- Speaker #0
Avant de commencer, je vais vous parler de quelque chose. Et si votre prochain client ne passait plus par Google ? Ce scénario, vous le savez, il est déjà en marche. Le 15 septembre prochain, je vous propose que l'on explore le sujet afin de voir comment votre entreprise est visible dans ChatGPT. Rendez-vous le 15 septembre prochain à Nantes. Ça vous intéresse ? Vous voulez participer ? Contactez-moi via LinkedIn et je vous en dis plus. A présent, place à DeepMedia ! Bienvenue dans DeepMedia, le podcast qui décrypte les médias à l'ère du numérique. Je suis Julien Bougeot, consultant en social media, IA générative et formateur depuis plusieurs années. Mais avant tout, je suis un passionné et curieux de l'univers médiatique depuis plus de 15 ans. Cet été, à l'occasion de la fin de la saison 2 de DeepMedia, je vous propose une série de masterclass qui va recouper l'ensemble des 12 professionnels qui se sont déjà succédés au micro. Fort de leurs réflexions, nous allons explorer 9 grandes questions qui agitent le monde des médias de demain. Ces épisodes sont produits à l'aide de la fonctionnalité Réal. résumé audio de Notebook LM. Je vous retrouve à la fin de cet épisode pour synthétiser ces échanges. Une fois encore, merci aux invités et je passe la parole à mes deux co-AI, l'imateur. Bonne écoute.
- Speaker #1
Imaginons un instant la construction d'un immense gratte-ciel.
- Speaker #2
Je vois l'idée.
- Speaker #1
Normalement, les plans sont d'une précision chirurgicale. Les fondations sont coulées pour un siècle.
- Speaker #2
Chaque poutre a sa place définitive.
- Speaker #1
Exactement. Mais sur ce chantier-là, les plans changent. intégralement tous les matins.
- Speaker #2
Ah oui, en fonction de la direction du vent, j'imagine.
- Speaker #1
C'est ça. Et la moitié des outils que les ouvriers utilisent s'inventent, mutent ou deviennent obsolètes pendant la nuit.
- Speaker #2
C'est le chaos total. Franchement, c'est une situation qui rendrait n'importe quel architecte complètement fou.
- Speaker #1
Et pourtant, c'est exactement le quotidien des dirigeants d'entreprises médiatiques aujourd'hui. Bienvenue dans cette nouvelle plongée au cœur des sources. Je suis votre hôte, je suis ravie d'être là et on va explorer ça ensemble.
- Speaker #2
Bonjour à toutes et à tous, je suis notre expert résident, toujours... prêt à décortiquer ces sujets avec vous.
- Speaker #1
Le chantier dont on parle, c'est la fabrication de l'information. Et les outils qui mutent la nuit, c'est la technologie. En se plongeant dans la fantastique série d'interviews réalisées pour le projet DeepMedia, une question assez brutale s'est imposée.
- Speaker #2
Et c'est une question vitale pour l'industrie.
- Speaker #1
Totalement. Notre mission aujourd'hui, c'est d'y répondre. Les dirigeants médias de 2026 ont-ils encore le même métier qu'il y a 5 ans ?
- Speaker #2
Et pour être précis, on va... concentrer notre analyse sur 5 piliers en fait. Le management, la vision, la culture d'entreprise, la conduite du changement et la prise de décision.
- Speaker #1
D'ailleurs, il faut le dire tout de suite, pour tous ceux qui nous écoutent, allez écouter par vous-même tous les épisodes de Deep Media déjà publiés, c'est une absolue nécessité. Surtout si ce sujet vous intéresse et n'oubliez pas de vous y abonner pour ne manquer aucun des prochains numéros. Les témoignages de l'intérieur sont juste sidérants.
- Speaker #2
Complètement sidérants, ouais. Et ce qui ressort de cette matière première, c'est que la réponse à la question est non. Le métier a subi une mutation génétique. La figure du grand patron de presse qui dictait sa ligne depuis son bureau, c'est fini.
- Speaker #1
Bon, décortiquons tout ça. Et pour comprendre cette mécanique invisible qui fabrique l'information qui atterrit sur nos écrans, commençons par la vision stratégique.
- Speaker #2
C'est le point de départ, logique, ouais.
