- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast du Design Social Club des alumnis d'Emi Digital. Chaque épisode du podcast du Design Social Club met en avant un membre de la communauté, qu'il s'agisse d'anciens participants, de formateurs ou d'experts. Nous abordons leur parcours, les projets qu'ils ont développés et les transformations qu'ils ont pu impulser. Bonjour à tous et à toutes, je suis ravi de vous accueillir à nouveau pour ce nouvel épisode du Design Society Club où j'ai le plaisir aujourd'hui d'accueillir Jessica Bruyère, qui est adjointe de direction à l'Office de Tourisme Porte de Drôme-Ardèche. Jessica, bonjour.
- Speaker #1
Bonjour François-Luc.
- Speaker #0
Alors, est-ce que tu peux te présenter, parce que tu as beaucoup d'expérience et de titres, à toi la parole.
- Speaker #1
Alors moi je travaille à l'office de tourisme Porte de Drôme-Ardèche, ça se trouve dans la Drôme à côté du Palais idéal du facteur Cheval, ce monument magnifique, première œuvre naïve au monde. Voilà, c'est une référence mondiale dans l'art brut, on a beaucoup de chance. Et moi donc au sein de cet office de tourisme, je fais beaucoup d'animations avec mes professionnels. Donc on travaille avec des hébergeurs, des restaurateurs, voilà tous ceux qui font le tourisme en Porte de Drôme-Ardèche. Et j'anime depuis très très longtemps des réunions, des rendez-vous, des ateliers de réflexion, des rencontres. Voilà, ça je le fais avec passion parce que vraiment j'adore ça. Et j'anime ces ateliers et je le fais un petit peu instinctivement, de façon assez empirique parce que c'est quelque chose qui me plaît. Et je vois que ça plaît aux gens, donc je cherche toujours des façons de me professionnaliser et de trouver des nouvelles méthodes, des nouveaux outils.
- Speaker #0
D'accord, et c'est justement dans ce cadre-là et dans cette recherche un peu permanente, tu es quelqu'un qui est toujours un petit peu osagé par rapport aussi à tes fonctions, notamment d'animation et de formation, qu'il y a quelques années, il n'y a pas si longtemps, il y a deux ans, tu découvres donc une formation de design thinking. Est-ce que tu peux nous raconter comment ça s'est passé ? Comment à un moment tu t'es dit, pourquoi pas, je vais tester ça ?
- Speaker #1
Alors exactement, moi j'adore animer et j'adore participer aussi à ce type d'atelier. Donc je faisais depuis quelque temps des ateliers où j'arrivais et sur les tables, je voyais des post-it, des feutres et puis je voyais que là... L'atelier se passait d'une certaine façon avec des outils, tout ça. Et je me disais, qu'est-ce que j'aimerais faire ça avec mes professionnels ? Je ne savais pas, je ne mettais pas de mots sur ces méthodes-là. Et notre organisme de formation, un jour, je refois le catalogue et je vois « Design Thinking, formez-vous à la facilitation » . Et là, en lisant le programme, je me suis dit, c'est exactement ce qu'il me faut. Donc, en 2023, j'ai fait le premier niveau de la formation de Nidigitan, donc découverte un petit peu du design thinking, une formation de 30 heures avec une petite certification à la fin.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, j'ai complètement adhéré à la méthode, aux outils. J'ai fait ça en visio. Ça me faisait un peu peur. Et puis, en fait, c'était vraiment très, très, très, très bien. Ça s'est très, très bien passé. Et je me suis dit non, mais là, je ne peux pas encore être autonome. Il me faut plus de formation. Et EMI Digital proposait le niveau 2, donc encore 30 heures, avec une certification là à la clé un peu plus importante, on va dire. C'est-à-dire, il fallait écrire un dossier et passer un oral.
- Speaker #0
D'accord. Et donc, tu viens assez récemment d'être certifié de ce deuxième niveau.
