Description
Valérie Guittard aime la communication. Et elle aime Orange. Après plus de 25 ans passés dans l’entreprise, la responsable communication de la Direction Entreprises Grand Sud Ouest affiche toujours la même curiosité pour un métier qui n’a cessé de se transformer.
La com n’est pas là pour « faire joli »
« Fais-moi ça vite », « fais-moi un petit PowerPoint », « fais-moi quelque chose de sympa »… Valérie connaît ces petites phrases qui ont longtemps contribué à caricaturer le métier.
Sa réponse est claire : la communication est une expertise. Avant de produire une vidéo, un post ou un événement, encore faut-il comprendre le besoin. C’est pour cette raison que la communication doit intervenir en amont des projets et être présente dans les instances de décision.
La com interne est loin d’être morte
Sur ce point, Valérie et moi ne sommes pas tout à fait d’accord ! Pour elle, aucun doute : la communication interne existe toujours et demeure même essentielle.
En revanche, elle s’est profondément transformée. Finies les newsletters descendantes et la « feuille de chou » abandonnée à la cantine. Place au live, aux échanges directs et à des formats comme le « Café Codire », qui permet aux collaborateurs d’échanger directement avec les dirigeants.
Écouter avant de communiquer
S’il fallait résumer la philosophie de Valérie en deux mots, ce serait « listening-responding » : écouter pour mieux répondre.
Car contrairement à une idée reçue, être communicant ne consiste pas seulement à savoir parler. Il faut surtout savoir écouter. Aux jeunes qui souhaitent rejoindre le métier, Valérie conseille donc deux qualités : la curiosité et l’écoute.
La curiosité pousse à découvrir de nouveaux sujets, de nouveaux outils et de nouvelles personnes. L’écoute permet ensuite de comprendre avant de proposer.
IA : un outil, pas un communicant
L'intelligence artificielle ? Valérie ne la rejette pas. Chez Orange, les collaborateurs expérimentent d'ailleurs un outil interne d'IA générative. Mais elle refuse d'opposer frontalement l'humain à la machine.
L'IA peut accompagner, conseiller, faciliter certains usages et même démocratiser la communication auprès de petites structures qui n'en avaient jusque-là pas les moyens. Mais il lui manque encore ce que Valérie place au cœur de son métier : l'émotion.
Le communicant doit-il enfin prendre la lumière ?
C’est sans doute la question la plus personnelle de l’épisode. Pendant 4 ans, Valérie a refusé de venir dans le Décodeur.
Pourquoi ? Parce qu’elle considère le communicant comme un « metteur en scène ». Celui qui travaille le texte, la lumière, le décor, le rythme et permet aux autres de briller… sans nécessairement apparaître lui-même.
Mais les temps changent. Pour défendre la communication, valoriser son expertise et faire reconnaître le métier, les communicants doivent peut-être accepter de sortir davantage de l’ombre.
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Laurent FRANCOIS, papa de l'agence Maverick & du Décodeur de la com
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