- Speaker #0
Écoute ta mère, le podcast d'Ecomer.
- Speaker #1
Bonjour, David Beaulieu, directeur de l'association Ecomer et fondateur. Cette association existe depuis 25 ans. Son objectif numéro un, c'est de préserver les océans, donc d'agir en amont, puisque en fait toute la pollution de la mer, des océans, est inhérente à l'activité humaine. Donc nous, notre combat, il se fait à terre pour protéger la mer.
- Speaker #0
Protéger la biodiversité.
- Speaker #1
Pour la protéger, il faut la connaître. Pour la connaître, il faut aller sur le terrain avec des spécialistes qui ont une connaissance du milieu marin qui est très importante et qui nous permet aussi d'être sensibles à cette vigilance à avoir de protéger le vivant. Parce que la biodiversité, si elle disparaît, il n'y aura plus rien dans nos océans.
- Speaker #0
Écoute ta mère, le podcast de l'association Ecomère. Comprendre les enjeux marins d'aujourd'hui et faire résonner les solutions de demain. Observer l'invisible, mesurer la mer. L'activité humaine impacte tout, même ce que nous ne voyons pas. Au large, la mer se transforme de façon invisible. La température, la salinité, le pH, les nutriments, la multiplication rapide de micro-algues ou de phytoplankton, autant d'indicateurs qui permettent de suivre l'état de santé des océans. Mesurer et observer ces paramètres physico-chimiques en mer, c'est le rôle depuis 25 ans du réseau SOMLIT. le service d'observation en milieu littoral. Dans cet épisode, nous prenons le large avec eux pour comprendre comment ils surveillent la qualité de l'eau et constatent les changements invisibles de l'océan. Nous sommes sur le port de pêche à La Rochelle, le port de Chef de Baie. C'est le petit matin, le jour est à peine levé, les couleurs sont magnifiques. On va embarquer sur l'estran, un navire océanographique, un bateau à fond plat. qui permet notamment d'assurer tous les 15 jours les sorties-prélèvements de la station rochelaise du réseau SOMLIT. Donc l'équipe nous attend, là, dernier ponton. L'équipe avec son référent local, Philippe Pinault. Philippe Pinault, il est ingénieur en études d'environnement géonaturel et anthropisé au LIENS. Le LIENS, c'est l'antenne littoral environnement et société de l'Université de la Rochelle. Et Philippe Pinault est aussi responsable qualité au niveau national pour ce réseau SOMLIT.
- Speaker #2
Autorisation de montée à bord,
- Speaker #0
capitaine ?
- Speaker #3
Oui. Le Summit, c'est un service national d'observation du CNRS qui regroupe une douzaine de stations marines sur tout l'ensemble des façades maritimes françaises, soit la Manche, l'Atlantique et Méditerranée. On fait tous des prélèvements à une fréquence de tous les 15 jours selon des protocoles communs, de façon à ce que toutes nos données, tous nos résultats soient concordants.
- Speaker #0
Ça veut dire partout en France, là, en même temps que nous ?
- Speaker #3
Alors, pas en même temps, parce qu'il y a quand même certaines contraintes qui sont liées aux marées. Alors, pas pour la Méditerranée, puisque eux, ils n'ont pas de problème de marée. Donc, il y a des stations comme Marseille, par exemple, c'est tous les lundis, tous les 15 jours. Nous, à La Rochelle, on sort à des coefficients de 70, plus ou moins 10. Voilà, donc c'est un choix qui avait été fait au départ, parce que ça nous permet d'avoir des horaires matinaux. des analyses à faire en rentrant au labo, ça permet de faire ça dans la journée. Mais il y a d'autres labos qui font ça sur des coefficients plus élevés, d'autres inférieurs. C'est tous les 15 jours, mais pas forcément à la même date.
- Speaker #0
Et alors, en fait, c'est quoi l'intérêt de venir toujours à peu près au même moment ? C'est d'avoir les mêmes bases, en fait ?
