- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Déclic Data, le podcast qui aide les consultants, les passionnés de la data et les pros de la data à ouvrir leurs horizons. Aujourd'hui, on accueille Olivier Hubert, qui a un esprit infiniment curieux, je dirais, amoureux de l'open source et défenseur des architectures simples et pragmatiques. Alors Olivier, je pense que... tu es le mieux placé pour te présenter. Qu'est-ce que tu peux nous dire sur toi ?
- Speaker #1
Bonjour à tous. Merci, Médéric, de m'avoir invité. Je m'appelle Olivier Hubert. Je suis basé en région parisienne et je suis actuellement partner solution architect à Haven, une boîte finlandaise, une scale-up, une licorne finlandaise dans une solution de SaaS où on vous prodigue des bases de données en ligne, que ce soit PostgreSQL, MySQL, PwnSearch ou même du Kafka. Complètement managé, fully managed. Et avant ça, avant ces trois années-là, j'étais 14 ans dans une boîte de conseil, peut-être que vous connaissez, Zénica, une boîte de conseil où j'avais fait développeur, formateur, conférencier, quelque chose que je continue d'ailleurs, les conférences, les keynotes, j'aime beaucoup faire ça. Et mon petite chose amusante, c'est que je me suis pris pendant le Covid de me lancer dans expliquer l'électronique aux enfants. d'abord, et ça m'a plu, et j'ai montré ça à des adultes, ça a plu, et maintenant je fais des conférences où je recrée un ordinateur 8 bits, une carte graphique VGA, une carte son, à partir de composants électroniques de base, donc comme Steve Wozniak avait fait pour créer l'Apple 2C, la même chose.
- Speaker #0
En tout cas, c'est sûr que tu as une approche qui est très pédagogique, et c'est ça que je trouve très chouette avec ce que tu fais. Et Dieu sait que quand on cherche ton nom, on trouve des trucs sur le web que tu as fait, des conférences, des créations avec cet ordinateur 8 bits. Aujourd'hui, ça va être pour Déclic Data, on va dire un épisode d'ouverture. On va sortir des problématiques traditionnelles pour vraiment plonger dans la technique avec cette philosophie qu'on partage quand on parle de données autour de la simplicité. C'est pour ça que j'ai institué le podcast La Simplicité. dans la data. Et du coup, pour toi, Olivier, pourquoi la simplicité, c'est si important quand on parle de l'architecture de traitement de données et de data en général ?
- Speaker #1
Oui, je l'ai vu. Ça, c'est très personnel. J'ai vraiment vu beaucoup aussi autour de moi. On a tendance, dans notre métier, à très vite complexifier. C'est aussi très rapide, vu que notre métier dans l'informatique, on peut très rajouter très rapidement rajouter des stacks, rajouter des frameworks, rajouter des choses. Et très rapidement, on fait quelque chose de très complexe, alors que souvent, le besoin client, le besoin métier était plutôt simple. Et on s'est un petit peu perdu. Et je trouve ça dommage. Mais bon, ça demande de la maturité, en fait, et beaucoup d'exercices pour pouvoir réussir à dire non, revenons aux bases, revenons à ce que veut le métier, ce que veut le client, et cherchons à simplifier. Et donc, il faut toujours se battre contre cette tendance à toujours vouloir faire trop complexe.
- Speaker #0
Tout à fait. Mais en fait, en gros, je pense que... Ayant été aussi solution architecte dans une précédente vie, le métier professionnel dans la data ou d'architecte en général, c'est de justement libérer le système de la complexité inutile. Et quelque part, la complexité est inévitable. Dans les systèmes vivants, les choses deviennent de plus en plus complexes, que ce soit les systèmes vivants « biologiques » ou les systèmes vivants et les systèmes informatiques, on part de briques très simples et on arrive à des... des systèmes de plus en plus élaborés. Par rapport à ça, la valeur n'est pas effectivement dans juste l'empilement des technologies, mais elle est plutôt dans leur combinaison pour garder les choses justement lisibles et mettre la bonne brique et la bonne complexité quelque part au bon endroit. Tu as une approche pédagogique qui est assez impressionnante. Comment pourrais-tu expliquer la data et les technocomplexes, en tout cas ces technocomplexes avec lesquels tu travailles au quotidien, à un enfant ?
