Speaker #0Bienvenue, vous écoutez Départ en soi. Chaque mardi, je vous partage des clés et des expériences pour comprendre, éviter ou dépasser le burn-out, qu'il soit professionnel ou parental. Je suis Shanèze, sophrologue et accompagnante du burn-out. Après avoir moi-même connu l'épuisement, j'ai appris à écouter mes besoins, à redéfinir mes priorités et à reconstruire un équilibre plus juste. Aujourd'hui, j'accompagne les parents, toutes celles et ceux qui se sentent dépassés. ainsi que les organisations vers un quotidien plus respirable. Si vous cherchez à éviter l'épuisement, à en sortir ou à retrouver de la place pour vous entre vie pro et vie perso, alors vous êtes au bon endroit. Vous êtes prêts ? Prenez une grande inspiration, relâchez les épaules et c'est parti pour l'épisode du jour. En tant que parent, on a tous déjà entendu dire « Bienvenue au club ! » De toute façon, on est fatigué, on court partout, c'est ça la vie de parent. Peut-être même qu'on l'a déjà dit à d'autres parents. Et en fait, comment on fait la différence, en fin de compte, entre fatigue classique de parent et épuisement parental, voire burn-out parental ? Quels sont les signes qu'on peut identifier soi-même ? C'est exactement de ça dont on va parler dans l'épisode du jour. Aujourd'hui, on va donc parler de burn-out parental. Et malheureusement, c'est quelque chose qui est de plus en plus fréquent. Aujourd'hui, il y a à peu près un parent sur dix qui est concerné. Et toute l'idée de cet épisode, ça va être de comprendre, comprendre ce qui se passe dans la vie d'un parent quand on est épuisé, quand la situation nous dépasse, quand notre quotidien nous étouffe et qu'on n'a plus assez d'énergie pour y faire face. Alors déjà, l'épuisement parental, le burn-out parental et tout ce qui touche. à ce qui ne va pas dans la parentalité est très tabou. Parce que ça touche à une zone sensible qui est le lien à l'enfant. Et en tant que parent, vous savez comme moi que notre enfant compte énormément. Et en même temps, on vit aussi beaucoup de peur. Peur d'être jugé par l'entourage si on en parle. Peut-être même qu'on a déjà essayé d'en parler et qu'on a entendu des choses du genre. On arrivait à s'en sortir à notre époque. pourquoi tu n'y arrives pas. On peut aussi avoir peur des services sociaux, peur d'être sanctionné parce que vu comme un parent dangereux. On peut aussi, et très souvent, avoir honte, honte de ne pas y arriver alors que tout le monde autour de soi semble y arriver. Ça, c'est tout ce qui va empêcher d'ouvrir le dialogue de l'épuisement parental. En tout cas, les choses principales, évidemment, il y a. plein d'autres choses qui vont empêcher d'ouvrir, mais c'est vraiment les choses qu'on retrouve le plus, la honte et la peur du jugement. Alors cette honte, le cercle vicieux qui s'enclenche, la honte, la principale conséquence et toute la fonction de la honte, c'est de ne pas oser exprimer. Et toute la problématique, c'est qu'on va garder pour soi, qu'on va avoir des discours intérieurs qui vont se déclencher, qui vont augmenter la culpabilité. du genre j'ai encore moins envie d'en parler, de toute façon j'y arrive vraiment pas, je suis vraiment nulle, si je raconte ça on va me juger etc. Et en fait la situation va s'aggraver, on va se sentir de plus en plus seul, de plus en plus isolé et ça peut même mener à d'autres problématiques comme la dépression. Et finalement dans toute cette situation on peut même être face à un brouillard mental, à plus savoir si on va pouvoir s'en sortir toute seule. à de toute façon avoir peur d'en parler et à même plus savoir si c'est normal en fait, si c'est finalement un peu le ressenti de tous les parents et qu'on devrait plus faire un effort pour réussir à s'en sortir. Évidemment, en tant que parents, on est tous à constater à peu près la même chose, c'est qu'on a plus de stress. Pour les parents qui ont des jeunes enfants, il y a tout un tas de couches, il y a tout un tas de biberons, il y a l'allaitement aussi pour celles qui allaitent. Il y a