Speaker #0Hey, coucou ! Alors je me préparais une tasse de café, je me suis dit que ce serait sympa de prendre ce moment pour discuter, tranquillement, comme si on était assis ensemble. Prends ta boisson, mets-toi à l'aise, et on va juste se poser et parler un peu de ce qu'on observe, de ce qu'on ressent, et de comment on se relie à soi-même. A savoir que, pas plus tard qu'hier, j'observais des ados, et je me suis dit, c'est vrai qu'il y en a beaucoup qui testent les limites, il y en a qui se moquent, il y en a qui... Au contraire, se sentent seules, sont ostracisées par les autres, paraissent isolées, un peu perdues dans leur bulle. Et ça m'a rappelé des moments de mon adolescence. Cette pression sociale de ne pas réussir à m'intégrer, la peur de parler fort, d'être jugée. Et ça, encore maintenant, je l'ai. Je me souviens surtout des moqueries dans les couloirs, des regards où on prend un peu de haut l'autre. Et surtout quand on dit en sport et que ça a... Sous-entendu que j'étais grosse entre guillemets. Et certains souvenirs comme ça, ça me revient parfois et je me dis, purée c'est encore là quoi, ça part pas. Et puis pour être honnête, ça a une influence sur qui je suis maintenant parce que ça m'arrive encore de pas arriver à m'affirmer. Et parfois je craque mentalement parce que je me plie en quatre pour les autres, je suis empathique et bienveillante et je pense qu'il y a des jobs que j'ai faits où je me... plier en quatre parce que, pareillement, je me disais qu'il faut absolument que tu te surmènes pour prouver que tu vaux la peine d'être là. J'ai le droit d'exister telle que je suis et je pense que je suis suffisamment dure envers moi-même. Ça mène à une quête de perfectionnisme. L'idée d'être parfaite telle que je suis et de renvoyer une certaine image, ça fait que je pleure parfois. sans raison apparente mais c'est parce que mon cerveau vu que je refoule énormément et que je me libère pas de certains poids dont je devrais me délester bah c'est vrai que c'est dur à tenir un nouveau rythme et de changer du tout au tout d'ancrer de nouvelles habitudes et faut savoir que je suis insomniaque donc j'ai des problèmes de sommeil depuis la mise et temps enfin j'exagère le trait mais c'est vrai que depuis que je suis ado Ça m'arrive de pas bien dormir et en fait la psyché a ce pouvoir extraordinaire qui fait que notre corps peut parler pour nous sans qu'on le sache. A savoir que si j'arrive pas à dormir c'est vraiment parce que je suis dans un environnement de travail qui fait que c'est stressant, que je suis irresponsable. Donc je n'ose imaginer par exemple les chauffeurs de bus, de cars, etc. Je me dis mais purée je ne pourrais pas faire ça à longueur de temps. Pour vous dire, tellement je n'arrive pas à dormir, il faut que je prenne un médicament parfois, pour juste m'assurer que mes deux cycles de sommeil soient bien tenus. Donc je dors 6h grand max, sinon l'idéal ce serait 9h, on le sait très bien. Ah oui, parce que du coup, petite astuce à glisser, c'est mieux de se réveiller à la fin d'un cycle de sommeil, comme ça on sait qu'on est pleinement là et qu'on ne se réveille pas en plein milieu. Genre, imaginons que vous avez dormi 2h30, bah... il vous manquera 30 minutes de sommeil pour compléter le cycle entier. Et du coup, un cycle, c'est 3 heures, en fait, si je ne dis pas de bêtises. Mais bon, je fais un peu de la vulgarisation scientifique, je ne m'y connais pas tant que ça. C'est juste pour préciser que c'est quelque chose à savoir et que c'est ce que j'applique au quotidien, à me dire, écoute, là, si tu ne dors pas maintenant, au moins dors 3 heures. Comme ça, tu es sûr que tu as fait un cycle de sommeil et tu tiens la journée. Mais ça m'arrive de me réveiller avant le réveil. Donc ça aussi, si. C'est autre chose, c'est plus compliqué. Du coup, pour en revenir à ce que je disais, je parlais du fait d'être ostracisé par les autres et de la pression sociale de s'intégrer. Donc, j'avoue que ce n'est pas évident, mais j'essaie de me focaliser sur des choses plus positives et de ne pas non plus projeter ma propre expérience personnelle sur ce que je