- Speaker #1
S'il y a un truc qui frappe dans ces sources, c'est vraiment l'avis de décès officiel du fameux plan à 5 ans.
- Speaker #2
Ah bah ça, c'est mort et enterré. Annabelle Nikou, qui est consultante pour Wanifra et IBM, l'explique de manière hyper pragmatique. L'ère des trajectoires tracées à la règle pour la prochaine décennie, c'est terminé. Le futur s'écrit en temps réel maintenant, par petites itérations. Elle prend un exemple très concret. Il suffit qu'un géant de la tech décide de sortir un nouveau hardware dans 6 mois, genre un casque, pour que tout le secteur soit bouleversé.
- Speaker #1
C'est fou. Donc on ne peut plus rien prévoir en fait.
- Speaker #2
Exactement. La clé de la survie, c'est d'innover sur des cycles ultra courts.
- Speaker #1
Et Nikou pose un constat qui fait un peu l'effet d'une douche froide. Elle dit que l'information basique, le fait brut, devient une simple commodité.
- Speaker #2
Bah oui, un algorithme peut te donner un résultat électoral en un millième de seconde.
- Speaker #1
C'est ça. Si un média vend juste du fait, il est mort. La vraie valeur, selon elle, c'est l'histoire. C'est l'humain et la capacité d'incarnation.
- Speaker #2
Parce que c'est le seul terrain où la hachine ne peut pas rivaliser, en fait. Capturer l'émotion sur le terrain, c'est ça qui crée l'attachement.
- Speaker #1
D'accord, mais bon, il y a quand même des déclarations dans ces sources qui semblent un peu poussées à l'extrême. Par exemple, Charles Guibert.
- Speaker #2
Ah oui, le journaliste scientifique.
- Speaker #1
Voilà, il rapporte que les patrons de chaînes avouent eux-mêmes que la télévision linéaire telle qu'on la connaît sera morte dans 10 ans. Attends, dans 10 ans, ça ressemble un peu aux exagérations habituelles de la tech, non ?
- Speaker #2
Je vois ce que tu veux dire.
- Speaker #1
Il y a encore des millions de personnes qui regardent le JT de 20h tous les soirs.
- Speaker #2
C'est vrai, les audiences du linéaire restent massives. Mais ce dont parlent ces dirigeants, c'est pas forcément l'extinction totale du poste de télé demain matin. C'est le basculement irréversible du centre de gravité, tu vois.
- Speaker #1
Ok, donc la priorité a changé ?
- Speaker #2
Exactement. La priorité numéro une, c'est plus de concevoir une émission pour remplir la case du mardi soir. La vision, c'est de produire d'abord pour le numérique, pour des usages délinéarisés, et ensuite de réutiliser ça pour la télé classique.
- Speaker #1
La pyramide est complètement inversée.
- Speaker #2
Totalement.
- Speaker #1
Et ça modifie la nature même du lien avec le public. Mélissa Hébert de Télé-Québec a une formule très juste là-dessus. Elle dit qu'on passe d'une culture de diffusion à une culture de relation.
- Speaker #2
C'est une distinction fondamentale. La culture de diffusion, c'est le vieux mégaphone. On est sur une estrade et on crie le même message à une foule.
- Speaker #1
Alors que la culture de relation, c'est chercher à construire des parcours personnalisés.
- Speaker #2
Ouais, on s'adapte à chacun.
- Speaker #1
C'est un peu comme si un capitaine de navire devait non seulement naviguer dans une tempête, mais aussi reconstruire le moteur du bateau en pleine mer. Le tout sans jamais perdre le lien avec les passagers.
- Speaker #2
Si on relie ça à la situation dans son ensemble, la technologie force vraiment les dirigeants à devenir des architectes de l'instant. La planification à long terme, c'est fini.
- Speaker #1
Mais alors, si la stratégie pivote tous les six mois, comment le navire fait pour ne pas couler de l'intérieur ? Je veux dire, comment éviter qu'une rédaction de 500 journalistes fasse un burn-out collectif ?
- Speaker #2
C'est la question à un million d'euros. Et c'est là qu'on aborde la culture et la conduite du changement. Le vrai défi n'est pas du tout technologique.
- Speaker #1
Il est psychologique.
