- Speaker #0
Bonjour à tous, je suis Hortense Leluc et vous écoutez Décodeur, le podcast dans lequel j'échange avec des pros de la déco. Il y a plusieurs formats d'émissions qui tournent, stylé, archi-cool, le club ou les rencontres comme l'épisode qui va suivre, dans lequel un architecte ou un designer, une marque que vous aimez ou que vous allez découvrir, un entrepreneur ou un créatif va nous parler de sa manière de travailler, de ses produits, de son savoir-faire, sa vision, ses inspirations. Bref, de l'envers du décor qu'on ne soupçonne pas toujours. Et c'est ça la force du podcast, on prend le temps, on va plus loin, on décortique, on apprend, on comprend. Il y a une forme d'intimité, de complicité et d'authenticité à laquelle je tiens beaucoup. Merci d'être si nombreux à écouter. Si vous venez de découvrir le podcast, bienvenue. N'oubliez pas de cliquer sur s'abonner pour ne pas rater les prochains épisodes. Et si mon invité vous plaît, surtout n'hésitez pas à partager. l'épisode en story ou à mettre 5 étoiles. Tout ça m'aide beaucoup à me faire connaître encore plus. Bonjour à tous, je vous présente Lisa. Bonjour Lisa.
- Speaker #1
Bonjour Hortense.
- Speaker #0
Qui a cofondé Studio Gaia Paris avec Déborah. Alors Studio Gaia Paris, c'est une marque qui fait du mobilier et des objets déco en pierre d'exception. Alors ils peuvent être en marbre. en marbre blanc, rose, vert, en onyx, en travertin, voire un mélange de tout ça, on appelle ça la marqueterie de pierre et c'est d'ailleurs leur grande spécialité. Elles sont au cœur d'une grande tendance, l'envie et le grand retour, enfin depuis quelques années déjà, de matériaux naturels et d'une idée peut-être un peu tribale de retour aux sources, mais dans un style ultra contemporain et d'une élégance. folle, voire même d'une certaine féminité. Donc, on va parler de tout ça, de savoir comment elles travaillent avec leurs artisans, etc. Mais peut-être qu'on peut commencer. Lisa, on va beaucoup parler de pierre. On parle de pierre naturelle. Comment toi t'expliques ? On l'a vu encore à Maisons et Objets cette année avec la scéno de Elisabeth Leriche. Il y a un grand retour de la pierre naturelle. Comment on justifie cette envie ?
- Speaker #1
Alors, je pense qu'on justifie ça. cette envie, on essaie de trouver du sens aujourd'hui dans notre décoration. Donc on veut peut-être moins consommer rapidement des petits objets de plein de marques différentes. Et l'idée, c'est de mettre un peu plus de temps à trouver la pierre un peu collectible, manifeste, ou la petite table d'appoint qui va faire l'effet waouh dans son intérieur. Donc on va mettre peut-être un peu plus de budget, mais aussi plus de sens dans notre décoration.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu trouves que... C'est une grande question, mais qu'est-ce que la pierre raconte que d'autres Merci.
- Speaker #1
matériaux raconte pas qu'est ce qui te plaît tant toi dans la pierre déjà c'est le rien que le nom de gaïa le studio gaïa pourquoi c'est la déesse de la terre mère avec un m majuscule donc c'est tout ce que la terre nous offre donc nous on fait tous de tous des mâts tous les matériaux en provence qui sont extraits de la terre donc c'était ça le démarrage de studio gaïa pour nous la pierre ça apporte toute la grandeur et là tu vois la transcendance d'une De la terre, de tout ce qu'on peut extraire. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai que la pierre vient de la terre.
- Speaker #1
Ah oui, oui, c'est extrait. Déjà, c'est un peu comme le diamant, tu vois, ça met des millions d'années à se cristalliser, à rendre ces couleurs-là, que tu ailles n'importe où sur le globe, le marbre vert ou l'onyx rose ou l'onyx vert, particulièrement l'onyx, que tu ailles en Amérique du Sud ou vers l'Iran ou l'Afghanistan, parce qu'ils ont des pierres magnifiques, c'est les mêmes appellations et pourtant, ce n'est pas du tout les mêmes. Après, c'est de la géologie, mais en fonction de tout ce que la Terre nous offre, on n'a pas du tout les mêmes pierres d'un endroit à l'autre.
- Speaker #0
Alors peut-être qu'on peut faire, avant de parler de ta marque, des savoir-faire, etc., faire un petit zoom sur peut-être les trois grandes pierres que tu travailles, faire une petite fiche d'identité rapide. L'idée, ce n'est pas du tout de te coincer. Par exemple, tu viens de parler de l'onyx. Qu'est-ce que c'est l'onyx exactement ?
- Speaker #1
Alors, l'onyx, ça fait partie de la grande famille des marbres. Après, elle est quasiment apparentée à une pierre semi-précieuse, puisqu'elle a une translucidité. Elle fait passer la lumière. D'ailleurs, l'onyx est souvent vue rétro-éclairée dans des plans de travail, à la base, dans des plans de travail ou des crédences rétro-éclairées, puisque tu peux mettre un néon ou laisser passer le soleil. Il y aura des jeux d'ombre, donc ce n'est pas du tout opaque et ça a des veines extraordinaires. C'est très fin, c'est très délicat, c'est très pur. Tandis que le marbre, de tous les marbres qu'on connaît, du Rosso Levento, du marbre grand antique, est opaque, donc ne laisse pas passer. C'est la lumière, et beaucoup plus intense en termes de personnalité. Et après, associer les deux, cette pureté et cette... Pour moi, c'est une pierre féminine et une pierre masculine.
- Speaker #0
Alors laquelle est féminine et laquelle n'est pas ?
- Speaker #1
L'onyx, évidemment.
- Speaker #0
Et féminin ?
- Speaker #1
Pour moi, ce n'est pas du tout acté, mais c'est comme ça qu'on les ressent, parce qu'il y a des couleurs très pastelles. Alors, il y a tout le pan de couleurs qui puissent exister, mais nous, on travaille les couleurs très pastelles, qui vont être l'ambre, le blanc, le vert, le rose et le bleu.
- Speaker #0
Mais on les trouve comme ça dans la nature ?
- Speaker #1
Oui, donc c'est des carrières.
- Speaker #0
Quand c'est du rose par exemple, on pourrait presque croire que c'est teinté. Jamais de la vie c'est teinté.
- Speaker #1
Non, alors il y en a qui peuvent le faire, mais ça c'est pas du tout nous. On appelle ça inque. Mais j'en ai jamais vu. On m'en a parlé, mais j'en ai jamais vu et je sais même pas ce que ça pourrait donner. Au tout début, nous par exemple, on travaillait avec une carrière au Mexique. Et l'onyx est fabuleux. Ça veut dire que je n'ai jamais retrouvé ces onyx-là. Alors après, il y a l'onyx d'Iran, il y a l'onyx du Brésil, il y a l'onyx d'Afghanistan, d'Inde, de Chine et du Pakistan. Donc ce n'est pas du tout des qualités différentes, c'est juste la Terre, ce qu'elle offre de différent, en fonction d'où on se trouve sur la Terre, comme je le disais. Et par exemple, pour l'onyx rose, pour la petite histoire, quand on travaillait avec le Mexique, un jour il nous appelle et il nous dit, on n'a plus d'onyx rose parce qu'on s'est fait prendre... en otage notre carrière d'onyx rose par des gangs. Donc, je ne peux plus t'en fournir. Pour te dire tellement que c'est précieux. Là, on est au Mexique pour le coup, donc c'est un cartel qu'il leur avait pris.
- Speaker #0
Mais c'est intéressant de se dire qu'il n'y a pas un onyx. Selon où tu le trouves, dans telle ou telle région, il n'aura pas le même aspect, la même...
