Speaker #0Bienvenue, vous écoutez Départ en Soi. Chaque mardi, je vous partage des clés et des expériences pour comprendre, éviter ou dépasser le burn-out qu'il soit professionnel ou parental. Je suis Shanèze, sophrologue et accompagnante du burn-out. Après avoir moi-même connu l'épuisement, j'ai appris à écouter mes besoins, à redéfinir mes priorités et à reconstruire un équilibre plus juste. Aujourd'hui, j'accompagne les parents, toutes celles et ceux qui se sentent dépassés ainsi que les organisations vers un quotidien plus respirable. Si vous cherchez à éviter l'épuisement, à en sortir ou à retrouver de la place pour vous entre vie pro et vie perso, alors vous êtes au bon endroit. Vous êtes prêts ? Prenez une grande inspiration, relâchez les épaules et c'est parti pour l'épisode du jour ! Aujourd'hui on va parler d'un sujet qui touche tous les parents, qui m'a beaucoup concernée et qui continue parfois de me concerner. C'est la difficulté à demander de l'aide et à déléguer. Même quand on est au bout du rouleau bien sûr et qu'on n'en peut plus et même quand notre liste de tâches nous épuise d'avance. C'est, vous savez, ces journées où tout arrive en même temps. Il faut préparer les repas, il faut prendre rendez-vous chez le médecin, plier le linge qui vient de sortir de la machine, boucler un dossier hyper urgent et stressant au travail. Et là, on se dit « mais comment je vais faire ? » J'aimerais bien qu'on m'aide, mais... Mais, mais, là il y a plein de mais. Et pourquoi on a tant de mal finalement à demander de l'aide en tant que parent ? C'est exactement ce dont on va parler dans ce nouvel épisode. Alors dans l'épisode précédent, on a vu que le village qui existait autrefois a disparu. C'est-à-dire qu'avant, élever un enfant, ce n'était pas uniquement la responsabilité des parents. Il y avait toute une famille, des voisins, des amis, des tantes, des grands-parents, et tout un soutien naturel autour d'éduquer l'enfant. Aujourd'hui, bien souvent, pas dans toutes les situations, mais dans beaucoup de situations, ça repose souvent sur deux parents, et parfois même sur un seul. Et comment gérer à deux ou à un ce qui était géré ? en groupe, en village, avant. Et cette absence de village, elle explique en grande partie pourquoi aujourd'hui on n'ose pas déléguer. C'est parce qu'on a souvent appris que tout gérer seul aujourd'hui, c'était normal et que c'était possible. Alors souvent on porte un sac à dos qui est plus ou moins rempli Et dans ce sac à dos, il y a des pensées du genre « je dois tout faire seul » , « je ne peux pas déranger » ou « ça sera mal fait si ce n'est pas moi qui le fais » . Et tout ça, toutes ces pensées qui se cumulent ajoutent du poids au sac à dos. Et plus ce sac devient lourd, plus il va devenir difficile de tendre la main et de vraiment demander de l'aide sans culpabilité et sans honte. Qu'est-ce qu'on a d'autre comme exemple de pensée dans ce sac ? Ça peut être : si je demande à mon conjoint de mettre la machine, il va sûrement faire mal ou il oubliera quelque chose. Et finalement, si je le fais moi-même, ça ira plus vite que tout expliquer, vérifier, etc. Peut-être qu'il y a des pensées aussi : je ne peux pas déranger ma famille ou mes amis pour ça. Si je demande de l'aide, c'est que je ne suis pas capable. Et puis aussi, on peut peut-être se dire aussi quand on cherche à déléguer au niveau de ses enfants et si mes enfants font différemment, ça ne sera pas aussi bien et je devrais refaire. Donc, on en revient à la perte de temps. On peut aussi dire qu'on n'a jamais demandé de l'aide et donc on ne sait même pas par où commencer. Et on peut aussi se dire : "Et si mon conjoint refuse ou que ça part en dispute ? J'ai juste pas envie de perdre de l'énergie et encore du temps là-dessus, donc j'encaisse." Et le souci c'est que toutes ces pensées qui apparaissent en quelques secondes, parfois même en même temps, c'est qu'on en est très rarement conscient. Souvent on sait qu'il y a quelque chose derrière mais on n'arrive pas à mettre un mot sur les pensées et ce qui nous freine exactement dans... en fait ce