- Speaker #0
What's up y'all, you're tuning in to the Dedicated Podcast. C'est notre invité du jour, vous l'avez peut-être connu sur les réseaux avec son contenu qui parle de musique ou même de politique, d'événements qu'elle organise, peut-être que vous l'avez connu à la radio ou alors vous avez lu l'un de ses articles de presse écrite. Mais déjà pour démarrer, Farah, comment tu vas ?
- Speaker #1
Ça va, merci pour l'invitation, je suis trop contente. Bonjour, bonsoir à ceux qui écouteront, en tout cas, bienvenue. Merci,
- Speaker #0
merci beaucoup. J'ai mentionné tout de suite pas mal de trucs parmi toutes tes activités. C'est laquelle que tu préfères ou que tu as préféré ?
- Speaker #1
Franchement, aujourd'hui, factuellement, j'adore faire des vidéos. Vraiment, c'est un pur plaisir. Je ne suis pas dans un truc de vouloir envoyer pour envoyer. Je sais que lorsque je sors une vidéo, c'est parce que j'ai envie de la sortir. Le sujet me parle de ouf. Mais d'un côté, il y a quand même l'affect de Move. L'émission de la radio. Avec Anis, Alif. Franchement, c'était la meilleure des expériences pour moi.
- Speaker #0
Magnifique. On va revenir sur pas mal de ses activités. On va faire une petite introduction. Tout le monde est... Et pour ceux qui ne te connaissent pas sur les réseaux, c'est Farah underscore Bir. Donc F-A-R-A-H underscore B-I-R. Comment est-ce que tu te présentes aujourd'hui ? Enfin, comment est-ce que tu présenterais ce que tu fais aujourd'hui à quelqu'un qui ne te connaît pas ?
- Speaker #1
À quelqu'un qui ne me connaît pas, honnêtement, je lui dirais que d'abord, je pense que c'est un peu un bordel. Parce que dans ma vie en tant que telle, dis-toi que je suis surveillante dans un collège. À la base ? À la base. Genre ça c'est mon taf, j'y vais 20h par semaine, j'y vais, j'ai mes petits, je fais mes permes, mes gris, tout ce que tu veux. Et à côté de ça, effectivement, je suis journaliste et créatrice de contenu. C'est comme ça que je le présente. Et si on a du temps devant nous, je place un petit peu l'organisatrice d'événements.
- Speaker #0
Ouais, mais c'est marrant que tu parles d'un bordel parce que je pense qu'il y a de plus en plus de monde qui ont des vies qui sont en bordel. Alors pas forcément de... dans l'aspect négatif, mais aujourd'hui on a des youtubeurs qui sont rappeurs, qui sont acteurs, enfin il y a vraiment ce truc de, il faut savoir tout faire, alors il y a les détracteurs qui vont dire que chacun doit rester dans son milieu, mais finalement c'est la vie dans laquelle on est aujourd'hui, donc je comprends très bien ce que tu dis. Est-ce que, parce que je sais que tu viens d'une fratrie où tu es la dernière.
- Speaker #1
Ouais, ça par contre, il fallait la trouver l'info.
- Speaker #0
Est-ce que tu as toujours été quelqu'un qui aimait prendre la parole et partager son avis ?
- Speaker #1
Le dernier,
- Speaker #0
il doit se battre contre
- Speaker #1
1, 2, 3,
- Speaker #0
4
- Speaker #1
Après en vrai je dis qu'on doit se battre pour exister Mais en réalité on m'a toujours un peu laissé la place d'eux Parce que j'avais un peu l'impression Moi en tant que tel, parce que j'ai quand même un grand écart d'âge Par exemple avec mes frères On a genre 10 ans, 13 ans d'écart Et en fait j'ai surtout eu l'impression D'être un peu leur enfant aussi J'ai capté Donc typiquement moi je restais dans la chambre de mon ref Et on écoutait du son, et il me disait ça faut que tu comprennes, ça faut que t'écoutes, même par exemple le foot, le football en tant que tel, mes refs ils étaient grave branchés, donc ils étaient en mode ok tu dois supporter l'AC Milan. C'est pour ça ! Ouais, mais le Milan a pris le dessus sur Monaco.
- Speaker #0
Ouais parce que dans ta description justement on s'est mis fan d'AC Milan.
- Speaker #1
Ah oui ! Franchement, ça a assumé. Même maintenant,
- Speaker #0
encore maintenant ?
- Speaker #1
Franchement, non. En ce moment, c'est un peu compliqué. On a une saison compliquée. Même l'Italie, en règle générale, le football italien, c'est très compliqué. En réalité, c'est plus un message que ça a apporté. Moi, j'ai suivi Milan un peu au moment où il y a Kaka, Ebrahimovic.
- Speaker #0
Une belle période.
- Speaker #1
Une très belle période. En réalité, moi, c'était plus le truc de... Déjà, le chant, il est mythique. C'est mythique de ouf. Même le San Siro. Il y a tout un esthétique autour de l'Assez Milan que j'ai toujours trouvé luxueux. En fait, ça me fait grave penser à Limsa Dolné. C'est un peu des artistes, ça ne m'étonnerait pas de les voir avec le dernier maillot du Milan. Genre grave un peu collector.
- Speaker #0
T'es déjà allé à San Siro ?
- Speaker #1
Ils vont le faire. Une fois sur deux, ils disent qu'ils vont l'abattre. Il va rester ou ils vont le casser ?
- Speaker #0
Je crois qu'ils vont le rénover. Je crois qu'ils vont le rénover, après je me trompe peut-être, mais il faut aller les voir, il faut aller les voir pour de vrai.
- Speaker #1
Après il faut de bolestiquement parlant.
- Speaker #0
Mais juste que tu puisses mettre un des 25 maillots peut-être que tu as, tu puisses le mettre dans le contexte qui est...
- Speaker #1
Dont 10 qui appartiennent à mes frères.
- Speaker #0
Ton joueur préféré de Milan ? Ever,
- Speaker #1
Ibrahimovic.
- Speaker #0
Ibrahimovic ? Ouais. Alors qu'il a fait tous les clubs.
- Speaker #1
Oui, mais en fait, quand il y était, c'est comme moi, j'ai suivi de ouf le foot. C'est quand j'étais beaucoup derrière le Milan, sinon je te dirais caca, parce que c'est aussi le football exceptionnel, il est trop fort. Mais la personnalité et la manière dont Ibrahimovic prenait de la place, moi j'aime trop le trash talk. Moi j'aime trop le trash talk. C'est-à-dire, moi je suis une officielle, je suis ce truc.
- Speaker #0
Sport national des banlieues de France.
- Speaker #1
Exactement. Toi t'es branché quoi toi ? en termes d'équipe de foot.
- Speaker #0
Mais après, mes détracteurs vont dire que je suis un menteur. Moi, je suis pour Paris. Et je tiens à dire, depuis 1999... Alors non, je ne sais pas. Ausha, pardon, 1997 ou 1998, JJ Ausha, qui était mon joueur préféré, signe à Paris. Et du coup, je décide de supporter Paris. Et Ronaldinho arrive ensuite. Donc il y a tout un truc. Après, je ne vous cache pas, bien sûr. Quand c'était compliqué, j'étais toujours là. De manière moins assumée. Moins assumée et surtout, comme toi en ce moment peut-être. Moi, je me cache un peu. J'ai des maillots et tout, mais à un moment, c'était compliqué.
- Speaker #1
Là, en ce moment,
- Speaker #0
on se régale.
- Speaker #1
Là, il faut être parisien.
- Speaker #0
Après, je suis un amoureux du joli foot. En plus, la Coupe du Monde arrive. On va supporter. La Suisse, tous les pays africains. Les horaires, c'est un cauchemar. J'espère juste que c'est un pays qui n'a jamais gagné qui va l'emporter et puis après, on est bien.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ça, ce serait magnifique. Toi,
- Speaker #1
tu as des prédictions un peu ou pas ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. Au hasard, j'aimerais bien que l'Iran gagne.
- Speaker #1
Il va falloir chercher quand même, je ne te mens pas. On leur souhaite tellement, mais mon gars.
- Speaker #0
Je n'ai pas de prédiction, mais je dirais un truc comme si je devais choisir une équipe qui n'a jamais gagné, je ne sais pas, j'ai envie de dire les Pays-Bas. Je ne sais pas.
- Speaker #1
T'es toujours pas venu vers le Maroc mais c'est ok
- Speaker #0
J'ai dit tous les pays africains Oui ouais ok Tous les pays africains Mais si je dois poser un pari aujourd'hui Je pense que je pose sur les Pays-Bas Même si je pense qu'ils ont aucune chance Oui ouais Mais sinon bien sûr n'importe quel pays africain
- Speaker #1
Là qu'on célèbre C'est tellement une joie de ouf C'est tellement le salon, la famille, l'immeuble Un pays qui gagne tellement de nous tous
- Speaker #0
C'est abusé On va revenir un peu au foot après Merci. Mais moi je voulais te demander, parce que comme j'ai dit dans l'intro, tu parles beaucoup de musique, tu parles même de politique, tu parles de plein de choses sur ta page Instagram. On va commencer par la musique. T'as dit que t'écoutais beaucoup de musique avec tes frères, etc. C'est-à-dire que t'as beaucoup écouté, j'imagine, de la musique qui n'était pas de ton âge.
- Speaker #1
Ah mais essentiellement. Parce qu'en fait, le truc c'est qu'on est une fratrie de quatre. Deux grands frères et une grande sœur. Mon plus grand frère c'est vachement rap US. Mais quelques trucs un peu rap français, mon autre frère 100% rap français, et ma soeur qui est vraiment R&B, vraiment pur, pur, pur R&B, genre Lauryn Hill et tout, même un musique neo-soul, soul et tout, genre elle était vraiment bousillée de ça, j'ai grandi les cat Dolls, vraiment, j'avais ces trois traits de personnalité qui en fait juste se sont impactés sur moi, et si tu veux mon frère il avait un ordi fixe, et on m'avait donné une sorte de petit mp3, et en fait je prenais tout ce qu'il y avait, je le mettais. et j'écoutais, ça veut dire j'écoutais tellement tellement d'artistes français américains, beaucoup parce que mon frère était très branché rap US à D.P. j'écoutais un arabe à Miami de lacryme, c'est pas des choses qui se font particulièrement on a pas trop mal tourné donc ça va mais non pour le coup mon éducation musicale en tant que telle c'est vraiment mes frères et soeurs et toi ce que tu préfères c'est quoi ? c'est dur parce que moi j'ai eu des grosses périodes Ouais. Typiquement Parce que moi du coup T'as une période de maintenant Tu vois Ma période actuelle Ouais t'écoutes Honnêtement je te dirais Que j'écoute Vraiment Waouh Je peux me permettre De donner trois Bien sûr Ok Rap français numéro un Ever Honnêtement je pense que Quoi qu'il Je serais officiel d'un autre Du rap français Et même si Moi on m'a toujours martelé Ouais mais le rap US Ça met une drille au rap français Ouais mais moi les mecs J'aime le rap français C'est comme ça Top un Mon top un Ça restera le rap français Et en plus il se renouvelle Il prend plein d'influences Les gens affirment de plus en plus leur culture d'origine. Donc il y a un truc un peu où les gens mêlent et la musique qu'ils écoutaient plus jeune chez eux et le rap et même le R'n'B, la pop. On est dans une effervescence qui est trop cool. Je te dirais... Je te dirais... Riguetton, salsa... Ah ouais ? Ah ouais, Moi, je suis très branchée à ça.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je suis très, très, très branchée à ça. En vrai, il y a un peu ce truc... Au départ, c'est vraiment un truc d'amour. du territoire qu'est l'Amérique latine parce qu'il y a une histoire politique qui est archi-inspirante et que même je trouve que c'est un peuple qui est très inspirant après honnêtement en fait ça se péta après entre eux Je peux dire 4 ?
