Speaker #0Générique N'attend pas d'être prête pour commencer. Vous allez peut-être vous demander pourquoi je tourne cette vidéo comme ça. Je suis actuellement hospitalisée. Je suis en chemin de nuit. J'ai mon bonnet de nuit. Ce nuit, je ne suis ni coiffée, ni maquillée. Et normalement, je n'aurais jamais, jamais allumé la caméra. Comme ça, j'aurais attendu. Attendu de sortir de l'hôpital. Attendu d'être coiffée. Attendu d'être maquillée. Attendu d'être habillée. Bref, j'aurais attendu d'être présentable. Sauf que la vidéo que je veux vous faire... Aujourd'hui, je parle justement de ça, attendre, attendre que toutes les conditions soient réunies avant d'oser faire quelque chose. Alors je me suis dit, Nathalie, si tu attends d'être parfaitement prête pour faire ça. cette vidéo dans laquelle tu expliques aux autres qu'ils ne doivent pas attendre d'être parfaitement prêts, il y a quand même un petit problème. Alors voilà, je souffre car je viens de subir une ostéotomie et une prothèse de genou. mais j'allume la caméra comme je suis et on y va il y a quelque chose qu'on fait tous à un moment ou à un autre on attend on attend d'avoir le bon matériel on attend d'avoir plus confiance en soi on attend d'avoir plus d'argent on attend que quelqu'un nous dise vas-y tu peux le faire et surtout on attend que ce soit parfait moi aussi j'ai attendu pendant longtemps faire un podcast. Mais j'avais peur. Peur de ne pas savoir. Peur d'être ridicule. Peur du jugement des autres. Peur qu'on me regarde en me disant mais pour qui elle se prend celle-là ? Et cette peur-là, elle peut être extrêmement efficace. Parce qu'elle ne vous dit pas forcément, abandonne ton rêve. Non, elle est beaucoup plus subtile. Elle vous dit, fais-le. Mais plus tard, quand tu seras prête. Quand tu auras le matériel, quand tu seras meilleur, quand tu auras davantage confiance en toi. Et finalement, les semaines passent, les mois passent, parfois les années passent, et le projet reste dans votre tête. Et puis un jour j'ai osé, grâce notamment à ma coach. Make-up et identité, bah il s'est pari. J'ai publié une première ébauche de mon podcast sur Youtube. Et franchement, ce n'était pas parfait. Il n'y avait pas de studio, pas de matériel sophistiqué, pas de grand lancement avec tambour et trompette. Il y avait juste moi, ma voix, mon envie. Et cette petite décision, j'y vais. Pendant longtemps, j'ai travaillé avec un vieil ordinateur qui a près de 20 ans. Et pour filmer mes épisodes, j'utilisais mon téléphone. Un téléphone, un Samsung S25, pas une caméra professionnelle, pas un studio de télévision, un téléphone. Mais j'avais commencé et c'est là que quelque chose d'important s'est produit. J'ai été repéré par Thierry Ettena, animateur radio sur RCI en Guadeloupe. Et Thierry ne s'est pas contenté de me dire, c'est bien Nathalie continue, il m'a transmis quelque chose, il m'a formé. Il m'a appris à enregistrer mes podcasts, à travailler mes enregistrements, à faire des vidéos. faire mes montages, à mieux structurer mes épisodes, à rendre progressivement mon travail plus propre et plus professionnel. Et il a également créé mon générique de début et mon générique de fin. Mais le plus important n'est même pas là. Le plus important, c'est ce qui s'est passé ensuite. Grâce à ce qu'il m'a transmis, je suis devenue autonome. Aujourd'hui, j'enregistre moi-même mes podcasts, je les monte moi-même, je mets en pratique ce que j'ai appris et maintenant je commence même à analyser mon propre contenu pour le faire évoluer très rapidement. Récemment, par exemple, j'ai repris mon générique pour le raccourcir sur YouTube. Pourquoi ? Parce que je me suis rendu compte qu'un générique trop long pouvait faire partie à certains spectateurs, avant même que l'épisode ait véritablement commencé. Alors, je l'ai retravaillé moi-même pour aller plus rapidement à l'essentiel, pour améliorer la rétention. pour adapter et déconstruire ensemble à YouTube. Et ça pour