- Speaker #2
Absolument. Le cas de Sandrine Roustan à la RTBF est fascinant là-dessus. Elle affirme que la plus grande transformation est humaine, pas digitale.
- Speaker #1
Et comment ils gèrent ça concrètement à la RTBF ?
- Speaker #2
Ils ont créé une académie interne et carrément un service de la polycompétence.
- Speaker #1
Ah ouais, carrément !
- Speaker #2
Oui, et il y a un détail mémorable dans son interview. Elle explique qu'ils ont mis en place un système de sponsoring.
- Speaker #1
Ah, sponsoring, c'est-à-dire ?
- Speaker #2
En gros, de jeunes experts du numérique accompagnent des employés plus anciens. Parce que la direction s'est rendue compte d'un truc terrible. Beaucoup d'employés avaient tout simplement honte d'avouer qu'ils ne comprenaient pas les nouveaux outils.
- Speaker #1
La honte ? C'est vrai que c'est un sentiment puissant en entreprise ?
- Speaker #2
Bah oui ! Personne n'a envie de lever la main après 20 ans de carrière pour dire qu'il est paumé sur un nouveau logiciel. Et cette honte crée une résistance féroce au changement.
- Speaker #1
On l'a tous vécu à notre échelle. Le logiciel qu'on maîtrise fait une mise à jour, tout change de place. Et soudain, on se sent incomplétant. Imaginez ça pour toute une rédaction.
- Speaker #2
Exactement. Donc, le sponsoring contourne cette hiérarchie classique et enlève la stigmatisation.
- Speaker #1
C'est de l'empathie pure appliquée au management. Et cette approche, on la retrouve aussi chez l'humanité avec Mathilde Grégo.
- Speaker #2
Oui. Comment transformer la culture d'une institution de 122 ans ? C'est pas une mince affaire.
- Speaker #1
Sûrement pas en forçant les choses. Elle mit sur la co-construction et la douceur. Plutôt que d'imposer des formats, son équipe va carrément voir les journalistes pour discuter et adapter leurs enquêtes en vidéo ensemble.
- Speaker #2
C'est... très intelligent. Mais pour que ces mondes se parlent, il faut des traducteurs. Maxime Saint-Pierre, à Radio-Canada, s'attaque à ça.
- Speaker #1
Comment il fait ?
- Speaker #2
Pour éviter les fameux silos, il crée des rôles hybrides, des profils mixtes qui font l'intersection entre la salle de rédaction et les équipes numériques.
- Speaker #1
Ce qui est fascinant ici, c'est que le métier de dirigeant média en 2026 se ressemble presque à celui d'un psychologue d'entreprise. Il faut gérer les insécurités.
- Speaker #2
C'est exactement ça. Absorber l'angoisse pour que les gens puissent travailler.
- Speaker #1
Et cette gestion psychologique, elle est mise à rude épreuve en ce moment. L'arrivée de l'intelligence artificielle, c'est un séisme. Comment les managers orchestrent ça au quotidien ?
- Speaker #2
Avec l'IA, on a deux réactions typiques. Soit la terreur d'être remplacé, soit l'enthousiasme aveugle. Benoît-Georges Oseko a une méthode très claire.
- Speaker #1
Oui, il dit que l'IA ne doit pas être un sujet tech.
- Speaker #2
Voilà, ça doit être piloté par la rédaction elle-même. La première étape de son management, ça a été de rassurer publiquement. L'IA est là pour assister. pas pour virer les secrétaires de rédaction.
- Speaker #1
C'est crucial de dire ça. Et Alexandre Barlot, à Radio France, a une approche très terrain aussi. Le management au contact, il l'appelle ça.
- Speaker #2
Ouais, il prend littéralement des cafés avec les journalistes, quoi.
- Speaker #1
C'est ça. Il identifie leurs irritants du quotidien, comme la transcription d'interviews interminables, et il propose des solutions IA concrètes.
- Speaker #2
Il organise même des bootcamps pour démystifier la machine. Il leur explique que ChatGPT, c'est juste des mathématiques, pas de la magie.
- Speaker #1
Et c'est là que ça devient vraiment intéressant. Parce que si on délègue tout à l'IA, on tombe dans un piège. C'est Sébastien Charbi de MediaOne qui soulève ce point crucial sur l'organisation du travail.
