- Speaker #0
Bienvenue dans ce nouvel épisode d'Elle en Bretagne, je suis Marie-Cécile, sa fondatrice, et dans ce podcast, mon souhait est de donner la parole aux femmes. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Léa Jamelot, kayakiste, qui a représenté la France pendant plus de 15 ans, avec notamment deux participations aux Jeux Olympiques, à Rio en 2016 et à Tokyo en 2020. En 2025, Léa a décidé de se lancer dans une nouvelle aventure, traverser les... 400 kilomètres du canal de Nantes à Brest en 12 jours. Un projet qui mêle défis sportifs, hommage à notre territoire breton et sensibilisation pour la préservation de notre environnement. Léa, merci d'être avec nous pour partager ton parcours, tes défis et cette nouvelle aventure le long du canal de Nantes à Brest. Et comment vas-tu aujourd'hui ?
- Speaker #1
Bonjour et merci de m'accueillir. Ça va super, c'est un peu intense. Je vadrouille la Bretagne pour les films, mais on va en reparler. Mais je suis contente d'être à Sesson aujourd'hui.
- Speaker #0
Très bien, ravie de t'accueillir. En effet, nous sommes à la médiathèque de Sesson qui nous a accueillis pour cet enregistrement. Alors Léa, tu as grandi en Bretagne dans le Finistère et découvert le kayak à l'âge de 10 ans. Mais avant, je crois que tu faisais du judo. Alors comment en es-tu arrivée au kayak ?
- Speaker #1
Oui, tes sources sont bonnes. Quand j'ai choisi un sport en arrivant en Bretagne, j'ai choisi le judo. Et puis, c'est lors d'une colo de vacances en fait, où j'avais choisi vraiment que des sports d'extérieur. l'équitation, le tir à l'arc, l'escalade et le kayak. J'ai glissé pour la première fois dans un kayak et en rentrant à la maison après cette colo de vacances, j'ai dit que je ne voulais plus retourner dans un gymnase. Moi, je voulais être dehors, au grand air. Je m'étais vraiment prise pour Pocahontas pendant cette première découverte du kayak et je voulais continuer d'être une aventurière et une exploratrice comme Pocahontas.
- Speaker #0
Ok, donc tu as rejoint un club. Et ensuite, comment tu as déroulé ? Parce que tu as ensuite rejoint le Pôle France de Rennes et puis l'INSEP.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Donc, tout a commencé du coup au club de Playbain. En rentrant de ma petite colo, on a cherché le club le plus proche de la maison. Puis c'était bien pratique parce que c'était encore plus proche que le judo. Donc, je me suis retrouvée à faire du kayak au club de Playbain. D'abord, vraiment loisir, donc à faire des ronds dans l'eau le mercredi, le samedi. Et puis, petit à petit, je me suis mise à venir de plus en plus souvent. à essayer des bateaux de plus en plus instables, qui allaient de plus en plus vite. Et puis, je me suis prise au jeu. Finalement, au collège, je m'arrêtais tous les soirs en rentrant des cours pour faire du kayak. Et puis, j'ai passé les tests d'admission en troisième, en fait, pour rentrer au Pôle Espoir de Saison Sévigné. J'ai été prise, mais pour les parents, c'était un peu trop tôt. Ils m'ont dit, reviens l'année prochaine avec un bon bulletin et puis on en reparle. Donc, j'ai fait ma seconde. J'ai commencé le lycée à Châtelain, dans le Finistère. Je suis rentrée avec un tel bulletin qu'il ne pouvait pas me dire non l'année suivante. Et donc en première, j'ai rejoint vraiment tout près d'ici le lycée Sévigné, le lycée sportif de Saison et le Pôle Espoir. Et donc c'est comme ça qu'a commencé dix ans. J'ai passé dix ans au Pôle Espoir puis au Pôle France de Saison-Sévigné. J'ai fait mon lycée, fini mon lycée et puis mes études, d'abord en événementiel et ensuite en communication. J'étais encore à Rennes quand j'ai participé aux Jeux de Rio. Et puis après ça, je me suis envolée vers l'INSEP. J'ai passé un an à l'INSEP. Et là, ça fait sept ans que je suis basée à Toulouse maintenant.
- Speaker #0
D'accord, d'accord. En effet, une véritable passion et un engagement total pour le kayak.