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
On ne parle pas de finition, mais ça ne se... Non, les finitions, c'est après,
- Speaker #1
c'est au moment où le travail... Je te parle même au moment brut. On l'extrait, pas du tout. où l'onyx ombre va être... un côté miel d'un côté du globe et de l'autre, beaucoup plus doux, plus pastel. Je le vois énormément sur l'onyx vert, qui a parfois des veines très brunes. Voilà, là, tu vois, un peu camel. On ne voit pas, mais avec des veines beaucoup plus camel, alors que sur d'autres, ça va être des veines un peu plus rougeâtres.
- Speaker #0
On parle beaucoup de l'albâtre. Toi, tu ne travailles pas forcément l'albâtre.
- Speaker #1
Non, on travaille l'onyx.
- Speaker #0
C'est un peu le même genre ?
- Speaker #1
Honnêtement, je ne me suis pas posée réellement sur l'albâtre. Je ne sais pas s'il y a un si grand nuancier de couleurs. Il y a ce côté de translucidité, mais on le traverse plus, il me semble, en luminaire, l'albâtre. Nous, on ne le travaille pas. On travaille le marbre, l'onyx et le travers.
- Speaker #0
Et le traversin dont on n'a pas parlé, qui est furieusement tendante pour le coup et qu'on trouve peut-être plus facilement. un peu trop peut-être aussi parce que ça se trouve plus facilement le travertin ?
- Speaker #1
Oui, il y en a aussi bien en Europe au Portugal, après on importe les pierres moi l'endroit où je fais fabriquer c'est pas l'endroit où il y a la carrière mais tu peux en trouver très facilement au Portugal, en Italie donc nous on prend du travertin italien au Maroc, beaucoup le Maroc travaille énormément cette pierre Donc aussi bien il y a du travers teint gris, du travers teint rouge et du travers teint beige et après des nuances de beige. Comme tu l'as dit tout à l'heure, nous on fait vraiment de la marqueterie. Donc tu ne verras jamais chez nous juste une colonne en travers teint ou juste une colonne en onyx. Ce n'est pas du tout l'ADN de Studio Gaia, c'est vraiment mixer les pierres entre elles.
- Speaker #0
Pourquoi être partie là-dessus ? C'était pour se différencier ? C'est marketing à la base ou c'est une question de... ? Non,
- Speaker #1
c'est une question vraiment d'envie. quand on a lancé cette... Cette ligne, puisqu'à la base Studio Gala, c'était le carreau de céramique, mais peut-être qu'on aura l'occasion d'en reparler. Quand on a lancé la ligne Stone, l'idée, c'était d'avoir de la couleur, de l'association de pierres entre elles. On voulait être reconnaissable, vraiment avoir une identité sur de la rayure, parce qu'on adore la rayure. L'une de nos premières tables qui avait été choisie par Elisabeth Lorich il y a trois ou quatre ans maintenant, c'était une table noire et blanche à rayure. Donc on voulait vraiment travailler la rayure.
- Speaker #0
Donc tu crées un effet rayure avec tes pierres ?
- Speaker #1
Totalement, mais pas que, ça peut être aussi de la perforation, perforer une console en noyer et jouer avec des inserts en rond ou en octogonal d'onyx, des palais d'onyx à l'intérieur. On veut vraiment jouer sur quelque chose de fort.
- Speaker #0
Tu associes spontanément les pierres ou c'est le fruit d'une longue réflexion ?
- Speaker #1
Ah non, aujourd'hui, nous, on a deux couleurs iconiques. On appelle ça la couleur orient. C'est un dégradé de Oroso Levento, Onyx Blanc, Marbre Rose, Green Marble et Travertin. Ça, c'est notre couleur orient, que l'on peut revoir sur nos vases, nos bougies, nos piétements de table, nos side tables. Et après, on a une autre couleur qui s'appelle la couleur antique chez nous. C'est du Marbre Antique, Onyx Blanc. Et avec une ligne au milieu, donc ça peut être de l'onyx vert, de l'onyx orange, puisque chez nous, les clients, archi ou particuliers, peuvent tout changer. Ils peuvent changer les associations de pierre intra-elle. On leur donne une base qui plaît souvent, et après ils jouent à « bah non, mon mari, il veut moins de rose, donc est-ce qu'on peut le remplacer par du ambre ? »
- Speaker #0
On peut se dire « tiens, je voudrais une table basse entre avertins et le cœur, je voudrais que ce soit du marbre rose » . On peut faire ce genre de choses ?
- Speaker #1
Bien sûr, ça c'est nos tables basses et nos tables à manger. Ah oui,
- Speaker #0
ça c'est le cœur de ton plat. Avec un insert, tu vois,
- Speaker #1
on peut faire un très beau plateau rentraînement.
- Speaker #0
Mais on peut choisir la pierre.
- Speaker #1
Tout à fait. Soit le client va nous prendre une table à manger en plateau, en noyer ou en chaîne, ou en travers-temps, ou en ressaut lévento, tu fais ce que tu veux. Et dedans, on va aller incruster des inserts qui font effet d'optique de notre piétement de table, et il choisit ce qu'il veut. Il peut aller casser avec une couleur beaucoup plus claire quand c'est du ressaut lévento, ou il peut aller mettre... Là, on est en train de faire une table en chaîne. et en noyer, et l'insert est en marbre grand antique.
- Speaker #0
Mais donc, du coup, tu as des collections où tu fais surtout du sur-mesure. J'imagine que tu bosses énormément avec les pros.
- Speaker #1
Énormément, bien sûr, qui est le cœur de notre client. Donc, il y a énormément de B2B. Alors, il y a Studio Gaïa, à la base, c'est du mobilier sur-mesure. On donne une base de collection. Donc, on a sorti cette collection qui s'appelle A-Géométrie Variable, donc basée sur l'octogone, les lignes graphiques, les lignes géométriques. Tu peux connaître depuis deux ans maintenant, donc on peut me dire bon, ça fait quand même un bout de temps. Mais en fait, non, elle est tellement personnalisable, déclinable, en termes de dimensions, en termes de pierres. Là, c'est une table qu'on a dessinée il y a trois ans. On est en train de la refaire en structure entièrement en chaîne. Mais à l'intérieur, on va mettre un disque et à l'intérieur, on va changer le piétement. Donc en fait, grâce à chaque projet, on crée des nouveaux modèles qu'on met ou pas à notre collection.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
parce que parfois, coup de cœur, bah oui, notre première table à manger, elle est venue d'une cliente qui m'a dit, bon bah j'adore votre table d'appoint, est-ce que vous pouvez m'en faire des pieds ? Pas de problème, go. Et donc là, on a lancé nos tables à manger de façon totalement déclinable. En fait, on veut que quand on rentre dans un appartement, les gens disent, ah mais attends, c'est pas le piétement studio Gaïa ? Tu vois, très reconnaissable.
- Speaker #0
Ah oui, tu travailles sur cette identité très forte.
- Speaker #1
Totalement. Bah regarde, une bougie diptyque, ça fait... pas 35 ans, 40 ans, qui font les mêmes bougies. Et on adore. Et dès que tu arrives chez quelqu'un, on contreçoit ça. Enfin, tu n'as même pas besoin de savoir. La grosse étiquette blanche, tu sais que c'est diptyque.
- Speaker #0
Et alors toi, quelle est ta signature ? Comment tu veux qu'on reconnaisse Studio Gaïa ? Si on nous écoute.
- Speaker #1
Là, tout de suite, c'est l'octogo de la rayure.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
On a décliné en vase, en bougie, parce qu'on a un modèle économique assez hybride, on a aussi bien le sur-mesure, mais après, la partie distribution de petits objets de décoration.
- Speaker #0
Oui. Ah oui, alors vas-y, tu peux peut-être nous expliquer là maintenant la différence.
