Speaker #0Bienvenue dans Décorticoeur, le podcast dans lequel on décortique nos histoires de cœur en démontant nos schémas bloquants et nos tentatives de solutions foireuses. Je m'appelle Alexandra Kaci, je suis coach diplômée et spécialisée dans la dépendance affective, mais surtout passionnée par le fonctionnement des relations humaines. Ensemble, on va découvrir mes cas de coaching, mes réflexions personnelles et vos histoires à vous, chers auditeurs. C'est parti, on commence ! Bonjour bonjour et bienvenue sur ce quatrième épisode de podcast et aujourd'hui on a le témoignage de Hind. Hind qui m'a envoyé une lettre pour me parler de sa situation et sa lettre commence comme ça. Chère Alexandra, je t'écris parce que je commence à me sentir fatiguée d'un schéma qui se répète dans ma vie et je crois que j'ai besoin d'un regard extérieur pour comprendre ce qui se joue vraiment. Je me rends compte... que je vis souvent la même chose avec certaines personnes de mon entourage, par exemple avec ma belle-famille, et parfois aussi au travail avec mon patron. Ce ne sont pas des relations catastrophiques, ce serait presque plus simple si c'était le cas. Non, c'est plus subtil que ça. Il y a des moments où tout va bien, où je me sens intégrée, respectée, même appréciée. Ces moments-là me rassurent, et ils me donnent envie d'y croire. Et puis, il y a d'autres moments, des remarques piquantes, un ton sec, Un silence, une critique lancée comme si de rien n'était, parfois devant d'autres personnes, parfois sous couvert d'humour. Je le ressens immédiatement, mais je ne dis rien. Je fais comme si ce n'était pas grave, comme si je n'avais rien remarqué. Je me dis que ça ne vaut pas la peine d'ouvrir un conflit, que ce serait disproportionné, que je dois être trop sensible. Alors j'encaisse. Et ce qui me perturbe, c'est que ces personnes peuvent être très agréables quelques temps après, comme si rien ne s'était passé. Comme si la chaleur et le froid coexistaient sans problème. Moi, je reste avec le froid. Et je me rends compte que plus ça se répète, plus je me mets à distance, plus je deviens prudente. Je donne moins, je m'implique moins, j'évite, je protège quelque chose en moi. Mais je ne pose jamais vraiment de limite. Je ne dis pas « cette remarque me dérange » , je ne dis pas « je n'accepte pas qu'on me parle comme ça » , je ne dis rien. Et je me demande si, à force de ne rien dire, je ne permets pas inconsciemment Que ça continue. J'aimerais comprendre pourquoi je préfère me taire plutôt que de risquer le malaise. Pourquoi je joue le jeu quand tout va bien, alors qu'au fond, une partie de moi n'est plus totalement en confiance. Est-ce que je crée moi-même cette dynamique en ne posant pas de cadre ? Est-ce que les autres sentent que je ne réagis pas et en profitent même sans le vouloir ? J'aimerais que tu m'aides à décortiquer ça. Alors tout d'abord, merci Hind de m'avoir fait confiance et de m'avoir partagé ton expérience. et ton témoignage, il y a pas mal de choses à dire là-dessus. La première, si je dois résumer le cadre, c'est que tu es face à des personnes qui sont émotionnellement imprévisibles. Et ça, malheureusement, ça existe énormément. Pourquoi ? Parce que ce sont des personnes qui ne se comprennent pas elles-mêmes. Tantôt chaleureuses, tantôt critiques, tantôt piquantes, blessantes. Ces personnes-là, elles vivent des émotions et elles ne se rendent pas forcément compte de l'effet que ça crée chez les autres, et j'irai même plus loin, à ce moment-là, ce n'est pas leur problème. Toi, en face, tu te tais, pour plusieurs raisons. Premièrement, parce que tu n'as pas envie de réagir à chaud et de regretter plus tard, parce que sur le moment, tu es vexé, ce qui se comprend, et donc tu ne veux pas réagir avec ta première émotion, comme ça. qui t'apparaît brutalement comme toutes les émotions, j'ai envie de dire. Toi, t'essayes