- Speaker #3
Voilà, ça permet d'avoir vraiment un suivi sur le long terme, sur un point qui est fixe. Ça nous permet vraiment de comparer les données entre elles. Si on changeait de point à chaque fois... Bye. Les variations, on ne saurait pas d'où elles viennent.
- Speaker #0
Là, on va où ? On va faire quoi ?
- Speaker #3
Donc là, on va sur le point somnite Antioche. Là, c'est son nom pour la Rochelle, donc qui est au milieu du Pertume d'Antioche. On est à peu près à égale distance du port de la Rochelle, de l'île d'Oléron et de l'île de Ré. C'est à peu près au milieu, au niveau de ce qu'on appelle la fosse d'Antioche. Alors la fosse, c'est 40 mètres. C'est une petite fosse chez nous. Mais il avait été choisi ici parce qu'il y avait pas mal de points qui étaient suivis par l'ifromère notamment, mais sur des zones un petit peu plus anthropisées. en sortie de fleuve, par exemple. Et à cet endroit-là, il n'y avait rien du tout. Et on pensait que c'était intéressant puisque, en plus, ça a une influence plus océanique. On a le train de houle qui rentre par cet endroit-là. Donc, ça servait aussi de point référence, on va dire un point zéro, moins impacté par les activités de l'homme. Bon, il s'avère quand même qu'on a des influences de la Charente, notamment l'hiver. On peut même avoir des influences de la Gironde, qui remonte, ou la Loire.
- Speaker #0
Ok, tout est lié.
- Speaker #3
Donc tout est lié. Et puis on se rend compte qu'il y a une espèce de vortex au niveau du pertuie. Donc il n'est pas finalement si… si zéro que ça, mais il est quand même influencé par le large.
- Speaker #0
Et alors là, l'endroit où on va se rendre, ça fait combien de temps que vous faites des prélèvements là-bas ?
- Speaker #3
Ça a démarré en juin 2011. Donc voilà, on en est à à peu près à 330 sorties, quelque chose comme ça. Donc oui, ça commence à faire un petit moment. Alors le réseau Summit, il existe depuis presque 25 ans. Donc nous, on l'a pris en cours de route. Au départ, il y avait quatre stations. C'était des stations du Muséum de Paris. On travaillait déjà ensemble et on eut cette idée de lancer un observatoire. Et puis, petit à petit, d'autres stations se sont greffées.
- Speaker #0
D'accord. Et il y a d'autres structures comme ça, nationales, qui font des prélèvements comme vous et qui analysent ?
- Speaker #3
De ce type, non. Il y a des suivis au niveau surveillance par l'IFROMER. Mais comme on fait, nous, avec autant de paramètres suivis, Il n'y a pas d'autres réseaux comme ça.
- Speaker #0
Alors, venons-y à ces paramètres, parce que vous ne faites pas des prélèvements ou des analyses pour dire si on a le droit de se baigner ou pas.
- Speaker #3
Non, non, non. Alors, on ne fait pas du tout. Ce n'est pas du tout ça.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce que vous allez mesurer ? Qu'est-ce que vous mesurez lors de vos campagnes régulièrement ?
- Speaker #3
Différents paramètres physico-chimiques. Alors, en premier lieu, la température, la salinité, le pH de l'eau. Sur le point somnique, on va faire des prélèvements d'eau, mais on fait aussi un profil de sonde. On a une sonde qu'on va émerger de la surface au fond et qui va prendre les mesures, ces quatre mesures par seconde, de toute la colonne d'eau. Et là, on va mesurer la température, la salinité, on a la fluorescence aussi. Et après, les prélèvements d'eau, c'est pour le pH, l'oxygène dissous dans l'eau, tout ce qui est nutriments, les sels nutritifs, les nitrates, les nitrites, phosphate, silicate et puis ammonium. On mesure aussi la chlorophylle, les matières en suspension dans l'eau. tout ce qui est co-nanobactéries, qu'il peut y avoir dans l'eau, et puis après, teneurs en carbone et azote. Combiné au prélèvement somnites, on peut aussi faire d'autres prélèvements pour des chercheurs qui ont des besoins d'eau. Là, associé au somnites, on va faire un trait de fil à plantons, parce qu'on est dans un réseau zoonote, qui est pareil un service d'observation qui se met en place sur le planton. On prélève un échantillon de plantons qui est stocké et qui sera analysé à Nantes par l'IFROMER avec des gens avec qui je collabore sur des campagnes de salmographie. Et donc, ça permet d'avoir des données aussi plantoniques sur notre point.
