Speaker #0Bienvenue dans cet épisode de École ou pas, où on se penche sur un sujet crucial pour les parents soucieux de la planète. Les couches. Jetables ou lavables, lesquelles sont vraiment plus respectueuses de l'environnement ? Eh bien, vous allez voir, derrière ces petits objets du quotidien se cache un impact environnemental colossal. Alors, attachez vos ceintures ou vos couches, c'est parti pour un épisode qui ne sent pas toujours la rose. Avant de débattre entre couches lavables et jetables, faisons un petit voyage dans le passé. Spoiler alert, si vous trouvez que laver des couches aujourd'hui, c'est compliqué, attendez de découvrir ce que faisaient nos ancêtres. Remontons quelques milliers d'années, à l'époque où les bébés n'avaient ni pampers, ni couches à mac. Que faisaient nos ancêtres ? Eh bien, rien. En gros... l'invention des couches, c'était freestyle. Les bébés faisaient leurs besoins directement sur le sol ou dans la nature. En fait, dans certaines cultures, on utilisait la méthode dite de l'élimination infantile. Les parents, super attentifs, repéraient les signes avant-coureurs et hop, direction l'herbe ou le sable. Imaginez la logistique. Dans les régions chaudes, les bébés étaient souvent nus. Et les parents utilisaient du sable ou de la cendre pour absorber les liquides. Les Inuits, eux, utilisaient des mousses naturelles qu'ils inséraient dans des gaines en peau de phoque. Oui, des mousses. Écolos avant l'heure, mais pas très pratiques pour Netflix and chill. Au Moyen-Âge, on commence à se dire que ce serait peut-être pas mal d'enfermer tout ça quelque part. On utilisait alors des langes, des morceaux de tissu, en lin ou en laine, attachés autour du bébé. Et pour les petits incidents ? Eh bien... On rinçait tout ça dans la rivière. Pas génial pour la qualité de l'eau, mais à l'époque, c'était ça ou rien. Les langes étaient donc réutilisables, mais nécessitaient beaucoup d'eau et de savon pour être nettoyées. Au 18e siècle, en Europe, les familles riches utilisaient des langes plus sophistiquées, tandis que les familles modestes continuaient avec des tissus de récupération. Imaginez la scène. Les parents lavaient les langes à la main, en chantant peut-être des berceuses pour se motiver. Aujourd'hui, on appelle ça du vintage, mais à l'époque, c'était juste pénible. Tout change avec l'industrialisation. Dans les années 1880, on voit apparaître les premières couches en coton cousues avec des épingles pour tenir en place. Et en 1949, c'est très précis, une vraie révolution. Marion de Nauvan, une américaine visionnaire, invente la première couche imperméable avec une couverture en plastique. Elle les a appelés les boaters. Pas de super glamour, mais efficace. Autre fait marquant, en 1961, c'est le lancement des premières couches jetables par Procter & Gamble sous la marque Pampers. Et en 1970-1980, les couches jetables deviennent un incontournable grâce à leur praticité. Et c'est là que tout s'accélère. Les couches jetables arrivent en force et les parents du monde entier se disent Bop ! Plus besoin de laver, merci la technologie ! Mais en réalité, on a juste déplacé le problème jusqu'aux décharges. Aujourd'hui, le choix entre couches lavables et jetables est devenu un débat éthique, écologique et économique. D'un côté, les couches jetables promettent un gain de temps, mais génèrent des montagnes de déchets. De l'autre, les couches lavables réduisent les déchets, mais demandent plus de travail et consomment de l'eau pour leur entretien. Alors, que choisir ? Spoiler, il n'y a pas de réponse parfaite. Mais pas de panique, je vous explique tout dans les prochaines parties. Bon, en résumé, on est passé du sable et des mousses au plastique et au cotobion. Une sacrée évolution, non ? Allez, sortez vos calculettes, dans la prochaine partie, on fait parler les chiffres pour savoir qui, découjetable ou lavable, pèse le plus lourd pour la planète. Bon, maintenant que vous connaissez toute l'histoire des couches, place au vrai débat. Parce que les couches ne sont pas des objets mignons à motifs animaux, ce sont aussi de véritables machines à polluer. Alors, qui est le pire ? Jetable ou lavable ? Accrochez-vous, les chiffres vont vous faire tomber sur les fesses. Ah, les couches jetables ! Stars des supermarchés et des baby showers ! Mais que cachent ces petits rectangles blancs si pratiques ? Eh bien, un enfant utilise en moyenne 4000 à 5000 couches jetables avant d'être propre, aux alentours des deux ans et demi. Cela représente environ une tonne de déchets par enfant. Il y a aussi le fait qu'une couche jetable contient entre 30 et 50% de plastique, principalement du polypropylène et du polyéthylène. La fabrication d'une couche consomme environ 2 litres d'eau et de