- Speaker #0
What's up y'all, you're tuning in to the Dedicated Podcast.
- Speaker #1
Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. On est de retour pour un nouvel épisode et aujourd'hui je suis très content. Alors, je vous en avais pas parlé, je l'ai laissé un peu... Enfin, j'ai légèrement communiqué sur les réseaux, mais je suis venu à Paris pour faire... Une petite semaine d'enregistrement, on va appeler ça la Paris Recording Week. Je suis dans le 94 et je suis avec un ami, Bilal, comment tu vas ?
- Speaker #2
Ça va très bien, merci et toi ?
- Speaker #1
Ça va très très bien. Alors, on va tout de suite démarrer, mais comme vous pouvez, enfin ceux qui n'ont pas la caméra, ils ne peuvent pas voir, mais on est à Paris et il est venu représenter avec le maillot Paris Saint-Germain. C'était le maillot de gardien ça ? Non, non, non,
- Speaker #2
ça c'est un maillot à l'époque de Ronaldinho ça.
- Speaker #1
Ah c'est Ronaldinho ça ?
- Speaker #2
Ouais, ouais, au pire.
- Speaker #1
Deuxième année ?
- Speaker #2
C'est des maillots mythiques Mais c'est vrai que des fois les gardiens jouent J'ai l'impression que j'ai vu Bernard Lama avec celui-là Il avait un maillot similaire Mais ça c'est un maillot de joueur
- Speaker #1
Paris qui est en finale de la Champions League Je ne pense pas que l'épisode sortira avant la finale Donc j'espère que Il y aura eu la célébration Dans le bon sens Au moment où l'épisode y sort Alors aujourd'hui Bilal tu es avec moi Parce qu'on va parler de pas mal de choses Mais tu as euh... Tu es actif dans le cinéma, dans la télévision, tu es acteur, je ne sais pas. Tu sais, c'est toujours difficile de nommer parce qu'on doit dire comédien, on doit dire acteur. Je sais que ceux qui font du théâtre, ils disent qu'ils sont comédiens. Les autres, ils disent qu'ils sont acteurs. Mais ceux qui font les deux, ils font quoi ?
- Speaker #2
En fait, comédien, c'est le terme un peu plus utilisé dans le milieu plutôt qu'acteur. Sauf qu'en fait, la plupart du temps, quand je dis que je suis comédien, ils disent « Ah, tu fais des sketchs ? »
- Speaker #1
Ça, c'est à cause de l'anglais, ça. Parce que comédienne, c'est vraiment le mot pour humoriste. Et puis,
- Speaker #2
il y a tellement d'humoristes qui font du cinéma. Et donc, du coup, je suis acteur. Mais en fait, comédien, c'est un terme un peu plus snob que acteur.
- Speaker #1
OK, donc on va dire comédien. On va essayer de se tenir à ce terme-là. On va parler de différentes choses que tu as fait, de différents films, de séries, etc. Des choses qui ont été faites il y a quelques années, des choses peut-être plus actuelles. Et j'aimerais commencer avec une question. Quand quelqu'un entend Bilal El Atrebi, parce que ça c'est le nom, le government name, t'aimerais qu'on pense quoi ?
- Speaker #2
J'aimerais qu'on pense acteur, comédien. J'aimerais bien pouvoir être décrit comme ça. Et quelqu'un de très fidèle à lui-même, pas dans un rôle.
- Speaker #1
Et là c'est marrant parce que tu m'as dit que... T'aimerais qu'on dise acteur, enfin, on va rester sur acteur. Mais toi, tu te définis comme acteur fini ou en construction ?
- Speaker #2
En fait, déjà, beaucoup de comédiens ont ce petit syndrome de l'imposteur parce qu'on ne tourne pas tant que ça, finalement. À part des gens qui ont vraiment la chance. Timothée Chalamet. C'est ça, exactement. Et puis, il y en a quelques-uns en France, mais on ne tourne pas tant que ça. Et la question, c'est de se dire, à partir de combien de projets, je peux dire ? je suis acteur, je suis comédien.
- Speaker #1
Je suis que acteur. Tu vois, c'est ça.
- Speaker #2
Est-ce que c'est à partir du moment où tu en vis ? Est-ce que c'est à partir du moment où tu as fait des projets qui sont quand même conséquents ? Tu as eu des rôles un petit peu impactants ou quoi ? Et c'est vrai que c'est jamais vraiment évident de se dire à quel moment je me décris comme ça. Moi, par exemple, encore aujourd'hui, j'ai fait quelques trucs sympas. Mais ce n'est pas la première manière dont je me décris.
- Speaker #1
OK. C'est vrai que c'est délicat. C'est comme quelqu'un qui fait de la musique. Est-ce qu'on va vraiment lui reprocher de dire qu'il est artiste, même s'il n'est pas numéro un des charts ? Au final, il reste artiste. Quand tu étais petit, c'était quoi ton rapport au cinéma et aux séries ?
- Speaker #2
Franchement, j'avais un rapport vraiment de loin, parce que déjà, on ne regardait pas tant que ça la télévision chez moi. On était beaucoup dehors à faire du sport. la télévision elle était dans le salon et puis c'était le papa qui choisissait les programmes et la télécommande c'est ça et puis de toute façon il n'y avait pas tant de chaînes que ça, il n'y avait pas Netflix ma grand-mère m'emmenait de temps en temps au cinéma et puis en réalité à Paris c'était un peu la première sortie en tant que pré-ado, ado que tu pouvais faire parce que les billets ils étaient à moins de 10 euros le cinéma quoi c'est ça tu vois le week-end tu vas au cinéma plus que maintenant finalement Oui.
- Speaker #1
beaucoup plus que maintenant et si tu devais donner un film tu te souviens que t'es allé voir quand t'étais gamin enfin un gamin ado quoi tout seul alors que je suis allé voir alors déjà j'étais
- Speaker #2
assez petit les gens se moquent de moi pour ça je peux pas regarder les films d'horreur parce que j'étais parti au cinéma j'étais petit Et j'avais vu Harry Potter, le moment où Voldemort tue la mère d'Harry Potter. J'ai crié tellement fort qu'on a dû me sortir du cinéma. Donc, film d'horreur, déjà, on oublie. Mais Harry Potter,
- Speaker #1
ce n'est pas un film d'horreur. C'est une scène un peu... Mon gars,
- Speaker #2
il a tué sa mère d'un coup de baguette ou de je ne sais pas quoi. Non, ça m'a traumatisé. Mais sinon, je ne me rappelle plus si c'était des films que je suis parti voir au cinéma ou si c'était des cassettes, justement, encore une fois, avec ma grand-mère. Mais il y avait Mr. and Mrs. Smith, avec Brad Pitt et Angelina Jolie, un film assez basique quand tu prends du recul. Mais à l'époque, les scènes d'action, je les trouvais très fortes. Et puis, il y avait, tu sais, les films d'action, donc Hong Bak.
- Speaker #1
Ah oui, évidemment.
- Speaker #2
Oh là là, Hong Bak, ça, c'était des sacrés films aussi.
- Speaker #1
Ah oui, ben oui. Tous ces mecs-là, les Hengbak, les Jet Li, les Jackie Chan, tous ces mecs-là, ils nous vendaient du rêve. Et maintenant, aujourd'hui, comment est-ce que tu consommes les séries et les films ? Tu as un autre divertissement pur ?
- Speaker #2
Alors ça dépend. Il y a des projets, j'essaie de faire un peu mes devoirs. Il y a des projets qui sortent et que j'essaie de regarder parce qu'on apprend aussi en regardant. En tant qu'acteur, est-ce que... Est-ce que j'aurais amené le personnage de telle manière ? Ah oui, il a fait quelque chose de vraiment sympa. Et puis du coup, nous, on sait qu'il y a le texte et puis il y a ce que tu en fais. Et c'est vrai qu'il y a des acteurs qui sont très forts pour amener quelque chose de plus. Donc parfois, je fais mes devoirs et puis parfois, je consomme très simplement comme tout le monde. Bien, des choses moins bien, mais qu'on consomme quand même parce qu'ils sont forts pour te donner du consommable.
- Speaker #1
On va tous au fast-food. C'est ça, exactement. Les chefs étoilés, peut-être qu'ils passent au fast-food aussi.
- Speaker #2
Oui, et aujourd'hui, par épisode, il se passe huit fusillades, huit trucs. Mais bon, du coup, tu restes accroché. Et le cinéma, mine de rien, c'est vrai que ça demande un certain temps. Plus l'âge avance et plus on court après le temps. Je ne vais pas assez au cinéma.
- Speaker #1
Le temps, mais aussi le fait qu'on est tous à disposition. On a un cinéma au salon, en fait. D'une certaine manière, on a accès à presque tous les films du monde de façon assez facile. Alors ça coûte, en effet, mais ça reste une proximité qu'on n'avait pas avant.
- Speaker #2
Je pense qu'il y a certains films qui doivent vraiment se regarder au cinéma quand ils font un effort, un vrai travail sur l'immersion. Par exemple, Avatar, le champ du loup qui est dans un sous-marin. Vraiment, quand tu es plongé dans le noir. Ah oui,
- Speaker #1
j'ai vu ça.
- Speaker #2
Le son qui est vraiment travaillé pour le cinéma, où là, c'est dommage de les regarder chez soi. Encore que maintenant, il y a des télés qui sont très performantes. Toi,
- Speaker #1
tu rencontres comment le théâtre, le cinéma... Enfin, le cinéma, c'est un peu la phase finale, tu vois. Mais tout ce qui est théâtre, jeux de rôle... Tu as grandi à Paris, hein ?
- Speaker #2
Ouais, j'ai grandi à Paris. Je n'avais jamais envisagé ça, vraiment. En fait, ça m'est tombé dessus... À la vingtaine.
- Speaker #1
Ah ok, c'est même pas à l'école ?
- Speaker #2
Non, non, non, pas du tout en fait.
- Speaker #1
Vous aviez du théâtre à l'école ? Non,
- Speaker #2
non, on n'avait pas de théâtre.