- Speaker #1
C'est surtout la compétition. J'ai été piquée. Et puis en fait, une fois que la machine est lancée, après, je me suis sélectionnée pour la première fois en équipe de France. Ma première année à Saison, donc en 2009, en équipe de France junior. Et puis, jusqu'à cette année, je n'ai plus quitté les rangs de l'équipe de France. Donc, 16 ans consécutifs à faire chaque été des saisons internationales, à viser les prochains Jeux qui arrivaient. Et puis, c'est très, très prenant. En fait, c'était trois entraînements par jour. C'était des compétitions internationales chaque été. C'est une vraie vie. vrai engagement total en fait parce que ça prend en compte tous les spectres de la vie, c'est l'hygiène de vie, c'est bien dormir, bien récupérer, bien s'entraîner et donc forcément ça fait louper quelques repas de famille, on n'a pas beaucoup le temps de développer autre chose quand on est en carrière sportive.
- Speaker #0
Et donc oui, on l'a dit, Rio en 2016, Tokyo en 2020, deux expériences très différentes ou finalement pas tant que ça ?
- Speaker #1
complètement différente pour la simple et bonne raison que Tokyo, c'était en plein Covid, ça a été décalé, c'était sans public, on était testé d'un nez tous les jours, il y avait le stress de pouvoir se voir rapatrié à la maison au moindre soupçon. Donc c'était très particulier et Tokyo, on a vraiment eu peur que ça n'ait pas lieu. Et Rio, à l'inverse, donc cinq ans avant, Rio c'était « je suis arrivé dans mon premier village olympique avec des étoiles dans les yeux, j'ai vu Usain Bolt danser sur son balcon, j'ai Petit déjeuner en face de Tony Parker. J'étais là où j'avais toujours rêvé d'être, d'être parmi les meilleurs athlètes du monde entier et puis de vivre ce rêve éveillé. Et puis, je me souviens de la cérémonie de clôture qui était un vrai carnaval de Rio. Enfin, voilà, deux expériences fortes toutes les deux parce que je les ai vraiment très fort attendues toutes les deux, mais très différentes, c'est vrai.
- Speaker #0
Et est-ce que les résultats ont été à la hauteur de tes attentes ?
- Speaker #1
Non, parce que quand on est sportif de haut niveau, on veut vraiment toujours parler plus. A Rio, on termine, donc à Rio, je faisais du kayak 4 places et on termine, en fait, on passe pas en finale, donc on échoue en demi-finale, on termine à la 12ème place. Voilà, c'était forcément une déception parce que l'année d'avant, on était vraiment allé chercher notre quota en terminant 8ème des championnats du monde et c'était une victoire. Il y a peu de monde qui pensait qu'on allait se sélectionner au jeu de Rio, donc c'était une vraie victoire. Puis il y a plein de choses qui se sont passées, c'était pas le même bateau l'année d'après à Rio, c'est-à-dire qu'il y a une une de mes coéquipières qui a changé. Le résultat a été dur à encaisser. Autant l'expérience était incroyable, autant ça ne nous suffisait pas, parce qu'on avait toujours plus, et 12e, ce n'était pas assez.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, au niveau du kayak, tu pratiques le kayak plutôt en collectif.
- Speaker #1
Ça, c'est vraiment la particularité de notre sport. C'est-à-dire qu'on s'entraîne toute l'année en monoplace. On court les sélections Équipe de France en monoplace, et en fait, à l'issue des sélections, on passe d'adversaire à coéquipière. Parce qu'on est mises dans un même bateau d'équipage pour représenter la France. Donc en fait, c'est vraiment particulier. Moi, je fais les deux. D'ailleurs, à Tokyo, j'ai couru aussi en K1, en individuel. Et en K4, j'ai doublé. Mais voilà, c'est vraiment la particularité de notre sport, d'être à la fois un sport individuel et à la fois un sport collectif. Parce que le K4, il faut vraiment qu'on soit très synchronisés, tous ensemble. Donc c'est vraiment un gros travail d'équipe.
- Speaker #0
Comment tu as géré ce rapport entre cette performance vraiment de haut niveau, mais aussi le plaisir de pratiquer ?
