Speaker #0cet espace où l'on explore ce qu'il y a de plus vaste et de plus intime à la fois aujourd'hui je t'invite à pousser la porte d'un temple intérieur un temple sans mur sans toit sans dôme celui que chacun porte en soi et sur ce temple une inscription vieille de plus de deux mille cinq cents ans qui semble tout contenir gnoti c aouton connais-toi toi-même gravée au fronton du temple de delphes en grèce elle a traversé les âges les langues les religions socrate l'a placée au coeur de son enseignement les mystiques l'ont méditée en silence et aujourd'hui nous allons l'ouvrir mot après mot car si cette phrase est restée c'est qu'elle nous parle encore mais que veut-elle dire vraiment et pourquoi et tu connaîtras l'univers et les dieux y a été ajouté plus tard et par qui et pourquoi nous serait-il révélé simplement en nous connaissant nous-mêmes c'est ce que nous allons découvrir ensemble c'est parti au temple de delphes tout un chacun venait consulter la pitie une prêtresse qui transmettait des conseils et des prédictions en canalisation directe du dieu apollo Ce sanctuaire religieux majeur, situé sur les pentes du mont Parnas, en Grèce centrale, était lui-même construit sur les vestiges brûlés d'un temple plus ancien, datant du VIIe siècle avant Jésus-Christ. L'oracle de Delphes a joué un rôle important dans la vie spirituelle, religieuse, culturelle et politique de la Grèce pendant des siècles. Elle était une grande prêtresse, une prophétesse, qui servait d'intermédiaire pour la communication et les conseils divins. On peut penser qu'elle était donc une médium. Je dis une, mais elles étaient plusieurs et elles se sont relayées à ce poste, puisque ce rôle a été joué pendant des siècles. Personnellement, je pense que la Pitié était une grande prêtresse dans la lignée de la déesse mère. Mais comme les dernières traces remontent à l'époque du recouvrement par le patriarcat, c'est Apollon qui reste inscrit dans les livres d'histoire. Pour faire une demande à la Pitié, il y avait tout un protocole. Le processus de consultation impliquait des rituels, des cérémonies et autres mystères. En règle générale, le demandeur présentait sa question aux prêtresses du temple, qui la transmettait ensuite à l'oracle. L'oracle, dans un état de trance plus ou moins induit par diverses méthodes, telles que la danse, le son primordial, la méditation, la sollicitation de son énergie vitale, et peut-être aussi l'inhalation de gaz naturel ou de pente, eh bien l'oracle donnait sa réponse. souvent dans un langage crypté ou poétique les prêtresses interprétaient ensuite le message de l'oracle et le transmettaient au demandeur mais avant d'entrer dans ce temple sacré Sur le fronton était inscrit une injonction qui interpelle. « Prenez-toi toi-même » . Je ne pense pas que c'était juste un slogan publicitaire antique. Et tu sais quoi ? Cette phrase, elle a traversé les siècles. Et puis Socrate l'a reprise. Et puis Jung l'a traduite en psychanalyse. Et puis les yogis l'ont chantée dans les Upanishads. Même les mystiques sushis, bouddhistes, chrétiens ont tourné autour de cette même idée. Tu es le miroir de l'univers, et si tu veux rencontrer le divin, commence par te rencontrer toi-même. Alors commençons par le début. Connais-toi toi-même. Mais de quelle connaissance parle-t-on ici ? Sa portée va bien au-delà d'un simple appel à l'introspection intellectuelle. Ce n'est pas un savoir scolaire, ce n'est pas une étiquette psychologique, ce n'est pas un inventaire de qualités et de défauts. Dans le grec ancien, le mot « gnoti » est apparenté au verbe gnosis, qui désigne une connaissance sacrée, une sagesse intuitive, une révélation mystérieuse. C'est un verbe d'expérience, pas d'analyse. Il s'agit d'une connaissance intuitive révélée, expérimentée, semblable à ce que les traditions spirituelles appellent la gnose. Et c'est Aoniton, c'est un pronom réfléchi à l'accusatif, c'est toi-même, ton être propre. Toi-même, ce n'est pas ton prénom, ton âge, ton métier. Actuellement, ce que tu appelles toi est souvent un patchwork de conditionnement. Ce que tes parents t'ont transmis, ce que la société a valorisé, ce que tes blessures ont figé en toi. Comme le dit Salgourou, la plus grande illusion de l'être humain, c'est de croire qu'il est ce qu'il pense. Et donc là, se connaître soi-même, ce n'est pas mettre une