des trajets en plus, il y a des repas, il y a tout un tas de tâches domestiques avec du ménage à faire en plus, avec des jouets qui traînent, des nuits qui sont doublement, triplement hachées, très très très hachées, plein d'imprévus, peut-être des disputes, tout un tas de choses supplémentaires à gérer. Ça, c'est ce qu'on constate pour la majorité des parents. Et le souci, c'est que... Quand on est dans ce brouillard mental, on ne peut clairement pas faire la différence. D'autant plus qu'on est dans une époque aussi où, pour les parents qui travaillent, on est beaucoup à se dire épuisé au travail. Et donc, on ne sait plus si on est épuisé au travail, on est épuisé dans notre parentalité, tout en sachant que les deux peuvent s'influencer et se cumuler. Donc ça crée tout un tas de choses qui font qu'au final, on y voit plus clair et que... et qu'on peut être amené à se dire j'attends que ça passe et ça s'arrangera. Sauf que le burn-out parental, l'épuisement parental, c'est très loin d'être juste des journées remplies et un effort à fournir en plus pour s'en sortir et une fatigue de fin de journée qui s'est mal passée. L'épuisement parental, le burn-out parental, c'est une situation qui traîne, c'est un déséquilibre profond, c'est une balance qui pèse plus lourd. du côté de tout ce qui nous stresse versus ce qui nous fait du bien. Et ce déséquilibre-là, il ne sort pas de nulle part, ce n'est pas une nouvelle tendance, ce n'est pas un nouveau mot qu'on invente. C'est déjà une souffrance qui est partagée par tous ces parents qui sont épuisés, et ça on va en parler après, de tous les signes, de tout ce qu'on ressent intérieurement quand on vit ça. Et c'est aussi quelque chose qu'on peut mesurer scientifiquement, il y a eu des études. Il y a eu une étude sur le taux de cortisol des parents épuisés en burn-out parental. Donc le cortisol, c'est quoi ? Je vais la faire courte, c'est l'hormone du stress. Et c'est une hormone qui est vitale, on en a tous et toutes besoin. Pour se lever le matin par exemple, on a besoin de s'activer et donc c'est cette hormone-là qui est générée. Le souci c'est que quand on a trop de choses qui nous stressent, on va la générer en trop grosse quantité et ce qui va... tout détraquer, tout dérégler au niveau du système. On va avoir par exemple des soucis de sommeil, on peut être amené à prendre du poids, ça va aussi énormément favoriser la colère, ça peut aussi renforcer tout ce qui est addiction. Et en tout cas, ça va dérégler beaucoup de choses qui fonctionnent encore normalement chez les parents qui ne sont pas épuisés. Et donc, une étude a été réalisée, c'est-à-dire qu'on a pris une mèche de cheveux d'à peu près une centaine de personnes. Dans cette centaine de personnes, il y avait des parents qui se sentaient épuisés et des parents qui ne se sentaient pas épuisés. Il y avait aussi quelques étudiants. Et ce qu'on a constaté, c'est que les étudiants qui avaient subi des examens scolaires, donc qui avaient eu du stress, étaient à peu près au niveau du taux à 35. Les parents qui n'étaient pas en burn-out étaient à peu près à... 45, donc déjà plus qu'un étudiant qui avait eu du stress et les parents en burn-out étaient entre 75 et 100. A partir de 75, il y a vraiment de sérieux effets qui sont complètement dévastateurs pour tout le système corporel et à partir de 100, le parent, en apparence, sera zen, détaché, indifférent, pourra se sentir comme ça intérieurement. Mais en fait, là on entre dans un processus au niveau de l'hormone cortisol de baisse de production. À un moment donné, le corps ne pourra pas produire indéfiniment. Et donc les glandes surrénales qui produisent cette hormone vont à un moment donné stopper la production de cette hormone. Ce qui va par exemple empêcher de se lever de son lit le matin. Ce qui va, en tant que parent, je pourrais avoir vraiment une grosse baisse de... de motivation, j'aurai plus d'élan dans mes actions. Et ça, quand on est vraiment dans un arrêt de production de cette hormone, c'est nécessaire d'être