Speaker #0Bon, on va être honnête deux minutes. 2025, ce n'est pas exactement l'année où la planète s'est levée en disant « ça y est, problème réglé, merci les humains » . Entre canicules, les reculs politiques, les discours climato-sceptiques qui reviennent par la fenêtre, on pourrait très bien finir l'année en mode « à quoi bon ? » . Mais si tu écoutes ce podcast... ce n'est pas pour qu'on se roule ensemble dans la déprime écologique. Parce que oui, spoiler alert, il s'est aussi passé des trucs bien en 2025. Bon, pas de miracles, pas des solutions magiques, pas des licornes qui roulent au biogaz. Non, des avancées réelles, parfois discrètes, parfois imparfaites, mais suffisamment solides pour qu'on en parle. Et aujourd'hui, j'avais envie de faire un épisode imp... peu différent. Un épisode pour finir l'année, sans se mentir, mais sans oublier que l'écologie, ce n'est pas qu'une liste de catastrophes. Alors, j'ai regardé 2025 en face, et je me suis posé une question sain. Qu'est-ce qui a vraiment avancé cette année, malgré tout ? Résultat, j'ai listé 8 avancées positives. Dans la biodiversité, dans l'énergie, dans nos façons de consommer, dans le droit. dans les villes et même dans les têtes. Alors attention, si tu cherches un épisode qui te dit que tout va bien, c'est pas ici que tu vas entendre ça. Mais si tu veux un épisode qui te rappelle que quand on agit, quand on protège, quand on insiste, la planète répond, ben alors reste avec moi. Le Corbeau Écolo, bienvenue dans Écolo ou pas. Aujourd'hui, on fait le bilan Écolo 2025. Et pour une fois... On va terminer l'année avec un peu de lumière dans les plumes. Parole de Corbeau. On va commencer par une avancée fondamentale. Une avancée qui ne repose ni sur une innovation miracle, ni sur une promesse politique un peu creuse. Juste un principe tout bête. Quand on protège, le vivant revient. Et en 2025, ce n'est plus une idée, c'est un constat. Il y a encore 25 ans, le lynx sibérique était considéré comme l'un des félins les plus menacés au monde. Au début des années 2000, il y avait moins de 100 individus recensés. Et en 2025 ? Eh bien, plus de 2000 lynx répartis entre l'Espagne et le Portugal. Pas grâce à une appli, pas grâce à une campagne de com', mais parce qu'on a protégé des habitats, recréé des corridors écologiques, limité la chasse et suivi les populations dans le temps. Bref, on a fait le job et du coup le lynx aussi. Un autre exemple encore plus parlant, les tortues marines. Pendant des décennies, leurs plages de ponte ont été soit urbanisées, soit éclairées la nuit, soit piétinées ou soit polluées. Résultat, on a eu une chute dramatique des naissances. Ces dernières années, plusieurs pays ont mis en place des zones protégées, des restrictions d'accès, des campagnes de sensibilisation locale. Et en 2025, du coup, on observe une augmentation du nombre de nids sur certaines plages méditerranéennes. Alors, pas partout, pas suffisamment, c'est clair, mais assez pour montrer que la protection ciblée, ça fonctionne. Le dernier exemple que j'ai, là on va direction l'Inde. Dans les années 1900, le lion d'Asie est au bord de l'extinction. Moins de 50 individus concentrés dans une seule forêt. Et aujourd'hui, on a... plus de 600 lions, grâce à une protection stricte, un suivi scientifique et une réduction des conflits humains faunes. Comme quoi, même un prédateur au sommet de la chaîne alimentaire peut coexister avec l'humain quand on arrête de vouloir tout contrôler. Ces histoires ont tout un point commun. Ce ne sont pas des miracles, ce ne sont pas des exceptions, ce sont des politiques publiques appliquées dans la durée. Et surtout, elles cassent une idée qui est très répandue. Oh, c'est trop tard. Ben non, ce n'est pas trop tard. Mais ça demande du temps, de la constance et parfois d'accepter de s'effacer un peu. Visiblement, la nature se débrouille très bien quand on lui laisse de la place. Si la biodiversité nous montre que la protection fonctionne