans, en général, vous avez une auxiliaire de vie, un médecin traitant ou pas, et une infirmière qui passe de temps à autre. Le fait de pouvoir créer un CRT, en fait, la plus-value, c'est que l'accompagnement personnalisé est piloté par un médecin gériatre. et une cadre de santé. Donc, on introduit l'expertise gériatrique dans le projet personnalisé de la personne. Et ça, c'est vraiment une plus-value. Parce que sur des polypathologies ou des cas complexes, l'accompagnement par une auxiliaire de vie et une infirmière n'est pas suffisant. Et quand on analyse les situations des bénéficiaires qui ensuite rentrent... On se rend bien compte que souvent le médecin traitant est depuis une dizaine d'années dans une logique de renouvellement d'ordonnances. On n'est pas dans un accompagnement médical poussé. Le fait de pouvoir apporter cette couche de coordination et d'experts, ça permet vraiment de renforcer l'accompagnement et l'observation des risques gériatriques de la personne accompagnée.
- Speaker #1
Si je dis que c'est une sorte de guichet unique, je suis à côté de la plaque ou c'est un peu ça ?
- Speaker #2
Non, ce n'est pas un guichet unique, mais en fait, on le verra tout à l'heure, mais dans la création des centres de ressources territoriaux, en fait, dans les comités de pilotage, normalement, on est censé mettre le dispositif d'appui à la coordination, les centres hospitaliers, les services à domicile, l'ensemble des parties prenantes qui interviennent autour de la personne accompagnée. Et il y a une logique d'articuler la création du CRT avec les offres déjà existantes. Donc l'idée, ce n'est pas de créer un millefeuille et de recréer un dispositif qui va faire doublon, mais au contraire, de pouvoir co-construire avec les partenaires du territoire et d'identifier les trous qu'il y a dans la raquette pour articuler la nouvelle offre en complétude de ce qui existe déjà.
- Speaker #1
D'accord. comment ça se passe maintenant, on va être concret parce que là il faut, parce que les auditeurs se disent, les auditeurs professionnels se disent, bon bah ok je suis convaincu Comment on fait ? Qui fait quoi en premier ? Qui fait la démarche ? On est d'accord ? Un EHPAD ?
- Speaker #2
En fait, c'est comme quand vous rentrez en campagne, c'est-à-dire que déjà, il faut se signaler sur le territoire. Donc, il faut rencontrer les acteurs du domicile. C'est-à-dire, imaginons que je sois un EHPAD ou un SIAD. Déjà, la première étape, c'est de créer un PowerPoint, une présentation avec entre 8 à 10 slides. en reprenant les grandes lignes du cahier des charges, en présentant son service. Donc si je suis un EHPAD et que je suis porteur d'une autorisation d'accueil de jour, par exemple, ou d'une plateforme de répit, c'est des choses qu'il faut indiquer dans sa présentation. Si on est un CIAD et qu'on a une autorisation d'ESA, c'est aussi quelque chose qui peut être complémentaire du centre de ressources territoriales. Et la première étape, c'est déjà de trouver un partenaire. partenariat solide avec si je suis un EHPAD, un service à domicile et si je suis un service à domicile, un EHPAD parce que c'est une convention qui est obligatoire dans le dépôt de candidature. Et une fois qu'on a mis en place ce partenariat, effectivement on rencontre l'ensemble des acteurs du domicile, les DAC, les CPTS, les EHPAD, les centres hospitaliers. On ne va pas toutes les lister, mais il faut se signaler. Moi, je l'ai fait cet été, j'ai accompagné de projets de portes. de CRT. Souvent, maintenant, ce n'était pas le cas il y a deux ans. Maintenant, quand vous faites le tour des acteurs du territoire, vous allez vous rendre compte qu'il y a d'autres acteurs qui veulent candidater.
- Speaker #1
On est en 2025.
- Speaker #2
Sur le même territoire que vous, ce qui n'était pas le cas il y a deux ans, parce que ça n'intéressait pas grand monde.
- Speaker #4
Il y a une mise en concurrence aujourd'hui.
- Speaker #2
Nous, ce qu'on essaye de faire, c'est qu'en fait, on essaye de fusionner ces projets. Par exemple, si le plus... le projet concurrent est un SIAD et que nous on a un EHPAD, on a tout intérêt à co-construire le projet ensemble. C'est aussi la vision des ARS, parce que dans plein de régions, des projets ont été refusés parce qu'il y avait deux ou trois mêmes projets sur un même territoire. Donc l'ARS demande aux acteurs de travailler ensemble. C'est vraiment un projet collaboratif, donc il ne faut pas être dans des logiques de concurrence. de coordination autour du parcours des personnes âgées et des aidants.
- Speaker #1
C'est un vrai partenariat en fait.