étiquette de plus sur notre fond. C'est au contraire. des retirées, une à une. C'est ce que tu es quand tu n'es plus rien, ce que tu es quand tu n'as plus rien à prouver, ce que tu es quand tu es dans le silence. Se connaître ici, c'est se reconnaître comme conscience, pas comme personnage, pas comme masque social. Se connaître, c'est descendre de la tête au cœur, du mental à la sensation. de l'histoire à l'instant. Dans les traditions béliques, c'est ce qu'on appelle le soi, Atman. Dans le soufisme, on dit « celui qui se connaît soi-même connaît son seigneur » . Dans les mystères égyptiens, le hiéroglyphe du cœur, Ibn, représentait à la fois le siège de l'âme et la clé du jugement dernier. Chez les Esséniens, l'homme était vu comme un pont entre le ciel et la terre, et l'introspection comme un acte sacré. Nous sommes des fragments d'étoiles, nous avons oublié notre éclat. Et ce « connais-toi toi-même » est une invitation à se souvenir. C'est seulement après ce dépouillement que quelque chose de vrai peut apparaître. Une présence, un centre, un témoin silencieux toujours là. Donc, « gnoti se autun » c'est « va à la rencontre de ta vraie nature » . ou encore « reconnais-toi comme conscience vivante au-delà des masques » . C'est aussi « souviens-toi de toi » . Socrate est celui qui a profondément popularisé Gnotis et Aouton comme fondement de sa philosophie. « Tu connaîtras l'univers et les dieux » . Cette seconde partie n'est pas gravée sur le temple, ni citée dans les textes grecs anciens tels quels. Elle est en réalité une interprétation ésotérique, mystique. et philosophique, apparu bien plus tard, issu de courants néoplatoniciens hermétiques et initiatiques. Mais alors, pourquoi connaître notre intériorité nous permettrait-il de connaître l'univers ? C'est là que le mystère devient mystique. Alors, on va faire appel à la science. Que dit la physique quantique, par exemple ? Elle aussi, elle bouscule nos repères. L'expérience de la double fente réalisée par Thomas Young puis développé par des géants comme Bohr, Heisenberg ou Weller, a montré que la présence de l'observateur influence le comportement des particules. Qu'est-ce que cela signifie ? Eh bien, que notre simple observation modifie la réalité, que la conscience n'est pas extérieure au monde physique, mais en interaction permanente avec lui. Quand je change à l'intérieur, je change la fréquence que j'ai mise. Et donc, je chante ce que je reçois. C'est aussi ce que disait Hermès Trismégiste. j'ai toujours du mal à prononcer ce mot dans les textes hermétiques, il disait ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Plotin, qui était un néo-platonicien, il disait l'âme humaine est le reflet du tout, le tout avec un T majuscule. Les Vedas et les Upanishads en Asie disaient Tadvam Asi, ce qui signifie tu es cela, cela étant le divin. Et puis les mystiques chrétiens et soufis disaient « Qui se connaît, connaît son Seigneur » . Nous sommes donc l'univers observant l'univers. Et notre expérience est une vibration accordée à notre propre perception. Quand nous comprenons notre fonctionnement intérieur, nous découvrons aussi les lois qui régissent l'extérieur. La loi de résonance, la loi d'attraction, la loi du rythme, la loi de causation, etc. Se connaître, c'est donc aussi lire le code de la vie, le grand tissu vibratoire dans lequel nous sommes tous intriqués. Continuons avec les sciences. Les neurosciences ont démontré que notre cerveau est loin d'être figé. Il est plastique, malléable, et il change en fonction de notre attention, de nos émotions, de notre environnement. Le neurologue Antonio Damasio a mis en lumière que la conscience de soi ne n'est pas d'abord de la pensée, mais de la sensation. Ce qu'il appelle le « soi-noyau » se manifeste par le ressenti corporel, et c'est à partir de là que se construit notre perception du réel. La formulation complète « connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux » est donc une extrapolation spirituelle qui exprime une vérité présente dans toutes les traditions initiatiques. Le microcosme, c'est-à-dire l'être humain, contient le macrocosme, c'est-à-dire l'univers. Se connaître en profondeur, c'est s'aligner avec les lois universelles. Le divin n'est pas en dehors de nous, il se révèle à travers nous. Et c'est ce que les traditions mystiques enseignent depuis