- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Portrait d'Impact. Portrait d'Impact, c'est une série premium au sein d'Els Agis qui met en avant des experts, des chefs d'entreprise, des entrepreneurs pour nous parler de leur parcours et de leur vision de l'impact. Aujourd'hui, je suis ravie de recevoir Mathieu Leroy. Bonjour Mathieu.
- Speaker #1
Bonjour Émilie.
- Speaker #0
Aujourd'hui, avec toi Mathieu, on va revenir sur ton parcours, la création de ta société et l'encompte à. et du chemin que tu as parcouru pour arriver jusque là, qui était semé parfois d'embûches, parfois de réussite, parfois de prise de conscience. Et tu vas nous expliquer tout ça. Je voulais d'abord commencer par le début, ton enfance qui a été, je le sais, importante pour toi et qui a été aussi la brique, le moteur de pas mal de choses ensuite. Est-ce que tu peux nous présenter dans quel environnement tu as grandi et qu'est-ce que ça t'a apporté, même pour le Mathieu que tu es maintenant ?
- Speaker #1
Avec plaisir, Émilie. Je suis né à Nantes, j'ai vécu toute mon enfance à... à Guérande, dans un cadre idyllique en Loire-Atlantique au bord de la mer. C'était vraiment très agréable, avec une grande liberté. Je faisais beaucoup de sport, même j'étais accro au sport. J'ai fait pendant 10 ans de la compétition de tennis, de mes 10 ans à mes 20 ans. Et j'avais besoin de cette compétition au quotidien, de partager des choses avec mes anciens coéquipiers, même si j'étais seul sur le terrain. Et pour moi, c'était vraiment très important. de jouer comme ça toutes les semaines, de me dépasser. Et c'est vrai que ça m'a apporté beaucoup de choses ensuite dans le travail.
- Speaker #0
Et tu es né dans une fratrie aussi, qui est important pour toi. Oui,
- Speaker #1
tout à fait, exactement. J'ai deux petits frères. Je suis l'aîné de la fratrie. J'ai vécu dans deux univers différents. Une maman infirmière libérale, avec une grande sensibilité, beaucoup de douceur. beaucoup à l'écoute des autres et un père qui a fait toute sa carrière dans le domaine bancaire, là complètement différent, très cartésien, une grande rigueur dans le travail. Donc vraiment, je suis né dans ces deux univers qui reflètent aujourd'hui ma personnalité.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, la maison, comment ça se passait entre ces deux univers ? Est-ce qu'il y en avait un qui prenait le dessus sur l'autre dans l'éducation même ? Qu'est-ce que tu as reçu de l'un et de l'autre ? Est-ce que ça se complétait ?
- Speaker #1
Oui, ça se complétait tout à fait. C'est vrai qu'avec ma mère, j'avais vraiment ce... J'ai cette sensibilité, la sensibilité de ma mère, cette douceur. J'aime accompagner, aider les autres, être à l'écoute. Et en même temps, j'ai cet esprit de compétition comme mon père, cette persévérance, cette grande rigueur au quotidien pour, en tout cas, performer dans mon travail. Il me répétait souvent, au départ, la procrastination, la procrastination. Et à un moment donné, c'est devenu quelque chose que j'ai voulu mettre fin.
- Speaker #0
Ah oui, c'était quelque chose pour lui qui était un peu son mantra de justement ne pas procrastiner ou qu'il disait que tu procrastinais trop ?
- Speaker #1
Je pense que je procrastinais trop à un moment donné et au fil du temps, je l'ai remédié. Mais je pense que ça, ça a été assez percutant et j'ai eu du mal au départ.
- Speaker #0
Et comment t'étais toi par rapport à tes deux frères ? En termes de personnalité, justement, est-ce qu'il y avait une dissonance ou vous étiez tous à peu près avec le même caractère ?
- Speaker #1
Non, on était complètement différents. C'est vrai que moi, j'étais plus un meneur où j'aimais en tout cas organiser des choses avec eux, les confronter, organiser des compétitions. On était toujours là à miser de l'argent. Quand on jouait au ping-pong, quand on jouait à la console, il y avait toujours cet esprit d'enjeu entre nous. Mais déjà, dès le plus jeune âge.
- Speaker #0
C'est marrant ça. Tu l'as gardé ça ? Vous l'avez gardé ?
- Speaker #1
C'est vrai, un petit peu. C'est vrai qu'on peut se faire un Uno par exemple, et il y a toujours cet esprit de compétition. Moi, je pense que je ne supporte pas la défaite. Et le plus petit, pareil. C'est toujours d'actualité.
- Speaker #0
Et par rapport à toutes ces figures masculines, la figure de ta maman, qu'est-ce qu'elle a apporté dans cette famille ?
- Speaker #1
Je pense qu'elle a apporté une réelle sensibilité. un réel respect de l'autre, de la douceur dans la famille. C'est vrai que c'est quelqu'un qui n'aime pas le conflit comme moi, qui est beaucoup dans l'échange. Et je pense que ça a permis d'avoir un cadre structuré avec beaucoup de valeur. Mon père a été un petit peu en retrait de ça et nous a apporté plus ce côté cartésien. où c'est important de réussir dans la vie. C'est quelqu'un qui a eu seulement un bac. Mes grands-parents n'étaient pas forcément à l'aise avec le côté études. Il s'est débrouillé par lui-même. Il nous a toujours apporté ça, cette résilience, ce combat au quotidien. pour en tout cas réussir dans la vie.
- Speaker #0
D'accord. Et tu le gardes toujours ça ?
- Speaker #1
Exactement. Après, il ne nous a pas bloqué sur tel métier, mais en tout cas, c'était important de mettre la main à la pâte. D'être à fond dans ce que tu fais. Exactement. D'être passionné en tout cas par son travail, qu'on soit restaurateur, boulanger, plombier. Mais en tout cas, c'était très important.
- Speaker #0
Et le Mathieu de cette enfance, qu'est-ce qu'il avait envie d'être ? plus tard. Est-ce que tu te projetais sur quelque chose ?