- Speaker #1
C'est un peu, ouais, on me pose beaucoup cette question, comment au bout de 16 ans, t'as encore la motivation et comment tu t'éclates encore à faire ça. Moi, j'ai eu un gros moment très dur, justement, au moment du report des Jeux de Tokyo. En fait, je rentrais, on est rentrés en catastrophe. d'un stage en Australie, on s'entraînait en Australie, on allait super bien, le bateau allait super bien, on était présélectionnés parce qu'on avait fait deux médailles en Coupe du Monde les années d'avant, on avait un très bon bateau. Et donc là, on rentre en catastrophe, on se confine, et donc tout se met en pause, et puis on ne sait pas quand on reprend. Finalement, on apprend que les jeux sont décalés. Au sortir du confinement, je reprends l'entraînement, et là, perte de sens totale. Je me dis, mais pourquoi je fais ça ? Il n'y a rien de sûr. Il y a eu vraiment cet effet où j'ai profité du confinement parce que j'avais l'impression de rattraper un peu le temps perdu avec ma famille. J'étais dans la maison familiale avec mon frère, ma soeur, mes parents et j'ai vraiment apprécié ce moment. Mais alors le moment de se remettre au kayak et de se remettre à fond la caisse trois fois par jour, à vomir à l'entraînement, à se mettre dans le dur, parce que c'est ça aussi, c'est aller dépasser ses limites. Et là, je me disais, mais en fait, des choses, des contraintes. que j'étais prête à me mettre à deux mois des Jeux. Quand les Jeux s'éloignaient et devenaient totalement improbables dans un an, voire plus, je ne me sentais plus. C'était dur. Donc, j'ai beaucoup parlé avec mon prépa mental, avec mon coach. Et là, ça a été justement le but de retrouver le plaisir de pourquoi je fais ça. Et donc, moi, ce qui m'a fait beaucoup de bien, c'est de diminuer les contraintes, de varier les lieux de pratique. J'ai été m'entraîner, je mettais mon petit kayak sur le toit et puis j'allais sur des petits lacs où je n'avais jamais été avant. En fait, j'avais l'impression de profiter quand même de mon été. Et puis à la fois de garder contact avec l'entraînement. Et je crois que ça, ça m'a fait vraiment du bien. Donc moi, comment je garde le plaisir avec les lieux de pratique ? En fait, si je suis descendue à Toulouse, c'est vraiment que le soleil et la Garonne m'appelaient. Le groupe aussi. Moi, j'adore m'entraîner en groupe, avoir un rendez-vous le matin pour aller faire du sport. Ça, j'adore. Et puis moi, j'ai toujours eu besoin d'avoir quelque chose à côté. J'ai toujours travaillé. chargée de communication et donc j'avais un boulot en parallèle et voilà j'ai toujours eu un équilibre comme ça entre Toulouse et la Bretagne, entre mes entraînements et mon boulot. Et c'est ça qui fait que j'étais bien ancrée et que j'ai gardé le plaisir tout ce temps.
- Speaker #0
Tu as, tu le dis, en effet, une activité professionnelle. Comment tu chaires les deux fronts ?
- Speaker #1
Alors, j'ai eu la chance de bénéficier pendant huit ans d'une convention d'insertion professionnelle, c'est-à-dire quand on est référencés sportifs de haut niveau par l'État. On peut bénéficier avec une entreprise de ce type de convention, ce qui me permettait de travailler à temps partiel, entre 30% les années olympiques à 60% d'un temps plein, et d'avoir un salaire temps plein. En fait, c'est l'Agence Nationale du Sport qui compense le manque à gagner à l'entreprise. Donc tout le monde s'y retrouve, et puis moi ça me convenait très très bien. Je bossais pour une boîte bretonne d'édition de logiciels informatiques et je m'occupais de toute la communication. boîte que j'ai quittée En janvier, en perdant mon statut, ça n'a pas été facile parce que c'est une entreprise qui me soutenait depuis mes débuts, depuis 2012. Et puis, on a préparé aussi le projet de l'année dernière sur le canal.
- Speaker #0
Oui, on va y venir justement. Mais avant, donc après 15 ans en équipe de France, tu as arrêté la compétition. Tu viens de le dire avec finalement, et c'est normal vu l'investissement, le côté passion et puis la performance. Qu'est-ce que ça fait de quitter comme ça la compétition ?