- Speaker #1
Non, mais parce que dans beaucoup d'écoles, il commence comme ça. Si je ne me trompe pas, tu vois, Jamel même, il avait du théâtre dans son école, tu vois.
- Speaker #2
Non, non, déjà nous, dans mon collège, il se concentrait à...
- Speaker #1
À aller à l'école juste. C'est ça, voilà. Être présent.
- Speaker #2
C'est ça, exactement. Mais non, en fait, début de vingtaine, j'ai... Le seul ami que j'ai gardé du lycée, qui s'appelle Andy, je vais le citer, qui a un oncle qui s'appelle Warren. Je le cite aussi. Warren, c'est quelqu'un qui est aussi du 94 et qui a un gros passé dans la danse, qui a été en compagnie pro, etc. Et puis qui est passé manager d'artiste. Et donc, je le connaissais via Andy, son neveu. Et il m'appelle un jour et me dit, voilà, j'ai deux artistes qui vont faire un clip. Je vais faire un scénario dans le clip. C'était le début de cette mode-là, des scénarios dans les clips. Et il me dit, il me faut un méchant. Il faut quelqu'un de détestable. C'est vrai que j'ai un faciès, ça s'est confirmé après, qui tend facilement vers le personnage dur plutôt que vers le gentil. Et donc du coup, je lui dis ouais, non. Et il me dit ouais, ouais, mais si, en fait tu vas le faire. Donc je le fais, je joue ce méchant détestable dans le clip et je prends énormément de plaisir. sur le tournage c'était à Pablo Picasso à Nanterre on était sur la dalle, on refaisait les scènes 4 fois et puis il y avait des petits qui nous regardaient et à chaque fois comme s'ils redécouvraient la scène c'était trop marrant et puis le fait d'avoir le retour de Warren qui me disait là joue-le un peu plus comme si ou là dis plutôt ça et je trouvais ça très marrant j'ai pris beaucoup de plaisir et je me rappelle qu'il y avait quelqu'un que je connaissais qui donnait des cours de théâtre dans une petite MGC à la Courneuve J'y suis allé. J'ai commencé à prendre des cours là-bas, en fait, par pur plaisir, sans objectif quelconque.
- Speaker #1
En mode hobby, quoi ?
- Speaker #2
Vraiment, oui, pour retrouver ce plaisir du jeu. Et j'ai embarqué un ami avec moi, d'ailleurs. Et ce qui s'est passé, c'est qu'il y a une actrice qui est venue donner des cours en tant que prof, en tant qu'intervenante, et qui nous a dit, en fait, là, vous le faites comme un hobby, vous le pratiquez comme un hobby, mais vous auriez, pour certains, le potentiel de faire plus. Si vous... donnez les moyens si vous travaillez. Et donc, elle a monté une petite représentation. Elle nous a fait travailler des scènes de théâtre. Et on les a faites, on les a présentées devant un public. Des familles, tout ça. Pour le coup, c'était quelques proches, mais surtout des acteurs, une ou deux direcasts.
- Speaker #1
Un truc de pro.
- Speaker #2
De pro, mais encore amateur. Et donc, il y avait un agent. Et un agent qui n'était pas... le big agent, sinon il ne serait pas venu dans cet MJC à la Courneuve, mais il m'a signé. Donc j'ai décroché mon premier agent avec les premiers...
- Speaker #1
Tout va très vite.
- Speaker #2
Alors ça c'est sur l'échelle de déjà quelques mois, mais c'est vrai que c'est quand même allé assez vite. Après, entre le moment où j'ai signé mon premier agent et le moment où j'ai eu un rôle, il y a eu encore quelques mois, mais par contre c'est vrai que je passais des castings et puis là du coup tu dis ok.
- Speaker #1
Je le fais pour de vrai là ?
- Speaker #2
C'est ça, donc l'appétit est venu ton mangeant.
- Speaker #1
Ok, très bien. On va revenir à tout ça. Est-ce que toi, du coup, tu te rappelles, parce que là tu parles de ce que tu as fait, de comment tu as démarré tout ça, à quel moment tu te dis « ouais, je vais faire ça sérieusement » . C'est pendant que tu fais les cours dans cet MJC ?
- Speaker #2
Non, je pense que c'est venu plus tard, parce que même le fait d'avoir des castings et donc de se projeter sur des rôles, je me disais « ah bah » . trop bien si je l'ai, mais en vrai de l'art en vivre à ne faire que ça, c'est beaucoup trop loin, et donc du coup c'était plus l'idée, c'était de voir où ce parcours allait me mener est-ce que j'allais pouvoir décrocher des rôles déjà, parce qu'à ce moment-là j'avais décroché aucun rôle donc est-ce que j'allais pouvoir décrocher un rôle, est-ce que j'allais prendre du plaisir sur un tournage parce que du coup un tournage professionnel c'est encore autre chose, et je me rappelle que je voulais même à un moment donné arrêter parce que ça me saoulait le côté Et... Tu passes des castings, des fois t'es pas pris. Souvent t'es pas pris.
- Speaker #1
La plupart du temps t'es pas pris.
- Speaker #2
Et cette actrice que j'ai oublié de nommer, qui s'appelle Anissa Alali, qui tourne encore et qui réalise maintenant, qui a récemment tourné dans BRI, la série sur J'en ai pas plus, et puis qui a réalisé un court-métrage et là je crois qu'il est en train d'en faire un deuxième. En tout cas, elle m'a vraiment poussé à continuer. Et puis peu de temps après, j'ai décroché mes premiers rôles.
- Speaker #1
Ok. Alors, tu as dit que tu es de Paris, dans le 94,
- Speaker #2
c'est ça ? Oui, moi, de base, je suis de Paris-Sud, mais Paris-Sud, Intramuros. Et là, oui, je suis dans le 94 depuis quelques temps.
- Speaker #1
Mais quand tu fais tout ça, tu es dans Paris.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Et l'environnement dans lequel tu grandis, dire à tes potes et à ton entourage, je fais ça, je fais ces cours d'acteur, tout ça, c'est quelque chose qui était assumé ou c'était quelque chose... Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #2
Ouais, après, bon, moi, j'ai toujours été un petit peu, pas à part, mais je me suis toujours un peu foutu de ça, tu vois. Ah,
- Speaker #1
t'as toujours fait ce que tu voulais.
- Speaker #2
Ouais, alors, jusqu'à une certaine lésure, peut-être on le verra après, mais voilà une limite. Mais l'avantage, c'est que je suis allé prendre des cours de théâtre à la Courneuve et globalement, il y avait des gens qui me ressemblaient un petit peu dans le profil. Et donc, c'est pour ça aussi que j'y suis allé. Je pense que j'avais peur de me retrouver dans des cours de théâtre très, très classiques. apprendre des textes de théâtre très classiques. Ce n'est pas forcément ce que je voulais. Moi, je voulais juste retrouver la spontanéité du jeu. C'est pour ça que je suis allé dans cette MJC-là. Je suis un peu resté dans ma zone de confort. Après,
- Speaker #1
ça t'a emmené autre part.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Tu décroches ton premier rôle. Le premier rôle, tu joues quel type de rôle ?
- Speaker #2
On commence souvent par des rôles... par son emploi, on appelle ça, tu joues ton emploi. Moi, je suis un rebeu à cette époque-là. J'avais 24 ans, 23 ans, quelque chose comme ça. Donc,
- Speaker #1
tu joues un rebeu de quartier.
- Speaker #2
Donc, on décroche, je dis on, parce que c'est avec mon pote Adrien, Adrien Tronon, qui est comédien, que j'avais embarqué dans ces cours de théâtre à la Courneuve. On est deux à décrocher un petit rôle où on joue une bande de mecs de quartier, de cité dans une série TF1. Avec des dialogues quand même assez clichés, on taxe les gens pour qu'ils passent et qu'ils rentrent chez eux. Enfin, ça n'existe pas, ça. Mais c'est tournage TF1, budget, grosse caméra. Donc voilà, le premier pas, il se fait là.
- Speaker #1
Mais quand vous démarrez tout ça, je veux dire vous, toi et Adrien, et d'ailleurs, shout-out à toi, Adrien. Est-ce que vous vous dites, il faut qu'on fasse attention à ne pas être catalogué acteur de banlieue ? Ou est-ce qu'il n'y a pas d'issue et on dit, on va prendre ce qu'il y a à prendre ?
- Speaker #2
Au début, tu es un peu obligé de prendre ce qu'il y a à prendre et de montrer que tu es capable de faire un peu plus. Et de ce qu'on te donne à faire, le faire bien. Et peut-être toi, apporter de la nuance. Mais en fait, sur des rôles comme ça, où tu as deux, trois jours de tournage, globalement, on te dit, fais ton texte. Et puis souvent, c'est des scénaristes qui en fait ont... je sais pas moi, entre 30 et 60 ans peut-être, et qui sont pas origineurs de quartier, donc même au niveau des dialogues...
- Speaker #1
Ils veulent ce type, mais ils savent pas à quoi ressemble ce type.
- Speaker #2
C'est ça, et puis du coup le dialogue en fait c'est un peu c'est pas écrit comme nous on parlerait donc on s'approprie ça au moins et en fait au début tu joues ton emploi et tu vises à bien le jouer pour qu'on te donne des rôles de plus en plus consistants, dans lesquels après t'arriveras à mettre ta sauce.
- Speaker #1
Ça fait quoi de se voir la première fois à la télé comme ça ?
- Speaker #2
Franchement, c'est marrant. Tu souris tout seul. Tu t'embêtes. Mais ça donne envie de plus. Ça donne surtout envie de plus. Parce que quand tu sors de ton tournage, déjà t'arrives, on te maquille, on t'habille, on te donne des consignes. C'est réel. Tu fais partie d'un écosystème. Et puis, deux jours après ou trois jours après, le tournage pour toi s'arrête. Et tu te dis, OK, c'est quand le prochain ? Sauf qu'en fait... en tant que comédien, tu vois, contrairement à quelqu'un qui ferait peut-être de la musique, de la peinture ou quoi, c'est pas toi qui décide quand est-ce que tu vas jouer, tu vois.