- Speaker #1
J'ai eu pas mal d'idées. J'ai eu pas mal d'idées très tôt. Au départ, je voulais être sauveteur en montagne.
- Speaker #0
L'homme de la mer ? Exactement.
- Speaker #1
Je ne sais pas d'où ça vient. Je pense que j'ai toujours aimé l'humain en général, aimé aider les gens. Je suis passionné par les relations humaines depuis tout petit. Donc ça a été ma première idée. Ensuite, je suis quelqu'un qui est passionné par la mode. Je voulais être chef de produit ou styliste vers mes 18 ans à peu près. J'ai commencé à mettre un pied dans la mode, mais je sentais que c'était un petit peu compliqué. Je n'ai pas osé, en tout cas, rentrer réellement dans cette voie. Mais voilà, c'est toujours dans le coin de ma tête. Pourquoi pas un jour monter une marque de vêtements, puisque je continue de partager cette idée-là avec des amis. Et puis ensuite, je suis rentré par hasard dans la gestion de patrimoine. On y reviendra tout à l'heure.
- Speaker #0
Et du coup, dans cette enfance, tu l'as évoqué au début, il y avait aussi le sport qui avait une place très importante. Le tennis, tu l'as pratiqué aussi en compétition, au niveau. Qu'est-ce que tu en gardes de cette période-là ? Est-ce que ça a été aussi dur à un moment d'arrêter peut-être ? Qu'est-ce que tu peux nous dire sur ça ?
- Speaker #1
C'est marrant parce que mes parents se sont rencontrés sur la cour de tennis. C'est mon père qui m'a vraiment fait vivre cette passion au départ. Et j'aimais ce sport, d'être seul sur le terrain, d'être confronté à soi-même et d'être vraiment dans une compétition avec des réelles valeurs de l'adversaire. J'ai joué pendant dix ans en compétition, surtout le Grand Ouest. Et pour moi, c'était vraiment challengeant au quotidien. J'avais trois entraînements par semaine. Et ça m'a appris beaucoup de choses, la persévérance, la combativité, le respect de l'autre et de ne jamais baisser les bras et surtout d'avoir un mental sur le long terme.
- Speaker #0
Oui, ça t'est resté ça.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Bon, est-ce que quand tu as fait tes études, en tout cas avant les études supérieures, comment c'était ces études ? C'était fluide pour toi ? C'était complexe ? Est-ce que tu étais aussi Mathieu un peu rêveur avec plein de projets en tête, même pendant tes études ?
- Speaker #1
Alors j'étais de loin un enfant brillant. J'étais plutôt un élève très moyen. Je n'avais pas forcément de facilité à l'école. J'avais besoin de beaucoup travailler pour avoir des résultats. J'étais seulement passionné par l'histoire, les langues et le sport.
- Speaker #0
Il y avait quelques matières qui sortaient du lot. Voilà, exactement. Et le reste était complexe pour toi ?
- Speaker #1
C'était très compliqué au niveau de... Au niveau des maths, au niveau de la physique, au niveau des sciences, ça ne m'intéressait pas du tout. Et moi, je suis quelqu'un qui est passionné. Et quand je suis passionné, les choses arrivent naturellement.
- Speaker #0
Oui, donc quand il n'y avait pas ce petit truc d'intérêt profond, tu n'arrivais pas à te mettre dedans.
- Speaker #1
Non, tout à fait.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui a fait que tu as quand même tenu ? Est-ce que c'était tes parents qui t'accompagnaient vers l'apprentissage ? Est-ce que tu as été vraiment au-delà de... qui tu es en te disant il faut que je travaille plus pour y arriver. Comment tu as réussi ? Parce que ça peut être très complexe aussi l'école, justement, quand on est comme ça, un peu en difficulté et vraiment sur des matières cibles.
- Speaker #1
Je n'ai jamais voulu baisser les bras. En tout cas, ils m'ont poussé, mais pas obligé à faire des études longues. J'ai commencé après le bac à faire un BTS. Je ne savais pas trop. Je voulais un bac plus 5, en tout cas, pour avoir vraiment un bagage solide pour entrer dans la vie active.
- Speaker #0
T'avais cet objectif. Pour toi, c'était important d'avoir aussi une représentation par le diplôme ?
- Speaker #1
On pourra en parler tout à l'heure, mais c'est vrai qu'il y avait une certaine pression à l'école, que ce soit entre les élèves ou dans le système éducatif, où on sentait que c'était important d'avoir un bac plus 5 pour réussir dans la vie.
- Speaker #0
Donc toi, tu l'as ressenti et tu l'avais intégré ? Exactement. Même moi,
- Speaker #1
je me mettais beaucoup la pression. Je voulais faire Audencia en école de commerce qui était dans le top 4. Il y avait une réelle compétition entre les élèves quand on évoquait les écoles supérieures. Je m'en souviens quand je passais des concours. Les concours étaient très durs. C'était des concours avec beaucoup de logique, des tests de raisonnement, des tests d'anglais. Et on sentait qu'avec ces études-là, on pouvait accéder au meilleur niveau.
- Speaker #0
Donc tu commences par un BTS.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Qui était quoi comme BTS ?
- Speaker #1
C'était un BTS Management. J'ai même fait avant un BTS Commerce International pendant une année. J'avais eu une année un petit peu compliquée, donc j'ai bifurqué vers le BTS Management, le BTS classique. Et ensuite, j'ai embrayé vers une licence Économie Gestion. Donc j'y suis allé crescendo. Bac plus 2, bac plus 3. Et ensuite, je suis monté à Paris à 23 ans pour faire un Master 2 stratégie développement commercial à l'INSEC Paris.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, qui était dans le top 10, une bonne école, en alternance. Voilà, pour en tout cas commencer un apprentissage en entreprise.
- Speaker #0
Donc c'est important. d'accomplir ce bac plus 5 ? Il y a été par étapes ?
