Speaker #0Comment prendre soin de soi en tant que maman dans un quotidien aussi chargé et rapide que celui qu'on a aujourd'hui ? Alors on connaît toutes les routines comme un bain chaud, aller chez le coiffeur. Alors ces petites pauses évidemment elles font du bien, elles apportent beaucoup de plaisir dans le quotidien et en même temps elles ne remplacent pas une relation de qualité avec vous-même, une écoute fine de vos besoins et un équilibre durable. Et tout à l'heure, j'ai encore lu des conseils du type il faudrait améliorer son sommeil, se coucher plus tôt pour prendre soin de soi. Mais quand on est un jeune parent, on en rêve. Au secours ! Quelle maman ne rêve pas de maîtriser ses heures de coucher tranquillement comme quand elle était ado ? Le truc, c'est qu'avec un jeune enfant, par exemple dans ce cas-là, c'est pas réaliste. Et dans cet épisode, je vous propose... des exercices simples, concrets, inspirés de la communication non-violente pour apprendre à vous reconnecter à vous-même, à vos émotions, à vos besoins, pour faire face à un quotidien qui est souvent full emotion, n'est-ce pas ? Alors, pourquoi l'auto-empathie est importante, essentielle pour avoir une hygiène de vie avec soi-même qui est bonne et saine ? Prendre soin de soi, c'est d'abord... selon moi, s'accueillir avec bienveillance, comme on le ferait avec une amie, un être cher. Et ça, ça signifie reconnaître ses jugements, ses émotions, ses besoins, sans avoir besoin de culpabiliser et vraiment prendre la responsabilité de ce qu'on ressent dans sa propre vie. C'est un véritable cadeau qu'on s'offre régulièrement, qu'on soit en colère, qu'on soit triste. déstabilisée ou même très heureuse de la journée, le fait de prendre ce temps et de se reconnecter à soi-même, ça va venir changer profondément votre énergie et tout votre équilibre, votre relation à vous-même en fait, parce que c'est vraiment de ça dont il s'agit. Comment on peut chercher à créer des relations apaisées avec les autres, que ce soit avec son partenaire de vie, avec ses enfants, avec ses collègues, si nos propres émotions et nos propres besoins ne sont même pas entendues et considérées à l'intérieur de soi. Alors avant d'entrer dans l'exercice d'aujourd'hui, je voulais rappeler que dans l'épisode précédent, on a parlé de demander de l'aide sans culpabiliser, et j'ai introduit, j'ai expliqué rapidement ce qu'était la communication non-violente. Ici, je vais juste en dire quelques mots pour situer, pour toutes les personnes qui n'ont pas écouté l'épisode précédent, la communication non-violente. Ça nous aide à prendre un peu de hauteur sur nos émotions, sur nos besoins, pour les exprimer de façon authentique et respectueuse aux autres. Et donc tout commence vraiment par soi-même. C'est vraiment apprendre à avoir les moyens de s'accueillir, d'apaiser tout ce qui peut se vivre en tant qu'humain, d'agréable et de désagréable finalement. Et pour illustrer cette idée, Le symbole le plus parlant en communication non-violente, c'est la girafe. Pourquoi la girafe ? Parce que c'est le mammifère terrestre avec le cœur le plus musclé. Et grâce à sa hauteur, avec son long cou, elle voit les choses avec un certain recul. Et donc elle peut accueillir plutôt que réagir. Et c'est exactement ce que la CNV nous invite à faire, ça va être d'observer nos émotions et nos besoins avec bienveillance. Et alors on a son pendant qui est le chacal, là qui est beaucoup plus près du sol, qui n'a pas forcément le temps de prendre du recul sur les choses, qui réagit vite, qui fuit, qui agresse. Et donc certainement que ce genre de fonctionnement, ça vous parle, ça nous parle à tous évidemment en tant qu'humains. Et quand on agit comme le chacal, en réagissant, en attaquant, en fuyant, c'est souvent l'intention derrière, c'est celle de notre sécurité ou de notre survie. Et puis parfois, c'est juste aussi quelque chose de maladroit. La conséquence, c'est simplement que ce genre de réaction, quand c'est de façon répétée, ça vient détériorer la communication et nos relations. Ça vient aussi diminuer l'estime de soi parce qu'évidemment, on n'est pas satisfait de la qualité des relations qu'on a avec ce genre de communication. Et donc, la girafe et le chacal, ça forme en fait un couple très complémentaire. On pourrait croire qu'il faut être en mode girafe tout le temps. En réalité, humainement, c'est très difficile à atteindre. La girafe, ça traduit simplement avec le cœur. Ce que le chacal exprime avec la tête, les jugements, les critiques, l'interprétation, et en réalité c'est ce qu'on fait quand on n'a pas d'autres moyens émotionnels d'aborder la situation. Et tout le travail, tout l'enjeu en communication non-violente, ça consiste à prendre conscience, déjà de ces deux facettes en nous, de ces deux parts de nous qui existent, pour pouvoir