vis actuellement. Donc, je note les moments positifs, à savoir les interactions sincères avec des camarades. Des collègues, les sourires que je reçois, le rythme plus sérieux que j'impose à ma vie, à savoir me réveiller tôt et essayer de dormir tôt pour pouvoir faire plein de choses dans la journée, dont l'enregistrement du podcast par exemple, faire mon sport, etc. Avoir un cadre près de la nature, donc aller marcher, faire de la rando, courir, aller faire de la natation. Par exemple, j'ai des amis qui m'ont proposé... d'aller faire de la natation, donc je suis super contente, ou bien d'aller courir 15-20 minutes, ou faire le tour du quartier tout simplement. J'ai déjà parlé de ça dans mes épisodes précédents, mais je pense que c'est hyper important que je vous souligne que c'est des choses qui nourrissent. l'énergie intérieure et ça me rappelle que ça vaut la peine de continuer et que je peux tenir le coup. Voilà, en tout cas, moi je voulais vous poser des questions tout au long du podcast. Vous pourrez réécrire les questions dans un journal intime si vous en tenez un et je les mettrai en description si cela est possible. Voilà, donc la première question que je te pose c'est... quand tu observes ou que tu vis des situations difficiles, qu'est-ce qui te touche profondément et qu'est-ce qui te permet de rester ancré ? Déjà, si tu arrives à répondre à cette question, ce sera top, mais en plus, ça va te permettre de te dire « Ok, là, je ne me sens pas bien, qu'est-ce que je fais ? » Du coup, il y a autre chose qui, moi, m'a frappée, pour ainsi dire, chez les ados en général. Parce que c'est ce que je vais utiliser comme exemple aujourd'hui. C'est les moqueries, le limite test, à savoir voir jusqu'où on peut aller avec l'autre. Et le sentiment d'ostracisation qui incombe à bien des ados. Et pour moi, c'est des questionnements au niveau de la santé mentale qui restent relativement importantes et qui ne sont pas négligés. Donc ça, je ne resterai jamais silencieuse face à ça. Et je sais que c'est une posture qui est difficile à adopter. Mais moi, face à... Je limite test comme ça. Il y a des choses que je laisse passer parce que je suis souple, mais il y a des choses, je me dis, là, ça, je ne laisse pas passer, en fait, parce que ce n'est juste pas possible. Et en fait, j'ai été bien sympa pendant 15 minutes, mais là, ça commence à bien faire. Et j'essaye un minimum de prendre en compte qu'il y a des groupes sociaux qui sortent naturellement. Il y en a qui se mélangent facilement, qui arrivent tout de suite à s'intégrer à une équipe, que ce soit quand on est enfant à l'école primaire, au collège ou bien au lycée, mais aussi quand on est adulte et qu'on va à un club de sport ou qu'on fait une activité en dehors de nos heures de travail. C'est très difficile, parfois on se sent même laissé de côté. Moi, c'est mon ressenti, j'ai du mal à m'intégrer socialement. Ça m'arrive en soirée quand je suis un peu plus à l'aise d'y arriver, je suis ambivertie. Du coup, il y en a qui sont laissés de côté sous prétexte qu'on les perçoit comme différents et les gens sont très très critiques, beaucoup plus qu'on ne le pense. Je me rappelle de ma mère qui me disait « fais gaffe à cette chose-là » parce que les gens sont très très observateurs et critiques. Et c'est vrai que c'est chiant de se regarder les autres, mais c'est vrai que ça compte quand même et ça pèse dans la balance. Et en fait, c'est difficile de se délester de ça. Parce que c'est un poids inconscient qu'on traîne tous, à savoir de quoi j'ai l'air, à quoi je ressemble, l'autre est mieux que moi, j'ai pas ma place ici. Et en fait, c'est une peur que j'avais quand j'étais ado, cette peur de pas trouver ma place, de rester silencieuse dans les conversations, ou de subir les moqueries et de ne rien dire et prétendre que j'ai pas entendu qu'on parlait de moi. Et moi, mon conseil là-dessus, c'est observer ce qu'on ressent, ce qui se passe autour de soi, savoir l'autre est l'autre et moi, je suis moi. Et dans cette altérité de se dire là je note ce que moi je ressens et là je me sens pas bien, ça me va pas. Et les souvenirs