qui nous empêche de demander de l'aide. Et c'est un peu comme si en fait toutes ces pensées étaient en train de tirer sur la corde en arrière pendant que vous, vous essayez d'avancer. Il y a une force qu'on n'arrive pas toujours à nommer mais qui tire à l'arrière, qui nous empêche de faire des choses et ça, ça épuise. Ça épuise avant même parfois de commencer la journée. Alors peut-être que vous ressentez des tensions, que ce soit physiques, mentales. Beaucoup de fatigue, peut-être même de l'irritabilité à force d'encaisser tout ça. De la culpabilité aussi, de la honte. On se dit qu'on devrait y arriver, qu'on est vraiment bizarre de ne pas pouvoir tout gérer tout seul. Qu'on a l'impression qu'autour de nous tout le monde y arrive. Et donc ça, ça crée aussi de l'isolement dans ce cercle infernal. On peut se sentir piégé dans une vie à 100 à l'heure, voire même à 1000 à l'heure au final. Et ça, ça va nous bloquer. Même quand on en a vraiment besoin, tant qu'on n'a pas clarifié ce qui nous bloque et tant qu'on n'est pas allé à la rencontre de tous ces freins. Alors si vous marchez, que vous portez un sac à dos lourd et qu'il vous fait mal au dos à force, comme moi, vous serez d'accord pour dire qu'il serait bon de le poser à un moment donné, de regarder ce qu'il y a dedans, même si on va moins vite sur le chemin, mais juste de se poser, de regarder ce qu'il y a dedans et de se débarrasser de ce qui encombre. Alors je vous propose d'aller se pencher sur chacun de ces freins déjà. D'abord, on peut avoir peur que ça soit mal fait. Et c'est très fréquent. Surtout quand on a l'habitude de gérer seul. Et je pense que c'est très important de faire la différence entre mauvais et différent. Faire différemment en laissant les autres expérimenter eux-mêmes, ça va leur permettre d'apprendre à mieux faire sur le long terme. Et on est encore sur cette idée là que sur le court terme, potentiellement on prend du temps, donc on en perd selon le point de vue, mais à long terme c'est évident qu'on va en gagner. C'est un peu comme ce qu'on est en train de faire là, de s'arrêter sur chacun de ces freins qui au quotidien quand on n'y prête pas attention nous freinent réellement et pourtant quand on prend le temps de s'arrêter en chemin, de se poser avec ce qui nous freine, on prend vraiment le temps d'intégrer des choses, de comprendre pour en gagner sur le long terme. Un exemple, ça va être le mari qui met une machine en marche, une machine à laver et qui va oublier un détail. Sur le court terme c'est vrai qu'on peut voir ça comme une perte de temps, voire d'énergie parce qu'on va chercher à expliquer le fonctionnement de cette machine. Mais sur le long terme je pense que vous serez d'accord avec moi pour dire que ça enclenche une dynamique où il se sent impliqué. Et sur le long terme c'est très probable qu'il enregistre la nouvelle information et qu'il le fasse de façon à faire avancer toute la famille. Ensuite, il y a aussi la croyance que ça ira plus vite si je le fais moi-même. Alors oui, c'est vrai, sur le coup on gagne énormément de temps, et je suis la première à avoir ce genre de pensée, quand on a même une personne parfois qui vient nous demander de l'aide, on lui dit « non, non, je vais faire » . Souvent, en tout cas chez moi, la pensée qui vient s'intercepter à ce moment-là c'est : "J'irai plus vite. Est-ce que j'explique ? " Oui Non. Souvent c'est non, je vais le faire. Et le souci c'est que c'est un choix qu'on fait quand on n'est pas si débordé que ça, ça va. Mais quand vraiment on sent qu'on porte beaucoup sur ses épaules, c'est s'entraîner finalement à dire oui. Juste oui, prendre le temps d'expliquer. Je sais que sur le court terme, on peut vraiment avoir l'impression de perdre du temps. Mais à long terme, croyez-moi, chaque personne qui apprend à vous aider va vraiment diminuer cette charge que vous portez depuis longtemps et qu'on cherche à réguler. Ensuite, il y a aussi la peur de déranger. Très souvent, on a des proches qui veulent aider, parfois oui, parfois non, parfois plus ou moins adroitement, on est d'accord. Et c'est surtout