- Speaker #0
Bonjour à tous et à toutes, aujourd'hui je suis très content d'accueillir Céline, on te connaît aussi sous le nom d'Arzela, c'est ça ? Tu veux que je t'appelle comment du coup pendant cet épisode là ?
- Speaker #1
Du coup Arzela si ça te convient aussi.
- Speaker #0
Ok, très bien, bon ça me va. Donc Arzela, tu fais plein de choses, tu es écologue, éducatrice à l'environnement, autrice, compositrice, tu écris du coup et tu chantes pour parler du vivant. Tu as un travail dans des écoles, dans des collectivités, dans des festivals aussi, je crois. Tu es à l'origine de l'univers, on va en parler, de Save et Dune, en livres, en chansons, en podcasts. Tu fais énormément de choses. Et du coup, tu fais partie de ces personnes qui ont choisi de parler d'écologie autrement que par des graphiques ou des rapports. Autrement que moi, je fais dans ma vie professionnelle. Donc déjà, merci beaucoup d'être là.
- Speaker #1
Merci à toi, Romain.
- Speaker #0
Et avant de rentrer du coup dans tout ce que tu fais aujourd'hui, j'aimerais qu'on commence du coup simplement, si tu devais te décrire, comment tu te décrirais Arzela ? Parce que j'ai dit que tu étais écologue, piétrice à l'environnement, artiste, etc. Mais toi, comment tu te décrirais dans la vie de tous les jours ? Qu'est-ce que tu fais ?
- Speaker #1
Merci Romain de me recevoir à ton super podcast. Donc moi, Arzela, j'ai trouvé mon équilibre il y a quelques années, à mi-chemin entre le naturalisme, donc l'étude de la faune et de la flore sauvage, et l'expression artistique, notamment par la musique. Je suis musicienne depuis mon plus jeune âge, j'ai commencé l'accordéon diatonique à 8 ans, et ça ne m'a pas lâchée, j'ai essayé d'autres instruments, j'ai aussi appris à chanter. Je suis complètement autodidacte là-dedans, que le naturalisme, j'étais intéressée par la faune et la flore, notamment les oiseaux et les insectes un peu plus tard, depuis assez jeune aussi. Mais j'en ai fait mes études, j'en ai fait mon métier, j'ai été salariée comme indépendante maintenant depuis une quinzaine d'années. Et voilà, 4 ans, 5 ans, depuis 2021, que j'ai lié ces deux expertises et ces deux passions aussi pour transmettre des connaissances sur la faune et la flore de manière plus ludique, plus poétique, mais toujours avec ce bagage scientifiquement rigoureux. C'est vraiment ces bases-là que j'aime entretenir et que maintenant je développe, je cultive.
- Speaker #0
Ok, et alors une question qui me vient tout de suite à l'esprit là, pourquoi Arzella ? Ça vient d'où ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Speaker #1
Donc Céline Lebrion, c'est mon nom civil, mais Arzella ça m'est venu à ce moment-là, il y a 4-5 ans, quand j'ai vraiment lancé ce projet-là, puisque Arz, donc je suis en Bretagne, et Arz, mes enfants étudient le breton, donc c'est elles qui m'ont appris, Arz c'est l'ours en breton, donc pour moi c'est un peu l'animal totem, des animaux que j'ai aimé très rapidement, les gros mammifères. Moi, je me suis beaucoup intéressée à une période de ma vie aux gros mammifères, les loups, les ours. Et Arzela, voilà, j'ai trouvé que ça sonnait bien qu'il y avait ce côté mère-ours, puisque c'est suite à la naissance de mes filles aussi que j'ai eu cette envie de lier les deux et de transmettre aussi, plus qu'aussi de faire des études, aussi de transmettre des connaissances sur la foudre et la flore de manière en musique plus poétique. Et donc Arzela, c'est un prénom breton qui existe, alors qu'il est orthographié normalement avec un seul L. Moi, j'en ai mis deux pour mes deux filles, voilà.
- Speaker #0
Ok, d'accord. C'est très précis.
- Speaker #1
Oui, j'aime beaucoup les symboliques.
- Speaker #0
Alors du coup, à quel moment l'écologie est devenue centrale dans ta vie ? Alors moi, souvent, quand je fais des interviews, le fait d'avoir des enfants pousse. Alors pour certaines personnes, c'est du coup un début, le début d'une prise de conscience. Pour d'autres, ça vient confirmer cette prise de conscience sur l'environnement, sur l'impact qu'on a, etc. Toi, à quel moment l'écologie est devenue centrale dans ta vie ?
- Speaker #1
mais Pour moi, l'écologie, la science vraiment du vivant, de la biodiversité, c'est depuis toute petite. Je ne me suis vraiment pas posé la question. C'est vraiment intrinsèque, aussi loin que je peux me rappeler. Je peux revoir des souvenirs. Je m'intéressais aux oiseaux, aux mammifères, tout ça. Je pouvais lire des livres là-dessus, participer à des comptages sur les oiseaux. J'ai ma première carte de la Ligue protectrice des oiseaux. Je crois que c'était 1998, la première carte, en tout cas que j'ai encore en version papier, que j'ai retrouvée. Par contre, l'écologie en tant que telle, le mouvement, je dirais, faire attention à comment on mange, comment on consomme, etc. C'est plus tard que c'est venu, bizarrement, et je me rends compte encore maintenant que naturalisme n'a pas forcément de paire avec écologie. De s'intéresser à la faune et à la flore et de faire attention à ce qu'on mange, à ce qu'on boit, à ce qu'on consomme, l'impact qu'on peut avoir en société avec les humains et non-humains. Ce n'est pas tout le monde. On pourra peut-être en reparler plus tard dans l'émission. Moi, je commence à en parler aussi un petit peu réseau parce que c'est une prise de conscience, c'est temps-ci. Et donc l'écologie pour moi, vraiment faire attention comment je mange, etc., comment je consomme, c'est plus faire la vingtaine.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Où vraiment j'ai eu, voilà, j'ai eu 18-20 ans, voilà, je suis partie du cocon familial, j'ai commencé, voilà, à avoir mon petit chez-moi, à réfléchir comment je me déplace, etc. Et là, il y a eu des prises de conscience crescendo. Et puis, bon, j'ai vécu un peu partout en France, j'étais dans le nord, j'étais dans le sud. Et là, je suis en Bretagne, donc depuis... depuis cet âge-là à peu près. Et c'est là vraiment que pour le coup, je me suis dit que ce n'est pas cohérent de regarder des animaux et en même temps de faire en sorte de consommer, etc. que ça peut détruire finalement. Ça a un impact direct dessus.
- Speaker #0
Et du coup, qu'est-ce qui t'a donné envie de transmettre plutôt que seulement d'analyser ou d'alerter ? À quel moment, du coup, tu as eu cette envie-là qui est arrivée ?