- Speaker #2
Voilà, c'est ça. En fait, c'est un peu la première brique opérationnelle de la mise en place du service public départemental de l'autonomie parce que c'est vraiment la mise en place de ces dispositifs qui font sens et qui permettent de mettre tout le monde autour de la table.
- Speaker #1
D'accord. Ça prend combien de temps de préparer tout ça ? Si c'est comme pour Madame Michu, quand est-ce que je vais être gire, machin chose, on va mourir d'autres choses. Pour déposer le temps au gène ? Déjà pour le lancer, qui va faire les PowerPoints ? C'est le patron de l'EHPAD ? En général,
- Speaker #2
quand vous lancez un...
- Speaker #1
Vous avez fait le PowerPoint ?
- Speaker #3
Moi, je suis arrivée après. Tout était déjà construit, déposé. Le dossier, en tout cas. Et accepté par l'ARS.
- Speaker #1
Ce n'est pas donné à tout le monde.
- Speaker #2
En général, il faut... Il faut identifier au sein de son établissement un chef de projet. Ça peut être le directeur de l'établissement, ça peut être le coordinateur de projet, qui peut être la cathode de santé, ou ça peut être quelqu'un qui est recruté pour ça. Nous, sur la première année, lorsqu'on a lancé notre CRT, on avait une chargée de communication dont les missions étaient de rencontrer l'ensemble des partenaires, de faire connaître le dispositif. Ce qu'on observe au niveau de la fédération, c'est qu'en général, la première année, les 6 premiers mois pouvoir lancer le CRT, il y a un temps d'acceptation des acteurs du domicile, surtout quand le porteur est un EHPAD, puisque les acteurs du domicile se disent pourquoi un EHPAD finalement se met à faire de l'accompagnement à domicile, c'est quoi sa légitimité, etc.
- Speaker #1
Ça peut être antinomique même à la limite.
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Moi je peux vous donner un exemple sur notre CRT. sur les six premiers mois, on a voulu faire de l'EHPAD hors les murs au sens littéral du texte. Donc on a mis l'infirmière de l'EHPAD sur le CRT, en pensant que l'EHPAD avait une expertise à projeter sur le domicile et ça n'a absolument pas fonctionné. Donc ce qu'on a fait, c'est qu'au bout de huit mois, on a recruté une carte de santé qui avait fait huit ans d'HAD et puis là, Banco, elle savait organiser les tournées et ensuite, on a eu une montée en charge rapide et tout s'est bien passé. Le CRT, c'est vraiment de l'accompagnement à domicile. L'EPAD, en fait, c'est un centre ressource qui permet de pouvoir faire des actions de sensibilisation, utiliser le plateau technique ou mettre à disposition le médecin coordonnateur, par exemple. Mais dans l'organisation opérationnelle et le quotidien du CRT, on est vraiment... sur des logiques domiciliaires avec une équipe mobile de soins renforcés qui fait des allers-retours entre le domicile et les bureaux. On est vraiment dans quelque chose qui s'apparente à l'organisation d'un SIAT ou d'un SAT.
- Speaker #4
On le voit au TRHMC2 où nous on est là pour mettre en place le système d'information du CRT où ce maillage territorial, s'il est travaillé en amont, la mise en place du CRT va se faire assez rapidement et on va pouvoir... coordonner les différents acteurs entre eux parce que le travail aura bien été préparé. Et à l'inverse, pour ceux qui, quelque part, commencent réellement à faire cette approche, une fois que l'appel à projet a été validé, il y a vraiment un temps de latence beaucoup plus important pour commencer à déployer vraiment les actions, les missions. Donc je pense que c'est vraiment important ce que vient de dire Olivier. Je pense qu'un des conseils, c'est vraiment de bien préparer en amont ce maillage territorial qui est vraiment au cœur. de l'action et effectivement de faire en sorte que les structures entre elles soient tout à fait complémentaires. Je pense que du travail, on a largement assez pour tout le monde. Et l'action, c'est vraiment de pouvoir mettre en valeur l'apport de chacun de ces acteurs. Et on le voit quand ça fonctionne bien, c'est justement parce que le CRT va non pas prendre la place de la structure, mais au contraire, va valoriser son expertise et l'accompagnement qui est déjà fait sur le terrain. Ça débute quelque part. Tout à fait.
- Speaker #1
On est en France, j'imagine qu'il y a un financement. Oui, oui. Des deux sous.
- Speaker #2
Il y a 400 000 euros qui sont alloués à chaque CRT, donc pour une file active de 30 bénéficiaires.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et dans ces 400 000 euros, il y a à peu près 76 000 euros qui sont alloués sur le volet 1, qui est le volet prévention.
- Speaker #1
D'accord. Ce n'est pas tous les ans, on est d'accord. Ce n'est pas 400 000 euros tous les ans. Si ? Si, si, si. C'est bien quand même. Oui. Donc, c'est intéressant. Là aussi, de ce côté-là, Floriane.