de digérer, de comprendre, d'analyser, et ça c'est le signe d'une intelligence émotionnelle, que, je répète, tout le monde n'a pas. La deuxième raison qui te fait certainement agir comme ça, c'est que t'as certainement peur de passer pour, je mets des guillemets, une folle. C'est-à-dire que souvent, quand on réagit mal au comportement de quelqu'un avec qui on est en lien, Cette personne-là, pour minimiser ce qu'elle est en train de faire, elle va nous renvoyer la balle en nous disant « mais c'est pas vrai, mais t'es folle, mais t'es parano, mais j'ai rien dit, mais t'es trop susceptible, etc. » Et donc pour éviter qu'on te renvoie cette critique en soi, tu préfères te taire, encore une fois, pour analyser, pour comprendre, pour vraiment gérer ton sujet. Et la troisième raison qui... t'empêche certainement de t'exprimer là-dessus, c'est par peur de perdre le lien. Alors, ce lien, il peut être soit direct avec la personne, soit avec une personne. intermédiaire. Si je prends le cas de la belle famille dont tu parles, il y a certainement plus de peur chez toi de perdre ton conjoint que de perdre la belle famille en tant que telle. Et donc, pour ne pas fâcher ton conjoint, pour ne pas le mettre dans des dispositions compliquées, pour ne pas aussi peut-être avoir peur de perdre son amour, tu te tais. Si je prends l'exemple du patron, il y a aussi cette idée de quelque chose d'intermédiaire, c'est-à-dire que Il y a ton poste derrière, il y a ta vie, ton train de vie, tes finances, ton équilibre pro, etc. que tu n'as pas envie de perdre. Et si tu commences à prendre le risque de perdre la relation avec ton patron, ça veut dire que tu perds tout ce train de vie que ce travail t'apporte. Alors on l'a dit, tout ça tu le fais dans le but très certainement de préserver la relation. Soit la relation à ton conjoint, soit la relation... à ton travail, peut-être aussi, comme je le disais, la relation directe avec les personnes qui te font, qui te maltraitent. Donc déjà, essaye de différencier, est-ce que j'ai peur de perdre la relation avec la personne qui me traite mal, ou est-ce que j'ai peur de perdre la relation avec quelqu'un ou quelque chose d'intermédiaire. Ensuite, voyons ce que ça crée chez toi, parce que clairement, t'as adopté une technique Face, entre guillemets, à la maltraitance et ta technique, voyons ce qu'elle crée chez toi. La première chose qu'on sent dans ta lettre, c'est le sentiment de frustration. Parce que, à force de ne pas te sentir respectée, de faire face à quelque chose qui te blesse de manière récurrente et imprévue. C'est-à-dire que si tu étais en face de personnes qui te traitaient mal et tu savais que c'était toujours le cas, que tu n'étais pas respectée par ces personnes-là, Tu aurais peut-être un peu moins de mal à prendre tes distances, à officialiser le fait que tu n'acceptes pas qu'on te traite de la sorte, mais là, comme c'est une manière de te traiter qui est imprévue, tu ne sais jamais, si je comprends bien, tu ne sais jamais à quoi t'attendre, ou alors c'est un peu tendancieux, et puis c'est régulier, ça n'arrive pas que de temps en temps. Alors je ne sais pas si ce sont des courtes périodes qui se répètent régulièrement dans l'année, Ou si ce sont des plus longues périodes, plusieurs semaines, plusieurs mois, et espacées sur plusieurs années. Dans tous les cas, quand on parle de régularité, ça peut être plusieurs fois par an ou plusieurs longues périodes sur une décennie par exemple, la blessure reste la même. C'est-à-dire qu'à force, tu perds confiance en l'autre, au lien que vous aviez, et par voie de conséquence, tu perds confiance en toi. Parce que tu te laisses traiter de la sorte à force de ne pas poser de limites et de te retrouver régulièrement dans cette situation comme prise au piège. Donc comme je viens de le dire, tu perds confiance en la personne et tu perds confiance en toi. Tu