- Speaker #1
La différence, donc à la base, on fait du mobilier, on travaille avec les pros qui nous prescrivent sur leurs projets, qui nous mettent dans des mood boards, le client craque ou pas, il accepte, très bien. Et là, on va jouer sur les dimensions et les différentes pierres. Donc ça, c'est à la base notre façon de travailler. Et après est venue en fait une réflexion purement business et d'envie, où on s'est rendu compte que les gens connaissent. commence à connaître Studio Gaïa, aime, mais pas tout le monde peut se payer une table d'appoint à 3 000 euros. Parce que faire de l'association de pierres entre elles, c'est cette demande du travail. Tout est fait à la main, par des artisans, donc évidemment, ça a un coût. Avec, en plus, des pierres, parce que l'onyx coûte beaucoup plus cher de par l'essence, de par son essence que du marbre ou du traversant. Et donc, on s'est dit, bon, il faut qu'on crée une collection cadeau, à mettre dans les bibliothèques aussi, parce qu'on trouve qu'il y a de plus en plus de menuiseries et de bibliothèques. On voulait un peu changer du livre à soulignes ou de la bougie traditionnelle Baobab, par exemple. Que j'adore. Parce que quand je me retrouve sur des bibliothèques face à un livre à soulignes et une bougie Baobab, c'est une fierté. Je me dis qu'on a réussi notre pari.
- Speaker #0
Tu as tellement raison. C'est drôle que tu dis ça.
- Speaker #1
Ou le cadeau, par exemple. Je ne sais pas si tu as déjà eu ça, cet effet, quand tu vas chez quelqu'un et que tu as offert autre chose que des fleurs ou une bouteille de vin ou des chocolats. Tu n'as pas ce côté un peu fier, genre j'ai trouvé un peu le cadeau sympa, je me suis pris la tête ?
- Speaker #0
Oui, alors moi, perso, je n'ose pas du coup. Alors moi, perso, je n'ose pas du cadeau. Non, non, non, je n'ose pas aller justement sortir, tu vois. Ah, sortir, c'est ça. Oui, je me dis, bon, est-ce que ça leur plaira ? Oui, je trouve.
- Speaker #1
Ah, ok, bon, alors je n'ai pas la mauvaise tête.
- Speaker #0
Mais attends, il y a plein de... Oui, mais c'est très bien. Moi,
- Speaker #1
avec Lian, c'était, ah là là, tu me soulages. Vous nous avez soulagé, ça change de la bouteille de vin, ça change du bouquet de fleurs.
- Speaker #0
D'apporter quoi ? Un petit photophore comme tu fais en pierre ?
- Speaker #1
Voilà, une bougie qui a quand même un coût, parce qu'aujourd'hui notre bougie elle a 180 euros, mais deux cobines qui sont invitées chez une autre, ça passe tout à fait, donc c'était pour du cadeau. et aussi... Voilà, pour répondre à... J'aimerais tellement me payer quelque chose de chez vous, mais ça coûte 3 000 pour le premier prix. Bon, on a sorti les petites sœurs.
- Speaker #0
Donc, tu as utilisé le mot luxe. Est-ce qu'on peut parler de mot luxe pour ta marque ou pas forcément ?
- Speaker #1
Alors, le luxe, c'est assez vague. Est-ce qu'on va parler de ça ? Pour moi, le luxe, on peut parler par rapport à un savoir-faire. Donc oui, nos artisans ont un savoir-faire exceptionnel.
- Speaker #0
Oui, le luxe, en fait, ça peut être aussi la rareté, le temps, la matière. Les pierres,
- Speaker #1
tu vois. On n'a pas de stock, nous, sur nos produits mobiliers. Évidemment, sur les objets cadeaux, on est obligés d'avoir du stock, mais sur le mobilier, en fait, tu peux mettre deux. Je parle en termes de modèles, donc c'est notre table d'appoint qui s'appelle JISU, qui est octogonale avec des grandes rayures de couleurs. Tu peux en faire deux ou trois, ça sera jamais les mêmes. Même s'ils viennent de la même tranche, en fonction où tu te positionnes et où tu coupes dans la tranche, ça sera tout à fait unique. Donc, luxe, ça englobe... Beaucoup de choses.
- Speaker #0
Mais comment on explique que ce soit plus cher, par exemple, de s'offrir une belle table basse en pierre plutôt qu'une belle table basse en bois ?
- Speaker #1
C'est comme un bijou en diamant. C'est vraiment la rareté, la façon de le travailler. Un bijou en zircon ou un bijou de fantaisie, ça n'aura pas le même prix. Il n'y aura pas les mêmes...
- Speaker #0
Oui, le même travail.
- Speaker #1
Le même travail qu'un diamant de mine qui a été taillé par de l'orfèvrerie. Enfin voilà, moi j'apparence vraiment au métier du bijou parce que...
- Speaker #0
Oui. Peut-être on peut dire, ces pierres-là, on a fait un petit peu leur fiche d'identité, mais toi, donc tu les trouves où ? Où est-ce que tu vas les chercher ? Tu as identifié, on parle de carrière, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et tu travailles toujours avec les mêmes carrières ou en fait, à un moment donné, elles s'épuisent ? Enfin, pas que... Non,
- Speaker #1
je ne te parle pas naturellement. Non, il y a plein de paramètres. Comme je te disais, nous, au début, on a commencé avec le Mexique, de par une rencontre et de par quelqu'un qui nous a fait confiance. Parce qu'aujourd'hui, rentrer de dire, je vais monter une marque de meubles en pierre, c'est assez ambitieux comme projet au début. Donc, quand tu vas taper à la porte, au début, on a tapé à la porte des marbriers de l'île de France. On est basé à Paris, donc de l'île de France, ça nous paraissait logique. Après, il y en a des magnifiques dans le sud, mais c'était une histoire de coûts. Alors, ils ont toutes les pierres du monde, n'importe quelle marmite, il y a toutes les pierres du monde. C'était une histoire de coûts. Le moindre meuble sortait presque à, je ne sais pas, 10, 12 000 euros. Oui,
- Speaker #0
parce qu'eux se prenaient une marge. C'était eux qui trouvaient les pierres et les revendaient.
- Speaker #1
Évidemment. Et nous, on cherchait quelqu'un qui nous fasse un produit fini. Parce qu'on aurait pu aller, par exemple, chez des spadaccini. Ou d'autres qui te vendent juste les tranches et après toi, avec ton petit marbrillé, tu crées ton mobilier. Il y a plein de façons de travailler. On a étudié tout ça. On achète la tranche, on le fait faire par un marbrillé. Pareil, en termes de coûts, c'était trop cher. Donc on s'est dit, bon, malheureusement, on va devoir sortir de la France. On a été voir les frontaliers. Ça a été un travail d'un an et demi.
- Speaker #0
Bien sûr, j'imagine.