- Speaker #1
Oui, j'ai mes enfants qui sont au collège, lycée, et au collège, effectivement, au collège, les enfants, par exemple, ils utilisent un outil école directe pour échanger avec les profs, voir leurs notes, etc. donc je pense Je prendrais cet exemple-là, un collégien. Je dirais, tu vois, tu te connectes à l'école directe, donc tu vois tes notes, tu vois tes devoirs. Bon, tout ça, il faut le stocker. Tu utilises peut-être Excel ou Google Spreadsheet, par exemple. Ce serait la même chose, une base de données qui va stocker ces données. Donc là, par exemple, ce serait PostgreSQL, si on veut mentionner une base de données. Après, tu veux peut-être voir tes notes très rapidement. Tu vois, dès que tu as une note, tu veux la voir tout de suite. Tu veux peut-être une alerte qui va peut-être envoyer un mail ou tu ne veux peut-être pas s'envoyer une mail à tes parents, je ne sais pas. Mais voilà, il y a cette notion de... potentiellement avoir très rapidement de la data en temps réel, en streaming live, on va dire. Il y a des outils comme Kafka, uniquement, qui font ça. Après, si on veut penser à faire des recherches, tu as envie de rechercher tes devoirs, tu ne te rappelles plus exactement quels devoirs, si ça contenait un mot-clé, donc tu as juste un mot-clé et tu voudrais avoir un résultat, ou bien tu voudrais même pouvoir poser une question, un petit peu comme on pose maintenant à LLM, comment est-ce que je peux faire pour m'améliorer compte tenu de mes notes actuelles, etc. Et tu voudrais une réponse un peu élaborée, un peu comme chez GPT, pour faire ce genre de requêtes un petit peu plus poussé que juste avec des mots clés il ya des outils comme open search par exemple qui permettent de faire ces choses et après à la fin on pourrait imaginer que tu voudrais un tableau de bord où tu pourrais voir tes notes on pourrait même imaginer que tu aimerais voir toutes les notes comparé à d'autres élèves dans toute la france donc là on peut imaginer énormément de données et dans ce cas là on a une autre base de données des bases de données qui vont pouvoir gérer massivement des données de façon très très rapidement et on va se retrouver avec des outils comme click house par exemple dans dans l'open source qui permet de faire ces choses. Donc voilà un peu comment je pourrais...
- Speaker #0
c'est très intéressant et effectivement dans le monde de l'analyse de données que je connais plus traditionnellement on peut avoir à utiliser des outils comme ça mais effectivement c'est plus marginal que dans d'autres domaines on aura l'occasion de revenir là-dessus en tout cas ce qui est essentiel c'est l'importance de rendre de comprendre encore une fois quel outil, quelle technologie mettre à quel endroit. Et puis, il y a aussi quelque chose à laquelle tu excelles, je trouve, c'est à simplifier des stacks objectivement très complexes, pour aider les techniciens d'un côté, mais aussi peut-être les utilisateurs à savoir ce qu'il y a sous le capot. Quelle est ton approche ? Comment tu fais ça ? Comment tu arrives à rendre simple quelque chose qui est fondamentalement complexe ?
