Speaker #0Bienvenue dans Décorticoeur, le podcast dans lequel on décortique nos histoires de cœur en démontant nos schémas bloquants et nos tentatives de solutions foireuses. Je m'appelle Alexandra Kaci, je suis coach diplômée et spécialisée dans la dépendance affective, mais surtout passionnée par le fonctionnement des relations humaines. Ensemble, on va découvrir mes cas de coaching, mes réflexions personnelles et vos histoires à vous, chers auditeurs. C'est parti, on commence ! Bonjour et bienvenue sur ce cinquième épisode de podcast et aujourd'hui j'avais envie de vous parler un petit peu de moi. J'avais envie de vous parler d'une remise en question, de quelque chose dont je m'étais rendue compte dans mes relations, dans ma manière de fonctionner avec les autres et quelque chose en fait qui a façonné mes relations et quelque chose qui est aussi arrivé de par la manière dont j'avais été moi-même façonné. Cette chose, c'est qu'à une époque de ma vie, et pendant très longtemps, je laissais entrer les gens dans mon espace personnel. Et c'était pas forcément, je parle pas de physique, je parle beaucoup plus de mental, d'émotionnel, limite énergétique. C'est-à-dire que je laissais les gens entrer dans une sphère de ma vie où, a priori, ils n'avaient rien à faire, pas parce que, pas à cause d'eux-mêmes. mais parce que je ne les connaissais pas assez et que ce n'était pas leur place tout simplement. Pendant longtemps, j'ai cru que c'était ça, être gentille, ouverte, aimante. Et du coup, j'ai mis du temps à comprendre que c'était surtout un immense manque de limites de ma part. En fait, je ne savais pas relationner. Je ne savais pas cadrer mes relations. Il y a quelque temps, j'ai découvert une chaîne sur YouTube, une dame qui parle un peu de toutes ces choses de relationnel. Et que j'expliquais que, en fait, nos relations, nous-mêmes, c'était comme notre maison. Et qu'en fait, on pouvait laisser des gens en dehors de notre maison. Juste, nous, on ouvre la porte et on interagit avec eux sans jamais les laisser rentrer dans notre maison. Il y a des gens qu'on laisse entrer dans notre jardin. Il y a des gens qu'on laisse entrer dans l'intérieur de notre maison. Le salon, la cuisine, la salle à manger. Il y en a d'autres auxquels on va laisser l'accès à notre chambre. Quant à cette image-là, personnellement, quand j'ai eu cette image-là, j'ai compris. J'ai compris que je laissais entrer tout le monde, absolument tout le monde dans ma maison et qu'à partir du moment où ils étaient dans ma maison, là, je décidais « Ok, en fait, toi, tu as le droit d'aller dans mon lit. Toi, tu as le droit d'aller dans ma cuisine. Toi, tu vas dehors. Toi, tu as le droit de rester dans mon jardin. » etc. Mais c'était trop tard et c'était déjà rentré dans ma maison. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Je veux dire qu'en réalité, moi ce que je faisais, c'était que pour paraître gentille, pour être aimée, parce que c'est toujours le but de l'humain je pense, être aimée, paraître du coup gentille pour être aimée, c'était mon envie d'être transparente. Il y avait toujours ça en tête. Dans ma tête, je me disais J'ai envie d'inspirer confiance, j'ai envie qu'on me croit, j'ai pas envie qu'on essaye de gratter la couverture en se disant non mais elle, elle a quelque chose à cacher, voilà j'étais pas à l'aise avec ça. Et donc pour inspirer confiance, pour en fait c'était comme si j'agitais le drapeau blanc, hé je te balance, je te raconte mes blessures, je te dis clairement comment je pense, je te dis comment ça fonctionne chez moi, je te raconte mes plus lourds secrets, etc. C'était un moyen de dire, mais moi aussi j'ai des casseroles et donc t'as rien à craindre, je te ferai pas de mal. En gros, tiens, je te donne mes lacunes, comme ça, si tu te sens en danger avec moi, tu pourras t'en servir contre moi. C'était aussi une manière pour moi de savoir à qui j'avais affaire. C'est-à-dire que si je donnais beaucoup à l'autre, que ça soit matériellement, certes, mais surtout, comme je le disais, émotionnellement, si je donnais beaucoup à l'autre, en fait, j'allais savoir à qui j'avais affaire. j'observais Est-ce que la personne allait faire de ce que je lui ai offert ? Est-ce qu'elle allait s'en servir contre moi ? Ou est-ce qu'elle allait me cajoler avec ? Et ça, ça me donnait une indication sur ok, tu peux continuer la relation avec ou tu ne peux pas. Sauf que ce que je n'avais pas compris, comme je disais, la personne, elle était déjà rentrée dans ma maison et donc elle était armée pour me faire beaucoup de mal finalement. Et ça, je l'ai remarqué un jour où je réalisais que J'avais confié beaucoup de choses à certaines personnes de mon