- Speaker #1
Exactement, début février, j'ai passé mon oral et je suis fière de vous dire que je suis facilitatrice.
- Speaker #0
C'est super, félicitations. Pour revenir au début, au premier niveau, on en parlait tout à l'heure quand on préparait, mais finalement, tu as reconnu, chacun a son parcours, mais tu as reconnu un petit peu ce que tu faisais déjà dans le programme. tu t'es dit, tiens... Ça, ce sont des choses qui m'intéressent. En fait, c'est comme des pièces... Enfin, c'est ma lecture, tu vas me dire, mais... C'est comme des pièces de puzzle où tu t'es dit, tiens, c'est une méthode où je vais pouvoir, enfin... Je vais pouvoir prendre ce que je connais, ce que je vois et puis en faire... en faire mon miel, si on peut dire. C'est un peu ça qui s'est passé avec le premier niveau, le déclic.
- Speaker #1
Ah oui, exactement. Déjà, quand j'ai lu le descriptif de la formation, ça m'a fait tilt et je me suis dit, ah oui, c'est exactement ça. Quand j'ai fait la formation, bien sûr, encore plus, puisque tout me parlait et tout me semblait, alors pas facile parce qu'il fallait apprendre, mais en tout cas, je me voyais déjà faire ces ateliers avec mes pros.
- Speaker #0
Tu te sentais en confiance et en terrain connu, si on peut dire.
- Speaker #1
Ah bah oui, parce que c'est vrai qu'une méthode comme le design thinking, à la fin, je disais toujours, mais c'est incroyable, ça marche tout le temps, cette méthode. Et puis quand on suit des étapes comme ça, on ne peut pas se tromper, en fait. On a un résultat attendu, viable, ce que je n'avais pas toujours dans mon boulot, quand je partais sur un projet. Ça n'avait pas toutes ces phases de cette méthode-là. Et là, n'importe quel projet, j'ai l'impression que ça fonctionne.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, c'est quelque chose dont je ne t'ai pas parlé, mais je vais t'en parler maintenant. Comment tu fais le lien, parce que tu es une professionnelle aguerrie du tourisme, comment tu ferais le lien par rapport justement entre la méthode du design thinking et puis le tourisme qui a eu et qui a encore des transformations importantes ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui est... Comment tu fais le lien entre ces deux domaines ?
- Speaker #1
En fait, c'est vrai que nous, notre rôle à l'Office de tourisme, c'est accompagner les professionnels, mais c'est aussi accompagner les professionnels dans des nouveautés, dans des nouveaux projets. Et là, grâce à la formation... J'ai travaillé en niveau 2 sur un sujet vraiment structurant de l'office de tourisme qui est repenser avec mes professionnels l'office de tourisme 2030. Et nous aussi, dans notre office de tourisme, on implique depuis très longtemps nos partenaires. Donc comme le design thinking, l'humain est au cœur du projet, nous ça nous semblait complètement cohérent avec ce qu'on faisait déjà de façon empirique. Toute la méthode me parlait et me disait que c'est exactement ça qui me manquait.
- Speaker #0
Justement, pour aller dans cette idée-là, que ce soit le premier niveau ou le deuxième niveau, je ne peux pas te demander un seul moment, mais est-ce qu'il y a des moments, si tu te rappelles quelques-uns en particulier, où tu t'es dit « Ah oui, ça, effectivement, c'est quelque chose de très important, je vais m'en resservir, ou là, je suis en train de… » de toucher du doigt quelque chose qui va me servir plus tard.
- Speaker #1
Alors moi, les interviews, c'est quelque chose que je ne faisais pas du tout, qui m'a énormément plu. Et puis la méthode de questions ouvertes, de relancer, de redire ce que disent les gens en atelier aussi, de reformuler, tout ça, là, ça, c'est des choses que je ne faisais pas du tout et qui me semblent aujourd'hui essentielles. Voilà, cette écoute active, vraiment, ça, c'est quelque chose qui m'a sauté aux yeux. Et je me suis dit, mon Dieu, je ne faisais pas ça.