moi c'est énorme, parce que rappelez-vous d'où je suis partie. Au début j'avais peur de ne même pas savoir quoi raconter. Aujourd'hui j'enregistre, je monte, j'analyse, je corrige, j'expérimente. Je fais évoluer mon propre média. Je suis encore en train d'apprendre bien sûr, et heureusement, mais je ne suis plus en train d'attendre. Et puis plus récemment, une autre étape est arrivée. Le Lions Club Bema Oujari, ou Elbourg, a décidé de soutenir mon projet. J'ai reçu un chèque de 1000 euros pour m'aider à investir dans du nouveau matériel et aujourd'hui j'ai une caméra. Mais vous savez ce qui est important dans cette histoire ? La caméra est arrivée après. Après les premiers épisodes. Après les premières vidéos tournées avec mon téléphone. Après les premiers montages. Après les premières erreurs. après les premières personnes qui ont découvert mon travail, après avoir osé commencer. Et c'est là que j'ai compris quelque chose que j'aimerais vraiment que vous reteniez. Je n'ai pas commencé parce que j'avais le matériel. J'ai obtenu du matériel parce que j'avais commencé. Et ça change tout. Parce que tant que votre rêve reste uniquement dans votre tête, personne ne peut le voir, personne ne peut comprendre votre vision, personne ne peut découvrir ce dont vous êtes capable, personne ne peut vous voir. vous conseiller. Personne ne peut vous ouvrir une porte. Personne ne peut vous tendre la main. Mais lorsque vous commencez à construire quelque chose, même petit, même imparfait, même bricolé, il existe. Les gens. peuvent le voir, ils peuvent comprendre où vous voulez aller et parfois les bonnes personnes arrivent. Je remercie profondément toutes celles et ceux qui ont croisé ma route jusque là, celles et ceux qui m'ont encouragée, conseillée, formée, soutenue, celles et ceux qui ont cru dans le projet et je suis convaincue qu'il y aura encore d'autres rencontres. Pas parce que je pense que tout tombe du ciel, certainement pas, mais parce que... Parce qu'en avançant, on se donne une chance de rencontrer ce qu'on ne pouvait pas prévoir. Et finalement, regardez-moi aujourd'hui, je suis en train de vous parler depuis une chambre d'hôpital, en chemise de nuit, avec mon bonnet de nuit, sans maquillage, et vous savez quoi ? J'aurais pu attendre, j'aurais pu me dire... Je tournerai cet épisode quand je sortirai, je le ferai quand je serai coiffée, quand je serai maquillée, quand j'aurai retrouvé mon décor, quand je serai devant ma caméra, dans les meilleures conditions. Mais si j'avais fait ça, j'aurais fait exactement ce que je viens de passer. Plusieurs minutes à vous dire de ne pas faire. Alors aujourd'hui, j'ai allumé la caméra. Comme je suis, parce que commencer imparfaitement reste toujours commencer. Alors si vous avez un projet qui vous trotte dans la tête depuis des mois, peut-être même depuis des années, j'aimerais vous demander quelque chose. Qu'est-ce que vous attendez ? Le bon moment ? Le bon matériel ? D'avoir suffisamment confiance en vous ? Que quelqu'un vous donne son autorisation ? Que tout soit parfaitement aligné ? Je vais peut-être vous décevoir. mais ce moment parfait n'arrivera probablement jamais alors commencer avec ce que vous avez là où vous êtes même si c'est petit même si c'est imparfait même si vous tremblez même si vous et même si votre première version ne ressemble absolument pas encore à ce que vous avez imaginé parce que votre première version n'a pas besoin d'être extraordinaire elle a simplement besoin Exister, croyez en vos rêves, oui, mais surtout donnez-leur une chance d'exister. Parce que parfois, le parfait est simplement une très belle excuse pour ne jamais commencer. Et aujourd'hui, depuis ma chambre d'hôpital, je crois que je ne pouvais pas trouver meilleure façon de vous le démontrer. Je suis Nathalie Gênes, fondatrice. et présentatrice de déconstruire ensemble. Et ici, on ne cherche pas à être parfait. On avance. Et surtout, reste fier de qui tu es. Générique