entourage, des gens que j'appréciais beaucoup. Mais quand j'ai découvert qu'à la même échelle, eux ne me confiaient pas ce qu'ils pouvaient vivre, parce qu'au détour d'une conversation, j'apprenais qu'un tel était comme ça, vivait ça, avait ça, etc. C'est là où je me rendais compte, mince en fait, pourquoi je ne suis pas au courant ? Alors même que moi j'ai donné des infos sur moi, moi j'ai tout raconté. J'ai tout déballé. La personne, elle peut lire en moi comme dans un livre ouvert. Et j'apprends par la suite que cette personne-là, en réalité, dans sa vie, elle vivait telle chose, telle chose, et moi, je n'étais pas au courant. Et donc, ce jour-là, je me suis mise à réfléchir. Je me suis dit, pourquoi je fais ça ? Est-ce que c'est moi qui aurais dû moins donner, ou est-ce que c'est à la personne de plus me donner ? Et quand j'observais les gens, je me rendais compte que tout le monde ne s'ouvrait pas comme je le faisais. Et donc j'ai commencé à me dire, et si c'était moi qui avais tort, si c'était ma stratégie qui n'allait pas ? Il ne faut pas attendre de ne pas aimer les gens pour se fermer. Et c'est ce que j'ai compris, c'est-à-dire que moi je m'ouvrais à tout le monde. Que je te connaisse, que je ne te connaisse pas, que je t'apprécie, que je ne t'apprécie pas, mais vraiment. C'était vraiment le cas, même les gens que je ne sentais pas, il n'y avait pas de soucis. Vous pouvez connaître mes casseroles, vous pouvez connaître ma vie, vous pouvez connaître mes détails, mes histoires de famille, peu importe. Parce que pour moi... j'étais transparente, j'avais rien à cacher et au moins j'étais honnête. C'était ma définition de l'honnêteté, c'était ma définition aussi de la loyauté. C'est comme si j'étais loyale en ne cachant pas qui j'étais réellement, mes failles, mes blessures, etc. pour que la personne, elle puisse avoir toutes les infos nécessaires pour savoir en fait quelle place je vais avoir dans sa vie. Mais comme il n'y a pas de retour, ça fait mal. Et quand j'observais ça, je me suis rendue compte qu'il y avait des personnes pour qui vraiment je pouvais compter, des personnes qui étaient très loyales envers moi, qui m'appréciaient vraiment, mais qui pour autant ne me disaient pas tout. Parce que pas l'occasion, parce que pas le moment, parce que pas envie. Et ça, j'ai eu du mal à l'entendre, parce que c'était à l'opposé de ce que moi j'imaginais en réalité. Quand j'ai compris ça, j'ai commencé à fermer un peu les portes. Donc au début... Ça n'a pas été facile parce que forcément, j'ai fermé les portes un peu à tout le monde en limitant l'accès à ce que je pouvais vivre, penser, avoir, etc. Et puis petit à petit, j'ai compris que celui ou celle qui avait envie d'obtenir quelque chose de ma part, que ça soit une information sur ma vie, que ça soit du temps, que ça soit du matériel, etc. Cette personne-là, elle allait devoir remplir certains critères. Et notamment celui d'avoir gagné ma confiance avant même que moi j'ai pu m'étaler. Et donc en observant, en regardant un petit peu comment la personne agit, interagit, à quelle fréquence, est-ce qu'elle est là que quand elle a besoin de moi, etc. En regardant aussi comment elle agit avec les autres, comment elle parle des autres. C'est un indicateur aussi pour avoir confiance aux autres ou pas. Et l'autre critère bien plus simple, c'est qu'elle allait devoir... demander si elle avait besoin de quelque chose de ma part, une information, apprendre à mieux me connaître, etc. Si la personne, elle ne me montre pas qu'elle a envie d'en savoir plus sur moi, qu'elle s'intéresse à moi, si la personne, elle n'a pas un bon comportement vis-à-vis des autres et qu'elle n'est pas loyale vis-à-vis des autres, ce sont deux éléments qui me montrent que ce n'est pas la peine de relationner avec cette personne. Ça ne fonctionnera pas. Et concrètement, Ce que j'ai appris à faire, c'est de ne pas tout raconter, même quand on me le demande. Il y a d'abord la phase d'observation. Il y a la phase où j'observe si la personne, elle est aussi capable de me donner en retour. J'ai aussi appris à observer ce que l'autre donne, comme je disais. J'ai appris à quitter des conversations quand je ne me sentais pas à ma place, quand je sentais que je n'avais pas forcément envie d'en savoir plus. que je sentais que la conversation ne tournait pas autour de sujets qui étaient intéressants, là, je quittais les conversations. C'est souvent le cas quand je suis face à des personnes qui parlent sur le dos des gens, et des gens que je peux moi aussi connaître. Bon, là, ça ne m'intéresse plus. Et en fait, ce que je faisais avant, c'était que j'acquiesçais, j'essayais de comprendre, j'essayais de débattre, j'essayais