en fait que souvent ils ne savent pas comment. Et là, dans ce cas-là, ça va être intéressant de travailler sur la manière dont on demande les choses. On en reparlera un peu plus tard. On peut aussi avoir la croyance que demander de l'aide, c'est être faible. Ça c'est très très fréquent dans un monde où il faut toujours être fort, performant, sur tous les fronts, voire parfait. Et moi j'ai envie de dire que demander de l'aide, au contraire, c'est un acte de lucidité. et de maturité, oui, pour soi et pour ses enfants. Et donc c'est certainement pas un acte dont on devrait avoir honte, puisqu'au contraire, c'est un acte de responsabilité. Ensuite on a aussi, alors ça c'est toujours très difficile de s'en rendre compte, surtout quand on est le ou la concerné, le perfectionnisme. Souvent le principe du perfectionnisme c'est qu'il ne s'en rend pas compte évidemment parce que pour lui il y a un certain niveau d'exigence et là je parle en connaissance de cause et le niveau d'exigence c'est dans sa tête, dans son monde, la norme. Et là, très souvent quand on nous parle de perfectionnisme, les perfectionnistes ne se reconnaissent pas vraiment. Quand on commence à se sentir concerné par des exigences assez élevées, ou en tout cas un peu plus élevées que la moyenne, c'est juste d'accepter, et alors ça c'est long, ça ne se fait pas en trois secondes pendant que je parle, c'est juste de planter la graine en soi que différent, ce n'est pas forcément moins bien. Je répète, différent, ce n'est pas forcément moins bien. Ça permet de faire germer en soi le fait qu'éventuellement, on pourrait laisser faire différemment et ne pas faire moins bien. Parce que finalement, faire moins bien, est-ce que ce ne serait pas faire, faire, faire au détriment de sa santé et avec toutes les conséquences qu'on connaît très bien quand on est épuisé ? Après, il peut y avoir aussi quelque chose d'autre qu'on sous-estime, c'est qu'on n'a pas l'habitude. On a toujours fait seul. Et on ne sait même pas par où commencer ni comment s'y prendre. Pour peu que ça se soit mal passé quelques fois, on a encore moins de motivation à s'y mettre. Donc ça c'est aussi un des freins possibles. Peut-être que jusqu'ici vous en avez un ou plusieurs. C'est complètement normal, très souvent tout ça est relié. Et là je vais faire un arrêt sur un frein qui est un des plus puissants je pense. C'est la peur du conflit ou du rejet. Ok. On a déjà essayé dans le passé de demander de l'aide et ça n'a pas marché, voire même pire, ça a débouché sur un conflit, une dispute, avec à la clé grosse perte d'énergie et tout ce qu'on connaît. Et ça c'est fréquent. On communique beaucoup mais on ne communique pas forcément efficacement. Et ça c'est le cas de la majorité des personnes, je m'inclus dedans, ça reste quand même un chemin. Souvent quand on fait une demande, Surtout quand on est épuisé. On en arrive à des phrases du genre : "Personne ne m'aide dans cette maison", "J'en ai marre" ou alors "Tu fais jamais rien, c'est toujours moi qui le fait". Ça c'est classique quand on porte une charge qui devient étouffante au quotidien, on a de la colère, on atteint une limite, on est frustré de ne pas pouvoir faire d'autres choses et de ne pas pouvoir respirer dans sa propre vie. Et donc ça, ce genre de phrases, ça peut arriver à tout le monde de les prononcer. Et en même temps il y a plusieurs choses. Déjà ces réactions-là... J'ai pas besoin de faire beaucoup de suspense pour que vous compreniez comme moi où est-ce que ça mène. En fait, ça nous permet sur le coup de nous décharger d'une colère, mais ça apporte plein d'autres lots de problèmes. la mer qui vient frapper les rochers et qui avec le temps, qui vient les éroder. Et petit à petit en fait, toutes ces reproches, ces jugements, ces phrases en fait, qui peuvent être un peu accusatrices, même beaucoup, ça vient grignoter la qualité. de nos relations, que ça soit avec notre conjoint, avec nos enfants. Et ce qui fait mal c'est qu'évidemment c'est un entourage qu'on aime et qu'on souhaite garder évidemment, avoir des relations de qualité. Et seulement