- Speaker #1
Ça c'est pareil, c'est encore une histoire. Je suis un peu self-made man, alors j'ai quand même fait le Bac plus 2, j'ai fait l'UIT d'Orsay. J'ai eu un DUT en informatique, mais je ne me rappelle pas trop de ce que j'avais appris là, parce que ce que je me rappelle surtout, c'est que j'ai ouvert le capot très rapidement grâce à l'open source. J'ai pu voir comment fonctionnait un serveur web. Au début, j'étais sous Windows avec deux IS et j'essayais de monter un site web. Et ce côté boîte noire me gênait un peu parce que je voulais apprendre et comprendre, justement parce que je trouvais les choses un peu trop complexes. Je suis tombé évidemment sur des profs très pédagogues en ligne. prof Christian Calica, je me rappelle, qui avait fait des articles de blog où il expliquait comment marcher concrètement en regardant les trames réseau, comment fonctionnait un serveur web, comment fonctionnait plein de choses. Et j'ai commencé à me prendre au jeu. C'est ça, c'est ça. Et en fait, ce qui est fou, c'est que le cloud, par exemple, comment j'explique aussi, j'ai expliqué cloud à mes enfants, c'est que je me dis, en fait, je ne sais pas si vous vous rappelez au tout début, ils étaient tout jeunes, mais j'avais créé un petit site web, justement, pour comprendre comment marchent les choses. Donc, c'est un site web, une app perso sur mon PC, à la maison. Et après je me suis dit bah je vais le mettre à disposition à ma famille, j'avais fait un petit wiki avec mes amis, donc en journée, donc il fallait laisser le PC allumé pour que ça marche. Et je fais bon bah on laisse le PC allumé, après il faut que je le mette derrière ma box pour accès internet. Et après bah je commençais à me faire attaquer vu que j'étais sur internet donc il fallait que j'apprenne à me protéger. Donc je suis passé sous Linux et j'ai essayé de me protéger un petit peu mon serveur et puis après il n'y avait pas ça, il y avait des fois le courant sautait. Je me suis dit bah mince je vais mettre un onduleur, il y a de la poussière, il faut que je le débrasse ailleurs, il y a la température, quand il faisait chaud en été je me suis dit mais ça devient compliqué, je vais le mettre au sous-sol. on arrive déjà un peu aux dates entre guillemets, c'était aussi compliqué parce qu'il y avait de l'humidité, c'est pas possible donc j'ai dit bah attends, comment je vais faire et puis il y a mon frère qui est déjà en Australie donc j'ai dit bah maintenant pour lui la nuit c'est le jour pour nous etc, donc bah il fallait que ce soit 24-7, alors là je pouvais pas laisser ma machine tourner 24-7 avec tous les problèmes que j'ai, donc je réalisais que c'était un métier en fait, donc bah je vais peut-être louer un espace à Paris pour pouvoir mettre mon serveur mais faut me déplacer, c'est compliqué, bah non peut-être que j'ai envie d'avoir un accès à distance et petit à petit je me suis retrouvé naturellement, à me mettre moi-même dans le cloud. Là, c'est du IAS, Infrastructure as a Service, où je loue une machine, un serveur dédié en ligne. Et après, en parallèle de ça, je vais aussi apprendre comment marche un serveur mail. Donc, j'ai fait ça. Mais là, c'est compliqué, c'est un casse-tête. C'était postfix à l'époque. Et à la fin, je vais utiliser Gmail. Et hop, je me suis retrouvé à utiliser du SaaS, du Gmail. Tu as un user en mot de passe et hop, tu as tout qui marche. Je ne sais même pas où il est. Il n'y a pas le serveur qui est derrière et tout. Donc, en fait, je me suis retrouvé naturellement. à moi-même qui voulais tout faire on-prem naturellement à migrer sur de l'IAS pour mes serveurs et sur du SaaS pour par exemple mon mail. Et en fait c'est là que j'ai compris que même si je sais faire et si je comprends tout ça, des fois la valeur n'est pas forcément là-dedans la valeur c'est j'ai envie de faire autre chose j'ai envie de me concentrer sur le métier, j'ai pas envie de gérer la poussière de mon PC dans un coin j'ai envie que quelqu'un le fasse pour moi