- Speaker #2
Ah oui, son observation sur les juniors, c'est terrifiant quand on y pense.
- Speaker #1
Il prévient que si on donne toutes les tâches ingrates à l'IA, on détruit les postes des jeunes. Or, c'est justement en faisant ces tâches laborieuses qu'ils montent en compétence.
- Speaker #2
Bah oui. C'est en transcrivant des heures d'interview qu'un jeune journaliste apprend à repérer un silence ou une relance qui ne marche pas.
- Speaker #1
Exactement. Donc le management doit repenser tout l'apprentissage. Et comme l'IA va trop vite, Charby explique que MediaOne ne fait plus de grands plans de formation statique.
- Speaker #2
Ils utilisent un poisson pilote, c'est ça ?
- Speaker #1
Ouais. Une personne qui se forme chaque semaine aux nouveautés pour guider le reste du groupe. Le dirigeant doit protéger la formation de la prochaine génération face à la facilité de la machine.
- Speaker #2
C'est un casse-tête abyssal, ce qui nous amène à la compétence ultime du dirigeant aujourd'hui. La prise de décision.
- Speaker #1
Avec tous ces outils, le plus dur n'est plus de savoir quoi faire, mais de décider ce qu'il ne faut pas faire.
- Speaker #2
Fixer des limites, choisir ses combats.
- Speaker #1
Prenons les choix éthiques de Mélissa Hébert à Télé-Québec. Face aux algorithmes étrangers, elle a décidé de développer pour 2026 une offre jeunesse garantie sans publicité.
- Speaker #2
Et avec zéro gestion de la dopamine, c'est le terme qu'elle utilise.
- Speaker #1
Zéro gestion de la dopamine, c'est fort comme terme. Elle refuse carrément de participer à la... course toxique à la tension.
- Speaker #2
Ça, c'est une vraie décision de leader. Et poser des limites, c'est aussi savoir quand fermer la porte. Mathilde Degroux, à l'Humanité, a pris une décision radicale sur la modération.
- Speaker #1
Oui. Et juste une parenthèse importante pour notre public avant d'en parler, l'Humanité a une ligne éditoriale historiquement très engagée. Ils assument des positions fortes sur des sujets sensibles comme la Palestine ou l'extrême droite. Bien sûr, notre but ici n'est absolument pas de prendre parti ou de valider ses positions politiques.
- Speaker #2
Non, bien sûr. C'est une illustration purement factuelle d'une décision managériale.
- Speaker #1
Exactement. Et factuellement, forte de son expérience passée où la haine en ligne débordait, Mathilde Degros a décidé de couper purement et simplement les commentaires sur certains sujets.
- Speaker #2
Ce qui va à l'encontre de tout ce qu'on nous apprend sur le web depuis 20 ans où l'engagement est roi.
- Speaker #1
C'est ça. Elle sacrifie le trafic pour protéger ses équipes et son audience de la violence numérique.
- Speaker #2
Cela soulève une question importante et Maxime Saint-Pierre de Radio-Canada l'applique aussi face à l'IA.
- Speaker #1
Sur la transcription des archives, c'est ça ?
- Speaker #2
Ouais. Avant de lancer la transcription massive de leurs archives par IA, la décision passe d'abord par une réflexion éthique. Il dit c'est facile à faire, mais est-ce qu'on veut vraiment aller là, en tant que service public ?
- Speaker #1
Refuser la vitesse pour privilégier l'éthique.
- Speaker #2
C'est presque un acte de rébellion aujourd'hui.
- Speaker #1
Alors, qu'est-ce que ça veut dire au final, si on récapitule notre exploration ? Le dirigeant média de 2026, c'est plus du tout un simple décideur de contenu.
- Speaker #2
Non. C'est un architecte de la transformation, comme dit Annabelle Nicou.
- Speaker #1
C'est un psychologue, pour des équipes parfois dépassées, on l'a vu avec Sandrine Roustan et Alexandre Barlow.
- Speaker #2
C'est un protecteur de l'apprentissage des juniors, merci Sébastien Charbi.
- Speaker #1
Et c'est un gardien de l'éthique face aux algorithmes, comme Mélissa Hébert.