quand il y a cette accumulation de phrases, de demandes d'aide maladroites à ce moment là on fait comme on peut eh ben ça crée de la distance, ça crée du ressentiment parce qu'on se comprend pas et au final on se sent encore plus seul dans ces problèmes. Parfois même on se sent encore plus seul après avoir tenté de demander quelque chose et c'est pire qu'avant en fait. Et ça vous est peut-être déjà arrivé au travail avec une remarque des collègues, le grand classique, où là sur le coup on se fige. On a de la colère, on le ressent bien, on aurait envie de lui sauter à la tête. Et puis très vite, on a peur, on a peur des conséquences, on peut avoir peur de perdre son travail, on peut avoir peur de plein de choses. Et là, on est coincé entre deux forces. L'envie de se défendre, de se justifier et la peur du conflit, voire même de se faire virer si c'est le manager. La peur quoi. Alors si vous n'avez pas réagi trop fort, ce qui va se passer c'est que vous gardez en vous du ressentiment Et si vous avez réagi, certainement qu'une dispute a éclaté et puis que plus tard, peut-être, soit la colère va persister avec peut-être de la rivalité, par exemple pour les collègues ou ce genre de choses. Il peut y avoir plein de choses par effet de ricochet, mais en tout cas très souvent c'est beaucoup de perte d'énergie et vraiment de la souffrance. Ça va donner des tensions dans les épaules, des mâchoires crispées sans même qu'on se rende compte. Une respiration qui est courte et qui se bloque. Et ça pareil, on en est rarement conscient. Et un cœur qui bat plus vite, en général. Ça c'est des petits signaux qu'on capte à peine malheureusement et qui montrent du stress. Voilà, beaucoup de stress. Et finalement la croyance qui peut venir aussi s'ancrer quand on vit tout ça, c'est de toute façon quand j'essaye de communiquer, ça ne fonctionne pas. Quand je fais des demandes, ça ne fonctionne pas non plus. Alors, je vais me débrouiller toute seule. Ça sera plus simple et ça me permettra d'éviter plein de problèmes. Alors, si ce mode de communication vous parle et que vous êtes clairement bloqué, coincé dans ce genre de schéma qui se répète... Déjà, je vous propose une chose avant de continuer l'épisode. C'est que je propose un test gratuit qui vous permet d'évaluer votre niveau d'épuisement, savoir si vous êtes à la limite élevée de l'épuisement, donc du burn-out parental, et avec des actions pratiques à mettre en place. Le lien de ce test est dans la description. Et voilà, si ça vous intéresse, je vous propose de le faire. En attendant, révélation de cet épisode, c'est quand même qu'il y a d'autres façons de faire, heureusement, qui permettent de ne pas tomber dans ce piège de la communication. Bien souvent, c'est un chemin, ce n'est pas quelque chose où on claque des doigts et tout est réglé. Cette façon différente de faire à laquelle je pense, c'est la communication non violente. Et alors là, je vous vois peut-être venir, ces communications non violentes, ça sonne parfait, inatteignable, irréaliste. Pourquoi ? Parce que très souvent, on ressent de la violence en soi. Donc communication non violente, ça peut paraître être un objectif inatteignable par rapport à ce qu'on vit. Et donc on peut vite se dire « j'y arriverai jamais » . Et puis en plus, il y a tellement de méthodes et d'approches qui sortent sur les réseaux sociaux que... Pas que c'est fatigant, il y a toujours quelque chose à faire mieux. Et surtout ça correspond rarement avec ce qu'on sent au fond de nous. Souvent quand on est épuisé, frustré de son quotidien, qu'on est submergé par une tout doulisse qui ne s'arrête jamais, ce qu'on ressent en soi c'est beaucoup de violence. Évidemment, il y a de la colère, il y a de l'impatience que tout ça passe, de l'agacement très souvent avec tous les petits tracas du quotidien qu'on connaît bien. Derrière cette colère, souvent il peut y avoir aussi de la tristesse, tristesse d'une liberté perdue, tristesse de devoir vivre ça tous les jours, voire même désespoir dans certaines situations où ça, ça dure depuis vraiment trop longtemps. Il peut y avoir