- Speaker #0
On est à la base Merci. Tout à fait. Ça, c'est vraiment quelque chose de très chouette dans cette expérience, en fait. C'est que finalement, la simplicité que tu as recherchée à travers cette expérience, en allant vers des externalisations, en fait, ce n'est pas de la naïveté. Cette simplicité, ce n'est pas de la naïveté. C'est vraiment savoir quand quoi déléguer à qui.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc, J'aime beaucoup cette approche très pragmatique, parce que c'est aussi personnellement la mienne. J'aime bien comprendre avant de faire quelque chose ou de recommander à un client ou un partenaire, il faut faire ci, machin. Je sais que j'ai fait le parcours avant. Et ça, je trouve aussi que pour vraiment être pertinent et de bons conseils, c'est quelque chose qui est important pour les pros. et même bah pour les passionnés. Mettre les moyens dans le conduit, tester, c'est vraiment génial. Mais souvent, on parle un peu de ces services un peu managés, démanagés. On a l'impression aussi de perdre du contrôle, de passer la main. Déjà, avant peut-être de parler de ça, de cette perte de contrôle, quelle est ta définition du manager ou des services managés ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. effectivement ça on peut l'entendre effectivement on va perdre le contrôle on gère plus le manager on a un peu peur de ça et ben ça dépend si on comprenait pas ce qu'on faisait à la base oui effectivement mais de toute façon ça change rien par contre comme je viens de l'exprimer le fait d'avoir du manager alors tout dépend aussi quel manager si on parle de services managers basés sur des outils open source ce que j'avais déjà nommé un postgreSQL open search ce genre de choses comme je l'ai dit on peut tout à fait savoir maîtriser ces outils savoir manager, mettre à jour ces outils, tout ça, mais on n'a pas envie de passer notre temps et notre énergie à ça. Donc le fait de le déléguer à quelqu'un, déléguer à une société, à un service en ligne, ça a complètement du sens. Et si, en plus, c'est un outil open source, on ne perd pas du tout la main, on n'a pas de vendor locking, on peut à tout moment extraire ce v, d'ailleurs il vaut mieux backuper ces données assez souvent, on peut ouvrir le capot, savoir ce qui s'y passe, c'est juste qu'on ne veut pas dépenser notre énergie et notre énergie.
- Speaker #0
Mais du coup, Enfin, euh, que... Quelque part, si je résume un peu ce que tu dis, ce qui est important, c'est que la solution qu'on utilise, qui est managée, soit suffisamment ouverte pour ne pas être enfermée dedans. Et ça, de mon côté, MyReport, c'est quelque chose qui est très important. On a une solution qui est propriétaire pour la partie moteur et tout ça, mais tout ce qui est autour, que ce soit le Data Warehouse, que ce soit tous ces composants un peu système, en fait, ils sont ouverts. Ça fait partie de... de notre philosophie que de permettre une certaine souplesse aux clients. D'ailleurs, on travaille principalement avec les réseaux de partenaires qui eux-mêmes apportent leur expertise et leur expérience dans les intégrations. On peut utiliser de base de données ou quasiment, par exemple, sans entrepôt de données, ce genre de choses. Et effectivement, l'open source permet encore d'aller plus loin puisque là, on peut encore ouvrir le capot, modifier. même si il faut dire que dans l'open source, c'est quand même marginal quand les utilisateurs vont aller créer leur propre version, parce que là, ça pose d'autres sujets. En tout cas, pour parler de cas d'usage concrets, parce que c'est quelque chose de très important et d'être pragmatique dans le podcast des ClickData, pour revenir un peu sur les aspects un peu plus techniques, dans quels cas précis, des technos aussi élaborés comme Kafka, Postcre, OpenSearch, Clickhouse dont tu as parlé, sont réellement pertinentes dans un contexte analyse de données. Je sais que tu as une idée très sympa sur ça. Voilà, comment tu vois les choses ?