- Speaker #1
On a été voir les frontaliers, qui sont l'Italie, l'Espagne et le Portugal. L'Espagne et le Portugal, naturellement, on dit « c'est facile, pourquoi tu ne fais pas au Portugal ? » Donc ils travaillent super bien, mais pareil, aujourd'hui, le Portugal, ils sont remontés en termes de coûts. Et par contre, ils avaient une proposition beaucoup moins large en termes d'onyx. Nous, c'était vraiment la couleur. Et aussi, savoir travailler. On ne cherchait pas quelqu'un qui savait juste travailler le marbre. On voulait quelqu'un qui sache travailler l'onyx, le travertin, le bois, mais en marqueterie, donc en association, pire entre elles. Donc on se mettait beaucoup de contraintes dans notre chambre et faire attention aux coûts. Les Italiens ont très bien répondu à la demande, mais pareil, au niveau budget, on était hors de prix. Et on a été en Turquie. On a payé une première collection de prototypes. Mon mari, quand je lui ai montré, j'étais toute fière, mais au fond de moi, je savais que c'était parce qu'on avait en tête. Il m'a dit « t'as braqué quelle grand-mère ! » Parce que c'était vrai que c'était ce qu'on avait en tête, mais c'était d'un fadasse. Tu vois, quand on pense au marbre bordeaux, le Rosso Levento, un peu nos tables de grand-mère ou les tables vertes en marbre, c'est exactement ça. Donc tout ce qu'on ne voulait pas faire, puisqu'on voulait moderniser le mobilier en pierre. Donc on a dit bon, ok, on a payé des prototypes pour rien. Et là, une rencontre extraordinaire, un Iranien qui venait d'acheter une carrière au Mexique. Et il a tout de suite compris ce qu'on voulait faire. Et il a tout de suite compris la marqueterie, la couleur, la rayure, les formes géométriques, les lignes graphiques. on s'est dit waouh et beaucoup de personnes nous disaient quand on allait au top aux portes non mais c'est pas possible, il ne faut pas faire comme ça faites comme si, et à un moment on était en train de changer notre collection mais pour en plus satisfaire une usine et c'est pas ça qu'on voulait faire quand on a rencontré cet iranien, c'était la libération mais moi il était au Mexique donc c'était loin, on devait y aller bon on n'a pas été pour multiples raisons mais leur pierre était extrêmement belle Après, on s'est dit, bon, c'est un peu compliqué en termes de transport, de logistique. Et même lui, il nous a dit, les filles, vous avez fait une petite collection, maintenant, il faut acheter 10 à la commande au mobilier. Et ce n'était pas du tout le modèle économique qu'on voulait faire et qu'on pouvait se permettre. Donc, on a arrêté le partenariat comme ça. Mais quand on l'a revu à Maison Objet et qu'il nous voit, il était trop fier de nous. Parce qu'on a été au-dessus de cette envie-là.
- Speaker #0
Oui, mais alors... Après l'étape d'après, ça ne marchait pas avec le Mexique. Ça marchait bien,
- Speaker #1
on était super prêtes. Mais comme je te dis, tu peux les trouver partout dans le monde, les pierres. Et pareil, en fait, moi, si vraiment je dois dire quelque chose, c'est qu'il faut se bouger. Il faut d'abord envoyer des e-mails, parler sur Instagram et tout. Mais après, c'est prendre des trains ou des avions et aller faire les salons. Parce que nous, on l'avait rencontré sur un salon. Faire Marmomac qui est... Le grand salon à Véronne de la pierre et du marbre. Elle est, pareil, à Izmir, en Turquie, où c'est un grand salon. Il y a des places, des rendez-vous comme un maison obligée, mais il y a des places rendez-vous de pierre. Et la nouvelle usine avec qui on travaille maintenant depuis trois ans et demi, avec qui ça se passe extrêmement bien, on la rencontre à Milan.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, tu vois, il faut... Donc,
- Speaker #0
pas un atelier. Tu dis usine, on dit... Oui, atelier, atelier. D'accord.
- Speaker #1
On va dire usine parce qu'on peut croire que non. atelier et t'as raison.
- Speaker #0
Et donc eux, ils ont... Non, non, mais c'est très bien, c'est une usine au contraire. Enfin, c'est la vraie info. C'est-à-dire que c'est une plus grosse structure et qu'ils bossent peut-être pour d'autres clients. Ah, bien sûr. Ouais. Et donc, c'est eux qui vous fournissent les pierres et les travaillent selon les dessins que tu leur fournis.
- Speaker #1
En gros, aussi, il y a une contrainte dans la pierre. C'est que soit vous les travaillez en termes de tranches, qui font de 2 à 2-3 cm d'épaisseur, ou soit tu peux les travailler en termes de blocs. Donc là, t'es obligé d'acheter des blocs. Ça s'appelle tailler dans la masse. Notamment sur nos haltères, ça c'est tailler dans la masse. C'était beaucoup plus facile avec le Mexique, puisqu'il avait ses propres carrières. Donc en fait, il extrait des blocs, et à l'intérieur, il taille dans la masse. Quand tu travailles avec quelqu'un qui achète des slabs, on appelle ça des tranches de marbre, après évidemment on peut acheter des blocs, mais c'est des blocs qui peuvent coûter des milliers, surtout des blocs d'onyx, ça peut coûter des milliers d'euros. Plusieurs zéros. Donc, il y avait aussi une contrainte économique. C'est pour ça qu'on a essayé de travailler de façon intelligente. Après, la personne avec qui on travaille s'occupe de tout. On lui dit, on veut ça, ça, ça et ça. Bon, il a déjà énormément de choses en stock. Et comme il a des projets d'envergure, il achète beaucoup. Et aussi, on adore travailler avec les fragments de ses projets.
- Speaker #0
C'est-à-dire quoi, les fragments de ses projets ?
- Speaker #1
Les restes.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Donc, il y en reste souvent. du Rosso Levento, du Marbre Grand Antique, il ne va pas aller racheter. Au moins, ce n'est pas perdu. Sur des projets d'envergure, quand il y a des fragments, on va les réutiliser pour les petits produits.
- Speaker #0
Donc, toi, tu y vas souvent ?
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
pas vraiment.
- Speaker #1
Aujourd'hui, on a la chance de travailler. Même au Mexique, je n'y ai jamais été. Les WhatsApp, les Zoom, ça suffit amplement. Mais j'aimerais vraiment y aller. C'est vraiment par manque de temps. Mais j'aimerais vraiment y aller. Tu viens beaucoup à Paris, de toute façon.
- Speaker #0
Ah oui. Juste dans la création, moi je suis une cliente, j'ai besoin de te commander une table. Quel est tout le procédé créatif et combien de temps jusqu'à temps que je reçoive ma table basse ?
- Speaker #1
Alors, il y a une grande chose chez Studio Gage, je ne sais pas si c'est une qualité ou un défaut parfois, mais on est très agile et très réactif. Ça veut dire que tu peux nous trouver partout. Sur Instagram, on répond dans l'heure, par email, par WhatsApp, tu peux trouver tous nos contacts.
- Speaker #0
Juste parenthèse, pourquoi ce serait un défaut ?
- Speaker #1
Parce que parfois, ce n'est pas pour moi, c'est pour mes proches. Moi, c'est 24-24, c'est jour sur 7.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
D'une fois, j'avais une cliente à 23h un dimanche. Le lendemain, c'était sa livraison. Oui, on fait les derniers cadrages à 23h. Moi, je n'ai pas cette notion-là. Peut-être que d'une fois, c'est un peu trop.
- Speaker #0
Toi, ça ne te dérange pas ?
- Speaker #1
Moi, pas du tout. C'est tout le temps.
- Speaker #0
Parce que souvent, au contraire, ce sont les pros qui freinent un petit peu leurs clients. Les archis, par exemple, elles sont quand même débordées à ce niveau-là. Et les clients qui écrivent justement le samedi à 18h, les architectes, ça les saoule. Ce qu'on peut tout à fait comprendre. Oui, bien sûr. Parce qu'elles leur travaillent. Bien sûr. N'importe qui, c'est le lundi. Non, par contre,
- Speaker #1
la seule fois où vraiment je coupe, c'est quand je suis en vacances réelles. Je suis partie, tu vois, avec mes enfants. Voilà. Mais quand je suis dans mes week-ends... Ah non, mes week-ends...
- Speaker #0
T'es passionnée.
- Speaker #1
Oui, totalement. Donc, en gros, on est très facilement joignable. Suite à ça, aujourd'hui, on a une très belle banque d'images de tous nos projets 3D ou réels qu'on a faits, qu'on a proposés à des clients. Donc, souvent en termes de réactivité, parce que chaque devis est différent. Donc, chaque devis, je dois me poser avec l'atelier en fonction des pierres qu'elle a choisies, en fonction des dimensions. On peut faire une table ronde de... mètres de diamètre, mais jusqu'à un plateau oblong, jusqu'à 2,80. Tu vois ? Donc s'il enchaîne, s'il en noyait, s'il l'entraîne à certains, c'est pas les mêmes devis. Mais aujourd'hui, je commence à être assez autonome, en tout cas. Il y a plein de choses sur lesquelles je suis autonome. Et aussi, on a un site internet où tu as de base tous nos tarifs, de notre collection, de base. Là, tu m'avais posé la question sur mesure. Donc suite à ça, je t'envoie plein de photos, on échange. Tu peux venir au showroom Paris 16e ou pas. On peut se parler par WhatsApp, vidéo, Zoom. Vraiment tout ce que tu veux. Et après, on définit ensemble tes dimensions, les couleurs que tu aimes. J'ai parfois, enfin souvent les maris sont inclus, notamment pour une table à manger, sont inclus dans les échanges.