aussi... de la peur, peur que ça s'arrête jamais cette situation, peur de jamais retrouver de l'espace dans sa vie. Et en plus de tout ça, donc dû à toutes ces émotions qui sont déjà pas faciles à vivre au quotidien, on est très rarement fier des comportements qui en découlent. Donc très souvent, ça peut être des cris, ça peut être... plein de choses en fait pour exprimer notre albol. Ça évidemment on n'en est pas fiers et on en a marre d'entendre des techniques magiques, bienveillantes, positives etc. qui sont pour nous juste pas réalistes en fait et juste dignes d'un réel de 5 secondes mais pas d'un quotidien avec un ou des enfants et tout plein de tâches à gérer. Alors ce que j'ai envie de dire par rapport à ça, et évidemment de toute façon ce que je donne, vous prenez ou vous ne prenez pas, c'est complètement libre à vous. Moi ce que j'ai juste envie de dire, c'est que, Évidemment que toutes les techniques positives et bienveillantes qui fonctionnent en 30 jours, j'y crois pas. Je pense qu'on se rend vite compte quand on prend de l'âge qu'il y a certaines situations qui demandent du temps avant d'être réglées. Et pour moi la communication non violente c'est pas une technique magique pour être positive à tout prix. parce que ça, ça ne fonctionne pas. On ne peut pas être positif tout le temps. Pour moi c'est faux. On a plein d'émotions qui nous traversent et encore plus avec un quotidien chargé. Et il s'agit encore moins d'être parfaite Après ça dépend ce qu'on appelle la perfection, évidemment parce qu'en fait il n'y a même pas de définition à ça. Et peut-être que la perfection c'est juste d'être soi-même et finalement d'être bien avec soi et ce qu'on est. Et de toute façon je pense que si on cherche à courir après la course à la perfection positivement bienveillante, il y a juste à ouvrir Instagram. Mais moi ce n'est pas vraiment de cette perfection là dont j'ai envie de parler. et c'est pas non plus la communication non violente, il faut tout accepter, il faut se laisser marcher dessus parce que là on tombe encore dans un autre extrême. On a connu souvent les mamans qui ont la trentaine, voire la quarantaine, des éducations où parfois, et j'imagine même pas pour les générations d'avant, où c'était très fréquent de tomber dans quelque chose où l'enfant n'était pas forcément pris en compte, voir dans les cas les plus extrêmes avec de la violence ou beaucoup de violence. Et aujourd'hui, il y a aussi un autre extrême qui est celui de ne pas savoir et pouvoir poser de limites. Dans la communication non-violente, on n'est pas du tout là-dessus. Ça n'efface pas les émotions. émotions, au contraire ça vous invite vraiment à les observer, à les comprendre de l'intérieur et surtout à les accueillir. D'abord de soi-même à soi-même. C'est super important parce que si on veut de toute façon réduire les comportements violents qu'on a envers les autres, ça commence par soi. Et donc la communication non violente ça va permettre déjà de se mettre à l'écoute de ses émotions. Ce qui va faire énormément de bien quand on est dans un quotidien où on est toujours la tête dans le guidon avec accessoirement assez peu de personnes qui comprennent ce qu'on vit. Et ça va permettre aussi de comprendre les besoins qui se cachent derrière une émotion. On en parlera dans un autre épisode un peu plus dédié, mais en tout cas ça va nous permettre de... de prendre du temps pour vraiment mieux nous comprendre et ça c'est la première étape. Pour moi on ne peut pas demander à un parent d'être positif, bienveillant déjà tout le temps, c'est quasiment inhumain et en plus de ça on ne peut pas demander tout ça alors que le parent est épuisé et n'a plus de force dans le quotidien. Donc mardi prochain, ce que je vous propose dans le prochain épisode, c'est de voir ensemble comment concrètement on peut demander de l'aide avec la communication non violente, sans culpabilité et évidemment, j'insiste dessus, sans se mettre la pression. Et sans évidemment mettre la pression aussi sur l'entourage. On voit ça ensemble mardi. Et je vous dis donc à mardi sur Départ en Soi.