- Speaker #0
Ouais, vas-y.
- Speaker #1
La meuf qui gratte de ouf. Je t'aurais dit... Rap marocain.
- Speaker #0
Ok. Surtout en ce moment. Parce que c'est la seule chose qui se passe.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #0
ouais. Alors, ici on est branché rap marocain depuis 3-4 ans je pense, mais je pensais que ça existait avant déjà. Mais là ils sont chauds, ouais. Ouais.
- Speaker #1
Vraiment, il se passe vraiment quelque chose.
- Speaker #0
Avec un bel ambassadeur, etc.
- Speaker #1
C'est ça, Toto. Toto, c'est exceptionnel ce qu'il est en train de faire. Et même, il ouvre la voie de ouf à plein de petits artistes, autant hommes que femmes. Et ça c'est un truc que j'apprécie vachement chez lui. C'est que typiquement il avait fait une sorte de planète rap. au Maroc et typiquement c'était dans un Riyad Amarakech il avait invité tout le monde tous les artistes qu'il connaissait, tous les artistes qu'il aimait bien un peu de loin ou de près il les avait amenés Freestyle, Cypher Teach Interview en gros la possibilité de faire une pass d'air à ces artistes là donc en réalité je trouve que c'est un bel ambassadeur et je trouve plus largement que je parle en tant que marocaine et j'ai l'impression qu'en Afrique les gens qui font le pont et qui sont par exemple de l'autre côté de la Méditerranée sont un peu en train de revenir et font des ponts. Tu vois, typiquement, j'avais vu Inno Casablanca qui était venu faire des concerts au Maroc. J'ai vu Meknes, Rabat, Casa, il me semble. Non, Casa, je ne crois pas. Je ne sais plus, mais en tout cas, quelques villes au Maroc. Et j'étais en mode, mais c'est trop bien, tu vois, de faire ce pont. J'ai l'impression qu'on revient de plus en plus à nos racines un peu.
- Speaker #0
Et puis après, il y a aussi une réalité technologique, je veux dire, c'est que les Spotify, tout ça, commencent aussi à rentrer en Afrique. Moi, ça fait un moment que je dis que... Le jour où toute l'Afrique aura accès au DSP, attention les statistiques, ça va être comme le reggaeton en fait, tu vois le reggaeton ils font des statistiques de malade, mais en fait le jour où l'Afrique a les DSP comme en Europe, le game il va changer.
- Speaker #1
Exactement, par exemple Ninho, Ninho il a une grosse grosse fanbase en Afrique, tu vois il y a plein d'artistes comme La Raffleuse, grosse fanbase, on se rend pas réellement compte mais c'est vraiment des gens typiquement. Erlande Toto, c'est l'artiste marocain le plus écouté dans le monde arabe. Le Maghreb et le monde arabe.
- Speaker #0
C'est fou.
- Speaker #1
C'est ahurissant.
- Speaker #0
Avec des écoutes principalement, je pense, au Maghreb et en Europe.
- Speaker #1
Exactement. Et même au Moyen-Orient, c'est choquant. Égypte, Libye, Liban. C'est vraiment quelqu'un qui a traversé le truc. Je sais que lui, il fait des vites avec Aïra Star, son dernier comforter.
- Speaker #0
C'est malin ça.
- Speaker #1
De ouf.
- Speaker #0
C'est malin. et je trouve que les artistes africains ils sont meilleurs dans le mélange bon après je vais pas parler des Naija parce qu'ils ont leurs embouts entre eux mais tu vois on voit beaucoup d'Aerastar, Taïla Diamond Platinum qui est tanzanien donc il y a pas mal de connexions qui se font comme ça et tant mieux pour l'Afrique et pour nous je trouve ça tellement bien qu'aujourd'hui on en soit arrivé à un moment où on est juste
- Speaker #1
en train de faire communauté. Je disais, je trouve que ce qui est bon en ce moment, c'est qu'on est de plus en plus en train de faire communauté. Autant ici, parce que je sais qu'il y a plein de gens de la diaspora qui mettent en place des initiatives de reconnaissance et de visibilisation de nos cultures. Et là-bas aussi, tu vois, les gens entre eux sont dans un truc de... En fait, c'est pas que c'est nous contre eux, mais que c'est un truc de, dans tous les cas, ils nous accepteront pas particulièrement. Il y a un truc qui les dérange dans notre identité en tant que telle. On va juste s'organiser entre nous, tu vois, et on fait des choses qui fonctionnent.
- Speaker #0
Totalement Tu préfères découvrir des nouveaux artistes Ou revenir à des classiques ?
- Speaker #1
En ce moment, revenir à des classiques Ça veut pas dire qu'il n'y a pas de nouveautés Mais le pire c'est qu'il y en a beaucoup C'est des sentiments et puis un truc de nostalgie Que tu vas entretenir Le week-end dernier j'étais au Stade de France de Djoul Justement pas Ça m'a mis une gifle Ces artistes là Pour moi c'est le deuxième hors du rap français tu vois c'est du C'est du 2014-2015 jusqu'à 2019 en réalité, si on regarde bien. C'est des artistes qui... C'est mon adolescence. C'est les sorties de mon vendredi. C'était des événements. Là, par exemple, pour moi, le dernier artiste qui a réussi à créer un événement autour de sa sortie, c'est Drake. Parce que Drake, c'est un malade, trois albums. Sachant qu'il n'avait pas répondu au préalable. C'est un truc qu'on attendait, qu'on le veuille ou non. Qu'on aime Drake ou pas, il a créé un événement autour du monde, le monde a arrêté de tourner, tout le monde a écouté Drake.
- Speaker #0
Tout le monde, et je crois qu'il a fait un truc en termes de statistiques, tous les sons sont dans le top 100, c'est n'importe quoi. Il a fait buguer les plateformes. C'est n'importe quoi. Il l'a très bien fait honnêtement, il a fait un bon roll-out, et puis je sais pas, qui c'est qui a déjà sorti 45 sons à part Chris Brown ? 45 sons d'un coup, c'est une dinguerie. C'est une folie de sortir autant de sons. Et en fait, le truc, c'est que Chris Brown nous balançait un album de 45 sons. Drake, il a dit, ok, toi t'aimes ça, toi ? Vas-y, tiens, 17 sons. Toi t'aimes ça, là ? 17 sons. Tiens, 14. Toi, là ? 14, allez, tiens. De ouf. Il a donné agréé à tout le monde.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
C'est assez fou.
- Speaker #1
Et je me dis qu'en réalité, c'est trop bien. aussi il y avait un truc c'est que ça j'en parlais avec Weddy du coup aussi qui est aussi créateur de contenu rap et tout beaucoup rap US lui on en parlait ensemble mais on était en mode c'est trop bien parce que j'ai l'impression qu'il rééquilibre un peu le marché de typiquement tu vois le truc de un truc vient de sortir t'as 1000 reviews et en fait j'ai un peu l'impression parfois que on va dire aux gens comment réfléchir ou comment penser enfin quoi penser du coup de ce projet et en fait t'as 45 sons tu ne peux pas sortir une review le lendemain. Tu ne peux pas tout écouter. En fait, ça laisse le temps à... Les gars, prenez le temps d'écouter la musique. Tu vois, ça met un calme. Et ça, c'est un truc avec lequel moi, j'essaye de grave dealer et tout. Même dans ma création, ma publication et tout. Moi, il y a un album qui sort le vendredi. Je ne vais rien sentir le samedi. Pas parce que manque de temps, parce qu'en gros, je ne peux pas voir ma journée, mon truc et tout. C'est vraiment, j'ai besoin de laisser le temps. au projet, l'écouter une première fois, une deuxième fois une troisième fois, il y a plein d'albums que moi je me suis pas prise d'entrée tu vois et en fait en réécoutant en réécoutant, en tendant l'oreille et tout bah t'as ce truc où vas-y genre tu laisses un peu le temps c'est ouf, c'est ouf,
- Speaker #0
je sais pas si toi t'as ce truc là alors en plus si tu parles de ça parce que j'ai, c'est marrant parce que j'ai un format qui sort de façon hebdomadaire chaque lundi où je donne mes recommandations des sorties du vendredi et c'est très dur parce que des fois, je n'ai pas le temps de tout écouter bien. Donc des fois, je laisse une recommandation la semaine d'après. Mais moi, mon dernier moyen de juger, là où je vais vraiment dire si j'aime ou pas, c'est en voiture. En voiture, bien fort, je roule. Et des fois, dis-toi que je fais des tours en voiture juste pour ça, pour voir comme ça sonne. Et Drake, par exemple, pour cet exemple-là, la première fois que j'ai écouté, j'ai dit « purée, j'aime bien » . Je parle uniquement d'Iceman parce que les autres, je ne me suis pas encore penché dessus. Et après, je l'ai écouté en voiture. Puis j'ai dit non, ça sonne trop bien.
- Speaker #1
C'est la voiture. Je te comprends de moi. La voiture,
- Speaker #0
il y a un truc spécial. Il y a une ambiance. Une ambiance. Rouler.
- Speaker #1
Le fait de rouler. Qu'est-ce qui va bien avec...
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Je suis grave d'accord avec toi.
- Speaker #0
Donc voilà quoi. Mais c'est très dur. Et comme tu dis, c'est très bien qu'il nous ait un peu gavé. Prenons le temps maintenant. C'est peut-être un bon message aussi pour toutes les personnes qui font des reviews de prendre le temps d'écouter. Deux, trois écoutes, moi, ça ne me suffit plus. Avec tout ce qui sort, ça ne me suffit plus. Pareil. C'est problématique quand tu dois sortir du contenu de façon assez rapide, mais il va falloir attendre. J'ai plein d'autres à dire. On termine là-dessus. Une question assez tricky. Je ne sais pas si ici tu auras la réponse, mais toi, tu trouves que les réseaux Merci. Parce qu'après, on va parler un peu de réseau. Mais tu trouves que les réseaux, ils ont rapproché les artistes du public ou alors ça a rendu toute la musique beaucoup plus consommable ?
- Speaker #1
J'ai deux opinions dessus parce que c'est vraiment en fonction de l'artiste que tu as. Mais en réalité, j'ai quand même l'impression qu'on est essentiellement face à une mise en place qui est stratégique parfois. On reproduit un peu les mêmes codes qu'on a vus avant. Le truc de typiquement... Il y a un truc qui me rend dingue, de ouf. C'est simuler un faux clash. Je n'en peux plus. Je peux ajouter un truc ?
