- Speaker #0
J'aimerais bien, là, j'ai commencé à en discuter, c'est un travail que j'aimerais bien porter, pour qu'on ait, par exemple, notre serveur Discord à l'humain. Pour justement contrer un peu cette fatigue algorithmique, où on voit aussi que c'est très bien d'augmenter le nombre d'abonnés, le nombre de vues augmente, tous nos KPI réseaux sociaux sont au vert, mais on sent que dans certains commentaires, il y a une fatigue aussi algorithmique des plateformes méta, qui, en fait, les gens veulent voir Il y a une vraie volonté de l'audience de voir ce qu'ils ont sélectionné pour eux.
- Speaker #1
Bienvenue dans Deep Media, le podcast qui décrypte les médias à l'heure du numérique. Je suis Julien Bougeaud, consultant social médias et IA générative, mais avant tout passionné et curieux de l'univers médias depuis plus de 15 ans. Dans un écosystème en perpétuelle transformation, comment les médias s'adaptent-ils ? Comment se réinventer face aux nouvelles technologies et aux géants du numérique ? Quel avenir pour l'information et ceux qui la produisent ? Si ces questions vous intriguent, alors vous êtes au bon endroit. Deep Media, c'est un temps de réflexion et d'échange avec celles et ceux qui façonnent l'avenir du secteur. A présent, place à la troisième et dernière partie de l'interview de Mathilde Gros, Social Media Manager pour le journal L'Humanité. Bonne écoute !
- Speaker #0
Et d'ailleurs,
- Speaker #1
la suite, quand on imagine la direction, etc., on regarde ça avec attention, tous ces dispositifs qui sont faits là. Ça leur donne des idées, des intentions, parce que ce qu'on disait tout à l'heure, une gay dame, on va l'appeler comme ça, à 104 ans, pas à 104 ans, à plus, à 122 surtout, 122 ans, voilà, il faut l'entretenir, il faut la faire évoluer. Est-ce que ça nourrit un petit peu les perspectives d'évolution du journal ?
- Speaker #0
Oui, je pense que ça, enfin en tout cas, ça infuse dans les décisions. Je pense que vraiment le tournant numérique de l'humanité a été porté par cette nouvelle direction. Et en fait, les résultats, ils se voient vite. Ça en a résulté mon embauche, ça en a résulté l'embauche d'une équipe permanente et plus conséquente à la vidéo, parce qu'elle existait déjà, cette équipe vidéo. Elle était beaucoup plus sur le terrain, moins dans la stratégie au global, ce qui est normal, parce que journaliste, reporter d'image, c'est un métier différent que vidéoplaneur, quoi. Mais oui, donc c'est... Et je pense que c'est succès, évidemment. donnent des idées à la direction. Après, je ne suis pas tout le temps avec eux dans leur bureau ou quoi que ce soit. Mais évidemment, ça donne des envies de développement vers ces sources-là qui étaient moins envisageables avant.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, un mot, parce qu'on n'en a pas forcément parlé. Ton équipe se constitue de combien de personnes ? Parce que c'est vrai qu'on a parlé de toi, mais j'imagine que tu n'es pas seule dans toute cette petite histoire. Tu es entourée. pour qu'on se rende compte un peu un quotidien comme ça national c'est une équipe de combien de personnes ?
- Speaker #0
Alors au réseau sociaux purement on est trois et quand je suis arrivée on était on va dire deux et demi parce que Dianis qu'on a embauché chez nous était en alternance donc on a pu l'embaucher ça c'était déjà une belle victoire on est très content mais voilà trois c'est quand même très peu c'est vraiment on fait tout le temps de la production de comptes Merci. Même moi qui suis normalement dans un rôle un peu plus de pilotage, je suis obligée, et ça me va très bien parce que ça me plaît, mais c'est quelque chose que je continue à faire parce que c'est mathématique. Et c'est vrai que par rapport aux autres médias dans lesquels j'ai travaillé, ça n'a rien à voir. Enfin, Combini, on était cinq, je pense, et encore, c'était vraiment à l'époque où il n'y avait pas beau. où la vidéo verticale, enfin, je te dis ça, c'était une époque où la vidéo verticale, on n'en faisait pas beaucoup, quoi, parce que c'était l'époque de Facebook Roi et où le KPI ultime, c'était le trafic, voilà, où on était beaucoup plus dans les postes d'exécution plus que d'écriture. À France Inter, on était six, voilà, donc c'est sûr qu'en fait, c'est, bon, après, toutes les équipes de l'UMA sont en équipe réduite, de toute façon, et mon équipe ne fait pas exception à la règle, donc, bon, on s'adapte, quoi, et c'est aussi pour ça. qu'on limite les postes qu'on ne poste pas autant que ce que parfois on voudrait. Mais il faut choisir.