- Speaker #1
En fait, c'est rigolo parce que là, je me suis entendue le dire. C'est la première fois que je le dis à voix haute. Je crois que je l'ai enfin processé dans ma tête, mais je ne l'ai nulle part annoncé officiellement sur mes réseaux ou sur quoi que ce soit parce que j'étais encore en pleine. C'est vraiment dur, en fait, quand ça a été la moitié de ma vie. J'ai passé 16 ans de ma vie, même plus que ça, du coup, à chercher à atteindre la performance, le haut niveau. Et c'était vraiment ma vie, ma famille, mon organisation. J'ai mis beaucoup de temps, j'y ai réfléchi depuis l'été 2023, où j'espérais me sélectionner aux Jeux de Paris 2024. Ça se joue chaque année sur les championnats du monde, avant à N-1 des Jeux. Et puis là, on tentait d'obtenir le quota en K4 à nouveau, et on ne passe pas en finale. Donc ça ne signifie pas de quota olympique pour la France en K4, et ça signifie que les portes se referment. Très fortement pour une chance de participation aux Jeux de Paris. Moi, je me voyais terminer ma carrière sur les Jeux de Paris. Je me disais, voilà, troisième jeu, des jeux à la maison, je ne pourrais rien vivre de plus beau après. Donc, ça a été très dur, ce moment-là. C'était très dur de comprendre que le plan parfait n'allait pas se produire. Je n'allais pas vivre ces jeux dont j'avais tant rêvé. Du coup, mon objectif, ça a été de me dire, OK, si je ne peux pas les vivre en tant qu'actrice, j'aimerais beaucoup prendre plaisir à vivre en tant que spectatrice. Mais ça, c'est un gros sujet quand on s'est préparé toutes ces années et qu'on rêve d'être sur le bassin, de pouvoir réussir à être contente d'être dans les tribunes. Ce n'était pas gagné. Donc, j'ai posé six mois. Je suis partie en Australie six mois en m'éloignant un peu, en me disant que ça allait me permettre un peu de digérer et peut-être de mieux revenir. Et finalement, je me suis entraînée en Australie avec les jeunes australiennes. Je suis rentrée, je me suis... à nouveau sélectionnée aux championnats d'Europe, chose que je n'aurais jamais imaginée. Je pensais vraiment que j'allais processer là-bas et que j'allais rentrer et que j'aurais raccroché la pagaie. Et ça ne s'est pas passé comme ça. Donc, j'ai couru les championnats d'Europe. J'étais présente dans les tribunes pour encourager les copines de l'équipe de France pour les Jeux de Paris. J'ai même couru le marathon des Jeux de Paris. J'ai eu la chance d'être tirée au sort, donc j'avais mon petit challenge à moi. Mais depuis l'Australie, en janvier, je me suis dit, il me faut un challenge. pour cette année 2024. Et si la petite idée qui mûrit depuis quelques temps d'aller à la rencontre du canal sur lequel j'ai découvert le kayak, c'était le moment. C'était le moment de me lancer dans cette aventure. Donc en rentrant en France, je l'ai préparé vraiment avec envie. À la base, je l'avais prévu en septembre. Finalement, ça s'est décalé en juin 2025. Mais en fait, c'est vraiment cette réflexion autour de ma fin de carrière qui m'a fait... aboutir à une envie d'aventure parce que j'avais, avant de raccrocher, j'avais besoin de me prouver que j'aimais le kayak, pas que pour la compète, pas que pour la performance, que j'aimais profondément le kayak en tant que passion. Et j'avais besoin de me raccrocher à la petite Léa de 9 ans qui avait découvert le kayak en me disant Tu peux lâcher la compète parce que le kayak, tu vas le garder. Donc ça, c'était important pour moi. Et à propos de toute cette réflexion autour de la fin de carrière, qui est très, très dure pour beaucoup de sportifs. En fait, les chiffres sont assez dingues. Des sportifs qui vivent bien leur arrêt de carrière, il faut s'imaginer que c'est vraiment vivre une retraite à 30 ans avec toute une vie à réinventer derrière. Parce qu'une vie qui nous fait autant vibrer que n'a pu le faire la vie de compétition. trouver un boulot, trouver une nouvelle organisation, quitter un groupe dans lequel on a appartenu pendant tout ce temps. Et en fait, tout ça, on le raconte aussi dans un film qui sort très bientôt en décembre, qui s'appelle Léa, la vie d'après. J'ai été filmée depuis janvier, justement, à juin. Avec tous ces doutes, ce cheminement, est-ce que c'est le bon moment ? Est-ce que je vise encore Los Angeles pour ne pas arrêter sur un échec ? Je suis allée à la rencontre aussi de sportifs qui ont, eux, déjà arrêté pour savoir comment ils avaient vécu ça. On a filmé aussi tous mes échanges avec mon accompagnement, avec l'APEC, pour déterminer mon futur avenir professionnel, avec ma conseillère socio-professionnelle. C'est un gros sujet qui est peu traité en temps réel, qui est traité parfois, il y a des interviews de Camille Lacour qui racontent sa dépression, qui revient sur la difficulté d'arrêter sa carrière, etc. Mais ça n'a jamais été traité vraiment en temps réel. Donc ça, c'est vraiment l'ambition de notre film documentaire qui sort le mois prochain.