- Speaker #0
Les faux clashs et les fausses fins de carrière.
- Speaker #1
Je te serre la main.
- Speaker #0
Je pense que les deux vont ensemble.
- Speaker #1
Belle poigne d'ailleurs. Je suis archi d'accord. Ça va pas ou quoi ? Aujourd'hui, c'est comme si je lisais un livre sur la psychologie. Le livre, c'était Comment manipuler les gens pour les nuls. Et le truc, c'est genre, les gens, ils aiment le sensationnalisme. La terre sec, les gens aiment le sang, le sensationnalisme et tout. Mais en fait, moi, je pense qu'on aime les artistes, on est attaché à eux quand ils nous considèrent, quand ils nous respectent sur scène, quand ils nous proposent de la musique qui est recherchée. En fait, tu ressens une connexion avec l'artiste parce que la personne, au-delà d'avoir sa musique qui va te parler ou non, va y avoir une humanité, tu vois. qui va transpercer l'écran typiquement, une meuf comme... Qui est-ce qu'on peut prendre ? En vrai, en prenant la plus big, tu vois, Théodora. Même si aujourd'hui, c'est une big artiste, genre c'est une putain de big artiste, tu reçois une proximité avec elle parce que la manière dont elle parle dans sa musique, parce que dans un son... Je me souviens plus du titre, mais... Si elle dit un truc, c'est tellement un truc genre... En tant que meuf, c'est pas que tu t'identifies, mais t'es en mode, elle, c'est une meuf comme nous. Elle, c'est une meuf vraiment... Elle est comme nous. Elle peut traîner avec nous, ça peut être une pote à nous. S'il est moche, je le fais sous la body. S'il est moche, je le compte pas comme un body. Et en fait, dans cette phrase-là, elle va inverser un peu le truc du slut shame, body count, tous ces trucs-là. Et en fait, ça va grave te donner une proximité. Avec elle, la meuf, elle se produit à l'UMA, la fête de l'UMA. L'Humanité qui est un journal qui est communiste, même qui ne s'en cache même pas. Et en fait, il y a tous ces trucs d'assumer. Même quand tu vois des artistes dans leur musique parler de ce qu'eux ont vécu. Par exemple, Danil, moi je le trouve touchant. Et j'apprécie sa musique en tant que telle. Mais je le trouve touchant parce que lui, il y a une vulnérabilité qu'il va assumer qui est un truc de... Pour juste finir sur Théodora, elle fait des zénithes. Elle fait plusieurs zénithes. pour que les gens aient les moyens de venir, financièrement. Genre l'effort, tu le vois, tu le sens, c'est trop bien. Daniel, c'est un mec qui te dit, aujourd'hui, je fais de la musique un peu hybride, il y a du raï, il y a du truc. Quand j'étais ado, je parlais pas arabe, j'étais complexé. En fait, ce truc de franchise, moi, ça me touche de ouf. Tu vois, donc, j'ai l'impression que Internet, est-ce que ça vient... En fait, ça dépend tellement, tellement, tellement des artistes, en réalité. Là, je réfléchis. Je pense à Hino, quand je vois qu'il prend position contre l'extrême droite, même chose, je me sens proche du bail. Après, quand je pense à certains artistes qui sont dans un truc d'aucune discussion, tu vois, en réalité avec leur public et qui balancent...
- Speaker #0
Et ça arrive de plus en plus aussi, il y en a beaucoup aussi.
- Speaker #1
Oui, tu vois, et en fait, moi je me dis, c'est quand même, moi en tout cas, en tant que tel, c'est nécessaire pour moi. PNL, ils parlaient pas aux médias, on avait pas de moyens de discuter avec eux, mais leur musique... Tu te rappelles les longs métrages Jusqu'au dernier gramme de 40 minutes Onizukana et tout En fait c'était des trucs où Ils dépeignent juste une réalité Et leur musique elle parle pour elle Sauf qu'il y a beaucoup de personnes qui veulent un peu imiter ce machin là De non mais pas d'interview On est pas là, notre musique elle parle à notre place Mais en fait je sais pas si c'est faisable aujourd'hui Moi pour moi je pense pas Que ce soit reproduit Reproduisable tu vois Ouais je sais pas
- Speaker #0
Moi je pense que ça fait les deux je pense que ça nous rapproche des artistes et puis ça rend tout consommable aussi j'ai souvent ces discussions autour de est-ce que les artistes devraient faire des interviews qu'est-ce qu'il faut penser de ceux qui n'en font aucune mais je pense que dans les deux exemples on aurait des arguments pour dire non il ne faut pas faire d'interview ou non il faut en faire Après, les réseaux sociaux, c'est de la com. Donc, certains l'utilisent comme Théodora. On la voit beaucoup sur les réseaux, etc. Et il y a d'autres artistes comme PNL qui étaient sur les réseaux, mais de façon très corporate.
- Speaker #1
Oui, tu balances ta musique.
- Speaker #0
Et voilà, c'est ça. Mais je pense qu'on s'ouvre.
- Speaker #1
Je pense que les artistes s'ouvrent quand même, tu vois.
- Speaker #0
Moi, je pense que ça marche tant que l'artiste fait ce qui correspond à sa personnalité. C'est ça.
- Speaker #1
On ne peut plus faker. Je pense qu'aujourd'hui, on ne peut plus faker. Ça, c'est vraiment un truc...
- Speaker #0
S'il n'est pas à l'aise devant la caméra, ça va être bizarre.
- Speaker #1
Et même, on va attendre ce qu'il dit. Même, il y a des artistes, on ne les attend pas non plus en interview. Quand on les découvre, on est agréablement surpris. Je pense à Venin, par exemple, que j'avais découvert, que j'écoutais et que j'aimais beaucoup. Il avait fait un truc avec Culture et j'étais en mode, ah, bien ! En vrai, c'est cool. Je suis vraiment d'accord avec toi. Pour moi, c'est vraiment en fonction de... la personnalité de l'artiste et de si, oui ou non, il peut se prêter au jeu et s'il est ouvert à ça.
- Speaker #0
Il y a des gens, pour moi, qui communiquent très bien sans parler. Exemple rien à voir, mais moi, un Jules Koundé qui ne fait pas beaucoup d'interviews, avec les photos ou les vidéos qu'on voit de lui, il parle.
- Speaker #1
Il parle, c'est vrai, je suis d'accord.
- Speaker #0
Ça parle beaucoup. On va parler de... On a parlé de com' vite fait, mais on va parler de journalisme.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
T'as travaillé pour un journal qui parlait D'environnement
- Speaker #1
Mais ça c'est une anecdote de malade Elle est trop marrante l'anecdote Mais j'ai menti C'est vrai j'ai vraiment travaillé pour eux Y'a pas de soucis y'a des articles Mais j'ai menti Pour accéder au poste
- Speaker #0
Et ça c'était comment on appelle ça une alternance ?
- Speaker #1
Exactement c'était ma dernière année d'études
- Speaker #0
C'est quoi l'alternance tu peux expliquer ? C'est comme un stage
- Speaker #1
En fait En gros, les écoles de journalisme en France, il y a un petit piège. Tu as deux voies. Tu as une voie publique, mais il y a 80 places pour 8000 candidats. J'ai toujours été bonne élève. En réalité, j'ai toujours été bonne élève. Licence, j'avais toujours mention. J'étais vraiment une bonne élève. Et donc, du coup, tu as cette voie-là qui est trois masters dans Paname à 80 places avec genre 1000 exercices à faire avant d'accéder. Genre, tu passes huit étapes. C'est un cauchemar. Et les écoles de journalisme, tu payes 8000 euros l'année et t'es bon.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et en fait, ces écoles de journalisme, il y a encore dedans, il y a une branche dans laquelle tu peux entrer en école de journalisme. Et du coup, faire une alternance. L'alternance, ça veut dire que l'entreprise paye l'école et te paye toi.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc...
- Speaker #0
Double bénéf.
- Speaker #1
Double bénéf. Donc moi, je me suis dit, je ne vais même pas tenter le truc de 8 000. Je ne vais jamais y arriver. En plus, moi, j'ai toujours fréquenté des établissements de banlieue. J'ai toujours été en ZEP, REP+, et tout. Pour ceux qui ne savent pas, REP et ZEP+, c'est les zones d'éducation prioritaire. C'est en gros, j'ai étudié à Duny, à la Courneuve. C'était des établissements qui étaient perçus comme mauvais, mal fréquentés, mal réputés et tout. Par exemple, typiquement, j'étais au lycée, j'ai adoré mon lycée et je n'ai jamais eu de meilleur prof que ceux que j'ai eu au lycée. Mais du coup, oui, j'ai fait mon master en alternance et du coup, il a fallu trouver une entreprise qui paye mon école parce que sinon, je n'ai pas 10 000 balles, mes parents n'ont pas 10 000 balles. Donc, qu'est-ce qu'on fait ? Je postule à absolument tout. Et même des trucs que je n'ai jamais fait de ma vie. Je ne connais pas. Donc, j'ai deux entretiens. J'ai un entretien avec un média. C'est un média, ils sont mortels ces gentils et tout. Mais c'est vraiment des faits. En mode, un homme s'est fait percuter dans le 11e arrondissement. Tu publies l'info. Et l'autre, chez 20 minutes, on peut le dire, vraiment, t'inquiète, je m'en fous.
- Speaker #0
On peut le dire,
- Speaker #1
t'inquiète. Chez 20 minutes, avec deux postes. Premier poste en alternance, c'était journaliste économie. Je ne vais même pas rentrer sur ce terrain, je suis nulle en maths. Je déteste ça. Vraiment, c'est un cauchemar. Les maths, toutes ces sphères-là, je déteste. Et le deuxième, environnement. Journaliste environnement en alternance. Je postule à journaliste environnement, j'ai un entretien. Pour journaliste environnement, il est dans quatre jours. Je regarde tous les documentaires hartés sur la fonte des glaces, la montée des eaux. le naphréatique, les degrés. Quand je te dis, je ne mange que ça. Je lis des rapports, je m'informe, je regarde des communiqués de personnalités dans le monde écologique. Attends,
- Speaker #0
Leonardo DiCaprio dans Attrape-moi si tu peux.
- Speaker #1
Exactement, je suis en arracheur dedans. J'arrive à l'entretien, je plie le classique de ma vie. Je pense que je n'ai jamais autant brillé en société qu'à ce moment-là. Au point. où je descends du bâtiment de 20 minutes, il m'appelle et me dit, remonte. Et du coup, je suis prise en alternance chez 20 minutes en environnement, le premier mois. C'est un cauchemar sur Terre. Parce que, vu que j'ai menti, il y a plein de choses que je ne connais pas. Et en fait, j'apprends, mais je n'aime pas. Enfin, ce n'est pas que je n'aime pas, je suis archi engagée sur le truc environnemental. C'est vraiment une question qui est préoccupante pour moi.
- Speaker #0
Ce n'est pas un sujet que tu maîtrises.
- Speaker #1
De là à parler du...