- Speaker #1
Oui, un des exemples très concrets, ça va être dans le retail. Si on prend des Leroy Merlin, Decathlon, on imagine bien, et c'est le cas, ils ont des milliers de bases de données. Ils ont besoin d'avoir des rapports le plus souvent en real-time, en temps réel, pour avoir une efficacité immédiate. Ce qui se passe sur le terrain. Exactement, pour voir ce qui se passe sur le terrain. On a aussi tous les ordres d'achat, les produits, etc. ensuite... Donc, si je prends un petit peu la stack que j'ai un petit peu nommée pour que ça ait un peu du sens, on peut imaginer les ordres d'achat, les produits qui sont des bases de données relationnelles, comme Postgres, par exemple, et on ne veut pas surcharger ces bases de données de prod. Donc, on va utiliser, par exemple, du CDC, Change Data Capture, c'est-à-dire qu'on va être capable de récupérer les données en temps réel sans surcharger ces bases pour aller envoyer ça dans Kafka, qui va permettre de faire du streaming en temps réel. Et on va pouvoir... pousser ces données dans ClickHouse, par exemple, pour l'analytique, qui lui va pouvoir gérer des masses de données en des temps très courts, avec de la compression de données, ce genre de choses. Et on va pouvoir aussi par exemple pousser, on va dire, par exemple, les produits dans OpenSearch pour faire de la recherche, pour que le site web puisse en temps réel pouvoir chercher des articles grâce à cet outil puissant de recherche.
- Speaker #0
Pour que l'analyse puisse se faire direct en live sur les données qui se passent dans le terrain. C'est vrai que traditionnellement, Dans les systèmes d'analyse de données, on fait des chargements la nuit pour ne pas surcharger le système transactionnel, donc les ventes qui sont en cours, les devis, etc., pendant la journée. Mais si je résume ces technologies dont tu parles, et notamment en passant par des services managers, en fait, permettent de faire tout ça en live. Donc, il n'y a plus besoin d'attendre la nuit. Et effectivement, dans certains contextes, c'est peut-être... Ça n'a peut-être pas du sens dans tous les contextes, mais dans certains contextes, comme tu disais, un retail, un cas d'usage, c'est très intéressant parce que, du coup, les dashboards sont à jour en direct et pas en attendant le soir ou le lendemain.
- Speaker #1
Et ce qu'on comprend aussi, c'est que quand on imagine ça, on a ce système temps réel et qu'on a... tous ces outils, donc open source, qui marchent ensemble, qui sont managés très bien, on réalise qu'à un moment donné, on n'a pas envie tout d'un coup de se dire, mince, il faut que je mette à jour les services sans interruption de service, et que si c'est à moi de le faire, alors c'est possible, des clients l'ont fait, mais je ne veux plus faire ça, je veux mettre ma valeur là où il y a de la valeur, et pas sur ce temps à mettre à jour ce qu'il faut, les mettre à jour, la page de sécurité, etc., en tant que ce soit du manager, parce que même si on sait faire, on veut que ce soit... fait sans interruption de service, c'est surtout ça vu qu'on parle en temps réel.
- Speaker #0
Il y a aussi un cas d'usage qui est très intéressant par rapport à ça, c'est une question aussi d'optimisation. Alors ces technologies permettent des optimisations assez incroyables des fois, et du coup pour pouvoir optimiser, un élément clé c'est la pensée à l'observabilité. Alors l'observabilité est la capacité de connaître l'état du système, le comportement du système, à l'observer. comment cette observabilité peut être déjà mise en place et comment elle peut être clé pour créer des systèmes, notamment des systèmes d'analyse de données qui sont optimisés.