- Speaker #0
C'est drôle cette remarque, souvent les maris sont inclus.
- Speaker #1
Ouais, parce que c'est souvent la femme qui me contacte.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Et j'entends souvent le mari derrière. Oui, mais dis-lui, enlève le rose. Il y a quoi à la part le rose ? Oui, monsieur, bonjour. Ou sinon, s'ils ont une architecte, c'est l'architecte qui reprend le relais. Et après, on voit tout ensemble. Donc, je peux sortir un tarif très rapidement. Après, on coïncide parce qu'il y a les plannings d'usine. On voit avec l'atelier où on est sur les plannings. Et normalement, on a 8 à 10 semaines de délai.
- Speaker #0
10 semaines, ça fait deux mois et demi. Gros komodo. Oui, ok. Si on parle de... Là, on parlait un petit peu de la création. Toi, vous êtes deux. J'ai évoqué Déborah. Comment vous répartissez les tâches ? Toi, justement, ton quotidien, c'est quoi ? C'est de gérer ça, la création, entre guillemets, et les échanges avec les fournisseurs et avec les clients ?
- Speaker #1
Alors, la création sur la collection de base, elle est vraiment faite à quatre mains. Donc, vraiment, nouveaux produits qu'on va ajouter au catalogue, ça, c'est vraiment Déborah et moi. Grosse réflexion. De toute façon, on a besoin de cerveau et on a besoin d'échanger, de se challenger. La partie... B2C, donc Archie, je la mets dans B2C parce que j'ai souvent le client final au téléphone, même si en bas, il y a un architecte, c'est souvent avec le client que je parle. Ça, c'est souvent moi. Et donc là, oui, on va re-réfléchir ensemble. Donc après, j'appelle Déborah. OK, on a vu ça et elle me... Ah bon, mais attention, je te rappelle, on avait fait ça pour tel client. Bon, voilà, on est vraiment toujours dans l'échange, même si c'est pour le B2C. Déborah gère totalement la partie B2B et développement. La partie chiffres aussi. Une partie qui m'horripile et elle est extrêmement importante dans une boîte. En tout cas, depuis qu'on s'est structuré. Donc, c'est cette partie-là qu'elle gère. Budget, trésorerie, taux de marge, rentabilité. Waouh ! Et moi, je vais être plus là. Oui, la partie com, market, commercial. Mais en fait, je n'aime pas nous attribuer chacune des tâches parce qu'on fait tout. Elle est moi aussi bien. Donc, voilà. Mais en tout cas, la partie créative pure. S'il demande, on va prendre la décision de changer d'atelier, d'intégrer des nouvelles pierres. Ça, c'est à deux cerveaux et quatre mains.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. On n'a pas parlé finalement de l'histoire de la marque. Qui a eu l'idée ? Comment c'est venu ? Par quoi ça a commencé ? Tu dis, là, ça y est, on s'est structuré. À quoi ça ressemblait avant et comment vous êtes passés à une vraie société ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si tu te rappelles, mais quand on s'est connus... C'était mon premier maison à objet en 2022. Je ne sais même plus pourquoi est-ce qu'on s'est connus.
- Speaker #0
Mon premier maison à objet en 2022,
- Speaker #1
c'était uniquement du carreau de céramique.
- Speaker #0
Ah mais oui, c'est vrai. Alors, est-ce que tu peux décrire aux auditeurs, parce que moi je l'ai en tête.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Mais ce sont des...
- Speaker #1
Des lues, des colonnes, des consoles, des bancs, carrelets.
- Speaker #0
Des tout petits carreaux de céramique. Des carreaux de 5x5. 5x5 avec un joint en couleur.
- Speaker #1
Un joint en couleur, enfin après voilà, donc on est... On était déjà dans des lignes graphiques, des lignes géométriques, de la personnalisation, de l'artisanat. Voilà. Donc, on a quand même déjà tous les codes de Studio Gaia aujourd'hui. Parenthèse, c'est moi qui carre le tout encore aujourd'hui. C'est moi qui fais...
- Speaker #0
Tu continues ces petits meubles ?
- Speaker #1
Oui, toujours. On a juste des projets plus d'envergure. Du retail, de l'hospitality, des gens qui nous font plus confiance. Parce qu'on en a vu beaucoup passer sur les réseaux. C'est une des raisons pourquoi on a un peu stoppé. Il a été beaucoup popularisé, do it yourself, tutoriel.
- Speaker #0
Et maintenant, il y a même plein de marques qui proposent.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Un peu, oui.
- Speaker #1
Aussi, à des prix, des chantoux de concurrence. Moi, ça reste quand même de la menuiserie avec un menuisier qui est à Paris, carreau de céramique italien et main d'œuvre, ben voilà, à Paris. Donc, et des finitions qui sont assez... Enfin, le jeu, c'est que tout soit parfait, régulier, voilà. Donc, comment ça a commencé ? Vraiment, c'est un malentendu, en fait. C'est l'histoire d'une fille qui a... qui s'embêtait un peu pendant le confinement, qui savait carrer et qui s'est dit, bon, allez, voilà, je vais...
- Speaker #0
Qui savait carrer ? Voilà. Mais tu faisais quoi avant ?
- Speaker #1
J'étais product manager, je suis une geek à la base. Je faisais de la strat digital, du logiciel digital. Et alors, comment tu viens de la stat ? Je viens de la carlée.
- Speaker #0
Pourquoi tu dis, je savais carler ?
- Speaker #1
Parce que je me suis très manuelle. Ah, manuelle, d'accord. Je faisais pas autre chose. du développement. Donc j'avais toute cette casquette de par mon ancien travail chef de projet commercial, parce que c'est un peu un rôle de chef d'orchestre à 360. Donc je s'écarnais et j'ai une amie à moi qui monte sa marque de bijoux pendant le confinement et qui me dit j'ai besoin de recevoir parce que tu sais à l'époque 2021, 2021, on pouvait pas recevoir en grand nombre, elle avait pas encore son showroom et elle me dit j'ai besoin de display. Donc cube, colonne, console. Est-ce que t'es prête à relever le défi ? Go ! D'accord, donc je fais ça dans mon salon, je viens d'avoir un bébé, les produits, il faut que je nettoie tout, bon, assez sympa. Et donc elle reçoit beaucoup de monde à son showroom.
- Speaker #0
Sympa, tu le dis ironiquement ?
- Speaker #1
Bah oui, sympa, parce que je viens d'avoir un nourrisson, j'utilise de la colle à carrelé, c'était très difficile, il faisait super beau. Donc heureusement que j'ai un balcon, donc je travaille souvent sous le balcon, mais dès que mon nourrisson était là, même mon petit de 3 ans, il fallait que je nettoie tout pour les odeurs. Bon, c'était très complexe.
- Speaker #0
C'est super, ouais.