- Speaker #2
Le métier a totalement muté.
- Speaker #1
Il a muté, oui. Mais est-ce que ça suffira ?
- Speaker #2
C'est la grande question. J'aimerais laisser notre public sur une réflexion là-dessus, en prolongement de tout ce qu'on vient de dire.
- Speaker #1
Je t'écoute.
- Speaker #2
Si les dirigeants institutionnels passent aujourd'hui tout leur temps à colmater les brèches, à gérer l'impact psychologique de la technologie et à construire des murs éthiques, ne risquent-ils pas de devenir des gestionnaires de coquilles vides ?
- Speaker #1
Ah, des coquilles vides.
- Speaker #2
Bah oui, parce que pendant qu'ils construisent ces forteresses éthiques parfaites, les créateurs indépendants et le public, eux-mêmes, ultra-agiles, s'emparent totalement de la production du récit sur le web ouvert.
- Speaker #1
C'est fascinant ! Et un peu effrayant pour les médias traditionnels en fait.
- Speaker #2
Pendant qu'on peaufine les règles à l'intérieur, le public est peut-être déjà parti, de l'autre côté du mur.
- Speaker #1
Une vraie matière à réflexion pour clore cette analyse. Un immense merci à notre public d'avoir suivi cette plongée au cœur des sources avec nous.
- Speaker #2
Merci à tous.
- Speaker #1
Je réitère avec insistance mon invitation. Allez écouter l'intégralité des épisodes du podcast Deep Media pour entendre ses voix par vous-même. C'est indispensable. Et n'oubliez pas de vous y abonner pour ne rien rater des futures publications. Le chantier continue et on gardera l'œil ouvert. A très bientôt pour une prochaine exploration.
- Speaker #0
La question n'est sans doute plus de savoir si le métier de dirigeant média a changé. Il a déjà changé. La vraie question est de savoir si les dirigeants en ont pleinement pris conscience. Pendant longtemps, diriger un média consistait à piloter une rédaction, un budget, une stratégie de diffusion et une marque. Aujourd'hui, cela ne suffit plus. Il faut comprendre l'intelligence artificielle sans en faire une obsession technologique. Il faut protéger les équipes sans freiner l'innovation. Il faut décider plus vite tout en restant capable de dire non lorsque la technologie ou les plateformes proposent des raccourcis incompatibles avec la mission éditoriale. Les dirigeants de demain ne seront probablement pas ceux qui maîtriseront le mieux les outils. Ce seront ceux qui sauront préserver ce qui rend un média indispensable. Une vision, une exigence éditoriale, une culture du récit, une relation de confiance avec leur public. et des équipes capables d'apprendre en permanence. C'est peut-être là le plus grand paradoxe de cette décennie. Plus les technologies deviennent puissantes, plus les qualités profondément humaines deviennent stratégiques. L'écoute, le discernement, le courage de fixer des limites et la capacité à donner du sens dans un environnement où tout s'accélère. Finalement, le dirigeant média de 2026 n'est plus seulement un directeur de publication, un manager ou un gestionnaire. Il devient un arbitre permanent entre innovation et responsabilité, entre vitesse et qualité, entre performance et... confiance. Et c'est peut-être cela la véritable évolution de ce métier. Dans un monde où presque tout peut être automatisé, la responsabilité, elle, ne le sera jamais. C'est précisément ce qui fera la différence entre les médias qui continueront d'exister et ceux qui ne seront plus que des marques sans véritable relation avec leurs audiences. Vous écoutiez DeepMedia, si cette masterclass vous a plu, partagez-la et retrouvez-moi pour décrypter les mutations des médias, des plateformes et de l'intelligence artificielle chaque mardi et chaque samedi. N'hésitez pas à réagir à ce sujet en commentaire. DeepMedia, c'est également une newsletter mensuelle pour poursuivre l'exploration ainsi qu'un chatbot de veille IA et Média appelé IA Media Lab. Pour accéder gratuitement à ces deux outils, je vous mets les liens en commentaire d'épisode. Je vous donne rendez-vous mardi prochain pour une nouvelle masterclass de Deep Media. En attendant, n'oubliez pas de vous abonner et de déposer les commentaires adéquats sur toutes les plateformes de podcast. A très bientôt !