- Speaker #0
Bonjour Ségolène.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Je suis ravie de t'avoir parce qu'aujourd'hui c'est un peu spécial, c'est pour le podcaston et donc tu as décidé de nous parler d'une association. Mais avant cela, j'aimerais d'abord te poser les fameuses questions que je pose à tout le monde, même si après on parle d'une asso. La première question c'est comment vas-tu si je te parle d'écologie ?
- Speaker #1
Ça va, ça va, ça va. Il y a des hauts débats je pense comme tout le monde mais je pense que j'ai pas mal passé la phase. J'ai un peu eu le truc de la claque écologique en 2022 où j'avais cette faim en moi d'en apprendre plus, de savoir pourquoi il n'y avait que moi qui trouvais qu'il y avait un problème dans mon entourage et pourquoi ce truc aussi désespérant, ça avait l'air de toucher que moi. Donc je pense qu'il y a ce moment où j'étais un peu dans un creux. Mais du coup, depuis, j'ai rejoint pas mal d'assos. J'ai un peu changé de métier. J'ai un peu fait un... une année en Suisse de césure, donc j'ai fait pas mal de choses et maintenant ça va mieux.
- Speaker #0
Ok, on va pouvoir en parler parce que c'est la deuxième question que je pose aussi à tout le monde, c'est comment l'écologie est rentrée dans ta vie ?
- Speaker #1
Moi j'ai une théorie, c'est que soit les gens ils en ont eu un peu toute leur jeunesse et enfin ça a été des petits bouts instillés un peu dans leur éducation par des gens qu'ils connaissaient, soit ils étaient pas du tout dedans. et ils se sont pris un peu une espèce de claque où ils ont eu quelque chose qui les a vraiment frappés d'aberrant. Et du coup, moi, c'était plutôt la deuxième option. Et du coup, un métier qui avait de moins en moins de sens parce que c'était dans le BTP, parce que je découvrais que c'était polluant, je ne savais pas trop. C'était quand même un métier un peu passion pour les artisans qui adoraient ce qu'ils faisaient, qui étaient vraiment contents de parler, de créer les maisons, des rêves des gens. Donc, il y avait quelque chose de beau. Mais du coup, j'apprenais. Il y avait pas mal de destructions aussi qui étaient faites pour faire des bâtiments ou des œuvres qui n'étaient pas spécialement nécessaires. Et du coup, ça me marquait de plus en plus et je trouvais ça bizarre. Je viens du commerce, donc c'est vrai que ce n'est pas toujours une question que se posent les gens, mais j'étais surprise de vraiment être la seule à me dire qu'il y a quelque chose de bizarre, qu'on ne devrait pas autant détruire juste pour le business. Et du coup, je perdais pas mal de sens. Et au bout d'un moment, ce job-là s'est arrêté. Et du coup, je me suis dit, je vais essayer de me former. Je vais essayer. Et puis, c'est là qu'il y a eu la fresque du climat qui m'a un peu ouvert les yeux. J'étais, ah ouais, c'est encore plus grand que ce que je pensais. Il y a encore plus de choses sur ce sujet. Et donc, c'était un peu un moment de chômage, un peu de questionnement. Et du coup, après, j'ai fait plein de trucs. Des deux tonnes, un peu toute la suite de ces ateliers autour de l'écologie, si tu vois.
- Speaker #0
Tout ce qui est fresque, atelier deux tonnes. Pour en apprendre davantage.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Je me suis formée animatrice de la Fraise du Climat. En même temps, j'ai découvert l'avenir climatique. Et c'est l'année, après, j'ai retrouvé un taf dans la foulée, mais c'est comme ça un peu que ça a commencé.
- Speaker #0
Donc en 2022, quoi.
- Speaker #1
Oui, très récemment.
- Speaker #0
Oui, moi, ça fait à peu près pareil, tu vois. Je dirais que c'est à peu près en 2022, moi aussi. Oui, c'est ça. C'est 2022 parce qu'après, j'ai quitté mon boulot en 2023. Et après, là, ça fait déjà deux ans, ça passe. beaucoup trop vite. Donc, à peu près pareil, quand on s'est pris une claque. Et en plus, on a, entre guillemets, plus ou moins un point en commun, c'est Jean-Marc Jancovici parce que moi, c'est à cause de l'une de ses vidéos. À cause ou grâce ? Je ne sais pas, mais peut-être plus grâce maintenant. Sur le moment, c'était à cause. Maintenant, je dirais que c'est grâce à lui que j'en sais plus. Et l'association pour laquelle tu as parlé, lui aussi a un lien avec cette association. Donc, vas-y, dis-nous tout. Quelle est l'association dont tu as envie parler aujourd'hui et pourquoi je t'ai invitée.
- Speaker #1
Aujourd'hui, je voulais parler d'Avenir Climatique, l'assaut que j'ai rejoint un peu après la fraise du climat, je pense. Et du coup, ça a été créé par Jean-Marc Jancovici. Alors, je ne suis pas au fait de tout ce qui s'est passé parce que c'était en 2007, donc c'était bien, bien, bien, bien avant que je rejoigne l'assaut. Mais je sais que depuis, il s'est désolidarisé l'assaut. Il a été ancré d'autres, les shifters et autres. Et l'assaut a volé de ses propres ailes. Je pense qu'au début, ils faisaient encore un peu des vidéos YouTube avec, donc ils ne sont pas en mauvais termes, mais je n'ai pas tout l'historique de tous ces débuts. Mais du coup, il y a encore pas mal ce noyau connaissance, un peu comme ta conférence. Il y a une conférence emblématique d'Avenir Climatique, The Big Conf, où on retrouve du contenu qui est dans les conférences de Jean-Marc Janco ici. Donc des faits, des anecdotes que tu retrouveras qui sont un peu similaires. Par exemple, ça avait des Le Monde sans fin, j'étais surprise, il y avait un peu des choses sur l'énergie qu'on dit dans les conférences et que j'ai retrouvées un peu mot pour mot. J'étais, ah oui, je vois l'empreinte.
- Speaker #0
Et comment toi, t'as rencontré Amnire Climatique ?