- Speaker #1
Et même quand ça a été filmé, et ça c'est un truc que j'avais vu, je sais plus dans quoi, enfin bref, j'avais vu ça, il y a beaucoup de gens qui jouent des scènes, puis en fait à la fin t'es pas dans le film en fait. C'est coupé au montage, ils ont pas gardé les scènes, donc ça c'est encore pire en fait.
- Speaker #2
Ça arrivait à plusieurs personnes que je connais, moi ça m'est arrivé qu'on supprime des scènes. ça m'est arrivé sur plusieurs projets parce qu'en fait souvent ils filment un peu plus et en fait il y a une réalité qui est que pour le cinéma ils ont un peu plus de liberté mais déjà quand c'est de la télé ça répond à un cahier des charges précis il faut que l'épisode fasse 50 minutes et pas une de plus et puis sinon c'est pour tenir le rythme des fois le film a trop de longueur ou trop de redites ou ce genre de choses donc oui tu peux passer à la trappe ça doit faire mal ça ça doit faire mal surtout si t'as fait de la promo
- Speaker #1
Ben oui.
- Speaker #2
Pour le projet.
- Speaker #1
Ah ouais, t'es là et tout. Aïe, aïe, aïe.
- Speaker #2
Regarder mon film, regarder. C'est pas évident.
- Speaker #1
Bon, au moins t'as encaissé. Ça, c'est le plus important.
- Speaker #2
Effectivement.
- Speaker #1
T'as parlé de ce premier rôle pour TF1. Est-ce que... On va parler un peu de Hors Noir, là. C'est ton premier succès ? C'est le plus gros succès que t'as à ce moment-là ?
- Speaker #2
Ouais, Hors Noir, quand ça arrive, en fait...
- Speaker #1
En 2020, hein.
- Speaker #2
C'est ça. Ah ouais, putain. 2020, ça passe vite.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
En fait, j'avais presque pas tourné à l'époque, mais j'ai eu le rôle parce que déjà, je savais que j'allais tourner dans un film Netflix par la suite. Du coup, j'ai un peu vendu ça pour obtenir ce rôle-là. Je ne l'avais pas encore tourné, donc je n'avais pas fait grand-chose. Et effectivement, c'est une web-série qui a été réalisée et diffusée sur YouTube. Il s'en... beaucoup beaucoup fonctionné je crois que les épisodes de la saison 1 faisaient tous à peu près un million de vues et il y avait des rappeurs assez connus RK, Kobalade etc Franglish aussi j'ai vu il y a eu un espèce de poussée en fait au début et c'est à l'heure actuelle encore le projet pour lequel on me reconnait le plus c'est ça que je voulais te demander est-ce qu'on te reconnait encore dans la rue 90%
- Speaker #1
du temps c'est pour ce projet là purée mais attends j'ai vu t'as parlé de RK Kobalade mais je me souviens pas assez de Kobalade moi j'avais vu cette série vraiment par hasard sur Youtube c'était à l'époque du Covid il y a pas mal de trucs qui sortaient c'était une histoire bête et méchante de quartier simplement c'est ça Et tu joues Kassim, c'est ça ?
- Speaker #2
C'est ça, en fait c'est une équipe de 4 braqueurs qui font un coup En fait, il n'y a rien qui se passe comme prévu Rien à voir avec ta personnalité,
- Speaker #1
là tu ne joues pas toi Rien à voir,
- Speaker #2
à part le profil, mais non, rien à voir Du coup, voilà, c'est 4 braqueurs qui font un coup Et puis après, ils ont braqué les mauvaises personnes Et puis il y avait peut-être ma cousine qui était au moment du braquage Donc voilà, ça emmène pas mal de choses par la suite Oui Et en fait, c'était un épisode qui était diffusé, je crois, par semaine, quelque chose comme ça.
- Speaker #1
et c'est vraiment un vrai engouement je me souviens en tout cas dans la liste je sais pas les noms de toutes les personnes mais c'est vrai que il y a 2-3 artistes que j'ai l'impression d'avoir revus dans plusieurs autres séries aussi par la suite peut-être dans des rôles similaires ou pas mais j'ai l'impression d'avoir revu certains ensuite donc ça montre encore qu'il y a eu quand même un bon une bonne diffusion de cette série et ceux qui veulent la voir elle est sur Youtube vous tapez Or Noir c'est ça Peut-être mettez Seri à côté, sinon vous allez tomber sur l'album de Carice.
- Speaker #2
Peut-être. Mais à préciser, c'est vraiment quelque chose qui a été fait. Donc à la base, c'est des clippers. C'est pour ça qu'ils étaient en contact avec tous ces rappeurs. Ils faisaient des clips. Donc Anouar et Emmanuel Laurent. Black Anouar et Emmanuel Laurent. En fait, c'est vraiment un format un peu commando. C'est-à-dire qu'équipe réduite, pas de budget. On tourne et c'est monté dans la foulée. Puis c'est diffusé sur YouTube. Donc ce n'est pas un projet pro. C'est pour ça que c'était sur YouTube. Et c'est aussi pour ça que le succès, en comparaison avec le budget et les moyens, il était vraiment important.
- Speaker #1
Et tu as l'impression que ce rôle-là, il t'a amené d'autres choses par la suite ?
- Speaker #2
Déjà, il m'a amené de la confiance. Parce que je n'avais pas joué un personnage avec autant d'évolution avant. En fait, en général, tu joues des petits rôles.
- Speaker #1
Des deux, quelques minutes.
- Speaker #2
Et puis le personnage, c'est sur une durée... dans sa vie de personnage qui est assez courte. Tu joues quelques scènes, mais tu es la même personne. Là, il lui arrive des choses, sa personnalité évolue, il y a un vrai travail de fond. Et puis le fait que ce soit en format commando, on avait aussi notre mot à dire, on était force de proposition, on construisait aussi un petit peu. Ça m'a vraiment donné déjà le sentiment de participer au-delà de jouer. C'est ça. Et puis de dire, ok, j'ai envie de retrouver ce genre de rôle. Vraiment, je peux à la fois porter ma pierre et il y a une vraie profondeur dans le personnage.
- Speaker #1
Après celui-ci, on ne va pas dire que c'est les mêmes rôles parce que l'ambiance est un peu similaire. On est encore une fois dans un quartier, mais c'est des rôles différents. J'ai une question un peu tricky pour toi. C'est quoi le danger pour toi ? C'est ne pas avoir de rôle ou toujours avoir le même rôle ?
- Speaker #2
Il y a un acteur, je ne sais pas si c'est les Mexicains aux Etats-Unis. Il a une tête très reconnaissable, burinée comme ça, avec une moustache et les cheveux un peu longs. Il fait toujours le méchant dans tous les films.
- Speaker #1
Le gars tourne.
- Speaker #2
Ne pas tourner du tout, ce serait triste. Et puis après, si c'est toujours jouer le méchant, mais que c'est un bon méchant, moi ça ne me dérange pas de jouer le méchant.
- Speaker #1
C'est quoi un bon méchant ?
- Speaker #2
Un bon méchant, c'est un méchant qui va avoir des nuances, qui va des fois... attirer la sympathie des téléspectateurs qui ne va pas forcément être méchant pour être méchant. Tu vois le film du Joker, quand on se prend d'affection pour lui, c'est là où on se dit, le mec bute des gens. Et en fait, on le voit presque comme le héros du film. Et on le comprend. Et donc, tu vois, ça c'est des méchants intéressants. Si c'est le méchant cliché, non. Si c'est le méchant qui dessert ma communauté, non. Et donc, des fois, je fais des rôles de mec de quartier, de braqueur. de djihadiste est-ce que le propos du film ou du projet dans sa globalité il est cohérent et il est intéressant, oui, ok ça me dérange pas d'être le méchant ok,
- Speaker #1
parce que t'as joué beaucoup de fois le méchant quand même ou l'antagoniste on va dire plutôt je vais dire l'antagoniste au grand dame de ma grand-mère,
- Speaker #2
je te rappelle ma grand-mère dont je te parlais qui m'emmenait au cinéma qui me disait à chaque fois mon petit Bilou mais pourquoi il te donne des rôles de méchant t'es si gentil Oui. Bah écoute, mamie, je sais pas.
- Speaker #1
C'est comme ça, c'est peut-être là que tu joues le mieux, peut-être, je sais pas.
- Speaker #2
Oui, en fait, encore une fois, tu vois, t'as un faciès, on a tous un faciès, et en fait, on est un produit. Le cinéma, ça reste de la consommation, on est un produit au service du film, et en fait, moi c'est plus facile de me marketer comme un méchant que comme un gentil, et il y a des physiques, tu vois, je faisais du sport, j'ai essayé de perdre un petit peu de masse musculaire, parce que déjà, quelqu'un par exemple de... musclé ou de sportif, on aura du mal à l'imaginer, par exemple timide maladif ou ce genre de choses, donc l'idée c'est vraiment d'essayer d'être le plus passe-partout possible, mais on a tous un faciès et quelque chose qu'on renvoie en fait dans la conscience collective et le fait déjà que j'ai la boule à z, et puis voilà, c'est ma tête, c'est comme ça mais du coup c'est intéressant parce que tu joues le méchant, jusqu'au jour où quelqu'un va dire, mais moi je vois quelque chose d'autre et du coup tu fais un contre-pied et t'es celui qui a une tête de méchant mais qui est super gentil et là ça devient super intéressant t'as un exemple de rôle comme ça que t'as joué ? Alors j'ai joué dans une série de Cédric Le Gallo, qui est le réalisateur du film La Revanche des Crètes Pailletées, le co-réalisateur avec Maxime Gauvard. C'est une série qui s'appelle Fertile,
- Speaker #1
qui va sortir sur Arte. Ah, ce n'est pas encore sorti ?