- Speaker #1
Exactement, je sentais que je me mettais une certaine pression, parce qu'il me fallait absolument ce bac plus 5. J'étais très moyen, comme je l'ai dit tout à l'heure, où j'avais 10, 11 de moyenne. Je n'ai jamais redoublé. Dépassé. C'était compliqué.
- Speaker #0
Est-ce que tu as senti quand même une différence dans les études supérieures par rapport au cursus scolaire ? classiques jusqu'au bac où tu étais plus à l'aise, où il y avait peut-être plus dans ton élément aussi. Après, tu as quand même choisi une filière qui était loin de l'histoire ou le sport que tu affectais particulièrement. Pourquoi tu as choisi ça et comment tu t'es senti justement après ce passage du bac qui est quand même un passage symbolique aussi ?
- Speaker #1
C'est vrai que j'ai toujours eu cet esprit commercial. Je voulais un peu des études généralistes où il y avait ce côté commercial, du marketing. pour avoir vraiment une palette complète afin d'avoir vraiment toutes les armes à la sortie de l'école. Donc j'ai choisi en tout cas, dès le BTS, il y avait des études de gestion, de comptabilité. Et là, ça me parlait beaucoup plus. Ça correspondait vraiment à ce que je recherchais pour avoir en tout cas les armes pour accéder à un poste qui me correspondait.
- Speaker #0
Je pense que ce message est quand même très important à faire passer parce que c'est... Rien n'est défini et tu peux quand même y arriver, même si on te définit comme quelqu'un avec des difficultés ou même toi, tu le reconnaissais. Et voilà, une fois que tu arrives dans un univers qui te correspond un peu plus et qui révèle quelque chose que tu as toujours aimé faire, tu peux réussir et aller jusqu'à ton objectif. Tu étais là et tu as réussi à aller vers cet objectif.
- Speaker #1
Exactement, c'est important ce que tu soulignes. Avec la pression que j'avais à l'école, on sentait que lorsqu'on avait des difficultés, on n'était pas mis en avant par la suite. Et ce que je vois aujourd'hui, c'est que les gens qui n'étaient pas forcément bons à l'école sont ceux qui ont le mieux réussi. Parce que c'était des gens qui étaient passionnés. Et moi, j'étais quelqu'un de passionné, pas forcément à l'aise avec les cours au quotidien. Mais par contre, je savais où je voulais aller. Je savais que je voulais réussir. Je savais que j'avais un potentiel important. Et j'étais prêt, en tout cas, j'étais déterminé pour accéder à l'école. à des postes en tout cas, ou des filières qui me correspondaient.
- Speaker #0
Oui, tu avais besoin de ton déclic à toi, ton propre déclic. Exactement,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #0
Et justement, tu as cette notion de l'échec qui est importante pour toi aussi, à redéfinir presque, qui est mal vue très souvent, en disant que c'est une défaite de quelque chose, et toi tu le vois plutôt comme quelque chose, une étape vers une prochaine réussite. Oui,
- Speaker #1
c'est vrai que l'échec au départ ça a été compliqué, parce qu'on m'a entre guillemets mis des bâtons dans les roues à l'école. Les professeurs n'étaient pas forcément très sympas avec moi parce que j'aimais faire rire la classe, j'aimais apporter une certaine bonne ambiance. Je manquais de rigueur. Donc, on faisait passer ça comme une sorte d'échec. Et donc, en persévérant, en montrant le meilleur de moi-même, cet échec, je l'ai transformé en force. Et aujourd'hui, c'est ce que je veux inculquer auprès des jeunes, que l'échec, ce n'est pas quelque chose de négatif. C'est avec l'échec qu'on réussit par la suite. C'est avec les échecs que derrière, on construit des projets, des projets innovateurs, qu'on travaille son mental, qu'on est beaucoup plus déterminé pour réussir. Il n'y a aucun chef d'entreprise qui a réussi, qui n'a pas eu des tas d'échecs avant.
- Speaker #0
Diplôme en poche, du coup.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Est-ce que tu étais en alternance ? Est-ce que tu as continué dans l'entreprise où tu étais en alternance ou tu as trouvé quelque chose d'autre ? Est-ce que c'était une évidence d'aller dans tel ou tel domaine ? Ou encore une fois, il y avait une réflexion et c'était encore un chemin à construire ?
- Speaker #1
Il n'y a jamais eu d'évidence dès le départ. J'ai trouvé ma voie qu'à 30 ans. J'ai mis beaucoup d'années avant vraiment de me connaître. Donc, au niveau de mes altérances, j'ai réussi à... à aller dans plusieurs secteurs d'activité. Il y a eu le textile au sein de la société Café Coton. Il y a eu le marketing chez Legal General, qui est une société de gestion de patrimoine anglaise. Il y a eu également le commerce de gros. Donc il y a eu beaucoup de choses. Je pense que j'avais besoin de découvrir différents environnements.
- Speaker #0
Alors tu étais dans différents univers ? Est-ce que tu faisais toujours les mêmes postes ?
- Speaker #1
J'ai été dans marketing, distribution, commercial. J'ai rencontré les différents services, les différents environnements. Et je pense que j'avais besoin d'apprendre à me connaître, vraiment de savoir vers quoi j'étais destiné. Et c'est à ce moment-là où je me posais quand même pas mal de questions pour connaître mes forces, également mes faiblesses et surtout d'analyser là où j'étais vraiment le meilleur de moi-même.
- Speaker #0
Tu étais en recherche, en quête ?
- Speaker #1
Tout à fait, exactement. Il y a eu beaucoup d'années, il y a eu de très longues années où j'étais vraiment en réflexion avec moi-même, où je savais que j'avais un gros potentiel, comme je l'ai dit tout à l'heure, mais je n'arrivais pas à l'exploiter. Je n'avais pas encore trouvé ma réelle... Ma réelle voix, ce qui vraiment était important pour moi.
- Speaker #0
Et dans toutes les expériences que tu viens de nous citer, est-ce qu'il y en a une qui a quand même été plus marquante et plus impactante ?