- Speaker #0
OK, donc là, on va arriver sur le point. Jeff et Philippe se mettent en marche pour installer le matériel.
- Speaker #3
Voilà, donc là, on est arrivé sur le point. Donc, on va commencer par faire un trait de fil à plancton.
- Speaker #0
Là, on imagine un filet.
- Speaker #3
Voilà, un filet WP2, c'est son nom. Hop, on a au milieu ce qu'on appelle un volu-compteur qui va nous permettre de mesurer à peu près le volume qui va passer à travers le filet.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #3
Et donc, au bout, on a un collecteur. Et donc, on va récupérer le plancton.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #3
Voilà, et donc, je fais un profil de la surface au fond. Alors, pas tout à fait le fond pour pas que ça traîne dans la vase. Allez, c'est parti !
- Speaker #0
Donc ça mouline, comme sur un carlet, mais ce n'est pas pour remonter des poissons, ni des crevettes.
- Speaker #3
On remonte du phytoplankton et zooplankton. Ce qu'on voit dedans, c'est un mélange de phytoplankton végétal, et ce qu'on voit souvent, c'est les particules un petit peu verdâtres. et le zooplancton. Là, on ne voit pas bien parce qu'il n'y a pas beaucoup de lumière, mais ça peut grouiller. On voit, il y a une groseille de mer. Juste là, ça fait une espèce de boule.
- Speaker #0
Donc là, premier prélèvement, OK. Le plancton, c'est OK.
- Speaker #3
Donc là, on va faire le profil de sonde.
- Speaker #0
Donc là, vous l'envoyez au fond.
- Speaker #3
Là, je l'envoie vraiment au fond et je sens quand elle touche le fond. Alors, certaines stations de sommet ont de la chance, ils ont des bateaux qui sont équipés avec des toits électriques. Donc c'est...
- Speaker #0
Oui, ça fait un paquet de moulinards pour descendre. Oui,
- Speaker #3
c'est bon. Surface. Après, maintenant, on va faire les prélèments d'eau. Donc, elle est d'une bouteille Niskin. C'est le nom de la bouteille.
- Speaker #0
Donc, une bouteille Niskin.
- Speaker #3
Alors le principe c'est que c'est ouvert en haut et en bas. Quand on va l'immerger, l'eau va passer à travers. Et après, on va lancer ce qu'on appelle un messager. C'est un poids qui va déclencher la fermeture. Et ça va nous permettre de prélever l'eau à la profondeur désirée. On peut le faire en surface, on peut le faire au fond. Alors là, c'est en surface, donc le messager... Quand on l'envoie, ça va assez vite. Quand on est au fond, c'est un peu plus compliqué que le messager. Quand je fais des campagnes océanographiques, on a des bouteilles comme ça qu'on envoie jusqu'à 500 mètres de fond, mais on peut envoyer à 2000, 3000 mètres. Et là, c'est sûr, avec des câbles électroporteurs, on a juste à cliquer sur l'ordinateur et ça ferme.
- Speaker #1
Mais pour notre usage à nous, on n'a pas besoin de toutes ces technologies, on reste encore au manuel.
- Speaker #0
Donc la sonde est accrochée au treuil, c'est ce qu'on entend. Et là, on va l'emmener l'immerger.