- Speaker #0
Quand même les gars
- Speaker #1
Moi je suis dans le sombre C'est ça Et du coup pendant un mois Je vis un mois de cauchemar J'arrive au taf à 8h pour prendre le document Que je dois faire pour l'article Et le lire plusieurs fois et le traduire Dans une langue que je comprends moi Le rapport est en français Je ne parle français je comprends pas ce qui se dit Du coup il y a ça Et ensuite je finis à 21h tous les jours Pour finir mon article pour le lendemain matin Et c'est ça et c'est ça. et c'est ça pendant un mois il y a même un moment je pleure dans l'open space je suis en mode pourquoi j'ai menti mais tu leur as dit ou pas ? jamais, mais jamais je leur ai dit parce que j'étais dans un truc de c'est un média national c'est une grosse rédaction française ils sont aussi en Suisse non ? oui, j'ai toujours vu des articles français et suisse et du coup je me suis dit non j'aurais peut-être pas la chance je suis pas l'enfant de quelqu'un j'aurais peut-être jamais la chance tu vois de retravailler dans une grosse rédaction, on m'a donné ma chance. Je dois tenir un an. Même si je reste pas, il y a ça sur mon CV.
- Speaker #0
Ça a développé ta sensibilité à l'environnement ou pas ?
- Speaker #1
En vrai, j'ai toujours été sensible. Oui,
- Speaker #0
mais peut-être de façon plus poussée.
- Speaker #1
Plus poussée, il y a plein de choses que je sais, en réalité, et ça, c'est cool, mais non, honnêtement, non. Et du coup, au bout d'un mois, j'ai une chance de malade, c'est qu'il y a un remaniement de la rédaction. Il n'y a plus de pôle. Tout le monde doit écrire sur tout.
- Speaker #0
Ah, t'as anticipé ma question parce que je vois que t'as écrit 57 articles.
- Speaker #1
Oui, dont des articles sur vraiment tout et n'importe quoi. Des articles, certains dont j'ai un peu honte journalistiquement parlant, mais c'est trop marrant.
- Speaker #0
Je vais pas lire les titres. Mais tu peux tellement se jure, moi j'aime trop l'autodélico. Mais 57 articles et le dernier au 29 août 2024. Ouais. Non mais il y a de tout et n'importe quoi. Ça parle d'Egypte, ça parle... Opération Vidéo, il dénonce des violences policières à Marseille. Il meurt pendant ses vacances, les autorités rapatrient le mauvais corps. La polygamie, une pratique encore courante dans le monde, avec le président sénégalais en image, je tiens à le dire.
- Speaker #1
Les gars, il fallait manger à la fin du mois, je ne sais pas pourquoi.
- Speaker #0
Mais bref, je pense que ça t'a apporté beaucoup. beaucoup et peut-être que ça t'a même...
- Speaker #1
La rigueur journalistique. Oui, bien sûr. Ça m'a éduqué.
- Speaker #0
Et puis une crédibilité. Ah, de fou, de fou.
- Speaker #1
T'as ta carte de presse et tout avec ça.
- Speaker #0
Et puis même, si tu travailles dans un autre média et que tu dis que t'as travaillé pour le 20 minutes, alors t'as pas travaillé pour le plus grand média de presse écrite, tu vois, mais...
- Speaker #1
Mais on était publié.
- Speaker #0
T'étais publié et puis t'étais là tous les jours à écrire des articles.
- Speaker #1
C'est ça, et que là, il y en a 57. Mais il y a aussi dans le journalisme ce qu'on appelle le show. Le show, t'as des infos de l'AFP, tu les réécris, t'envoies, t'envoies, t'envoies et t'en fais genre 10 par jour. 10 par jour.
- Speaker #0
C'est quoi ? C'est les dépêches, là ? C'est ça que vous m'avez dit ? En gros,
- Speaker #1
il y a une info qui vient de sortir.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
T'envoies.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
T'écris, t'écris, t'écris, t'envoies.
- Speaker #0
OK, magnifique.
- Speaker #1
Mais non, pour le coup, ça, ce que j'ai kiffé, c'est que c'est un marathon.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est que c'est un marathon. C'est une dinguerie. En fait, ça te... Intellectuellement, ça te pousse dans tes retranchements.
- Speaker #0
Ouais, tu deviens une machine.
- Speaker #1
Tu deviens une machine. Genre, je n'ai jamais... Peut-être qu'intellectuellement... Non, en vrai, ça va, parce que je suis quand même quelqu'un qui lit, qui m'informe et tout, mais... intellectuellement je pense que j'ai jamais été aussi à mon prix en genre, et j'ai fait 5 ans d'études c'est la
- Speaker #0
5ème année tu bouffes tellement d'actualités tu sais tout,
- Speaker #1
tu as un avis sur tout et aussi ça par contre, moins golerie c'était l'année de du coup 2024, enfin j'ai fait ça de 2023 à 2024 et du coup il y a eu le 7 octobre et en fait la couverture médiatique elle m'a saoulée elle m'a saoulée de ouf et ça m'a un peu dégoûtée du coup du journalisme Tum ! traditionnels. Genre vraiment des trucs très nationals, très machins. Il y a des choses vraiment qui m'ont dégoûté. Je comprends. C'était compliqué.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Une bonne expérience globale.
- Speaker #0
On parle de presse écrite. Après, on ne va pas parler de tout ce que tu as fait en écrit, mais je pense que c'est important de parler de ton article sur Diams.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Sur le média Gaze. OK. G-A-Z-E. Moi, j'ai trouvé, en fait, le titre, il m'a vraiment percuté. C'est vraiment une punchline, je trouve. L'article qui s'appelle L'art de décevoir. Alors, je ne vais pas te poser la question qu'est-ce qui t'a donné envie de parler d'elle, parce qu'il me semble que c'était une demande de leur part.
- Speaker #1
À la base, oui.
- Speaker #0
Mais ma question, c'est plus de pourquoi tu as décidé de prendre cet angle, en fait ? Parce que si on parle de Diam's, on peut parler de... Tu peux faire un focus sur un de ses albums et puis parler de Diam's. Tu peux parler de tout ce qu'elle a fait comme musique, Tchuuut ! des zéniths, tout ça, tout ça, mais toi, tu as parlé de cet aspect, l'art de décevoir. Du coup, je pense que ça parle de sa manière, la manière dont elle s'est retirée, etc. Donc, c'est quoi qui t'a menée vers cet angle ?
- Speaker #1
Moi, ce qui m'a menée vers cet angle, c'est, je pense, d'abord, l'urgence de rétablir une notion plurielle de ce qu'est le féminisme, tu vois. Parce que moi, en tant que femme musulmane, je ne m'en suis jamais cachée, tu vois. Je suis musulmane et... croyante et pratiquante, c'est quelque chose qui est très centrale dans ma vie. En réalité, lorsque James vit ce qu'elle vit, il n'y a pas un moment... Si on remarque bien, elle prend la parole, mais des années plus tard, à travers un livre, à travers un docu. Il y a vraiment un truc dans lequel elle fait ça des années après. Là où, à chaque moment de ses choix, parce que le truc, en réalité, que j'aborde dans l'article, c'est que malgré la célébrité, elle est malheureuse. Elle est foncièrement malheureuse, il y a un manque chez elle qui n'est pas comblé par la célébrité, par la musique. Même si elle aime faire ça, elle écrit magnifiquement bien, elle n'aime pas faire ça. Enfin, c'est pas qu'elle n'aime pas, mais c'est pas ça, c'est pas sa dose de bonheur. Elle trouve son bonheur, donc son choix, dans l'islam. Ça aurait pu être le christianisme, ça aurait pu être le bouddhisme. Elle a choisi l'islam de son plein gré et on lui a volé ce moment. Et on a aussi surtout voulu parler à sa place. Typiquement, lorsqu'elles se voilent, elles ne l'annoncent pas. C'est des photos volées qui finissent dans un magazine. Je ne sais pas si tu vois. Et la manière dont c'est décrit dans les médias, c'est elle sort avec un homme musulman, elle s'est fait embrigader. On l'a perdu. On a perdu James. Alors que James voulait partir. Il y a ce truc dans lequel moi, comme on le voit dans l'article, je fais beaucoup la comparaison avec ma mère. Je parle beaucoup de ma mère. Parce qu'il y a ce truc dans lequel on a toujours voulu... enlever l'aspect intellectuel des femmes voilées, comme si c'était pas un choix qui était fait religieusement, et pour où... Enfin, comme si c'était pas un choix qui était fait pour Dieu en tant que tel, mais pour les hommes. Tu vois, alors que dans la notion de la spiritualité, c'est pas comme ça que ça est abordé, tu vois, et puis le choix final, c'est que c'est mon corps, mon choix. Et ça s'applique aussi aux femmes voilées. Donc moi, pour le coup, j'avais vraiment... envie de parler du fait que l'art de décevoir, pour moi, l'art, c'est le fait de s'avoir choisi, de s'être choisi, parce que c'est ce que je dis dans l'article, c'est que James, elle s'est choisie au détriment de l'opinion de tout le monde, au détriment de l'argent, au détriment d'absolument tout, parce que James, c'était une meuf qui écrit bien, qui kick bien, qui a des mélos, qui a une sensibilité, qui n'efface pas sa féminité. et qui s'impose dans un milieu essentiellement masculin et qui, encore aujourd'hui, a le respect de tout le monde. Et ça, personne n'a réussi à faire ça. James, personne n'a été James. Personne ne sera jamais James parce que son histoire est tellement singulière que ça n'arrivera pas.
- Speaker #0
Il y a un truc assez... Je n'ai pas envie de dire mystique, mais il y a un truc assez magique qui touche uniquement un très petit nombre de personnes. J'ai pas envie de faire de comparaison, mais pour moi, par exemple, Zidane, on est un peu là-dedans. Je suis d'accord. C'est-à-dire qu'il n'y a personne qui va dire du mal. Et même quand ça dit du mal, ça se retourne contre toi, tu vois.
- Speaker #1
Tellement vrai.
- Speaker #0
Et Diam, c'est un peu ce truc. J'arriverais pas à citer beaucoup d'autres personnes. Peut-être Yannick Noah ou un ou deux autres.
- Speaker #1
Vraiment, c'est leur personne. Et en plus, de bout en bout... Ça vient avec Laura un peu, tu vois. Ouais, grave, Et en fait, c'est propre à elle, tu vois. Donc moi, mon angle, il est essentiellement là pour... exprimer le fait que même si vous c'est pas votre définition de la réussite et c'est pas votre définition pour vous c'est évident que jamais il faudrait faire ce choix, elle c'est comme ça et le meilleur des comportements c'est d'accepter et surtout qu'elle est revenue en disant que elle vit sa meilleure vie elle vit sa meilleure vie donc d'une autre manière chacun a des définitions différentes et après c'est aussi essentiel Enfin, c'est un peu... pique au white féminisme, mais tranquille.
- Speaker #0
Mais je pense que j'ai entendu dans d'autres médias que tu avais dit que tu étais une très grande auditrice de Diam. Je pense que tu aurais mérité d'être ado pendant cette période.
- Speaker #1
On est d'accord. J'étais une mioche. J'étais un enfant d'eau.