- Speaker #1
Et il y a même de l'astreinte parce que l'UMA, ça tourne aussi le week-end. Donc à 3, vous arrivez quand même aussi à...
- Speaker #0
Oui, alors pour entrer dans les techniques techniques, on ne fait pas d'astreinte le samedi, sauf énorme breaking news. Et par contre, évidemment, le dimanche, on essaie de tourner un petit peu pour assurer une présence qui ne soit pas décalée. On va arriver le lundi matin en disant qu'est-ce qui se passe.
- Speaker #1
C'est intéressant de voir aussi comment ça fonctionne, parce que c'est quand même un titre qui a une audience, qui a un volume et qui a une notoriété assez énorme. Mais c'est-à-dire que sur la présence social-média, ces trois personnes, ça nécessite aussi une organisation assez particulière.
- Speaker #0
Je parlais au début des outils et moi, c'est vrai que je remercie non-ly, le logiciel de publication qui nous aide vachement en termes de rapidité. On a toutes nos publications au même endroit. En termes d'orgas, c'est un gros repos pour nous.
- Speaker #1
Et qui est un outil qui est massivement utilisé par beaucoup de médias.
- Speaker #0
Qui est spécialisé pour les médias.
- Speaker #1
Exactement. Je vais aller sur une thématique qui est très affinitée avec le podcast. Dans ce podcast, on parle pas mal aussi d'IA générative et de transformation digitale. Quand on parle d'IA générative et de l'humanité, est-ce que c'est des mots qui vont ensemble ? Et s'ils vont ensemble, de quelle manière est-ce qu'ils vont ensemble ?
- Speaker #0
Alors, pour l'instant, pas vraiment. Parce que c'est vrai qu'il y a une... Au sein de la rédaction, et que c'est des défiances que parfois je peux partager, Il y a une défiance sur tout ce qui est, on va dire, correction, parce qu'à l'humanité, on est très attaché au fait d'avoir des correcteurs. C'est des métiers qu'on veut valoriser, on veut qu'ils soient pérennisés, tout ça. Et aussi sur de la rédaction. Donc, c'est vrai que je pense que certains scandales de l'économie des médias liés à l'IA refroidissent un peu tout le monde. Après, je pense qu'on ne va pas se le cacher, on utilise quasi… Enfin, moi, en tout cas, je sais que l'IA générative… Je l'utilise au quotidien, pas pour écrire, mais pour faire, moi notamment, j'utilise Perplexity le matin pour faire ma revue de presse. Avant, j'avais un TweetDeck, tout ça. Bon, depuis que tout le monde a quitté X, j'ai du coup ces petits prompts que je me fais sur Perplexity et qui me vont très bien parce que ça me renvoie directement vers les sites, vers les articles qui m'intéressent et ça me permet de ne pas me prendre toute la... toute la boue de Twitter au passage.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Mais voilà, donc je pense que ça ne va pas ensemble de manière collective pour l'instant, parce qu'on n'a peut-être pas encore trouvé la bonne utilisation. Pourquoi pas à terme proposer, je ne sais pas, là je dis n'importe quoi, mais moi c'est des trucs que je verrais peut-être bien à nos lecteurs, sans avoir des résumés, mais tu vois que nos lecteurs puissent demander à un chatbot, qu'est-ce que vous avez écrit sur ces sujets-là, et que ça nous envoie, et que ça lui envoie en fait... nos différents sujets, ça c'est des choses que je trouverais pertinentes. Mais du coup, pour l'instant, ça ne va pas ensemble en termes collectifs, mais par contre en termes particuliers, je pense qu'on a tous plus ou moins dans la rédaction nos différentes utilisations de l'IA générative et que ça peut se conjuguer en fait avec un respect du droit du travail et du poste des... enfin ouais, du travail en général, de l'emploi en général.