perds confiance en la personne parce que tu commences à avoir des doutes en fait sur la nature de cette relation. Si c'est avec la belle famille à te dire mais est-ce que si j'avais mon conjoint ou s'il n'y avait pas mon conjoint, est-ce qu'on s'aimerait comme ça vraiment avec ton patron ? s'il n'y avait pas ce travail en jeu, est-ce que dans la vie on s'apprécierait ? Et ça c'est des questions qu'on est tous amenés à se poser à un moment ou à un autre, la question de pourquoi je suis en lien avec cette personne ? Est-ce qu'on s'est trouvé obligé l'un et l'autre de se trouver des qualités, de s'apprécier ? Ou est-ce que naturellement dans la vie, on se serait comme ça rapproché ? Et donc tu commences à douter, parce que si... Alors c'est bien d'avoir... un point d'ancrage, que ce soit le travail, le conjoint, qui fait que oui, on relationne, on se respecte et c'est bien, mais on a aussi besoin de savoir que même sans ça, il y a du respect, il y a de la considération, et que quelque part, même si de prime abord, on n'avait rien à voir, on se serait peut-être jamais regardé, et qu'aujourd'hui, on est en lien grâce à cette personne ou à ce travail, on aime sentir que à force d'avoir fait connaissance, finalement, Il y a un certain respect qui s'est installé et il y a un certain bénéfice au fait d'avoir appris à se connaître l'un l'autre. Et cette notion-là, elle vient s'effondrer quand tu sens qu'il n'y a plus de respect et que tu es un peu perdu par rapport à la nature de cette relation. Ensuite, je le disais, tu perds confiance en toi. C'est-à-dire que tu vas perdre confiance en ta capacité à agir, interagir. Vraiment, là, on parle d'estime de toi. Mais tu vas. Aussi, là-dedans, tu vas perdre confiance en ton propre ressenti. Tu le dis toi-même. Est-ce que je suis trop sensible ? Voilà, tu vas te poser des questions sur toi-même. Est-ce que c'est toi qui abuses ? Est-ce que tu vois les choses de manière objective ? C'est-à-dire, est-ce que vraiment ton ressenti reflète la réalité ? Ou est-ce que c'est toi qui en fais trop ? Et donc tu vas commencer à te poser des questions. À partir du moment où tu commences à te poser ce genre de questions, c'est légitime d'aller creuser. C'est légitime de voir. Je ne peux pas répondre à ta question sur un podcast, la question est-ce que je suis trop sensible ? Parce qu'il faudrait... une multitude de détails pour comprendre vraiment ce qui se joue. Mais moi, je t'invite vraiment à creuser cette question-là, est-ce que je suis trop sensible, à comprendre quels sont les points précis qui font que là, tu ne t'es pas senti respecté. Et c'est en répondant à ces questions-là que tu vas répondre à la question, est-ce que je suis trop sensible ? Ensuite, ce que ta stratégie vient créer chez toi, C'est ton oscillation entre ouverture et fermeture. Un coup, tu t'ouvres à la personne, tu maintiens le lien, t'es enjoué, t'es en demande peut-être aussi. Et un autre coup, t'es fermé à la relation, tu te recroques vie sur toi-même, tu prends plus de nouvelles, tu donnes plus de nouvelles. Tu fais le minimum syndical, que ça soit au travail ou dans la belle famille. Et ça, c'est pas ta stratégie en tant que tel. Ta stratégie. Elle est de t'adapter à l'autre. Mais tu vois bien que ton corps parle en fait. On parle d'ouverture et de fermeture. C'est vraiment ton corps et ton esprit qui se ferment ou qui s'ouvrent en fonction non pas de ce qui se passe, mais en fonction maintenant de l'état émotionnel dans lequel tu es. Et là vient le risque de passer pour une folle. Parce que là on ne te comprend pas. Ce n'est même pas je me fais entre guillemets maltraiter donc je me ferme. je me fais bien traiter donc je m'ouvre, c'est à force, au début c'était ça, mais à force d'anticiper, d'avoir peur, de ne pas avoir de réponse au pourquoi on me traite comme ça, tu anticipes. Et donc quand tu es dans un état d'esprit