sur Terre, la question suivante est évidente. Est-ce que ça marche aussi en mai ? Spoiler ? Oui, mais à certaines conditions. Allez, on continue. Après la Terre, on va regarder sous la surface. Parce que l'océan, c'est souvent le plus grand oublié du débat écologique. Invisible, lointain, silencieux. Et pourtant, quand on protège vraiment la mer, les effets sont rapides. Beaucoup plus rapides que sur Terre. Pendant des décennies, on a traité l'océan comme une autoroute du commerce. Ou une mine à poissons. Ou encore une poubelle. un peu trop pratiques. Résultat, on a des fonds marins labourés, des espèces surexploitées et des écosystèmes qui tiennent par habitude. Débutons par un exemple très concret, très français. Le golfe de Gascogne. Ces dernières années, des milliers de dauphins y mouraient chaque hiver. Piégés dans des filets de pêche. Longtemps, on a expliqué que c'est compliqué. On ne peut pas faire autrement. L'économie, vous comprenez. Puis, en 2024-2025, une décision tombe. Fermeture temporaire de certaines fèches pendant les périodes les plus à risque. Du coup, résultat observé, jusqu'à 60% de mortalité en moins chez les dauphins concernés. Pas zéro, pas parfait, mais une preuve très claire d'une chose. Quand on réduit la pression, la faune, elle respire immédiatement. Autre levier majeur... Les aires marines protégées. Attention, ici on parle des vraies zones marines protégées. Celles où le chalutage est imperdit, où certaines pêches sont illimitées, et où les règles sont contrôlées. Pas juste des zones protégées sur le papier. Parce que protéger la mer tout en autorisant tout, c'est un concept. Dans ces zones réellement protégées, on observe plus de poissons, des poissons plus gros, Et un retour d'espèces disparues localement. Et surtout, un phénomène clé, l'effet réserve. Quelque chose de très simple en fait. Les poissons se reproduisent dans la zone protégée et débordent ensuite vers les zones voisines. Oui, protéger un endroit peut aider la pêche autour. Comme quoi, écologie et économie ne sont pas toujours ennemis. Dernier exemple, alors moins visible mais crucial. l'arrêt ou la limitation du chalutage de fonds dans certaines zones. Alors, c'est quoi le chalutage de fonds ? C'est des filets géants qui raclent les fonds marins et détruisent des écosystèmes vigneux de plusieurs siècles. Dans les zones où cette pratique est limitée ou interdite, on observe une régénération des habitats, le retour d'espèces endémiques et une meilleure résilience face aux changements climatiques. Là encore, pas besoin d'inventer la mer de demain. Il suffit parfois... d'arrêter de labourer. Ces exemples montrent une chose essentielle. L'océan est extrêmement dégradé, mais aussi incroyablement résilient. À une condition, on lui laisse de l'espace et du temps. Et contrairement à ce qu'on entend souvent, les décisions politiques en mer peuvent avoir des effets très rapides. Pas dans 20 ans, pas dans les livres d'histoire, mais maintenant. Donc, si protéger la biodiversité fonctionne sur Terre, Si réduire la pression fonctionne en même, la question suivante est inévitable. Est-ce qu'on commence enfin à lâcher les énergies fossiles ? On y répond de suite. Bon, alors là, soyons clairs tout de suite. Euh, si tu attends que je te dise que le pétrole et le gaz et le charbon c'est fini, ben en fait c'est pas pour aujourd'hui. Mais si tu veux comprendre pourquoi 2025 marque un vrai tournant, ben reste encore avec moi un petit peu. En 2025, les énergies fossiles représentent encore environ 80% de l'énergie mondiale. Oui, oui, oui, oui, 80. Autant dire qu'on n'a pas encore rangé la pompe à essence au musée. Mais le sujet n'est pas là. Le sujet, c'est que la dynamique est en train de changer. De plus en plus de projets fossiles sont annulés, suspendus ou refusés. En 2024-2025, plusieurs projets de forage pétrolier ont été gelés ou abandonnés. Des projets gaziers jugés non rentables à long terme ont été stoppés. Certains