- Speaker #1
Tout à fait. Ce qui va être souvent ce qu'on voit, et c'est l'intérêt des services managés, c'est que quand on va avoir des pics, surtout si on parlait du retail, le Black Friday, autour de Noël, il y a toujours des pics de charge. Et là, très rapidement, on va comprendre qu'il va falloir très vite rajouter des services, rajouter de la puissance pour gérer ces pics-là, sans interruption de service encore. Donc ça, ça demande aussi de monter en charge, de rebaisser en charge ensuite, pour ne pas avoir des coûts trop élevés, si on n'a plus besoin de toute cette puissance. Et le tout, tout ça, il faut pouvoir observer. Donc il y a toute une stack d'observabilité pour les logs, les métriques, pouvoir analyser tout ça. Et effectivement, un service manager qui a l'habitude de faire ça et qui le fait bien et qui a surtout les ressources pour avoir des serveurs en plus et ensuite pouvoir les démontrer correctement. Et ça en live, là effectivement, le on-prem c'est très très difficile, voire pas possible de faire ça on-prem, en tout cas des coûts trop élevés. Effectivement, là il y a une grosse stack d'observabilité qui est essentielle. surtout pour les consultants
- Speaker #0
BI. Ça me fait penser, en fait, quand on parle d'analyse de données, notamment dans le contexte classique d'entreprise, l'analyse de données a des périodes principales, après une clôture, après des événements dans la vie qui reviennent régulièrement ou périodiquement dans la vie d'une entreprise. Effectivement, on peut avoir des pics de sollicitations du système d'analyse de données. Donc, effectivement, les services managés peuvent permettre de... plus souple et d'augmenter les ressources pour pouvoir tenir la charge et un audit on a 5 personnes de plus qui vont recréer le système pendant 2 jours c'est pas grave, le système managé va pouvoir tenir cette charge sans problème mais je pense aussi à un cas d'usage, c'est par rapport au on pourrait revenir un peu dans cet état d'esprit de la simplicité c'est d'utiliser encore une fois le bon système, mettre la bonne complexité au bon endroit, c'est pour pouvoir peut-être détecter quand est-ce qu'un système n'est plus pertinent. et pouvoir le switcher par autre chose. Une base de données ou une technologie qui était adaptée quand on avait une certaine volumétrie de données ne va plus l'être quand la volumétrie de données a été multipliée par 2 ou 3 ou 4 et qu'on veut garder, par exemple, des temps de réponse accessibles. Est-ce que toi, tu as eu des exemples qui illustrent cette... cette recherche de simplicité et de garder le système, de garder la bonne stack, la bonne complexité au bon endroit.
- Speaker #1
Tout à fait. On voit effectivement, comme tu l'as dit très bien, et je l'avais déjà cité un petit peu avec les différents services, les différentes caractéristiques de chaque service. Par exemple, on pourrait passer de MariaDB à Postgres quand on a une certaine charge, quand on a un certain volume d'index. On a de meilleures perfs avec PostgresQL qu'avec MariaDB, par exemple. Ou bien, on a nos services, par exemple, Merci. dans une certaine région, et tout d'un coup, on veut se rapprocher de... changer de région pour se rapprocher de certains points... Les utilisateurs. Dans ce cas-là, le fait de changer de région, pareil, sur du manager, c'est en un clic. En un clic, on clique, on change, sans interruption de service, nos serveurs d'une autre région pour se rapprocher d'une région physique.
- Speaker #0
Ça, c'est vraiment quelque chose qui est génial avec justement le... le cloud, et notamment aujourd'hui avec toutes ces péripéties, ou en tout cas l'actualité qu'on peut connaître avec un certain nombre d'actualités géopolitiques, où ça devient important, par exemple, d'avoir ces données plutôt en Europe qu'aux Etats-Unis, des choses auxquelles c'est des problématiques et des sujets auxquels on est très sensible côté MyReport. Et donc oui, les systèmes managés permettent aussi cette souplesse et de maîtriser ces points encore faut-il en avoir conscience et prendre soin de les gérer correctement. Une question que je voulais te poser aussi, par rapport à une ETI, par exemple, qui démarre dans un projet d'envergure dans la data, quelles seraient pour toi quelques clés pour mettre en place cette philosophie de la simplicité dans le traitement des données. dans le traitement de l'analyse de données, des systèmes autour des données.