où tu cogites, tu ressasses, tu n'as pas tes réponses, mais tu vas te fermer. Et quand tu es dans un état d'esprit où tu as envie que la relation s'améliore, etc., ben là tu vas t'ouvrir. Et là on ne te comprend pas, et c'est là où tu risques de te faire juger. Et te faire juger injustement, c'est tout ce que tu veux éviter. Parce que si tu te fais juger, il y a une sorte de micro-conflit qui s'ouvre, et c'est exactement ça que tu es en train d'éviter. Le conflit avec la personne en tant que telle, le conflit peut-être avec le conjoint qui est entre vous, et si c'est au travail, le conflit bien sûr avec le patron, mais pour ne pas rentrer en conflit avec ton travail, c'est-à-dire pour continuer à aimer ce que tu fais, pour continuer à te servir de ce que tu fais pour maintenir ton train de vie, voilà ce que tu mets inconsciemment en place. Alors ce que ça dit de toi, clairement, c'est que t'as clairement peur du conflit. Et pourquoi t'as peur du conflit ? Parce qu'on en vient indéniablement au problème numéro 1 de la race humaine, j'ai envie de dire, c'est le manque d'estime de soi. Parce que t'as un manque d'estime de toi. Le manque d'estime de soi, on pourrait en parler en long, en large, en travers. Il y a différents aspects dans ce manque d'estime de soi. Et chez toi, en tout cas dans ce cas-là, la part de manque d'estime de soi que ça prend, c'est le fait de poser ses limites. Si toi ou même les auditeurs n'ont pas encore découvert le petit livret que je mettais à disposition gratuitement, n'hésitez pas, téléchargez-le. Et là-dedans, il y a tout un passage sur l'estime de soi. et un outil qui s'appelle les 8 clés de l'estime de soi. L'idée, c'est de rendre concret l'estime de soi, parce que c'est facile de dire j'ai pas d'estime de moi, c'est plus difficile de savoir quoi exactement, qu'est-ce qui bloque chez moi, quelle est la part d'estime de moi qui bloque. Et donc dans ces 8 clés de l'estime de soi, on retrouve le fait de poser ses limites. Et en fait, toi, tu n'arrives pas à poser tes limites, et à mon sens, ce que ça peut cacher, c'est la peur de ne pas être choisie. Et la peur d'être salie. C'est-à-dire que, si je prends le cas de la belle famille, t'as peur, peut-être, de ne pas être choisie par le conjoint, parce que le conjoint, il est pris entre deux feux, entre deux personnes qu'il aime profondément. Toi, sa partenaire, et que ça soit sa maman, sa sœur, son frère, son père, peut-être même son meilleur ami, toi t'as peur que lui, doivent faire un choix. T'as peur que lui, doivent se mettre à compter les points. Et à te juger. Donc t'as peur de son jugement, t'as peur de passer encore, t'as peur de l'image que tu vas pouvoir renvoyer auprès de ton conjoint. Et puis t'as peur d'être sali certainement. Tu peux avoir peur d'être salie dans le sens où, comme t'as peur du conflit, t'as pas confiance en la personne, tu te mets à imaginer que potentiellement elle peut raconter n'importe quoi à ton sujet, se donner n'importe quelle excuse pour, en fait, gagner un peu la partie, gagner des points, t'en faire perdre, te faire mal voir, etc. Et là, on rentre dans quelque chose qui est complètement pas concret. qui n'est pas du tout vrai. Alors si je te parle de ça, c'est que moi aussi j'ai pu me retrouver à cette place-là depuis que je suis petite. J'ai cette peur-là de me fâcher, que les gens le sachent, parce que j'ai peur de ce qu'on va en dire, parce que j'ai peur de ce qu'on peut dire de moi, parce que, jusqu'à un certain âge, selon moi, dès que j'étais en conflit avec quelqu'un, ce quelqu'un-là tout d'un coup se mettait à me détester. Et donc il n'y a pas de « je suis en conflit » et il y a ça avec lequel je ne suis pas d'accord. mais tout le reste va, il y a en fait, à partir du moment où j'ai quelque chose à te reprocher, où on n'est pas d'accord, tu me détestes et tu vois tout en noir chez moi. Donc si