- Speaker #0
En fait, c'est le fait de donner une dynamique au groupe, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, oui, de relancer les questions, de bien faire parler tout le monde. En tout cas, cette attitude, moi, de facilitatrice, je l'avais un petit peu instinctivement. pas de façon professionnelle. Et là, vraiment, quand je fais un atelier, je pense à toute cette attitude que je dois avoir, de la bienveillance, de l'écoute active, de relancer tout le monde, de faire attention à ce que tout le monde participe bien, et cette neutralité, justement, dont on parlait, parce que moi, je me sers de cette méthode en interne uniquement. Donc moi, je travaille avec des professionnels, comme je disais tout à l'heure, des hébergeurs, des restaurateurs. des sites touristiques que je connais très très bien. Et la méthode d'aide facilitatrice, c'est rester neutre et ça c'est des choses que je ne faisais pas et aujourd'hui je me mets dans cette position là et c'est beaucoup plus facile aussi pour mes ateliers. Ça me paraît aussi essentiel d'avoir cette neutralité mais pour moi c'est vraiment quelque chose de pas naturel parce parce que je les connais tous. et rester neutre, ça me semble aujourd'hui très très important.
- Speaker #0
Et tu vois pourquoi c'est important de l'être en fait. Alors justement, on parlait tout à l'heure de ce cas réel que tu as choisi d'aborder et de traiter dans le cadre de ton deuxième niveau. qui étaient donc les offices de tourisme à l'horizon 2030, c'est bien ça ? Est-ce que tu serais d'accord pour rentrer un petit peu, qu'on pousse la porte et qu'on regarde un petit peu ce qui s'est passé, comment concrètement tu as monté cet atelier, qu'est-ce qui s'est passé pendant ces deux jours ? Qu'est-ce qui s'est passé pendant ces deux jours et surtout aussi peut-être, enfin pas surtout, mais aussi qu'est-ce qui s'est passé avant, parce que c'est un travail de préparation. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu concrètement comment ça s'est passé ? Déjà, le choix peut-être du sujet, comment tu l'as choisi ?
- Speaker #1
Alors, ce sujet-là, déjà, c'est quelque chose sur lequel on voulait travailler, nous, l'Office de tourisme. Parce que nous, on sait que le tourisme, aujourd'hui, est en pleine mutation. Donc nous, on n'est plus les offices de tourisme, aujourd'hui, ce n'est plus des syndicats d'initiatives où on rentre et où on prend une brochure, bonjour, au revoir. On se transforme complètement. On doit être présent sur le digital, on doit être présent partout, on accompagne nos professionnels, on les forme. Nous, c'est un sujet sur lequel on voulait travailler. Et quand j'ai demandé à ma direction le niveau 2 du coup, Design Thinking, j'ai proposé à Émilie de travailler ce sujet parce que j'ai eu la chance de faire ce niveau 2 complètement seule avec Émilie. Et donc, j'ai travaillé ce projet de mars à octobre 2024.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, un projet structurant. Et donc, j'ai fait toute la méthode design thinking. Et là, je suis en train de finir le prototypage et je vais passer au test. Donc, c'est très, très rare que quand je fais une formation, je fais un cas concret qui me touche personnellement et que je mène le projet de A à Z.
- Speaker #0
Oui, Et là, pour les deux jours, ça a été en présentiel pour le coup.
- Speaker #1
Voilà, donc j'ai fait ma formation en visio et j'ai eu la chance d'avoir Émilie pendant deux jours pour cette journée de Design Sprint où on a co-animé cette journée. C'est là où moi, je l'ai regardée, j'ai appris, elle m'a coachée. Et on avait deux groupes chacune où on a fait de la... sur une journée complète de Design Spring, de 8h30 du matin à 17h30-18h. On a monté toute cette journée, donc un très gros travail que j'ai mené depuis le mois de mars. Et on a fait la journée en mi-octobre.