États commencent à dire non, même face à des géants industriels. Pourquoi ? Parce que le coût explose, les risques juridiques augmentent et les investisseurs commencent à fuir. En clair, le fossile n'est plus seulement un problème climatique, c'est devenu un mauvais pari économique. Ou en tout cas, un pari économie à risque. Pendant ce temps-là... les renouvelables, ils accélèrent. En 2024-2025, plus de 80% des nouvelles capacités électriques installées dans le monde sont renouvelables. Solaire, éolien, hydraulique principalement. Le solaire à lui seul progresse à une vitesse historique. Les coûts ont été divisés par environ 10 en 15 ans. Et il y a du coup un déploiement massif, y compris dans les pays très dépendants aux fossiles. Résultat, dans de nombreux pays, le solaire et l'éolien sont désormais moins chers que le charbon ou le gaz neuf. Sans subvention, sans magie, juste par logique économique. Autre signal fort, le charbon. En Europe et en Amérique du Nord, des centrales ferment plus vite que prévu. Et certaines ne sont même plus rentables avant leur fin de vie théorique. En 2025, plusieurs pays européens produisent moins de 10% de leur électricité à partir du charbon. Alors, bah, c'est... pas la fin mondiale du charbon, mais c'est la fin de l'idée selon laquelle il serait indispensable. Bon, attention à ne pas mal interpréter cette avancée. Le fossile ne disparaît pas, mais il cesse d'être l'évidence par défaut. Et ça, c'est déjà énorme en fait. Parce que pendant des décennies, on a entendu que, ben, on n'a pas le choix, il n'y a pas d'alternative, ou l'économie s'effondrerait. 2025 montre l'inverse. Les alternatives existent, elles sont déployées et elles gagnent du terrain. Bon, clairement, pas assez vite pour le climat, mais trop vite pour que le fossile fasse comme si de rien n'était. Donc, si la biodiversité revient quand on la protège, que l'océan respire quand on réduit la pression, et le fossile recule quand il devient moins rentable, bon, la question suivante est presque intime. Est-ce que nous... On commence aussi à consommer autrement. Pendant longtemps, consommer moins s'était vu comme un truc de marginaux. Un peu triste, un peu culpabilisant, un peu retour à la bougie ou à la lampe à pétrole. En 2025, ce discours commence sérieusement à se fissurer. Soyons honnêtes. Dans les pays riches, notre niveau de consommation était objectivement démesuré. Vêtements portés quelques fois, objets jetés alors qu'ils fonctionnent encore, renouvellement permanent, souvent inutile. Pas par besoin, par habitude. Depuis quelques années, et encore en 2024-2025, on observe en France et en Europe une baisse mesurable de la consommation de certains biens. Moins de textiles neufs, moins d'équipements électroniques renouvelés trop vite. moins d'achats impulsifs sur certaines catégories. Alors non, ce n'est pas uniquement par conscience écologique. Clairement, il y a aussi le pouvoir d'achat qui peut diminuer, l'inflation aussi qui joue beaucoup, et les crises successives. Mais le résultat, il est là. Moins d'objets produits, c'est moins d'impact environnemental, peu importe la motivation initiale. Autre chiffre très parlant, le marché de la seconde main, il explose. En 2025, la revente de vêtements, meubles ou des objets du quotidien n'est plus marginale. Pour certaines catégories, la seconde main représente déjà une part significative des ventes. Les usages ont changé. Acheter d'occasion n'est plus vécu comme « c'est parce que j'ai pas le choix » , mais comme « pourquoi acheter neuf en fait ? » Ce simple basculement culturel, il veut parfois plus que 10 campagnes de sensibilisation. Autre signal faible qui devient fort, la réparation. Depuis l'arrivée de l'indice de réparabilité, de certaines aides à la réparation et des réseaux de repères à café, de plus en plus de personnes se posent la question, est-ce que je peux réparer avant de remplacer ? Qu'est-ce qu'on constate du coup ? Un allongement de la