pas d'enfoncer du sucre, de casser du sucre sur le dos de la personne de qui l'autre personne parlait. Mais c'était plus pour... Me faire amie avec cette personne-là et lui, encore une fois, gagner sa confiance et lui dire en fait, tu vois, moi je suis digne de confiance parce que je t'écoute, parce que je te défends, parce que je me livre aussi et donc tu ne pourras pas parler sur mon dos comme tu es en train de le faire avec cette personne-là. Ce que j'ai fait aussi, c'est que j'ai appris à réfléchir aux conséquences objectives et concrètes de ce que je donnais. C'est-à-dire qu'au-delà de l'émotionnel, moi je pensais émotionnel, c'est-à-dire... Je vais lui raconter ma vie, comme ça il va savoir noir sur blanc à qui il a affaire. Je vais lui prêter cet argent, comme ça il va voir que je suis digne, qu'il peut compter sur moi, etc. Avant j'étais dans l'émotionnel. Maintenant, je suis un peu plus dans le concret. Ok, est-ce que cette personne-là est digne de confiance pour que je puisse lui prêter cet argent ? Ok, est-ce que cette personne-là, elle mérite mon attention, mon temps qui est précieux ? Est-ce qu'elle mérite ? Mon engagement émotionnel, est-ce qu'elle va me donner la même chose ? Observer, ne pas me mentir à moi-même. Encore une fois, j'en parle souvent au fur et à mesure de mes podcasts, mais dans mon livret qui est offert, il existe un passage sur l'estime de soi, quelque chose qui s'appelle les huit clés de l'estime de soi, et dans les huit clés, il y a le fait d'être honnête envers soi. Et pour avoir une bonne estime de soi, et en fait qui est la base du bien-être personnel, Pour avoir une bonne estime de soi, il y a une clé qui s'appelle être honnête envers soi. Et c'est ce que j'ai commencé à faire. À ne pas me leurrer, à ne pas me dire non mais avec moi ça sera différent. Non mais s'il voit que moi je suis comme ça, je suis plutôt ouverte, il ou elle va me respecter etc. Non ça ne marche pas. Il fallait que j'observe de quoi est capable cette personne, quelles sont ses valeurs à cette personne là. Parce que j'avais beau être ouverte, être transparente, être... honnête, être soutenante, être généreuse. Si la personne en face, elle n'avait pas ces valeurs-là, c'était même pas la peine d'espérer. Or, moi, j'espérais. Depuis que j'ai appris à faire ça, depuis que j'ai compris un peu mon mécanisme, je me sens plus en paix. Parce que je suis moins étalée. J'ai mon jardin secret. Personne ou presque ne connaît en fait ma vie, ce que je peux vivre, ce que je peux ressentir. Je suis vraiment dans un cercle qui est beaucoup plus restreint. Quitte à devoir aller payer des gens pour pouvoir, moi aussi, me pencher sur tout ce que je peux avoir comme blessure, comme problème. Je reste humaine, je peux être coach, mais moi aussi, je parle à quelqu'un que je paye parce qu'il y a une certaine déontologie, il y a une certaine tenue, il y a un certain respect, et la personne, elle a vraiment envie d'être là. Et ensuite, en dehors de... Ce professionnel que je peux aller voir, il y a mon cercle restreint. Et ce cercle restreint tient sur trois doigts. Donc en fait, j'ai trois personnes dans mon entourage à qui je raconte plus ou moins deux choses, mais ça s'arrête là. Pour le reste, je trie, j'observe. Et la dernière chose que ça a créé chez moi, bizarrement, c'est que quand je suis en groupe, je me sens moins stressée. Pourquoi ? Parce que dans ce groupe-là, il n'y a pas une personne à qui j'ai tout raconté, j'ai tout dit, qui saurait se servir d'éléments contre moi, qui va pouvoir me taquiner devant le groupe, parce que même si cette personne est une bonne personne, des fois elle peut se laisser emporter par l'euphorie du groupe et se mettre à faire des petites allusions sur ce qu'elle peut savoir de moi, sur les blessures que j'ai pu lui partager. Et je n'ai pas forcément envie qu'on en parle, qu'on s'en serve contre moi, qu'on me taquine avec ça, même pour rigoler. Et donc, ça a changé vraiment. mon relationnel. Donc je me suis plus fermée, mais en même temps, quand je suis avec des gens, je suis plus ouverte, j'ai moins peur, et je sais ce qu'il faut dire ou pas. Voilà, j'espère que cet épisode t'a plu, t'as permis d'en savoir un peu plus sur moi, t'as permis aussi de réfléchir aussi, potentiellement, à qui tu laisses entrer dans ta maison ou pas, et dans quelles pièces, dans quelles mesures tu les laisses entrer. Je t'invite à y réfléchir en tout cas. Si t'as besoin d'en parler avec un peu plus de profondeur, n'hésite pas à prendre une séance de coaching. Je serai ravie de pouvoir t'accompagner. Merci de me suivre, de t'abonner, de partager et n'oublie pas, se comprendre ne vient jamais par chance, mais par choix.