Speaker #0Si on m'avait dit un jour, toi plus tard, tu écriras des textes, des lettres, des épisodes de podcast, j'aurais répondu bah oui bien sûr, et puis aussi je suis la reine d'Angleterre. Hey, bienvenue dans Hellos, le podcast pour les amoureux de la sensibilité. Un podcast sans tabou, où on parle vrai, et surtout on assume sa sensibilité. Vraiment, on l'assume. Je suis Dominique Bons, mentor pour Hypersensible, ou j'aime aussi dire ingénieur de l'âme, parce que oui, la sensibilité, c'est une affaire d'âme. Allez, c'est parti, Helloz est de retour, Helloz est le podcast, ça fait une éternité, je suis ravie de vous retrouver. Alors c'est parce que je discutais avec un ami qui m'a dit, mais pourquoi donc ne fais-tu plus d'épisodes de podcast ? Tu écris mais tu ne parles plus, c'est bizarre non ? Effectivement c'était bizarre. Alors j'ai dit, bah écoute je vais le faire, voilà, c'est comme ça que j'ai décidé de démarrer. Mais aussi il m'a dit quelque chose qui était un peu provoque. Il m'a dit, et si tu le faisais de manière un peu plus spontanée ce coup-ci ? Parce que tu sais tes lettres elles sont très très belles. Je les écoute avec grand plaisir, mais tous les conseils que tu nous donnes derrière de coaching, même si c'est hyper intéressant, on en a un peu marre de t'entendre et de te considérer comme une maîtresse d'école. Tu es bien plus drôle que ça. Alors voilà, j'ai décidé d'arrêter d'être maîtresse d'école en coaching. Pour ceux qui me connaissent, vous savez tous que je suis mentor pour hypersensibles, essentiellement des femmes, mais aussi des hommes, parce que quoi qu'il en soit, j'aime les hommes. Et il n'y a pas de soucis avec ça, je ne sais pas, c'est une horrible féministe qui les repousse. Donc oui, j'accompagne les hypersensibles à mieux traverser leurs difficultés professionnelles, leurs difficultés de vie privée, et puis aussi parfois, ce n'est pas nécessaire d'avoir de vraies difficultés pour venir me voir, il s'agit juste d'avoir envie de mieux se connaître, et de considérer que... Son hypersensibilité, c'est juste sa vraie puissance, sa vraie boussole, ce qui vous fait aller de l'avant, ce qui vous fait ne pas vous tromper, contrairement à tout ce que vous avez fait avant, comme erreur, voire même comme grosse connerie. Alors voilà, écoutez, je redémarre, et je redémarre avec une mini-série. Une mini-série de 5-6 épisodes, je n'ai pas encore décidé, mais ça n'ira pas beaucoup plus loin que ça. Et cette mini-série, je l'ai appelée les gros mots d'Ellos. Alors je vous rassure, j'en ai fini avec espèce de connard, va te faire hum hum. Non, non, tout ça c'est fini. Ce n'est pas ça du tout les gros mots d'Ellos. Les gros mots d'Ellos, ce sont les mots dont j'avais des difficultés à comprendre le sens. Parce que oui, j'écris beaucoup, mais finalement, il y a des mots que je ne connais pas. Et quand on me les sert sur un plateau, eh bien, je fais un peu comme dans certains cercles mondains, je souris, et puis je fais mine de rien, et je change de conversation. Et puis quand je rentre chez moi, eh bien, j'ouvre le petit Robert. Mais qui donc ouvre encore le petit Robert ? Pas moi d'ailleurs, je suis allée directement sur Google ou sur ChatGPT, j'en sais rien. Et j'ai trouvé la signification de ces mots. Et parfois, ça génère en moi des réflexions instantanées. Alors instantanées, ça ne veut pas dire dans la minute, chez moi. Ça veut peut-être dire soit dans la microseconde, soit le soir juste avant de m'endormir, ou alors le lendemain matin au réveil. Je ne sais jamais, mais toujours est-il que ça me sort, ça jaillit comme... Pas possible ce genre de questionnement, ce genre d'écriture. Et en général, je ne m'en sors que quand je me mets à écrire. Alors donc oui, j'ai écrit sur un, voire plusieurs gros mots. Et on va commencer par le premier. Alors le premier mot, c'est même un mot que j'ai des difficultés à prononcer. Ça s'appelle l'ubiquité. Alors l'ubiquité... Qu'est-ce à quoi ? Il y a des gros mots qui arrivent dans nos vies comme des gens. On ne les cherchait pas spécialement, et puis un jour, quelques-uns nous les tendent. Ubiquité. La première fois que j'ai entendu ce mot, j'ai eu la réaction la plus glamour