c'est ça, si toi ça te parle, et si ça vous parle à vous, chers auditeurs, sachez que vous n'êtes pas seul et que c'est un mécanisme d'autodéfense, j'ai envie de dire, de protection, qui nous met en tête plus de difficultés qu'il n'en est en réalité. Alors c'est bien beau tout ça, maintenant tu vas me dire, ok qu'est-ce que je fais ? Déjà, introspecte, détaille, décortique encore ce que je viens de décortiquer, parce que c'est pas en épisode qu'on fait tout le travail, mais voilà. Prends des notes sur ce qui t'a parlé ou pas. Et même ce qui t'a pas parlé, essaye de comprendre pourquoi ça te parle pas, et donc qu'est-ce que t'as à répondre à ça pour pouvoir être en position de répondre en réalité, pour pouvoir te comprendre tout simplement. J'ai pas toutes les réponses. Mais moi, je te donne des pistes de réflexion. Bien évidemment, la règle numéro une que je vais te dire, c'est d'apprendre à poser des limites. Donc, comment tu vas faire pour apprendre à poser des limites ? Il y a plusieurs choses. Dans un premier temps, ce qu'il faudrait faire, c'est bien sûr expliquer ce que tu ressens. Apprendre à comprendre que ce n'est pas ta peur d'être jugée par la personne intermédiaire, ce n'est pas ta peur de perdre ton travail qui doit t'empêcher de te faire comprendre. Mais pour te faire comprendre, il y a la manière de faire. Et ça aussi, tu as certainement peur de ne pas y arriver, et c'est peut-être pour ça que tu dis rien. Mais comment tu vas faire pour poser des limites ? Soit par une discussion en tête à tête. Donc ça, c'est vraiment, tu sais, le moment où tu n'en peux plus, tu en as gros sur le cœur et tu as besoin de t'exprimer. Donc soit tu prends un moment avec la personne. Soit tu peux aussi lui écrire une lettre, en lui donnant ton ressenti. Donc toujours, toujours, toujours, de manière... C.N.V. Communication non-violente. Si tu ne connais pas la C.N.V., je t'invite à aller sur mon ancienne chaîne « Des mots sur tes mots » . J'en parle. La C.N.V., pareil, tu vas le trouver sur Google. Tu tapes « C.N.V. » ou « Communication non-violente » . Tu vas en entendre parler en veux-tu, en voilà. Mais voilà, toujours de manière C.N.V. en parlant de ton ressenti, sans accuser, en parlant de ce que tu observes, voilà, en étant le plus objectif. possible. Mais voilà, ça c'est une première chose. Ensuite, la deuxième chose que tu peux te mettre à faire, mais ça il faut vraiment apprendre à être subtil pour le faire. Et à force, ça vient un peu effacer ton instinct de repli, c'est-à-dire qu'au moment même où tu vois que la personne, elle te rabaisse, elle se moque de toi, elle t'ignore, peu importe. C'est à ce moment-là où tu interviens. Et tu interviens en posant des questions. C'est-à-dire, je ne comprends pas pourquoi tu m'as dit ça. Je ne comprends pas pourquoi tu as changé ton d'un coup. Je ne comprends pas. Est-ce que tu peux m'expliquer si c'était une blague ou est-ce que tu voulais en venir ? L'idée, c'est d'essayer de remettre la personne à sa place face à ce qu'elle vient de faire et non pas en jugeant ce qu'elle a fait, mais en lui posant une question, tu vas la mettre face à elle-même et en fait, tu vas l'obliger à réfléchir et à te sortir sa propre explication. Là où toi, finalement, T'es en train de te mettre martel en tête pour tenter d'expliquer plutôt que de dire en fait tu me réponds comme ça parce que tu ressens ça ou tu te moques de moi ou ci ou ça. Tu la laisses répondre à cette question-là, à savoir mais pourquoi ce changement de comportement ? Ça, ça marche. Si t'es face à une personne qui est de bonne foi, ça fonctionne. Si t'es face à une personne... qui est un peu toxique, parce que c'est possible aussi que tu sois face à des personnes qui ne soient pas forcément gentilles et qui abusent de toi. Si tu es face à des personnes qui sont un peu toxiques, tu verras... que ces personnes vont se renfrogner, vont