ensuite choisir en conscience, en tout cas s'entraîner de plus en plus à choisir en conscience, laquelle on va laisser s'exprimer dans chaque situation. Laquelle on va laisser s'exprimer dans chaque situation. En tout cas, en être conscient. Là, c'est chacun en moi qui s'est exprimé. Là, j'ai plutôt été en mode girafe. Voilà, petit à petit, de faire cette dynamique. Alors, ces deux personnages-là, évidemment, ils sont valables dans nos relations avec les autres. Mais là, comme vous l'aurez compris, dans cet épisode, on parle surtout de la relation à soi. Envers soi-même, on peut être très critique. très jugeant, parfois même dans l'autodestruction. Et donc ça correspond vraiment au mode du chacal. Et on peut aussi adopter la posture de la girafe en accueillant les choses, même si elles sont désagréables, avec acceptation et bienveillance. Alors pour ça, on va passer à un exercice pratique. Un exercice qui a pour objectif déjà de se reconnecter à soi. l'intégrer dans son quotidien pour vraiment développer une relation à soi de qualité. On peut le faire avant dormir, on peut le faire quand on a une pause midi, on peut le faire le matin avant de se réveiller, ça c'est vraiment Ausha. Ça peut prendre une petite dizaine de minutes, ça peut prendre cinq minutes, ça peut prendre un quart d'heure. Selon ce qu'on veut intégrer dans son quotidien, c'est complètement libre. Et donc je vous propose cet exercice qui est... particulièrement utile lorsque vous ressentez par exemple de la colère, suite à une dispute, où là il y a beaucoup de jugements, que ça soit envers soi-même, culpabilité après avoir dit des choses finalement qu'on regrette, ou alors envers l'autre, c'est ce fameux mari qui nous agace pour rester poli. Et ça, ça arrive souvent, malheureusement. Et on a tendance à rester, et à rester dans ce genre de pensée, et à souffrir encore plus que ce qu'on a souffert dans l'échange. Alors d'abord, je vous invite à vous poser, alors si vous pouvez le faire, si vous êtes au volant, on pose avec aussi. D'abord, la première étape, ça va être de repenser à une situation récente qui a provoqué une émotion... telles que la colère, la frustration, ça peut être de la révolte, ou même du découragement. Une situation vraiment qui a provoqué une émotion désagréable. Cette situation-là, on va la laisser apparaître. Je pense qu'il y en a toujours une, avec tout ce qu'on vit dans notre quotidien. Et là, une fois qu'on a cette situation, On va laisser venir tout ce qu'on se raconte. En fait, tous les jugements, mais vraiment sans censure, même les choses les plus crues. Et oui, ça peut être vieil idiot pour rester poli. Alors je dis vieil idiot parce que je ne sais pas si cet épisode est écouté en présence d'enfants dans la voiture. Mais en tout cas, vous avez compris l'idée. Là, c'est vraiment dans un deuxième temps de laisser émerger tout le dialogue qu'on a en soi. par rapport à cette situation. Alors c'est un exercice qui demande du temps. Là je vous explique les étapes, mais il y aura un audio à télécharger en description, et donc si vous voulez refaire de façon guidée, tranquillement, une fois posée, ça sera complètement possible. Et donc une fois qu'on a laissé émerger tout ce qu'on se raconte à propos de cette situation, déjà on va venir les noter, si on le peut. Et il n'y a pas de souci pour arracher la feuille ou s'en débarrasser après, évidemment. Et pour chaque jugement, vous allez vous demander de quoi parle ce jugement chez moi. Quel besoin est exprimé derrière ce jugement ? Alors je vais vous faire un exemple, que ce soit un peu plus clair. Parce que c'est vrai que quand on parle de besoin, quand on ne connaît pas la communication non-violente, Ça peut être très flou. Alors un exemple, on se raconte qu'on en a ras le bol, que personne nous aide, et que personne ne voit qu'on est à bout et qu'on n'en peut plus, qu'on est au bout du rouleau et que ça ne changera jamais, qu'on a envie de fuir et de tout laisser derrière soi, juste pour être tranquille, seule, sans responsabilité, et que de toute façon, tout le monde nous agace pour rester poli. Derrière, derrière ce discours intérieur, ces jugements, la phase qu'on a vu juste avant et qu'on prendra bien soin de noter, derrière chaque phrase, il peut y avoir des choses différentes, des besoins différents. Derrière le ras-le-bol, l'envie de fuir, ça peut être un besoin de repos, un besoin de récupération. Derrière la phrase, de toute façon, personne ne m'aide, derrière ça, il peut y avoir un besoin de soutien. Un besoin, que ce soit de soutien émotionnel ou logistique, mais en tout cas un besoin de soutien, un besoin d'aide, un besoin de reconnaissance. À travers la phrase, par exemple, « Personne ne voit que je suis à bout » , un besoin de considération, de respect. Et puis quand on a envie d'être