- Speaker #1
En plus, moi, c'était vraiment aléatoire, parce que quand je demande aux gens dans l'assaut, souvent c'est par quelqu'un qu'ils connaissent. Et moi, je crois que c'est dans mon époque un peu de recherche. J'ai dû taper les trucs formation climat, un peu dans ma soif de connaissances. Et je crois que je suis tombée sur le MOOC, parce qu'ils ont un MOOC en ligne en trois saisons, qui a été fait par les bénévoles sur le climat. Et le MOOC renvoie vers le site. Et sur le site, il y avait un onglet formation, enquête week-end, préinscrivez-vous. Et j'ai dû me préinscrire, mais genre, quatre mois avant que ça commence. Et j'ai complètement oublié ce truc-là. Et du coup, un jour, il y a un mec qui m'a appelé. Ouais, t'es toujours motivée et tout. Dis-moi pas que tu t'es inscrite. C'est vrai. Franchement, je suis vraiment pas sûre. Tu peux me rappeler ce que c'est ? Salut Arnaud, si tu nous écoutes. C'est trop marrant. Et c'est trop marrant. Et du coup, c'est pas un hasard, mais je m'étais inscrite à plein de trucs, des newsletters, et j'ai vraiment oublié ce truc-là. Et je suis trop contente. Ça a vraiment changé beaucoup de choses par la suite. Donc, ouais, trop contente d'avoir eu un peu la curiosité, d'avoir laissé mon email dans plein d'endroits.
- Speaker #0
Et là, cette première approche au départ, quand tu les contactes, c'est... C'est pour être bénévole ou c'est par rapport à des formations qu'ils peuvent donner, par rapport à des infos que tu avais vues et qui pouvaient être intéressantes, par rapport à ta curiosité ? C'était quoi la première approche ?
- Speaker #1
Du coup, c'était vraiment cette formation. Donc, ils ont plein de projets. Ils ont des choses un peu en rapport avec les jeunes. Et du coup, cette formation qui est un peu emblématique, c'est apprendre à devenir sensibilisateur sur le climat. Donc, c'est quatre week-ends dans l'année. Au début, c'était que à Paris. Après, il y a eu Lyon, il y a eu Toulouse-Montpellier. Maintenant, il y a aussi Bretagne, Rennes et Poitiers. Donc, il y a pas mal de « campus » . Et du coup, c'est quatre week-ends dans l'année où tu apprends pas mal de choses du contenu climat, comment répondre, comment être conférencier. Donc, tu vois, parler à l'oral. Il y a pas mal d'exercices de théâtre, etc. Tout ce qui est répondre aux arguments fallacieux, arguments climato-sceptiques, etc. Ça d'ailleurs, c'est le week-end prochain. Et le quatrième week-end, c'est un peu embarquer les gens plus loin. les emmener dans l'engagement, dans l'action. Et donc, je m'y suis vraiment retrouvée. Du coup, par rapport à la fresque du climat qui était vachement, c'est trois heures et c'est fini. Là, c'était un peu plus sur le long terme, tu as une espèce de progression. Entre le week-end 2 et le week-end 3, tu fais une conférence, la fameuse TBC, le contenu où à la base, c'est Monsieur Jean-Caulissier. Du coup, tu te formes à être suffisamment à l'aise pour te lancer dans une conférence, donc que tu organises toi-même, etc. Et du coup, tu reviens au week-end 3, il s'est passé des choses, les gens ont posé des questions, t'as bloqué sur des trucs. Et en fait, ça te lance vraiment dans ce monde-là. Et puis, t'es obligé aussi de faire des connexions avec les gens parce que du coup, tu révises. Les coachs, c'est des bénévoles qui sont hyper sympas, qui ont fait la formation aussi avant et qui se mobilisent pour aller former gratuitement dans toutes ces villes. Et ça, c'est vraiment... C'est pour ça que je suis restée, parce que vraiment, les liens que ça noue, le fait que tu te vois quatre week-ends dans toute l'année, ça fait vraiment un truc où tu te sens beaucoup moins seule dans ce truc-là. Et je pense qu'à la base, je cherchais beaucoup de connaissances. Et dans ce tasseau, je suis vraiment restée pour les gens que j'ai rencontrés, cette atmosphère très bienveillante, parce qu'ils ont pas mal de principes. Je ne sais pas si tu as vu.
- Speaker #0
Quel sur-état ?
- Speaker #1
Ils sont pas mal autour de tout ce qui est autogestion. Donc tout le monde se gère et s'autogère. Donc typiquement, il y a toujours dans les week-ends, par exemple, de cette académie, cette formation, tout le monde ramène à manger. Donc ils ont cuisiné eux-mêmes, en essayant de respecter un peu les valeurs qui nous animent. Donc on essaye que ça soit possiblement végétarien, voire vegan. Tout le monde cuisine, tout le monde nettoie, tout le monde met la table, etc. C'est un système un peu horizontal. Il y a le truc de l'humidité, tout le monde est pertinent, tout le monde est un peu égal. Et pertinent à être là, ouais. Donc on est un peu là-dedans. Pas que là,
- Speaker #0
je suis pas bien.
- Speaker #1
Et ils sont beaucoup aussi autour de la bienveillance. Donc il y a souvent, dans tous les week-ends, il y a des responsables bienveillance, que tu peux aller voir si tu te sens pas bien, etc. Qui t'écoutent, sans jugement, etc. Et ça, c'est vrai que c'est assez agréable.
- Speaker #0
Et vous êtes combien, quand vous faites une formation comme ça sur quatre week-ends ? C'est ouvert à... Un nom limité ou pas du tout ?
- Speaker #1
Cette année, 250 participants.
- Speaker #0
Ah oui,
- Speaker #1
quand même ! Mais dans toute la France. Et du coup, les promos les plus anciennes, Lyon et Paris, c'est eux qui ont le plus de participants. Cette année, c'était dans les 80-90, Lyon et Paris. Et après, Bretagne, Poitiers. Et Montpellier, c'est des plus petites promos, c'est 15-30 personnes. Et donc moi, je suis coach à Rennes cette année. Donc voilà, Team Bretagne. J'aimerais bien que ça vienne à Nantes. Je milite.