- Speaker #1
Je dirais, alors fin d'études, j'ai une licence en bio, un master en écologie. Et donc, j'ai commencé un petit peu à travailler en labo de recherche, dans un musée aussi. Donc là, j'étais salariée. Et en interne, je voyais, dans des labos de recherche, notamment sur Rennes, j'étais, il peut y avoir un mélange dans les bâtiments avec des universitaires, des associations, des indépendants aussi qui viennent donner un coup de main. Donc, tu rencontres beaucoup de monde. Et j'ai vu, j'ai constaté vraiment franchement et très rapidement, qu'ils pouvaient sortir des super papiers, des trucs hyper techniques, dans des langues étrangères aussi parfois, parce que des collègues pouvaient être bilingues, trilingues, sortir des papiers en anglais ou d'autres langues, et que c'était très vite mis au placard parce qu'il y a un autre financement qui arrive, il va falloir aller chercher l'autre financement, il va falloir sortir l'autre étude derrière, et à côté de ça, la transmission au grand public. Ce qu'on pouvait sortir, par exemple, j'étais dans un labo où on étudiait l'impact des produits phytosanitaires sur l'environnement et sur l'agriculture et comment développer des techniques d'agriculture plus saines. Notamment avec des auxiliaires de culture. Le truc plus connu maintenant, par exemple, les lardes coccinelles qui vont dévorer les pucerons, par exemple. Comment on fait pour mettre ça en place dans des cultures plus grandes, faire en sorte de garder les... quand même le système agricole actuel, mais en essayant de le transformer, tu vois, et c'est des choses qui prennent beaucoup de temps. Et donc ça, c'était pas transmis, tu vois, ça restait entre gens vraiment intéressés par les sujets et très pointus sur la question, et puis entre différents acteurs, comme je te disais, les associatifs, les universitaires, pareil, il n'y avait pas de transmission qui se faisait aussi parfois, et parfois même c'était dur de travailler ensemble, tu vois, qu'il y avait des guéguerres d'égo aussi. Comme in de rien, en tant que soit associatif, soit scientifique, on a des gros égaux aussi, il ne faut pas le cacher. Donc, mis bout à bout tout ça, je me suis dit, oula, moi, juste faire ça, à un moment, ça va manquer de sens de sortir des papiers, et puis que ça soit aligné comme ça dans une étagère, et que ça ne serve pas à grand-chose. Et puis, encore une fois, la course à la publication, au financement, malheureusement aussi la censure, qui est d'autant plus visible maintenant, mais c'était déjà le cas un peu à l'époque. Donc là, je te dis, il y a une quinzaine d'années. Donc, je regardais un peu ce qu'il y avait autour. Et donc, des gens qui sortaient d'autres filières que moi, qui faisaient pas des CAP, mais des BTS, Gestion et Protection de la Nature, GPN, qui allaient un peu vers mes filières quand même, qui allaient travailler dans des associations avec lesquelles je pouvais travailler. Donc, je rencontre d'autres gens qui ont fait d'autres filières. Moi, j'ai suivi une filière assez classique parce que... Au départ, je voulais être vétérinaire. Je voulais m'occuper des animaux. Donc, j'ai fait classe prépa. Bon, ça, c'est pas super passé. donc je suis revenue sur la... sur le parcours fac, mais j'aurais connu le GPN ou autre chose, peut-être que j'aurais été vers là. Mais ce n'est pas quelque chose que des conseillers d'orientation m'avaient mentionné. Je ne savais même pas que ça existait. Donc je découvre ça et je me dis, tiens, eux, ils font plutôt effectivement de l'animation. Ils ne sont pas forcément hyper calés sur un sujet. Ils ne vont pas connaître peut-être les noms latins, les commands, tout ce que j'ai pu apprendre en prépa, des trucs par cœur, des pataquesses. Comment on développe des plantes, des animaux, etc. Au niveau cellulaire, au niveau de l'ADN, etc. Parce que c'est des trucs que j'ai pu apprendre, par exemple. Et qui étaient beaucoup plus concrets, tu vois. Et donc, je me suis dit, tiens, pourquoi pas mettre ça ? Et comme je faisais de la musique depuis enfant, le côté relationnel avec du public, ça s'est venu hyper naturel, tu vois. Parce que par la musique, j'ai beaucoup d'expérience à jouer dans des festivals, dans la rue, dès mes dix ans, quoi, finalement. Donc, le côté transmission, c'est venu assez naturellement, finalement. Et en constatant que... ça manquait dans nos filières. Et j'étais contente, en fin d'exercice, dans ces environnements, de voir des gens en asso et des gens en labo se serrer la main, essayer de faire des projets ensemble, justement vers le public, vers le grand public. Je me dis que si j'ai un peu participé à ça, j'étais assez contente.
- Speaker #0
C'est comme ça que je trouve qu'on a le plus de résilience. Effectivement, quand on a un danger, je trouve, c'est quand, du coup, tu as des experts qui travaillent dans un milieu, dans un domaine, on peut... avoir tendance à s'enfermer, à devenir expert dans ce domaine, à s'enfermer du coup. ou dans l'expertise très pointue de ce domaine, et d'oublier de prendre de la hauteur et de se dire comment on fait maintenant pour travailler avec d'autres, pour appliquer peut-être la solution sur le terrain, au niveau politique aussi, comment on peut faire. Et c'est là du coup où Travail en commun, ça permet justement d'appliquer ces solutions-là, et peut-être que d'autres groupes peuvent aussi apporter d'autres idées, d'autres solutions, et peuvent nourrir du coup toute la démarche, la pensée, les idées, etc. Ok, et du coup tu parlais de musique. Pourquoi avoir choisi la musique et les histoires pour parler d'écologie, notamment aux enfants ? Alors je sais bien que tu l'as dit, tu fais de la musique déjà depuis longtemps, mais est-ce qu'il y a d'autres raisons ? Est-ce que tu as peut-être l'impression ou tu vois qu'il y a des choses qui se passent un peu plus que quand on raconte des histoires ou quand on dit des choses beaucoup plus peut-être concrètes à des enfants ?