se vexer et vont essayer de te le faire payer. À mon sens, ça vaut le coup de prendre le risque. Comme ça, tu sais vraiment à qui tu as affaire. Tu sais vraiment si la relation, elle peut durer. Si, comme je te disais tout à l'heure, le fond de la relation, c'est là où tu te poses des questions. Est-ce que finalement, on se respecte vraiment ? Est-ce qu'on s'apprécie vraiment en dehors de la personne qui nous lie ou du travail qui nous lie ? Là, tu vas avoir ta réponse. Merci. Parce que la question que tu vas lui poser, ça va l'inviter à s'introspecter, à se remettre en question, à revoir un petit peu la manière dont elle te traite. Si elle décide de revoir ça, c'est qu'il y a du respect, il y a de l'envie de réussir. Si elle décide de continuer sa manière toxique d'agir, en gros de faire le bourreau, ça en dit aussi beaucoup sur la nature de votre relation. Et t'auras ta réponse. A toi de savoir si t'as envie de continuer une relation avec quelqu'un qui n'est pas prêt à te respecter ou pas. Ensuite, le truc à faire aussi, c'est de trouver ta ligne de conduite. Parce que là, je te le rappelle, tu oscilles entre ouverture et fermeture. Tu t'adaptes soit par rapport à ce que fait concrètement la personne en face de toi, soit par rapport à ce que tu anticipes, imagines. Là, l'idée c'est de te dire, ok, je vais agir de telle manière. Il faut trouver un juste milieu, pas trop ouvert, pas trop fermé, et t'y tenir, savoir. anticiper un petit peu les réactions que tu pourrais avoir dans tel ou tel cas, quelle nature de relation tu peux avoir. Je sais que parfois, des fois dans une relation, que ce soit au travail, avec les amis, avec la famille, la belle famille, on peut idéaliser la relation, et donc on en veut beaucoup. Et puis on se rend compte que ça dépend pas de nous, parce qu'on est dans une relation où on n'est pas seul, justement. Et on se rend compte que ce qu'on veut, ce n'est pas forcément applicable parce que la personne en face, elle ne répond pas de la manière attendue. Et donc, il va falloir là-dedans que tu te dises, ok, en fait, je dois tenir un comportement. Et là, j'ai l'impression que jusque-là, c'est comme si tu te disais, soit on relationne comme je l'entends, avec la proximité, la confiance que j'entends, soit on ne relationne pas du tout. Et sans comprendre que peut-être il y a une posture. à avoir. Tu sais, je prends l'exemple de la reine d'Angleterre. Voilà, tu vois la reine d'Angleterre, tu la rencontres quelque part, peut-être que t'aurais envie d'aller la saluer, d'aller lui faire un check, de lui parler, etc. Sauf qu'il y a des codes, en fait, que tu peux pas transgresser juste parce que toi t'as décidé d'avoir une autre relation. Elle, elle décide, même si c'est pas forcément elle, mais toute sa structure et tout le monde duquel elle vient, elle, décide que cette relation n'est pas possible. Et donc l'idée, elle n'est pas en train de te dire n'ayons aucun lien, aucune relation, mais il y a juste des codes à respecter pour pouvoir relationner, pour pouvoir faire fusionner nos deux personnes en fait. Alors je vais loin quand je prends la reine d'Angleterre, mais c'est pour caricaturer, pour que tu vois bien la différence. Mais l'idée c'est vraiment de comprendre, je ne peux pas me permettre d'agir Comme moi je l'entends dans une relation. Il y a une distance peut-être qui se crée, peut-être avec la... Souvent, je vais prendre l'exemple aussi de la belle-mère, où on dit souvent on ne peut pas être amis, on ne peut pas tout se dire. Alors il y en a chez qui ça fonctionne. Mais tu peux tomber aussi sur une belle-mère qui est peut-être... Où tu sens qu'en fait tu ne pourras pas aller là où tu vas. Tu ne pourras pas avoir la relation idéale que tu aurais espéré. Pour autant, ça ne veut pas dire que cette relation est vouée à l'échec. Et qu'il faut abandonner toute idée de relation qui soit correcte