- Speaker #3
Oui, c'est intéressant. Surtout qu'après, on décide un peu. Comme le disait Olivier, il y a quand même une somme d'argent qui est réservée pour le volet 1. Et le reste pour le volet 2. Donc, ça laisse aussi de la liberté pour décider comment répartir cette enveloppe.
- Speaker #1
D'accord. Alors c'est quoi tous ces volets, ces fameux vol
- Speaker #0
Alors, volet 1, volet 2, volet 12 ?
- Speaker #1
Non, il y en a deux.
- Speaker #0
Il y en a que deux ? Non,
- Speaker #2
il n'y en a que deux, ça. Le volet 1, comme disait Olivier, c'est vraiment tout ce qui va être la prévention par des ateliers de sensibilisation à destination des professionnels de santé, des professionnels du secteur.
- Speaker #0
La formation, on fait ça ? Oui, oui.
- Speaker #2
Formation, si on a le... Je ne sais pas, je crois qu'il y a quelque chose quand même qu'il faut avoir fait. Il faut avoir un libellé ou un statut particulier pour faire de la formation. Donc ça peut être des ateliers de sensibilisation. Nous, par exemple, on a organisé, notre psychomotricienne et notre ergothérapeute, des ateliers de sensibilisation sur la prévention, le risque de chute. Donc ça, c'était à destination des bénéficiaires. Et sur les troubles musculo-squelettiques, pour plutôt les professionnels du domicile. Ça fait un mal. Exactement. Et il y a aussi tout ce qui est prestations, accueil de jour. En établissement, que ce soit en EHPAD ou voilà. Et le volet 2 qui va être le service renforcé à domicile, où là l'équipe mobile intervient dans son intégralité, tous les professionnels, pour le maintien à domicile, la mise en place des aides, le soutien des aidants, le soutien psychologique des bénéficiaires.
- Speaker #0
D'accord, ok. Est-ce qu'il y a des freins ? Et pour la création d'un CRT, ça peut être des freins financiers, justement, on n'a pas les moyens de se lancer là-dedans. Ou humains, on n'est pas assez nombreux, on aimerait bien, mais on ne peut pas.
- Speaker #3
Les freins, pour moi, ils ne sont pas financiers, puisque les 400 000 euros permettent de recruter 5 ETP. Mais ça, c'est après.
- Speaker #0
On ne vous file pas les 400 000 pendant que vous montez le dossier, je suppose.
- Speaker #3
Oui, vous voulez dire pour le dépôt du projet ? Oui, pour se lancer dans un certain projet. Effectivement, il faut mobiliser des ressources internes. Souvent, dans les personnes qui candidatent, si c'est un centre hospitalier, en général, ils n'ont pas de difficulté à trouver un chef de projet en interne.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #3
Quand c'est des groupes, c'est pareil. Si l'établissement n'a pas les ressources, ils peuvent détacher un chef de projet au niveau du siège qui vient appuyer. le dépôt de candidature de l'établissement. Après, au niveau des freins, ce que je vois dans les échanges en national, c'est parfois la difficulté d'avoir un médecin coordonnateur. Parce que si je suis un EHPAD qui candidate et que je n'ai pas de médecin coordonnateur en interne, ça, c'est une vraie difficulté. Qui peut être contourné par des solutions numériques avec des médecins qui sont... en visio, etc. Bien que pour moi, ce sont des solutions dégradées. Ce n'est pas optimal puisque quand vous avez un médecin qui se déplace à domicile pour faire une évaluation gériatrique standardisée, il y a quand même une vraie plus-value et ça permet vraiment de mettre aussi le contact humain qu'on ne peut pas faire en visio. Après, dans les territoires où c'est difficile, parfois, il y a une mésentente avec le DAC Merci. qui veut gérer la file active des CRT. Parfois, il y a des frictions avec les plateformes de répit qui se demandent pourquoi les CRT sont aussi le sujet de l'accompagnement des aidants. Après tout ça, ça se règle avec des réunions de coordination. Et puis, avec le temps, 6-8 mois, tout le monde finit par comprendre qui fait quoi. Et puis, les choses se régulent au fur et à mesure.
- Speaker #0
Les 400 000 euros, ce financement, c'est l'État seul ou c'est public-privé ? Comment ça se passe ?
- Speaker #3
Non, c'est la CNSA qui vient abonder la dotation de l'EPA, du service à domicile.
- Speaker #0
D'accord. Bono ?
- Speaker #3
Oui ?