- Speaker #0
Tu t'aurais mérité d'avoir 5-6 ans de plus.
- Speaker #1
C'est vrai. Mais j'ai fait mes écoles de camp de récemment.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Mais ce n'est pas la même chose de vivre le truc.
- Speaker #1
100%.
- Speaker #0
C'est quelque chose, James, purée.
- Speaker #1
À quel âge ?
- Speaker #0
Ah !
- Speaker #1
Les questions qui fâchent. Ah ! Coup dur pour le joueur français. Le joueur suisse. Le joueur suisse, bien sûr.
- Speaker #0
Une crampe. Là, j'ai la crampe, attention. On va faire sortir du terrain. Une pointe. Je suis de 89.
- Speaker #1
Donc, 34.
- Speaker #0
6.
- Speaker #1
32 ?
- Speaker #0
Oh ouais !
- Speaker #1
Des plombes !
- Speaker #0
T'en as vu du paysage ! A tout moment je coupe ton micro ! Aujourd'hui tu fais beaucoup de choses sur les réseaux est-ce que, au début t'as dit que t'étais journaliste et créatrice de contenu est-ce que ce terme créatrice de contenu ça regroupe assez ce que tu fais ?
- Speaker #1
Non, mais Je dis quand même créatrice de contenu parce que je ne suis pas influenceuse. Et je n'ai pas envie que je dénigre ou que je pense que c'est moins bien. Mais littéralement, je ne fais pas ça du tout. Ça peut m'arriver de parler de ma vie privée et c'est vraiment des aspects qui ne sont pas dans ce que je consomme, dans comment je m'habille. Même si ça peut arriver, c'est un truc qui est assez flagrant. Mais je pense que c'est quand même le fait de revendiquer une identité aussi de la manière dont tu t'habilles. Mais... Créatrice de contenu, c'est particulier de fou. Parce que même quand je dis créatrice de contenu, les gens, quand ils vont voir ce que je fais, ils disent « Ah, mais je ne savais pas que c'était ça » . Voilà, tu vois.
- Speaker #0
Est-ce que du coup, ça veut dire que tous les sujets que tu traites sur tes réseaux sont réfléchis longtemps, etc. Ou tu laisses de la place à la spontanéité ?
- Speaker #1
Les deux. Il y a des trucs qui sont très spontanés. Il y a des trucs, par exemple, j'adore 13 blocs.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
on parle de 13 blocs moi mes sons préférés c'est eux tu vois ça va vraiment faire écho en ce moment j'écoute quoi, en ce moment je fais quoi en ce moment c'est quoi qui me passionne et j'en parle, c'est que ça en fait c'est vraiment le relais c'est une bonne manière de faire du contenu parce que du contenu trop réfléchi ça prend trop de temps et ça prend trop de temps et c'est pénible dans le montage, c'est pénible dans l'écriture Enfin, je pense qu'au début, parce que j'étais vraiment dans un truc d'une vidéo par jour pendant trois mois. J'étais vraiment en focus de malade de ouf et tout. Et après, quand tu fonctionnes comme ça, t'as du dégoût. Et donc, tu sors plus rien. Et comme je veux pas être dans un truc de trop me dégoûter, typiquement, cette semaine, j'ai rien sorti sur mon compte à moi. J'ai fait que des trucs pour le relais du Five. Mais parce que j'ai pas le temps.
- Speaker #0
On va revenir au relais du Five tout à l'heure.
- Speaker #1
Trop bien. Et là, pour l'instant, j'ai pas le temps.
- Speaker #0
et c'est surtout j'ai envie de me laisser un peu vivre tu vas aussi à côté le truc c'est que quand tu fais des vidéos ça te motive à faire d'autres vidéos mais quand t'en fais plus tu prends vite goût à pas en faire quelques jours donc ça va très très vite c'est aussi ça ce truc un peu vicieux est-ce qu'il y a des sujets que tu voudrais traiter mais vas-y
- Speaker #1
c'est chaud ou j'ose pas encore est-ce qu'il y a des sujets moi honnêtement je vais pas te mentir moi la première vidéo qui m'a fait péter péter dans le rap Bye. C'est moi qui dis le vrai âge d'or c'est 2015 C'est pas... Et moi je me fais tabasser par tous les Orients en fait Ma première vidéo vraiment en mode Où j'ai retravaillé la DA Où j'ai retravaillé le montage Je suis vraiment revenu avec quelque chose de différent J'ai dit à les gars arrêtez de vous mentir le vrai rap français C'est 2015
- Speaker #0
Avant c'était... Vous pensiez que...
- Speaker #1
Avant vous pensiez que...
- Speaker #0
Mais... C'est une discussion qui existe
- Speaker #1
Mais c'est surtout que j'enfonce des portes ouvertes. Pas dans le sens où j'ai raison, mais dans le sens où c'est un débat, tout le monde a ce débat-là. C'est comme XV Barbare ou 13 blocs. XV Barbare, c'est mythique. Mais moi, 13 blocs. Mais pas pour faire la meuf différente.
- Speaker #0
Oui, c'est une histoire de préférence. Préférence et âge aussi.
- Speaker #1
Parce que si on remarque bien, XV Barbare, c'est plus 2013 que 2015-16.
- Speaker #0
Moi, je préfère 13 blocs.
- Speaker #1
Et merci.
- Speaker #0
même si les deux vraiment c'est pas bon moi je préfère 13 blocs mais pourtant j'ai pas ce truc d'âge comme tu l'as fait remarquer tout à l'heure c'est une histoire d'infinité exactement mais du coup des sujets que j'ai du mal à traiter franchement j'ai
- Speaker #1
parlé de ce truc de clivant un peu dans le rap j'ai parlé de on s'en fout maintenant de faire des fita avec les ricains maintenant c'est entre nous et tout, palestine enfin j'ai pas de sujet Merci. tabou, je pense.
- Speaker #0
C'est vrai, tu parles de politique. Il y a même, tu as fait une vidéo, il y a quelques semaines déjà, je pense, sur le Sénat en France, si je ne me trompe pas. L'ARCOM. C'est vrai que tu parles de beaucoup de choses. Mais tant mieux. Je pensais bien que tu allais me répondre ça. Mais du coup, ça me pousse vers une autre question. Toi qui traites beaucoup de choses, c'est quoi l'objectif de tout ça ? C'est quoi l'objectif de... Après, on va parler des vues et des statistiques tout à l'heure. Mais c'est quoi l'objectif ? Parce que personne, et ça franchement, je l'assume, personne ne fait du contenu pour qu'il ne soit pas vu.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #0
Personne ne fait du contenu pour qu'il soit un petit peu vu. On veut que ça pète à chaque fois. C'est quoi ton objectif ?
- Speaker #1
En fait, je pense qu'au début...
- Speaker #0
Sur les réseaux, parce qu'après, bien sûr, tu as eu... D'autres activités et tout.
- Speaker #1
En fait, le truc en tant que tel, comme je le disais, c'est pour ça que je dis que je suis d'abord journaliste. et créatrice de contenu, c'est que moi, à terme, je ne veux pas être quelqu'un de connu. Je ne veux pas être connu. Je veux que mon travail parle pour moi. Je veux qu'on m'appelle pour ce que je fais, pour ma manière de penser, pour mon expertise, pour le travail que j'ai construit sur les réseaux. Mais en réalité, mon but à terme, ce n'est pas d'être connu. Sachant qu'en fait, en réalité, moi, je commence les réseaux, je ne commence même pas avec le rap. Je commence avec des vlogs en Colombie.
- Speaker #0
C'est très juste, c'est un truc. On en parlera tout à l'heure, mais j'ai passé pas mal de temps là-bas aussi.
- Speaker #1
Ah ouais ? Ouais. T'es allé où ?
- Speaker #0
Ouais, j'avais un appart à Medellín, puis après je bouge.
- Speaker #1
Medellín, oh la frappe que c'est, arroz de coco. Oh la la, pas de débonus. Ah ouais, mais t'es parti dans quel... Ouais,
- Speaker #0
j'ai juste arrêté de travailler, je suis parti là-bas.
- Speaker #1
En Colombie ? Ouais. C'était volontaire,
- Speaker #0
ça faisait longtemps que tu voulais y aller et tout ? Non, mais j'ai arrêté de travailler, je me suis dit je vais voyager un peu.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Je suis parti.
- Speaker #1
Ça tue sa mère.
- Speaker #0
alors j'avais un appart là-bas oui Puis après, je bougeais à gauche et à droite dans le pays, au Panama. J'ai fait pas mal d'allers-retours au Panama. Parce qu'il y avait des allers-retours en avion pour 30 euros. Et ça vaut le coup de ouf,
- Speaker #1
le Panama ?
- Speaker #0
Moi, j'allais pour le week-end, tu vois.
- Speaker #1
Ok, incroyable !
- Speaker #0
Oui, j'allais à Panama City pour le week-end, après j'entrais.
- Speaker #1
Et tu en gardes un bon souvenir de ouf ?
- Speaker #0
Très bon, très bon.
- Speaker #1
À Colombie.
- Speaker #0
Oui, c'était magnifique. En fait,
- Speaker #1
tu comprends que quand tu y es allé...
- Speaker #0
Oui, exactement. Mais c'est fou, le... La diversité de paysages, de personnes,
- Speaker #1
ça change d'une ville à l'autre.
- Speaker #0
C'est choquant,
- Speaker #1
de ouf.
- Speaker #0
Que tu sois dans la zone un peu proche de l'Amazonie, que tu sois dans les déserts, que tu sois dans la zone du café, que tu sois dans le choco, ou alors au nord, après au Caraïbe, c'est une diversité assez malade.
- Speaker #1
C'est la deuxième ville. C'est le deuxième pays au monde avec le plus de biodiversité. Le premier étant le Brésil.
- Speaker #0
C'est chaud comme. C'est totalement fou. Il y a bien sûr un Colombien type, mais c'est-à-dire que quand quelqu'un imagine un Colombien, il va donner une description, mais il y a vraiment tout le monde qui peut être Colombien.
- Speaker #1
Mais tellement. Il y a une ville, j'y étais en plus. Et c'est vraiment marqué par l'Afrique.
- Speaker #0
Buenaventura.
- Speaker #1
Non. Mais ouais non c'est vrai que c'est un truc que j'avais remarqué de ouf aussi Et du coup moi je commence les vidéos avec ça Et en fait je mets une première vidéo Où je vous emmène à Decathlon Je suis en mode je vais acheter un backpack Parce que je vais faire le tour de la Colombie en sac à dos Et 4000 abonnés Une première vidéo Je suis en mode ouais
- Speaker #0
J'ai déréglé Ah Cartagena Je savais pas que c'était là-bas
- Speaker #1
J'ai trouvé bébé des jeans Mais euh
- Speaker #0
Donc tu commences à faire du vlog, vraiment ?
