Speaker #0Salut à toutes et à tous ! Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler d'un sujet qui nous touche un peu tous et toutes, mais qu'on évite souvent de creuser, la rentrée. Chaque année, elle revient comme une évidence, un rendez-vous imposé, et pourtant on ne sait jamais trop si c'est un recommencement ou juste la même chose qui se répète. Alors, est-ce que la rentrée c'est une répétition ? Ou est-ce un vrai commencement ? Moi j'avais envie de vous partager ce que j'ai vécu ces derniers jours et peut-être que ça résonnera aussi avec ce que vous vous traversez. En tout cas, préparez-vous bien, installez-vous confortablement et quand vous vous sentez prêts, prêtes, on y va. Depuis je ne sais quel âge, je pense souvent à la rentrée en me disant que j'ai déjà vu ça. L'année dernière, je n'ai pas envie de repasser par là. Et je l'ai toujours perçu comme étant une contrainte sociale. Parce que ça s'impose à soi sans qu'on ait trop la main dessus. Et moi, je le sentais même avant le jour J. Par exemple, à partir du 20 août cette année, j'avais l'estomac qui commençait à me serrer. Je ne me sentais pas bien. Je ne mangeais pas bien non plus. Et je ne dormais pas bien. Donc, vous voyez ce moment où tout le monde poste. encore des photos de vacances. Mais toi, t'es vraiment là. Je sais que ça approche. Je sais que là, bientôt, je commence le travail. En plus, il faut savoir que mon anniversaire, c'est le 3 septembre. Donc là, mercredi, je travaille, mais ça ne me dérange pas. Mais c'est mon anniversaire et j'ai 27 ans. Donc c'est impossible pour moi d'oublier la rentrée parce que c'est entremêlé de ce sentiment de purée, c'est mon anniversaire et tout le monde va le zapper en fait parce que tout le monde va être dans... dans l'euphorie, l'excitation, mais aussi l'angoisse de commencer la rentrée. Vous voyez ce que je veux dire ? Et du coup, je l'ai toujours vécu comme une espèce de prédatrice, tapie dans l'ombre, qui m'attend pour me dévorer toute crue, sous l'amoncellement de choses qui parviennent à tout individu dans mon entourage, qui est confronté à ça. Donc la rentrée, c'est ça pour moi. C'est purée, à chaque fois que ça se manifeste, c'est toujours la même chose, les gens vont m'oublier. Voilà, parce que c'est juste comme ça. Et c'est pas grave, c'est normal. Avec tout ce qu'il y a à faire, je ne suis pas étonnée. Et cette année, je commence un nouveau travail et j'ai eu deux jours de formation. Donc j'essaie de trouver le temps de répondre à mes mails, de regarder, mais je n'ai pas forcément le temps. Il faut dire qu'une fois que j'oublie quelque chose, c'est fini. J'ai du mal à revenir sur ce à quoi j'étais en train de... Vous voyez ce que je veux dire ? De penser. Donc c'est compliqué. Et ces deux journées... de formation sont intenses parce que le métier que je vais faire, parce que je considère que c'est un métier, c'est exigeant. On nous a répété encore et encore les mêmes consignes. Ça pourrait paraître redondant, que ce soit en termes de sécurité, incendie, procédure, etc. J'avoue, à la fin de la journée, j'avais la migraine. Mais je pense que c'est normal, c'est humain. J'ai passé toutes mes vacances, j'ai passé plus de 5 mois à être alitée. pas bien parce que j'ai un traitement lourd, mais ça va, je gère. Et en rentrant chez moi vers 21h15, 21h30, je me suis écroulée après avoir mangé mon omelette parce que j'avais un mal de crâne monstrueux, je n'en pouvais plus. Le matin, il y avait full monde au bus quand je suis arrivée. En plus, j'ai dû courir pour ne pas le louper. Ensuite, j'ai dû enchaîner les cafés. Voilà, parce qu'il y avait beaucoup, beaucoup de choses qui nous sont parvenues. Et le soir, en rentrant, il était 18h dans le bus. Il y a du monde qui a commencé à arriver à un certain niveau. Voilà, j'étais là, bon, voilà. Donc, il faut dire que la répétition, ça fatigue. Je veux dire, là, je pense que revenir à ce qu'on pense déjà connaître de la rentrée, ça peut paraître aliénant. Parce qu'on se dit... encore ça, encore une fois, c'est la je sais pas combien de fois que j'entends ça aujourd'hui. En même temps, je comprends pourquoi c'est fait de cette façon-là. Parce que si on nous répète les choses, c'est pas pour infantiliser. C'est parce que c'est qu'en refaisant, en répétant, en étant redondant, on retient plus aisément. Parce qu'on est des animaux sociaux d'habitude. Voilà. Et oui, la rentrée, c'est une contrainte et on n'est pas parfait. On ne va pas tout savoir en un claquement de doigts, ils le savent très bien. Mais ils savent que parmi toutes les choses qu'ils vont nous dire, il y en a d'autres qu'on ignore encore. et qui sont hors de notre portée. Et ça, si déjà, imaginons que je n'avais pas eu les deux journées de formation, même si c'est de la répétition non-stop, je pense que je n'aurais pas été amène de gérer le job à partir de lundi quand je commence. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc oui, la rentrée, ça revient toujours parce que c'est comme ça, mais ce n'est pas que négatif. La rentrée... Je pense qu'on peut aussi la percevoir comme une nouveauté, un commencement. Mais ce serait faux de dire que la rentrée, c'est juste ça. Parce qu'en parallèle, il y a aussi une vraie nouveauté. Ces deux jours de formation, malgré la fatigue, ça m'a nourrie. J'ai rencontré des gens hyper bienveillants, enrichissants, intéressants. Je ne pourrais pas vous décrire, mais j'en ai pris plein la vue. Dans le sens... purée, je suis trop contente de rencontrer ces gens-là. Cette équipe a l'air superbe et même si tôt ou tard dans l'année, il y a conflit, il y a ou que sais-je encore, parce que voilà, c'est pas très grave parce que j'ai l'habitude de ce genre de choses et voilà, ça fait du bien de rencontrer des gens, d'avoir du contact humain, du lien et des personnes qui ont leur passion, leur projet de vie et tout ça en dehors du boulot, mais en même temps, ils sont passionnés par ce qu'ils font, un minimum. Ça me fait vraiment du bien de voir ça et je ne me leurre pas non plus. Pour moi, c'est une petite victoire parce que j'appréhendais énormément. À titre d'exemple, la formation sécurité incendie, ça, c'était ma frayeur de devoir manier des extincteurs. Mais voilà, ça s'est bien passé. J'avais peur que ce soit lourd, ennuyeux. Finalement, c'était trop bien. Le formateur était super sympa et j'ai appris plein de choses. Donc, ça pour moi, c'est de la nouveauté. Parce que j'ai pu poser des questions sur des sujets qui me paraissent à mille lieux de moi. Et ça, c'est cool. Même sur moi-même, j'en ai appris plus. Je me suis dit, purée, j'ai mieux agi que ce que je pensais. Voilà. Donc, c'est ce moment-là où tu te dis, purée, je suis en train de rentrer dans une nouvelle année. Peut-être que je peux explorer d'autres facettes de qui je suis. C'est cool. Et on n'est pas juste dans un cycle qui se répète. à mes yeux, mais on peut créer quelque chose de frais qui nous apporte une autre perspective. Et puis, il y a aussi le côté social. Moi qui avais peur de l'intégration parce que je suis restée enfermée pendant des mois chez moi, ça s'est super bien passé. Les gens étaient avenants, à l'écoute, accueillants, même si parfois j'avais l'impression de faire des têtes étranges ou de poser des questions un peu bêtes, mais... Franchement, il n'y a pas de mauvaise question, donc j'espère que ça a été plutôt bien pris. En tout cas, cette rentrée-là, elle m'a rappelé que rencontrer de nouvelles personnes, excusez-moi, ça reste l'un des plus grands moteurs dans la vie. On oublie à quel point on en a besoin, surtout dans un monde qui peut sembler parfois un peu vide de sens. Et pour moi, du coup, en fait, la répétition, elle permet le commencement. Donc, il y a une sorte de complémentarité. Oui, la rentrée, c'est quelque chose que l'on connaît, mais c'est tout ça le paradoxe de la rentrée, c'est qu'elle est les deux à la fois. Oui, ça se répète, oui, c'est fatigant de replonger là-dedans, mais cette répétition, c'est un socle. Et sans elle, sans ce socle, pardon, il n'y a pas de commencement possible. Par exemple, je me dis, les choses qui se répètent, c'est chiant. Voilà, à la longue, on fatigue, il y a une charge. qui s'incombat à nous, mentalement, on est au bout. À bout, je veux dire, voilà la preuve. J'avais la migraine à la fin de la journée hier. Mais ça me permet d'être libre dans mon rôle ensuite. Genre, la deuxième journée, ça allait beaucoup mieux. Je me sentais plus légère, mais avec quand même du stress. Mais moins stressée. Je pense que j'ai mieux appréhendé lundi. Mais j'ai juste peur. Mais voilà, c'est