- Speaker #0
D'accord, et vous étiez une 25, c'est ça que tu disais en tout ?
- Speaker #1
On était environ 25, donc elle m'a laissé... Donc c'est moi qui ai proposé les ateliers, donc Emilie était là puisque j'apprenais en même temps, donc c'est là où j'ai pu vraiment faire quelque chose de concret, me dire tiens il faudrait faire cet atelier à tel moment, à midi on a trouvé des animations pour être plus détendu, enfin voilà une journée complète épuisante, parce que ça, et ça, ça pour le coup j'avais jamais fait non plus.
- Speaker #0
Tu as appris à la fois les outils, à les manier, la dynamique de groupe, l'animation, la facilitation. Tu parlais d'outils tout à l'heure, alors ce n'est pas que ça évidemment, mais est-ce qu'il y a certains outils qui t'ont paru plus fluides ce moment-là ? Ou c'était pas de cette ordre-là, tu étais plutôt concentrée sur la dynamique de groupe ? Comment tu as vécu de l'intérieur ces deux journées ?
- Speaker #1
C'était quand même assez... Moi j'étais assez stressée parce que je le faisais pour la première fois. Il y avait beaucoup d'ateliers que je n'avais jamais faits, ni moi en tant que facilitatrice, ni en tant que participante. Donc j'ai vu déjà qu'il y avait une grosse préparation, qu'il fallait très bien connaître les ateliers. Et comme moi j'avais la chance d'avoir Émilie à côté, donc je pouvais, si j'avais un problème ou si j'avais des questions auxquelles je ne savais pas répondre, je pouvais aller lui demander. Donc tout le monde était très bienveillant.
- Speaker #0
Sans formation ou pas, c'est important, la bienveillance.
- Speaker #1
Exactement. Et du coup, j'ai pris confiance en moi. Je me suis rendu compte que finalement, déjà, j'adorais ça. Que même si je ne savais pas répondre, je cherchais. Tout le monde était bienveillant aussi envers moi. Et le plus compliqué pour moi, ça a été la dynamique de groupe. Recadrer les gens et rester concentré toute la journée. redire les consignes pour que tout le monde suive bien les consignes, est-ce que tout le monde a bien compris, réexpliquer plusieurs fois. Une concentration extrême. Vraiment, j'étais à la fin de la journée lessivée.
- Speaker #0
Pas d'outil en particulier qui soit...
- Speaker #1
Je pense vraiment que ça a été une journée très dense, mais j'ai tout apprécié, j'ai tout aimé faire. Après, c'est vrai que j'aime bien les icebreakers, les petits ateliers pour redynamiser aussi un groupe quand on voit que ça flanche un peu. Et puis aussi, ce que j'ai appris, c'est qu'on peut avoir un déroulé, aimer tout ça, mais que parfois ça ne fonctionne pas et qu'il faut réadapter. Tout ça et être agile. Et ça, c'est important aussi, c'est-à-dire d'avoir quelque chose de très organisé, mais où on puisse être agile et enlever un atelier s'il y a besoin, parce que les personnes sont trop fatiguées ou je ne sais pas, ça s'est moins bien passé un atelier. Voilà, il faut toujours savoir s'adapter.
- Speaker #0
Oui, s'adapter à ce qui se passe réellement et pas forcément suivre, même si le temps, comme tu le disais, est très important. Le timeboxing est de... de préserver une dynamique au niveau des séquences, mais rester quand même à l'écoute de la dynamique de groupe et comment ça évolue au fur et à mesure. Finalement, c'est ça.
- Speaker #1
Exactement. Mais le timing aussi, j'ai appris que c'était très important. Et si je peux dire aussi que j'ai beaucoup aimé, c'était les idéations contraintes. Parce qu'à chaque fois qu'on rajoute une contrainte à un groupe, tout le monde râle et en fait, à la fin, ils se rendent compte que ça leur a été bénéfique.