des millénaires. Et là, la science contemporaine commence à le confirmer. J'adore cette perspective. En se connaissant profondément, on commence à percevoir comment l'univers réagit à notre propre vibration. Parce qu'en vérité, nous ne sommes pas dans l'univers, nous sommes l'univers, devenus conscients de lui-même. Et les dieux alors ? Pourquoi cette phrase les mentionne-t-elle ? Et c'est les dieux avec un petit D d'ailleurs, il n'y a pas de D majuscule. Dans les traditions anciennes, les dieux ne vivaient pas dans les nuages. Ils étaient les forces de la nature, les archétypes, les puissances de l'âme. Connaître les dieux, ce n'est pas faire un catalogue de divinités. C'est rencontrer en soi les autres humains et des archétypes vivants, comme la déesse de la créativité, le dieu du courage, l'ombre du chaos, la lumière de la paix. Et c'est peut-être pour cela que cette phrase nous souffle aujourd'hui. Tu n'es pas séparé du divin. Tu es le divin qui s'expérimente. Et c'est valable pour chacun de nous. Et selon moi, il est fortement possible que ce soit le cas pour tout ce qui a une conscience. Et dans ce cas, on pourrait y ajouter les animaux, les plantes, et... Ce n'est pas nouveau, ce que je te raconte là. Depuis des millénaires, les traditions anciennes le savaient déjà. Dans les textes védiques, dans les tantras, dans les mystères égyptiens, chez les Esséniens, ou encore dans la tradition essénienne de Marie-Madeleine, on retrouve la même idée. Le divin n'est pas à l'extérieur, il est en nous et il peut être vécu, ressenti, incarné. Les grandes prêtresses de la déesse mère, bien avant que le patriarcat ne recouvre tout, utilisaient la sexualité sacrée comme un rituel d'union avec le divin. C'était une voie d'éveil, de fusion avec le tout. Elles savaient que le corps est un temple, que connaître son corps, son souffle, sa vibration, c'est renouer avec l'intelligence cosmique. Et c'est dans ça que le tantra les rejoint aussi. Dans le tantra, par exemple, se connaître ne passe pas par la pensée, il passe par la lenteur, la présence, la sensorialité, le silence. On ne cherche pas à comprendre avec la tête, on goûte ce que l'on est dans l'instant, dans l'union du féminin et du masculin, dans l'acceptation totale. C'est énergétique. Dans les traditions spirituelles anciennes, la respiration est une porte d'accès à la conscience élargie, voire à l'union avec le divin. Et là, pour le coup, j'ai une expérience personnelle, effectivement, où j'étais en stage de respiration transformatrice. Donc je venais de faire la respiration active, la période active, et là j'étais dans la phase d'intégration, et en fait pendant la phase d'intégration, je suis partie de mon corps en fait, je suis partie dans une autre dimension, et là j'ai pris conscience, je me suis aperçue, je sais pas comment on dit, en fait la vie était un théâtre en fait, et que la... conscience venait s'expérimenter dans chacun des petits individus que nous sommes et avec chacun les rôles et les masques et notre identification à ce rôle et à ces masques qui sont tellement importants pour nous et auxquels on s'accroche tellement dans cette vie d'humain et là ma conscience pouvait observer mon être humain qui s'identifiait à ces personnages et à ces masques. Et je voyais que c'était pour tout le monde pareil. Et là, j'ai éclaté de rire. Tellement c'était mignon, j'ai envie de dire. Mignon, ridicule et en même temps avec beaucoup de compassion. Et en même temps de prendre conscience de ce jeu, de ce théâtre. Vraiment, mais j'ai éclaté de rire. C'était une grosse prise de conscience de ces rôles auxquels on s'identifie. Et là, d'avoir fait ce pas de recul, cet élargissement de conscience, de me décoller de mes masques, de me décoller de mon personnage, vraiment, ça m'a poussée dans un fourrir de... Ouais, de ridicule, de soulagement, de compassion et de... Ouais, c'est que ça, en fait, quoi. La vie, c'est que ça. C'est une expérience où on vient tester des émotions, on vient tester des sensations, le bien, le mal, la dualité, le jugement, voilà. Voilà, ça, c'était mon petit passage expérience perso, partage. Voilà, pour revenir à l'épisode... Ces traditions nous rappellent une chose essentielle, en fait, que le sacré n'est pas dans les hauteurs, n'est pas dans le ciel, n'est pas je ne sais où, en fait il est dans l'incarnation, dans