- Speaker #0
Peut-être ajouter deux, trois choses. Par exemple, sur l'outil numérique en lui-même, vous disiez que c'est quand même super important de doter ces CRT d'outils. Moi, je pensais aux technologies actuelles. les montres connectées, puisqu'on parlait de médecins qui peuvent être en visio, il y a des montres connectées, il y a des tas d'outils aujourd'hui qui servent. Ça rentre ça dans le schéma de la CRT ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. C'est vrai que chez RCMC2, on équipe d'un logiciel métier, les CRT pour la gestion des dossiers. On permet de faire également la coordination justement avec les partenaires, puisque ce sont des structures qui sont équipées d'autres logiciels ou des logiciels... de notre société et notre rôle c'est vraiment de faire en sorte que les outils soient interconnectés entre eux pour éviter de la double saisie. Et notre particularité c'est justement de pouvoir aussi faire le lien avec les partenaires techniques. Donc ça peut être des outils de sécurisation du domicile. Il y a beaucoup de CRT qui travaillent avec un outil qui s'appelle Télégraphique, qui propose des services de téléassistance, des objets connectés. Et puis, effectivement, d'autres objets numériques qui sont tout à fait utiles. pour pouvoir générer des alertes. Et ces alertes, nous, on les met à disposition de l'équipe du CRT, donc au plus près, pour pouvoir justement organiser les actions. Et le troisième volet, il est vraiment important, on en a parlé, ce sont les aidants. Et donc, Dome, c'est une application mobile qui permet justement aux aidants de se connecter facilement à un espace sécurisé et d'interagir avec l'équipe du CRT, de pouvoir surveiller les interventions, indiquer leurs propres actions. Et c'est vraiment cet outil numérique qui permet aussi de mettre en valeur et dans l'ordre, la réponse à l'appel à projet. Ce que l'on explique, c'est qu'il faut vraiment que le CRT ou le futur CRT, justement, précise bien que ces éléments d'outils numériques ont été... intégrés à leur dossier, financés. C'est important de montrer à l'ARS que ce sont ces éléments-là qui vont permettre encore de mieux répondre à leur mission.
- Speaker #0
Évidemment, qui dit numérique, il y a peut-être pas mal, je parlais des freins tout à l'heure, à la création du CRT. On peut se dire, oh là là, sécurisation des données, au secours, où ça va partir ?
- Speaker #1
Oui, là, c'est à notre rôle de montrer qu'on est sur des hébergements de données de santé très sécurisées, qui sont de toute façon imposées par l'ANS. On parle du Ségur, du numérique en santé. Donc, nos outils sont tout à fait conformes à ces obligations. Et puis, je pense que vous allez peut-être nous l'expliquer, que c'est aussi pour vous un rôle de rassurer les utilisateurs que justement, les données ne vont pas comme ça se retrouver sur un site Internet, mais bien dans des espaces complètement maîtrisés.
- Speaker #0
On voit que ça se retrouve sur un site, je ne dis pas, mais ça se retrouve en Russie ou je ne sais où. Non, non,
- Speaker #1
c'est obligatoirement de l'hébergement en France et avec des prestataires qui sont labellisés par l'État d'hébergeurs de données de santé, comme pour les EHPAD, comme pour les SIAD. Là, on parle vraiment effectivement de données sensibles, médicales, qui doivent impérativement être sécurisées. Mais je n'ai pas l'impression que ce soit une difficulté, ces éléments-là, pour vous ?
- Speaker #2
Non, en tout cas, non. jamais rencontré de difficultés par rapport à ça et on explique bien aux bénéficiaires et aux proches comment on fonctionne. On leur fait signer un contrat d'accompagnement aussi où est mentionné qu'il y aura les éléments administratifs, tout le recueil d'informations que l'on a qui sera sur un logiciel mais protégé.
- Speaker #0
Ce qui est rassurant parce qu'avant... À force de faire ces émissions, j'ai appris qu'avant, il y avait des cahiers qui se passaient de main en main. Bonjour la Fondation des Données ! Malheureusement,
- Speaker #1
ces cahiers ne sont pas encore complètement remplacés par une version numérique. Ce que l'on prône, ce que l'on accompagne, on essaie vraiment de faire changer les pratiques professionnelles. Mais bon Olivier, je pense que tu vas pouvoir confirmer que ce n'est pas toujours facile de les changer aussi rapidement que ça.
- Speaker #3
Non, parce que quand on regarde aujourd'hui dans certains... certains accompagnements d'HAD, il y a encore des cahiers papiers qui sont mis en place. La plus-value des CRT, c'est effectivement le fait d'imposer aux porteurs d'avoir dans leur projet tout un volet numérique. Et c'est là où des sociétés comme ArchMC2 proposent une architecture ouverte, avec un système d'information qui permet de... pouvoir échanger avec les différents professionnels qui interviennent à domicile. Il y a aussi, pour compléter le côté prévention, avec la solution télégraphique notamment, on peut vraiment travailler sur l'identification des signaux faibles avec un monitoring de l'activité à domicile.
- Speaker #0
Ça, c'est génial.
