Virtual Culture Access est une application gratuite créée par Victor Chalendard et disponible sur toutes les plateformes. Elle permet la visite virtuelle de musées et de lieux d'exeption comme la cité interdite ou encore le Machu Picchu.
Le Saviez-vous : la Cité interdite, était vraiment interdite
Le voyage, la découverte de nouvelles contrées, l’activité sans laquelle Montaigne aurait eu une existence des plus ennuyantes, la déambulation au milieu de chemins pérégrins : cela transcende l’expérience humaine. Par ces mots, j’espère vous inviter au voyage d’un pays bien lointain, dont l’histoire est souvent approximative ou méconnue : la Chine. Et pour mieux la comprendre, j’aimerais vous présenter un de ses emblèmes architecturaux et historiques : la Cité interdite. On connait tous ce lieu étrange et mystérieux, mais qu’est-il réellement ?
Construite en une quinzaine d’années sous la dynastie Ming au XVe siècle, la Cité interdite, de son surnom « La tanière du dragon » est l’un des rares témoignages
du passé conservé en Chine. Ce palais, le plus grand du monde en superficie
avec environ 720 hectares, est aussi l’un des plus visités : Deng Xiaoping
souhaitait que tous les Chinois le découvrent au moins une fois dans leur vie.
De 1420 à 1912, 24 empereurs y s’y sont succédés jusqu’au renversement de l’Empire, et l’abdication de Puyi, dernier empereur chinois. Durant cinq siècles, la Cité interdite fut un temple politique d’exception, malgré le fait que personne n’avait ni la possibilité de s’y rendre, ni de le visiter. La Cité interdite s’apparente en effet à un château fort : des douves remplies d’eau et des remparts de 10 mètres de haut protègent le site. Mais
cette apparence n’est pas trompeuse : il vaut mieux ne pas se frotter à « la tanière du dragon », et les empereurs chinois s’en chargeaient coûte que coûte. À l'époque impériale, jusqu'en 1911, les rares personnes qui avaient le droit ne serait-ce que de longer la Cité interdite avaient interdiction de tourner la tête vers le palais, et des soldats veillaient sur les remparts armés d'arbalètes. D’où son nom la Cité « interdite » : seul l’Empereur, sa famille et le Cour pouvaient y séjourner. Insolite n'est-ce pas ? ça serait comme interdire au parisien de regarder le Louvre… pas gagné.
Bref, la Cité interdite c’est également plus d’1 millions d’œuvres chinoises réunie en son
sein, servant non seulement à légitimer aux yeux du monde la richesse de l’histoire
de l’Empire du milieu, mais également à constituer un trésor de l’art et de
l’histoire de l’humanité. Et c’est donc de cette façon que l’idée d’une transformation en musée prend forme au début du XXe siècle, devenant officielle lors de son inauguration le 10 octobre 1925. Depuis, La Cité interdite a été profondément
rénovée et les travaux continuent sans interruption jusqu’à aujourd’hui encore.
Œuvre d'art classé à l'UNESCO depuis 1987, le palais impérial de Pékin est un ensemble en bois, beaucoup plus fragile qu'il n'y parait.
L'entretien de la cité interdite est rigoureux et régulier. Il faut constamment contrôler la
qualité du bâti qui s'abîme peu à peu, et la peinture est régulièrement refaite
sur les parties les plus abîmées.
J’espère que ce petit voyage sur les rives d’un bâtiment symbole du rayonnement chinois vous a plu. Vous pouvez désormais visiter virtuellement ce lieu d’exception sur
l’application VirtualCultureAccess, disponible sur toutes les plateformes de
téléchargement.
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