l'énergie pour produire la pâte à papier et les matériaux synthétiques. En gros, chaque fois que vous changez une couche, c'est comme si vous jetiez un sac plastique, mais plus absorbant. Les couches jetables sont responsables de 3,5 millions de tonnes de déchets solides par an dans le monde. Et elles prennent environ 500 ans pour se décomposer dans une décharge. Les couches jetables sont pratiques, oui, mais pas écologiques. Enfin, on a connu mieux, quoi. Les couches jetables sont les fast-food du monde des couches. Efficaces, mais pas franchement durables. Passons maintenant aux couches lavables, ces petites merveilles de tissu qui promettent de sauver la planète. Mais qu'en est-il vraiment ? Une couche lavable peut être utilisée environ 200 fois. Avec un stock de 20 à 25 couches, on couvre l'ensemble des besoins d'un enfant. Résultat, quasiment zéro déchet. En revanche, chaque lavage consomme environ 50 litres d'eau par semaine. Ajoutez à cela l'énergie pour le séchage, surtout si vous utilisez un sèche-linge. Oui, ok, merci Corboécolo, mais qu'en est-il maintenant du CO2, enfin des gaz à effet de serre ? C'est quoi le mieux ? J'adore cette voix ! Alors, en termes de CO2, une étude a été réalisée pour les couches AMAC et par les couches AMAC. On peut se poser du coup la question de la fiabilité de l'étude si elle est faite par un fabricant de couches réutilisables. Elle a donc été soumise à ce qu'on appelle une revue critique. Ça veut dire que vous avez des experts qui sont extérieurs au projet et à la société, qui ont vérifié et validé l'étude pour avoir plus de transparence et apporter plus de robustesse à l'étude. Du coup, selon cette étude, les couches lavables peuvent générer jusqu'à 60% d'émissions de CO2 en moins que les couches jetables, si elles sont bien utilisées. Donc, lavage en machine pleine, par exemple, à basse température et séchage à l'air libre. Et dans le cas de l'utilisation de couches lavables, l'impact est plus important sur l'eau. Une famille consomme en moyenne 1500 litres d'eau supplémentaire par an pour laver les couches. Donc oui, les couches lavables sauvent les décharges, mais pas votre facture d'eau. Et je ne parle même pas de votre dos si vous n'avez pas de machine à laver. Les couches lavables, c'est un peu comme le bio au marché. Meilleur pour la planète, mais demande plus d'efforts et d'investissement. Alors ? après tout ça, qui remporte la palme d'or de la couche la moins polluante ? Eh bien, les couches jetables gagnent en praticité, mais leur impact environnemental reste lourd, notamment à cause des déchets et des matériaux non biodégradables. Les couches lavables, elles bien utilisées, ont un impact globalement inférieur, mais leur coût écologique dépend des pratiques, en ce qui concerne principalement le lavage et le séchage. En tenant compte de l'ensemble du cycle de vie, donc de l'extraction des matières premières, l'obtention du coton par exemple, jusqu'à la fin de vie, les couches lavables génèrent 2 à 3 fois moins de déchets et 60% d'émissions de gaz à effet de serre en moins, à condition de respecter des pratiques écoresponsables. Et oui, si des parents vous disent qu'ils sont écologiques car ils utilisent des couches lavables, Mais qu'ils les lavent à plus de 60 degrés et qu'ils utilisent un sèche-linge, vous pourrez les regarder avec de gros yeux et un sourire un peu narquois. En résumé, avec les couches lavables, vous n'êtes pas seulement parent, vous êtes aussi stagiaire en gestion de l'eau et de l'énergie. Et avec les couches jetables, vous devenez sponsor officiel de la décharge municipale. Bon, maintenant qu'on a bien secoué les chiffres, voyons comment nous, en tant que parents et citoyens, nous pouvons faire... pencher la balance sans perdre la tête ni sacrifier notre confort. Après avoir vu les avantages et inconvénients des couches jetables et lavables, il est temps de se poser la vraie question. Comment peut-on réduire l'impact des couches sur notre planète sans se transformer en spécialiste de l'entretien des couches ? Je vous le dis, il y a des astuces qui vont vous surprendre. Déjà, soyons honnêtes, tout le monde n'est pas prêt à passer au lavable. Que faire si vous choisissez des couches jetables ? Heureusement, il existe des alternatives plus écologiques. Certaines marques de couches jetables proposent des modèles fabriqués avec des matériaux biodégradables ou des composants naturels, comme par exemple le coton bio. Par exemple, les couches comme celles de Natty ou Uggies sont mieux que les modèles traditionnels. Elles peuvent se décomposer plus rapidement dans les décharges. Il y a aussi toute une partie concernant le recyclage des couches. En France, des initiatives comme Terracicle offrent des programmes