que j'ai de mon adolescence ça me montre qu'est-ce qui est encore sensible chez moi, quelle corde est encore fragile. Mais ça veut pas dire que moi je le suis en tant que personne, ça veut juste dire j'ai vécu ça et puis maintenant je sais quelles sont mes limites et je sais qu'est-ce que je ne veux pas laisser passer. Et je sais que je ne serai pas du genre à me taire et je vais m'affirmer. Pas avec agressivité, mais avec toute l'assertivité qui soit imaginable. Et du coup, il y a un autre point que je voulais relever qui est important, à savoir que j'ai mes propres biais cognitifs. On a tous des biais cognitifs, forcément. Et moi, par exemple, j'ai noté que j'avais le biais de négativité qui me fait encore focaliser sur ce qui me blesse, sur ce qui me pèse. Il y a aussi le biais de comparaison qui me fait regarder les autres et douter de moi en mode « Ah bah tel collègue procède ainsi, je devrais essayer de me calquer sur ça » . Et puis en fait, non. Juste non, je ne suis pas comme ça et puis point. Donc reconnaître ça, c'est déjà bien et se dire « Ok, là, est-ce que c'est moi qui déraille ? » Parce que ce n'est pas un dysfonctionnement de la personne, c'est comment je fonctionne et qu'est-ce que je peux mettre en place pour pouvoir comprendre mes propres réactions et pouvoir m'adapter à ça. et Du coup, ça remet tout en place, en mode, c'est de se dire, j'ai pas à mettre autant de pression et de charge alors que l'autre, même s'il place une certaine estime en qui je suis et un certain respect mutuel, moi je sais qui je suis. Oui, des fois ça glisse, des fois vous allez être en retard au travail et vous n'allez pas pouvoir justifier de votre retard par qui vous êtes. Parce que sinon c'est trop facile. Moi j'étais en retard hier, c'est ma faute, je n'ai pas mis de rappel, je sais que je ne me rappelle pas, je sais que ma mémoire elle flanche, je ne me rappelle pas de tout. Notamment parce que j'ai un traitement médicamenteux. Ce n'est pas une excuse, parce que du coup ça tombe sur mes collègues et ça ne se fait pas. Donc la moindre des choses c'est de venir, de dire écoutez, je suis honnête, j'ai écouté. totalement zappé, c'est vraiment pas ma faute je les ai zappés et puis la prochaine fois je me mets un rappel et j'arrête de merder comme ça c'est moi qui ai merdé, c'est la responsabilité de la personne et je me sens je me sentais mal forcément parce que c'est tombé sur mes collègues mais j'ai été rassurée d'une part de l'autre je sais que ça a un peu mis des gens dans l'embarras mais je prends le contre-pied en me disant c'est passé, ça a été Mais je sais que du coup, il ne faut pas non plus qu'à l'inverse, qu'il y ait du ressentiment du côté de certaines personnes, parce que c'est logique, ce n'est pas aux autres de subir pour moi. Donc la question que j'ai à te poser, que tu peux écrire dans ton journal, c'est quand tu observes des situations comme ça, là en l'occurrence c'est une situation sociale difficile, c'est tomber sur les autres, une action que j'ai faite. Non pas une action, mais une non-action, puisque je ne me suis pas rendue à l'heure, à un événement où je devais être à l'heure. C'était obligé, et en fait j'ai totalement oublié. Vraiment, je m'étais dit dans ma tête, je vais m'en rappeler, que je dois venir à cette heure-là. C'est sûr, parce que je suis stressée pour tout, et je pense à tout en ce moment. Mais en fait, non. Parce que mentalement, si je devais mettre un post-it pour tout ce à quoi je dois penser, j'en finirais pas. Mais j'aurais dû me mettre un rappel ou un réveil ou que sais-je, et je l'ai pas fait. En sachant que j'ai tout ça à gérer dans ma tête. Ma vie étudiante, la vie que je mène en dehors du travail, ma vie avec mon copain, ma vie avec mes amis, ce genre de choses. Et en fait, du coup, tu peux dire quels sont les souvenirs, les émotions là qui remontent, qui me remuent et comment je pourrais utiliser cette conscience de soi, de moi du coup, pour poser des limites avec les autres. et avec moi-même. À savoir, là, c'est OK, là, c'est pas OK. Voilà. Et je pense que le corps et l'image de soi sont intimement liés à nos