- Speaker #2
Non, ce n'est pas encore sorti. On l'a tourné fin d'année dernière, mais je crois qu'ils veulent peut-être le faire passer au festival de série Mania à La Rochelle. Et donc, du coup, il y a la primeur, tu vois, pour les festivals. Donc, ça sortira peut-être en 2027. Et je joue un policier qui est vraiment foncièrement gentil.
- Speaker #1
Ah ouais, pour de vrai. Qui veut le bien des gens.
- Speaker #2
Ouais, qui est presque dans une naïveté de gentillesse.
- Speaker #1
Donc, on répète, Fertile qui devrait sortir sur Arte. Donc, ce sera sur YouTube ou pas ?
- Speaker #2
Ah non, non, ce sera sur... À la télé ? Ouais, série télé. Puis après, sur les Arte replay.
- Speaker #1
C'est juste, ouais, c'est juste. T'as mentionné Cédric Legallo. qui a aussi fait les crevettes pailletées et toi t'as tourné dans la revanche des crevettes pailletées c'est ça, la suite le 2 est-ce que tu peux nous expliquer de quoi ça parle un peu ce film ? ouais,
- Speaker #2
ouais, ouais alors déjà le 1 c'est en fait une équipe de water polo gay, qui va faire les gay games, donc les jeux olympiques LGBT et donc il leur arrive pas mal d'aventures en fait dans le 1 et dans le 2 en fait ils vont à nouveau faire donc les Gay Games, sauf que le coach me demande de venir et il ne me dit pas que c'est une équipe de Waterpolo gay. Moi, je suis juste un joueur de Waterpolo.
- Speaker #1
Attends, pour moi, c'est très important de préciser que ton personnage s'appelle Salim, c'est ça ?
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Ok. Et du coup, tu es un joueur de Waterpolo et tu es appelé par ce coach et toi, tu ne sais pas où tu vas en fait. En fait,
- Speaker #2
moi, je ne sais pas où je vais et il m'amène parce qu'il a le sentiment que peut-être je suis gay aussi. Je ne lui en ai pas parlé. Et donc, il dit peut-être que m'amener à cette compétition, ça va m'aider. Mais il ne me prévient pas. Et en fait, on est censé aller au Japon. On atterrit en Russie. Et en fait, on rate le vol pour le Japon. Et on se retrouve en Russie, pays homophobe. Et il nous arrive un paquet d'aventures là-bas.
- Speaker #1
Il est sur Netflix.
- Speaker #2
Il est sur Netflix. Il est sur Netflix.
- Speaker #1
Je vais répéter la revanche des crevettes pailletées. Franchement, je l'ai regardé. Au début, je ne captais pas. En fait, il y a tellement d'infos. Et à la fin, franchement, ça me faisait rire. Et puis, j'ai trouvé sympa. En fait, toute l'histoire, elle est vraiment what the fuck. Et moi, je n'avais pas vu le 1, il faut le dire. Je n'ai pas de contexte. Ça aide de voir le 1. Mais je n'ai pas vu le 1. Donc, déjà, quand tu me dis championnat de water polo LGBT, je me dis attends, mais c'est complètement fou. Juste l'imaginer. Je trouve que... Et puis en fait, quand on voit le film, ça paraît bien plus clair. Et puis on comprend les messages qu'ils essaient de passer derrière aussi. Et j'ai trouvé ça sympa. Ça m'amène à une question, tu vois. Et vraiment, sans préjuger ou quoi que ce soit, mais jouer quelque chose qu'on n'est pas. C'est comment en fait ? Comment est-ce que tu te mets dans le personnage ? Parce que je ne crois pas que c'est la même chose de se dire « Ok, je vais jouer un braqueur » . Ben, tu n'es pas un braqueur. Mais jouer quelqu'un qui est gay, je me demande comment est-ce qu'on se prépare à ça. C'est-à-dire parce qu'il n'y a pas forcément besoin de changer de personnalité en fait.
- Speaker #2
C'est ça. Mais c'est ce qui est intéressant dans le métier d'acteur, c'est de jouer des choses qui sont parfois loin de nous. Sinon, c'est un documentaire si je joue Bilal Al-Atribi. Et donc, c'est vrai que c'était super intéressant et challengeant ce rôle. Parce que l'idée, c'est de se dire, je joue quelqu'un qui pourrait être moi. mais qui n'aiment pas les femmes mais les hommes et qui se détestent pour ça.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est ça aussi le...
- Speaker #1
Après, peut-être que là, je spoil trop. Oui,
- Speaker #0
écoute, ce n'est pas grave.
- Speaker #1
Mais allez voir le film quand même. Pourquoi ? Parce que ça ne parle pas que de ça. Ça parle, entre autres, d'acceptation de soi, d'acceptation des autres. Et tous les personnages, parce que c'est un film choral, tous les personnages ont vraiment leur trajectoire,
- Speaker #0
leur parcours.
- Speaker #1
Et si vous avez le temps, regardez le 1, qui est très léger, je trouve très marrant. Et le 2, qui est un peu plus sombre. mais qui est un film d'aventure en fait le côté gay c'est un des éléments, un des facteurs mais ça reste un film d'aventure un film humain et pour revenir à ta question, je me suis pas posé beaucoup plus de questions que ça la vraie question c'était quand même étant de famille musulmane de quartier comment allait être la réaction quelle allait être la réaction de mes proches Je suis là pour toi.
- Speaker #0
Toi, tu étais OK avec tout ça, mais c'était la réaction que tu...
- Speaker #1
En fait, pour le coup, tu vois, quand je te disais que je m'en fous du regard des autres, mais là, tu te dis OK, c'est quelque chose que le film va au cinéma, il était sur les affiches de bus, tu fais de la promo, des plateaux télé, il y a ton nom. Est-ce que, par exemple, je suis prêt à ce que mon père ne me parle pas pour ça ou à me couper plein d'amis pour ça ? C'est une question que tu te poses. Après, moi, je suis aligné avec... avec qui je suis. Je trouve que c'était surtout défendre, lutter contre les discriminations. Moi, je n'aime pas qu'on me discrimine pour ma confession ou mon origine. Je ne veux pas qu'on discrimine quelqu'un pour son orientation sexuelle. Ça ne le concerne que lui. Du coup, je me suis dit, moi, sur ça, je suis aligné. Advienne que pourra. Et en fait, la réaction des proches était plus... Comme le film What the Fuck, justement, ils me disaient, c'est quoi ce film ? Ils étaient quand même très fiers de voir leurs potes.
- Speaker #0
leur frère au cinéma pour un gros rôle et ils ont apprécié le film parce que je pense alors hors noir je vois ça comme tu sais comme ces joueurs de foot qu'on dit validés par la street on n'oubliera jamais hors noir je le vois un peu comme ça mais la revanche des crevettes pailletées c'est vraiment ton plus gros succès parce que en termes de Merci. De promo aussi, tu vois, sur des gros plateaux, etc. On va dire que c'est ce qui s'apparente le plus à l'élite du cinéma, en fait.
- Speaker #1
En termes d'aboutissement, peut-être ? Ouais, quand même, parce que t'as ton nom sur l'affiche. En termes de hype, en fait. C'est ça. Alors, hype, après, des fois, ça ne rencontre pas le succès de la reconnaissance publique, mais en termes de succès d'estime, et puis surtout de me dire, OK, c'est un rôle principal au cinéma. tu as une trentaine de jours de tournage, en plus on a tourné en Ukraine, donc tu vis vraiment l'aventure d'un tournage là-bas pendant longtemps, tu as une considération de la part du Réal, des prods, etc. Tu fais vraiment partie du projet, et donc c'est un vrai aboutissement. C'est une fierté aussi de jouer dans ce genre de projet.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, je me souviens que quand tu m'avais parlé de tout ça, moi je ne savais pas du tout que l'Ukraine, on va faire un pas de côté un peu, mais je ne savais pas du tout que l'Ukraine était un énorme... centre de réalisation de films en fait, enfin de production de films en fait.
- Speaker #1
Alors pour le coup, ETH ?
- Speaker #0
ETH, oui, pardon. Vu la situation actuelle.
- Speaker #1
Mais en fait, oui, oui, il y a certains pays, comme par exemple le Maroc aussi, qui ont vraiment l'habitude d'accueillir des tournages étrangers, parce qu'en fait, ils vont avoir une facilité à bloquer les lieux, etc. qu'en France, ça va coûter plus d'argent. Leurs techniciens sont très professionnels et coûtent moins cher. ça reste l'honneur de la guerre quand t'as 5 millions comment tu fais donc par exemple quand tu veux des paysages avec beaucoup de neige un peu Europe de l'Est l'Europe soviétique tu vas en Ukraine quand tu veux du désert si tu veux tourner en Irak tu peux pas tu vas au Maroc c'est un peu Star Wars ça a été tourné au Maroc Maroc ou Tunisie c'est un des deux c'est fou quand même et du coup les crevettes pailletées c'est
- Speaker #0
La revanche des crevettes pailletées, pour revenir à ça, de ce que je pense souvent, c'est que toi, tu redoutais peut-être la réaction, etc. Mais souvent, la manière dont toi, tu l'abordes, c'est ça qui donne le rythme aussi. Si toi, tu es tranquille, qui c'est qui va dire quoi ?
- Speaker #1
En fait, tu as tout dit. Ce que j'ai fait, c'est qu'on avait une grosse tournée d'avant-première. Je suis allé pour la première fois dans pas mal de villes de France pour les faire.
- Speaker #0
Sur les tapis rouges quoi.
- Speaker #1
Alors c'est pas forcément des tapis rouges. Pas tapis rouges,
- Speaker #0
mais tu arrives devant, il y a les photos, etc.
- Speaker #1
Alors ça c'était pour le Grand Rex, pour la dernière big avant-première à Paris. Mais sinon globalement comment ça se passe ? En fait quand un film sort, ils proposent des avant-premières un petit peu partout. Donc par exemple à Lille, Marseille, etc. Donc les gens prennent leur place et toi tu viens soit avant le film, soit après le film. Et changer un peu avec le public. Et ils ont fait une avant-première. pas très loin de mon quartier. Je me suis dit, au lieu d'attendre la réaction, je vais tous les inviter. Enfin, tous.