- Speaker #0
Et donc toi, en fait, cet assaut, si je comprends bien, tu envoies, tu laisses ton mail quelque part. Tu vas voir quatre ministères, on t'appelle en disant « T'es encore motivée ? » Tu fais ces quatre week-ends. Et après, tu te dis « En fait, c'était trop cool. J'ai envie de coacher les nouveaux. » Parce que moi, j'ai appris trop plein de choses et maintenant, j'ai envie de le partager.
- Speaker #1
Carrément, carrément, carrément. Entre temps, il y a eu d'autres choses aussi parce qu'ils font des universités d'été, un peu comme d'autres assos. Donc, c'est une semaine où ils essayent de montrer le mode de vie idéal, un peu comme un espèce de mini festival avec plein de gens. C'est entre 50 et 80 participants. C'est comme un gros camping où il y a plein de gens. Et c'est pareil, tous les repas sont faits par les gens. Les ateliers sont apportés par... les bénévoles, s'ils sont pros de yoga, s'ils sont pros d'aquarelle. Il y a toujours plein d'activités hyper enrichissantes qui sont proposées. Moi, à chaque fois, ça m'épate de voir comment avec 50 personnes, tu arrives à faire une semaine avec tellement de choix, de choses à faire que tu ne sais pas quoi choisir, tellement il y a de trucs. C'est pareil, il y a des soirées, il y a des soirées de talent, il y a des soirées denses, il y a des soirées pique-nicolac. Ça ressemble un peu à des vacances, sauf que c'est... avec 50 personnes en autogestion, avec aussi des ateliers un peu enrichissants autour des émotions, autour des fois il y a des choses aussi autour du climat, il y a des chasses au trésor, c'est très varié. Au début j'avais un peu peur d'aller là-dedans, parce que du coup je viens d'un monde pas du tout associatif, je ne connaissais pas grand monde autour de moi qui était dans des assos, donc déjà aller à ces week-ends c'était un peu un truc fou, donc partir en vacances avec des gens d'une asso c'était encore plus « waouh, dans quoi je m'embarque quoi ? » Et en fait, j'ai adoré vraiment voir ce truc-là, cette énergie de toutes ces personnes qui sont là, qui se motivent tous ensemble pour fabriquer ce truc-là, qui marche hyper bien. Il y a vraiment un truc de voir ce monde idéal, le vivre, qui est encore plus fort qu'en parler, dire « ça serait bien qu'on fasse ça » .
- Speaker #0
Pendant une semaine, vous vivez de manière écologique, on va dire. Ouais, c'est quoi ? C'est quoi exactement, pendant une semaine, quand tu dis on vit une semaine idéale, qu'est-ce que vous mettez dedans ?
- Speaker #1
C'est vrai que idéale, je ne sais pas si c'est la description officielle. Du coup, l'idée, il y a l'AG quand même de l'assaut le week-end. Je pense qu'à la base, c'était on fait l'AG et des trucs avant. Et ça, c'est une semaine maintenant où il y a plein d'activités. Du coup, ça peut être aussi des travaux participatifs, c'est toujours un peu un écolieu. Donc l'année dernière, c'était un château, l'année d'avant, c'était un moulin. Donc c'est des gens qui vivent déjà un peu dans une écologie eux-mêmes. Il y en a, c'est des anciens membres d'Avenir Climatique qui nous accueillent un peu comme ça. Donc il y a les toilettes sèches, repas entièrement végétaux, cuisinés par nous. Et puis toutes les activités que je viens de te dire.
- Speaker #0
C'est une forme de petit village, quoi.
- Speaker #1
Ouais, petit village. On fait des jeux, on fait des ateliers. C'est vraiment une semaine de vacances, comme quand tu vas quelque part. Sauf que tu connais un peu les gens, parce qu'ils ont fait un peu des projets avec toi. Et c'est eux qui proposent des trucs, donc c'est assez fort. Et puis tu rencontres des gens aussi. Il y a des gens qui arrivent, on appelle ça les nouveaux vélos, qui peuvent aussi proposer des choses. peuvent participer. Et puis t'es obligé de rien, donc tu peux aller faire un tour. Des gens qui partent en footing. Et puis t'es vraiment dans la nature, au soleil. Le soir, il y a des énormes poêles en mode plan de chat pour 50. Donc c'est assez chouette.
- Speaker #0
Et la première fois que tu y as été, tu connaissais des gens déjà ?
- Speaker #1
À cette semaine d'été ? Ouais.
- Speaker #0
Toi qui disais que t'étais plutôt une personne qui n'allait pas trop dans ce genre d'endroit. Genre... Tu t'es déjà fait des amis avant et tu t'es dit, allez, j'y vais avec eux, au moins, eux, je les connais. Ou tu te dis, allez, on verra bien, je rencontrerai des gens là-bas.
- Speaker #1
Il y avait quelques personnes qui ont fait la formation en même temps que moi. Mais du coup, c'était hyper sympa, mais ce n'était pas encore des hyper meilleurs potes. On s'était vus quatre week-ends. Donc, j'étais contente de les voir. Mais c'est vrai que j'avais quand même le truc de, qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que je vais m'ennuyer ? Au pire, si ça se passe mal, je peux partir au milieu. J'étais pas partie en mode « Waouh, j'ai plein de potes, ça va être hyper facile » . Je pense que j'avais quand même une appréhension avant d'y aller. Mais bon, je me suis dit « On va voir, quoi » .
- Speaker #0
Et en fait, trop bien.
- Speaker #1
Et en fait, trop bien. Je l'ai refait l'année d'après. J'y retourne tous les ans. C'est vraiment cool.
- Speaker #0
Et donc l'association, là, tu peux décider ce que tu as envie de faire auprès de l'association. Donc là, tu nous as dit deux choses. L'un, c'est sur une année, tu as quatre week-ends où tu apprends différentes choses pour pouvoir parler de la crise climatique de manière, on va dire, fluide, savoir quoi répondre, te sentir à l'aise si demain tu dois faire une conférence. En gros, si... en rapide. Et après, la deuxième, c'est une semaine où tu pars avec des gens qui ont envie de vivre plus végétarien, moins de consommation, plus d'entraide, de la bienveillance, en groupe pendant une semaine. Et est-ce qu'il y a d'autres choses que propose l'assaut climatique ?