- Speaker #1
Alors oui, surtout à la sortie de l'école, je suis rentré dans une société de gestion de patrimoine, rue de Courcel à Paris, qui s'appelle Optimum Vie, qui est une société de gestion financière canadienne, où là, ils ont cerné que j'avais un gros potentiel. J'avais 26 ans et j'étais manager d'une équipe de 6 personnes. Donc je n'avais jamais managé dans la vie. je ne savais pas ce que c'était mais il sentait que j'avais quelque chose en plus pour animer en tout cas et motiver les gens et là je pense que j'ai beaucoup appris parce que là tous les jours on avait 4-5 heures de prospection au téléphone, ce qui est énorme je venais de découvrir ça et donc là j'ai vraiment pris ça comme un jeu très rapidement et surtout de ne pas me focaliser sur les échecs parce que c'est vrai que le phoning, la prospection c'est très très compliqué Merci. Ça concerne aujourd'hui tous les domaines d'activité pour appréhender de nouveaux clients, faire grossir en tout cas son activité. Et tout de suite, j'ai eu des résultats. Donc, je savais que vraiment là, j'avais un potentiel sérieux pour réussir. Et donc, j'ai accompagné cette équipe de six personnes et j'ai eu vraiment des résultats importants. Donc là, j'y suis resté pendant un an et demi avant vraiment de bichirquer. Et ça a été vraiment ma vraie expérience, ma première expérience professionnelle après la tense.
- Speaker #0
C'est la première fois que j'entends que... Dans la même phrase, jeu et prospection. On associe les deux. Mais toi, tu l'as pris comme ça. Tu ne l'as pas pris comme quelque chose de lourd ou de contraignant, mais plutôt un challenge, comme tu nous racontais avec tes frères, où c'était qui serait le meilleur. Et là, tu étais challengé, et donc ça te plaisait.
- Speaker #1
Exactement. On était challengé également par des cadeaux. Je m'en souviens, il y avait un iPad à gagner pour celui qui prenait le plus de rendez-vous. Et j'étais animé par ces challenges. Il était hors de question que je ne perde pas. Et je m'en souviens, j'avais gagné cet iPad au bout de trois mois d'ancienneté. Et en tout cas, c'était mon moteur au quotidien de performer, d'être meilleur que les autres et puis d'accompagner l'équipe.
- Speaker #0
Et ce que tu dis dans cette expérience, est-ce qu'il n'y a pas aussi cette notion de, eux, ils ont cru en toi, peut-être même avant toi ? Tu vois ce que je veux dire ? Tu disais qu'ils avaient repéré que tu avais du potentiel, etc. Peut-être ce qui te manquait, et c'est pour ça que cette expérience, elle te reste aussi.
- Speaker #1
Oui, je pense que je manquais de confiance avant, parce que je n'étais pas forcément accepté par des professeurs, par des gens en général. On n'y voyait pas forcément mon potentiel. Et tout de suite, quand je suis rentré dans cette société, comme tu le soulignais, on a cru en moi. Parce que j'aimais ce que je faisais. J'aimais en tout cas être dans une compétition tous les jours. J'aimais être dans le développement commercial. Et j'ai des résultats très rapides. Très rapides avec moi-même et avec l'équipe. Et forcément, derrière, on est poussé pour réaliser de meilleures choses.
- Speaker #0
Tu te sens poussé des ailes aussi. Tu peux aller plus loin. Non, mais c'est vrai, je peux faire encore mieux. Je peux aller encore plus. Toutes ces expériences, elles ne se font pas. Elles ont fini par... aussi t'user un petit peu quelque part ? C'est-à-dire que est-ce que tu étais aussi toujours en quête de vraiment trouver ta place ? Parce que là, tu nous parles de plein de places, de plein de tester plein de choses, mais est-ce qu'à un moment, ça aboutit pas à un certain épuisement ?
- Speaker #1
Oui, parce que c'est vrai que ça a été des années éprouvantes. J'ai été animé par le développement commercial, mais le secteur activité ne me convenait pas. Je pense que c'était pour ressembler inconsciemment à mon... père qui avait fait sa carrière dans le domaine bancaire et c'était pour faire en tout cas bien le jeune homme en costard cravate avec sa petite mallette je pense que je me donnais une image mais ça ne reflétait pas réellement qui j'étais
- Speaker #0
Et ton épanouissement ?
- Speaker #1
Mon épanouissement personnel est ce que je voulais vraiment. Donc il y a eu plusieurs années, gestion de patrimoine, courtage en assurance, puis d'autres secteurs. Et à un moment donné, en 2019, là ça a été une année très importante, je me suis posé la question concrètement, qu'est-ce que tu veux faire dans la vie ? Qu'est-ce qui te correspond ? Qu'est-ce que tu as au fond de toi, au fond de ton ventre ? Et c'est à ce moment-là que j'ai décidé d'employer les grands moyens. pour basculer vers un autre univers.
- Speaker #0
D'accord. Et est-ce qu'il y a eu un déclenchement pour te poser cette question ? Est-ce qu'il y a un moment, tu t'es dit ça ne va pas ? Ou est-ce qu'il y a une réflexion qui t'a été faite ? Ou c'est de l'usure ? Qu'est-ce qui a fait qu'à un moment, tu te poses la question ? Parce que parfois, on reste dans un poste qui ne nous convient pas et il y a un espèce de déclic ou quelque chose d'un peu plus long qui se met en place pour qu'à un moment, justement, avant de changer, on se pose la question, de se dire bon là, il faut vraiment que je me pose pour me poser la question.