- Speaker #1
Oui, complètement. Déjà le premier déclic, ça a été de devenir maman. Donc là, j'ai deux filles qui ont 6 et 9 ans, bientôt 7 et 10. Et donc, j'étais en fin de grossesse de ma première, quand je commençais à faire vraiment de l'animation, et je quittais un petit peu les labos, tu vois. Finalement, la plupart de mon temps, j'étais salariée dans une asso, et j'intervenais dans les écoles, je faisais de l'animation sur les économies d'eau, sur la connaissance de la faune et de la flore. Je commençais à créer mon entreprise un petit peu en parallèle aussi. Et donc, dans les animations, déjà, j'essayais de faire des choses très ludiques, des jeux, etc. Mais la musique n'était pas encore là. quand j'ai eu mes filles, forcément je veux leur partager ma passion, même toute petite, je joue de la musique, et je note des choses, mais sans forcément m'y attarder plus que ça, des réflexes, des émotions, des choses qui se créent, puis qu'elles retiennent après aussi, ça reste un peu. Ma deuxième arrive, et là elle a envie aussi de, comme ma grande crapaudite pas mal, déjà 3-4 ans, envie de lui montrer les animaux, elle est un peu dehors. On a la chance d'avoir un bout de terrain où on est en Bretagne. Avec mon conjoint. Donc, envie de lui montrer tout ça. Et puis, pas facile à cet âge-là de retenir des noms de bestioles, tout ça. Quand même, même si tu les baignes dedans, ça marche. Elles retiennent des noms. Si tu lis pas mal des livres dessus, tout ça. Peu importe l'âge. Je suis d'avis de donner un maximum d'infos aux enfants. Ils savent trier, ils savent retenir, même si le mot n'est pas exact. C'est tellement plastique. C'est fou ce qu'ils peuvent retenir. Mais donc, pour retenir, tu vois, des noms d'insectes, des noms de plantes, une ou deux fois, je me suis dit, tiens, est venue, tu vois, une mélodie qui existe. Et puis, tiens, de changer les paroles. Et puis, tiens, pourquoi pas en faire une autre moi-même, créer la musique et puis parler d'insectes que je viens de lui montrer. Et je vois que ça marche. Je vois qu'elle chante le truc. Et puis la petite, qui n'avait pas un an, qui commence à réagir aussi. Je me dis, tiens, il y a quelque chose là. Donc, c'est vraiment le quotidien de maman qui a fait que, petit à petit, ça s'est affiné. Et donc, son nez en 2021, donc tu vois, ça faisait déjà deux ans que j'expérimentais un peu la chose en famille, que son nez sève et dune, donc deux petits personnages très inspirés de mes filles, et que maintenant je fais vivre des aventures sur scène, en spectacle, de 45 minutes, donc au fil des saisons, pour l'instant j'ai vraiment une histoire par saison, j'en ai écrit un par an, tu vois. On arrive en 2026, je vais en écrire un nouveau, là, une cinquième histoire, qui sera donc d'une saison dont j'ai déjà parlé finalement. Et avec un ami illustrateur, on a créé notre maison d'édition associative et on adapte les spectacles en bouquin avec la musique et l'histoire. Pour compléter, tu as le spectacle et tu as le bouquin. Ça a été vraiment crescendo. Le test d'entente maman, se dire ça pourrait être vraiment un chouette outil, je vais me remettre au boulot. Il y a eu la période Covid à ce moment-là aussi, donc c'était moins évident. Je m'ouvre un petit peu à tout ce qui est rédaction sur les sites internet, essayer de travailler aussi parce que forcément en tant que naturaliste de terrain, ce n'était pas évident de travailler non plus. Les écoles fermées, tout est fermé. Donc on trouve de nouveaux moyens aussi en interne. Je travaille encore avec UNASO. On développe des petits programmes, des petits livrets que les enfants peuvent regarder chez eux et puis au maximum les inciter, s'ils peuvent y aller, à aller dehors, même si c'était la période vraiment très complexe du Covid. Et en tout cas garder ce lien avec leur environnement sauvage. Et après, hop, on peut revenir dans la vie palpable, réelle. Donc, idée de spectacle, premier spectacle, deuxième. Et puis après, je me dis, le bouquin, ça serait encore chouette. Ça pourrait compléter vraiment la proposition. Et donc là, ça fait deux ans, depuis fin 2024, 2023, 2024, 2025, que je m'y consacre complètement, en fait. J'ai même lâché l'institutionnel, la recherche institutionnelle, les études de terrain, voilà, si on me demande un... des petites choses à côté, mais finalement, je me consacre à ce projet-là maintenant.
- Speaker #0
Tu parlais d'école, tu parlais du coup aussi de spectacle. Où est-ce que tu interviens ? Et quel est ton public ? On parle beaucoup d'enfants aussi, mais est-ce que tu as d'autres publics ?
- Speaker #1
Donc, j'interviens... Ça a été différent selon les années. Au début, c'était vraiment les écoles, les communes qui me faisaient confiance. Plus ça va, plus je vais en médiathèque avec des comcoms. Là, cette année, ça va être des festivals, finalement, en majorité. Donc, d'une année sur l'autre, ça peut changer, mais tu vois, là où on a envie... de parler d'environnement spécifiquement, scientifiquement, mais avec un aspect ludique, on peut m'appeler. Donc moi, effectivement, avec ce projet-là de CV d'une, je visais prioritairement des enfants de 3 à 6 ans. Et plus ça a été, maintenant j'interviens en école de 0 à 12 ans, donc du tout petit maternel à la fin CM2. Et je fais pour le grand public, et on m'a même déjà appelé en EHPAD ou en... en lieu de jour spécialisé aussi pour des personnes qui ont des handicaps mentaux et physiques. Donc ça peut être... Maintenant je dis, c'est pour petits et grands enfants au final, parce qu'entre le média musique, pourquoi j'ai choisi ça aussi, c'est que ça parle vraiment à tout le monde. Ça peut paraître naïf, mais c'est vrai, le langage universel, ça fonctionne complètement. Le côté de la mémorisation, de pouvoir chantonner plusieurs fois, tu retiens plus facilement les informations. ça correspond. Plus parfois à des enfants qui ont des besoins différents pour retenir, qui ne peuvent pas retenir à manuel par cœur quand on demande de recracher des examens. Il va falloir trouver d'autres façons. Donc ça, ça peut être une autre façon d'apprendre. Et le côté émotionnel aussi qu'on vient toucher en plein cœur finalement. Quand tu as de la musique aussi avec. Donc tu vois, je peux avoir des publics et des enfants forcément. Quand j'ai 80-100 enfants dans une école, c'est le spectacle de fin d'année, j'arrive. Dans le lot, il y en a qui vont peut-être trouver « Oh, c'est quoi l'instrument de vieux ? » « Oh, qu'est-ce qu'elle va nous faire, celle-là ? » Et finalement, à la fin, c'est ceux qui sont le plus à fond qui vont retenir la chanson et qui demandent « Ah, c'est déjà fini ! »
- Speaker #0
Ça,
- Speaker #1
ça arrive souvent.
- Speaker #0
Ça m'emmène à une autre question. Est-ce que tu adaptes ce que tu fais par rapport à l'âge, par rapport où tu vas, peut-être le contexte social ? Pour l'instant, tu interviens dans ta région ? Tu interviens en Bretagne ? Est-ce que tu interviens dans d'autres régions ? Est-ce que ce ne sont peut-être pas les mêmes contextes sociaux en fonction de là où tu vas ? Est-ce que tu fais des choses ? Tu adaptes ou pas ?