- Speaker #0
Tu dis « j'ai été accompagnée » , mais malgré tout, est-ce que c'est quelque chose qui est préparé ? Est-ce que vous savez qu'à la fin de votre carrière, vous allez rentrer dans un autre process qui va vous accompagner justement à arrêter, pas forcément le sport au contraire, mais la compétition ?
- Speaker #1
En fait, c'est hyper paradoxal parce qu'on le sait qu'une carrière de sportif, ça ne dure pas toute une vie. On le sait qu'on a une date de péremption. Alors, on ne sait pas forcément quand, parce qu'il peut y avoir tellement de choses. Moi, j'ai la chance d'avoir le choix, mais ça peut être une blessure, ça peut être une non-sélection, ça peut être un problème financier à ne pas pouvoir poursuivre une activité comme ça. En fait, j'ai conscience que j'ai énormément de chance d'avoir finalement les cartes en main. Mais on a beau le savoir, en fait, on ne peut pas y penser. Pendant la carrière, quand l'objectif, c'est d'aller chercher une médaille mondiale, une médaille olympique, on ne peut pas se faire mettre. de s'éparpiller et de préparer un après. En fait, il faut aussi se dire que on sait que c'est hyper court et que justement c'est aussi pour ça qu'il faut tout mettre à ce moment-là parce qu'on ne le rattrapera pas. Donc il y a vraiment ce paradoxe-là. On sait, mais on n'y pense pas. Et moi, j'avais vraiment l'impression de faire partie des bons élèves, entre guillemets, parce que j'avais préparé, parce que j'avais fait des études à côté, ce n'est pas le cas de tout le monde, parce que j'avais un métier Merci. un entre guillemets vrai métier parce qu'il y a beaucoup de contrats d'image pour les sportifs de haut niveau moi je développais des compétences j'apprenais le monde de l'entreprise donc j'avais on peut dire les deux pieds sur terre et on pouvait se dire que j'aurais pu avoir une idée concrète et la précarrière pourrait ne pas me faire peur et bien malgré tout, malgré le fait que j'ai préparé tout ça, malgré le fait que je sais que j'ai d'autres compétences que le sport et que j'ai un diplôme des expériences, ce n'est pas simple. Ce n'est pas simple parce que je suis encore en train de chercher ce qui va vraiment me driver et me motiver autant que ne l'a fait mes saisons d'équipe de France.
- Speaker #0
Mais néanmoins, tu t'es lancé ce challenge de Léa, de Nantes à Brest, sur le canal, avec finalement plusieurs sens donnés à ce projet. Pour résumer, c'est 400 kilomètres en kayak, 237 écluses à passer en 12 jours. Et comme je le dis, avec plusieurs défis. Bien sûr, le défi sportif, mais aussi un défi territorial aussi, puisque là, on est dans la Bretagne intérieure et non pas le long des côtes. Et puis, un défi dont on souhaite aussi de sensibiliser l'environnement. Raconte-nous tout ça.