- Speaker #3
Et donc, ça permet de pouvoir alimenter en flux continu la coordination médicale qui va pouvoir... Voilà. Agir en amont avant que la personne âgée se casse le col du fémur. Il y a des choses très concrètes comme par exemple une personne qui a une nuit calme et puis du jour au lendemain elle a une nuit qui commence à être agitée avec plusieurs fois dans la nuit. Ça c'est des choses qu'on peut analyser à distance. Et après il y a plein d'autres objets numériques comme des verres connectés qui permettent de suivre. l'hydratation de la personne. Il y a des systèmes d'écoute avec l'oreille augmentée connectée avec l'intelligence artificielle qui permet aussi de pouvoir identifier une détresse respiratoire par exemple. Enfin voilà, je pense que c'est le seul dispositif aujourd'hui à domicile qui dispose dans le cahier des charges d'un financement spécifique. Et voilà, je pense qu'avec l'évolution tout ce qui est accéléré par l'IA. Bien sûr. C'est vraiment l'alliance entre l'expertise de boîtes comme ArchMC2 et l'expertise gériatrique. Des CRT.
- Speaker #0
Floriane, ça a été un changement ? Enfin, un plus, tous ces outils-là, pour vous ?
- Speaker #2
Oui, c'est un plus, mais c'est vrai qu'on est sur un public de personnes âgées, donc parfois, c'est difficile de leur faire comprendre la plus-value de l'utilisation de ce genre d'outils. C'est quand même... Déjà, l'utilisation d'Internet est compliquée pour eux.
- Speaker #0
Il faut que ce ne soit pas intrusif. À partir du moment où on leur demande rien de faire en plus, si c'est juste un verre connecté, c'est génial.
- Speaker #1
Je pense que le rôle des aidants aussi, et de travailler en amont avec eux, c'est bien d'expliquer. Mais souvent, les aidants, malheureusement, je le vis à titre personnel. C'est vrai que de savoir qu'une personne est isolée à domicile, c'est sûr que ces outils Première vue comme ça, ça paraît intrusif, mais l'objectif c'est quand même qu'il n'y ait pas de drame humain qui se passe alors qu'il n'y a personne qui est présent autour de la personne. Donc c'est comme ça l'enjeu. Bien évidemment, les solutions doivent être adaptées à chacun des publics. Il y a certaines personnes qui n'ont pas besoin de l'ensemble de ces dispositifs. De la téléassistance peut suffire avec un boîtier et d'autres au contraire où la mise en place de ces objets et avec l'IA, la possibilité, comme le disait Olivier, d'agir en amont. de pouvoir faire de la prévention et non pas d'agir quand il est presque déjà trop tard. Et ça, le numérique pour ça est obligatoirement un apport humain très important. Et je pense que ces outils-là sont au contraire faits pour humaniser les actions de terrain. C'est vraiment l'enjeu.
- Speaker #0
C'est vrai. Mais c'est bien que vous ayez ce type d'expérience, que vous le viviez. C'est bien parce que ça vous permet d'avoir l'expérience utilisateur, justement. Je trouve que ça, c'est hyper important dans ces métiers-là.
- Speaker #1
Oui, l'un d'oeil de l'histoire, c'est qu'effectivement, moi qui m'occupe de Tom depuis quelques années, je suis effectivement confronté aux difficultés d'être aidant. Et que même si on connaît bien pour y travailler tous les jours avec l'ensemble de l'écosystème du maintien à domicile, c'est vrai que ce n'est pas toujours facile de bien le faire. Mais encore une fois, on a vraiment des professionnels qui sont là et qui peuvent vraiment, par leur action de terrain, répondre à ces besoins-là. Et c'est vraiment important de continuer à les mettre en valeur.
- Speaker #0
Il y a une différence concrète entre un CRT qui serait porté par un EHPAD et un autre porté par un service à domicile, où c'est exactement la même chose ?
- Speaker #3
Dans les offres, c'est pareil, puisque le cahier des charges est commun. Donc il y a effectivement des choses qui sont similaires. Après, ce qu'on peut observer de différenciant, c'est dans le délai de mise en œuvre. du CRT qu'on fait en général, qu'on s'est porté par des SIAD ou des SAD, on se rend compte que la mise en place du CRT est plus rapide puisque déjà dans la file active des SIAD, il y a un certain nombre de bénéficiaires dont le profil convient parfaitement au CRT. Et puis dans l'organisation, etc., c'est le prolongement finalement de ce qu'ils font déjà. Donc il y a une logique. on peut être dans une... Une sorte de « siade renforcée » . Il y a vraiment la complémentarité qui se fait très naturellement.