- Speaker #1
Complètement. C'est vraiment à la carte. C'est pour ça que parfois, j'ai des appels avant des spectacles. Encore hier, on me demande, je n'ai pas tout à fait compris, est-ce que pour telle personne, ça va être adapté ? Parce qu'effectivement, ça semble du jeunesse, juste brut. Et au final, oui, je peux le proposer en grand public. En EHPAD, j'ai déjà eu que du public adulte. Ça arrive dans une programmation, ils ne le précisent pas. Je n'ai que des adultes qui viennent. Et ça s'est très bien passé parce que je l'ai transformé un peu en mode conférence avec de la musique, tu vois. Ça fait une sorte de conférence gesticulée musicale. Forcément, je ne m'adresse pas de la même façon à des tout-petits. Quand je vais imiter un oiseau, par exemple, parce que pareil, dans mes spectacles, j'interprète tous mes personnages et je peux aussi imiter des chants, des cris d'animaux, des chants d'oiseaux. Donc, tu vois, je ne vais pas forcément le faire de la même façon ou faire intervenir le public aussi de la même façon, évidemment. Et donc ça, c'est ma formation scientifique d'animatrice nature qui m'a appris ça. Et puis, encore une fois, la musique depuis toute petite, tu vois, d'être en relation avec les gens. Donc, oui, c'est complètement à la carte, tu vois, en fonction. Le spectacle d'un moment à l'autre ne doit pas être le même. Alors, en plus, forcément, une fois que j'en crée un, il faut le roder. Après, je m'améliore, je progresse. Les chansons, je les connais mieux. Je connais mieux les réactions. la mise en scène évolue aussi en fonction de comment les gens vont réagir, il y a des blagues qui sont spontanées et qui vont rester au final qui au départ étaient de l'improvisation mais finalement sont intégrées dans l'histoire donc je m'adapte complètement
- Speaker #0
Du coup tu parlais par exemple de bruitage d'oiseaux comment tu fais pour trouver l'équilibre entre la rigueur scientifique et la poésie en tout cas l'art que tu fais parce qu'il y a une difficulté quand même de... Comment, du coup, je lis une rigueur ou des connaissances, du coup, de mon domaine pour réussir à vulgariser ou, en tout cas, à mettre à enrober pour que ça passe bien, pour que, du coup, les gens comprennent et sans forcément qu'ils puissent voir, du coup, derrière toute la rigueur scientifique que tu apportes ?
- Speaker #1
Ça, c'est beaucoup de temps.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
C'est beaucoup de tests, beaucoup d'erreurs et je retente.
- Speaker #0
Tu testes chez toi ?
- Speaker #1
test du coup avec en famille chez le public à la maison qui est accrocheur donc tu vois pas me vanter mais j'ai sorti aussi l'année dernière une petite compile d'histoire juste en audio et elle tourne toujours dans la voiture donc je me la demande, je m'entends moi-même et ça va parce que s'écouter soi-même, s'il y a des musiciens ou chanteurs, chanteuses qui nous écoutent c'est pas forcément évident, même j'imagine pour toi qui te podcast, écouter son émission, se regarder en vidéo et là de plus en plus je me dis je m'entends, j'accepte donc je me dis c'est que aussi je me suis améliorée j'ai appris aussi c'est beaucoup de tests il n'y a pas à réfléchir plus, c'est prendre le crayon écrire, moi je suis beaucoup crayon beaucoup manuel pour le coup après je passe à l'ordi forcément pour retransmettre aux collègues parce que pour le bouquin je travaille avec l'amie illustrateur, pour la partie musique je travaille avec des copains musiciens que ce soit pour le studio, pour le livre ou pour sur scène parfois on a deux trois occasions où on peut jouer tous ensemble sur scène aussi Merci. Donc c'est le travail d'arrangement, de composition. C'est le test, forcément. Et après, effectivement, quand je lance un nouveau spectacle, j'aime bien rôder avec quelques groupes, quelques secteurs du coin. Ça va être soit proposé dans mon village, à la médiathèque, et puis une soirée, et puis sinon, une fois dans une école, qui n'a pas trop les moyens. Mes enfants sont en école d'immense associative, il n'y a clairement pas de moyens. Donc c'est un échange de bons procédés. Moi, je teste, et puis ça leur fait un spectacle. Et après, je peux commencer vraiment à le proposer À d'autres.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais une fois que c'est rodé.
- Speaker #0
D'accord, je comprends.
- Speaker #1
Donc l'équilibre, il se trouve aussi, tu vois, au fur et à mesure, j'ai vu que l'humour, de toute façon, je ne me semble pas en être trop dépourvue et que c'était hyper important, tu vois, pour aussi ponctuer l'histoire, surtout sur le niveau spectacle, sur le livre aussi. De toute façon, voilà, tu ne peux pas faire un paragraphe immense, parler d'une bestiole sans derrière avoir un peu de musique ou avoir, comment, une blague, tu vois, un enfant qui va... qui va mal prononcer le mot. Il y a des gimmicks qui vont revenir aussi de mes personnages, parce que forcément, je les ai un peu définis. Alors, pas totalement sur mes enfants non plus, parce que ça aurait été dur aussi pour elles à porter une force. J'ai essayé de les extraire de ça. Elles savent qu'elles sont une source d'inspiration. Elles en sont très fières, elles s'identifient beaucoup. Mais elles savent que c'est un mélange, les deux personnages sont un mélange d'elles-mêmes et d'autres enfants aussi que je croise, que ce n'est pas elles exclusivement.
- Speaker #0
Là, on va parler de Sev et Dune. Comment sont nées les aventures de Sev et Dune ? Alors du coup, je... Tes enfants sont une source d'inspiration pour ces deux personnages. Mais comment est née cette idée ? Comment sont nées ces aventures ?
- Speaker #1
Ah ouais. Les deux prénoms, de toute façon, c'était deux noms qu'on aimait beaucoup avec mon conjoint, pour les enfants, qu'on trouvait un peu originaux, qu'on a mis un peu de côté. D'accord. On en a choisi d'autres. Et puis, à un moment, ils ont fait, tiens, je me suis dit, c'est des prénoms assez courts, tu vois, quand tu regardes un petit peu. Parce que quand je me suis dit, je veux un format spectacle, livre, il faut trouver des noms d'héros, d'héroïnes, de personnages. Quand tu regardes, les noms sont souvent mignons, courts, assez impactants. La musique, le côté... Ma sensibilité à la musique m'a aidée beaucoup aussi dans toutes ces choses-là, dans ces choix artistiques, dans les choix d'écriture. Tu me demandais juste avant qu'il y ait une rythmique dans les phrases. Notamment dans l'écriture jeunesse, c'est quelque chose qui est vraiment attendu et important par rapport à un roman où tu peux parfois faire des longueurs, où tu peux décrire des scènes. Pour les enfants, il faut y aller cash. Il faut choisir le mot juste. Et ça, c'est un exercice que j'aime beaucoup. Et je me suis ouvert aussi au slam, à la poésie. D'accord. Choisir les choses, parfois un seul mot, mais qui peut exprimer plein de choses, bien le situer, etc. Trouver la bonne rime. Donc, c'est Védune, sonner comme ça, quoi. Cette envie de transmettre, d'amener un peu de mes enfants, mais pas trop. Juste ce qu'il faut pour que des enfants, d'autres enfants puissent s'identifier. Je jouais la semaine dernière. pour la deuxième fois dans un endroit et il y a des enfants qui sont arrivés
- Speaker #0
Ah c'est génial !
- Speaker #1
Et ça ça fait plaisir, ils sont attachés au personnage donc ça a été le tout de s'accrocher aussi parce que comment artistiquement financièrement tout ça, ça reste précaire mais de me dire bon je tiens quelque chose et puis moi je ne me vois plus faire autre chose maintenant et que ça ait touché des gens et que ça continue à en toucher et que ça a une place chez eux ça a une place pour eux, pour elles donc voilà comment sont nés Merci. petits personnages.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu voulais absolument transmettre aux enfants à travers ces aventures ?