- Speaker #1
Ce défi, au début, je l'ai appelé boucler la boucle, parce que mon idée, c'était vraiment... de revenir aux sources à l'origine où tout a commencé. Et c'était aussi de changer de rythme. C'est-à-dire quand je naviguais sur le canal, ces dernières années, c'était vraiment à fond la caisse pour cocher mon entraînement. Je n'avais pas du tout le temps de m'arrêter, discuter, ou je sais que des fois, il y a des gens qui me prenaient en photo, parce que c'est rare un kayak sur le canal. Mais voilà, j'étais dans ma bulle, j'étais dans ma prépa. Et en fait, j'avais tellement envie de là, prendre le temps d'avoir un rythme différent, de découvrir. de prendre le temps de regarder le paysage, de prendre le temps de partager. de rencontrer des gens. Donc ce projet, il est vraiment venu de ça. Et puis après, en fait, il a englobé plein d'autres objectifs. C'est-à-dire, comme tu l'as dit, quand on parle de la Bretagne, on parle des côtes, on parle du littoral, on ne parle pas du tout de ce cours d'eau qui traverse l'Argoite, le centre-Bretagne, et qui est super beau. Donc j'avais envie de montrer ça. J'avais aussi envie de promouvoir le sport et le kayak. Pareil, on parle beaucoup de kayak de mer, on parle peu de kayak sur des canaux. J'avais envie de montrer ça. j'avais envie de montrer que Une carrière olympique pouvait commencer dans un bled paumé au fin fond de la Bretagne. Et puis d'inspirer des jeunes aussi. Il y a 19 clubs de kayak qui sont venus ramer avec moi tout au long du parcours. Donc, je n'ai jamais été seule. Et puis, bien sûr, d'inciter à préserver cet environnement, cette pépite qu'on a sous nos yeux. D'inciter aussi à partir à l'aventure à deux pas de chez soi. Je ne suis pas une bonne élève sur ça parce que dans le sport de haut niveau, on prend l'avion pour faire des compètes à l'autre bout du monde. Et en fait, là, j'avais aussi envie de dire, on peut vivre des aventures, on peut explorer son territoire avec des yeux nouveaux. Il y a plein de choses qu'on n'a pas encore vues. Et j'ai vraiment adoré vivre cette expérience, découvrir des coins depuis mon kayak. On a vraiment un point de vue. J'ai vraiment le souvenir d'arriver sous le château de Josselin, de le découvrir dans la brume comme ça depuis mon petit kayak. J'ai adoré. Cette aventure, c'était vraiment du partage, de la découverte, de l'exploration et une profonde reconnexion. À la petite Léa de 9 ans qui a découvert le kayak sur Scannen.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Et puis aussi, le plaisir de pratiquer sans la compétition, t'as prouvé que c'était possible.
- Speaker #1
Exactement. En fait, il y a énormément de sportifs, et je comprends, mais qui raccrochent les pointes ou la pagaie et qui ne remettent plus jamais les fesses dans un kayak. J'en connais beaucoup, beaucoup. Et moi, j'avais vraiment besoin de me prouver que ça n'allait pas être le cas, de me dire que j'allais aimer aussi garder le kayak en mode de transport. en loisirs, en activités récréatives, c'était aussi faire une transition finalement et puis j'avais aussi besoin de me prouver que j'allais être intéressante en dehors de ma carte d'identité sportive de haut niveau et que j'allais continuer d'appartenir à la famille du kayak, même au-delà des médailles et puis des sélections en équipe de France et en fait ça c'est vraiment ce qu'on a partagé là tous les soirs en salle, il y a plein de kayakistes et donc on prolonge cette aventure donc vraiment ça me... Ça m'a rassurée sur plein de points, en fait, vraiment.
- Speaker #0
De ce projet est sorti un film, donc Léa de Nantes à Brest. Il y a aussi Léa, la vie d'après. Alors Léa de Nantes à Brest, les diffusions sont en cours.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, pour la petite histoire, ce projet, au début, ça n'en était qu'un seul. C'était Léa part sur le canal de Nantes à Brest pour réfléchir à la suite de sa carrière. Donc c'était vraiment un seul projet. Et puis finalement, les choses ont fait que... La télé a été intéressée par un projet plus global que l'aventure Léa de Nantabrest, donc sur ce sujet de l'après-carrière. C'est pour ça qu'on a commencé le tournage bien avant l'aventure Léa de Nantabrest et que ce film, Léa, la vie d'après, a été tourné sur plus longtemps et totalement différent, complémentaire, mais totalement différent du film Léa de Nantabrest. Et l'aventure, elle a été documentée en temps réel via des épisodes. Donc tout est dispo sur YouTube, sur la chaîne Léa de Nantabrest, il y a tous les épisodes. et le film retrace l'aventure. C'est encore différent des épisodes. Donc, il y a vraiment trois objets qui sont sortis de cette aventure. Dans un premier temps, la websérie avec les 17 épisodes. Ensuite, le film qui est en cours en ce moment de projection dans toute la Bretagne. C'est super chouette de retourner sur les lieux sur lesquels je suis passée et puis de montrer cette aventure sur grand écran. Et puis, Léa, la vie d'après qui sort très bientôt, le mois prochain.
- Speaker #0
Voilà. Ça prouvait qu'on pouvait faire quelque chose après sa carrière. C'est un très bon début. Mais malgré tout, tu l'as dit tout à l'heure, par rapport au JO de Los Angeles, tout n'est pas encore décidé ?