- Speaker #1
La personne qui nous écoute pourrait mettre pause et réfléchir lui-même à ce que je vais dire. Ce serait intéressant de voir si ça colle, parce qu'on a un peu évoqué ça. Une première chose, on a parlé de services open source, bien sûr. Donc, ne pas être, on n'est pas du vendor locking, c'est-à-dire être bloqué avec certains outils et donc, c'est une boîte noire, on ne sait pas ce qui se passe. Donc, s'appuyer sur des services open source serait une première chose. Si on les manage soi-même, on a entendu qu'effectivement, L'avantage de service managé, quand c'est possible, c'est quand même plus intéressant, parce qu'on peut mettre notre valeur ailleurs. Ensuite, il y aurait aussi se concentrer, c'est un peu ce qu'on a dit là, se concentrer sur la valeur métier. C'est-à-dire pouvoir dépenser son énergie, non pas sur l'infra, même si on sait le faire. Et au contraire, même si on sait le faire, c'est intéressant de mettre son énergie ailleurs. On a un client d'ailleurs qui nous a dit « Non, je sais faire. Kafka, c'est un des services les plus difficiles à manager. On sait faire, on a les équipes, on a tout. » on ne veut plus le faire, parce qu'on veut se concentrer sur d'autres sujets justement pour amener plus de valeur ils sont ravis que ce soit managé pour eux, et dernière étape ce serait de s'entourer assez rapidement de bons consultants, de gens compétents mais alors, attention, de mon expérience pour être dans des sociétés de conseil un petit peu d'experts certaines sociétés tu peux en avoir un qui sera l'équivalent de 10 dans une autre grosse société dont je n'aimerais pas le nom, donc que... Un bon consultant, ça peut être vital que dix moins bons, on va dire.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Ça, c'est quelque chose qui, je pense, est essentiel. Et en fait, c'est clé d'avoir les bonnes personnes qui ont l'expérience et qui ont aussi la bonne philosophie. Parce que des fois, les visions ne sont pas, comment dire, différentes. et Et une vision qui peut avoir un sens par rapport à une certaine expérience ne va pas avoir de sens dans un contexte différent. Donc oui, ça, c'est important d'être sûr de partager cette vision.
- Speaker #1
Et justement, si je rebondis là-dessus, il y a une grosse partie on-prem. Moi, j'étais le premier à faire du on-prem et je trouve ça très bien. Mais il y a les coûts cachés qui sont énormes. Il faut vraiment les prendre en compte. Et ça, malheureusement, on le réalise trop peu ou quand ça ne va plus. C'est là qu'on le réalise. Mais il y a le bâle des développeurs, de la maintenance, des machines, et comme je l'ai dit, on ne peut pas, de toute façon, ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas scaler tout d'un coup, si on a un pic de charge, on ne peut pas racheter 50 machines et les revendre après. Enfin, on peut, mais c'est absurde. Il y a des choses, effectivement, qui ne sont même pas possibles à faire soi-même, mais il y a beaucoup de coûts de cachet à faire du on-prem. Il y a certains cas très rares où, effectivement, si on a besoin, au niveau légal, on a besoin que certains services, au niveau de la sécurité et autres, mais... Dans la plupart des cas, on va dire, je pense que 80-90% des services pourraient être des services managés, il n'y a pas de souci. Tout à fait.
- Speaker #0
Je pense que cette Ausha, justement, est très intéressante. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on a choisi un partenaire, un prestataire qui est compétent et qu'on a décidé de partir sur quelque chose de managé, quelque part, c'est un élément clé pour être sûr que ça va être simple. Parce qu'on a quelqu'un sur lequel on va compter. Et du coup, on sait vite, effectivement, ces coûts cachés qui peuvent être énormes. quand on décide de partir sur soi-même. Alors des fois, tout se passe bien et l'enjeu du projet est réduit, et ce n'est pas grave en fait si le risque se réalise, parce que c'est petit quoi. Mais dès qu'on part sur des enjeux plus grands, et l'analyse de données, l'analytique de données est capitale, quand l'analyse de données se met en place dans une organisation, ça devient un peu la colonne vertébrale de l'organisation. Donc effectivement, est-ce qu'on peut se permettre que la colonne vertébrale du pilotage de l'organisation de l'entreprise soit défaillante ? Voilà, la réponse, évidemment non. En tout cas, merci pour tous ces éclairages. Il y a une conférence à laquelle tu donnes un titre assez provocateur et percutant. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? On est toujours dans le thème. Est-ce que tu peux nous expliquer ce choix ?