- Speaker #0
Une partie,
- Speaker #1
une petite vingtaine. Et je vais les inviter.
- Speaker #0
Il était là, Warren, ou pas ?
- Speaker #1
Warren, je crois qu'il était au Grand Rex, lui. Je crois. Après, il est busy, lui. Mais en tout cas, il a vu le film. Mais encore, Warren, c'est un artiste. Non,
- Speaker #0
mais parce qu'il a lancé l'idée.
- Speaker #1
Tu vois, je lui donne ses fleurs. Et à chaque fois que je l'ai au téléphone, je lui dis que ça parle vraiment de toi. Parce que je me rappelle encore. de son retour après le clip il m'a dit tu devrais faire quelque chose ça s'est bien passé j'ai des bons retours tu devrais pousser le truc et donc en fait j'ai invité tous ces mecs de mon quartier à voir le film et donc en fait eux ils savent pas ce qu'ils viennent voir je leur ai dit les gars vous allez voir un film je joue un rebeu dans une équipe de gays et donc la réaction au début c'était ah ça y est ils t'ont eu, le show business ils t'ont eu, tu t'es vendu etc Sauf qu'ils sont allés voir le film et ils ont beaucoup apprécié le film. Et surtout, ce qui était marrant, c'était de le voir à la fin du film. Parce que quand on échangeait avec le public, j'ai dit, voilà, il y a les mecs de chez moi. Et donc, la plupart du public était en partie un public concerné. Public cinéma, oui. Alors, soit cinéma, soit la cause LGBT, etc. Et qu'ils voyaient ces gens-là qui dénotaient. Et en fait, ça a donné lieu à des discussions, même à des photos. Parce qu'après, ils tapaient la pause devant l'affiche.
- Speaker #0
et vraiment j'ai ce moment en tête de l'après film où du coup après personne m'a rien dit t'as fait plus que en fait t'as même en termes de sur l'aspect social c'est même une très bonne chose parce que ta mentalité t'as transmis le message et t'as essayé de le transmettre plus loin et de le cultiver en faisant venir tous tes potes qui viennent d'un monde différent où il y a encore du travail sur pas mal de choses tu vois.
- Speaker #1
Exactement parce qu'on ne va pas se mentir Dans les quartiers où on est en majorité Mais en plus grand nombre D'origine d'Afrique Et c'est des pays en fait Où c'est dangereux d'être homosexuel Tu vois il y a des pays Voire illégal Et puis publiquement en fait tu peux te faire Taper ou tuer Et il ne va rien se passer Et donc en fait nous dans notre inconscient En fait c'est transmis que ça soit tabou on connait tous des familles où il y a des gens où on se doute mais personne n'en parle et tout le monde fait comme si de rien n'était parce qu'en fait c'est une espèce de peur qui est héritée après les mecs de chez moi j'avais tourné hors noir aussi dans mon quartier ils savaient que j'étais dans le cinéma c'était plus facile d'accepter ça c'était un rôle sur la saison 1 ils avaient des difficultés à trouver des lieux je leur ai dit les gars venez chez moi vous vous voulez 20 jeunes, 30 jeunes, 3 bars, 2 chambres, 2 trucs, je vous trouve tout. C'est chez moi. Et donc on a tourné la saison 1 dans mon quartier et du coup j'ai pu placer des mecs de mon quartier dans le tournage.
- Speaker #0
Incroyable, les grosses passdés là.
- Speaker #1
Ça fait plaisir.
- Speaker #0
On va parler d'encore un ou deux projets que t'as fait. Il y en a un dont j'aimerais parler parce que je pense aussi, je trouverais hyper cool qu'en fait les gens qui écoutent cet épisode aillent voir ce que t'as fait un peu. Récemment, tu as joué dans quelques épisodes de la saison 2 de Coeur Noir. Attention. Coeur Noir et Coeur Noir, ce n'est pas la même chose. Et là, tu joues un djihadiste et vous tournez. Vous avez tourné, si je ne me trompe pas, au Maroc.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Mais ça ne se passe pas au Maroc.
- Speaker #1
C'est ça, ça se passe plutôt au Irak, Syrie, là où il y a l'État islamique.
- Speaker #0
Et puis, en deux ou trois mots, ton personnage ? Le belge.
- Speaker #1
Le belge. Un jeune de Belgique qui a été radicalisé, qui est parti faire la guerre pour l'État islamique. La série, globalement, parle d'une équipe de force spéciale française. Dans la saison 1, on suit cette équipe-là. Déjà, dans leur track de chef de guerre djihadiste, il s'avère qu'il y a une péripétie qui les amène à la saison 2. C'est un peu à mon personnage.
- Speaker #0
et voilà et puis si je me trompe pas on te voit dans les épisodes 3, 4 et un peu 5 je crois 4,
- Speaker #1
5, 6 quelque chose comme ça en tout cas sur la deuxième partie de la saison on me voit pas mal allez jeter un oeil quoi pour le coup c'est un vrai méchant lui c'est un vrai méchant ?
- Speaker #0
t'aurais aimé jouer les forces spéciales ?
- Speaker #1
j'aurais tellement aimé et figure toi que je sais pas si je t'en avais déjà parlé mais en fait quand j'avais vu Quand j'avais entendu parler du projet de cette série, de la saison 1, j'ai appelé mon agent de l'époque. Je lui ai dit, je veux absolument faire partie de ce tournage. J'ai grandi avec les films d'action américains. Moi, jouer un commando des forces spéciales françaises, ce serait top. Je fais du sport, etc. Elle m'a dit, il cherche des gens plus âgés. J'ai dit, ok. Je l'ai rappelé. Et je dis non mais... Même une silhouette, c'est un figurant dont on distingue le visage. Même un petit rôle, s'il te plaît, appelle-les. Vraiment, je corresponds au profil, je suis sûr, etc. Je dis OK, elle appelle la Deercast. Annette Trumel, super directrice de casting, qui n'a pas eu le temps de me recevoir. Et donc, le retour, c'était bon, fais une self-tape, un casting en vidéo. Et puis, voilà.
- Speaker #0
Ce qui se fait beaucoup, en fait.
- Speaker #1
C'est ce qui se fait de plus en plus depuis le Covid. Et donc, je fais cette self-tape et j'ai un retour qui est que, Ben voilà... super self-tape, mais malheureusement, le réel a pris d'autres directions. C'est un peu les réponses diplomatiques pour me refuser, mais au moins, je me suis dit, j'ai joué ma carte. J'oublie, je regarde la saison 1 quand elle sort, je kiffe. En plus, il y a un acteur qui s'appelle Toufik Jalab qui est prêt à jouer dans Pax Massilia, etc. qui est super fort, donc c'est vrai qu'il ne pouvait pas mettre deux rebeux dans l'équipe des forces spéciales. Et donc, voilà, le temps passe. L'assistante de mon agent actuel m'appelle un an et demi après pour me dire « Annette Trumel aimerait te rencontrer pour jouer dans la saison 2 » . Je me dis « c'est pas vrai » . J'étais en Suisse d'ailleurs à ce moment-là. Et je dis « pour quel rôle ? » « Pour El Belgique » . Mais parce que dans la saison 2, il n'y avait pas de rôle pour lesquels je correspondais. J'étais soit trop jeune, soit trop vieux pour un des deux commandos qui arrivaient. Mais du coup, la première chose qu'elle fait quand elle me voit au casting, c'est « Ah, j'ai beaucoup aimé tes essais pour la saison 1. » Et donc, je passe un, deux, trois castings pour ce rôle-là. Et vraiment, je pense que si je n'avais pas insisté trois, quatre ans avant pour passer le casting de la saison 1, je ne me serais pas retrouvé à jouer la vidéo. Oui,
- Speaker #0
tu n'aurais pas fait la vidéo. Tu n'aurais pas… C'est ça. Ah oui, ben oui. Ok, très bien, on répète, Cœur Noir sur... Ah, mais c'est ça que je n'ai pas dit. Sur Amazon Prime. Amazon Prime, ouais. Mais ce n'est pas passé sur France 2 aussi ?
- Speaker #1
Tu as fait ton travail. Oui, effectivement, c'est passé sur France 2 et là, c'est sur Prime Vidéo.
- Speaker #0
Ok, Prime Vidéo pour ceux qui souhaitent regarder tout ça. Alors, je vois qu'il y a un numéro 10 sur Prime Vidéo. Je ne sais pas, c'est un gros... Je n'ai pas le rôle en tête.
- Speaker #1
Alors, c'est un... Je joue un policier, pour le coup, c'est un... c'est un rôle gentil ou un pourri non ni un pourri en vrai pour le coup c'est vraiment un petit rôle et c'est sur un joueur de foot qui hésite entre la sélection sénégalaise et française ok moi j'interviens vraiment sur 2-3 scènes ça reste relativement anecdotique justement ça fait pas partie des rôles dont je te parlais où tu peux vraiment travailler ton personnage comme sur Coeur Noir Orvoir là on est plus sur quelque chose un peu plus que silhouette quoi oui c'est des petits rôles c'est des petits rôles c'est à dire que t'interviens sur 2-3 scènes d'un épisode Merci. Voilà, là, c'était un film, mais c'est pas... Ah, c'est un film,
- Speaker #0
ça ? Ah, c'est un film qui est passé à la télévision, pardon.
- Speaker #1
Qui est passé directement sur Prime,
- Speaker #0
je crois.
- Speaker #1
C'est un film Prime. Mais voilà, t'es pas... C'est même pas un second rôle, c'est pas un petit rôle.
- Speaker #0
Et dernier projet dont on va parler, parce qu'après, sinon, je donne trop de devoirs aux gens, mais c'est ton autre film cinéma, Rockia.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ça, c'est quelle année ? J'ai pas l'année.
- Speaker #1
Rockia, alors... C'est toujours délicat de se rappeler des années parce qu'en fait tu tournes et puis le projet sort un an, un an et demi après.