expériences sociales, forcément, parce que le regard des autres, ça a une influence certaine sur la perception qu'on a de soi. Moi, ado, j'ai gardé des traces maintenant, des remarques blessantes que je me suis prises. Et c'est surtout pendant le sport que j'en ai prises. Donc, maintenant, je fais du sport. C'est un peu comme si mon... Ouais, je sais pas comment expliquer, j'avais eu un déclic, mais c'était pas de la part des autres, c'est de la part de qui je suis moi. À ce moment-là de ma vie, quand j'étais ado, je me suis dit, c'est pas possible. Déjà que ma mère me faisait remarquer que j'avais pris du poids, le gynéco avait dit que j'étais en surpoids, enfin en risque de surpoids. Derrière, je me prends ça, au lycée, alors que déjà, je m'étais intégrée et d'un coup, j'étais plus intégrée parce que du jour au lendemain, ça peut se retourner contre soi. alors qu'il n'y a rien, juste la personne ne vous aime pas, mais parce qu'elle ne vous aime pas, elle va se permettre de rallier des personnes à sa cause et de dire « moi je ne l'aime pas, elle est ci, elle est ça » , et c'est de ça dont je parle quand je dis qu'on peut très vite être perçu comme différent parce qu'on ne plaît pas à quelqu'un, parce que ce n'est même pas une question d'insécurité, je ne sais pas d'où ça vient, mais justifier que quelqu'un vous harcèle en disant « mais c'est parce que t'es ci, parce que t'es ça » , non, le problème vient de la personne en tant que telle en fait. Voilà, c'est... Elle n'a pas à vous harceler, elle n'a pas à vous malmener sous prétexte que ça va pas dans sa vie. C'est beaucoup trop facile de justifier ça ainsi. Et moi, je ne tolère pas. Moi, je vais être la première à taper du poing et à dire là, par contre, tu ne fais pas ça à ton collègue, à ton camarade, tu ne fais pas ça devant moi. Et je suis la première à le dire et je m'en fiche de le dire. En fait, je ne vais pas le dire avec agressivité, je vais le dire avec toute la bonté possible. Je vais dire là, par contre, moi, je ne tolère pas ça. Moi, je parle en moi. Ça ne passe pas auprès de moi. Je ne dis pas tu, parce que ça peut glisser le tu, parce que c'est une habitude qu'on a pris, de dire tu me fais mal au cœur, tu me fais de ces choses. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est facile de reporter la faute sur l'autre. Non, moi je me sens comme ça, parce que là ce que tu fais ce n'est pas ok avec mes valeurs, et juste non. Là tu dépasses la limite que j'ai imposée dès le début, je t'ai dit tu peux faire ci, tu peux faire ça, mais là moi, là ça ne va pas. Voilà, c'est facile à dire qu'à faire encore une fois et ça a pris des années. J'ai quand même de l'âge, quoi. J'ai pas de l'expérience parce que je suis pas mature sur le plan émotionnel, etc. Enfin, je pense que je suis quand même intelligente émotionnellement, mais c'est pas pour autant que je suis mature. Enfin, ça m'arrive de ne pas l'être et voilà. Mais au moins, le reconnaître, c'est déjà ça. Puis j'ai aussi des ressources qui font que je me sens pas dépassée non plus de trop par ce que j'ai pu vivre. à savoir que je peux me reconnecter à moi-même à travers le sport, le mouvement, le yoga, la marche à pied, écouter de la musique, méditer, ce genre de choses. Ça m'aide à nourrir mon énergie intérieure et à laisser passer le trop plein d'émotions et garder ce qui fait du bien, même si c'est vraiment, encore une fois, c'est plus facile à dire qu'à faire. C'est quelque chose que je pratique depuis plus de 3-4 ans et ça prend du temps. parce qu'il faut déconstruire des choses, des biais cognitifs qu'on a envers soi-même pour en créer des choses qui nous font du bien et essayer de se focaliser sur le positif. C'est pour ça que la positivité toxique, à savoir dire tout va bien aller, etc., c'est beaucoup trop général, en fait. Parfois, c'est beaucoup plus complexe. Tu ne peux pas juste dire tout va bien aller, tu peux juste écouter la personne, accueillir ce qu'elle ressent et dire... Je suis là si tu as besoin et voilà, et pas forcée. Et mon petit conseil pratique, c'est de commencer par des gestes pour le corps, à savoir masser son visage, donc