tranquille comme ça, seule, et de partir loin, on peut aussi avoir un besoin d'espace, de temps pour soi, pour souffler. Un besoin d'espace physique et mental, en fait. Et puis quand on se dit j'en ai marre de toutes ces responsabilités, on a peut-être aussi besoin de légèreté, de pause, de simplicité, de plaisir. Je mettrai une liste à télécharger, une liste des besoins. Ça pourra vous aider dans tout ce travail qu'on fait envers soi-même et sur la façon qu'on a d'appréhender les choses dans la vie qui parfois peuvent rendre notre quotidien encore plus difficile que... les challenges qu'on a tous dans notre vie. Mais en tout cas, c'est vraiment ça, la troisième étape. C'est d'observer ses pensées, ses jugements, et d'aller creuser de quoi on a besoin quand on se raconte ça. Parce qu'il y a forcément une raison derrière. On ne se le raconte pas pour faire du mal à l'autre ou pour se faire du mal à soi. On a des besoins qui sont insatisfaits, qui sont non comblés. Et puis ensuite, une fois qu'on aura fait tout ça, On va se poser envers soi-même, je dis bien envers soi-même, pas envers l'autre, une petite demande concrète, le plus petit pas possible, comme on appelle en communication non-violente, pour prendre soin d'au moins un de ses besoins. Peut-être qu'on en a identifié un qui criait plus que les autres, et c'est vraiment le plus petit pas possible. Par exemple, on pourrait simplement, par rapport à ce besoin de repos et de récupération, S'accorder 5 minutes au calme, faire un exercice de sophrologie, d'ailleurs que je mettrai aussi dans la description pour les personnes qui veulent essayer, et puis juste de respirer profondément. Ou dire, ça peut être aussi dire non à quelque chose pour préserver son énergie. Et cet exercice-là prend quelques minutes, alors il se fait vraiment régulièrement. Aujourd'hui avec, je pense vraiment à tous les réseaux sociaux aussi. Et notre société, on a vraiment, vous savez, ce truc-là de la récompense instantanée. Avec les réseaux sociaux aussi, il y a énormément de discours qui vont dans le sens où on peut se transformer en 30 jours de façon instantanée, alors que quand on prend du recul sur les choses et quand on a une certaine maturité dans la vie, vous comprenez comme moi qu'il y a des choses qui s'obtiennent avec le temps. Avec la patience, c'est souvent le cas des choses durables et profondes. Et cet exercice-là, l'idée c'est de se fixer ça un peu comme une hygiène mentale, une hygiène émotionnelle envers soi-même. Et donc ça peut se faire 10 minutes, 5 minutes, plusieurs fois par semaine, comme on peut l'intégrer. Mais en tout cas l'idée c'est d'avoir cette régularité. Et au départ peut-être qu'on le fera avec un audio guidé, comme je vous propose en description. parce que ça sera plus simple de mettre pause et de faire ce petit rituel-là quand on a 10 minutes pour soi. Et puis au fur et à mesure, quand on aura vraiment intégré les étapes, plutôt que de noter, on pourra le faire de tête ou pas, parce qu'il y a aussi des personnes qui aiment bien écrire, avoir un carnet même peut-être dédié à ça, comme je sais qu'il y en a qui ont des carnets de gratitude, etc. D'ailleurs, on parlera de la gratitude dans un autre épisode. Mais en tout cas, voilà, l'idée c'est vraiment de se dire que c'est quelque chose de profond, de durable, et tout ce qui est profond et durable demande du temps. Même si c'est pas tendance aujourd'hui. Voilà pour l'aperçu de ce qu'est l'auto-empathie, inspirée de la communication non-violente. Ça sort pas de mon chapeau. J'ai appris cette technique-là de par mes lectures en communication non-violente, et aussi les stages que j'ai faits, que ce soit les stages de base ou d'approfondissement. que je vous recommande vivement au cas où ça vous intéresse. Et puis il y a tout un tas d'autres exercices qui sont inspirés de la communication non-violente et de la sophrologie que je pourrais vous proposer à l'avenir dans ces épisodes en fonction des demandes. Si vous avez envie de ce genre d'exercice, vous pouvez totalement m'en faire part, soit à travers les commentaires ou alors sur mon site internet qui est mentionné aussi en description. Ça fait beaucoup de choses en description. Et voilà, pratiquer ces exercices régulièrement, même quelques minutes par jour, ça va vraiment devenir une habitude de vie qui va vous permettre de réduire le stress, de mieux comprendre vos émotions et évidemment d'avoir ce temps. pour prendre soin de vous. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si vous l'avez trouvé utile, vous pouvez le partager. Et puis, gardez ça en tête. Prendre soin de vous, c'est vraiment le premier pas pour mieux prendre soin des autres. On se retrouve dans deux semaines, mardi, pour parler de ce que peut vous apporter la sophrologie dans votre quotidien et de tous ses bienfaits.