- Speaker #1
J'avais effectué plusieurs expériences professionnelles, beaucoup plus que la moyenne. Et c'est après une mauvaise expérience professionnelle au sein d'un groupe international dans le secteur du retail, où ça s'est très moyennement passé dans ma période d'essai, où j'avais vraiment besoin d'être accompagné le premier mois. Et j'ai ressenti un management toxique, une ambiance de travail très compliquée. Et je l'ai vraiment mal pris. lorsqu'on a mis fin à ma perte d'essai. J'ai ressenti beaucoup de colère parce que pendant ce premier mois, je pense que j'avais obtenu des résultats, je donnais le meilleur de moi-même. Et ça a été vraiment un élément déclencheur. Ce n'était pas mon seul échec sur le plan professionnel durant cette période. Là, je pense que ça a été la goutte d'eau. La goutte d'eau où à un moment donné, je me suis dit, tu as un gros potentiel, tu n'arrives pas à exploiter, tu n'es pas dans le bon secteur d'activité, tu n'es pas dans le bon environnement professionnel. Donc, tu as besoin de faire un break. Tu as besoin de faire un break pour réfléchir vers quoi tu es réellement destiné, vers quoi tu es passionné. Et c'est à ce moment-là que j'ai employé les grands moyens.
- Speaker #0
Donc vraiment, c'est vrai que tu n'avais pas pris le temps de tout ce que tu nous racontes à prendre ce temps de te poser pour savoir qu'est-ce qui te passionnait. Et c'est ce que tu nous disais tout à l'heure, qu'on est bon quand on est passionné. Toi, tu n'avais pas pris le temps de faire ça. Donc, ça a été finalement cette mauvaise expérience qui t'a permis de le faire et d'aller chercher un temps de réflexion. Et tu n'as pas fait ton temps de réflexion en région parisienne. Non. T'es parti.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
T'as tout, voilà, t'es parti.
- Speaker #1
J'ai fait une première phase 2011-2015 à Paris. Je suis rentré à Nantes, ma ville natale. Et à un moment donné, 2018-2019, j'ai commencé à me poser des questions vers quoi aujourd'hui je souhaitais en tout cas me diriger.
- Speaker #0
Et ton voyage en Inde est arrivé à quel moment ?
- Speaker #1
Il est arrivé fin 2018.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, fin 2018. où là j'étais dans une période de ma vie où je ressentais un réel manque de confiance en moi.
- Speaker #0
Vous disiez là les périodes un peu complexes de tout ça en même temps.
- Speaker #1
Beaucoup de colère, beaucoup de colère, car je n'arrivais pas à exploiter réellement mon potentiel. Et je sentais qu'il manquait quelque chose de précieux, de précieux dans mon travail.
- Speaker #0
Et comment on choisit d'aller là-bas ? D'aller en moi, c'est ça ? Un moi, un un. Comment d'un coup, dans sa vie, on se dit, je vais dans ce pays-là ? pourquoi d'ailleurs tu as été attiré par ce pays et je vais y rester un moment en fait.
- Speaker #1
Alors je me suis beaucoup intéressé aux médecines douces de par ma mère dès l'adolescence et une collègue à elle qui est infirmière libérale faisait beaucoup de médecines douces et allait beaucoup en Inde et en me ressemblant lors d'un soin thérapeutique elle m'avait parlé de l'Inde comme quoi c'était important lorsqu'on se pose de réelles questions, de se faire un break, de s'octroyer un break. Notamment, je ne savais pas du tout vers quoi, quel était l'objectif de ce voyage. Et j'ai senti quelque chose d'important au fond de moi où il fallait passer le cap. Où il fallait passer le cap, je n'étais jamais parti tout seul. J'étais complètement tétanisé de partir pendant un mois dans un ashram. quelles allaient être les activités. Et je ressentais en tout cas ce besoin de faire une pause avec moi-même, de souffler, de motoriser en tout cas ce voyage pour découvrir de nouvelles choses et de partir vers un nouvel élan.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous expliquer ce que c'est un ashram ?
- Speaker #1
Un ashram, c'est un lieu de pèlerinage, un lieu de pèlerinage où on pratique la méditation, le yoga. En général, il y a interdiction de sortir de l'ashram à part un jour dans la semaine. On se lève régulièrement vers 5h du matin, c'est méditation en pleine montagne, 4h de yoga par jour, des temps de lecture, on participe à la vie de l'ashram, on est avec un petit groupe, donc là j'étais avec une quinzaine de personnes de différents horizons, des gens qui voulaient perdre du poids, des gens qui avaient fait un burn-out, il y avait des businessmen qui voulaient faire un break, donc c'était vraiment très enrichissant. je pense que ça a été la plus belle expérience de ma vie, de se confronter différentes problématiques entre nous. Et surtout, j'ai beaucoup écrit sur place, beaucoup écrit tout ce que je ressentais, toutes ces colères que j'avais au fond de moi. Et surtout, vers quoi je voulais aller. Vers quoi je voulais aller. Et c'est par, en tout cas, par ces écoutes, avec toutes ces personnes, où je me suis dit, En fait, ce n'est pas si grave que ça. Ce n'est pas si grave que ça, que je sois dans cet état-là. Je pense qu'il y avait une certaine pression à l'époque. La pression de l'école, la pression par l'environnement du travail, où j'avais besoin absolument de performer au quotidien. Et c'est en arrivant là-bas que je me suis dit, mais non, en fait, ce n'est pas ça la vie. La vie, ce n'est pas forcément de réussir dans son travail, ce n'est pas forcément de gagner sa vie. Et à un moment donné, en se posant sur place, j'ai appris à me connaître. J'ai appris à me connaître. Je me suis posé la question, mais qui es-tu réellement, Mathieu ? Qui es-tu ? Tu es quelqu'un qui aime les gens, tu aimes aider, tu aimes être à l'écoute, tu aimes faire rire les gens. Et donc, c'est à ce moment-là qu'il s'est passé vraiment beaucoup de choses au fond de moi.
- Speaker #0
Oui, mais c'est très puissant ce que tu dis, parce que c'est un vrai moment de vie qui t'a permis de... de faire cette pause qui, là, te construit encore, construit encore la manière dont tu vois les choses, de tourner vers le yoga et vraiment un moment de pèlerinage, de couper du monde presque, etc. Tu n'y vas pas de main morte. Non,
- Speaker #1
du tout. Surtout faire 4 heures de yoga par jour, méditation à 5h30, j'avais seulement un petit lit en bois. avec un petit robinet, mais je pense que j'avais besoin de ça, de revenir vraiment à l'origine, de partir à l'essentiel, de partir de ce déroulement. Et je pense que ça a été vraiment un déclic, un déclic en tout cas pour rebondir par la suite.