- Speaker #1
Carrément, il y a tellement de projets. Je pense que j'ai mis un petit temps avant de comprendre tout ce qu'ils faisaient. et dans une branche qui est assez historique aussi qui s'appelle Educlimat, qui fait pas mal de projets avec les jeunes. Donc il y a eu un gros pôle contenu pendant longtemps. Donc ils ont créé une espèce d'alternative à la fresque du climat pour les plus jeunes. Ok. Qui s'appelle l'arbre Educlimat. Donc ça se représente comme un arbre avec des petites cartes où dessus tu as des choses autour de l'énergie, qu'est-ce que c'est l'effet de serre, qu'est-ce que ça peut avoir comme impact. Et du coup qui est proposé dans de la sensibilisation avec les écoles. Et du coup, Educlimat, ça a déjà gagné un appel d'offres avec la mairie de Paris. Donc, il y a des interventions régulières. Il y a des gens qui font des sessions sensibilisation avec pas mal d'écoles primaires. À un moment, il y en avait 3-4 par semaine. L'année dernière, il y avait un bon rythme. L'année dernière, il y avait une équipe de 15 personnes qui faisait ça, qui faisait un relais d'intervention comme ça. Donc, c'était assez actif. D'ailleurs, il y a trois salariés dans cet assaut. avec des stagiaires. Et du coup, elle s'occupe pas mal des projets les plus fixes. Donc, dans ce pôle éduclimat, tu as ces interventions-là. Tu as aussi le PEBC. Donc, ça, c'est un projet qui a gagné une allocation Erasmus, quelque chose comme ça, pour faire avec plusieurs pays des bilans carbone dans les collèges-lycées. Donc, ça s'appelait Projet Établissement Bas Carbone. Donc là, c'est un professeur qui... qui appelle pour ce projet, il peut inscrire son établissement. Il y a une phase où il est sensibilisé, ensuite où il sensibilise ses étudiants. Avec eux, ils font un espèce de bilan carbone de leur établissement et après, ils proposent des solutions à mettre en place. Une fois qu'ils ont étudié, qu'est-ce qui émet le plus de gaz à effet de serre dans leur établissement, ils essayent de voir qu'est-ce qui pourrait être fait pour améliorer et ils le mettent en place eux-mêmes dans leur campus. Et ça, il y a un concours cette année du meilleur établissement. Je crois qu'il y a eu... entre 200 et 250 établissements qui sont inscrits. Et du coup, il y a un petit classement. Ça fait le plus d'actions à la fin de l'année, avec une petite remise des prix, etc. Donc ça, c'est PEBC, Projet Établissement Bas Carbone. Tu as quelque chose d'un peu similaire, c'est PCC, Projet Carbone Campus. Donc ça, c'est la même chose. Là, c'était collège-lycée, mais sauf que là, c'est avec le supérieur. Donc c'est des bénévoles qui se déplaçaient sur des campus pour justement les aider aussi. Il y avait une phase aussi de sensibilisation. et prise en main du bilan carbone pour qu'ils puissent le faire dans leur établissement. Ça c'était partout en France. Il y a le projet Acostage, où ça c'est des tours en bateau de sensibilisation. Donc c'est l'été. Cette année il y en a eu deux éditions, il y a eu celle de Bretagne et celle vers Marseille. Ok. Donc ça c'est les bénévoles qui choisissent, il faut d'abord trouver le bateau. Ouais. S'ils ont un bateau, ils font un peu un itinéraire. Donc l'idée c'est de trouver un peu des endroits qui les accueillent. pour pouvoir poser un stand, les outils du climat, d'autres outils. Ça peut être aussi des fresques, fresques océanes, etc. Donc, ils prennent un peu tout ce qu'ils veulent pour faire la sensibilisation un peu mobile. Et donc, ils s'arrêtent de port en port. Ils s'arrêtent dans les écoles, les centres aérés, sur les plages. Et donc, ils font une après-sensibilisation et après, ils repartent le soir en bateau.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est trop bien ça !
- Speaker #1
C'est hyper cool.
- Speaker #0
Et c'est des grands bateaux ?
- Speaker #1
Non, c'est des petits bateaux. C'est des petits bateaux. Alors, Stanny ? En Bretagne, c'était une douzaine et ils avaient deux bateaux.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Pas très fort en bateau, je suis désolée, je pourrais pas te dire ce que c'est précisément.
- Speaker #0
De toute façon, même si tu me disais ce que c'était, je ne saurais pas à quoi ça ressemble. Donc, désolée pour les auditeurs et auditrices qui s'y connaissent en bateau. Désolée. Une minute avec deux personnes qui ne s'y connaissent pas.
- Speaker #1
Je représente pas très bien l'ouest de la France. Ouais, du coup, à Costage, il y avait l'équivalent vélo. Alors cette année, il n'y en a pas eu, mais c'est ouvert à reprise. Qui a envie de se lancer, évidemment, n'hésite pas à contacter les bénévoles pour ça. C'était le tour et du climat. C'est un peu pareil que le tour à costage, mais au lieu du bateau, c'était en vélo. Donc il y avait un peu une liste d'établissements où les bénévoles, souvent c'est des binômes, ils s'arrêtent dans les écoles et donc ils proposent la sensibilisation gratuitement contre être hébergé. Et donc ils faisaient un tour en vélo, il y en a eu un pendant deux mois, il y en a eu un pendant trois mois il me semble. Ils s'arrêtent dans les écoles, ils font de l'arbre et du climat. Il y a pas mal d'autres outils que l'arbre et du climat, je t'ai parlé de ça parce que c'est un peu l'emblématique, mais tu peux aller voir sur le site, il y a pas mal d'outils gratuits, il y a le carbonomètre. qui est hyper... qui a un espèce de timeline, le jeu de société, mais en émissions carbone. Donc il faut essayer de deviner qu'est-ce qui émet le plus, qu'est-ce qui émet le moins. Et donc tu as plusieurs catégories. Tu as le carbone à rat.
- Speaker #0
Ils sont forts !