- Speaker #1
De toute façon, tout n'est pas décidé. Pour l'instant, personne n'est sélectionné. Il faut aller chercher les quotas olympiques sur les championnats du monde. Los Angeles, c'est en 2028. Sur les championnats du monde de 2027, il s'agira d'aller décrocher les quotas olympiques. Rien n'est figé. Aujourd'hui, je ne m'entraîne plus dans cette optique-là. Je pourrais tout à fait reprendre, mais aujourd'hui, je me suis vraiment concentrée sur ces projets qui m'ont pris beaucoup de temps et que j'ai adoré aussi. C'est un choix. J'ai adoré pour la première fois de ma vie. Mes priorités, elles ont changé et ce projet a pris plus de place que mes entraînements. Avant, c'était inconcevable pour moi de manquer ne serait-ce qu'un seul entraînement. donc j'ai pris conscience aussi que mes priorités là elles avaient changé et que Mon objectif pour cette année, c'était plus de vivre pleinement ces films, cette tournée avec Léa de Nantavreste et les avant-premières qui arrivent bientôt avec Léa, la vie d'après. Donc aujourd'hui, je suis en retrait. Comme je l'ai dit, je n'ai pas annoncé officiellement. Il y a toujours une petite voix dans ma tête qui dit « T'es sûre, sûre, sûre » . Plus j'avance et plus… Oui, je pense que ma carrière est derrière moi. Je pense que ce sera plus facile pour moi de l'affirmer. avec assurance, quand je saurai qui je vais être après. Aujourd'hui, je tâtonne encore, je cherche. J'ai eu ces deux expériences en audiovisuel qui m'ont beaucoup plu. Est-ce que ça, c'est une piste que j'ai encore envie d'explorer ? Peut-être. La piste de l'entrepreneuriat, j'ai très envie de l'explorer aussi. Et c'en est une autre. Après, des belles missions. J'ai candidaté pour un poste à l'autre bout du monde dans la communication sportive en ouvrant cette piste-là aussi. Voilà. En fait, j'ai plusieurs... porte aujourd'hui devant moi. Je pense que quand j'en aurai ouvert une et que je saurai à quoi je vais occuper mes prochaines années, ce sera plus facile pour moi de dire, voilà, ça y est, j'ai tourné la page du haut niveau, mais aujourd'hui, je me rends bien compte que je ne suis plus dans cette optique de performance et que les Jeux de Los Angeles ne me semblent pas accessibles vu mon quotidien en ce moment.
- Speaker #0
Tu as aussi mené en parallèle un autre projet, j'en parle parce qu'on enregistre ensemble un épisode de podcast, tu as aussi ton podcast.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Alors, je l'ai un peu laissé de côté ces derniers temps, justement, avec tout ça à gérer, mais j'ai adoré lancer ça. Et puis, on me dit beaucoup qu'il faut que je reprenne, et j'ai très envie de reprendre. Le podcast, il s'appelle Copine Olympique. L'objectif, c'était vraiment de faire entrer dans le vestiaire, dans nos conversations hyper, que moi, je pensais hyper classiques. Mais en prenant un peu de recul et en m'éloignant un peu de ce monde de haut niveau, je me dis que c'est passionnant de savoir ce qui se joue dans nos têtes, de savoir quels sont les sujets qu'on aborde entre des entraînements, avant une compétition. J'avais un peu envie de proposer d'être une petite souris dans nos têtes de sportifs de haut niveau, parce que c'est vrai que c'est un quotidien exceptionnel. On a vraiment tendance à l'oublier quand c'est notre routine depuis 16 ans. Voilà, c'est ma vie, elle n'est pas si dingue. Mais en fait, si. Et du coup, j'ai vraiment eu envie de créer un cadre hyper complice, de parler à cœur ouvert. Donc, l'idée, c'est vraiment de piocher des petites questions dans un bol et de tenter d'y répondre ensemble. Donc, des fois, on est plutôt d'accord. Des fois, pas du tout. Sur ce qui est le plus dur dans le haut niveau. Sur est-ce qu'on aura des regrets après la carrière ? Est-ce que... Voilà, c'est vraiment des petites questions comme ça, très, très larges. Pas du tout tournées vers un sport en particulier. ou vers notre histoire ou notre parcours. C'est vraiment des thématiques larges. Et puis là, j'ai à cœur de l'ouvrir à d'autres sports. J'ai vraiment commencé avec mes proches dans le kayak, mais j'aimerais vraiment pouvoir ouvrir à plus de sports. Et voilà, j'ai un épisode prévu très bientôt à Toulouse. J'espère vraiment que je vais réussir à trouver le créneau pour le tourner avec eux, ce serait chouette.