- Speaker #1
Premièrement, c'était vraiment la connaissance de la faune et de la flore, des noms précis d'animaux, savoir les reconnaître, vraiment la passion que j'ai eu très longtemps, que j'ai encore, mais qui évolue et qui va plus vers l'émerveillement, se dire, juste de constater que là, j'ai la fenêtre à créer. qui est vraiment ouverte avec les... On a deux oies à la maison, et puis il y a un rouge-gorge qui passe depuis tout à l'heure. Bon, bah, même sans savoir comment il s'appelle, prendre ce temps-là pour le regarder, pour prendre le temps de cette connexion-là, tu vois ? Pareil, c'est quelque chose... Moi, je me souviens... Je trouve plus un côté spirituel, je ne sais pas si c'est le bon mot, mais tu vois, de pause, qui moi suis quelqu'un, ça se voit peut-être depuis tout à l'heure, qui parle beaucoup, qui suit très speed dans la réflexion, dans l'enchaînement des pensées, pour avoir fait ça aussi en science, tu vois, il faut suivre beaucoup, il ne faut pas de pause. Et ça pour le coup, tu vois, de ralentir aussi, qui va aussi avec la vision écologiste aussi, tu vois, c'est en lien aussi. avec ma part féminine notamment plus exacerbée depuis que je suis mère donc tout ça tu vois ça fait ce lien là donc à la fois transmettre l'émerveillement, la contemplation cette yole de minute en minute là, de seconde en seconde avec tout ce qui se passe dans notre monde actuellement on se dit bah c'est plus l'important tu vois il y a d'autres choses très... alors que finalement pour moi c'est ce qui nous sauvera même si c'est encore un message très naïf peut-être très galvaudé mais pour moi c'est vrai Merci. Et à côté de ça, bon, ben voilà, quand même la connaissance scientifique, mais de manière plus ludique, tu vois. C'était ça le premier jalon. Mais plus ça va, plus je me dis déjà d'apprendre à se poser et regarder ce qui nous entoure, déjà, ça sera super.
- Speaker #0
Ouais, ouais. Moi, je me rends compte de mes limites dans les connaissances au niveau des animaux, des plantes. Je le vois avec ma fille qui me pose plein de questions. En ce moment, c'est l'âge du pourquoi. Et au bout de 3-4 pourquoi, j'arrive à mes limites et je ne sais plus quoi répondre. Et du coup, je me rends compte que quelque chose qu'il ne faut peut-être pas faire, mais je simplifie. Je simplifie mes réponses pour que ça soit le plus facilement compréhensible. Et après, il y a des dangers. C'est que, par exemple, moi, je sais qu'elle m'a demandé ce que je faisais comme travail. Et je suis chef de projet en éco-conception, analyse de cycle de vie. Je quantifie des impacts environnementaux. C'est très technique, etc. Donc j'ai essayé de simplifier ça en disant que je travaille quand même pour la nature, l'environnement, que j'aide, j'accompagne des personnes qui veulent moins abîmer la planète, etc. Et de fil en aiguille, avec des pourquoi, pourquoi, pourquoi, elle est persuadée que je suis éboueur. Et ça me va, ça me va, mais c'est vrai que j'ai du mal, surtout pour un public jeune, pour des enfants, à réussir à simplifier les choses, à expliquer sans forcément être dans des extrêmes trop simplificateurs. Et je vois du coup le travail que c'est d'arriver à faire passer des messages très simplement, mais des messages véridiques sur des bases scientifiques. Donc ton travail, il m'impressionne. Je vois le boulot que c'est derrière.
- Speaker #1
Merci. Je trouve super ce que tu partages là. On a le droit de dire aux enfants qu'on ne sait pas. Je ne sais pas. Je ne pourrais pas te le dire tout de suite. Laisse-moi le temps d'y réfléchir et je vais t'expliquer parce que ça apprend le temps long aussi. Le temps long, le temps de la réflexion, tu vois, c'est toi qui leur montre aussi. Au final, si tu ne sais pas tout de suite l'expliquer, c'est comme ça. Si pour l'instant tu es boueur, c'est comme ça. Et puis tu vas pouvoir revenir dessus, un jour lui montrer, l'emmener peut-être avec toi. Tu trouveras le mot juste qui fera qu'il y a le déclic vraiment. Et c'est aussi ça avec la pratique. De toute façon, ça vient aussi. Et effectivement, de trop parfois simplifier, on peut perdre aussi l'essence du message. Et encore une fois, comme j'aime bien le dire dans mon podcast, de ne pas prendre les enfants pour des jambons, ils sont capables de comprendre aussi. Et peut-être qu'il simplifie que le mot qui va sortir, tu vas dire « Ah non, non, elle n'a pas compris » . Et au final, si elle a peut-être compris, c'est juste avec ses moelles ou à lui, ça va être cette explication-là. Mais en tout cas, savoir accepter, je ne sais pas. C'est bien aussi.
- Speaker #0
Tu as créé du coup les aventures de Sèvres et Dunes, tu es à l'origine aussi d'un podcast, La Cabane de Sèvres et Dunes. Pourquoi avoir créé du coup ce podcast-là ?
- Speaker #1
Alors là, c'est une émission de radio à la base, c'est un podcast effectivement sur Spotify. Donc c'est avec Radio Rennes, donc radio locale près de Chévennes, qui a 40 ans d'existence sur la radio associative. Donc tous les ans, ils recherchent un petit peu des projets. donc moi ça fait un moment que et de toute façon Save et Dune sont aussi née de ma prise de conscience aussi en littérature jeunesse et culture jeunesse en général, à la chanson, le spectacle. En tout cas, toute culture jeunesse qui a une vocation à transmettre des choses sur la nature et à faire des approximations parce que derrière, ça a été un peu trop vite ou il n'y a pas eu le temps de la relecture, notamment scientifique, ou c'est business business. Et donc, je me suis dit, quand même, Merci. pour moi, la littérature jeunesse, le spectacle, la chanson, les comptines, on aime beaucoup les comptines pour les enfants, c'est encore très actuel, la musique, la chanson, ça façonne leur monde, cet imaginaire-là, même si ça peut rester de l'imaginaire, ça façonne quand même leur vision du monde. Donc, dans ce qu'on leur lit, notamment dans la littérature, je suis d'avis... qu'on peut faire attention, même dans un choupi, pour prendre un exemple lambda, même dans un choupi, même dans un babar, faire attention à comment se représenter les animaux. Donc, l'exemple qui m'avait choqué le plus à l'époque, enfin, deux premiers exemples, c'est dans les premiers épisodes de la cabane de Sévédune, parce que ce dont il est question dans l'émission, je parle de culture jeunesse à l'état sauvage, je donne des clés pour que ce soit des auteurs, mais que ce soit aussi des enseignants, des parents, même des enfants peuvent écouter l'émission. À quoi on peut faire attention ? Si l'environnement, l'écologie, c'est important pour nous, la faune, la flore sauvage. Donc, premier truc, c'était très souvent, tu pourras ouvrir un bouquin avec tes enfants, une araignée, très souvent, en littérature jeunesse, c'est une boule, et parfois avec six pattes. Alors qu'une araignée, quand tu regardes, ne serait-ce qu'un instant sous une loupe bino ou sur un dessin technique scientifique, ça va être deux parties du corps, le céphalo-thorax, l'abdomen, et huit pattes.