- Speaker #0
Tu gardes encore des choses de ce voyage ? Toi, là, dans le quotidien, ou c'est parti parce que le quotidien...
- Speaker #1
intense tu vois je pense que c'est réellement ancré en moi que ce soit dans mon métier au quotidien pour quand j'ai des baisses de mental des baisses de mental de morale pour performer et surtout de me rappeler ces moments précieux qui ont façonné ma personnalité de me reconnecter aussi à là-bas aux énergies positives que je suis arrivé là-bas avec des énergies négatives Et je suis revenu comme un autre homme. J'étais vraiment changé.
- Speaker #0
Et quand tu es revenu, tu as quand même repris un travail avant d'avoir ce process de création d'entreprise.
- Speaker #1
Ça s'est fait très rapidement, deux mois après, par hasard. J'ai eu un entretien. J'avais déjà découvert le secteur du recrutement de manière généraliste avec une petite expérience auparavant.
- Speaker #0
Dans toutes les expériences que tu as eues.
- Speaker #1
Voilà, exactement. Et là, il y a eu un bon feeling lors d'un entretien. Quelqu'un qui était dans ma tranche d'âge. un cabinet de recrutement national où il souhaitait ouvrir une entité dédiée aux métiers comptables et financiers sur tout le Grand Ouest. Le challenge m'a vraiment plu. La personne a senti que j'avais vraiment un potentiel important sur la partie commerciale, à travers mes anciennes expériences et à travers ma personnalité. Et puis, c'est parti comme ça. Deux mois après ce voyage en Inde, je suis rentré dans cette société pour développer une entité en partant d'une feuille blanche. Aucun client ? Mais en tout cas, le projet me plaisait.
- Speaker #0
Et comment ça s'est passé après, au-delà du projet sur papier ?
- Speaker #1
Ça a été ma plus longue expérience professionnelle. Ça a été vraiment très challengeant. Je pense que j'étais dans un cadre professionnel très dynamique qui me convenait avec une direction qui était à Montpellier. Moi, j'étais à Nantes, donc j'avais beaucoup de liberté. Et je pense que j'ai besoin de beaucoup de liberté, de la confiance. Et très rapidement, j'ai eu des résultats. J'ai des résultats en développant une clientèle de grands groupes, de PME, de cabinets comptables. Donc c'était très très large. Et surtout en le faisant à ma manière, en apportant de la confiance, en apportant de la bienveillance auprès des candidats, du respect, et surtout un vrai suivi, un vrai suivi de qualité.
- Speaker #0
Et pour autant, t'es pas resté. En tout cas, t'as un autre chemin qui est venu à toi. Qu'est-ce qui a fait que... il y a eu un temps pareil de réflexion où ça a été une opportunité où justement parce que tu étais en train de te trouver toi tu as continué dans cette découverte en fait.
- Speaker #1
Oui exactement, je pensais que j'étais encore en train de me prouver des choses donc ça a été un an et demi en tout cas ça a été un an et demi de développement commercial une très très belle expérience où j'ai fait en tout cas mes armes et à un moment donné j'ai toujours eu une âme d'entrepreneur dès le plus jeune âge, je m'en souviens J'allais cuire le muguet, j'allais le vendre avec mes frères, je motivais tout le monde. J'avais mes frères, des amis et puis j'étais le meneur, en tout cas, pour faire du business. Donc, j'ai toujours voulu être entrepreneur. Je n'avais pas l'idée avant. Et à ce moment-là, je me suis dit, tu n'as pas de cause de non-concurrence. Tu as développé un beau portefeuille client. Pourquoi pas se mettre à ton compte ?
- Speaker #0
Oser quoi, tenter.
- Speaker #1
Exactement. J'ai osé, j'étais audacieux. Mais je pense que c'est par ce voyage en Inde. Il y a eu ce déclic où j'ai retrouvé ma réelle confiance en moi. Je me suis dit, à un moment donné, tu as un potentiel. Tu as un potentiel qui est important. Tu l'as accepté, tu l'as en toi. Vas-y.
- Speaker #0
Exploite quoi.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et alors, à quel moment tu lances Elan Conta ?
- Speaker #1
En juillet 2021. Juste après le Covid, il y a eu pas mal de départs dans cette société de recrutement. Avec moi, ça se passait un petit peu moins bien. Donc j'ai décidé en tout cas de partir d'un accord commun. Et donc je suis rentré, j'ai développé à ce moment-là mon propre cabinet de recrutement et l'encomptat en reprenant les métiers comptable, financier, paye, ce que j'avais créé à travers cette entité. Et donc je suis parti comme ça tout seul dans cette aventure. Et bizarrement, ça s'est enclenché très rapidement. J'ai eu des premiers résultats très vite. Très vite, les clients m'ont fait confiance, sachant que le cabinet Lanconta n'était pas du tout connu par rapport à des grosses structures. Mais les gens m'ont fait confiance par ma manière de faire, ma manière d'être. Et j'ai commencé à développer un portefeuille de clients important, d'abord sur tout le Grand Ouest et après de manière nationale.
- Speaker #0
La confiance des clients, elle est aussi venue, je pense, parce que tu avais trouvé ta confiance en toi aussi. Oui, exactement. C'est le chemin que tu viens de nous présenter qui a fait que tu étais peut-être plus à l'aise, plus authentique aussi. Et c'est ce que tu partages aussi avec ce cabinet de recrutement.
- Speaker #1
J'étais enclin avec moi-même. Je savais où je voulais aller. Les clients commençaient à voir que j'étais vraiment un réel expert dans ce métier, que j'allais vite. Parce que je suis quelqu'un qui aime, en tout cas, la compétition, comme je l'ai précisé, avoir des résultats. imminent.