- Speaker #0
C'est ça qui est compliqué. 2023.
- Speaker #1
2023.
- Speaker #0
Une femme gagne sa vie en faisant de la contrebande d'animaux exotiques.
- Speaker #1
C'est ça, un peu une sorcière, etc. Et donc en fait c'était Golshifteh Farhani, cette actrice franco-iranienne dont on parle un petit peu en ce moment. On va laisser les gens faire leur devoir. En tout cas sur Twitter, son nom en ce moment il ressort pas mal.
- Speaker #0
For sure.
- Speaker #1
C'est ça. Mais tu vois, ça, c'est typiquement le genre de rôle dont tu me parlais au début, où en fait, j'étais censé avoir une vraie interaction avec le personnage principal, même bagarrer un petit peu avec elle jusqu'à ce qu'elle réussisse à se détacher. Et en fait, en tournage, il y a beaucoup d'aléas. Parfois, les tournages prennent du retard. Et donc, mon rôle, il a été réduit, mais même sur place, en fait. C'est-à-dire que j'ai des lignes, j'ai des dialogues, j'ai des scènes qui ont sauté. Et... Donc ça a été un peu plus anecdotique. C'était aussi l'occasion de rejouer avec Isaka Sawadogo, qui est un acteur que j'aime énormément, qui a joué aussi dans Or Noir. Donc ça, c'est typiquement le genre de projet où tu te dis, trop bien, je vais faire une scène avec Goldshift et Farani, et puis au final... Soit tu l'as fait et elle n'apparaît pas, soit tu ne l'as fait même pas. Pour le coup, je n'ai même pas fait. J'ai juste pris un selfie avec elle. Elle est super gentille. Mais voilà.
- Speaker #0
Tant pis. La prochaine fois, peut-être.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Tu le prends comment, toi, le rejet ? Parce que tu as beaucoup de castings. Je ne connais pas trop ce monde-là, mais j'imagine que ça ghost beaucoup. C'est-à-dire qu'il y a même des castings que tu fais, on ne te dit rien.
- Speaker #1
Oui, alors le travail que tu fais sur toi-même, c'est de ne plus attendre les réponses. c'est à dire que nous On passe des castings en tant qu'acteur et on n'attend plus les réponses. Des fois, tu as la bonne surprise. Ce qui est dur, c'est quand tu as ce qu'on appelle un callback. Notamment sur les rôles comme La Revanche des Creuilles de Pailleté ou Coeur Noir, tu passes un, deux, trois, quatre castings. D'abord avec le ou la direcast, puis avec peut-être le réel ou la réelle, la prod, etc. Là, forcément, ça devient de plus en plus concret. Et surtout quand c'est des rôles importants, tu te dis que ça serait incroyable de jouer. Ça ferait aussi quand même un petit peu d'argent.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Là, ce n'est vraiment pas évident de s'empêcher de se projeter.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et globalement...
- Speaker #0
Et puis même pour le casting.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pour travailler le rôle, en fait.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Tu dois te projeter.
- Speaker #1
Tu es obligé de le faire à fond, mais par contre, de vraiment oublier après. Là, par exemple, je ne pourrais pas te dire. Il faudrait vraiment que je fasse l'effort de me rappeler quel est le dernier casting que j'ai passé. Parce que je tourne, j'oublie. Enfin, je passe le casting et j'oublie.
- Speaker #0
Mais il y en a un qui t'a fait mal, vraiment, ou tu aurais voulu jouer ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je crois que je pense au même.
- Speaker #1
Dis-moi.
- Speaker #0
Je ne sais pas, mais...
- Speaker #1
En fait, j'étais dans les derniers...
- Speaker #0
Pour la série de Booba.
- Speaker #1
C'est ça, pour Ouryka. Et en fait, je pense que j'aurais peut-être été plus pertinent, pas que l'acteur qui l'a joué, mais en tout cas, je pense que mon profil aurait peut-être plus... aurait pu plus correspondre au rôle du policier qu'au rôle du jeune. Mais c'est un acteur qui s'appelle Adam Bessa qui l'a joué. C'était le rôle principal en fait Sur Prime Vidéo encore Et là c'est vrai que j'ai été dans les Derniers tours Et du coup c'est quand même assez frustrant
- Speaker #0
Mais là j'imagine dans le casting Booba il est pas là
- Speaker #1
Booba il... alors non pas Pas physiquement Mais par contre il regardait Sur les dernières étapes il avait quand même son mot à dire Et puis il regardait un petit peu
- Speaker #0
Bon bah écoute D'ailleurs il y a jamais eu de deuxième saison
- Speaker #1
Non mais tu sais mon rôle dans Coeur Noir Il était censé
- Speaker #0
pop pour la saison 3 et je suis pas sûr qu'il y en ait une on sait jamais quoi ah ouais donc ce serait intéressant de voir une troisième saison de Coeur Noir pour voir ton personnage si ça peut se faire ton rôle de rêve genre mais on a pas besoin de dire je te souhaite bien sûr Hollywood et tout ça mais vraiment un truc tu sais que tu peux jouer mais et que t'aimerais beaucoup jouer
- Speaker #1
Alors ?
- Speaker #0
Tu as dit que tu voulais jouer un gentil. Oui,
- Speaker #1
moi je trouve que ce qui est super intéressant quand tu es acteur, c'est quand il y a des réelles immersions. Je pense que, tu vois par exemple, je dis n'importe quoi, mais les Trois Mousquetaires ou Le Comte de Montecristo ou alors un film sur la Seconde Guerre mondiale, quand tu as tout un plateau de tournage qui est d'époque, avec des costumes d'époque, où tu dois travailler des skills, par exemple savoir jouer à l'épée, savoir monter à cheval, apprendre une autre langue.
- Speaker #0
Là,
- Speaker #1
pour moi, c'est l'essence même du métier d'acteur. C'est devenir quelqu'un d'autre. Et puis, avec toutes ces faiblesses, ces qualités, ces compétences. Donc, en fait, aux États-Unis, ils ont plus de budget. Des fois, il y a vraiment des rôles qui sont poussés. Mais tu vois, j'aimerais bien, peu importe le rôle, mais avoir une préparation de six mois pour ce rôle et vraiment devenir quelqu'un d'autre.
- Speaker #0
Incarner le truc. Voilà, ça,
- Speaker #1
ça serait fou. Et après, bon, peut-être, ouais. d'action, donc un film de guerre où je meurs à la fin,
- Speaker #0
ça serait stylé. Le conte de Monte Cristo, j'avais pris une claque quand même. En fait, je regardais et je me disais mais tous ces décors, tous ces trucs, c'est une dinguerie quoi. C'est wow. Après, tu vas me dire, s'il y a le budget, tu fais ce que tu veux aussi, mais en tout cas, j'avais été impressionné par le cadre, par ce qu'on voit, etc. Le jeu d'acteur, je ne sais pas trop juger ça. Non, c'était pire que ça.
- Speaker #1
C'est costaud. En fait, c'est rare que des films français aient autant de budget et aillent aussi loin dans le délire. Je vais trop aimer ce film. Rien que pour ça, c'est intéressant d'aller voir ce genre de projet.
- Speaker #0
Franchement, j'avais vraiment pris une claque. Est-ce qu'en France, on peut vivre du métier d'acteur sans être pire ni né ? Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Il y a vivre et il y a vivre comme tu l'entends. c'est à dire que tu vois moi j'ai des amis qui sont acteurs qui entre les rôles par exemple font de la figure ou alors font du théâtre c'est quoi de la figure ? de la figuration c'est quand t'es vraiment les gens qui constituent un peu le cadre le métier voilà exactement Parce qu'en fait, le but pour se sécuriser en tant qu'acteur, si tu veux vraiment vivre de ça, c'est d'avoir l'intermittence du spectacle. C'est un peu le chômage de l'acteur. Mais pour ça, il faut tourner 45 jours dans l'année. Pour te donner un exemple, La Revanche des Crètes Pailletées, j'avais 30 jours de tournage et Coeur Noir, j'avais 13 ou 14. Donc ça veut dire qu'il aurait fallu que je fasse La Revanche des Crètes Pailletées et Coeur Noir dans la même année pour avoir l'intermittence. Et ça dure un an. Donc en général, t'as pas. autant de tournages et donc tu composes. Alors avec le théâtre, ce qui est bien, c'est que chaque date compte comme une journée et il y a les répétitions aussi qui comptent. Donc il y a pas mal de gens qui font du théâtre. Et sinon, c'est un peu... Tu vois, t'as le taf de serveur ou ce genre de choses pour composer avec les tournages.
- Speaker #0
Pour avoir la flexibilité de partir quand tu veux.
- Speaker #1
Moi j'ai décidé, à tort ou à raison, de pas faire all-in. J'ai toujours travaillé à côté parce que je voulais jamais avoir cette pression financière sur l'acting. c'est du bonus, ça fait plaisir, l'argent forcément, bien que tu ne touches pas des millions, mais je veux garder ce plaisir de jouer et jamais me dire est-ce que je vais pouvoir payer mon loyer ou aller en vacances cette année grâce à l'acting. Donc voilà, j'ai fait ce choix-là. Forcément, j'en paye aussi le fait de ne pas être à 100% dedans parce que je travaille, donc je ne peux pas tout le temps travailler des textes, etc. mais en fait il y a tellement peu d'élus qui ont vraiment la chance. Et puis même, tu vois, tu tournes, tu as un rôle récurrent sur France 2. Tu tournes 4-5 ans, tu commences à t'habituer, tu as ton train de vie, peut-être tu fais un crédit, etc. Ça s'arrête. En fait, c'est incertain au possible.
- Speaker #0
C'est très dur.