- Speaker #0
C'est plus productif au final, bien souvent.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Oui. Tout à l'heure, tu disais quelque chose et ça m'a mis la puce à l'oreille. Au niveau du numérique et de l'IA, mon petit doigt m'a dit que c'est quelque chose qui t'intéresse en particulier. Est-ce que tu veux nous en toucher deux mots par rapport à ton métier qui n'est pas forcément directement là sur ces expériences-là, mais de façon… Comment tu travailles ça ? Comment tu anticipes ça dans tes fonctions ?
- Speaker #1
Alors, aujourd'hui… Toute l'équipe, nous, de l'Office de tourisme, se forme sur l'intelligence artificielle, sur 8 sessions de 3 heures. Parce qu'aujourd'hui, effectivement, l'intelligence artificielle, on ne peut pas l'ignorer. Oui. Et aujourd'hui, je pense que ça peut nous aider aussi dans le design thinking, dans la création de personas. On l'a utilisé un petit peu avec Émilie, c'est-à-dire qu'on a... pu aller plus loin dans la définition d'un persona, par exemple. Moi, je m'en suis servi récemment pour faire un peu des résumés de mes interviews. Donc, ça peut être une aide, vraiment. Ça peut aussi nous aider à trouver un icebreaker, un atelier. On peut challenger comme ça l'IA. Je pense qu'il ne faut dans tous les métiers, de toute façon, pas l'ignorer et savoir s'en servir.
- Speaker #0
Et donc pratiquer, tester et voir les limites aussi et peut-être aussi les tracer. Mais pour les tracer, il faut tester. Il faut tester,
- Speaker #1
exactement. Mais je pense que ça peut être un bon outil d'aide à rien que résumer, comme je disais, des interviews, faire des tableaux récapitulatifs, timer un atelier. Moi, je m'en suis servie pour timer un atelier. Ça marche très bien et c'est quand même moi qui ai fait tout ce travail en amont d'interview. Bien sûr, c'est juste une aide.
- Speaker #0
Pour faire des scripts aussi, ça te permet de synthétiser aussi tes idées.
- Speaker #1
Le prototypage, j'ai essayé de m'en servir pour faire du storyboard.
- Speaker #0
Ah oui ? D'accord.
- Speaker #1
Oui, oui. Alors bon, à améliorer. Mais en tout cas, ça m'a donné pas mal de pistes. Quand tu as dit scénario, ça m'a fait penser à ça. Du coup, au storyboard, pour le prototypage, je pense que quand on sait bien l'utiliser, ça peut être une aide.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Ok, super. Après, on va revenir sur le deuxième niveau, puisqu'en fait, tu as décidé de faire ce deuxième niveau parce que tu me disais que tu voulais plus d'autonomie et être plus dans une démarche où légitimement, tu te reconnais et on te reconnaît maintenant en tant que facilitatrice certifiée. Donc ça, c'est important aussi d'un point de vue professionnel. Mais tu me disais, j'ai encore quelques, je crois que c'était ton terme, quelques frustrations, je voudrais aller un peu plus loin, et notamment sur un domaine en particulier, est-ce que tu veux nous en parler ? Parce que, évidemment, ça c'est le signe des gens intelligents, désolé de te dire ça, mais c'est ça, c'est-à-dire que plus on apprend, et plus on se dit, ah mais oui, mais il y a d'autres trucs à apprendre, t'es d'accord ?