durée de vie des produits, moins de déchets et moins de pression sur les ressources. Et surtout... moins de sentiments de s'être fait avoir. Alors, attention, ça ne veut pas dire que tout le monde consomme sobrement en 2025. Mais ça veut dire une chose essentielle. La norme, elle commence à bouger. Avant, consommer moins, c'était faire un effort. Aujourd'hui, de plus en plus souvent, c'est faire un choix rationnel. Et en écologie, quand un comportement devient logique plutôt que moral, il se diffuse beaucoup plus vite. Donc, si on protège mieux le vivant, qu'on commence à sortir du fossile, et qu'on consomme un peu moins n'importe comment, il me reste une question clé. Est-ce que tout ça commence aussi à s'inscrire dans les règles du jeu ? Autrement dit, dans le droit, dans les lois et les tribunaux. Pendant longtemps, l'écologie, c'était surtout des rapports, des alertes, des manifestations et beaucoup de promesses politiques. En 2025, quelque chose a un peu changé. Le climat est devenu un sujet juridique. Aujourd'hui dans le monde, on compte plus de 2300 recours climatiques. C'est plus du double qu'il y a 5 ans. Et surtout, ces recours, ils ne visent pas seulement des états. mais aussi des entreprises, des banques, des investisseurs. Bref, ceux qui avaient l'habitude de décider sans rendre de compte. En Europe, plusieurs décisions de justice ont marqué un tournant. Des États ont été condamnés, rappelés à l'ordre et contraints de revoir leur politique climatique. Pourquoi ? Parce que leur engagement n'était pas aligné avec leurs propres objectifs. Autrement dit, on ne peut plus promettre et ne rien faire sans conséquences. Et ça, juridiquement, c'est nouveau. Autre évolution majeure, les entreprises sont de plus en plus attaquées en justice pour leur impact climatique. Les accusations peuvent porter sur leur contribution au changement climatique, du greenwashing et des incohérences entre discours et pratiques réelles. En 2025, des multinationales doivent justifier leur trajectoire. Certaines sont contraintes de publier des plans crédibles et d'autres voient leur image et leur stratégie... fragiliser. En fait, le message il est clair. Le climat n'est plus seulement un risque réputationnel. C'est un risque juridique et financier. La conséquence directe, c'est que les investisseurs commencent à intégrer le risque climatique dans leurs décisions. Parce que, un procès climatique, ça peut bloquer un projet, retarder des investissements et faire chuter la valeur d'une entreprise. En clair, le climat, il entre dans les tableaux Excel. Et bizarrement, quand l'écologie arrive dans les bilans financiers, elle devient tout de suite plus sérieuse. Ce basculement est fondamental. Pendant des décennies, l'écologie reposait surtout sur de la bonne volonté, sur la morale et la pression citoyenne. En 2025, elle repose maintenant aussi sur des obligations légales, des décisions de justice et des sanctions possibles. Ce n'est pas suffisant pour régler la crise. crise climatique, soyons clairs. Mais c'est un changement de règles du jeu. Et quand les règles changent, les comportements suivent. Donc, si la biodiversité revient quand on la protège, que l'océan respire quand on limite la pression, que le fossile recule quand il devient risqué, et que le droit commence à encadrer tout ça, ben, moi ça me fait encore poser une question. Est-ce que ces changements se voient déjà dans nos villes ? dans notre quotidien. On va parler d'un sujet très concret. Un sujet qui ne se voit pas toujours, mais qui se respire tous les jours. L'air que nous respirons. Et contrairement à ce qu'on entend parfois, en 2025, dans plusieurs villes, il est objectivement moins pollué qu'avant. Pendant des années, la pollution de l'air urbain, c'était des pics réguliers, des maladies respiratoires, des morts prématurées et beaucoup de discussions du type « on n'a pas le choix, c'est la ville ! » Spoiler ? Si, on avait le choix ! Le premier indicateur très parlant, le NO2, principalement lié au trafic routier. Dans plusieurs grandes villes françaises et européennes, entre 2019 et 2024-2025, on constate une baisse de 30 à 50% des concentrations moyennes de NO2. Oui ! 