- Speaker #1
Donc je me dis, OK, garde le plaisir, quitte à peut-être un peu moins jouer, quitte à ce que ce soit moins présent dans ta tête aussi, parce que, tu vois... ça use quoi aussi mais voilà au moins ça me permet d'avoir une stabilité émotionnelle parce que je connais aussi des gens qui tu vois passent un casting et puis en fait après se rongent les doigts parce que t'as vraiment besoin moi ça reste de l'envie mais j'ai pas besoin de ça c'est
- Speaker #0
vrai j'avais oublié cette histoire ce statut d'intermittent et puis attends parce que acteur
- Speaker #1
Les footballeurs, ils veulent être acteurs. Les rappeurs, ils veulent être acteurs. Les influenceurs, ils veulent être acteurs. C'est vrai.
- Speaker #0
Le game, il est...
- Speaker #1
Attends, il y a des acteurs qui obtiennent le rôle. On leur dit, on les appelle, on leur dit c'est toi. Et puis finalement, on leur dit, désolé, en fait, ça va être tel ou tel influenceur ou tel rappeur ou tel star. Et donc, en plus, tu vois, tu dois bagarrer avec des gens qui... Après, voilà, c'est pas une chasse gardée, l'acting.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Tout le monde a le droit de jouer ses cartes.
- Speaker #0
Ça a changé aujourd'hui. Beaucoup de monde fait beaucoup de choses.
- Speaker #1
C'est ça. Et il y a toujours ce... Tu le vois au Festival de Cannes, avec tous les gens qui veulent être au Festival de Cannes mais qui ne sont pas acteurs, il y a quand même encore un... Il y a plus. C'est sexy, tu vois, le cinéma. Tout le monde a envie de faire du cinéma.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Donc, il n'y a pas forcément beaucoup plus de projets, surtout depuis le Covid, économiquement. Donc forcément, tu as encore moins de chances de tourner.
- Speaker #0
Et là, il y a des castings que tu as faits sur lesquels tu attends ?
- Speaker #1
Non, je t'ai dit, je ne me rappelle même pas.
- Speaker #0
Mais ça veut dire qu'il y a des choses qui peuvent arriver.
- Speaker #1
Oui, je sais qu'il y a un projet là, je crois que c'est pour Netflix, qui est super sympa, de policier, mais un peu mec de quartier, etc.
- Speaker #0
Tu ne sais pas quoi, peut-être que ça revient dans deux ans.
- Speaker #1
C'est ça, et puis ils voient toute la capitale. Avant, il n'y avait pas autant de gens qui passaient des castings et qui étaient bons. Je ne prétends pas être le meilleur comédien, il y a des mecs qui sont super forts. Si à chaque casting, vous êtes 50, 60 mecs super pertinents et qui correspondent,
- Speaker #0
bon courage. C'est très compliqué. Mais bon, tu commences aussi à construire un CV. Donc, c'est aussi des choses qui doivent jouer en ta faveur. Et tu as même joué de ça pour avoir le rôle d'or noir.
- Speaker #1
En général, on te dit que ça prend 10, 15 ans à ce que vraiment tu fasses ton nom et que les gens te connaissent. Ça ne veut pas dire qu'ils vont t'appeler tout le temps, mais que tu existes un petit peu. Les direcasts, les prods, les réels, etc.
- Speaker #0
Régulièrement ton petit rôle. Voilà,
- Speaker #1
ça prend 10-15 ans. Ça peut prendre beaucoup moins. Ça peut prendre un film.
- Speaker #0
Ouais, ouais. Tu vois,
- Speaker #1
il y a des histoires filantes. Voilà. Et encore, Omar Sy. Omar Sy, il a travaillé avant. Oui,
- Speaker #0
mais dans l'acting. Dans l'acting, c'est quoi le film avant ça qu'il a fait ?
- Speaker #1
Non, c'est certes. Mais il n'est pas parti de rien. Il y a des mecs vraiment qui poppent. Non, mais il ne part pas de ça, c'est vrai. Révélation au César. Et après, ils enchaînent. Et tant mieux pour eux. Mais en général, la moyenne... c'est plutôt 10-15 ans le temps de faire son nom. Tu prends même des Gilles Lelouch, ils ont percé sur le tard. Et au moins, il y a ce truc-là qui fait que, contrairement par exemple au football, ta carrière, elle ne s'arrête pas à 35 ans. Petit bémol peut-être pour les femmes qui subissent encore le fait qu'elles doivent être désirables. Il y a ce truc où il y a encore une discrimination vis-à-vis de l'âge pour les femmes, alors que les hommes, c'est plutôt à 40-50 ans que tu as le plus de rôle. Le policier, le parrain, le truc. Les femmes, vite après, elles peuvent tomber dans l'oubli et ce n'est pas évident pour elles.
- Speaker #0
Moi, je trouve que c'est un milieu où c'est très dur, le cinéma. Après, En tant que personne lambda, on ne s'intéresse pas trop. Nous, on veut juste regarder des films et des séries. On ne regarde pas ce qui se passe à l'intérieur. Mais c'est vrai que ça doit être la guerre à l'intérieur. On va bientôt arriver à la fin de l'épisode. J'ai deux, trois petites questions, un peu plus. Cinq, six questions pour toi. C'est des questions rapides. Je te laisse me répondre le plus vite possible. Un concours de rapidité. Alors, la première question, c'est le meilleur conseil qu'on t'a donné en acting ?
- Speaker #1
Le but, ça reste quand même de... Je pense, je ne sais plus qui me l'a donné ce conseil-là, mais globalement, c'est de ne pas essayer de jouer la comédie. Tu vois, souvent dans les cours de théâtre, il y a des gens qui arrivent et qui prennent une voix de feuilleton, etc. Le but, c'est de sortir ton texte, mais vraiment de le lâcher et d'oublier la caméra et d'oublier tout ça. C'est vraiment de ne pas jouer, en fait. De dire les choses telles qu'on les pense. tels qu'on les dirait en fait hors caméra pour être le plus naturel possible voilà c'est ça,
- Speaker #0
c'est pas évident le pire casting vécu ?
- Speaker #1
un casting, alors moi je suis à moitié égyptien mais je parle pas arabe fluently de manière courante loin de là, il y a un casting tu vois souvent on te dit ouais tu parles arabe et tout et tu te dis bah oui, t'inquiète quoi je peux me débrouiller quelle histoire et en fait j'avais genre des pavés en arabe Euh... à sortir et en fait je travaillais je ne maîtrisais pas assez je n'ai pas assez travaillé le texte en arabe et en fait je me suis retrouvé à faire un genre de charabia en face de la Dirkast qui savait pertinemment que ce que je racontais ça ne voulait absolument rien dire et je me suis senti tellement honteux ce jour là il faudrait vraiment que je travaille mon arabe mais t'es allé quand même Et dans Coeur Noir, pour le coup, je joue la plupart de mes scènes en arabe. En plus, en arabe un peu, tu vois, Foussha, donc c'est l'arabe du Moyen-Orient. Et pour le coup, tu vois, je me suis... J'ai travaillé.
- Speaker #0
Très bien. Bravo. T'as appris, surtout.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Bon, un rôle que t'aurais aimé jouer, je pense que tu l'as déjà mentionné, c'est dans Ourika, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Après, on a grandi avec un prophète, Raim. C'est quand même la référence. pour les mecs de mon âge qui se projettent dans le cinéma. Tu vois, quand on parle d'évolution dans le rôle, le mec arrive en prison, c'est personne, il finit, c'est le tollier de la prison. Tu vois, ça à jouer, c'est jouissif.
- Speaker #0
Magnifique. Netflix ou cinéma ?
- Speaker #1
Cinéma, cinéma quand même.
- Speaker #0
Mais tu regardes plus souvent Netflix ?
- Speaker #1
Oui, mais là, c'est le comédien qui te répond. C'est le comédien qui te répond.
- Speaker #0
C'est vrai, c'est vrai. Une série française sous-cotée ?
- Speaker #1
Je conseille quand même le... de regarder Le Bureau des Légendes. Je trouve ça sympa. C'est long dans sa construction, un peu comme The Wire. C'est des séries qui sont longues à s'installer. Je trouve ça sympa. Après, peut-être que je pourrais te faire une meilleure propale, mais il faudrait que je réfléchisse. Mais je trouve que Le Bureau des Légendes, c'est pas mal.
- Speaker #0
Ok, très bien. Un acteur ou une actrice sous-côté ?
- Speaker #1
J'ai envie de te dire tous mes potes. Moi, j'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup Moussa Maskri, qui n'est pas du tout sous-côté parce qu'il a tourné énormément. Il a joué avec moi dans... Enfin, j'ai joué avec lui plutôt dans... dans Coeur Noir qui est un très grand acteur et je trouve qu'il mériterait d'être encore plus haut que ce qu'il est en termes de reconnaissance après il a une super carrière mais c'est vraiment quelqu'un dont j'aime beaucoup le jeu je te montrerai tu verras tout de suite lui
- Speaker #0
pour le coup il a beaucoup joué le méchant aussi il le joue bien vous êtes une team de méchants en fait le métier d'acteur est plus dur mentalement ou financièrement ?
- Speaker #1
je t'ai dit moi du coup j'ai skippé le côté financier Mais mentalement, ce n'est pas évident parce que c'est vrai que...
- Speaker #0
tu as souvent des noms et tu t'accroches à peu de choses. Et puis quand on te dit oui, ce n'est pas forcément pour les rôles qui te font le plus plaisir. Alors des fois, tu as de la chance. Moi, j'ai quand même beaucoup de chance. J'ai fait vraiment des rôles que j'ai aimés jouer. Mais c'est vrai que mentalement, ce n'est pas évident. Surtout quand tu dis, je suis comédien. Tu as tourné dans quoi récemment ? Là, ça fait peut-être 5 ans peut-être. Non, pas moi, mais tu vois, on en revient au truc du début. Est-ce que tu te sens legit ou pas ?
- Speaker #1
Magnifique. C'était la dernière question rapide. On va passer aux questions de fin, Bilal, que je pose à tous mes invités. La première question, c'est quel est ton son du moment ?