- Speaker #1
Oui, de toute façon, la rédaction automatisée n'est pas bonne à partir du moment où elle n'est pas un minima supervisé par des êtres humains et malgré tout, même s'il n'y a pas un usage qui est, on va dire développé de l'IA, ce que j'entends tout à fait est-ce que malgré tout, il y a quand même une charte un usage où en gros, chacun va un peu avec son outil, toi tu parles de perplexity est-ce que certains vont démarrer un Gemini à côté est-ce que d'autres, parce qu'on sait que des fois, il y a des médias qui sont peut-être un peu frileux sur l'usage de l'IA mais malgré tout, qui vont quand même charter un peu l'usage histoire de se dire, attendez, on n'utilise pas n'importe quel outil dans la rédac et on se limite à certains ça existe ça quand même ?
- Speaker #0
Alors, c'est en train d'exister, en fait. C'est pile au moment où on se parle, on anime pas mal d'ateliers sur le sujet pour justement aboutir à une charte qui cadrerait un peu tout ça. Pour l'instant, on a fait les ateliers, c'est en conception, donc on attend d'avoir des nouvelles de ça. Mais oui, en tout cas, c'est un sujet sur lequel il nous a paru essentiel de se pencher.
- Speaker #1
Histoire au moins de cadrer le truc. Et pareil, dans des usages qui peuvent être intéressants aussi, c'est de la réflexion. Mais voilà, on disait que l'humanité à 122 ans, c'est vrai qu'il y a un système pour plonger au cœur des archives, parce que les archives sont comme ça chez vous. Et c'est vrai que ça permettrait, je pense que ça serait un outil. Et là, pour le coup, c'est de l'IA générative, oui, mais c'est un usage qui paraît être assez intéressant. Et effectivement, ne serait-ce que pour la rédac, déjà pour aller rechercher des sujets, etc.
- Speaker #0
C'est l'IA qui pourrait faire un travail de synthèse qu'humainement, il n'est pas possible de faire, en fait, pour le coup. d'aller plonger dans des archives et de tout sortir à la main, ça prendrait un temps absolument fou.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Non, carrément. Le sujet, puis il y a des réglementations qui sont en cours, etc. On a quand même encore pas mal de choses. En tout cas, dans tout ce qui est, toi, la création de contenu pour de l'illustration, des choses comme ça, il n'y a jamais quelque chose qui est utilisé. Non,
- Speaker #0
non, non. Justement, on a trop de... Ça, ça fait partie vraiment, en termes de déontologie, 2. on a les illustrations pour les sujets, il faut que ça soit des vraies photos. Ou des illustrations, notamment parce qu'on a quand même encore à l'Huma une grosse tradition du dessin de presse. qu'on veut continuer à mettre en valeur et donc ça sur la création de contenu non non c'est à la limite le max sur la création de contenu c'est dis moi comment je fais ça sur Photoshop ou sur Figma quoi pour avoir un petit peu de quand on est un peu short en capacité de graphisme on va dire avoir un peu de tutoriel
- Speaker #1
Si on se projette aussi, toi, un petit peu dans tes chantiers à venir, c'est quoi, toi, tes prochains chantiers à venir dans le domaine du social media pour l'humanité ? C'est quoi que tu donnes, je ne sais pas, dans les six mois, un an qui viennent ? Tu travailles sur quoi ?