- Speaker #1
Oui, alors ça c'est, voilà. Quand vas-tu t'arrêter ? L'entend souvent. Mais parce que quand un sujet nous passionne, on a envie toujours d'en savoir plus. Et j'ai l'impression que dans le design thinking, enfin voilà, dans... On veut toujours aller plus loin. Alors déjà, il faut avoir de l'expérience. Il faut utiliser tous les outils, beaucoup d'icebreaker. Il faut beaucoup pratiquer pour être de plus en plus à l'aise. Et moi, il y a quelque chose qui me, aujourd'hui, qui me frustre beaucoup. Alors quand je n'arrive pas à faire quelque chose, ça m'énerve un peu. Donc, il faut que j'aille plus loin. Et donc, c'est la facilitation graphique. Parce que pour moi, mettre en dessin ce que les gens disent, en tout cas, ou en illustration. Ça me paraît, pour moi en tout cas, c'est quelque chose d'assez important. Et c'est quelque chose aujourd'hui que je ne maîtrise pas, cette facilitation graphique. C'est sûrement très personnel, mais en tout cas, moi, ça me chagrine et c'est une frustration. Donc, c'est quelque chose que j'aimerais développer et qui, pour moi en tout cas, m'aidera dans cette position aussi de facilitatrice. Parce que, voilà. Quand je fais un dessin, j'ai un peu honte de mes dessins, des fois, de mon écriture. C'est pour ça que je dis que c'est un petit peu personnel. Mais en tout cas, j'ai aussi pris les kits d'Amy Digital, toutes ces cartes, tous ces outils. Et j'ai l'impression qu'on peut toujours apprendre et en apprendre plus pour faire s'exponer en tout cas.
- Speaker #0
Alors, ton podcast, il est dans le cadre justement du Design Social Club, les alumni. d'Amy Digital et peut-être que tu as vu qu'il y a eu un podcast justement sur une formatrice d'Amy Digital qui s'appelle Elsa Elsa Landais en facilitation graphique
- Speaker #1
Oui, oui, Émilie m'en a parlé mais c'est vrai que c'était à Bordeaux Ah oui Je ne peux pas forcément y aller Voilà, mais oui, oui, elle m'en a parlé et j'ai vu ce qu'elle a fait aussi, ses travaux
- Speaker #0
Ok, très bien On va parler maintenant, si tu veux bien, quand on te connaît un peu mieux, quels sont tes projets, tes aspirations, sachant déjà toute l'expérience que tu as eue et de formation des deux niveaux, maintenant que tu es facilitatrice. Comment tu vois les projets sur lesquels tu as envie d'aller pour déployer ton projet que tu as travaillé sur le deuxième niveau, je pense. Donc, si tu veux nous en toucher deux mots, comment tu vois les choses. Et puis, peut-être aussi après, d'autres sujets, si tu veux bien en parler.
- Speaker #1
Oui, alors moi, c'est vrai que du coup, à mon niveau 2 de certification, j'ai eu la chance de travailler sur un projet réel de l'Office de tourisme. Donc là, j'ai fait les prototypages avec ma formation. Et là, je vais continuer parce qu'on veut aller jusqu'au bout. Et je vais faire des tests suite à la séquence de prototypage. Donc ça, ça va continuer jusqu'au rendu final. J'ai déjà commencé de travailler un autre sujet. avec cette méthode qui est la création de séminaires d'entreprise. Donc, j'ai déjà commencé la phase 1 avec mes professionnels. Et moi, en interne, je l'utilise assez… En fait, nous, dès qu'on parle d'un projet à l'office, on a tous des projets en réunion d'équipe et tout ça. J'ai dit, attendez, attendez, on va le faire. avec une méthode qui fonctionne et pas lancer des sujets comme ça où on ne sait pas où ça va mener. Donc voilà, une fleur de lotus, des choses comme ça pour créer par exemple un nouveau produit à la boutique, pour créer une nouvelle expérience pour les touristes dans l'été, parce qu'on leur propose des activités, des stages, des choses comme ça. Donc au lieu de partir comme ça en interne sur plein de projets, on structure les projets avec un atelier, alors pas forcément un... projets sur des mois et des mois. Mais c'est ça qui est bien aussi dans la méthode, je trouve, c'est qu'on peut l'utiliser aussi sporadiquement comme ça sur des petits sujets. Ça peut être pour lancer le sujet, pour lancer le projet de façon concrète, on fait un petit speedboat, voilà. Je peux l'utiliser très souvent, en fait.
- Speaker #0
Oui, et puis tu peux dimensionner pour le prendre en mode un petit peu outil ou alors petite séquence, voilà.