- Speaker #0
Donc, tu as de l'implication tout de suite.
- Speaker #1
Voilà, de l'implication, du rythme et surtout apporter de la qualité. Ce qui est important pour moi, c'est vraiment faire de la qualité dans le recrutement, apporter vraiment, j'avais envie d'apporter un nouveau souffle dans ce secteur avec des vraies valeurs.
- Speaker #0
Oui, parce que moi, ce secteur, je le connais aussi de par des anciennes expériences et c'est vrai qu'il n'est pas toujours très beau.
- Speaker #1
Non, tout à fait.
- Speaker #0
En termes de valeur.
- Speaker #1
Exactement, c'est vrai que les candidats sont un petit peu trimballés à droite à gauche c'est un peu comme le site des rencontres où ça match et à un moment donné on n'a plus de réponse le lendemain c'est un petit peu comme ça avec le marché du travail et ça c'est des choses que je n'accepte pas moi il y a des choses que je n'aime pas c'est le manque de respect, l'injustice pour moi voilà c'est comme si je me mettais à leur place j'ai pu passer par là et pour moi c'est important qu'il y ait un vrai suivi Un vrai suivi de leur process de recrutement, un vrai suivi tout au long de leur période d'essai d'intégration. Et ça, ça a été très bien vu de la part des candidats, de la part des clients qui me disaient que c'était vraiment très, très rare sur le marché du... De prendre le temps. De prendre le temps, tout à fait.
- Speaker #0
C'est vrai qu'un process de recrutement bien fait, en tout cas, où tu accordes le temps de connaître la personne que tu recrutes, ça évite un peu tout ce que tu as vécu toi, c'est-à-dire d'être à sa mauvaise place. Non pas parce qu'on n'est pas bon, mais parce qu'on n'a pas notre potentiel exploité. Et on n'a pas ce truc, comme tu nous expliquais, de passion qui est là. Après, je ne dis pas qu'on doit être passionné dans tous les métiers qu'on fait, à tous les postes. Mais en tout cas, d'être à la bonne place avec le bon client, ça mérite du temps que tu proposes.
- Speaker #1
Exactement. Je ne regardais pas seulement le CV et surtout l'énergie de la personne, la personnalité, concrètement ce qu'elle dégageait et sur quoi réellement elle souhaitait aller. Et ça, ça a été beaucoup apprécié. Parce qu'aujourd'hui, les entreprises recherchent un profil qui peut correspondre réellement à leurs valeurs, qui va s'acclimater rapidement au service. Donc, il faut ressentir les choses. Je pense que de par ma sensibilité... Et le fait de ressentir facilement les choses, ça s'est vite, en tout cas, ça a vite été perçu de la part des candidats, où j'ai créé des liens très importants. Certains candidats sont devenus des amis. C'est une vraie singularité. Voilà, des clients sont devenus des candidats, des candidats sont devenus des clients. Donc, c'est important pour moi de créer un lien, en tout cas, de proximité, un lien durable.
- Speaker #0
Oui, cette notion de changement et d'évolution, elle est singulière. Et du coup, c'est aussi... Presque une logique pour toi que les choses peuvent changer, évoluer. Et c'est ce que tu apportes aussi dans ta gestion d'entreprise, dans ton management, dans ta relation client.
- Speaker #1
J'ai besoin d'apporter de la bienveillance, de la proximité, que ce soit avec mes collaborateurs, de travailler dans un cadre chaleureux. Et je pense que ça se ressent chez les clients, chez les candidats, notre manière de faire. Notre manière de faire, je le vois dans les... dans leurs discours, dans leurs remerciements, dans leurs recommandations, parce que c'est important qu'on ait des recommandations. Mais en tout cas, ça fait partie de ma personnalité, de la personnalité des collaborateurs avec qui je travaille, puisque je pense qu'on se ressemble. On est passionné par l'humain, on est passionné par l'engagement au quotidien pour créer de la valeur dans les entreprises et surtout de trouver des profils qui ont une réelle personnalité.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, les profils sont... pas uniquement dans la compta.
- Speaker #1
Non, du tout.
- Speaker #0
Contrairement au nom.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. On en reviendra tout à l'heure.
- Speaker #0
Tu peux nous dire dans quel domaine tu proposes tes services ? Dans quel domaine tu peux accompagner des clients ? Alors,
- Speaker #1
le cabinet est en compta, spécialisé sur les métiers comptables, les métiers financiers, les métiers de la paie et les métiers du juridique. C'est vraiment des métiers qui se complètent puisqu'un comptable peut faire de la paie, compta finance, ça va avec. Et au niveau de la paye, on peut faire également du juridique.
- Speaker #0
C'est toujours la pluralité là.
- Speaker #1
Tout à fait, exactement. J'avais besoin vraiment d'aider des métiers qui se complètent réellement. Et aujourd'hui, c'est des métiers où il y a des besoins importants, que ce soit, comme je le disais, dans des PME, dans des grands groupes, dans des cabinets comptables, des cabinets notariaux, des cabinets d'avocats. Et c'est vraiment challenge au quotidien de travailler dans différents... Avec ses clients dans différents univers, dans différents secteurs d'activité. On travaille avec des groupes dans le secteur du luxe, dans le secteur du retail, dans l'industrie médicale. C'est très, très large.
- Speaker #0
Bien sûr,
- Speaker #1
oui. Et on apporte, on essaie d'apporter en tout cas une réelle valeur ajoutée par rapport à notre expertise.
- Speaker #0
Et où est-ce que tu as envie d'amener Elan Conta ? Quels sont les projets, peut-être les perspectives, les actus, peut-être, à nous partager autour de ta société ?