de recyclage des couches jetables permettant de transformer les couches usagées en nouveaux produits, comme par exemple des bancs publics ou des structures de jeux pour enfants. Imaginez la scène, vous vous promenez, vous êtes un peu fatigué, vous décidez de vous asseoir sur un banc public. Eh bien, peut-être que ce banc public a été fabriqué à partir d'anciennes couches usagées. C'est génial, non ? Une autre solution aussi très simple, c'est de limiter l'utilisation des couches jetables en utilisant des couches lavables pour une partie de la journée comme au domicile et des jetables uniquement lors des déplacements. Personnellement, moi, c'est la solution que j'ai essayé de faire, je dis bien essayé, avec mon enfant. Et oui, parce que changer une couche lavable quand on est à l'extérieur, c'est un vrai défi. Donc, si vous vous dites que vous ne pouvez pas tout de suite abandonner les jetables, sachez que même un petit geste compte. Voilà, tout cela, c'est si vous décidez d'utiliser des couches jetables. Si vous avez opté pour les couches lavables, bravo ! Mais maintenant, il faut faire en sorte de les utiliser correctement, pour réduire leur empreinte écologique. Parce que laver des couches de manière irresponsable, ce n'est pas mieux que de jeter des plastiques. Alors, quelles sont les solutions ? Eh bien déjà, lavez à basse température. Laver des couches à 30 ou 40 degrés au lieu de 60 degrés permet de réduire l'impact énergétique tout en maintenant une bonne hygiène. Plus vous baissez la température de lavage, moins vous consommez d'énergie. Utilisez un sèche-linge, mais avec modération. Idéalement, faites sécher vos couches à l'air libre. Si vous avez besoin d'un sèche-linge, ne le faites pas tourner à chaque lavage et ne le mettez qu'avec une charge pleine de linge. Ensuite, il faut laver en grande quantité. Quand vous avez plusieurs couches lavables, lavez-les en une seule fois pour éviter de multiplier les cycles de lavage. Cela permet de réduire votre consommation d'eau et d'électricité. Et ensuite, il faut acheter de la qualité. Optez pour des marques de couches lavables comme Hamac, Totspot ou Popolini, qui proposent des modèles avec des matériaux durables et recyclables. Leur longévité permet de mieux amortir leurs coûts environnementaux. Pensez-y comme une opération de maintenance. Pour être efficace, vous devez être stratégique. Ce n'est pas parce que vous avez un stock de couches lavables que vous devez transformer votre maison en blanchisserie 24h sur 24 et 7j sur 7. Et enfin, il existe une solution intermédiaire pour ceux qui veulent faire un mix des deux montres. Si vous n'êtes pas totalement convaincu par l'une ou l'autre, il y a une approche hybride. Par exemple, comme je vous le disais précédemment, le combo jetable et lavable. Une bonne stratégie est d'alterner entre les deux options. Par exemple, utiliser des couches lavables à la maison. et des couches jetables biodégradables lors des sorties ou des voyages, parce que on le sait, c'est plus pratique. Vous pouvez faire aussi une utilisation plus ciblée des couches jetables. Réduire l'usage des couches jetables en les utilisant uniquement pour les situations d'urgence ou lors de vos déplacements, comme pour les sorties en vacances ou les longs trajets en voiture. Et vous pouvez mettre en place progressivement les couches lavables. Si vous ne pouvez pas faire l'option 100% lavable dès le départ, vous pouvez commencer par acheter 5 à 10 couches lavables. et voir comment vous vous adaptez. Les enfants finissent par s'habituer à tout, sauf à ne pas manger de bonbons. Ça, c'est pas possible. Ou alors, dites-moi quelles sont vos solutions pour ça. Je suis preneur. Vous voyez, ce n'est pas parce que vous ne pouvez pas devenir un puriste du zéro déchet que vous devez vous sacrifier au lieu de la décharge. Un peu de souplesse et de stratégie et c'est gagné. En fin de compte, la meilleure solution reste celle qui correspond à vos besoins et à vos capacités d'adaptation. L'important, c'est d'être conscient de l'impact que Ausha ont et d'essayer de réduire notre empreinte. Que vous soyez un parent couche lavable à 100%, ou un parent on commence doucement avec des jetables bio, sachez que chaque petit geste compte. C'est bien d'essayer, c'est encore mieux de le faire avec des connaissances. Voilà, c'est la fin de cet épisode de Écolo ou pas. Alors, vous êtes plutôt team lavable ou team jetable ? Faites-moi part de votre expérience sur Instagram ou en commentaire. En attendant... Bon pourrage pour les siestes écologiques. Enfin, si vos petits monstres vous en laissent une. Sur ce, je vous dis à vos gourdes et vélos et couches ! Et on se voit la semaine prochaine, lundi prochain, pour un nouvel épisode. Allez, salut !