juste le caresser, se faire un câlin. Je sais que ça paraît un peu lunaire, mais ça fait du bien. Si vous avez un balcon, prendre l'air, aller marcher 10 minutes près de chez vous, boire de l'eau, vous caresser les cheveux, je ne sais pas. Prendre une douche aussi, même si vous avez déjà pris une douche. Voilà, reprenez une douche, je ne sais pas, c'est... Vous préparez une bonne tasse chaude. Enfin voilà, c'est des petites choses comme ça, ça fait du bien. Et même cinq minutes, ça suffit. C'est amplement suffisant de se noter des éléments positifs et de se dire qu'on a eu des autres. Les interactions sincères avec les collègues de travail, les habitudes qui réussissent à s'ancrer. Par exemple, moi je suis contente que depuis le 31 août, voire bien avant, Je me suis remise à m'intéresser aux spots qu'il y a autour de ma région et qui sont incontournables. Et à me dire, ok, là, quand j'aurai ma carte de bus, je prendrai tel arrêt pour aller à tel arrêt et faire ci, ça, ça. Que je sois seule, accompagnée, voilà. Ça aide de se dire, là, j'ai planifié telle, telle chose. Donc comme là, fin de semaine, je vais aller nager avec des potes à la piscine dans une autre ville voisine. C'est cool, je vais découvrir autre chose. Je revois mes potes par la même occasion. Donc je suis plus que contente, ma fin de semaine se profite bien, donc je peux continuer mon mardi tranquillement, et voilà. Du coup, ça permet de tenir ces petites choses-là. En fait, c'est de se dire, ok, je tiens le coup, et j'existe, et ça ne ravivera pas constamment mes blessures d'apprendre à vivre pour moi. Et la question que j'avais à poser, que tu peux t'écrire... C'est quel petit geste concret, comme j'ai pu le citer, pourrait t'aider aujourd'hui à te sentir mieux dans ton corps et ton esprit, de sorte que tu sois alignée avec toi-même, même si tu te sens un peu fatiguée. Et en fait, quand je parle de tout ça, c'est pour revenir au fait qu'il y a les relations humaines et le principe d'assertivité dont j'aimerais parler. Donc observer les autres, ça m'a permis de réfléchir à la manière dont on communique et on se défend. Comment on répond à des moqueries, à des regards hautains, aux tensions, sans se laisser submerger par ce qu'on ressent. Donc l'assertivité, c'est s'affirmer soi-même avec conscience. C'est réfléchir avant de parler. Se demander pourquoi je parle à cette personne. Quel est mon objectif ? Comment je pose le contexte pour être comprise et pouvoir désamorcer toute tension éventuelle ? C'est une attitude réfléchie. Et ce n'est pas un réflexe qui est automatique chez l'être humain parce que ça s'appelle être congruent en psychologie. Donc on aligne ce qu'on ressent à l'intérieur avec ce que l'on dit et l'on fait. Donc contrairement à un animal, on est des animaux sociaux bien évidemment, gardez bien en tête qu'il y a des choses qui reviennent. par nature chez l'être humain parce que c'est comme ça. Et puis, on a des réflexes négatifs, à savoir ce qu'on appelle le stimuli. négatif chez les animaux, à savoir que si un chien se fait pincer, il va mordre en retour. Donc ça c'est un réflexe, enfin c'est un stimulus négatif je crois. Si jamais je me trompe, n'hésitez pas à me corriger dans l'espace commentaire. Mais surtout, bah en fait, un animal va réagir à ça par réflexe, un stimulus négatif, parce que à la différence de nous, ils sont pas conscients d'eux-mêmes. Enfin voilà. À savoir qu'ils peuvent ��tre des êtres vivants intelligents, comme la pieuvre qui est très très intelligente. Est-ce qu'elle a conscience d'elle-même ? Je ne pense pas. Est-ce qu'elle a conscience de sa condition sur Terre ? Je ne pense pas. Donc en fait, être congruent, c'est se dire j'ai conscience de moi et j'ai la capacité de répondre de manière réfléchie. Même si parfois nos biais cognitifs, que ce soit le biais de comparaison dont j'ai parlé plus tôt, Ou bien la culpabilisation, le doute qui nous surmène, on va dire ça comme ça. Même si nos biais cognitifs s'invitent dans notre état d'esprit, on peut choisir la réponse à une situation qui nous envahit. Donc j'ai un petit conseil pratique à donner