- Speaker #0
Ce qui est différent du coup des fourmis qui ont trois parties, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement, les insectes ont trois parties du corps, tête, thorax et abdomen et ont six pattes qui sont fixées sur le thorax l'araignée n'est pas un insecte non, exactement et c'est une différence, c'est le premier truc que tu as quand tu fais une animation nature, que tu veux parler des petites bêtes un des premiers trucs qu'on peut faire avec les enfants c'est compter les pattes et donc je me dis, j'ai un premier bouquin, paf, Choupi il est en train de regarder une boule comme ça, je peux t'en sortir un direct enfin là j'élimine et puis moi je les garde plus pour le côté scientifique et de mon émission aussi pour alimenter mon émission, mais voilà. Au bout d'un moment, j'étais, c'est pas possible. L'autre gros truc aussi, c'est les manchots qui sont appelés pingouins, dans 90% des livres jeunesse, parce qu'il y a la traduction qui est rapidement faite. Dans beaucoup de langues, manchot se dit pingouine, pingouinous, pingvin. Donc forcément, ça ressemble, donc on traduit pingouin, alors que les pingouins sont dans l'hémisphère nord, ce sont des animaux qui volent. Il n'y en a qu'une seule espèce au monde et on a la chance, moi, en France et sur les côtes bretonnes d'en voir. Et les manchots vivent dans l'hémisphère sud. Il y a une trentaine d'espèces dans le monde. Et ce sont des oiseaux qui ne volent pas, mais qui sont d'excellents nageurs.
- Speaker #0
Il y a du boulot là-dessus, parce que j'ai vu l'information il y a peu de temps. C'est Donald Trump qui publie une photo générée par IA où il tient la nageoire d'un manchot.
- Speaker #1
Son aile, adaptée à la nage.
- Speaker #0
Son aile au Groenland, avec le drapeau américain. Alors qu'apparemment, c'est ce que tu dis, il n'y a pas de manchots au Bren.
- Speaker #1
Il y a plusieurs caricatures en plus de ce qui se passe en ce moment avec Trump qui ont surgi et qui font cet amalgame. Même des dessinateurs de presse aguerris, mais qui n'ont pas pensé à ça. Ce n'est pas la première à être montée au créneau, il y a la salamande, il y a un média suisse. qui est à la fois une revue nature, mais aussi un média en ligne maintenant, avec un festival, etc. Et donc, ils ont fait une petite publication ces jours-ci pour en parler, pour dire, arrêtez de dessiner des manchots, il n'y en a pas là ! Un ours polaire à la rigueur, et un manchot... Par exemple, ils ont fait un truc rigolo, ils ont fait un ours, enfin rigolo, entre guillemets, mais pour du dessin de presse, ils ont fait un ours qui est manchot, qui a une patte en moins, et il a dit, à la rigueur, moi je suis manchot, mais pas... Mais pas... Voilà. Donc voilà, c'est donc ce que je parle dans la cabane de Cévedu notamment. Je presse aussi des musiques qui ont un lien avec l'environnement et je parle d'actu jeunesse, notamment littéraire, où justement je cite des ouvrages et d'autres formats artistiques qui font attention à ça, ou en tout cas qui s'en approchent, parce que forcément, ce n'est pas évident à trouver.
- Speaker #0
Justement, on parlait d'actualité. J'ai vu que du coup, dans un épisode, tu as analysé la pub d'une marque de supermarché. connue, avec un loup végétarien. Cette pub, elle a fait un tabac. Pas qu'en France, au niveau international aussi. Donc, c'est un loup qui devient végétarien pour se faire des amis. Déjà, qu'est-ce qui t'a donné envie de la décrypter, cette pub-là ?
- Speaker #1
Moi, au premier abord, c'était vraiment le loup qui devient végétarien. Donc là, à mon sens, au niveau naturaliste brut, au niveau scientifique. Après, moi, j'aime bien les histoires aussi, qui amènent des émotions forcément humaines. tu vois je je Pas parce que je vous parle de ça que je me cantonne à ça. Bien sûr, je suis ouverte à l'imaginaire. Tu vois, moi, je viens de reprendre le dernier livre de Damasio, tu vois, pour ceux qui connaissent. Bon, voilà, je ne suis pas cantonnée à un truc. On parle de ça aujourd'hui, mais sachez que je suis ouverte à tout. Et donc, rien que ça, me dire, bon, ben, c'est quoi le message ? C'est qu'il faut changer complètement de nature pour pouvoir se faire accepter ? Bon, c'était un petit peu... Et puis, quand on prend un peu de recul encore, On se dit, la multinationale intermarchée... ils créent ça, ils ont une force de frappe pourquoi ça a marché ? Parce qu'ils ont une force de frappe énorme c'est une multinationale parce que même quand tu regardes comme je fais de la musique, je m'intéresse aussi au milieu artistique musical en général même des icônes, des gens très connus font de la publicité et mettent des milliers, des millions d'euros de dollars pour avoir cette publicité, cette visibilité donc en soi, est-ce que c'était vraiment le travail artistique qui était reconnu là ? parce que le dessin en plus, sans intelligence artificielle moi je le salue grandement Merci. mais est-ce que c'était vraiment ça qui a été mis en avant et finalement le loup n'était pas si végétarien que ça, donc l'association Bloom l'a mis en avant notamment avec Claire Nouvian, que finalement il mange du poisson et donc ça met bien en avant que le poisson n'est pas l'égal d'un autre mammifère d'un sanglier ou d'un chevreuil ou quoi que le loup aurait pu manger et donc quand on regarde, on a un terre-marché, qu'est-ce que c'est c'est une des plus grosses flottes Merci. de chalutage donc en fait c'est faire passer aussi par ça le message que le poisson c'est cool et tous ces poissons là vous pouvez les manger il n'y a pas de problème quand tu grattes finalement tu te dis mais c'est hyper problématique il y a beaucoup de choses et donc voilà je suis partie du truc lambda et puis quand j'ai pris du recul je me suis dit ah ouais en fait il y a un monde et tu peux le faire sur je pense beaucoup beaucoup de productions qui sont données à à des multinationales comme ça. Donc, effectivement, on vient peut-être au contexte global actuel, mais voilà, que l'argent, on doit lutter. Et que c'est bien triste. Et que d'arriver à des productions hyper locales où tu fais tout toi-même, tout ça, en France, c'est dévalorisé. Dans d'autres pays, c'est plus mis en valeur, mais dans quelles conditions aussi, tu vois ? Je pense à des auteurs américains qui ont vraiment fait leur carrière tout seuls, qui font des appels. Brandon Sanderson, qui est une référence dans le milieu de la littérature d'imaginaire, il fait des campagnes de crowdfunding à des millions de dollars. Il arrive à se mener tout seul et c'est reconnu qu'il arrive à faire le truc tout seul. En France, tu fais quelque chose de bout en bout, sans IA, sans trop de moyens, mais non, c'est parce que t'as pas été accepté dans ce milieu-là d'élitisme. Parce que t'as pas... C'est...