- Speaker #3
OK, pour la première. Donc là, la première bouteille, ça va être pour pousser ce qu'on appelle particulaire. Donc on prélève dans la bonbonne, qu'on rince trois fois. et autour au labo on va faire des filtrations pour mesurer la matière en suspension, la chlorophylle et ce qui est isotopes, carbone et azote. Ensuite on va refaire une deuxième bouteille qui sera stockée ici ce sera pour le planton, encore une autre pour le planton et une troisième qui sera pour tout ce qui est dissous, tout ce qui est sels nutritifs, pH et oxygène.
- Speaker #0
Pour permettre aux équipes du SOMLIT de récolter plus de données, une bouée fixe avec des capteurs sera bientôt opérationnelle à quelques pas du point Antioche où se font les prélèvements. Parce que les données évoluent tout le temps, influencées par des phénomènes récurrents et parfois par des phénomènes exceptionnels.
- Speaker #3
Tout à l'heure, quand on était sur l'eau, on voyait qu'il y avait deux couleurs d'eau. Et ça, notamment, c'est en partie, je pense, dû au panache de la charrente qui remonte jusque là. Et voilà, c'est des phénomènes qui font que si on fait des prélèvements à 100 mètres, le point est là, mais il y a des fois, ça vient sur notre point. On peut avoir des influences des fleuves qui ne sont plus marquées. Donc, qui dit influence des fleuves ? Et ça, on le voit notamment l'hiver. Ça va être des pics de nitrate, par exemple, avec le lessivage des sols. Mais ça... On ne peut pas dire que ce soit des phénomènes exceptionnels. Malheureusement, ce sont des choses qui reviennent tous les ans.
- Speaker #0
C'est quoi les autres événements extrêmes ?
- Speaker #3
En fait, tout est lié. C'est principalement des blooms d'algues, de phytoplankton. C'est principalement ça. Mais ce qui fait que tous les paramètres vont être liés. Si on a, par exemple, quand on fait nos analyses sur la chlorophylle, on a des pics de chlorophylle qui expliquent ces blooms de phytoplankton. on va avoir des pics dans d'autres paramètres. Donc tout est vraiment lié.
- Speaker #0
Et s'il n'y a pas ces cohérences-là, c'est qu'il y a un souci ? C'est qu'il y a un souci,
- Speaker #3
soit dans l'analyse ou dans le prélèvement. Donc hop, le pH, c'est bon.
- Speaker #0
Arrêtons-nous sur ces blooms, ces proliférations rapides d'algues ou de phytoplankton. Elles donnent à l'eau de mer une teinte orange, verte ou marron. D'autres provoquent l'apparition d'un mucus visqueux. ou d'une mousse abondante. Un phénomène déclenché par des conditions environnementales favorables, une eau suffisamment chaude, un ensoleillement fort et des éléments nutritifs à disposition, amenés très souvent par la pollution de l'eau, notamment l'arrivée d'azote issu du continent via les fleuves. L'IFREMER étudie la biologie de ces espèces concernées et chacun peut participer à les recenser via un site et une application dédiée.
- Speaker #2
Le plancton végétal produit environ 50% de l'oxygène sur Terre. Il est aussi à la base de la chaîne alimentaire. Habituellement invisibles à l'œil nu, les micro-algues peuvent se multiplier et colorer l'eau de mer, un phénomène connu sous le nom de bloom. Certains blooms sont nuisibles pour l'environnement ou peuvent impacter les activités humaines. C'est pourquoi il est surveillé de près par les scientifiques. Que vous soyez en bord de mer ou sur un bateau, signalez le phénomène via l'application et prélevez un échantillon d'eau.
- Speaker #0
Si vous observez une eau colorée ou mousseuse, un bloom, participez à recenser sur Phénomère, P-H-E-N-O-M-E-R. Retour à notre sortie prélèvement avec Philippe Pinault du réseau SOMLIT. Et ces données, récoltées, toutes ces informations, ces mesures, quelle finalité, ça va servir à quoi ?