- Speaker #0
Les collectivités locales, comment elles prennent leur place là-dedans ? Est-ce qu'elles ont leur mot à dire ? Ou est-ce qu'elles sont partenaires ? Oui,
- Speaker #1
elles ont toutes leur place. Déjà parce qu'elles proposent des services de maintien domicile. C'est le cas des CCS qui dépendent des villes. C'est le cas des SIAD qui dépendent de services hospitaliers. Donc je pense que c'est de toute façon une approche qui est déjà celle de ces structures-là. Et je pense que ça devient presque une évidence pour certaines structures de mettre le CRT limite en amont de leur démarche globale d'accompagnement. Ça veut dire qu'avant de proposer un hébergement en EHPAD, on a proposé un certain nombre de services qui sont tout à fait complémentaires. Et c'est ça qui est intéressant. Donc... Je ne connais pas la part du côté public sur les 300 CRT environ aujourd'hui. Je ne sais pas si tu les connais, Olivier, mais en tout cas, ils ont toutes leurs places dans cet écosystème.
- Speaker #2
Et oui, pour compléter ce que tu dis, Bruno, les CCAS nous sollicitent, nous, CRT, nous oriente des demandes. Ils sont contributeurs.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
Et on a fait des visites à domicile ensemble. vraiment.
- Speaker #3
Sur les porteurs publics, on est à peu près à 40-45% aujourd'hui, donc une marge importante. Après, je prends l'exemple de l'Essonne, le conseil départemental a toujours été très présent, il nous a beaucoup aidé sur la com notamment. ma première année, et puis on a travaillé de concert sur la téléassistance notamment, et sur des logiques de coordination et de maintien à domicile entre les SAD et les CRT.
- Speaker #0
La com' c'est important, c'est vrai qu'on en parlait en micro avant de commencer, mais il faut que les gens soient au courant que ça existe quand même. Oui,
- Speaker #3
il faut déjà se faire connaître effectivement, et se faire accepter par l'écosystème.
- Speaker #1
Juste pour compléter ce côté communication, il y a la communication auprès du grand public, mais il y a aussi la communication auprès des professionnels. Et je suppose que les médecins, les libéraux, ce n'est pas obligatoirement quelque chose qu'ils connaissent d'emblée. Alors que c'est important, et je pense que c'est la difficulté pour le CRT, c'est d'avoir une double communication vers les professionnels, vers les futurs bénéficiaires, les aidants. Et on voit que la marge est grande pour pouvoir assurer tous ces...
- Speaker #0
Ça veut dire que dans l'enveloppe des 400 000 euros, il n'y a pas la communication. Après, on peut le prévoir. Après, on peut faire communiquer, mais ça devrait être... Il devrait y avoir une valise pour aider. C'est surtout la première année.
- Speaker #3
En fait, c'est surtout la première année où ce qu'on conseille, c'est qu'il faut, la première année, dégager un temps chargé de communication, entre guillemets, qui va faire que ça, en fait. Ça va faire qu'ensuite, c'est nécessaire.
- Speaker #0
Est-ce qu'il n'y a pas un risque que ça soit un guichet administratif de plus ? C'est-à-dire, notre pays, c'est le millefeuille permanent, de se dire, mais allez, encore un truc.
- Speaker #3
Non, parce que là, on n'est pas dans... Je vais faire le parallèle avec les CLIC ou les DAC, qui sont très...
- Speaker #0
Ça faisait longtemps que je ne savais pas qu'il y avait un acronyme.
- Speaker #3
Qui sont plus plutôt des guichets uniques d'information, de conseils, d'accompagnement social, etc. Non, les CRT, on est vraiment dans quelque chose de très opérationnel, puisque... La première étape, c'est le cadre de santé du CRT et le médecin qui vont à domicile pour faire une évaluation, qui vont faire le lien avec le médecin traitant et qui vont mettre en place un vrai accompagnement personnalisé. En parallèle, l'ergothérapeute va à domicile pour évaluer et sécuriser et va pouvoir décider ou pas de mettre en place ces fameuses solutions numériques. Aujourd'hui, il y a plein de boîtes qui se sont mises sur les marchés des CRT. Parfois, c'est un peu de l'ordre du gadget. Mais heureusement, il y a des solutions très opérationnelles et très efficientes. Il faut vraiment que ça parte d'un diagnostic par un professionnel, comme l'ergothérapeute par exemple. Et après, ce n'est pas du systématique. Donc, il faut vraiment qu'il y ait un bénéfice. pour l'accompagnement et le projet personnalisé de la personne.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce qu'il y a des formations spécifiques qui sont proposées quand on se lance ? On va créer un CRT, mais on ne sait pas tout faire. Est-ce qu'il y a des formations qui sont prévues au-delà de ce dont on parlait tout à l'heure ou pas ?
- Speaker #3
Aujourd'hui, il y a des organismes de formation qui se sont mis timidement sur le sujet des CRT. Mais aujourd'hui, très peu. J'ai l'impression.
- Speaker #0
D'accord. Après, je pense que vos missions,
- Speaker #2
peut-être, il y a des formations, je ne sais pas.