le souffle, dans la sensation, dans le cœur. Nous sommes des êtres divins, nous sommes une particule de cette conscience infinie, en fait, qui est venue s'expérimenter dans un corps humain. Alors évidemment, ce que je dis là... Ce sont mes propres croyances que je tire, on va dire, de mes expériences extrasensorielles, médiumniques, etc. Et je ne vous demande pas de me croire en fait. Moi je fais juste un partage de ce que j'ai vécu, de ce que j'ai expérimenté, de ce que j'ai ressenti. Après je comprends que pour certaines personnes ce soit complètement perché et c'est complètement ok en fait. Donc je ne vous demande pas d'adhérer à mes propres expériences. Et donc pour continuer cet épisode qui va être plus long il semblerait que les autres épisodes habituels, mais en même temps cette phrase elle est tellement waouh quoi. Donc pour continuer l'épisode, quand tu commences à découvrir qui tu es vraiment, la vie devient un jeu, un théâtre avec plein de personnages qui jouent des rôles. Quand tu commences à découvrir qui tu es vraiment, tu arrêtes de vivre la vie des autres. Tu te libères des attentes, des rôles, des « il faut que » et tu cesses de chercher des réponses à l'extérieur. Parce que tout ce que tu cherches là-bas, à l'extérieur, en fait, c'est déjà là, en toi. Mais attention, se connaître, ce n'est pas toujours agréable. Parce que parfois, tu vas rencontrer ton impatience, tu vas rencontrer ton besoin de contrôle, tes dépendances affectives, tes addictions, tes masques, tes parts d'ombre. Mais derrière tout ça, tu retrouveras toujours la douceur d'être vrai. Et c'est souvent là d'ailleurs que mes clients me disent « Je croyais venir pour me comprendre, mais en fait je suis venue pour me rencontrer et m'accueillir. » Je trouve ça tellement beau. C'est ce qui me motive vraiment à faire mes accompagnements. Et si se connaître, c'était aussi se souvenir. Dans la tradition gnostique, on ne cherche pas à apprendre. on cherche à se souvenir parce que l'âme sait parce qu'elle n'a jamais oublié elle attend juste qu'on écoute à nouveau en fait on ne devient pas divin on se rappelle on l'est déjà et c'est pas mental c'est vraiment dans le ressenti et parfois il suffit d'un regard d'un silence d'un souffle pour rouvrir une porte intérieure que l'on croyait fermée depuis toujours c'est cette porte que j'aime accompagner à rouvrir doucement en conscience ensemble et c'est là que tout bascule sache que si tu sens que tu as besoin d'un espace pour vivre cette rencontre avec toi-même C'est exactement ce que je propose dans mes accompagnements. Et je t'en parlerai à la fin, si ça résonne pour toi. Et donc, comme d'habitude, je vais te proposer un exercice introspectif. Il s'appelle le miroir sacré. Donc, je t'invite à t'isoler dans un espace calme, où tu ne seras pas dérangé pendant les 5-10 prochaines minutes. Donc, c'est un petit rituel très simple, mais très puissant. Donc installe-toi confortablement, tu peux prendre une grande inspiration, et à l'expiration, tu sens la détente dans tes épaules. Tu peux reprendre une deuxième inspiration, et de la même façon, à l'expiration, tu sens ton corps qui se relâche, qui se détend, tu peux fermer les yeux. Je t'invite à prendre une troisième inspiration et à relâcher, tranquillement, à ralentir, à venir dans ton intérieur. Et là, tu vois un escalier en colline à son. Il descend vers un espace sacré. Lentement, tu descends les marches, une à une. Et plus tu descends les marches, et plus tu rentres à l'intérieur. Et tu descends vers toi. Quand tu arrives en bas, il y a une porte. Tu l'ouvres. et tu entres dans un temple, un temple sacré, au centre, il y a un miroir, mais ce miroir ne reflète pas ton visage, il reflète ce que tu es, quand tu ne joues plus aucun rôle, quand tu n'es plus ton ego, quand tu n'es plus ton mental de pensée. tu n'es plus ton corps regarde respire ac et si tu le souhaites pose cette question à haute voix suis-je quand je ne suis plus personne Cela est un instinct. Quand tu as les réponses, peut-être que c'est cette fois-ci, peut-être que ce sera une autre fois, avec ou sans réponse, tu peux remercier. Présente, tu te détournes du miroir et doucement tu rembourses les mains jusqu'à résonner. Et maintenant, tu peux prendre une grande inspiration et remettre les mains en haut. Et comme ce sera au cœur de toi.