- Speaker #0
certainement tu fais quelque chose de roulé sous les aisselles que je ne tiens à rien donc t'es mis sous le tapis donc il y a des poids de mesure aussi là-dedans et moi je trouve que ça nous questionne aussi sur notre rapport à la nature et aux animaux c'est que ma fille qui a 4 ans elle a une peur du loup qui est incroyable ça l'angoisse elle faisait des cauchemars etc alors que moi j'ai pas forcément eu l'impression et le sentiment voilà de... de mettre des choses en plus, en fait. Et je pense que c'est lié aux contes, c'est lié aux histoires qu'on lui racontait. C'est lié, du coup, à l'imaginaire qu'elle se faisait du loup. Elle en a une peur bleue. Je trouve ça intéressant, en fait. Alors après, voilà, les contes qu'on lui raconte, les histoires qu'on lui raconte, ça vient aussi d'une période où on avait, du coup, une relation différente aussi par rapport au loup en France. Mais du coup, d'essayer de remettre, en fait, ces histoires dans la réalité, en disant que, voilà, bon ben... les trois petits cochons, etc. Il y a une image qu'on voulait mettre derrière sur le loup, mais qu'actuellement le loup, voilà ce qu'il en est aujourd'hui. C'est pas si évident que ça, tu vois ?
- Speaker #1
Non, non, mais je trouve ça super chouette ce que tu fais. Elle a quel âge ta fille, tu disais ?
- Speaker #0
Elle a 4 ans.
- Speaker #1
4 ans. Tu vois, elle ne comprend peut-être pas tout tout de suite, mais c'est hyper important ce que tu fais, c'est super de remettre en contexte par rapport à tout ce qu'il y dit dans les histoires, les trois petits cochons, le grand méchant loup, par exemple, pour ne citer qu'elle. Elle va l'assimiler petit à petit et tu vas être super fière à 5-6 ans qu'elle te dise « Non, mais ça, c'est l'histoire. Mais le vrai loup, il est comme ça. » C'est pour ça qu'il y a aussi l'importance, effectivement, d'avoir ce regard en tant qu'adulte, pouvoir le transmettre, expliquer « Oui, on a lu l'histoire-là. Dans la réalité, c'est ça. » Tu n'es pas obligé de le faire à chaque fois, forcément. Tu es en train de lire une histoire du soir. Je ne dis pas ce que vous devez faire en tant que parent ou en tant qu'enseignant. On fait tous du mieux qu'on peut, de toute façon. On fait ça pour qu'on peut avec ça qu'on a, comme on dit par chez nous. Mais en tout cas, remettre en contexte et puis arriver à trouver des univers où le naturalisme, les espèces faune et flore sont représentées comme dans la réalité. Et c'est montré, il y a des études, tu vas pouvoir les trouver sur Internet. J'ai cherché pour mes dernières émissions de la cabane de Cévedune. C'est montré que l'impact sur la représentation ... Des enfants et leur faculté à comprendre des notions scientifiques, s'ils ont plus lu des albums où les animaux sont représentés de manière véridique, ou en tout cas pas trop anthropomorphisés, par exemple, pas toujours habillés, qu'on mélange un peu les deux, que si on ne leur présente que, je caricature, mais du Tchoupi et du Babar. Où Babar est habillé, où il est assez... C'est un roi, et puis il déforeste pour pouvoir construire son royaume. J'ai retrouvé des albums petits, j'ai halluciné. Mais en tout cas, moi, ça ne m'avait pas tant marqué que ça à l'époque. Je me dis, bon, c'est encore une fois, c'est vraiment que j'avais une ouverture sur beaucoup de choses. Donc, d'où l'importance de la culture, de l'ouverture, de soutenir ça pour tous les enfants, peu importe d'où ils viennent, de leurs conditions sociales.
- Speaker #0
Du coup, c'est intéressant, je vais faire le lien. On parle beaucoup aussi actuellement que d'éco-anxiété, par exemple. de la jeunesse et du coup de l'éco-anxiété. Est-ce que toi, tu observes du coup, qu'est-ce que tu observes sur le terrain ?
- Speaker #1
Il y a des mélanges, il peut y avoir, si tu veux, deux franges de population, il peut y avoir un mélange entre des enfants qui sont hyper précoces là-dessus, qui ont même des consciences politiques hyper jeunes, que je trouve super fort, mais super inquiétant aussi, que je trouve, moi, au même âge, à 15 ans, à 18 ans, je commençais à peine à m'y intéresser. qu'à 12-13 ans, déjà, ils ont une connaissance là-dessus. Donc, c'est hyper pertinent. C'est hyper fort de se dire, on est à égal aussi avec des enfants. Là, juste ce qu'on a en ce moment, la SNCF qui empêche, qui veut interdire des enfants dans les hommes. C'est mettre les enfants encore en dehors de notre société. Et en tant que pédagogue, déjà, j'arrivais à... Comme ça, on est un... On systématise, la société nous dit que les enfants sont à part.
- Speaker #0
Je trouve ça fou d'exclure une partie de la population. On exclut une partie de la population. Si on disait qu'on prévoit des wagons sans interdit au moins de 70 ans, ça ferait beaucoup plus scandale.
- Speaker #1
D'ailleurs, je n'aime pas une partie de la population parce qu'elle aime tel sexe, parce qu'elle aime telle religion, etc. C'est un scandale. Ça doit rester un scandale. Ce n'est pas une opinion, c'est un délit. de dire « j'aime pas les enfants » , ça, ça l'est pas, c'est pas un délit. Donc ça, c'est très très grave. Bref. Et donc, notre société nous martèle ça. Donc, tu vois, dans mes animations nature, déjà, il fallait que je fasse l'effort de me dire « je m'adresse pas à des jambons » . Il y a quand même ce truc-là, quoi. Même si tu en as conscience, tout ça, mais on te le dit tellement, on te le martèle tellement qu'il faut déjà se faire cet effort-là. Donc, dans la conscience que les enfants ont maintenant, tu vois, se dire « mais oui, enfin, D'autant plus, c'est inquiétant, mais j'espère que ça va être un phare pour des gens se dire, regardez, ils sont capables, même à leur jeune âge, de comprendre ces choses hyper complexes, d'avoir un avis là-dessus. Et d'autant plus hyper objectif de vue de leur jeune âge, qu'ils ont peu d'expérience dans la vie, qu'ils découvrent encore, etc. Et d'un autre côté, je vais avoir une frange de public. en animation, tout ça, qui sont complètement déconnectés de tout ça. Il y a l'Internet, il y a les réseaux sociaux, évidemment. Il y a le côté écran, pas forcément que l'objet téléphone en lui-même, mais comment les réseaux sociaux ont été créés pour attirer l'attention. Moi, je vois, maintenant que je connais que sur les réseaux, que j'ai un téléphone comme ça, que je vais y passer du temps. Donc, je me dis, oui, quand on met ça dans les mains d'un tout petit, évidemment, il va être avalé, absorbé par ça. L'attention va être totalement prise. Mais il n'y a pas que ça. comment on élève nos enfants aussi, comment notre société notre culture occidentale et notre amant française fait comment on les laisse aussi livrer à eux-mêmes parfois et pas forcément en tout cas je n'accuse personne individuellement des parents, on fait encore une fois ce qu'on peut et donc ils vont être déconnectés que ça donc c'est vraiment des gens effectivement l'éco-anxiété ça se voit fort et de l'autre côté des gens qui vont même pas savoir ce que ça veut dire et après t'as un peu le mélange des deux parfois aussi Voilà. Donc j'observe un peu tous ces cas-là.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui te donne encore envie de continuer à transmettre aujourd'hui ?