- Speaker #1
Et surtout que c'est lourd. Et donc, elle reçoit beaucoup de monde. J'ai de petites demandes, les gens commencent à être intéressés. Là, suite à ça, j'ai une autre copine qui a un gros compte Instagram. Elle loue des robes de soirée, ça s'appelle Les Prêteuses. Elle me commande une table basse géante. D'ailleurs, je n'ai jamais refait dans ces dimensions 110 par 100. Donc, 1m10 par 1m60. Énorme comme table basse. Elle fait une photo sublime dans un magnifique salon haussmanien. Elle choisit un crème brillant avec des joints verts. Et là, ça va devenir pendant longtemps la photo un peu reconnaissable de Studio Gaia. Et d'un coup, j'ai plein de petites demandes qui arrivent. Et donc, la première chose que je me suis dit, c'est tout ce que tu rentres, c'est pour faire du placement de produits. Ça veut dire, je contacte énormément de comptes sur Instagram pour, après, moi, m'auto-financer les cadeaux que je vais faire en placement de produits à des créatrices de contenu. Donc, il y en a deux qui m'ont fait confiance dès le début, c'est Doris Blampin. Je ne sais pas si tu connais qui est dans le sud, mais bon voilà, qui est mode et déco. Et Audrey Lombard, que j'avais contactée.
- Speaker #0
Mais pourquoi tu fais ça ? Il me manque une... Tu veux faire du placement de produit pour te faire connaître. C'est ça sa stratégie.
- Speaker #1
Bien sûr, pour me faire connaître. Puisque c'est un produit quand même qui est assez instagrammable, avec des joints de couleurs, tu peux t'amuser. Et on sort d'un confinement. Je ne sais pas si tu te souviens, décorateur d'intérieur, architecte d'intérieur, c'est la formation qui a été le plus en reconversion professionnelle. On veut tous refaire nos intérieurs. Donc, il y a un engouement. Oui, pourquoi ?
- Speaker #0
C'était ton job aussi. Tu étais dans la stratégie digitale, donc tu attaques direct. Ah bah oui. Je sais que ce qui marche, ça va être l'influence.
- Speaker #1
Ah, tout à fait.
- Speaker #0
C'est intéressant comme démarrer. Ah,
- Speaker #1
démarrer, puisque en plus, je négocie en parallèle une rupture conventionnelle. Je me dis, bon, au pire, je me laisse deux ans. Je fais mon projet, j'ai des diplômes, j'ai un boulot, au pire je reprends le chemin des entretiens. J'ai envie de laisser ma chance d'entreprendre puisqu'il se passe quelque chose. Bon, entre temps le mois d'août, mon mari me dit bon là par contre il va falloir trouver un endroit où faire ça, parce qu'il commence à y en avoir pas mal. Je trouve un petit appart, un peu vide, au premier étage. Et Audrey Lombard, Doris Lambin, ça a été un vrai tournant. En fait, Audrey Lombard m'a refait son appart avec Caroline Andréoni. Et c'est les équipes de Caroline Andréoni parce qu'elle m'avait suggéré. Donc moi, je me dis, les équipes de Caroline Andréoni, elle m'appelle. Alors que moi, je ne fais que Carlet, en fait. Il n'y a pas une histoire de monter un business. Alors, il y a toujours une image de marque. Parce que la première chose que j'ai fait, c'est un site internet. un logo, un Instagram, nickel. Des photos, nickel. Du contenu, nickel. Des visuels, nickel. Ça a toujours été...
- Speaker #0
Il n'y avait pas de structure, il n'y avait pas de vision.
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
Tu faisais ça spontanément.
- Speaker #1
Et ça fonctionnait. Et il y a une amie à moi qui m'a dit tu sais Lisa, c'est super ce qui est en train de se passer, mais fais attention, je trouve qu'on en voit beaucoup et des fois pas bien fait. Et moi je le voyais, mais j'avais plein de petits comptes qui commencent à fleurir. Il faut toujours quand même que tu aies une longueur d'avance, parce qu'à un moment, d'ici 3-4 ans, la tendance, elle va descendre. Il est tellement fort ce carreau, à rayures, les couleurs, tout ça, qu'à un moment, la tendance, elle va un peu peut-être redescendre. Est-ce que tu pourras baser tout ton business là-dessus ? Et surtout, Skyler, mon business.
- Speaker #0
C'est quoi Skyler ? Oh là, j'ai honte, pardon. Pardon. Non, c'est moi. Skyler, c'est dire quoi ?
- Speaker #1
En fait, là, moi, c'est très artisanal. Tu me commences une... Tu me commandes un produit, c'est moi qui le fais à la main, je ne peux pas le développer, l'industrialiser, le processer. Évidemment qu'on m'a toujours dit « mais pourquoi tu ne prends pas des gens pour le faire avec toi ? » Parce que ce n'est pas la même chose. Moi, il m'appartient encore le carreau. Moi, j'adore le faire. C'est comme un peintre ou un sculpteur, il ne va pas dire « fais-moi ma peinture » . C'est peut-être très égocentrique de dire ça. C'est juste pour te montrer l'image. Donc l'idée, c'est de processer et industrialiser le business. Donc là, je commence un peu à réfléchir. Je me dis en fait, oui, elle a raison. Et c'est ce que je ressens au fond de moi. Alors peut-être que les gens ne le ressentent pas encore, mais c'est un moment où il va descendre le carreau. Et j'ai toujours eu Déborah dans la tête. Elle ne le savait pas, mais je l'ai toujours eu dans la tête. Et un jour, je lui dis, est-ce qu'on peut aller déjeuner ? Voilà, il y a toujours eu aussi la pierre en bac. J'avais envie de faire du beau. de grandir, de structurer, de penser, il faut être honnête, taux de marge, rentabilité, des KPI qui structurent une boîte. Donc voilà, Deborah a rejoint l'aventure pour tout ce que je n'aimais pas, mais aussi pour tout ce que j'aime chez elle, puisque c'est comme une sœur, c'est ma meilleure amie, elle et moi, on pense pareil, mais en même temps, on n'a pas les mêmes... C'est aussi ça qui est important dans une association, d'être pareil, d'avoir peut-être la même vision. mais ne pas avoir les mêmes valeurs ajoutées.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, est-ce que tu es contente de là où tu as amené ta marque ? Et pour le coup, est-ce que tu as, ça y est, une vision ? Où est-ce que tu te vois, par exemple, dans dix ans ? Où est-ce que tu as envie d'emmener ta marque ?
- Speaker #1
Alors, aujourd'hui, on est content de là où on est, mais comme on a une vision business, on aimerait toujours plus, évidemment. Donc déjà, on s'est entouré d'une personne qui est très compétente. qui s'appelle Laurence, qui a les codes du luxe, qui vient du luxe et qui a un cadre dans son métier, qui fait du retail. Donc, tous ces KPI et ce pilotage de chiffres, ces ajustements, c'est avec elle qu'on le fait. Aujourd'hui, quand on sort une bougie à 180 euros, c'est parce que demain, on pense retailers qui vont revendre en boutique nos petits objets déco. C'est pour ça que je te disais, on a un modèle assez hybride parce qu'on fait du sur-mesure, mais aussi, on a cette partie de distribution qui est un tout. un total autre métier, qui est de la vraie distribution.
- Speaker #0
Mais alors, tu parles des petits objets déco, mais est-ce que tes tables basses ou tes tables, on peut les retrouver dans des showrooms ou pas encore ?
- Speaker #1
Oui, alors tu peux les retrouver déjà à la Galerie Paradis, qu'on adore, on adore cette curation. Je ne sais pas si tu connais, mais il faut vraiment... Oui,
- Speaker #0
peut-être que tu peux dire aux auditeurs. Alors,
- Speaker #1
c'est rue de Paradis, Paris Xe, qui a une curation extraordinaire. Tu peux te retrouver avec des fauteuils, des tables iconiques des années 70, ou des choses qui sont un peu chinées, qu'avec des nouveaux designers, elles faisaient... Dans Studio Gaïa, on s'est mis beaucoup d'objectifs à atteindre. Elles faisaient partie de ces checkbox à atteindre. C'est pour ça qu'on était assez fiers d'être chez eux. Ça fonctionne super bien. On peut voir nos tables là-bas. Après, ça va être en ligne. Oui,
- Speaker #0
ça va être entre contacts en ligne ou sur...