- Speaker #1
Oui, sur les outils numériques, effectivement, quand on accompagne. Après, vos missions, quelque part, elles sont déjà celles en place dans les structures d'accompagnement. Donc, ce qui va peut-être changer, c'est la façon d'opérer auprès des bénéficiaires. Effectivement, par rapport à cette notion de guichet, ce n'est pas une démarche administrative, c'est un service public. Il n'y a pas à aller chercher, comme pour l'APA, un dossier de financement où la démarche peut être longue. C'est le rôle des clics, par exemple, d'accompagner, d'informer ces éléments-là. Mais c'est vrai qu'on le voit, vos missions sont très opérationnelles et liées à un suivi médical et d'accompagnement.
- Speaker #0
Est-ce qu'on constate un changement dans l'absentéisme dans ces métiers-là ou pas ? Est-ce que ça améliore ?
- Speaker #3
Par nous, ce qu'on a constaté sur notre établissement, c'est qu'en fait, au contraire, ça permet de pouvoir fidéliser du personnel, puisque dans les missions des centres de soins territoriaux, souvent on a des aides-soignantes ou des assistants de soins à géontologie, et en fait, elles vont faire de l'accompagnement thérapeutique à domicile. Donc c'est des missions qui sont... qui sont vraiment auprès des bénéficiaires. On prend plus le temps qu'en établissement. Et donc, souvent, c'est plutôt quelque chose de très attractif pour les personnes qui travaillent sur ces équipes mobiles. Et pour l'établissement, au sens large du terme.
- Speaker #0
Ok. On parlait des aidants tout à l'heure. Comment est-ce qu'ils sont accompagnés, eux, au-delà du répit,
- Speaker #2
j'allais dire ? Ils sont accompagnés sur le plan quand même administratif. On apporte un soutien, encore une fois, avec l'utilisation du numérique qui n'est pas forcément évident pour eux. Aussi, d'assurer quand même de la coordination entre tous les acteurs. Et ça, ça les soulage beaucoup, je crois. Et puis l'aspect soutien psychologique, ça peut être des visites de courtoisie, ou aussi proposer d'accéder à des cafés décomplexés, des choses qui sont organisées sur le territoire. Par exemple sur l'établissement, c'est des thèmes qui sont abordés avec les bénéficiaires, les résidents de l'EHPAD, ou ça peut être aussi en effet les aidants. Et c'est des sujets vraiment très variés.
- Speaker #0
Des réunions physiques en fait ? Oui,
- Speaker #2
et on échange, c'est animé par les psychologues, l'animateur aussi de l'établissement. Et c'est un échange, c'est un peu sous forme de débat. C'est vraiment de leur permettre de sortir aussi de leur quotidien. Et de sortir hors les murs.
- Speaker #0
Au niveau de la facilité, les territoires ? Ruraux, est-ce qu'ils peuvent déployer un CRT aussi facilement que les urbains ou c'est plus difficile ?
- Speaker #3
C'est juste dans l'organisation des tournées. C'est comme l'HAD, sur l'organisation des tournées, il faut prévoir des temps plus longs entre les différents domiciles. Mais après, c'est que de l'organisation. Après, c'est aux agences régionales de santé. de découper les départements avec des territoires et un nombre de communes qui sont homogènes entre les différents CRT, ce qui n'est pas le cas partout.
- Speaker #1
On le voit, nous, quand on accompagne au niveau d'Arche MC2 les CRT en amont, c'est cette cartographie des structures qui composent le territoire qui est effectivement plus compliquée sur une zone rurale où il y en a beaucoup plus, ils sont plus espacés. Et c'est là où on essaie vraiment de passer du temps avec les CRT pour bien identifier au niveau numérique. Les outils de chacun de façon à pouvoir justement s'assurer ensuite de la bonne coordination entre les différents professionnels. Alors que sur un territoire urbain, il va y avoir un ou deux partenaires principaux qui sont presque soit coporteurs ou déjà de toute façon en partenariat avec eux. Je pense que c'est la difficulté sur les structures effectivement que l'on peut retrouver dans certains départements beaucoup plus ruraux. pluralité et le rôle des libéraux aussi qui va être un peu plus accentué. Et ce qui est important aussi, c'est vraiment de s'adresser à l'ensemble des acteurs. Donc on essaie modestement, grâce à l'outil numérique, de faire en sorte que ce petit monde puisse dialoguer dans les meilleures conditions.
- Speaker #0
Effectivement, je crois que le mot le plus important, c'est partenariat. Ça ne vient pas à l'encontre, mais avec. On peut dire ça.
- Speaker #3
Et puis justement, pour parler de partenariat, quand on parlait tout à l'heure du soutien des aidants, hum J'entends la fédération des plateformes de répit qui va bondir. Sur les territoires, il y a des plateformes d'accompagnement de répit. C'est aussi des dispositifs, des équipes mobiles dédiées sur l'accompagnement des aidants. Quand ces dispositifs sont mis en place, l'idée, c'est que les CRT délèguent l'accompagnement des aidants à ces structures. Malheureusement, ce n'est pas le cas dans les territoires. donc effectivement il y a des CRT qui... qui doivent pouvoir accompagner aussi les aidants en proximité quand ces plateformes ne sont pas déployées. Mais voilà, il faut aussi préciser que ces structures existent et que parfois ça fonctionne très bien.