du monde. Pardon ? Déjà parce que, honnêtement, moi, enfant, j'étais nulle en français. Mais alors vraiment nulle. La fille est capable de transformer une rédaction en vide sidéral. Les accords, ok, les conjugations, ok, mais alors les rédactions ? Je crois que les profs lisaient ça comme on ouvre un courrier suspect. Si on m'avait dit un jour, toi plus tard, tu écriras des textes, des lettres, des épisodes de podcast, j'aurais répondu, bah oui bien sûr, et puis aussi je suis la reine d'Angleterre. Bah oui, l'écriture, elle n'est pas arrivée chez moi par l'amour des mots. Elle est arrivée par survie, en 2007, pendant mon odieux divorce. Alors si vous avez envie d'en savoir plus sur mon divorce, vous n'avez qu'à aller vous replonger dans les premiers épisodes de L'être mon ex. Alors oui, j'étais vraiment en mode survie. Et je crois que c'est la première fois de ma vie où ce que je ressentais était devenu trop grand pour rester coincé à l'intérieur. Alors j'ai écrit. J'ai écrit pas pour être écrivain, hein. Pas pour être lu, pas pour faire joli. J'ai écrit parce que sinon j'explosais. Je me souviens, j'écrivais à 3h, 4h du matin, 2h, lors de mes insomnies, c'était terrible. J'avais tellement peur, j'étais tellement en colère. J'étais tellement vide, j'étais tellement fatigué, j'étais tellement en mode j'explose si je ne dis rien que j'écrivais comme il le fallait. Et c'est étrange quand même parce qu'au moment exact où ma vie s'effondrait, les mots « eux » sont arrivés, comme s'ils m'attendaient depuis toujours. Et aujourd'hui, des années plus tard, je découvre ce mot « ubiquité » , la capacité d'être présent à plusieurs endroits en même temps. Je répète, la capacité d'être présent à plusieurs endroits en même temps. Eh bien, eh bien oui, depuis que je l'ai entendu, je n'arrête pas de penser. Mais attends, c'est exactement ça ma vie. Parce qu'une partie de moi vit encore dans certaines histoires passées, parfois une odeur, une chanson, un regard, et hop, me voilà repartie dans une ancienne version de moi, une version plus rationnelle, plus... soi-disant normales. Et en même temps, je suis ici, dans ma vie actuelle, avec mes choix d'aujourd'hui, avec cette femme que j'essaie d'être sans trop me trahir. Et en même temps encore, je suis déjà dans mon futur, dans celle que je deviens, dans la femme plus libre, plus ancrée, moins prête à se perdre pour être aimée, moins prête à se perdre pour faire un job qu'elle n'aime pas. Et puis en plus, il y a un autre endroit où j'existe maintenant. C'est chez les autres, c'est chez vous. Et ça, c'est le plus troublant. Parce que oui, avec le podcast, avec mes textes, avec mes lettres, je dépose des fragments de moi chez les inconnus ou des gens connus. Et parfois vous m'écrivez. J'ai eu l'impression que tu parlais de moi. Merci d'être toi, ça me permet de... de mieux me comprendre, et d'autres encore. Et ça me bouleverse toujours, parce que le plus souvent je parle de moi. Mais peut-être que quand on ose dire les choses vraiment, on finit par devenir un endroit où les autres se reconnaissent. Et c'est ça qui est beau. Et c'est peut-être ça aussi l'ubiquité, être partout où notre vérité résonne. Être partout, même quand notre corps, lui, il est simplement dans la cuisine, en pyjama, à réchauffer un café, ou à parler devant un micro alors que vous dormez, ou que vous êtes à ébousser, enfin peu importe l'heure à laquelle je fais mon podcast, tout le monde s'en fout. Parce qu'il faut rester humble quand même. Moi, je veux bien être multidimensionnel. Mais quand même, je reste une femme capable de chercher ses lunettes alors qu'elles sont sur le sommet de sa tête. Et honnêtement, je pense que c'est rassurant. C'est rassurant pour moi, parce que finalement, je suis quand même un peu comme le commun des mortels. Et rassurant pour vous, parce que si vous venez me voir, vous savez que je ne suis pas complètement perché. Parce que oui, la spiritualité, les grands mots, les prises de conscience, c'est beau. Mais ce qui touche vraiment, c'est... C'est l'humain au milieu, les contradictions, les retours en arrière, les élans magnifiques, les moments où on pleure devant un film d'amour ou un film... De guerre ? Bref, on fait ce qu'on peut. Et peut-être que grandir, finalement, ce n'est pas devenir une seule version stable de soi. Peut-être que c'est apprendre à aimer toutes les femmes qu'on est en même temps. Celles d'avant, celles d'aujourd'hui, et celles qui arrivent doucement, toutes en même temps. Ubiquité, je ne connaissais pas bien ce mot il y a encore quelques jours. Et maintenant, j'ai l'impression que ce mot-là me connaissait déjà. Alors, je ne peux pas m'empêcher, je vais quand même vous la faire un peu en mode mentor pour hypersensible. Bon, vous aurez compris. Le thème, c'est l'ubiquité intérieure, cette sensation d'exister à plusieurs endroits en même temps, dans son passé, dans son présent, dans son futur et parfois même dans la vie des autres, à travers ce qu'on ose montrer de soi. Je ne sais pas si ça vous arrive, oser montrer qui vous êtes. En tout cas, les émotions dominantes, pour moi, c'est la tendresse, la lucidité, l'étonnement. et une forme de réconciliation avec soi. Et ça, c'est vachement beau, et je vous le souhaite vraiment. Tu sais, quand on ose se montrer, il y a aussi une forme de pudeur très humaine autour de la douleur, autour de l'écriture, autour d'anciennes blessures et de transformations. Et là, si tu en as besoin, je suis là pour toi. Ça, je peux t'y aider. Ça. Je sais vraiment faire. Et puis aussi, dans cette lettre que je me suis écrite à moi-même, il y a des prises de conscience assez fortes. Ben oui, on ne quitte jamais totalement les anciennes versions de soi. On apprend plutôt à cohabiter avec elles. Et puis aussi, quand on parle vrai, il y a des personnes qui se reconnaissent. Et peut-être que toi aussi, tu te reconnais dans ce que je dis. Peut-être que pour toi aussi, grandir, ce n'est pas devenir une seule version de toi, c'est de mélanger toutes tes versions, nos multifacettes. Et là aussi, je peux t'aider parce que niveau boules à facettes, je m'y connais. D'abord, j'y étais en plein dedans, moi, dans les années 80, et puis ensuite, je crois que j'ai beaucoup de facettes. Plus encore que je ne vous les montre. Et puis aussi, je vais finir très vite sur quelques petits conseils, parce qu'il y a des choses qui m'ennuient quand j'accompagne les hypersensibles, c'est finalement le temps qu'ils mettent à se rendre compte qu'ils ne vont pas très bien, et qu'il vaut mieux prévenir que guérir, surtout quand il s'agit de santé mentale. Alors oui, il y a des tensions humaines et professionnelles. La tension entre l'image qu'on croit devoir tenir et la vérité intérieure, et notre vérité intérieure. Ben oui, il y a une différence entre moi, la femme qui avance, qui travaille, qui crée, qui porte des projets, et celle qui parfois se retrouve encore traversée par des blessures anciennes et des peurs. Il faut accepter tout ça. Parce que c'est si on ne l'accepte pas, si on se cache une partie de soi. Qu'alors on va mal ? Alors oui, osez vous montrer, osez accepter qui vous êtes. C'est vraiment la meilleure manière d'aller bien et de vivre pleinement sa sensibilité. Allez, pour un premier épisode, pour un premier gros mot, ça suffit. Je vais en dire un autre de gros mots. Je vous aime. Et je finis, vous savez, par With love and faith. Voilà. Signé Dominique, ou signé Héloz, c'est pareil, c'est la même chose, c'est la même personne, ou plutôt c'est deux facettes de moi, et je ne sais pas laquelle vous connaissez. Allez, à la semaine prochaine pour un autre gros mot. Je ne vous dis pas ce que c'est, mais moi je le sais. Je l'ai... déjà entendu ce gros mot ? J'ai déjà réfléchi dessus. Je n'ai pas encore enregistré l'épisode de podcast, mais je vous promets, je vais me lâcher encore un peu plus. Et un peu plus à chacun des mots de cette mini-série. C'est juste le démarrage. Alors soyez un des gens. Allez, je vous embrasse. À la semaine prochaine. Pour me soutenir et pour faire en sorte que ce podcast soit un peu connu, qu'il puisse faire un beau voyage au milieu de toutes ces femmes qui en ont besoin, ce serait super sympa si vous vous abonnez au podcast et que vous laissiez un avis 5 étoiles sur la plateforme de votre choix. Merci, merci, merci beaucoup. A très bientôt, à la semaine prochaine. Je vous embrasse.