- Speaker #1
Ou sur d'autres revendeurs en ligne. Mais pas français.
- Speaker #0
Et c'est vraiment... Ton travail est vraiment très beau. Tu parlais un peu d'entrepreneuriat. qu'est-ce que les gens ne voient pas quand ils regardent un meuble Studio Gaïa ?
- Speaker #1
Je voulais juste répondre, excuse-moi, à la question où tu te vois dans 10 ans. Ah pardon, bien sûr, j'enchaîne, vas-y. Non, non, non, c'est moi.
- Speaker #0
Où dans 10 ans, pardon ? On ne sait pas.
- Speaker #1
Alors peut-être pas 10 ans, mais 5 ans. En gros, aujourd'hui, l'export de Studio Gaïa, ça représente 30%. Ça représente 30%, l'export. Beaucoup aux Etats-Unis. Nous, on aimerait asseoir la notoriété aux Etats-Unis et aux Émirats. Beaucoup aussi, donc au-delà des Émirats, Koweït, Qatar, Bahreïn, et aussi développer notre réseau de retailers sur la distribution. Aujourd'hui, en France, il y a beaucoup moins de concepts un peu luxe de cadeaux, tu sais, qui diffusent du Reflection Copenhagen, les Ottomans, Inès Olympe, Cadal, voilà. Aux États-Unis, il y en a énormément. Et donc, c'est sur ce réseau de retailers qu'on aimerait vraiment... À soir, d'ici 5 ans. C'est vraiment l'export.
- Speaker #0
Oui, ok, d'accord.
- Speaker #1
Puisqu'on travaille aujourd'hui avec des architectes aux Etats-Unis. On est revendus dans des boutiques aux Etats-Unis. Mais vraiment à soir. C'est notre deuxième plus gros marché aujourd'hui.
- Speaker #0
Comment tu expliques d'ailleurs ?
- Speaker #1
Après, on peut partir sur un podcast géopolitique, économique. Mais bon, l'instabilité de l'Europe, il y a plein de choses à dire. Oui, c'est le pouvoir d'achat.
- Speaker #0
Donc, quelles sont les difficultés ? qu'on ne voit pas.
- Speaker #1
Qu'on ne voit pas ?
- Speaker #0
Ouais. Qu'est-ce que tu trouves peut-être compliqué dans ton métier ?
- Speaker #1
Compliqué, non, parce que tout est un challenge, donc bon, allez, voilà. Mais c'est plus suivi de production, la rareté des pierres, donc parfois j'ai un client qui veut cette pierre-là et entre-temps il me dit, bah, j'en ai pas. Va falloir attendre un peu. Ok. Le client aussi qui est un peu je ne peux peut-être pas dire ça, mais déformé à ma zone, non, enfin un produit lent, un produit extrait de la terre, artisanal. On annonce les délais qui sont de 10 semaines, je pense que sur du sur-mesure ou dans le mobilier ça s'entend. Dès que je parle avec un client, au bout de 10 jours, on s'en est où ? C'est normal, c'est logique, je comprends, il est pressé, on l'a pensé ensemble, mais Amazon a un peu déformé. nos attentes. Et tout ce qui est, pour moi, le plus dur, mais c'est pour ça que je le laisse à Déborah, c'est la partie logistique, transitaire, douane, paperasse, notamment parce qu'on exporte aux Etats-Unis. Donc ça est maintenant dérodé, il faut s'intéresser à de bonnes personnes, en fait, il faut s'entourer d'experts. On ne va pas faire le métier d'autre, à un moment, on ne peut pas tout faire. Donc il y a des gens qui le font très bien, mais... Voilà, livre aux Etats-Unis aujourd'hui avec les taux de douane, taxes d'import, voilà, cette partie-là.
- Speaker #0
Oui, il y a tout ça à gérer. Il y a tout ça qu'on voit. Quand tu disais, oui, une grosse partie, toi, du discours que tu voudrais défendre, même avec ta marque, c'est le côté entrepreneurial, tu me disais. C'est vraiment une aventure ?
- Speaker #1
Oui, aujourd'hui, hormis mon perso, donc mes enfants et mon mari, c'est la plus belle aventure de même. c'était une aventure qui aurait du max durer deux ans parce que je m'étais dit au pire J'ai des diplômes et je repars et je faisais du carreau. Et aujourd'hui, on s'est structuré, on a une vision, on a une stratégie, on s'entoure. Donc, l'entrepreneuriat, en fait, il faut être passionné, il faut accepter les échecs, il faut accepter qu'à un moment, en plus, on fait un produit qui a un coût, que ce n'est pas le bon moment. Il faut arrêter de s'emballer aussi. Combien de fois on s'est emballé ? Tu as un hôtel qui t'appelle pour un projet incroyable. Bon, finalement, ce n'est pas toi qui en choisis. Il faut aimer ce que tu fais, mais en même temps avoir l'air insolite émotionnellement. Et en même temps sortir tout le temps de la créativité, savoir se renouveler. C'est pour ça qu'on a sorti les objets de décoration. Répondre à une demande, se remettre en question tout le temps, et savoir pivoter. Après, Déborah et moi, on vient d'une famille d'entrepreneurs. Tous nos parents sont entrepreneurs. Donc on a peut-être baigné là-dedans. On a les deux des parents qui ont créé des boîtes, ou des frères et sœurs qui ont créé des boîtes. Donc je pense aussi qu'on a été nourris de ça, et on est entourés. Donc dès qu'on pose une question, même mes amis en fait, quand je fais la liste, toutes mes copines sont entrepreneurs dans divers domaines. Donc voilà, ça s'arrange, mais dans le bon sens, et parfois dans le mauvais, parce qu'il y a des hauts, il y a des bas, surtout dans le secteur du mobilier.
- Speaker #0
Oui, comment tu trouves ? quel est ton regard sur le marché ? Pour toi, tu trouves que c'est difficile ? Ou comment va le...
- Speaker #1
Il y a un an et demi, j'étais assez inquiète. Pareil, je vais faire la blague de l'instabilité économique et géopolitique et politique même de la France. Mais c'est à moitié faux ce que je te dis parce qu'aujourd'hui, les gens épargnent beaucoup. Quand ils veulent dépenser, c'est normal. C'est dans des souvenirs, dans des vacances. C'est vrai que le guéridon Studio Gaia à 3 000 euros, il passe... au quatrième et cinquième plan. On est souvent aussi en début de projet archi, on est dans les mood boards, on est très souvent aussi dans... Enfin, il y a un an et demi, je trouve que là, les choses ont beaucoup, beaucoup changé. On va être dans les mood boards, le client a le budget, sauf qu'arrivé en fin de projet, il n'y a plus de relève, parce qu'entre-temps, il y a eu tellement d'imprévus, le coût des matières premières qui a énormément augmenté. Et donc, là, on est dans un cycle où, en fait, la personne a fait ses... Les clients ont déjà fait leurs travaux. ils sont installés depuis un an, un an et demi et maintenant ils reviennent vers nous parce que ça y est, ils sont un peu sortis la tête de l'eau et c'est pour ça qu'intentionnellement on s'est tourné vers des marchés beaucoup plus forts et plus porteurs qui sont les Etats-Unis ou les Émirats
- Speaker #0
Tu disais qu'on s'est rencontrés pour la première fois à Maisons et Objets cette année t'as fait Maisons et Objets ? Non, c'est plus un site qui t'intéresse forcément Non pas du tout,
- Speaker #1
c'est pas ça déjà on a adoré le faire on a rencontré des gens extraordinaire. Toi, Elisabeth Leriche qui nous choisissait tout le temps. C'est juste qu'on a trouvé une nouvelle façon de le faire. On est dans le off. Cette année, on était chez la Maison de Lièvre et on s'est fait une très belle base de donner un très beau réseau grâce à Maison Objet. Là, je travaille avec une architecte texane pour un projet à Venise. Quand elle m'a dit Venise, je croyais que c'était Venise Beach à California. Non, non, c'est Venise en Italie. Elle me dit qu'elle nous a connus à Maison Objet. Donc, tu vois, en fait, rien ne sert à rien. Tout ce qu'on a fait, on sait que ça sert. On s'est fait une très belle base de données à un moment où on veut vraiment la peaufiner, la travailler, la chouchouter. Parce que prendre le scan, les gens qui ont fait mes envies, ils savent, tu scans, tu scans. Non, on veut vraiment les travailler. Aujourd'hui, pendant les dizaines de weeks, on reçoit notre showroom et on prévient. On est là, mais on fait une petite pause.