aidé médicalement pour pouvoir aider le système à repartir. Ces études qui ont été réalisées principalement par les doctores Moïra Micolajac et Isabelle Roskam, elles ont montré évidemment que cette souffrance, elle n'est pas dans la tête, elle est mesurable. Elles ont aussi fait tout un tas de tests, d'études, pour comprendre aussi ce qui aide ces parents à aller mieux. Il y a un programme d'accompagnement spécifique qui existe, qui a été créé suite à toutes ces études, et qui permet de ramener le taux de cortisol de ces parents complètement épuisés à un taux de cortisol qui revient à un taux équivalent à ceux des parents qui sont en bonne santé mentale. Je suis formée à accompagner de façon individualisée chaque personne qui ressentirait de l'épuisement parental, voire un burn-out parental. Et donc pour ça, on passe par un parcours complètement personnalisé au niveau du rythme et de la forme. Au niveau de la forme, je propose par exemple des consultations du soir à distance quand les enfants sont couchés, parce qu'évidemment c'est toute une logistique à adapter pour pouvoir évoluer et sortir de cette situation. Pour les personnes aussi qui se posent la question si elles sont en épuisement parental ou en burn-out parental, je propose un test gratuit, un test en ligne qui permet de vous situer au niveau de l'épuisement parental et de savoir si vous entrez en épuisement parental ou pas encore. Et donc vous pouvez trouver ce test en description. Alors si on veut des points de repère très clairs pour savoir ce qui doit nous alerter, les signes principaux de l'épuisement parental, ou du burn-out parental, déjà ça va être au niveau du corps. Le corps nous parle, la plupart du temps on ne l'écoute juste pas, parce qu'on est concentré sur autre chose, ou alors qu'on se raconte qu'on n'a pas le temps. Mais au niveau du corps, il y a déjà des choses qui vont se profiler sur le tableau, du quotidien quand on est parent épuisé. Il y a une fatigue constante déjà. Quelque chose qu'on traîne, pour vous parler un peu de mon expérience, moi j'avais vraiment, alors peut-être pour recontextualiser, je l'ai dit dans mon épisode de présentation, mais si jamais vous ne l'avez pas vu, je recontextualise. Moi je me suis épuisée à la fois dans mon rôle de parent et à la fois au niveau professionnel, les deux s'influençaient. Je me suis retrouvée complètement épuisée, déjà par rapport à des nuits hachées. Voilà mon... Mon fils bébé ne faisait pas ses nuits et c'était vraiment compliqué d'avoir toutes les nuits, des nuits hachées par 5, par 10 et d'arriver au travail en ayant dormi 4-5 heures maximum de façon hachée. J'avais aussi beaucoup de douleurs dans la nuque, au niveau du dos, parce qu'évidemment je le portais et je pense aussi que c'est l'expression en avoir plein le dos. Littéralement je portais beaucoup de pression et j'avais des vraies douleurs au niveau du dos. auxquelles je ne portais pas attention au tout départ. Et puis au bout d'un moment, quand c'est allé plus loin avec les pneumonies, etc., j'ai dû forcément à un moment donné m'y arrêter, parce que j'ai littéralement été clouée. Mais en tout cas, ça a commencé par ça, des douleurs au dos, des migraines aussi, donc des céphalées, et puis aussi une sensation d'oppressé. Alors je ne sais pas si les pneumonies étaient liées ou pas, mais en tout cas, j'avais vraiment cette sensation. d'oppression dans la poitrine dont j'ai pris conscience plus ou moins tard. Et déjà on peut avoir ce premier indicateur au niveau du corps, une fatigue constante, des douleurs et peut-être aussi des maladies à répétition, dans le sens des virus à répétition. Au départ ça peut être un petit rhume et puis au fur et à mesure ça devient soit de plus en plus fréquent, soit de plus en plus grave. On peut être complètement épuisé au niveau des émotions. On peut soit déborder, c'est-à-dire qu'on peut se mettre à crier, et évidemment culpabiliser après, se poser mille et une questions sur ce qu'on aurait dû faire. On peut aussi se mettre à pleurer, parce