- Speaker #1
Mes filles.
- Speaker #0
Ouais, ok.
- Speaker #1
Déjà. Non, pfff.
- Speaker #0
Et ce que tu disais peut-être aussi, c'est super valorisant aussi quand du coup tu rencontres des enfants qui te disent qu'ils adorent les aventures de Savez-Dune. C'est génial. Tu vois en fait directement l'impact que tu as.
- Speaker #1
Complètement. C'est de ça aussi que je me suis dit, bon, la recherche institutionnelle, c'est bon, j'arrête, parce que j'ai mis du temps à me dire après, est-ce qu'on va me prendre au sérieux aussi ? Tu vois, il y a ce côté de l'élitisme de la science, tu vois, d'avoir eu la chance de faire des études, tout ça, je m'en ai pleinement conscience. Donc, d'arriver à quelque chose qui finalement m'aurait... Enfin, tout ce que j'ai appris de bagage scientifique me sert. Mais ce que je propose en premier lieu, tu vois, ce que vous... qu'on voit ce que je propose au public, aux personnes qui m'aident, c'est de l'artistique. Pour moi, c'est de l'autodidacte pur. Donc, je me dis, est-ce que ça a encore de la valeur par rapport aux autres, tout ça ? Et donc, de laisser ce regard-là, de me dire, lâcher tout ça, déjà le regard des autres, etc. Et après, de me dire, non, j'ai trouvé vraiment mon format, il est pertinent et il a une importance aujourd'hui capitale, la culture. Enfin, voilà, s'il n'y a plus de culture, il n'y a plus de vie, il n'y a plus rien, il n'y a plus de société. Tu vois, voilà ce qui se passe ailleurs, mais clairement ce qui se passe ici. Il n'y a pas à aller voir très loin, de retirer des livres, d'aller dans une librairie et de retirer certains ouvrages qui ne plaisent pas, et d'en laisser d'autres en vitrine, dans d'autres librairies, tenues par des milliardaires. Il m'en arrive là. Donc, pour moi, on ne devrait pas avoir à faire cet élitisme culturel, et voilà, tout message... Toute personne qui a envie d'exprimer quelque chose devra pouvoir avoir ce temps déjà parce que c'est un temps long de créer quelque chose de soi-même et de pouvoir le valoriser par rapport aux autres qu'il n'y a pas cet écrasement et cet élitisme.
- Speaker #0
Où est-ce qu'on peut suivre ton travail ?
- Speaker #1
Donc moi, je partage essentiellement sur mon site internet arzela.com Voilà, on va mettre en description. Merci.
- Speaker #0
On mettra tout en description.
- Speaker #1
Voilà, le site cvdune.fr Merci. Donc j'ai une infolettre, vous pouvez vous abonner. Et puis sinon, le réseau social que j'utilise le plus, c'est Instagram. Vous pouvez venir voir, je fais des vidéos régulièrement, je teste des concepts. Ça me permet d'ouvrir, justement, de faire des tests. Comme je te disais tout à l'heure, il faut beaucoup tester. Donc c'est ça aussi que permet le réseau social là. Je mets par pipa, je mets un peu sur Facebook, un peu sur YouTube. Vous me trouvez maintenant facilement de toute façon sur Google ou sur d'autres trucs. encore une fois plus ça va plus je vais aller vers le enfin je suis déjà dans le réel pour le spectacle pour le livre les rencontres et plus ça va plus tout ça ça va se fermer il y aura peut-être plus que l'infolettre à un moment peut-être un télégramme ou un whatsapp et puis plus
- Speaker #0
je peux me passer de ça mieux c'est aussi pour la concentration être dans le vrai avec les gens je comprends on mettra du coup les trois principaux du coup en description ok et est-ce que Tu penses que c'est possible de nous interpréter une chanson courte ou un extrait en direct ? Oui, bien sûr, avec plaisir.
- Speaker #1
J'ai l'instrument qui n'est pas loin.
- Speaker #0
Ah bah super.
- Speaker #1
Donc, je peux vous interpréter une chanson du... Je m'écarte un petit peu.
- Speaker #0
Vas-y, vas-y, vas-y.
- Speaker #1
Je peux vous interpréter une chanson du dernier spectacle que j'ai créé de Cévedune, qui s'appelle La Libre Forêt, où je parle donc de la libre évolution des forêts, le fait de laisser des arbres grandir et mourir, les lycées, voilà, pour avoir une... Une forêt en tant que telle. Et puis, je parle aussi du déterrage des blaireaux, donc de la chasse dont sont victimes, neuf mois par an, ces animaux, alors qu'on ne les mange pas, qu'ils ne transmettent pas de maladies, et que dans plein d'autres pays autour de nous, en Europe, ils sont protégés. Et juste avant de jouer, je dis que le prochain album de C.V. Dune sort à la mi-mars.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Ça vous intéresse ? Très bien, merci. Comment ? Au fil de l'eau, c'est le spectacle de l'été. on l'adapte avec le copain illustrateur Rekua. Là, ça va sortir à la mi-mars. Donc, on va commencer les précommandes là en ces jours-ci. Donc, n'hésitez pas à venir voir si ça vous intéresse. Et puis, voilà, travail indépendant dit soutien indépendant aussi. Est-ce que vous m'entendez bien ?
- Speaker #0
Oui, on t'entend super bien.
- Speaker #2
Ça marche bien ? Donc, la chanson s'appelle Meles Meles. C'est le nom latin du blaireau. Tapis de mousse et l'univoire un peu douce. Voilà mon territoire, les vases fruits et escargots pour manger un boursou. Je mène ma course, quand vient le soir, moi je fais ours. Rayures blanches et noires, soudain une secousse, il vient le trou noir. Mais laisse, mais laisse, mais c'est moi ! Qu'est-ce que j'en fais, pour qu'on me broie ? Qu'est-ce sur le face, pour qu'on me chasse ? Moi c'est Véro, et pas un vieux amour. Oh oh oh oh oh Mais là Mais c'est moi Quel jeu d'eau fait Pour qu'on me boit Quel sur-espace Pour qu'on me chasse Qui est béreau Moi ou mes bourreaux Voilà c'était un petit extrait
- Speaker #0
Magnifique Merci beaucoup. Du coup, merci Arzela. Et on va s'arrêter là. Merci d'avoir écouté cet épisode de podcast. On se retrouve dans deux semaines pour un nouvel épisode. N'hésitez pas à suivre Arzela sur ses différentes possibilités, soit Instagram, soit sur ses différents sites. Et abonnez-vous pour écouter d'autres personnes que je vais interviewer dans les prochaines semaines sur d'autres sujets. Et d'ici là, je vous dis à vos gourdes et vélos et tenez bon, même si la période actuelle est un peu anxiogène. On est tous ensemble. Merci à vous. Salut. Merci, Arzela.
- Speaker #1
Salut, Kedavou.