- Speaker #0
Dans quel lieu tu rêverais de voir tes pièces ?
- Speaker #1
Nous, ce qu'on aimerait aussi, pour te dire où tu veux... où tu te verrais dans 5 ans, on aimerait vraiment développer l'hospitality et le retail. On a commencé un peu à... Pour répondre à ta question, on a fait un projet à Mandara Oriental, à Costa Navarino en Grèce. Voilà, c'est des hôtels d'envergure. c'est vraiment l'hôtellerie qui nous fait rêver. Et donc là, on a commencé avec une agence qui s'appelle Les Choses, notamment avec Marie Dupin, qui est une ancienne de chez Nelly Rodi. Je ne sais pas si tu as entendu parler de cette agence. Donc, on est très fiers de faire partie de son aventure.
- Speaker #0
Oui, parce qu'elle se spécialise, Marie, dans le... Elle va représenter, en fait...
- Speaker #1
L'agence... Enfin,
- Speaker #0
les marques... Les petites marques, ça fait...
- Speaker #1
Les designers, les artisans, parce qu'elle a une création extraordinaire. Mais ça va de la tapisserie, luminaire, céramiste, mosaïste, voilà. Pour, justement, te faire entrer dans le milieu.
- Speaker #0
Oui, elle va être agent. Agent,
- Speaker #1
hospitalité et retail. Parce que nous, on a fait équipe hôtel, on a essayé de taper aux portes, mais c'est souvent des groupes derrière, c'est très dur. Et honnêtement, on n'a pas le temps. Donc, comme je te dis, il faut s'entourer de gens qui savent, et qui savent faire, et qui ont leur carnet d'adresse. Donc, on commence déjà avec les choses et Marie et Anne-Charlotte. Donc on est trop pressés, donc vraiment, c'est l'hospitality. Par contre, nos petits produits sont rendus à l'hôtel Criant, l'hôtel de Criant.
- Speaker #0
Ah oui, moi aussi j'avais appris, on ne dit pas l'hôtel Criant, c'est l'hôtel de Criant.
- Speaker #1
Donc ouais, c'est l'hospitality qui nous fait rêver.
- Speaker #0
Chez toi, c'est comment ? En style déco, c'est un showroom studio Gaïa chez toi ? Ou justement, tu as du bois et tu as envie d'autre chose ?
- Speaker #1
Le cordonnier, mal faussé ! Chez moi, non, il n'y a pas de personnalité. En fait, je crois que je mets, comme je t'ai dit, c'est 7 jours sur 7, 24, 24, je mets tellement et tout pour les projets de nos clients que j'ai un peu abandonné chez moi. Mais ça y est, là.
- Speaker #0
Toi qui vois du beau toute la journée, tu n'as pas envie de rentrer chez toi et d'avoir un bel appartement ? Non,
- Speaker #1
mais c'est très beau, c'est bien décoré, c'est propre. Mais non, il ne va pas y avoir... Des meubles signature, je n'ai même pas de table de chez moi.
- Speaker #0
Non, mais pas forcément des meubles signature. Attends, tu peux avoir quelques meubles chinés ou quoi, mais je veux dire, est-ce qu'il y a un style ? Et surtout, il n'y a pas forcément beaucoup de meubles. Non,
- Speaker #1
j'ai ma première table basse que j'avais faite à titre d'essai. Non, si, j'ai une table à manger que j'adore, qui est une végalerie. Mais je vais avoir aussi du Ikea. Bon, si, j'ai un très beau canapé West Wing. Mais je trouve en fait que ce n'est pas coordonné.
- Speaker #0
Oui. Voilà,
- Speaker #1
c'est plus ça.
- Speaker #0
Dernière question, un peu culte dans Décodeur. Si tu faisais un dîner autour d'une très belle table que tu as imaginée, dessinée, fabriquée, et que tu invitais six personnalités, qu'elles soient connues ou pas, décédées ou pas, qui seraient tes invités d'exception ?
- Speaker #1
Ok. Bon, je la connaissais la question, je l'ai un peu anticipée. Je ne te l'ai pas envoyée avant. Non, mais je l'ai un peu anticipée et on en a parlé avec Déborah. Il y a Kelly Wessler. J'espère que je ne décroche pas son nom. Moi non plus, je ne sais jamais comment l'appeler. Cette archi-américaine qui détruit tous les codes. La Madonna, mais qui est aussi bien. Parce que nous, on aime le beau, mais dans tout, les bijoux, la mode, tout. C'est un ensemble. Il y a Elena Rubinstein, qui a monté un empire, qui a démocratisé le maquillage moderne, le mascara, le rouge à lèvres, celle qui a inventé le rouge à lèvres en stick. Parce que nous, tous nos modèles, c'est des noms de femmes. très important. Des femmes qui ont fait des choses, qui ont créé, donc d'une aviatrice à Marie Curie, tu vois. Donc Hélène Arubenstein. Patricia Urcola, qui nous a vraiment inspirées sur nos premières collections et qui nous a fait comprendre que ce qu'on avait en tête, c'était possible de le faire. Parce que nous, on pensait plein de choses et on s'est dit, bon, c'est peut-être impossible. Mais non, en fait, avec la pierre, beaucoup de choses sont possibles et c'est elle qui nous a prouvé qu'eux. Et donc ça, c'est trois femmes. On pourrait faire un dîner avec six femmes, mais on va faire quand même de la parité. Donc Mathieu Lehanner. dont on admet le travail, commande un objet, il va te rendre quelque chose de manifeste. Et bon, pour tout ce qu'on... Mais on l'appréciait avant les JO, je tiens à le dire. On connaissait son travail avant les JO. Et un acteur qu'on adore, qui est Raphaël Quenard.
- Speaker #0
Excellent. OK, super. Et toi,
- Speaker #1
tu veux venir en dîner ?
- Speaker #0
Moi, je veux venir... Ah, carrément ! J'ai l'occasion de venir en dîner. Ah bah oui, avec plaisir. Tiens, c'est marrant. C'est la première personne qui m'invite, je n'y ai jamais pensé.
- Speaker #1
Enfin, tu es devant moi, je ne vais pas dire que j'organise un dîner sans toi, c'est grâce à toi que je suis dégoûtée.
- Speaker #0
C'est trop drôle ta remarque. Écoute, merci beaucoup pour tout ce que tu nous partages et bravo pour ce que tu fais. Merci Hortense de ton invitation. Ciao. Décodeur, c'est terminé pour aujourd'hui. Merci beaucoup d'avoir écouté en entier. Si vous avez aimé, n'oubliez surtout pas de vous abonner au podcast pour ne pas rater les prochaines. prochains épisodes et retrouver tous ceux qui ont déjà été enregistrés. N'hésitez pas non plus à le partager en l'envoyant à vos proches qui pourraient être intéressés ou en story Instagram. D'ailleurs, on peut se retrouver sur le compte Décodeur où je poste très régulièrement. Et si jamais vous avez 15 secondes, n'oubliez pas de laisser 5 étoiles ou un avis. C'est juste sous la liste des épisodes. Non seulement, ça me fait très plaisir, évidemment, mais dans la jungle des podcasts, plus on a de notes, plus on se fait remarquer. ce qui est très important pour moi. Voilà, merci beaucoup et à très bientôt alors, ici ou ailleurs.