- Speaker #1
Ils sont forts ! Ça c'est un espèce de bilan carbone où tu mets des petites cartes, en fait tu les empiles selon ta consommation un peu de tout, et ça monte, et le but c'est de ne pas dépasser le seuil à ne pas dépasser, mais bon. Du coup, potentiellement, tu es à ras du truc. Donc, carbonara.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Très marrant comme jeu de mots. Ils aiment bien tous les projets. C'est assez quelque chose. Tu vois, accostage, c'est assez costage. La formation, c'est academy.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ils essayent de mettre le plus de jeux de mots ou de trucs qui ressemblent un peu comme ça. De quoi je ne t'ai pas parlé, il y a pas mal aussi de choses un peu annexes. Les causeries. C'est des conférences que les membres donnent pour repartager les connaissances aux bénévoles. Donc si quelqu'un se sent d'un sujet, qu'il a fait des recherches approfondies, ou un sujet sur lequel il travaille, ou ce genre de choses, il peut présenter une conférence un peu comme ça, en tant que non-expert, mais pour dire, ça je connais suffisamment ce sujet pour vous le présenter. Là il y en a eu une il n'y a pas longtemps, c'était sur trouver le métier de ses rêves. Ça c'est les causeries, il y avait un pôle culture aussi à un moment. Il y avait des sorties autour de l'écologie, tu pouvais mettre dans les bases locales avenir climatique, les blacks, tu pouvais mettre que tu vas sortir quelque part et du coup il y avait des sorties au ciné, documentaires, etc. Je pense qu'il y a des intercessions.
- Speaker #0
Oui, en fait il y a plein de trucs.
- Speaker #1
Il y a plein de projets, oui. Intercessions, il y a des badges pour aller au... ça ça n'a plutôt pas trop de rapport. Enfin, c'est ce qu'il y a... Ce qui est le plus unique dans tous ces projets, je trouve, c'est que tu peux aller à Bonn, aux intersessions, qui sont les sessions entre les COP, COP29. Et en fait, c'est là où ils négocient, où tous les pays se rejoignent. C'est un organe de l'ONU, la CNUC. Et tu peux te rendre là-bas et voir les négociations des textes climat en tant qu'observateur, en tant qu'asso observatrice. Et donc, tu es avec d'autres assos jeunes. Et tu assistes à ces négociations qui sont assez impressionnantes.
- Speaker #0
Tu l'as fait,
- Speaker #1
toi ? Oui, j'y ai été l'année dernière, j'ai eu ce privilège. Et alors ? C'est fou. Et c'est vraiment très intéressant pour voir. On dit toujours qu'il faudrait que les gouvernements nous suivent, qu'ils se mettent bougés à faire des textes. Mais en fait, tu vois que sur des textes comme ça, qui impliquent des centaines de pays, ce n'est pas aussi facile. Des avancées, mais en fait, qui sont... très très lente parce que c'est ça que ça prend de mettre 100-150 pays d'accord sur une chose et donc moi c'est ce que je retiens, il y en a pas mal qui disent il ne se passe pas assez de choses mais en fait tu vois qu'il se passe des choses mais c'est juste un autre rythme qui sont les négociations internationales où tu peux avoir pendant 5 jours des pays qui se disputent sur une virgule ou sur une petite tournure de phrase on te dit tournure de mots parce que chacun défend un peu son intérêt et des fois, un mot peut tout changer. Donc, c'est vraiment un autre niveau de négociation qu'on ne connaît pas. Il faut vraiment avoir cette expertise pour comprendre ce qui se joue. C'est très intéressant d'être plongé là-dedans et de vraiment assister à ça, de le ressentir et de se dire, ah oui, il faut essayer d'agir un peu au level à la couche dans laquelle tu te trouves et ça, c'est vraiment un métier.
- Speaker #0
Mais en fait, j'étais en train de me demander, c'est parce que tu étais bénévole et donc tu as pu y aller ou alors derrière, tu n'as pas tous les bénévoles qui peuvent y aller ? Si, si.
- Speaker #1
Tout le monde horizontal, tout le monde est libre de venir. Par contre, ce projet-là, il est à tes frais. La SAU, elle est globalement autofinancée ou par des dons. Et du coup, il y a pas mal de... C'est comme l'académie, l'idée, c'est que ça soit inclusif et ouvert à tous et toutes. Du coup, il n'y a pas de frais d'entrée. et du coup c'est pareil les intercessions c'est C'est gratuit, mais du coup, il faut y aller. Ça a tes frais de déplacement.
- Speaker #0
Oui, c'est juste les frais de déplacement et de logement aussi, je suppose, qui sont de ta poche. Mais après, par contre, vu que tu viens avec la casquette de bénévole, tu peux assister à tout ça. C'est ouf, quoi. Vous ne voyez pas l'image, mais moi, je vois son visage et elle est vraiment... Ça se lit sur son visage que c'est incroyable.
- Speaker #1
C'est vrai qu'en plus, moi, je viens du commerce, donc c'est vraiment un monde que je n'ai jamais vu de ma vie. C'est vraiment une opportunité. Je me disais, c'est dingue de pouvoir rentrer dans un amphi de l'ONU avec des ambassadeurs de 190 pays, avec leurs petites réglettes devant eux. J'ai eu l'opportunité d'aller là-dedans alors que je pense que je n'aurais jamais à nouveau l'occasion dans ma vie de retourner dans un endroit comme ça. C'est unique et ça n'a aucun rapport avec mon métier. Ce n'est pas du tout mon monde et j'ai eu la chance de pouvoir y aller grâce à l'assaut. Très, très chouette.
- Speaker #0
Et comment t'es devenue bénévole ?
- Speaker #1
Passer de participante à...