30 à 40% ! Ce n'est pas un ressenti, ce sont des stations de mesure. Alors, pourquoi cette baisse ? Pour plusieurs raisons en fait. Il y a moins de voitures en centre-ville, il y a des zones à faible émission, il y a des développements des transports en commun et des mobilités douces. Donc c'est pas une mesure miracle, mais une accumulation de décisions cohérentes. Autre polluant clé, les particules fines. Leur concentration moyenne a baissé d'environ 20% en 10 ans, avec une tendance qui se poursuit en 2025 dans plusieurs agglomérations. Pourquoi c'est important ? Parce que les particules fines, ça pénètre profondément dans les poumons, ça augmente les risques cardiovasculaires, et ils sont responsables de dizaines de milliers de décès prématurés. Moins de particules, c'est moins de maladies. Donc moins de particules, c'est moins de maladies. Pas juste une meilleure note environnementale. Et là, on arrive à un chiffre qui fait réfléchir. Des milliers de décès prématurés sont évités chaque année en Europe grâce à l'amélioration progressive de la qualité de l'air. Des milliers. Pas dans 20 ans. Pas peut-être. Chaque année. Donc ce sont des AVC en moins. Des crises d'asthme évitées. et des hospitalisations qui n'ont pas lieu. La pollution de l'air est un excellent exemple d'un truc qu'on entend souvent en écologie. Ça va trop vite, ça va trop loin, ça pénalise les gens. Ben, là les chiffres racontent une autre histoire. Alors oui, certaines mesures sont inconfortables. Oui, elles demandent des changements d'habitude. Mais le résultat est là. Quand on agit, l'impact est rapide et mesurable. Et surtout, nos poumons n'ont jamais voté contre. Donc... Si la biodiversité revient, que l'océan respire, que le fossile recule, que le droit encadre et que l'air s'améliore, ben... Pour moi, il reste une dernière avancée, qui est plus discrète mais essentielle. Ce qui change dans les têtes. Et ça, c'est peut-être la plus longue bataille. Pendant longtemps, l'écologie, c'était surtout des militants, des ONG, des citoyens engagés, et beaucoup de gens très convaincus, mais peu écoutés. En 2025, un basculement très discret est en cours. L'écologie devient un sujet de gestion, de stratégie et d'organisation. Aujourd'hui en Europe, plus de 90% des grandes entreprises déclarent intégrer le climat dans leur stratégie. Alors attention, ça ne veut pas dire qu'elles font tout bien, mais ça veut dire une chose essentielle, le sujet n'est plus optionnel. En 2025, des milliers d'entreprises réalisent un bilan carbone. Les directions doivent rendre des comptes sur leur trajectoire. Et les sujets climat arrivent en comité de direction. Pourquoi ? Parce que la réglementation, c'est aussi, comme on l'a vu précédemment, les investisseurs posent des questions et les risques physiques et juridiques augmentent. En clair, ce n'est pas toujours pour amour de la planète, mais ça produit quand même des effets. Autre chiffre très parlant, la formation. Depuis quelques années, et encore en 2024-2025. Le nombre de formations liées au climat, à l'éco-conception et à la transition explose. Dans les entreprises, les collectivités, les écoles d'ingénieurs, les formations professionnelles. Du coup, on a des dizaines de milliers de personnes formées chaque année aux enjeux climatiques, énergétiques et environnementaux. Avant, on formait surtout des convaincus. Aujourd'hui, on forme aussi des décideurs. Côté collectivité, même dynamique. En 2025, on a les plans climat... aires énergiques territoriaux renforcés, des stratégies de sobriété énergétique et une intégration de critères environnementaux dans les marchés publics. Des milliers de collectivités locales intègrent désormais l'environnement dans leurs décisions quotidiennes. Ce n'est pas