- Speaker #1
Moi je commence par le vlog en tant que tel, qui est « Je vous emmène avec moi en Colombie faire le tour du pays avec moi » . Parce que ma sœur m'avait offert un osmo aussi. Du coup j'étais en mode « Trop bien, je vais la renta ! » Du coup j'arrive, je fais des vlogs, je prends des stats, je prends des stats, et franchement ça fonctionne plutôt bien. Et après je reviens, et je suis en mode « Mais moi j'aime le rap, j'ai envie de parler de rap, j'ai envie de parler de politique, je veux parler de tout ! » Et je me dis, mais les gens, ils vont pas me suivre. Ils étaient là pour une meuf qui fait des dégustations de camarones. Qu'est-ce qu'ils vont me suivre ? En fait, tu vois qu'en réalité, ça suit, Par contre, j'ai pas de stats de fou. Le premier mois, je fais pas des stats de fou. Et après, au bout d'un mois, j'ai une vidéo qui pète de fou. Pourquoi le Congo est au-dessus dans le rap français ? Pourquoi le Congo dirige le rap français ? Comment ça se fait que... Comment eux, ils sont trop forts dans le rap français ? On parle de la mélo, toute l'histoire qu'il y a, le pont entre la France et le Congo. Bref, il y a ce truc-là. Ensuite, j'envoie, C'était quoi ta question de base ?
- Speaker #0
C'est quoi l'objectif final ?
- Speaker #1
L'objectif final ? Tu sais que c'est vraiment une question que je me suis posée en cours de route parce que je ne savais pas où j'allais. Et surtout, ce que les gens ne soupçonnent pas, c'est que je ne gagne pas d'argent en faisant mes vidéos. Une mouette vidéo en tant que telle, elle ne me rend pas d'argent.
- Speaker #0
Juste des invites, peut-être une paire à gauche, à droite.
- Speaker #1
Merci pour le maillot du Milan. Ce qui va me rapporter financièrement de l'argent, ça va être des OP ou des collaborations avec des médias ou des festivals. Là, c'est un peu la saison des festivals. Et ce que je fais à côté, qui est d'abord, j'écris. Parce que je sais que je ne suis pas ouverte à montrer des trucs trop personnels de ma vie. Je ne suis pas ouverte à... vraiment être dans un truc de... Après, j'essaie d'un peu m'ouvrir. Tu vois, par exemple, je fais des trucs, des tutos make-up. Mais le fond, c'est que je parle du principe, par exemple, de maternité. Et donc, il y a quand même un truc un peu d'esprit, de statistique. Engagé. Ça reste, tu vois, et en fait, c'est un truc qui est indissociable de moi et je n'arriverai pas à faire différemment. Donc moi, en tant que tel, vers où je vais ? Je me suis posé la question en cours de route. Honnêtement, je veux juste faire ce que j'aime. Je veux parler de ce que j'aime. Et à côté, comme... la vie elle est dure, moi je taffe j'ai toujours taffé, je suis sortie de mes études même pendant mes études,
- Speaker #0
moi j'ai toujours travaillé j'ai toujours eu le BAFA le truc d'animateur avec les jeunes du coup j'ai toujours taffé avec les jeunes mais tu sais que là je vais faire mon ancien un peu, mais l'objectif ça doit pas forcément être atteindre 12 millions de vues ou quoi que ce soit l'objectif ça peut juste être d'en vivre en fait Je pense que c'est ça que tu essaies de donner comme réponse. Là, tu as un peu vu comment je suis apaisée. Là, ce que tu viens de dire,
- Speaker #1
ça m'a levé un poids carrément.
- Speaker #0
On a fait de la route, tu vois ce que je veux dire. Oui, mais je prends les conseils de l'audience. Bien sûr, je pense que c'est d'en vivre.
- Speaker #1
Exactement. À terme, je veux juste vivre de ce que je fais.
- Speaker #0
Même si tu aimes travailler avec les jeunes.
- Speaker #1
Oui, mais moi, ce n'est pas ce que je veux faire dans ma vie. Oui, bien sûr. Ce que je vais dire, ce n'est pas un mode méritocratique, mais c'est que j'ai beaucoup travaillé. J'ai fait des études pour, et pour le coup, je me suis vraiment cassé la tête. J'ai toujours été relativement en force de propositions. Maintenant, le but, à terme, c'est vraiment d'en vivre. Et même en réalité, de ne plus tellement être dans un truc de vidéo. J'adore écrire. La presse écrite, je pense que c'est vraiment mon premier amour. C'est vraiment le truc que j'aime le plus faire.
- Speaker #0
Après, ça peut aussi être écrire. Pour du contenu pour d'autres personnes aussi. Aussi,
- Speaker #1
tu vois, c'est un truc qui se démocratise. Bien sûr. Donc, moi, à terme, la finalité, c'est juste de pouvoir en vivre et de faire quelque chose qui a de l'importance et qui sert à quelque chose.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Par exemple, typiquement, faire une vidéo pour faire une vidéo. Là, je pense que quand ça sortira, j'aurai déjà commencé la série. Mais là, par exemple, dans un an, c'est les élections présidentielles. Et du coup, je déteste l'extrême droite, naturellement. Et du coup, j'ai... je vais lancer une série de la semaine prochaine qui est une vidéo par semaine pendant un an pour contrer l'extrême droite et chaque semaine je vais prendre un angle et je vais démonter l'angle où je vais parler d'un fait historique de eux c'est des oufs, faut vraiment pas voter pour eux et en fait à terme même si ça tombe dans l'oreille de deux personnes franchement moi je me suis rendu compte qu'on sait pas qui nous regarde tu sais jamais qui te regarde et souvent il y a des gens ils vont te donner ta chance Parce qu'ils ont vu un truc de toi.
- Speaker #0
Et même un mini truc. Peut-être même une partie d'un truc de toi.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est des gens... Parce qu'après, moi, je pense qu'on fonctionne beaucoup... La méritocratie en tant que telle, elle est... Enfin, juste la méritocratie, ça n'existe pas pour moi. Mais il y a un truc pour moi où il y a des gens, ils vont tendre la main. Ils seront là à des moments pour t'aider. Par exemple, Anis Rali.
- Speaker #0
Que je ne connais pas.
- Speaker #1
C'est humoriste, scénariste. Il fait plein de trucs vachement, vachement cools. à Nice-Rallye, du coup j'ai fait de la radio aussi avec lui c'est une main tendue, parce qu'à la base c'est un tweet ouais, quelle meuf veut faire de la radio ? et moi qui lève la main moi j'ai jamais fait de radio avant, enfin j'en ai fait mais dans ma fac, et j'ai pas de genre à cette époque là j'ai 19 ans j'ai jamais, on fait une émission test, il est en mode trop chaud bon,
- Speaker #0
on a eu une petite coupure donc on va reprendre désolé si la réponse est un peu coupée Il y avait une autre question que je voulais te poser, c'est comment tu vis, et je pose cette question à beaucoup de gens qui sont dans la création de contenu sur les réseaux, de façon professionnelle ou pas, comment tu vis ces statistiques, le nombre de vues, etc. Parce que avant de poser ton contenu, tu es convaincu de ton contenu. Et s'il démarre mal, peut-être que tu le remets en question.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais comment tu vis cette pression du nombre de vues, etc.
- Speaker #1
pense que je l'avais à un moment et qu'aujourd'hui, je ne l'ai pas du tout. En fait, honnêtement, comme je t'ai dit, je ne sais pas qui tombe sur mes vidéos. Je ne sais pas qui tombe sur mon profil. Et en fait, il y a des gens, une poignée de gens, qui parfois ont des trucs qui peuvent t'ouvrir des portes, qui vont tomber dessus. Donc moi, je sais qu'il y a des gens. En fait, le truc des statistiques, moi, à partir du moment où ça m'a choqué, c'est quand, dans la vraie vie, des gens t'arrêtent et te disent, t'es pas Farabir ? Ouais. T'es choqué de ouf Moi je pense que c'est vraiment ça Plus que des chiffres et des statistiques C'est trop bien quand tu fais 100 000 vues Ça fait plaisir parce que tu sais que ton truc il est vu Il est reconnu T'installes une légitimité toujours un peu plus En réalité C'est vraiment les gens dans la vraie vie Qui viennent et qui me disent J'aime trop ce que tu fais, c'est trop lourd ce que tu fais Même si on en est pas à prendre des photos Mais juste que Et t'existes du coup J'existe, je suis palpable je suis pas juste un truc que tu vas défiler et tu te reviendras par ma tête. Et là, le fait que tu t'en viennes à même me dire, c'est l'ours que tu fais, c'est trop bien. C'est trop, trop bien.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a quelque chose de... Il y a ce sentiment que tu risques de vivre pas mal ce week-end, parce que t'organises un five entre femmes.
- Speaker #1
Ça, c'est de la transition, ça.
- Speaker #0
Ouais, c'est de travailler. C'est l'expérience, on dira. Mais c'est le 5 que tu vas vivre, enfin que tu organises ce week-end. Attends, c'est à Colombe ?
- Speaker #1
Colombe dans le 9-2.
- Speaker #0
Ok. Donc vous avez pris ?
- Speaker #1
Et t'es bien venu si tu veux passer ?
- Speaker #0
C'est avec plaisir, je verrai. Mais j'ai mon TGV en fin de journée. Ouais,
- Speaker #1
ça peut être ric-rac. Tu vois, c'est technique. Je comprends.
- Speaker #0
Mais du coup, ça va être plusieurs équipes qui représenteront des pays d'Afrique ?
- Speaker #1
Bah en fait, le thème coupe du monde, il y a Brésil, moi je suis Japon. Ah,
- Speaker #0
vous avez tiré au sort.
- Speaker #1
Mais en fait, c'est moi, je me suis dit, ok, je me suis posée, je me suis dit... Parce qu'en fait, on sort de la Cannes et là, ça va être la Coupe du Monde. Et surtout, moi, je pense qu'on a beaucoup ce truc en banlieue de on aime trop le monde. Ça veut dire qu'on aime trop s'inventer des origines. Sans rentrer dans l'appropriation. Il y a ce truc où... Le Brésil, tu vois. Par exemple, le Brésil, c'est les banlieues de France. C'est vraiment... C'est la couronne... C'est Zépec, c'est Bousca... C'est trop de trucs qui font que... Nous, on a des ponts avec tout le monde. Même les Rebeu Matcha. Japon ? On a trop ce truc où on est des éponges et on prend tout. Je me suis dit que ça pouvait être trop bien de faire une sorte de mini-coupe du monde. Chacune des représentantes représente un pays. Tata Drapi pour la France. Bonne voilée avec un drapeau bleu-blanc rouge derrière. C'est le message qu'on va envoyer. Et sachant qu'elle prend vachement position, c'est pour ça que moi, je l'ai mise plus dans ça. Parce que pour moi, c'est la France, tu vois, en vrai. Sénégal, avec Trini. Sénégal-rec, on est ensemble. Je veux dire, on est ensemble. Maroc, Naïra. Je suis marocaine. Mais je l'ai laissée, tu connais, c'est les invités. Je me sacrifie pour les invités. Le Brésil, avec en continu. Koum, Koumbaré, qui fait du contenu et qui est trop forte, c'est une journaliste. Elle est trop chaude. Et du coup, moi, pour le Japon. Et du coup, chacune, on a nos joueuses. En fait, on a fait une sorte de shooting. Moi, j'étais en mode...