- Speaker #0
À quel moment tu t'es dit, bon, là, j'ai participé, c'était trop cool, j'ai adoré. Maintenant, j'ai envie de devenir bénévole. Et est-ce que c'est compliqué de devenir bénévole ? Est-ce que c'est ultra simple ? Pour s'il y en a qui nous écoutent et qui ont envie de rejoindre l'assaut, comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors, Avenir Climatique, ils sont très forts en traquenard. Déjà, au Weekend Cat, ils te demandent... Il y a des petits ateliers pour un peu découvrir tous les projets. D'ailleurs, je pense que j'ai dû en oublier, mais à coups de pas, il y en a tellement. Du coup, on me demande déjà un peu au week-end 4, est-ce qu'il y a des projets qui t'intéresseraient ? Et c'est vrai que dans cette énergie, comme je savais, la semaine de l'été m'intéressait. J'avais déjà un peu étudié le truc, peut-être potentiellement rejoindrait du climat. Et du coup, je me suis mise un peu dans une liste, on m'a recontactée. Il y a pas mal de... Une fois que tu as un peu le pied dans la porte... On te repart des projets, on te propose d'y entrer. Mais c'est vrai que l'académie, du coup, la formation, c'est une très grosse porte d'entrée pour les bénévoles de l'Avenir climatique. Il y a pas mal de gens qui viennent de là. Après, il y a aussi des apéros, plutôt à Paris, parce que c'est là où il y a pas mal de bénévoles qui sont... Enfin, il y a une petite équipe qui organise ça régulièrement. Je pense qu'à Lyon, ils en font un peu aussi en ponctuel. Et du coup, voilà, souvent, tu participes un peu à un événement. Il y en a qui viennent par les causeries aussi. Donc les conférences auto-organisées. Du coup souvent tu assistes à un événement et après on peut te recontacter. Si tu signales ton intérêt, après on te recontacte. Qu'est-ce qui t'intéresserait ? Qu'est-ce que tu aurais envie de voir ? C'est un peu comme ça que ça se lance. Et du coup moi, j'ai dit que j'étais intéressée. J'ai commencé un peu par m'intéresser à l'aide du climat. Et puis je me suis fait un peu embarquer dans la com. Donc là qui est un peu transverse à tous les projets. Un peu parler d'AC. un peu plus les réseaux sociaux, etc. Et de fil en aiguille, dans l'été, ils voulaient ouvrir l'Académie Bretagne. Donc ça n'existait pas encore, ça a deux ans. Et du coup, je me suis mise sur une liste. On m'a recontactée en mode ça va se faire cette année. Est-ce que tu es prête ? J'étais oula ! Il y a deux mois, j'étais avec une petite guitare autour d'un feu. Et là, on me dit il y a un projet qui se lance. Est-ce que tu es prête à être coach ? J'étais waouh ! Donc j'ai un peu laissé du qui. et du climat de côté. Et du coup, avec tous ces coachs qui étaient hyper motivés, ça s'est lancé. C'était une super opportunité parce que tu ouvres une nouvelle formation, donc il faut trouver le lieu, il faut tout organiser, il faut créer la logistique. Donc j'étais impliquée très vite dans ce gros projet de lancement un peu de campus, entre guillemets. Et c'était très enrichissant. J'ai découvert plein de choses que je ne connaissais pas du tout. Les recherches de subventions, les recherches de lieux, parler aux... aux villes sur les aides potentielles qu'il pourrait y avoir. Donc très enrichissant.
- Speaker #0
Ça a l'air. Et vous êtes combien de bénévoles ?
- Speaker #1
En tout...
- Speaker #0
Ouais, enfin plus ou moins quoi.
- Speaker #1
C'est dur à estimer. Je pense que les chiffres officiels, ça doit être 150 actifs, quelque chose comme ça. Parce que tu as aussi beaucoup de participants qui participent et qui reviennent un peu de temps en temps, mais qui gravitent, mais globalement... Les bénévoles actifs, c'est ceux qui sont dans les projets, l'académie, la costage l'été et du climat en ce moment, les interventions, PCC.
- Speaker #0
Ça fait quand même pas mal de bénévoles. Enfin, 150 vraiment d'actifs, plus après derrière, il y a de tout âge.
- Speaker #1
Oui, ça c'est assez chouette. C'est amusant, je pense que l'asso a fait pas mal de progrès là-dessus parce que c'est partie d'une asso étudiante, plutôt 1G. On va dire les mots, mais un peu blanches, éduquées. C'était plutôt homme. C'était un peu cliché, parce que c'est parti de là aussi.
- Speaker #0
Et du coup, ils ont essayé de mettre un peu des quotas hommes-femmes pour la formation, etc. Et maintenant, c'est un peu switché. Maintenant, il y a des... Est-ce qu'on fait le quota inverse ? Il y a trop de femmes. Ça qui est un sujet, j'ai l'impression, qui n'est pas que dans l'avenir climatique. Il y a beaucoup de femmes qui s'intéressent au sujet de l'écologie plus que les hommes dans certains endroits. Et nous, c'est le cas dans la formation, typiquement. Et les âges, ça commence à varier aussi. On a été très heureux d'avoir au moins 4 parents de... coach de l'année dernière, qui sont venus en participant, voire qui sont devenus coach aussi. Donc, ils commencent à avoir encore plus de mixité aussi au niveau des âges.
- Speaker #1
Puis tu viens en famille en plus.
- Speaker #0
Alors, ils ne sont pas toujours dans la même ville, mais c'est assez cool de voir « Ah, t'es le parent de machin ! » Donc, c'est très cool.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que toi, t'adores dans l'avenir climatique ? Qu'est-ce qui fait que, voilà, cet assaut ? Pour rien au monde, tu voudrais la quitter.
- Speaker #0
Il y a ce que je te disais, il y a les valeurs qui sont très fortes, qui transpirent un peu dans tout et qui mettent un peu cette bulle un peu comme une safe place, si je peux dire cet anglicisme. Tu te sens bien et puis quand je ressors des week-ends avec AC, il y a vraiment un truc de c'était trop bien. Je reviens d'une bulle un peu magique où tout le monde est sympa, tout le monde est très... très ouvert, très intéressant, enrichissant. Il y a des gens un peu de plein de milieux, donc tu parles de beaucoup de sujets. Donc ouais, je reviens de là, j'ai des petites paillettes dans les yeux. Du coup, quand je change de train à Paris, je suis « waouh, le métro, c'est très bizarre de revenir au monde normal » . Je ne sais pas comment dire, c'est une bulle vraiment, une zone de sécurité, de bienveillance, de bien-être. C'est difficile d'en repartir.
- Speaker #1
Est-ce que, parce que au tout début quand je t'ai posé la question sur comment t'allais par rapport à l'écologie, t'as dit que t'avais eu une partie éco-anxiété et que maintenant ça allait beaucoup mieux. Est-ce que tu dirais que le fait d'être dans la... enfin, beaucoup mieux. Tout est relatif, mais en tout cas, il y avait une partie où tu te sentais quand même mieux. Est-ce que tu dirais que c'est en partie grâce à l'association ?