- Speaker #0
Parfois, c'est le mot important. Comme tout dispositif. Après,
- Speaker #1
il faut qu'elles soient co-organisées. Plus connu aussi.
- Speaker #2
Mais c'est le rôle aussi du Cercle, je crois, de réorienter. Nous, on a un rôle vraiment aussi de réorientation. Je parlais des cafés décomplexés, mais je pensais plus au café des aidants qui sont proposés par les clics, par des structures ou la plateforme de répit. Mais on a un rôle de réorientation aussi.
- Speaker #0
Je vous entends parler beaucoup de logiciels, évidemment, depuis le début. Juste un dernier mot, parce que l'émission est quasiment terminée. Vous regardez un peu les robots, ce qui se passe en ce moment, la vitesse à laquelle ça va ? Merci. peut-être qu'un jour, ils remplaceront certaines tâches. C'est quelque chose que vous regardez ou pas du tout ? Même pas dans le scope avant au moins 50 ans, pour vous ?
- Speaker #2
Pas 50 ans.
- Speaker #3
Moi, je me suis intéressé sur, comme tout le numérique, l'intelligence artificielle, etc. C'était plus côté EHPAD, entre guillemets. Mais après, je pense qu'au niveau des missions des CRT, il y a le côté humain, relations, qui font que je ne pense pas que ces missions-là pourront être substituées d'un robot.
- Speaker #1
Non, au contraire, je pense que ça les accompagne. On voit sur les outils de sécurisation du domicile, le but, ce n'est pas d'avoir une personne 24 heures sur 24 au domicile. Mais par contre, quand elle doit être présente, quand il faut intervenir, c'est là où l'humain... Le rôle de l'humain est encore renforcé, donc je pense qu'il ne faut pas les opposer. J'ai bien compris le côté un peu provocateur de la question, bien sûr, mais c'est vrai que c'est légitime de se poser ces questions-là. Et je pense que c'est à nous, les professionnels aussi bien du numérique et surtout les professionnels de terrain. de faire en sorte de s'accaparer ces outils-là pour encore être plus efficaces.
- Speaker #0
On ne fait pas les opposés, parce que quand on voit qu'il y a une unité à remplacer... Non, mais c'est un peu ce qu'on entend aujourd'hui.
- Speaker #1
Ce n'est pas de remplacer, je pense que c'est au contraire. C'est de faire en sorte qu'il y ait encore plus d'accompagnement, peut-être de gagner du temps sur certaines tâches qui ne sont pas d'un plus-value humain, pour pouvoir renforcer celui-ci. Et je pense que l'enjeu, il est vraiment là.
- Speaker #0
Brian, vous êtes d'accord ?
- Speaker #2
Je suis d'accord, oui. Après, voilà, c'est... C'est un métier aussi, ce sont des métiers quand même très humains, fortement, et des métiers de cœur, je dirais. Donc, la personne âgée aussi, là-dedans, il faut la prendre en considération. Je pense que moi-même, des fois, ça peut me dépasser un petit peu tout ce vers qu'on tend. Donc, la personne âgée encore plus. Mais il y a du bon et il y a du moins bon, c'est comme dans tout. C'est sûr, mais ce sera nous deux.
- Speaker #0
complètement on est un peu habitués dernier mot rapide chacun vous avez quelque chose à rajouter on a tout dit, il faut donc y aller oui c'est très beau projet,
- Speaker #3
très beau dispositif oui donc nous au niveau de la fédération des CRT on milite pour que ce dispositif soit pérenne et soit un levier de maintien domicile dans les années à venir. Et voilà, au même titre que l'HAD ou le SIAD, on croit beaucoup à cette offre alternative et cette alliance entre le numérique et l'expertise humaine.
- Speaker #0
Bon, et dans le dernier mot ?
- Speaker #1
Oui, écoutez, chez MC2, on partage complètement. On a envie de continuer à accompagner nos clients, les CRT. En tout cas, on est vraiment enthousiastes. pour nos actions du quotidien et on est vraiment convaincus de l'utilité. Donc, on sera encore là pour longtemps et dans de bonnes conditions.
- Speaker #0
On l'entend à vos sourires. Florian, Olivier, Bruno, vous êtes formidables. Merci beaucoup. Fin de ce numéro de Déclic d'Avenir, c'est passé vite. On se donne rendez-vous au prochain épisode, évidemment, toujours avec plaisir, avec évidemment une pensée, toujours, pour toutes celles et ceux qui œuvrent chaque jour au domicile. Salut.
- Speaker #2
Merci.