aussi là-dessus. Avant une conversation difficile avec quelqu'un, respirer, encore une fois, c'est très important je pense d'inspirer. Expirer genre en mode ok là ça me submerge, je me sens pas bien, je me le note, l'objectif que je vais avoir en parlant à tel supérieur hiérarchique dans mon cadre de travail, à tel ami parce que ça me va pas ce qu'elle m'a fait. Mon intention c'est de dire à mon ami, je choisis une phrase donc claire, lui dire écoute là, moi là je suis pas ok présentement avec ce qui se passe. Mon intention en te parlant, c'est de te dire, j'ai envie que ça se passe bien dans l'équipe, avec toi, sur le long terme, parce qu'on est là pour... Il y en a qui ont des raisons x, y. Moi, mon but en étant ici, dans ce travail, c'est de créer du lien. Donc je veux renforcer notre lien de travail, parce que même si on ne s'entend pas tant que ça, même si on a des points de vue différents, le but c'est que... Imaginons que vous travaillez dans l'administration. Mon but, c'est qu'on puisse avancer sur les dossiers sans qu'on soit surchargé, sans qu'on se surmène, etc. Donc je veux qu'on s'entende bien en tant que collègue pour pouvoir être aligné sur tout ce qu'on a à faire et avancer. Et je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire et que c'est trop utopiste aussi, mais au moins être sûr que ce que vous allez dire, c'est aligné avec ce que vous êtes. Sans agressivité. C'est petit, mais c'est puissant déjà. Donc la question que j'ai pour toi, c'est quelle situation récente pourrait bénéficier de cette approche réfléchie et assertive ? À savoir, moi récemment, j'ai vu une situation qui me dépassait. Et en fait, j'avais déjà posé mes limites en disant là, je suis souple sur telle chose, mais tant que c'est calme ou silencieux, bah voilà. Et en fait, ça a débordé de sorte que j'ai vu, pour moi c'est carrément lunaire. que quelqu'un se prenne un projectile ou quoi que ce soit. Donc là, je vais réagir en mode non, c'est pas possible. Là, moi, ma limite, c'est ça. Je parle pas, on tue. Parce que sinon, la personne va se sentir tout de suite agressée et visée. Et déjà que c'est pas évident. Je dis là, moi, c'est pas OK, en fait. Je suis pas d'accord avec ça. Et là, moi, j'ai juste envie qu'on passe une bonne année ensemble, de bonnes journées, etc. C'est pas le but qu'on rentre chez nous et qu'on soit pas bien tous les deux parce qu'il y a un conflit entre toi et moi. Je veux dire, bon, en fait, en observant les autres et en me souvenant de moi quand j'étais ado, en relevant les blessures narcissiques, donc à savoir que quand même être moqué par les autres, ça peut créer une blessure de l'ego. Donc c'est difficile de s'affirmer d'être qui on est et ça fait partie de mon cheminement intérieur, bien évidemment. Mais je me focalise sur les ressources, comme le disait ma psy, les ressources que j'ai intérieurement et tout ce dont je suis capable en fait. Tout ce que j'ai accompli jusqu'ici, tout ce qui est positif dans ma journée, qu'est-ce qui est positif dans ma relation avec les autres en dehors du travail, enfin parce qu'il n'y a pas que le travail, mais avec mon copain, mes amis, ce genre de choses. genre si j'ai un conflit avec mon copain me dire là ok J'avoue que j'ai dépassé les limites, mais je ne me sens pas bien parce que voilà ce que je ressens, j'ai pas osé te le dire, etc. Parler en jeu, ça aide beaucoup parce que ça descend entre l'autre et il se dit que ce n'est pas pour lui qui doit le prendre et que c'est vous en tant que tel qui ne vous sentez pas bien et ça incite à de l'empathie. Et moi, j'essaie de me noter en tête. Oui, là, j'ai vu telle personne que j'apprécie. Elle m'a sourie, je l'ai croisée. On s'est dit bonjour. J'invite quelqu'un à boire un café parce que ça me fait plaisir. Voilà. Là, fin de semaine, je vais aller à la piscine avec des amis. Je vais aller faire de la marche à pied. Voilà. Donc, tout ça, ça m'ancre dans mon quotidien à me dire OK, là, je vais regarder ma série. Je vais chill toute la matinée. et c'est cool ce soir je vais à vélo au travail ça fait longtemps que je n'en ai pas fait donc je suis là en mode