- Speaker #0
En plus, je ne suis pas sûre que ce soit de l'éco-anxiété. Mais c'est vrai que c'était un sentiment très fort d'urgence et de panique très profonde. Je n'appellerais pas ça de l'anxiété parce que c'était un peu soudain et inexorable. C'était vraiment « fallait que je fasse quelque chose à ce moment-là, fallait faire, fallait agir » . Comme une frénésie de « il faut que je fasse quelque chose maintenant, pourquoi les gens ne font rien et pourquoi je suis la seule ? » Oui, je pense que ça joue beaucoup. Les liens, je pense que c'est quelque chose qui est très sous-estimé dans ce qu'il faut faire dans la transition. Et cette asso m'a vraiment appris à connecter avec des gens, même s'il faut parler à tout le monde, et il faut essayer d'inclure tout le monde dans les enjeux de transition, dans les messages qu'on passe avec la sensibilisation. C'est hyper important d'avoir des liens forts avec des gens en phase avec nous. Et ça fait du bien, et c'est assez puissant. Quand je vois la force de ces organisations... des week-ends entiers qui sont organisés où les gens sont là, ils s'organisent, ils parlent de sujets, comment améliorer les ateliers, comment améliorer les outils. C'est... Ouais. Moi je ressors de ces week-ends aussi très inspirés de la force du collectif parce qu'il y a aussi tout un système de prise de décision, un peu... Il y a pas mal de choses, il y a le jugement... prise de décision à jugement majoritaire où tu notes cinq propositions.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je sais pas si tu vois ce système de vote. Non. Ça, c'est pour les décisions à beaucoup sur des sujets un peu clivants ou les décisions un peu importantes de l'AG. Il y a un peu les votes à main levée où on ferme les yeux, un peu pour qu'il y ait l'anonymat.
- Speaker #1
C'est comme dans le jeu du loup-garou, il y a la petite fille qui fait quoi. Je ne crois pas.
- Speaker #0
Il y a la personne officielle qui compte. Sinon, tu n'es pas censée. À mon avis, il y en a qui le font. Il y a quelques petites filles dans le lot. Ça ne m'étonnerait pas. Pour revenir à est-ce que c'est grâce à eux que je suis un peu sortie les co-anxiétés, je pense qu'avoir créé des liens et revoir un peu ce groupe de gens qui s'activent, qui ont envie, qui mettent des choses en place, qui sont dans l'action aussi, ça j'ai trouvé que c'était un levier fort de baisser les co-anxiétés, vraiment essayer d'agir à son échelle, là où on a de l'énergie. Parce que je vois aussi pas mal de militantisme ou d'actions très différentes dans l'assaut. Il y a des gens qui sont plus touchés par ce qui est politique, il y a des gens qui vont être plus touchés par ce qui est en entreprise, des gens qui vont être touchés par comment on active un peu sa famille. Et c'est motivant aussi de voir... Ces exemples-là, ces gens qui parlent comment ils ont monté un syndicat, comment ils ont emmené toute leur entreprise à faire des conférences tous les X temps. Donc, je pense que voir tout ça, ça m'a sorti de l'anxiété et ça m'a donné envie de continuer, de continuer un peu à faire rouler cette vague. Et c'est pour ça que j'y suis encore.
- Speaker #1
Et là, je te pose une question que moi, je me suis déjà posée. Alors, ce n'est pas forcément en lien avec Avenir Climatique, c'est plus en tant que bénévole. Comment, toi, tu gères tes temps, on va dire, pro, perso et bénévole ? Parce qu'en fait, dans la manière dont tu l'expliques, ça te prend quand même beaucoup de temps, quoi. Ah,
- Speaker #0
excellente question. Ça, c'est vraiment pas encore ma... Je ne sais pas si je suis un modèle pour répondre à cette question. Déjà, quand je me suis lancée un peu dans les formations, tout ça, je sentais... que j'avais envie de continuer les ateliers. Donc je cherchais déjà un job qui me permettrait de continuer ça. Donc j'ai un peu cherché des CDI à 3 jours par semaine ou 4 jours par semaine. C'était très compliqué à trouver. J'ai l'impression que ça, quand t'es pas parent, enfin quand t'as pas une bonne... Parce que du coup, je n'ai pas d'enfant. Quand t'as pas une bonne raison d'avoir ça, c'est un peu un privilège que t'octroie les entreprises. Et du coup, c'était très... Enfin, j'avais des refus juste pour cette raison. J'étais, ah oui, juste parce que je vous ai potentiellement demandé...
- Speaker #1
Mais moi, c'est pareil. Ah oui ?
- Speaker #0
Oui, ça m'a surprise. Je ne savais pas qu'on était aussi fermé en France. Du coup, j'ai commencé à chercher ça. J'ai vu que c'était très compliqué. Et en parallèle, je m'étais lancée en freelance pour continuer. J'ai fait une année un peu de césure en Suisse. Donc, je faisais un peu des petites missions déjà pour un ancien employeur en freelance. Et du coup, il y a eu un peu le switch de... Ah mais en fait, si je me lançais plein temps freelance, si j'abandonnais un peu l'idée de chercher un CDI... pour continuer les ateliers et continuer mon travail à hauteur de mes missions. Et du coup, en fait, ce modèle freelance, c'est trop bien parce que je peux faire des ateliers. Là, du coup, je suis passée en pro sur la fresque du climat, sur deux tonnes. Je fais des fois des missions rémunérées et puis ça tombe un lundi en pleine semaine de 9h à midi. Du coup, il faut être un peu dispo. C'est vrai que ce n'est pas très compatible avec un CDI. Donc voilà, ma solution, c'est freelance. Donc, il y a un peu mes créneaux. fresques, mes missions qui se collent un peu. J'ai des jours à peu près, mais ce n'est pas très fixe. En plus, pareil, mes missions freelance, elles sont plus ou moins chargées. Il y a aussi des mois plus ou moins chargés. Donc là, c'est un peu compliqué. Je sais que je me pose pas mal de choses bénévoles pendant ces temps là. Par exemple, cette année, en décembre, janvier, c'était un peu compliqué. Et du coup, après, sur les week-ends, le soir, je fais je fais toutes ces choses bénévoles. Ouais,
- Speaker #1
donc un peu de temps. Oui,
- Speaker #0
d'ailleurs, il y a un projet dont j'ai oublié de te parler, que j'adore, que j'ai lancé à Nantes, c'est les arpentages. C'est une technique, c'est un peu comme les causeries, c'est de l'éducation populaire. Donc c'est le fait de prendre du savoir et le partager entre les membres et le rendre plus accessible que ce qu'il peut y avoir dans les livres, les cours, qui peuvent être un peu élitistes et pas toujours accessibles à tout le monde. Et donc là, tu partages un livre, donc d'idées potentiellement engagées ou avec du contenu. Donc moi, je fais plutôt... autour de l'écologie, mais ça peut être des sujets écoféminisme, antiracisme, etc. Parce qu'aussi, Avenir Climatique, c'est faire émerger un monde convivial sur la dimension écologique, mais aussi sociale. On croit pas mal au truc qu'une écologie se fera pas si on n'embarque pas tout le monde. Et du coup, tu partages un livre, ça se fait à au moins huit personnes, donc tout le monde a un petit bout de livre, tu lis le petit passage, et après tu fais une grande restitution avec tout le monde. Ouais, c'est génial. En racontant les petites anecdotes, est-ce que ça a résonné avec toi ? Est-ce que ça t'a fait réagir ? Et potentiellement, après, tu restes pour une petite discussion. Est-ce que tu as aimé d'autres passages ? Est-ce qu'il y a des idées qui t'ont marqué ? C'est une façon très enrichissante, je trouve. Tu lis pas vraiment tout le livre, mais du coup, tu as un bon aperçu. Et c'est une manière aussi de discuter des idées. C'est pas toujours d'accord avec toutes les idées d'un auteur. Des fois, tu comprends pas quelque chose. Du coup, avec le groupe, tu comprends.