normal, ça partira avec le temps. Il faut l'habitude aussi. et en fait Cette formation dite répétitive, dans sa forme, parce que c'est chaque heure, on entend les mêmes choses parfois, ça me rappelle que ça va me permettre d'être libre dans mon rôle ensuite, de me dire « ok, je peux revenir dessus » . Je peux me dire « ok, j'ai déjà fait ça » et je peux poser des questions sur ça sans paraître idiote, pas parce que je ne me rappelle pas, mais parce que je n'ai pas encore ça en main. Je pense que là où je devrais me questionner, c'est si dans six mois, là j'ai encore des questions à poser. Enfin, je pense que j'en aurais aussi, mais pas au niveau... d'informations qu'ils nous ont données. Je veux dire, on peut aller glaner des infos, c'est cool. Ensuite, ça ressemble fortement, du coup, pour cette formation répétitive, à moi, mes propres routines perso. Je m'explique. Que ce soit la méditation que je pratique le soir, que ce soit ma cohérence cardiaque, que ce soit le stretching, aller marcher 15 minutes près de chez moi, c'est des choses qui se répètent jour après jour, que j'ai mis en place. Même chanter sous ma douche, voilà. Et à chaque fois, ça ouvre un espace nouveau à l'intérieur de moi. Parce que même si c'est quelque chose que je connais déjà, ça me fait du bien de retourner dedans. Et j'ai un sentiment de nouveauté parce que chaque jour n'est pas le même. Mais vous voyez ce que je veux dire ? Ça m'ancre dans mon propre quotidien et ça me permet de respirer, d'avoir ces points d'ancrage. Je dis beaucoup en fait, je suis sincèrement désolée. Et je crois que c'est ça. que je voudrais dire, si la rentrée est difficile, c'est pas parce qu'elle est « mal faite » , c'est parce qu'on n'a pas toujours trouvé nos petits rituels, nos repères qui nous permettent de traverser ce moment. Il y en a pour qui la rentrée, c'est rien, parce qu'il y en a qui ne débutent pas de travail, il y en a qui sont au chômage, il y en a qui... Peu importe. En tout cas, je trouve que, pour moi, ça peut être aussi simple de mettre en place des petits rituels afin de... Ça peut être simple. Comme là, j'ai osé aller boire des cafés, aller me servir parce que sur le temps et la durée, c'est très demandant d'être dans l'écoute active surtout. Pas que d'être passif, mais aussi de savoir rebondir, savoir assimiler tout ce qui nous est donné. Là où je me pose une question, je me dis qu'il faut que je comble le trou. qu'il y a dans ma tête quoi et ça c'est cool parce que c'est aussi simple que aller faire une pause toilette sans demander la permission oui c'est encore là parfois à me dire pourquoi je suis là à dire c'est mal d'aller aux toilettes alors que il ya un petit moment de flottement on sert des feuilles on distribue des feuilles pardon et puis j'ai droit à m'éclipser fin pour moi c'est pas ça n'est jamais arrivé de le faire quand j'étais au lycée en tout cas donc je suis un un peu étonnée de faire ça. Et voilà. Aussi, autre point d'ancrage qui m'était important de proposer pour ceux qui font leur rentrée lundi. Vous pouvez faire ce que je fais moi quand je commence à ressentir le stress. J'identifie de quoi est fait le bâtiment dans lequel je vais me rendre. Est-ce qu'il y a quelque chose de différent ? En quoi il est fait ? Donc là, je sollicite mes yeux. Ensuite, J'identifie s'il y a une odeur en particulier qui me parvient. En l'occurrence, vu que j'étais sortie du bus, je sentais les voitures. Et troisièmement, je sollicite les yeux, le nez, mais aussi les oreilles. Qu'est-ce que j'entends ? J'entends des bruits de travaux. Et même si c'est trop de stimuli qui vous paraissent encombrants, moi, ça m'a aidé à me dire... « Ok, rassure-toi, il y a des choses qui se passent, enfin pas ailleurs dans le monde, je ne veux pas dire ça comme ça, mais ok, là, maintenant, rassure-toi, il n'y a pas de raison que ça se passe mal, là, présentement, là où tu te rends, tu sais identifier où tu es, tu sais pourquoi tu y es. » Et voilà, et juste respirer, inspirer 6 secondes, tenir 2 secondes et expirer 3 ou 4 secondes, je ne sais plus, mais c'est ce que je fais et ça marche pour moi en tout cas. Encore faut-il savoir respirer. Parce que parfois, moi au tout début, quand j'ai commencé par exemple la sophrologie ou la méditation, je ne savais pas respirer. Je ne savais