yes mais du coup c'est des petites choses comme ça qui me permettent de me dire j'ai posé mes limites quand j'ai conversé avec cette personne maintenant je suis plus ok avec qui je suis j'ai su reconnaître mes biais cognitifs et pas les impliquer lors de la conversation parce que c'est pas évident facile à dire qu'à faire Et je sais m'affirmer sans être agressive, sans être dans la fuite aussi, parce que c'est facile de fuir quand on a un peu peur de soi et de ce qu'on pourrait faire. Mais c'est possible, c'est faisable, ça peut prendre du temps. Je ne dis pas que c'est facile et que ça se fait en un clinquement de doigts. Mais même si le rythme est dur, que les journées s'accélèrent, que le doute revient, ça va s'apaiser avec le temps. Et c'est un apprentissage, c'est la vie, c'est comme ça. C'est pas parce que c'est comme ça que nous on peut pas décider de ce qu'on veut faire. Et chaque petit geste compte. Donc ma dernière petite question douce pour toi, quel petit choix tu peux faire aujourd'hui pour rester fidèle à qui tu es ? Et que ce soit tant tes émotions, tes limites personnelles, tout en gardant les ressources et les points positifs autour de toi. Moi, je vais noter que les petits choix que je peux faire aujourd'hui pour rester fidèle à qui je suis, à mes émotions, mes limites, j'ai déjà respecté ça hier soir en disant oui, là, la situation, j'aime pas du tout ce qui se passe, je suis pas d'accord. Et juste, j'ai pu aller dormir en prenant mes médicaments parce que voilà, donc ça, c'est positif, j'ai bien dormi toute la nuit. Autre point positif, ça a été tranquille ce matin, j'ai pris un petit déj. J'ai pris mon temps pour me réveiller, je me sens plus légère, je me sens plus apaisée. Ensuite, j'ai pu poser mes affaires, j'ai une collègue qui a eu une action super sympa avec moi. J'ai pu parler avec un autre collègue. C'est une équipe qui est super bienveillante et ça montre que les liens, si on les renforce et qu'on dit ce qui se passe. Pour soi, les autres peuvent comprendre et ça fait vraiment beaucoup de bien. Et derrière, j'ai pu rentrer en bus tranquillement, en écoutant ma musique. J'ai des gens qui m'ont souri en arrivant chez moi parce que ça se ressent que je me sens bien. Je suis rentrée chez moi, je me suis fait un mid-check. Du coup, j'ai pu tester une nouvelle machine, ce qui est cool. Donc mon expérience de barista m'est revenue un peu, donc je suis un peu contente, ça me rappelle quand j'étais barista, même si ça n'a pas duré longtemps et que je pense que je n'étais pas une très bonne barista, mais c'était cool de faire ça, un smic check, me dire ok là je me mets sur le podcast, je m'enregistre, puis après là je vais regarder l'été où je suis devenue jolie, puis après je me pose, j'écris un peu, voilà. Tout ce genre de petites choses, mis à bout, bout à bout pardon, ça fait beaucoup de bien, vraiment. Et voilà, du coup, je te remercie d'avoir partagé ce moment avec moi. Avant toute chose, si tu as le temps de respirer, de te poser pour toi, tant mieux. Si tu es dans le rush, que tu sors du taf, courage. J'espère que le reste de ta semaine va bien se profiler. C'est bientôt le week-end. Et voilà, souris à qui tu es. Fais des choses qui te font du bien. Tu peux te masser le visage, te faire un câlin à toi-même, même si ça paraît un peu... déconcertant, mais rappelle-toi que ce que j'ai dit dans des épisodes précédents, avancer à son rythme, c'est essentiel, même si c'est doucement, c'est déjà énorme, et voilà. Merci encore de m'avoir écoutée, j'espère que ce podcast vous aura plu, ça m'a fait énormément plaisir de m'enregistrer, j'espère que ça s'entendra et que ça se ressentira, que j'étais posée, chill, etc. Mais voilà. Mille merci aux personnes qui s'abonnent et qui prennent le temps de stream et de télécharger les épisodes. J'en tiens fortement compte et je sais que je ne suis pas régulière, mais je vais essayer de poster au moins une fois par semaine, si ce n'est deux. Et en tout cas, voilà. Je vous souhaite une agréable semaine et je vous fais d'énormes bisous si je ne reviens pas ce vendredi à 18h. Voilà, merci encore et ciao !