- Speaker #0
Alors, moi, justement, j'aimerais bien, on en parlait au début, tu vois, mon premier réseau social, c'était MySpace. Moi, je suis une grosse nostalgique de l'Internet des forums. Et en fait, je le retrouve dans certains réseaux sociaux comme Reddit et dans une moindre mesure, Discord, qui n'est pas vraiment un réseau social, mais qui est une espèce de partage en ligne, en fait. Moi, je retrouve un peu ce vieil Internet que j'aimais bien. Et donc, moi, j'aimerais bien, là, j'ai commencé à en discuter, et c'est un travail que j'aimerais bien porter, pour qu'on ait, par exemple, notre serveur Discord à l'humain, pour justement contrer un peu cette fatigue algorithmique, où on voit aussi que c'est très bien d'augmenter le nombre d'abonnés, le nombre de vues augmente, tout ça. Vraiment, tous nos KPI réseaux sociaux sont au vert. Mais on sent que, dans certains commentaires, il y a une fatigue aussi algorithmique. des plateformes méta tout ça qui en fait les gens veulent voir il y a une vraie volonté de l'audience de voir ce qu'ils ont sélectionné pour eux et ça je pense que notamment sur Reddit ça se voit encore plus sur Reddit c'est là qu'on peut avoir des discussions c'est souvent là qu'on a les commentaires les plus constructifs notamment parce qu'il y a de la modération sur Reddit qui est assurée dans un mode communautaire mais qui est là quoi. Et je vois qu'il y a quand même une fatigue de la part de l'audience des réseaux sociaux, on va dire plus classique, sur aussi ce manque de modération sur ces plateformes-là. Donc ouais, moi, ce que j'aimerais bien, c'est essayer qu'on développe un réseau social ou un espèce de discussion plus collaboratif. Tu vois, je te parlais des associations de lecteurs. Je trouve ça super intéressant. Donc nous, on ne va pas se cacher, dans l'association de lecteurs, aujourd'hui, c'est plutôt le public un peu plus vieillissant. Je pense que... Si on arrive à intégrer des espaces numériques de coopération, comme un Discord, tout ça, là, on pourra avoir peut-être une association des lecteurs 2.0, qui a été un peu fusionnée avec l'autre association des lecteurs, pas de problème. Mais voilà, où on peut se dire, bon, il n'y a pas forcément besoin d'être dans cette association qui est quand même plus basée peut-être en région parisienne pour faire partie de la vie du journal.
- Speaker #1
D'accord. Ah, donc intéressant. En tout cas, si vous partez sur Discord, je pense que vous seriez le premier média à partir sur Discord.
- Speaker #0
Oui, il y a ça aussi.
- Speaker #1
Je n'ai pas ma connaissance, mais c'est marrant parce qu'en fait, plus on discute, plus je me rends compte que finalement, le modèle que vous avez sur le papier, vous êtes en train un petit peu de le faire migrer sur le digital, pas avec une réplication, mais quand même avec des modèles assez inspirés pour en créer finalement une version de l'humanité qui est assez digitalisée et qui, en reprenant les mêmes codes, s'adresse à un nouveau public finalement.
- Speaker #0
Oui, voilà. En fait, on est persuadé que le public auquel on s'adresse aujourd'hui, auquel on s'adressait aujourd'hui et hier dans le papier, il existe... Enfin, c'est pas seul. Enfin, en question d'âge, il existe ailleurs aussi, quoi. Bien sûr. Et on pense qu'on peut le retrouver. OK. On a déjà recommencé, quoi.
- Speaker #1
Chouette. Un petit mot, un tout autre sujet, mais ça fait penser à ça par rapport à l'audience. On n'a pas eu un petit mot sur la fête de l'UMA. La fête de l'UMA, très populaire. Et comment est-ce que la fête de l'UMA et avec ta stratégie, ta présence sur les plateformes, ça s'articule ? Et est-ce que tu sens que c'est aussi ce réservoir-là qui te permet aussi d'avoir cet effet de rajeunissement de ton audience ?
- Speaker #0
Je pense que clairement, la fête de l'UMA, elle a un effet de rajeunissement évident. Il faut savoir que la Fête a sa propre communication. Ils ont leur moi de leur côté. Et avec qui on travaille en étroite collaboration tout au long de l'année, en particulier à l'approche de la Fête. Là, on va vraiment... Par exemple, s'ils ont une interview d'artiste, ça va être mieux d'un point de vue PATH, ADN, que ça soit siglé Fête de l'Humanité. Mais évidemment qu'on va avoir un cross-post. C'est d'essayer de faire communiquer ces deux audiences. On est arrivé, la fête avait plus d'abonnés que nous sur Instagram. Aujourd'hui, c'est un peu l'inverse. On essaie de se renvoyer l'ascenseur tous les ans. Mais je pense que ça a un effet... Sur les réseaux, je pense que l'effet rajeunissement se fait moins sentir que sur place. Sur place, on a vraiment beaucoup de jeunes, mais à qui parfois il faut faire de la pédagogie plus sur place, qui voient la fête de l'humanité plus qu'en un festival, qui se rendent bien compte que c'est politique, mais parfois faire connecter avec le fait que c'est la fête du journal, on sent que ça ne va pas de soi. Donc on a aussi ce gros travail qui existe sur les plateformes, mais qui va exister aussi pendant la fête, pendant l'exploitation. sur le terrain où on a notamment des bénévoles qui vont aller parler du journal aux festivaliers, aux gens qui viennent faire la fête.