qu'on est complètement démuni, et qu'on ne sait pas faire autrement. Il peut y avoir, alors moi j'ai plutôt eu ça, j'ai plutôt eu les pleurs, dans le sens où je me sentais démuni par rapport à toute cette situation qui me dépassait. Et puis parfois, je criais aussi. Ça pouvait m'arriver. Il y a aussi des parents qui se sentent complètement éteints. Où là, il y a une sorte de détachement par rapport à l'enfant. Alors, personnellement, je n'ai pas eu ça. Mais en tout cas, c'est un mécanisme de protection. Malheureusement, quand on va avoir trop de stress, on peut associer l'enfant au stress. Et pour se protéger, on peut être amené à se détacher. Donc il y a des parents qui se sentent comme anesthésiés, à côté, plus touchés, et en fait finalement qui n'ont même plus la force de se mettre en colère. Et troisième élément, donc on a vu le corps, les émotions, troisième élément c'est le mental. Pour vous parler de mon expérience, moi j'avais complètement le mental dans le brouillard entre tout ce qu'il y avait à faire au travail, tout ce qu'il y avait à faire à la maison. J'avais l'impression que de toute façon, tout allait trop vite. J'avais à peine le temps de savoir quel jour on était. Tout s'accumulait, j'avais l'impression de faire une chose et puis il y en avait dix autres qui s'ajoutaient automatiquement dans ma liste. Et j'avais eu quelques petits accidents de voiture alors que je n'avais pas du tout eu ça avant, avant cet épuisement qui ne faisait que s'intensifier. Et j'oubliais beaucoup de choses. Par exemple, j'allais dans une pièce et puis je ne savais plus ce que je faisais finalement dans cette pièce. Donc au niveau du mental, ça peut être vraiment une sensation de brouillard, plein d'oubli. On est déboussolé, perdu, dépassé, en tout cas on n'arrive plus à suivre. Et on peut aussi se sentir complètement saturé et complètement à bout et hyper frustré aussi émotionnellement. Finalement on peut se dire mais en fait je ne suis même plus en train de vivre, je suis en train de survivre. Ça peut déclencher beaucoup de frustration, beaucoup de colère parce qu'on en a ras-le-bol en fait de vivre des journées comme ça. Ça peut aussi déclencher beaucoup de tristesse et de nostalgie. La sensation d'avoir perdu sa liberté. Tout ça, c'est des signes que le système arrive à saturation complète. Ça n'a rien à voir avec le fait d'être nul, de ne pas y arriver ou d'être en échec. Même si sur le moment, c'est exactement ce qu'on se raconte. C'était un peu comme une voiture sans essence. Vous voyez, à un moment donné, la voiture, il va falloir refaire le plein si on veut qu'elle avance et qu'elle continue de faire son chemin. Même si le corps est beaucoup plus qu'une simple machine que quelque chose de matériel, dans cette situation-là, on va avoir besoin de rééquilibrer. Rééquilibrer entre ce qui nous stresse, ce qui nous épuise et ce qui peut potentiellement nous ressourcer. Tout ce qui va pouvoir nous aider, des nouvelles choses qu'on va peut-être découvrir et qui vont nous permettre d'avoir plus de moyens pour gérer ce qui nous stresse. La première des choses, c'est déjà d'évaluer son niveau d'épuisement. si vous vous sentez concernés soit par l'histoire que j'ai partagée ou soit par les signes qu'on observe chez les parents qui vivent cet épuisement parental ou burn-out parental, vous pouvez déjà faire le test gratuit comme je l'expliquais tout à l'heure. Il y a un test en description. Vous avez le résultat qui apparaît directement et vous pouvez déjà savoir si vous êtes concerné ou non par cet épuisement parental. En attendant, si vous voulez être tenu au courant de tout ce que je partage, vous pouvez me rejoindre sur mon compte dès par en soi, comme le nom de ce podcast, sur Instagram. Si l'épisode vous a plu, je vous invite à le partager ou à laisser une note, un commentaire, ça me soutiendra beaucoup. Et je vous dis à mardi prochain pour le prochain épisode, qui vous aidera à faire la différence entre dépression postpartum, baby blues et burn-out parental.