- Speaker #0
Alors, mon son du moment, c'est un espèce de son, c'est un peu un ovni. C'est le groupe de rap qui s'appelle Tissé Lawin. En fait, de rap, non, c'est du rock, c'est du rock, blues, sahraoui, donc du sahara. Je ne sais pas si c'est du nord du Mali ou du sud de l'Algérie. En fait, c'est de la guitare, du blues, mais avec les voix du désert. Le son, c'est Amidinin.
- Speaker #1
Je mettrai le son sur le poste.
- Speaker #0
Je l'écoute non-stop en ce moment.
- Speaker #1
Ok, très bien. Et si on avait une table que tu pouvais organiser, un dîner avec cinq personnes pour manger, qui c'est qui s'assoit à ta table ? Célébrité ou pas ? Vivante ou pas ? Tu fais ce que tu veux.
- Speaker #0
Ok. Je pense que je commencerais quand même par le prophète Mohamed.
- Speaker #1
Tu n'es pas le premier à le dire.
- Speaker #0
Oui, qui est dans l'histoire islamique, qui est le dernier des prophètes, le dernier à avoir reçu un message de Dieu. Je pense que forcément, ça serait très cool de l'avoir à ma table et de pouvoir en avoir les enseignements. Pour garder le même prénom, je dirais Mohamed Ali. Parce que moi, j'ai fait pas mal de boxe anglaise. Quel homme, quel charisme ! Et puis quel engagement, tu vois, le mec a dit non à la guerre en Vietnam, etc. Donc grand homme. Je dirais, là c'est l'Égyptien qui parle, je dirais Cléopâtre. Cléopâtre parce que c'était une reine, elle est devenue reine très tôt, très jeune. À l'époque, c'était l'Empire romain qui était en train de tout exploser et elle a réussi à tenir son royaume, à faire des alliances, tu vois, en termes de pouvoir, de stratégie. Je pense que parler avec elle, ce serait super intéressant. Ensuite, je te dirais Jean Moulin. Jean Moulin, le mec résistant dans les sens même du terme de résistance. Le mec n'a rien lâché. Peut-être que je parlerais allemand s'il n'était pas là. Je dirais Jean Moulin.
- Speaker #1
Et cinquième ?
- Speaker #0
Une dernière.
- Speaker #1
Sinon, on fait une table de quatre.
- Speaker #0
Je suis sûr que j'ai quelqu'un en tête. Pour finir, je te dirais Léonard de Vinci.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Léonard de Vinci.
- Speaker #1
Ah oui, t'es dans un délire.
- Speaker #0
Attends. créatifs de fou.
- Speaker #1
Non, mais je ne vais pas questionner. C'est tes choix, mais il n'y a personne après 1500.
- Speaker #0
Mohamed Ali. Et Jean Moulin. En fait, je me dis, je prends à chaque fois de ces personnes-là. Léonard de Vinci, le mec. Aucune case, aucun schéma. Je réinvente tout. Je suis curieux.
- Speaker #1
Même Cléopâtre demande lui comment ils ont fait les pyramides. J'ai trop de questions.
- Speaker #0
Tu vois. Elle est arrivée bien après. Oui,
- Speaker #1
mais elle a peut-être les infos.
- Speaker #0
Peut-être, effectivement.
- Speaker #1
Ça marche. C'est une belle table. Vous mangez quoi ?
- Speaker #0
On mange... On mange un...
- Speaker #1
Tu ne veux pas un Leonard de Massy ? Un bon smash burger. Tu ne veux pas l'amener au grec, un Leonard de Massy ? Non,
- Speaker #0
non, non. Je pense qu'on mange un bon couscous, tu vois.
- Speaker #1
Magnifique.
- Speaker #0
Un bon couscous, un plat qui se partage.
- Speaker #1
Magnifique.
- Speaker #0
Un bon couscous, un bon chèvre.
- Speaker #1
Bilal, merci infiniment pour ton temps. je pense qu'on a évoqué la majorité des choses qu'il fallait évoquer selon moi merci d'avoir partagé alors cette fois j'ai pas réussi à faire la commercial break pendant qu'on parlait mais j'ai quelques cadeaux pour toi évidemment j'ai un sel pimenté LVDD pour toi LVDD.ch pour tous ceux qui veulent des épices, tous ceux qui veulent des pâtes pimentées, des spicy mayo poivre Miel de feu, et il y a aussi griot.food sur Instagram, où vous pourrez aller manger le Crispy Chicken Burger à Boudry. Donc n'hésitez pas à aller visiter ces pages et à aller consommer le produit. C'est un produit que tu connais déjà. C'est un produit que je connais, je suis très content parce que je n'en avais plus. Magnifique. J'ai un autre partenaire qui est Djibouna, c'est du café pour toi. Celui-ci, il vient d'Ethiopie, et tu verras, tu pourras le goûter. Il faudra juste le moudre. mais tu m'en rediras des nouvelles jebunacoffee.com pour ceux qui veulent commander pour un coup de promo et jebunacoffee sur Instagram alors merci
- Speaker #0
J'écoute les podcasts, je savais, donc du coup moi aussi j'ai quelque chose pour toi. Attends,
- Speaker #1
attends, j'ai pas fini moi.
- Speaker #0
Pardon ?
- Speaker #1
Ah ouais, attends, j'ai pas fini. Ah oui,
- Speaker #0
pardon !
- Speaker #1
Ah ouais, bah non, attends. Ah ouais,
- Speaker #0
y'a du budget.
- Speaker #1
Y'a du budget de ouf. Alors j'ai travaillé avec, je vais le mentionner, Praline Chocolaterie, merci Samuel. Je me suis dit que je venais et je devais faire quelque chose de spécial. Donc voilà un chocolat pour toi. Wow, mais non ! Avec ton nom et tout dessus. Donc voilà, on a essayé de faire les choses bien. Donc Bila, elle a très bien. Incroyable. T'as ton chocolat. Et puis, comme je sais que t'es quelqu'un qui aime les belles choses, et bien t'en as deux. Parce que comme ça, tu ne culpabiliseras pas trop d'en manger un. Parce que je sais que ça te donne envie de garder. Ouais, exactement. Praline chocolaterie, big up à toi. Merci pour les travaux. Et voilà.
- Speaker #0
Samuel, c'est ça ?
- Speaker #1
Samuel,
- Speaker #0
ouais. Merci Samuel. Et du coup, j'arrive.
- Speaker #1
Ah ouais, je ne bouge pas. Ah ouais, tu m'as eu là.
- Speaker #0
Rien de fou.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Donc moi, je travaille à Pantin. Je travaille à côté. 93. J'ai un travail alimentaire 93, 93 Hardcore. Donc en fait, il y a un mec de la ville là-bas, un jeune, tu vois, black entrepreneur, qui nous a ouvert une boulangerie qui s'appelle Maison Cho, N apostrophe C-H-O.
- Speaker #1
Attends, comment ? N apostrophe. N Cho. Voilà, tu vois,
- Speaker #0
comme Mbappé. Non,
- Speaker #1
mais Cho.
- Speaker #0
C'est ça, exactement.
- Speaker #1
C'est pas Mbappé, c'est Mbappé.
- Speaker #0
C'est ça. Mais donc N apostrophe C-H-O. Et ils font des trucs super. Tu connais Paris-Brest ?
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Ok. Du coup, ça, c'est un Paris Abidjan.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
Et c'est super bon. C'est doudé.
- Speaker #1
Ok, donc je vais goûter ça tout à l'heure, là.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Magnifique. Merci. Big up à la pâtisserie Nicho.
- Speaker #0
Ouais, ils font de la boulangerie, pâtisserie, sucré, salé. Big up.
- Speaker #1
À Pantin.
- Speaker #0
À Pantin, à Hoche, je me régale là-bas tout le temps.
- Speaker #1
Je vais essayer de passer la prochaine fois. Big up à vous. Juste avant qu'on finisse, un petit pronostic pour la Coupe du Monde.
- Speaker #0
Coupe du Monde ? Je pense que Mbappé est en pétard. Il va vouloir donner tort à beaucoup de monde. Avec l'attaque qu'on a, si ce n'est pas l'Espagne, je pense qu'on peut aller chercher la troisième étoile.
- Speaker #1
Et toi ?
- Speaker #0
La Suisse ?
- Speaker #1
Tu vois comme tu es mauvais. Attention, on a une nouvelle pépite. Manzambi nous met très bien. Mais bref, c'est notre nouveau Shaqiri. mais moi je sais pas évidemment la France, l'Espagne j'ai enregistré un épisode qui n'est pas encore sorti mais où je mentionnais l'Espagne parce que j'ai l'impression qu'ils sont toujours là ils savent toujours délivrer même si c'est une équipe que j'apprécie pas forcément dans l'énergie ou dans le jeu tu vois mais j'aimerais que ce soit une équipe qui a jamais gagné qui l'emporte et ça ce serait magnifique alors souhaite à l'Egypte
- Speaker #0
l'Egypte,
- Speaker #1
les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, tous les pays d'Afrique, Sénégal, Maroc, Ghana, Tunisie, Algérie, il ne faut pas que j'en oublie maintenant, l'Afrique du Sud, ou même, je te jure, ça me ferait trop déguerir qu'un Iran gagne la Coupe du Monde.
- Speaker #0
Ça foutrait quand même pas mal le bordel parce que c'est aux Etats-Unis la Coupe du Monde. Donald Trump qui donne la Coupe du Monde à l'équipe iranienne.
- Speaker #1
En tout cas, ça nous ferait un sacré moment de télévision. Bilal, merci infiniment. On va chiller un petit peu là. On est dans le 94. Tout se passe très, très bien. Merci pour ton temps. À toutes les auditrices et tous les auditeurs qui sont encore là, je vous remercie infiniment pour votre écoute. C'était le Paris Recording Week. Merci à tous pour votre écoute. Cinq étoiles sur toutes les plateformes, Spotify, Apple Podcasts, etc. Venez me faire vos retours sur la page Instagram Delicated Underscore Podcasts. Et voilà. Bonne soirée. Merci, Bilal. Merci à toi, Dieu. Allez, peace out. Peace out.