- Speaker #1
D'accord. Et toi, tu mets en place un dispositif spécial aussi en collaboration avec l'organisation au moment de la fête de l'Huma ?
- Speaker #0
Oui, on met surtout un dispositif spécial où on essaie de faire vivre l'humanité, la fête sur le numérique. Donc là, ça fait deux ans. Avec la chaîne Twitch, on live tous les jours de 9h à 22h. L'an dernier, c'était 22h pour suivre certains débats, pour vraiment faire suivre plus le côté politique. Parce que les concerts, c'est plus compliqué en termes de droits. On n'a pas forcément aussi la régie nécessaire pour filmer en concert, en live, et faire en sorte que ça soit audible et une bonne expérience pour l'audit... Enfin, pour les... les spectateurs de l'autre côté de l'écran, c'est un autre challenge que de filmer des débats. Donc là, pour l'instant, nous, on aimerait bien, à terme, proposer vraiment une expérience faite de l'humanité, sur l'humanité.fr, plus complète, avec des concerts, des interviews artistes, tout ça. Mais là, pour deux ans, on s'est quand même un petit peu limité à faire des choses plus qualitatives, c'est-à-dire organiser des débats, aller filmer sur l'Agora, qui est l'espace politique de l'humanité. faire des déambulations dans la fête avec un de nos journalistes, tout ça.
- Speaker #1
Ok. Eh bien, hyper intéressant. On arrive doucement, mais tranquillement à la fin de l'enregistrement. Est-ce qu'il y a un sujet qu'on n'a pas forcément abordé ? Tu dis, tiens, ça, j'aurais bien aimé qu'on en touche un mot.
- Speaker #0
Non, je crois qu'on en a parlé. Moi, c'est un truc que j'ai bien aimé à l'humanité, c'est qu'on nous a aussi laissé la liberté de travailler avec des gens avec qui on voulait travailler. pour maximiser le rayonnement sur les réseaux sociaux. Notamment, là, je pense à l'émission que je coanime avec Mélissa Amneris, qui intervient notamment sur Streetpress, tout ça, où, en fait, on nous a laissé cette liberté de dire qu'il y a des créateurs et créatrices de contenu qui sont très pertinents, on aimerait bien travailler avec eux. On nous a dit d'essayer de faire des pilotes et si ça marche, allez-y. Donc, il y a vraiment ça où on nous a un peu laissé créer notre hub de créateurs de contenu, soit qui sont de la maison et qu'on fait monter, soit qu'on ramène chez nous et qui, du coup, sont de plus en plus identifiés comme pas forcément partie prenante de la rédaction. C'est-à-dire que leur parole n'est pas en tout temps une parole de l'humanité. Ils sont plus vus comme des chroniqueurs. Mais voilà, ça permet aussi d'agglomérer. ces différentes audiences qui ont quelque chose à partager à la fin.
- Speaker #1
Finalement, l'humanité, laboratoire des médias de demain.
- Speaker #0
Écoute, on espère, on essaie, mais on s'inspire aussi de ce qui est fait chez nos collègues.
- Speaker #1
Il le faut, mais c'est bien d'avoir aussi un œil attentif. En tout cas, merci beaucoup pour ce temps d'échange. C'est bien. C'est super de voir un média comme Lumad s'emparer autant de tout ça et on voit que tu fais ça avec... avec ferveur et en tout cas que t'es passionné par tout ça merci beaucoup en tout cas de rien, merci à toi pour l'invitation c'est la fin de la troisième et dernière partie de cette interview de Deep Media avec Mathilde Gros Social Media Manager pour le journal L'Humanité je vous donne rendez-vous prochainement pour de nouvelles interviews avec celles et ceux qui façonnent l'avenir des médias à l'heure du numérique en attendant, pour ne manquer aucun des prochains épisodes, abonnez-vous à ce podcast et mettez les étoiles et commentaires adéquates. DeepMedia, c'est désormais le newsletter mensuel pour poursuivre l'exploration ainsi qu'un chatbot de veille IA et Média appelé IA Media Lab. Pour accéder gratuitement à ces deux outils, je vous mets les liens en commentaire d'épisode. DeepMedia est un podcast autoproduit par Follow Me Conseil, agence de formation et conseil stratégique spécialisé en IA générative et social media. A très bientôt !