- Speaker #1
Il y a eu pas mal de choses. Alors déjà, chez Elan Conta, on fêtera nos 5 ans en juillet. 2021, donc le temps passe très vite il y a eu plus de 40 personnes qui sont passées chez l'Encontre donc c'est vrai que ça me paraît assez dingue, j'arrivais au départ tout seul et au fil du temps des consultants recrutements freelance de manière indépendante m'ont rejoint des alternants, des stagiaires donc on a créé des équipes sur toute la France parce qu'au départ mon activité se portait plus sur la partie Grand Ouest et puis ensuite on s'est développé sur tout le territoire national l'homme, tout de suite. Aujourd'hui, je n'ai pas de limite. Je pense que je souhaite aller vraiment le plus loin possible. Jamais j'aurais pensé travailler avec des grands groupes dans le secteur du luxe, dans le retail, comme je disais, qui sont aujourd'hui une image importante aux yeux des candidats ou sur le marché du travail.
- Speaker #0
Ils ont une valeur avec le français. Exactement.
- Speaker #1
Donc, pourquoi pas développer d'autres entités dans d'autres fonctions ? J'y réfléchis. continuer en tout cas à avoir une réelle proximité avec les clients, continuer à développer notre clientèle. Donc c'est ça un petit peu l'objectif. Et pourquoi pas travailler également dans d'autres pays, comme la Suisse, la Belgique, où nous avons déjà des clients. français, mais qui sont implantés là-bas. Également en Espagne. Donc, pourquoi pas ? Mais c'est dans les petits tuyaux.
- Speaker #0
Bon, j'avais une dernière question, mais en fait, j'ai envie d'en rajouter une deuxième. Deux dernières questions. J'aimerais que tu nous dises, alors c'est une question parfois qu'on entend, mais qu'est-ce que tu aurais envie de dire justement au Mathieu qu'on a entendu au début d'épisode, le Mathieu de l'enfance, qui était justement perdu, qui ne savait pas trop, qui n'était pas forcément bon à l'école, etc. Quand tu vois celui que tu es devenu ?
- Speaker #1
Je me dis que le chemin a été long. Le chemin a été long. On ne va pas dire que je suis surpris, parce que depuis tout petit, j'étais déterminé, je voulais réussir. Mais il y a eu beaucoup, beaucoup de remises en question. Aujourd'hui, je me regarde avec une certaine fierté. Je pense que je suis fier du chemin accompli. C'est vrai qu'aujourd'hui, jamais j'aurais pensé... Développer un portefeuille avec mon équipe de 250-300 clients sur toute la France. Et aujourd'hui, en tout cas, je suis fier d'avoir eu des échecs. Parce qu'avant, je regardais l'échec comme quelque chose de décevant, de mal. Il y a pas longtemps, je me suis flagellé, on va dire. Je pense que j'ai déçu certaines personnes. Mais aujourd'hui, je pense que ça, c'est classé. C'est classé, je suis beaucoup plus apaisé. je sais qui je suis, je sais vers quoi je souhaite aller et j'ai une réelle détermination pour réussir. Donc aujourd'hui, si j'ai un message à faire passer, en tout cas aux jeunes, ou à des gens qui se posent des questions, qui ont eu des échecs, l'échec, aujourd'hui, je pense que c'est obligatoire pour aller vers un mieux-être, pour aller vers quelque chose qui est plus enclin avec nous-mêmes, avec nos valeurs. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, loin de là. Et c'est en passant, en tout cas, par des étapes compliquées, par différents secteurs d'activité, différentes fonctions, qu'on arrive réellement à très bien se comprendre et surtout à être en phase avec soi-même, avec ses valeurs et surtout avec sa personnalité.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et ça regroupe un peu la dernière question que je voulais te poser, c'était quel impact tu as envie d'avoir ? Que ce soit dans ta vie du quotidien ou avec la société que tu as créée ?
- Speaker #1
J'ai un double impact. J'ai un impact, en tout cas, vis-à-vis sociétal, vis-à-vis du marché du travail. J'aime en tout cas rassurer les gens. J'aime en tout cas aider les gens à ce niveau-là, à trouver leur voie professionnelle, à les aider, à leur redonner de la confiance. Je fais beaucoup de coaching, notamment durant les entretiens. Je sens que les gens... ont du mal parfois à se vendre, à manquer de confiance en eux. Et j'apprécie en tout cas ce côté-là de chez moi qui aime rassurer, qui aime aider les gens parce que je suis passé par là. Donc c'est également être un exemple vis-à-vis de ces jeunes qui rentrent sur le marché du travail parce que ce n'est pas évident. Moi, quand je suis rentré au début du marché du travail, Ma carrière dans le marché du travail, c'est comme si j'étais nommé dans une fausse oignon. J'ai été tétanisé. J'étais vraiment, et on le voit aujourd'hui, on en parle beaucoup dans les journaux, beaucoup de jeunes ont du mal à rentrer dans le marché du travail parce qu'il y a un réel fossé entre l'éducation à l'école et le marché du travail, les exigences qu'il faut avoir, les objectifs au quotidien. Donc c'est important pour moi de remettre les choses à plat, d'avoir cet impact. Et puis ensuite, c'est également apporter un nouveau souffle au recrutement. Je suis quelqu'un qui ne supporte pas la rigidité. Et je pense que les choses sont en train de changer. En tout cas, ceux qui nous font confiance apprécient le souffle que je suis en train de transmettre, de transformer dans l'univers du recrutement par une certaine légèreté, une certaine... une certaine bienveillance, comme je le rappelais. Et je pense que, surtout dans la société dans laquelle on est, les gens en ont besoin. Les gens en ont besoin, que ce soit avec les clients en général, les gens qui sont en poste mais qui se posent des questions, les jeunes qui vont rentrer sur le marché du travail, des gens qui ont eu beaucoup d'échecs professionnels. Donc on apporte en tout cas quelque chose de précieux pour être beaucoup plus performant dans ce marché qui est chaotique en ce moment.
- Speaker #0
Merci beaucoup Mathieu.
- Speaker #1
Merci beaucoup Émilie.
- Speaker #0
Merci pour cet échange et nous avoir livré ton parcours et ta vision de l'entrepreneuriat, la gestion d'entreprise et du recrutement.
- Speaker #1
Merci à toi en tout cas.
- Speaker #0
Merci.