- Speaker #3
L'utilisation, ça va être de savoir à... à certains moments, comment était l'eau, ce qu'il y avait dans l'eau. Alors, ça peut être sur des échelles de temps courtes. Mais nous, en fait, l'objectif du service, c'est vraiment sur le long terme. Et depuis 2011, on est encore juste en termes de vision. Au minimum 10 ans, on a fait déjà un premier bilan. au bout de 1000 ans. Mais à partir de 20 ans, ça commence à être intéressant. On peut avoir des tendances. Là, sur 10 ans, on a déjà des tendances, notamment au niveau de la température. On s'est rendu compte qu'on avait une hausse de température de l'eau. Mais sur un ou deux ans, ce n'est pas possible. On peut avoir des années exceptionnelles. On peut avoir des phénomènes qui biaisent les moyennes. C'est pour ça que c'est bien de le répéter. Quand on a démarré au début, les 5-6 premières années, j'avais l'impression, juste pour la température, que les températures max et minimum sur l'année avaient tendance à diminuer. C'est-à-dire que les températures maximum diminuaient, les températures minimum augmentaient. Et en fait, au bout de 7 ans, on a retrouvé des choses. On se dit 5-6 ans, on a quelque chose. Et sur 10 ans, c'était non.
- Speaker #0
Depuis le temps qu'existe le réseau Somnit, est-ce qu'il y a quand même des... Des bilans, des conclusions ? Qu'est-ce que ça vous a appris, tous ces prélèvements ?
- Speaker #3
La température, par exemple, on a sur notre point à nous, on a une hausse depuis le début des mesures d'environ 0,4 degré. Sur 14 ans, c'est quand même énorme.
- Speaker #0
C'est énorme. Et ça, c'est commun aux autres résultats partout en France ?
- Speaker #3
Il y a des stations où c'est monté plus, il y a des stations où c'est monté moins. Ce n'est pas régulier par rapport aux stations. La tendance est quand même à la hausse.
- Speaker #0
Et alors forcément, il faut que je parle du plastique, parce que quand on pense aux analyses dans les océans, aux prélèvements que vous faites et tout, on se dit tout de suite, bon, est-ce qu'ils surveillent ça ?
- Speaker #3
Les campagnes que je fais dans le golfe de Gascogne, on a eu, là ça s'est arrêté, faute de financement, mais on avait des traits avec un filet particulier, ce qu'on appelle un filet menta, qui prend en surface, il y a deux flotteurs, et c'est une espèce de mâchoire. qui aura de l'eau et on traque ça pendant un certain temps. Et après, on récupère tout ce qu'il y a dedans. Et c'est hallucinant le nombre de petits bouts de plastique qu'il peut y avoir. Et on fait ça, on est à 400-500 km des côtes. On est vraiment au large. Mais ici, non. Nous, on n'a pas de suivi pour ça dans le cadre du sommet. Mais c'est vrai que ce serait intéressant à faire.
- Speaker #0
Le plastique, on ira le pêcher à l'épuisette dans un prochain épisode. Merci à Philippe Pinault, ingénieur et responsable de l'antenne Sommelit de La Rochelle et à son équipe à bord de l'Estrand ce jour-là. Les résultats de tous les prélèvements effectués par toutes les stations Sommelit sont consultables gratuitement sur leur site internet, sommelit.fr. Le service d'observation en milieu littoral, ce sont 12 stations en France, de Roscoff à Marseille, de Brest à Bagnoules. qui collecte des données indispensables pour faire avancer nos connaissances sur le monde marin et l'évolution de ses écosystèmes. Une science du temps long pour comprendre comment la mer réagit aux pressions humaines sur les côtes comme au large. Écoute ta mer, le podcast de l'association Ecomer.
- Speaker #1
Merci d'avoir pris part à cette navigation.
- Speaker #0
Ensemble, agissons à terre pour protéger l'océan. Rejoignez l'association Ecomer sur eco-mer.com
- Speaker #1
Venez nous rejoindre, vous écouterez la mer avec nous.