- Speaker #1
J'ai envie de... de proposer un bouquin que je suis en train de lire en ce moment. C'est « Les enfants de l'apocalypse » de Charlotte Meyer. Et elle explique... En fait, elle a fait un tour de France. Je ne l'ai pas encore terminé, mais en gros, elle a fait un tour de France. En gros, elle est tombée enceinte. Je recommence. Elle est tombée enceinte. Ce n'était pas prévu parce qu'elle s'était dit par rapport à l'écologie, je ne peux pas mettre un enfant au monde dans cette planète. Sauf que quand elle est tombée enceinte, tout de suite aimait son enfant. Et elle s'est dit, en fait, je ne peux pas avorter parce que... En fait, il y a peut-être autre chose que je n'avais pas vue, mais peut-être que je peux faire quelque chose. Et donc, elle s'est dit, je vais aller faire le tour. de la France pour aller rencontrer les femmes qui ont décidé de ne pas avoir d'enfants et d'autres qui ont décidé d'en avoir. Et comment la famille peut être aussi un endroit un peu militant parce qu'on transmet d'une autre manière à nos enfants l'écologie. Et donc, d'une certaine manière, c'est aussi une force parce que les nouvelles personnes qui arrivent au monde, dans ces milieux-là, on leur transmet des nouvelles valeurs. Je ne l'ai pas encore fini, mais il est vraiment bien écrit, il est vraiment top. Et je pense que ça peut être ultra intéressant. Parce que c'est un peu des questions qu'on n'ose pas aborder. Donc voilà. Ça a l'air cool.
- Speaker #0
Tu l'as bien vendu.
- Speaker #1
Et là, on va approcher bientôt de la fin. Mais si, là, j'ai envie d'essayer au moins une chose dans l'avenir climatique, ce serait quoi ? Ou tu me dirais, non mais cette activité ou cette Ausha, il faut absolument que tu la fasses.
- Speaker #0
Je sais que toi, je sais que tu es déjà un peu sensibilisée. Donc peut-être que la formation... Le contenu du premier week-end serait peut-être un peu light pour toi, mais c'est vrai que l'Académie, c'est une bonne porte d'entrée un peu pour les gens qui nous écoutent à tout ce qui est avenir climatique. Peut-être l'UEDEC qui arrive cet été, donc l'Université d'été et d'avenir climatique. Petite semaine au vert, plein d'activités.
- Speaker #1
Et ça me fait penser, on peut venir en famille ou pas ? Si on a un enfant, est-ce qu'on peut venir ou pas ?
- Speaker #0
Bonne question. Alors, je n'ai pas encore vu d'enfant. donc je ne sais pas si l'organisation a déjà fait ça. Je pense qu'ils aimeraient bien être ouverts à tous et à toutes, mais c'est vrai qu'il n'y a pas encore eu ça. Donc je pense qu'il y aurait des questions à envisager aussi pour l'organe qui n'a pas encore fait ça.
- Speaker #1
Pour finir, je vais te poser la dernière question que je pose à tout le monde qui est un peu plus philosophique. C'est qu'est-ce que l'écologie pour toi ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que l'écologie pour moi ? C'est... pas mal de choses, c'est réserver la planète sur laquelle on vit. Moi j'aime bien en ce moment le truc de rendre entre guillemets sexy un futur qui nous donne envie, qui sera vivable. Je travaille pas mal sur ces diagonales des nouveaux récits, donc je pense qu'il y a un peu ce truc de réinventer ce qui nous donne envie et ce qui nous touche. Aussi pour qu'on puisse tous vivre, tous et toutes vivre en harmonie sur cette terre. Je ne sais pas si c'est une très bonne réponse. Peut-être partir en...
- Speaker #1
C'est ta réponse ! Est-ce que tu veux rajouter quelque chose ?
- Speaker #0
Sur qu'est-ce que c'est l'écologie ?
- Speaker #1
Sur qu'est-ce que c'est l'écologie, sur l'avenir climatique, sur autre chose, comme tu veux. Est-ce que toi tu as envie de... de rajouter un petit quelque chose avant, à la fin de l'enregistrement ?
- Speaker #0
Tester les assos, pour moi, c'était vraiment une grande découverte qui a changé ma vie. C'était vraiment des connexions que je ne fais pas du tout ailleurs, avec des gens que je n'aurais jamais rencontrés autrement. Donc, tester ça et parler à vos proches, parler aux gens autour de vous, essayer d'ajouter votre petit caillou à l'édifice. Et voilà. Si on fait tous un peu ça, on avancera un peu vers améliorer la vie sur Terre, je pense.