entre vous. Mais il faut s'adapter à ce que l'autre propose. Alors si c'est un manque de respect qu'elle te propose, là bien sûr tu te retires. Mais si c'est un ajustement et que chez elle, on ne se tape pas dans la main. Alors c'est une façon de parler, se taper dans la main. On ne se tutoie pas par exemple. On ne se parle pas de choses intimes ou que sais-je. T'es obligé de faire avec. Mais tu peux pas te mettre à te dire bah en fait non, je veux pas de relation puisque ça va pas comme moi je l'entends. Donc, mon explication elle est un peu longue, mais voilà, c'est vraiment pour t'expliquer trouve ta ligne de conduite à toi, à ce qui te va en prenant en compte ce que je viens de dire, ce qui te va. Et ensuite tu agis en conséquence pour, comme dit l'expression, te sentir droite dans tes bottes. C'est-à-dire j'ai pas soufflé le chaud et le froid, j'ai pas fait ce que je reproche qu'on me fait. Et en fonction, une fois que j'ai trouvé ma ligne de conduite, c'est-à-dire que je suis linéaire dans mon comportement, je suis un peu plus... armé pour pouvoir aller exprimer à l'autre que son changement de comportement à lui ne me convient pas. Et enfin, la dernière chose à faire, c'est vraiment de comprendre que tu n'es pas forcément lié à leurs états d'âme, à leurs états d'esprit, et qu'en fonction de ce qu'ils vivent, ils sont peut-être aussi plus ouverts ou fermés. Et donc, essaye de prendre, dans une certaine mesure, la considération de ce qu'ils sont en train de vivre. Si tu sais ce qu'ils sont en train de vivre ou pas. Peut-être que tu ne sais pas, mais laisse une part d'eux. Ok, je ne sais pas pourquoi en fait. Je ne sais pas pourquoi ce changement de comportement. Peut-être qu'ils ont une bonne raison de le faire. C'est-à-dire, pas de me manquer de respect, mais d'être un peu plus distant. Peut-être qu'ils ont une bonne raison de le faire. Peut-être qu'ils ont l'esprit occupé par tel ou tel problème, etc. Et que ce n'est pas moi qui est directement lié. Et que peut-être mon comportement d'ouverture et de fermeture vient un petit peu accentuer cet écart, etc. Voilà, j'ai beaucoup parlé, il y a beaucoup de choses. Moi, ce que je te conseille, c'est de réécouter encore cet épisode, de prendre des notes pour vraiment détailler, répondre un maximum aux questions que je pose dans cet épisode pour que tu puisses trouver ta ligne conductrice à toi. En fonction de, ok, là, il y a beaucoup de manque de respect ou là, c'est juste de l'éloignement et je ne sais pas pourquoi, etc., etc. Prends des notes. tu y verras certainement beaucoup plus clair. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que ton manque d'estime de toi vient faire en sorte que tu n'arrives pas à avoir un comportement qui est linéaire et ton ouverture-fermeture, elle vient quelque part alimenter ce que tu es en train de déplorer. Donc déjà, si toi tu restes linéaire, Tu observes et ensuite tu vas voir forcément qu'il y aura un changement de comportement de la part des autres, en bien ou en mal. Mais il y aura forcément quelque chose qui va changer. Et à partir de là, tu pourras, entre guillemets, porter un jugement sur le comportement des autres. Mais tant que toi, tu n'as pas fait ce travail sur toi à savoir comment te positionner, tu n'arriveras pas à y voir clair. Et c'est là où on va te prendre pour une folle, où on va te renvoyer la balle en te disant mais c'est toi en fait qui ne parle pas, c'est toi qui n'es pas venu vers moi, etc. Voilà, je m'arrête là pour cet épisode. J'espère que ça t'a aidé en tout cas. Je te remercie encore une fois Inde. Je vous remercie encore une fois, chers auditeurs qui m'avaient écouté. J'espère que ça a pu vous aider, vous apporter des clés. N'hésitez pas à me le faire savoir. Merci encore de me faire confiance, de me suivre, de m'encourager. Et n'oubliez pas, se comprendre ne vient pas par chance, mais par choix.