pas que je ne savais pas respirer. La respiration thoracique pour moi c'était... Ouais non mais je respire, j'ai toujours respiré par le nez. Je vous jure que respirer par la bouche, ça m'a changé la vie. J'exagère même pas. Du coup, c'est micro-répétition qui existe dans mon quotidien. ça rend la nouveauté possible et plus aisé à assimiler, tout simplement. Alors, vous allez me dire c'est, ouais, peut-être que la rentrée c'est une répétition à commencement, mais en vrai, est-ce que c'est pas les deux ? Pour moi, oui. Elle se répète, c'est certain, ça impose un rythme que ce soit le calendrier scolaire, universitaire, etc. Ça pose les bases. Ensuite... C'est quand même grâce à ça qu'on peut commencer, qu'on peut être sûr de ce cadre-là. Mais du coup, il y a d'autres questions que j'ai, mais ce ne sera pas le sujet du podcast, sinon ça va durer trop longtemps. vient la question après un peu plus philosophique qu'est ce que ça dit de nos comportements humains des cadres qu'on s'impose à nous tous alors que en vrai on pourrait juste chill et rester chez soi et vivre en son temps son rythme ce serait cool en vrai ce serait top mais voilà on a peut-être besoin de ça pour se pousser à faire des choses par exemple c'est comme la dernière fois quand je disais que J'avais été à la cascade avec ma sœur et j'étais là, flemme, ce n'est pas mon truc. Et au final, je me suis mise à penser que ce mois-ci, j'aimerais bien faire des randonnées, des via ferrata. J'ai installé une application pour faire des randonnées autour de Chambéry. Et voilà. En tout cas, si je regarde mes deux journées de formation, j'ai vu la contrainte, que ce soit les règles, les infos, la fatigue. Mais j'ai aussi vu l'ouverture. à savoir les rencontres, l'espoir d'un nouveau rôle et la perspective de créer du lien. La rentrée, ce n'est pas un carcan, c'est un cadre de vie. Et c'est à nous de décider ce qu'on en fait après. Voilà, parce qu'on sait qu'il faut laisser le temps que ça se tasse, le temps que les habitudes se fassent, etc. Alors, si je peux vous donner un conseil, ce serait de trouver vos points d'ancrage, une respiration. une marche lente, une habitude douce qui vous accompagne. Pas pour réussir la rentrée parce que ce ne sera pas comme vous l'attendez. Ce sera très loin de la réalité. Moi, j'avais peur que ce soit trop strict, etc. Finalement, oui, il y avait beaucoup de règles. Il y avait beaucoup de choses à nous expliquer. Mais c'était cool. Voilà, c'était un entre-deux qui forcément mène à de l'épuisement. Voilà, mental, physique, c'est logique. On est humain. Mais juste pour vivre la chose et la vivre pleinement et se dire ok j'ai passé une plutôt bonne journée. C'est ce que je me suis dit hier, j'ai passé une bonne journée parce que j'ai rencontré telle telle personne. Quand elle a dit ça, ah oui j'ai beaucoup aimé. Enfin se concentrer sur des choses qui vous ont fait du bien, relativiser et vous dire ok la journée est passée, c'est fini. Mais je sais que c'est plus évident à dire qu'à faire, ne vous inquiétez pas. Mais c'est juste pour vous dire au fond la rentrée c'est... C'est un concept qui ne doit pas décider pour nous, comment nous on veut vivre dans nos foyers, etc. C'est normal que quand on est chez soi, on pense à ça, on cogite. Mais c'est à nous de choisir comment on traverse tous ces événements-là, comment on se rassure soi-même, comment on se sent mieux. Je pense que c'est essentiel. Je dis beaucoup voilà et en fait, je suis sincèrement désolée pour cette épée. épisode qui est très décousu. J'espère que ça vous aura fait plaisir. Je suis très, très contente d'avoir pu le faire, l'épisode, parce que je pensais que ça ne serait pas possible. Et ça l'est, finalement. Donc c'est cool. Et je vous souhaite une agréable soirée pour ceux qui sont libres de leur temps, de profiter de votre week-end, pour ceux qui travaillent du courage aussi. Et je vous souhaite une agréable rentrée pour lundi ou mardi. ou mercredi. Peu importe quand. Et si vous êtes encore en vacances, profitez bien. Ceux qui partent en vacances en septembre, profitez aussi. Bref, j'espère que ça se passe au mieux pour vous. Je vous embrasse infiniment et je vous remercie d'être passé sur mon podcast. Une nouvelle fois, à la prochaine. Je vous fais de très gros bisous. Ciao, ciao !