- Speaker #0
T'es en mode Didier Deschamps, en fait. Exactement. Tu viens, tu fais ton équipe.
- Speaker #1
Sélection, j'ai fait les sélections. C'était un cauchemar. C'était un cauchemar. Parce que, en fait, ça, par contre, c'est vraiment... C'est pour ça que, là, cette semaine, je suis full dessus. C'est que ça a très bien... Enfin, genre, ça a beaucoup tourné.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Tu vois ? Donc, j'étais en mode... La vie de ma mère va faire un truc bien.
- Speaker #0
On va se tromper. Mais il n'y a pas de raison. Il n'y a pas de raison. Le truc, c'est que... Si ça prend, c'est que les gens vont venir aussi avec l'énergie.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, nous, ni exigence, ni compétitivité, même si tu connais, on aime bien se vader, tu vois. Mais c'est d'abord parce que c'est marrant et qu'on veut attiser un peu un truc, tu vois. Il y aura un hymne, il y aura des célébrations quand on marque. Moi, je ne pense qu'à ça. Moi, je ne pense qu'à ça. Clairement, la célébration,
- Speaker #0
c'est ça. Pour les gens qui voient. Elle a fait le calma de Cricri. Elle a fait le calma de Cricri.
- Speaker #1
Et c'est ce que je vais faire dimanche Mais ouais non franchement ça c'est trop bien Du coup il y aura tout l'aspect football Tu vois en tant que tel La compétition avec les poules Et les arbitres par contre Tous les bénévoles c'est que des potes à WAM Et genre c'est trop drôle A tous Mais également un des arbitres c'est Daril Qui a présenté les flammes et tout Je lui ai dit ta carte blanche Attends lui il parle
- Speaker #0
J'ai vu ouais Je suis pas sûr de de... de le connaître, mais je vois pas mal de contenu sur des séries, des films, c'est lui ?
- Speaker #1
Tellement lui.
- Speaker #0
Et puis aussi, je crois qu'il doit être très fan de Kendrick.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Oui, il est dans Parole Véritable. Oui, ok, je vois.
- Speaker #1
Voilà, Daryl.
- Speaker #0
Ok, magnifique.
- Speaker #1
Il y a plein de potes à moi. Je sais pas si tu suis beaucoup de foot ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
T'es sur Twitter ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ismo Scooching ?
- Speaker #0
Non, j'ai pas.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Parce que moi, je suis un mec à l'ancienne, moi. Moi quand je veux m'assurer d'un transfert ou un truc comme ça, Fabrizio Romano, est-ce qu'il y a le here we go ou pas ? Eh bien bref, c'est tout. Les rumeurs, tout ça, les discussions. Tout ce qui est discussion,
- Speaker #1
rumeurs et les districts d'eux du fin fond de bois.
- Speaker #0
Non merci, j'ai mes divisions amateurs en Suisse. On va pas s'aventurer là-dedans. Mais force à eux.
- Speaker #1
Eh bien tu vois la Suisse, c'est mon meilleur pote. Genre c'est mon gars de fou. Lui, il va être speaker, un peu commentateur. En fait, il y a tout un truc où on est vraiment... C'est une ambiance Snapchat. C'est le SGA, c'est un peu du NIMP. Et à côté, il y aura des stands pour apporter quand même un truc pour ceux qui viennent et tout. Il y aura Isis Dounya, qui personnalise des maillots.
- Speaker #0
J'ai vu le maillot marocain, là.
- Speaker #1
Oh là là, je vais tellement le choper. Il est vénérable, le maillot du Pej, il est incroyable. Il y a Isis Dounya, il y a Tecora, qui est une marque de modest fashion. Oui,
- Speaker #0
j'ai vu aussi.
- Speaker #1
très lourds ce qu'ils font. Il y a 8WeWomen qui est une asso plus largement qui m'emplace plein d'ateliers. Ils font de la motocross. Ils grimpent. Ils font du hiss. Ils font tout. C'est des oufs. Et ça, c'est génial. Et un stand pour faire des grises. Parce qu'on reste hip-hop.
- Speaker #0
J'espère déjà que ça va très bien se passer.
- Speaker #1
Merci beaucoup, c'est gentil.
- Speaker #0
Mais ça va bien se passer. J'espère que ça continuera. Et ton été, il ressemble à quoi ? Tu as parlé de festival. Tu vas faire le tour de festival un peu ?
- Speaker #1
Ouais ouais ouais, je pense que je vais faire Yard Ok magnifique Je pense que je vais faire Yard, après ça tombe en même temps que les ardentes Et j'adore les ardentes
- Speaker #0
C'est vrai, mais les ardentes qui, cette année, prend un peu une programmation un peu différente, si je ne me trompe pas. Il y a plus de pop que d'habitude. Après, c'est la tendance générale. Oui,
- Speaker #1
on est vers ça. Oui,
- Speaker #0
on est vers ça, mais ok, ça marche.
- Speaker #1
Franchement, pour le coup, en termes de festival, là, de prévu, honnêtement, je pense que j'ai que Yard.
- Speaker #0
Il faut que tu contactes, prends bonne note, tu peux contacter les festivals comme l'Estival. Je suis une mytho. En Suisse, il y a Estival, qui fait pas mal de hip-hop. Il y a Caribana, il y a Venoges. Ils font pas mal de hip-hop. Donc, je pense que ça peut être sympa de venir leur décider.
- Speaker #1
À Estavayer-le-Lac ? Ouais. Estavayer-le-Lac ?
- Speaker #0
Ouais, tu veux venir ?
- Speaker #1
Non, non, non, là, je regardais.
- Speaker #0
Tu regardes la prog ?
- Speaker #1
Ah ouais, pas dégueu, hein !
- Speaker #0
Regarde le samedi 1er août. T'es dessus, là, je pense.
- Speaker #1
Du 29 au 1er août, ouais, je suis dessus.
- Speaker #0
Bah, tu vois. Il faut leur passer un coup de fil.
- Speaker #1
Non, mais je... Regarde, le profil est screené.
- Speaker #0
Ouais, bah oui.
- Speaker #1
Il est screené. Non,
- Speaker #0
je suis de
- Speaker #1
Mito. La semaine prochaine, je suis au Zondé.
- Speaker #0
Je connais pas.
- Speaker #1
C'est à Caen. C'est un festival. Du coup, je fais une table ronde.
- Speaker #0
Ok, trop bien.
- Speaker #1
Avec Jean Morel.
- Speaker #0
Ok, magnifique. Grunt.
- Speaker #1
Ouais, Grunt. La famille.
- Speaker #0
Si je me trompe pas, attendez. Grunt 68. Tu seras avec Jean Morel. Et je fais juste une référence au Grunt 68 de 52 minutes. On arrive gentiment aux questions de fin. On arrive gentiment à la fin. C'est passé si vite. On a quand même fait un peu plus d'une heure.
- Speaker #1
Ah oui, ouais.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a déjà des choses que tu voulais évoquer qu'on n'a pas évoquées ? C'est un peu difficile, mais on a parlé. On n'a pas trop parlé de tes activités sur les médias, différents médias, etc. Il y a pas mal de gens qui t'ont aussi reçu dans leurs émissions, dans leurs médias. Donc si vous voulez... La retrouver, d'ailleurs, j'ai pas fini d'écouter, mais il y a un truc assez golri que t'as fait récemment.
- Speaker #1
Yazida Soumani.
- Speaker #0
Ouais, ça fait des jeux vraiment. Je sais pas comment ils ont inventé ces jeux, mais c'est marrant. Ouais, non,
- Speaker #1
mais c'est nymphes.
- Speaker #0
Ouais, c'est vraiment nymphes. J'ai trouvé drôle. J'ai pas fini d'écouter, mais j'ai trouvé drôle.
- Speaker #1
Les trois sont humoristes.
- Speaker #0
Ah bah voilà.
- Speaker #1
C'est un métier. C'est un métier. Putain, on peut pas le voler.
- Speaker #0
Ça reste un métier.
- Speaker #1
De ouf.
- Speaker #0
Alors, je t'avais envoyé quelques questions à préparer.
- Speaker #1
Oui. Oui, oui,
- Speaker #0
oui. Et on va commencer par la première, c'est ton son du moment.
- Speaker #1
Est-ce que tu m'as dit un seul ?
- Speaker #0
Parce qu'au début, tu as dit trois, après tu as dit quatre.
- Speaker #1
J'ai dit douze après.
- Speaker #0
Tu en veux combien ?
- Speaker #1
Deux.
- Speaker #0
Deux, vas-y.
- Speaker #1
Ok. Another Love, Kellani, Edwine.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et l'autre ?
- Speaker #0
C'est incroyable que tu parles de ça. C'est incroyable. J'ai fait un review de l'album de Kellani et j'ai dit que c'était mon son préféré de l'album. Parce qu'il me rappelle Carter III de Lil Wayne. Il est un gamin, mais c'est pas Costa. C'est Costa Gris, ouais.
- Speaker #1
C'est l'album où il y a le...
- Speaker #0
Avec Bobby Valentino. Très bien, c'est là-dedans. Ça m'a rappelé ça. Donc voilà, le son Another Love avec Kellani et Weezy. Et puis l'autre son.
- Speaker #1
Jewel, Naza, Love de toi.
- Speaker #0
Incroyable. Quel duo. Ça, c'est un featuring FIFA, ça. Tête de homme Mais oui Ouais de ouf Mais oui Ça ça s'est fait Entre deux parties de FIFA
- Speaker #1
Mais écoute-moi bien Le morceau Il est addictif Ah ouais C'est un cauchemar
- Speaker #0
Mais après tu vois Un peu l'écart J'ai pas la rêve Je crois Mais j'ai sûrement Déjà entendu Mais j'arrive pas
- Speaker #1
Il est même pas très Ouais ouais C'est même pas l'un des sons Les plus connus Tu vois Il l'a fait à son stade de France J'ai chasame J'ai chasame le son Ah parce que t'avais plus la rêve Je n'ai jamais connu ce son Ah ouais Je ne connaissais pas Ah tu le connais depuis une semaine
- Speaker #0
mais il doit exister depuis 4 ans peut-être 2 ans,
- Speaker #1
3 ans le son est génial après des fois en concert c'est aussi même en écouteur MP3 pareil tu vois le truc de quand en fait tu le vois,
- Speaker #0
tu le vis en concert c'est génial mais dans tes écouteurs c'est moins bien parce qu'il y avait le moment le cut rue là c'est tout aussi bien en plus il fait beau et tout au max deuxième question si tu pouvais organiser Merci. une table avec 5 personnes célébrités ou pas, vivantes ou pas, il y a qui ?
- Speaker #1
La table elle est vraiment marrante
- Speaker #0
Mais là tu te limites à 5
- Speaker #1
Oui oui, promis C'est vrai que tu m'as laissé, là tu m'as beaucoup laissé j'en ai profité, je suis désolée Bad Bunny
- Speaker #0
Benito
- Speaker #1
Thomas Sankara
- Speaker #0
Wow, ok
- Speaker #1
Michael Jackson, tout le monde va dire Michael Jackson
- Speaker #0
Il y en a déjà un ou deux qui nous ont dit oui.