- Speaker #1
Il y a plusieurs choses. Déjà, il y a une citation que je donne dans cette conférence. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Alors déjà, je mets une image des Shadoks. Alors, Antoine de Saint-Exupéry qui aurait dit « La perfection est atteinte non parce que lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer. » Et c'est tellement vrai dans plein de domaines et particuliers dans notre monde IT. Je pense à des exemples, à la fois des exemples très techniques, par exemple les processeurs, le 650 et le Z80 qui ont été des processeurs qui ont simplifié l'architecture pour les devs, pour les équipes, alors qu'en fait les processeurs étaient déjà hyper complexes et très très chers. Et si on prend des exemples plus graphiques, on va dire, pour ceux qui se rappellent, c'est une idée de mon âge, Alta Vista à l'époque, et quand l'interface Google est arrivée, Google, un champ, paf, un bouton, rechercher, c'était fini. Ça ne veut pas dire que c'était plus simple derrière. Derrière, la complexité est toujours là. Il y a toujours plus de complexité. Mais pour l'interface utilisateur, c'était plus simple. On allait vraiment dans la simplicité. Ou même, on parle même de chat GPT. Pareil, chat GPT, même principe. Il a donné accessible tout ce monde de l'IA, des LLM, au grand public, alors que ça a été réservé à des experts pendant des années. Ça fait longtemps que ça existe, mais ce n'était pas accessible au grand public. Donc, on a cette tendance à vouloir complexifier. et je dis mais c'est dur en fait et c'est très difficile de vouloir stop, on arrête, on va resimplifier dans les entreprises dans les process il y a même le lean management qui va aussi adresser ça, c'est vraiment c'est un vrai sujet et c'est intéressant dans les entreprises de s'y attaquer je pense oui,
- Speaker #0
clairement c'est un sujet qui est de fond mais je pense qu'on touche à quelque chose qui est de l'ordre de l'essentiel quand on parle de ça et voilà, ça en fait il y a une chose dont je suis convaincu aujourd'hui on parle beaucoup d'IA tout les podcasts, ça finit toujours par sortir à un moment, tous les épisodes. Mais effectivement, je pense qu'une chose à laquelle l'IA ne pourra jamais se substituer, c'est la vision. La vision de qu'est-ce qu'on veut faire, quel est le sens, quelle est la direction qu'on va prendre. Ça, je pense que c'est quelque chose qui restera toujours du côté de ceux qui sont servis par le système, de ceux qui l'utilisent. Et du coup, quelque part, un petit peu, Tout. Toute la complexité du monde, ou tous les systèmes, ou toutes les créations du monde, sont au service d'une vision, enfin voilà, ils viennent d'une impulsion de base. Et ça, effectivement, quand on est guidé par la vision, surtout quand il y a de la clarté autour de cette vision, on va être capable de prendre du recul sur les choses, de prendre des décisions, et d'orienter les choses, et de corriger ce qui doit l'être, parce que là... Voilà, encore une fois, la vie fait que la complexité est inévitable quelque part, mais le fait d'avoir la bonne vision nous permet toujours de revenir, de resimplifier. Et donc, c'est une démarche, c'est un travail, c'est une discipline, c'est même peut-être une routine. Voilà, il y a une question que j'aime toujours poser à mes invités. Est-ce qu'il y a une question que tu aurais souhaité que je te pose et que je ne t'ai pas posée ? Et auquel cas, ça serait laquelle ?
- Speaker #1
Je pense que merci, on a bien abordé tous les sujets. Non, j'ai beaucoup apprécié ces échanges. Et comme tu dis, c'est un état d'esprit. Et on partage ce même état d'esprit. Donc, c'est vraiment très agréable. Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Olivier. Merci beaucoup d'avoir accepté cette invitation. Et puis, rendez-vous. Je sais que je suis très actif sur les réseaux sociaux, sur le web. Donc, que ce soit LinkedIn. Je mettrai tes coordonnées, tes liens vers ton profil pour les... auditeurs qui souhaiteraient prendre contact avec toi ou suivre ce que tu fais et à une prochaine merci beaucoup olivier