- Speaker #1
Oui, exactement. Donc moi, je l'utilise en interne. en équipe et aussi avec mes professionnels avec lesquels je travaille.
- Speaker #0
Ok, très bien. Parfait. Alors, on arrive bientôt à la fin de cette interview et j'aimerais bien que tu nous dises, en fait, que tu dises à nos auditrices, à nos auditeurs qui se demandent peut-être un peu en te rappelant un moment où tu étais, même si déjà, quand même, déjà tu avais des idées... pour chercher quelque chose, mais comment tu pourrais dire à quelqu'un qui hésite à passer le cap ? pour se former, pour se dire oui, ça a l'air intéressant, des end-settings, mais alors, est-ce que ça ne va pas faire trop de temps ? Est-ce que je vais trouver du temps ? Est-ce que je vais pouvoir vraiment me l'utiliser après ? La certification, est-ce que ça va être trop dur ? Comment tu pourrais rassurer, si on peut dire, ou du moins donner quelques perspectives à nos auditrices et auditeurs là-dessus ?
- Speaker #1
Alors déjà, moi, quand je parle de cette méthode, quand on me demande ce que je fais, je dis toujours j'ai appris une méthode magique. Ça marche à tous les coups. Déjà, je suis tellement bluffée à chaque fois que j'avance. Moi, je dis toujours que j'ai une formule magique. Attendez, ne bougez pas, j'ai une super méthode. Ce qui est intéressant aussi, c'est que cette formation est sur 30 heures. Donc ça, c'est très intéressant par rapport à des formations qu'on peut faire sur une journée ou deux. On fait la formation. Merci, bonjour, au revoir. Là, c'est des formations qui sont longues. Donc, on travaille entre temps. Quand on a des questions, on peut revenir à la session d'après. Donc, ça, c'est formidable. Et le fait que ça soit certifiant, moi, j'ai acquis du coup, au sein de mon entreprise, une vraie reconnaissance et une crédibilité dans ma fonction d'animation de réseau. Et je suis… Effectivement, j'avais un petit peu d'appréhension sur la certification. Et en fait, c'est vraiment valorisant au sein de sa structure. Et puis pour nous-mêmes aussi, je ne suis pas très vieille, mais ça fait longtemps que j'ai quitté l'école et ça fait longtemps que je n'ai plus passé d'examen et tout ça. Et on n'a pas toujours la chance dans notre métier de se former, d'être valorisé en tout cas à la fin par une certification. Avec une méthode comme ça et un suivi d'ennemis digital au long terme, c'est vraiment plus qu'une formation. Alors après, c'est vrai que ça demande du temps. C'est ça qui est bien aussi, c'est que c'est sur du long terme. C'est ce que je dis, on peut travailler entre les sessions. Et ça, moi, je ne l'avais jamais eu dans une formation.
- Speaker #0
Oui, ce côté compagnonnage, si on peut dire. C'est-à-dire que ça fait partie de plus en plus de ton quotidien jusqu'à le devenir ton quotidien, même avant la fin de la formation, finalement.
- Speaker #1
Oui, et puis c'est vrai que le Design Social Club, c'est un lieu aussi où on peut aller voir ce que font les autres. Ce qu'on n'a pas aussi dans une formation lambda qu'on fait sur un jour ou deux. Moi, je fais beaucoup de formations. Même parfois, c'est qu'une journée. Après, on ne voit plus personne, ni le formateur, ni les autres avec qui on était en formation. Là, c'est vrai que l'équipe d'Amy Digital, le Design Social Club, on a suivi. On a l'impression qu'on est toujours en formation avec Amy Digital. Et que si on a une question, il y a toujours quelqu'un pour y répondre. On n'est pas tout seul.
- Speaker #0
Ok, super. Merci beaucoup Jessica pour ce témoignage et puis à très bientôt.
- Speaker #1
Merci, ça a été un plaisir et j'espère que je vous ai donné envie de suivre cette formation.