- Speaker #1
Est-ce que tu avais la oui ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Il y a un jeu, c'est Michael Jackson Experience. C'est comme Just Dance, mais que Michael. Et j'avais ça quand j'étais petite, je jouais tous les jours. C'était abusé Michael, même ma mère elle écoute Michael. Tout le monde aime Michael, c'est abusé.
- Speaker #0
De toute façon c'est la plus grande star qui a jamais existé. On a fouler cette terre,
- Speaker #1
on fera jamais mieux. Donc du coup Bad Bunny, Thomas Sankara, Michael Jackson, Rosalia. Ademo ?
- Speaker #0
Waouh ! La discussion... Je suis désolé. La discussion Ademo-Thomas Sankara, je ne sais pas à quoi elle ressemble.
- Speaker #1
Je paye pour y assister. Je paye. Et j'ai dit Ademo. Oui. Je n'ai pas dit NOS, même s'il y a respect. Les deux, mais Ademo... Mettez les mots autour d'une pièce, je ne le ferai pas. Parce que tu vois,
- Speaker #0
la discussion Benito-Thomas Sankara, je la vois.
- Speaker #1
En vrai ? Oui. Rosalia.
- Speaker #0
Rosalia-Benito, allez, c'est bon. Oui,
- Speaker #1
normal.
- Speaker #0
Tu vois ? Mais après... à des mots, même à des mots Rosalia, tu vois, je me dis...
- Speaker #1
Et encore, ils pourraient se comprendre. Ils pourraient se comprendre.
- Speaker #0
Après, en vrai, on ne connaît pas à des mots. Moi, je ne connais pas à des mots dans les idées politiques, etc. En vrai,
- Speaker #1
complètement, Gaza. Tu vois, exactement. Ils ont grave pris position.
- Speaker #0
C'est juste sur le personnage. Moi, je parle du personnage...
- Speaker #1
Je ne l'ai jamais vu parler hors musique.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Je sais pas, donc en vrai, ouais. Et Rosalia, en tant que telle, je pense qu'on n'estime pas assez, j'ai l'impression, ce qu'elle a fait dans le monde de la musique, dans le sens où elle a créé un genre. Son album, genre son album. Après, il y a des choses que moi, je cautionne pas naturellement, on peut en parler. Le truc de reggaeton ou puis même, le reggaeton qui est à la base une musique d'Amérique latine et tu n'es pas latina. Et il y a aussi ce truc où, par exemple, dernièrement, il y a eu la prise de position pour la Palestine. Elle a... T'as... T'as pris ce de position. Est-ce que... Question. Je suis une ouf, c'est vraiment à la fin de l'émission, mais je pose quand même la question. Est-ce que toi, pour apprécier un artiste, t'as besoin qu'il prenne position ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
La réponse est claire, non ? Oui,
- Speaker #1
oui, oui.
- Speaker #0
J'ai pas besoin. Tu sais, je parlais de ça avec un ami hier, même sur l'histoire de DJ Khaled, tu vois.
- Speaker #1
Ah, ouais.
- Speaker #0
Je me disais, parce que Drake lui lance une belle pique.
- Speaker #1
Pas l'estime.
- Speaker #0
Mais est-ce que d'un coup, s'il a en ce moment Khaled, il envoie des... 3 millions par mois pour une association. Je ne sais pas, j'invente un truc. Est-ce qu'on continuera à lui en vouloir pour le fait qu'il n'est pas diffrit par la Palestine ? Puis après, on se disait est-ce qu'on est obligé de tout dire ? Est-ce qu'on est obligé de dire tout ce qu'on fait ? Et puis, tu vois... Peut-être dans un monde, il envoie des gros sous tous les mois et tu ne sais pas. Et tu ne sauras jamais. Il se fait éteindre parce qu'il n'a jamais dit Free Palestine. Mais après, au vu de la situation et de sa position, en fait, on n'attend que ça. On a envie qu'ils le disent. Mais juste pour revenir à ta question initiale, moi, je pense que ça me rapprochera encore plus d'un artiste qui est positionné. Mais tu vois, moi j'écoute énormément de rap US. Les Américains, je suis désolé, Israël, Palestine, ils calculent à plus de 2000 kilomètres. Tu vois ce que je veux dire ? C'est dans un monde parallèle.
- Speaker #1
Il y a un truc de distance et puis même, nous il y a un peu un truc de reconnaissance aussi parce que les communautés...
- Speaker #0
C'est ça, nous on a ça. C'est ça qui nous rapproche de tout ça, en plus de la géographie. Donc tu vois, il y a énormément d'artistes que j'écoute qui n'ont probablement pas pris position. mais j'aurai toujours plus de respect par contre pour ceux qui le font c'est toujours compliqué cette histoire de politique d'accord de ouf c'est très compliqué en ce moment on parle de Bappé qui s'est positionné contre l'extrême droite on parle de je sais plus quel ancien joueur John Terry qui joue à Chelsea qui s'est rapproché de l'extrême droite française française, anglaise donc voilà moi je suis pour que chaque personne puisse faire ce qu'il veut Dans sa liberté. Mais si je n'ai plus envie de t'aimer, je ne t'aimerai plus. Révèle-toi. C'est le plus important. Et sens-toi libre de te révéler. Mais après, j'aurai toujours plus de respect. C'est ma conclusion, je dirais. Je ne sais pas si ça répondait à ta question.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
On va terminer. Et puis, évidemment, j'ai plusieurs cadeaux pour toi. Ah ouais ?
- Speaker #1
Ah oui ? Ben oui.
- Speaker #0
C'est que des produits suisses.
- Speaker #1
Mais c'est trop gentil.
- Speaker #0
Est-ce que déjà de 1, est-ce que tu aimes cuisiner ?
- Speaker #1
Mais écoute, j'adore ça.
- Speaker #0
Mais t'as fait des vidéos où tu cuisines ?
- Speaker #1
En fait, je partage beaucoup dans ma story des trucs où genre... Mais là, en plus, en ce moment, je suis vraiment en mode cuisine du monde et tout.
- Speaker #0
Alors en fait, il y a mon gars sûr qui est mon partenaire depuis le début, Jason, qui a créé LVDD. Toi, t'es fan de manga ou pas ?
- Speaker #1
Honnêtement, Hunter x Hunter.
- Speaker #0
Ok. J'ai tenté. Ah, c'est ça, c'est le classement. Bref, mais il a créé la volonté du dé, LVDD. Et en fait, il crée plein de produits épicés. Il fait des épices, il fait des... pâtes pimentées, il fait un miel pimenté, il fait un sel pimenté que j'ai ici pour toi. Donc je te laisserai le tester, lvdd.ch pour toutes les auditrices et les auditeurs. Lvdd.ch et évidemment il faut aussi griot.food sur Instagram qui est un chicken burger avec sa spicy mayo, etc. Mais pour toi, j'ai ce sel pimenté que tu pourras tester.
- Speaker #1
Merci beaucoup ! Mais tu sais que j'adore le piment. carrément je me balade tous les jours quand je vais au taf avec une bouteille de tabasco je kiffe Hillary Clinton je sais pas si t'as la ref c'est l'âge aussi peut-être
- Speaker #0
qu'on va justifier tout par l'âge mais tu feras ta recherche merci beaucoup avec grand plaisir est-ce que tu bois du café ? alors là j'ai du café je pense que c'était du café Attends, je me trompe de paquet. Oui, j'ai du café éthiopien pour toi. Donc il faut savoir que s'il y a du café dans le monde, c'est parce qu'il y en a en Éthiopie. Tous les autres pays qui ont du café, c'est des plantes qui ont été transportées.
- Speaker #1
Depuis le... Ah oui ? Ah ouais,
- Speaker #0
c'est... Ouais. Ah, je savais pas du tout. Ah bah voilà, tu sais. Et là, t'as un café... Alors, mon partenaire, c'est Jebuna Coffee sur Instagram. Et il offre différents types de café de différents pays d'Afrique. Là, t'en as un d'Éthiopie qui s'appelle Gucci. et qui est cultivé à 2100 mètres d'altitude. C'est la particularité de l'Arabica. On a le Robusta et l'Arabica. L'Arabica est cultivé à haute altitude. Voilà pour toi. Il n'est pas moulu, donc il faudra trouver un moyen de le moudre. T'inquiète,
- Speaker #1
on va débloquer. C'est trop bien.
- Speaker #0
Je suis trop contente. Finalement, parce que je suis suisse.
- Speaker #1
La surprise.
- Speaker #0
Ça, c'est mon dernier. Je tiens à faire un shout-out à Praline Chocolatry. Samuel, merci beaucoup. ça va se les envoyer dans les escaliers donc là c'est une plaque de chocolat et puis tu vas te mettre bien et voilà tiens pour toi et t'en as deux parce qu'il y en a un pour ceux qui n'ont pas d'image il y a son nom qui est écrit sur le chocolat c'est trop gentil ça me fait vraiment grave plaisir tu peux refermer avec ça et je t'en donne deux comme ça tu peux garder l'un l'autre pour... Dans une heure.
- Speaker #1
Incroyable, c'est trop gentil.
- Speaker #0
Avec grand plaisir.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Merci à toi pour ton temps. Merci de t'être déplacé.
- Speaker #1
C'est un plaisir.
- Speaker #0
On a enregistré au Faubourg Saint-Honoré. Voilà, les grandes rues.
- Speaker #1
J'y vais tellement jamais à l'année. Voilà,
- Speaker #0
tu vois.
- Speaker #1
J'ai rien à faire ici.
- Speaker #0
Même moi, même moi. Je suis jamais venu ici, moi.
- Speaker #1
Je suis plus du côté de Châtelet, je ne veux pas te mentir.
- Speaker #0
Pareil.
- Speaker #1
Je suis dans le 18-19, vraiment.
- Speaker #0
Donc voilà, merci Farah.
- Speaker #1
Merci à toi. Vraiment, merci beaucoup.
- Speaker #0
Courage pour Soukhen. ça va bien se passer, courage pour la suite pour ta série d'épisodes sur les élections françaises alors moi en tant que Suisse ce que je dis souvent c'est que la politique française c'est un peu ma télé-réalité on va se brancher on va regarder tout ça on va se dire non mais c'est pas vrai tout est vrai tu penses que c'est pas vrai tout est pire bonne suite à toi bonne chance pour ce week-end tout ce qui vient par la suite. J'espère que tu arriveras à en vivre très vite.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
C'est l'objectif. Bonne tournée des festivals.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Et à toutes les auditrices et les auditeurs qui sont encore là, comme d'habitude, les 5 étoiles sur Spotify, Apple Podcasts et tout ça. Si vous avez des questions, si vous avez des complains, j'allais dire. Non, pas complains. Des contradictions, des choses qu'on a évoquées qui n'étaient pas correctes selon vous, vous pouvez M'écrire sur Instagram et je répète Farah sur Instagram, c'est Farah, F-A-R-A-H underscore B-I-R, pour la suivre pour tout son contenu. Merci à tous. Bonne journée, bonne soirée, bon bus, bon train. Je ne sais pas où vous êtes et à la prochaine. Bye bye.
- Speaker #1
Dedicated Podcast.