juste spectaculaire, mais c'est là que se jouent les transports, l'urbanisme, l'énergie et l'alimentation. Ce basculement est fondamental parce que l'écologie sort du seul registre moral. quitte le... il faudrait et entre plutôt dans il faut décider. Quand un sujet devient réglementé, mesuré, enseigné et piloté, il ne dépend plus uniquement de la bonne volonté. Et là, à long terme, c'est beaucoup plus puissant que n'importe quel slogan. Alors oui, il reste encore une avancée à voir. La dernière, celle qui concerne directement la société, les citoyens et surtout la jeunesse. Parce que sans engagement humain... Aucune transition ne tient dans la durée. On entend souvent dire que la jeunesse se désengage, qu'elle est fatiguée, qu'elle est résignée. En 2025, les chiffres racontent une autre histoire. La jeunesse n'a jamais abandonné l'écologie. Elle a simplement arrêté de faire uniquement du bruit. Aujourd'hui, en Europe, plus de 70% des 18-30 ans considèrent le climat et l'environnement comme un enjeu prioritaire. Ce chiffre est stable dans le temps, il est élevé et bien plus fort que dans les générations précédentes au même âge. Autrement dit, l'écologie n'est pas une mode générationnelle, c'est un socle. Contrairement à ce qu'on croit, l'engagement associatif des jeunes ne recule pas. Il change de forme. En 2025, il y a des milliers de jeunes qui s'engagent dans des associations locales. Dans l'aide humanitaire, dans la protection de la biodiversité, dans la solidarité, dans la transition écologique et énergétique. Moins de grandes marches, plus de projets concrets. Moins de slogans, plus de réunions du soir. Autre chiffre très parlant, les jeunes se réorientent massivement vers des métiers liés à la transition. Agriculture durable, énergie renouvelable, bâtiments bas carbone, économie sociale et solidaire, éco-conception. Dans certaines filières, les inscriptions augmentent de 20 à 40% en quelques années. Ce n'est pas anodin, parce que ça veut dire que l'écologie n'est plus seulement une revendication, c'est un projet de vie. Autre révolution marquante, l'engagement citoyen local progresse. Conseils citoyens, collectifs de quartier, projets participatifs, coopératives. En 2025, de plus en plus de jeunes s'appliquent là où ils vivent, sur des projets concrets mesurables. et souvent loin des projecteurs. Moins visible sur les réseaux, mais beaucoup plus durable. La jeunesse de 2025 n'est ni naïve, ni fataliste. Elle a compris trois choses essentielles. Le changement prend du temps. Les institutions bougent lentement. Les actions locales tiennent mieux que les grands discours. Alors elle construit, elle apprend, elle s'organise. Et ça, c'est peut-être la meilleure nouvelle de cet épisode. Alors voilà ! 2025 n'a pas été une année parfaite, mais ce n'a pas été une année vide. Le vivant revient quand on protège, l'océan respire quand on réduit la pression, le fossile recule quand il devient risqué, le droit s'en mêle, l'air s'améliore, les organisations évoluent et la jeunesse continue autrement. La transition n'est pas un miracle, c'est une accumulation. Et parfois, une accumulation de bonnes nouvelles, ben, j'ai envie de dire que ça fait une direction. Voilà, 2025 est terminé. Et non, ce n'était pas l'année du grand basculement. Pas celle où tout s'est réglé. Pas celle où la planète a repris une respiration normale. Mais, pour moi... Ce n'était pas non plus une année vide. Comme on l'a vu dans cet épisode, en 2025, on a vu énormément de choses. Ce ne sont pas des miracles, ce sont des signaux. Des signaux qui disent une chose simple. L'écologie fonctionne quand on s'y tient dans la durée. Alors oui, il reste énormément à faire. Mais non, tout n'est pas foutu. Et parfois, commencer une nouvelle année en se rappelant ça, c'est déjà une forme de résilience. Sur ce, merci de continuer à m'écouter. Je vous dis à vos gourdes et vélos et on se retrouve dans deux semaines pour un prochain épisode. Allez, salut !