- Speaker #0
Oui, et donc, il s'appelle Copine Olympique. C'est un petit peu comme moi. Dans ces cas-là, ce ne sont que des femmes.
- Speaker #1
L'idée, c'était vraiment de créer un climat de complicité, de dire vraiment vestiaire. Dans le vestiaire, on n'est qu'entre filles. Après, je me suis dit, c'est aussi hyper intéressant. Il y a systématiquement une fille dans le podcast. Mais après, je me suis dit, voilà, c'est intéressant. Copine dans le sens proche, complice. Mais il y a aussi des hommes.
- Speaker #0
Et est-ce que ça a été un sujet pour toi, d'être une femme dans le sport de haut niveau ?
- Speaker #1
Je dirais qu'il y a plusieurs moments. où j'ai vraiment senti qu'en tant que femme, on était moins prise au sérieux, qu'on nous donnait moins de crédibilité. Là aussi, c'est un peu paradoxal parce qu'il y a plein de portes qui m'ont été ouvertes, je pense, parce que j'étais une femme. Et à la fois, dans le staff, dans l'équipe, je trouve qu'on ne prend pas aussi au sérieux les femmes, leurs émotions, que des hommes. Je ne sais pas si je suis capable de développer et vraiment d'expliciter, mais j'ai vraiment cette sensation-là. Et après, par contre, moi, le parti pris que j'ai eu, ce n'est pas tant de prendre la parole ou de dénoncer, c'est de montrer, en fait. Et à travers cette aventure, je voulais aussi montrer qu'en fait, on pouvait le faire. J'avais aussi à cœur d'inspirer les jeunes filles qu'on peut prendre la parole, on peut avoir son podcast, on peut faire son aventure, on peut faire la une des journaux avec ses aventures. Et voilà, moi, je suis plus partie prenante de... de faire les choses et de ne pas s'auto-mettre des barrières. Parce que ça peut vite arriver aussi de se dire « Ah oui, mais parce que je suis une femme, je vais être moins prise au sérieux, je vais être moins crédible. » La petite chose, c'est que quand tu es un mec sportif de haut niveau, c'est trop la classe parce que tu es musclé, parce que tu as le physique parfait. Quand tu es une femme sportive de haut niveau, que tu as des gros biceps, il faut les assumer et on te ramène très souvent à ça. Donc il y a un peu ce côté, c'est quand même plus la classe d'avoir le corps et d'être sportif de haut niveau quand tu es un homme que quand tu es une femme. Et moi, j'ai vraiment décidé d'en jouer. Et maintenant, je vais à la salle pour ne pas perdre mes biceps parce que j'ai envie de garder ma puissance. Parce que toute ma carrière, j'ai dit vivement que je rentre dans du 38 en haut comme en bas. Et en fait, là, j'ai envie d'assumer ce corps en me disant que c'est ce corps qui m'a permis de faire tout ça. C'est encore ce corps qui me permet de faire des challenges. Et puis c'est ce corps aussi qui me fait être puissante et fière de moi. et Voilà, j'ai 32 ans et j'ai décidé d'assumer mes gros biceps.
- Speaker #0
Eh bien, tu as bien raison. Alors, est-ce que tu aurais des conseils pour des sportifs qui sont justement en reconversion, et comme tu l'as dit, pour 80% d'entre eux, c'est compliqué, ou alors pour des jeunes qui rêvent de kayak et d'aventure ?
- Speaker #1
Pour des personnes en reconversion, je dirais déjà de bien s'entourer.
- Speaker #0
d'en parler. Alors, à la fois, il y a vraiment besoin, en tout cas, moi, j'ai vraiment besoin de moments d'introspection. Je me suis acheté plein de petits bouquins sur l'Ikigai et je fais mon petit chemin de main de mon côté. Et à la fois, j'ai été très accompagnée par Sophie, ma conseillère socio-professionnelle, par Sonia de la PEC qui m'aide aussi, par mon préparateur mental, par ma famille, par mes amis. J'ai vraiment beaucoup besoin de parler dans ce moment de ma vie où sur... C'est un peu les montagnes russes, c'est un peu un genre, c'est vertigineux. J'ai une page blanche et je ne sais pas quoi faire. Et j'ai peur de trouver ma vie ennuyeuse et ennuyante et fade à partir de maintenant. Et d'autres où je bouillonne d'idées et où il faut que je prenne des notes et où j'ai trop de voix, trop de pistes ouvertes. Donc, en fait, d'avoir quelqu'un à qui parler, vraiment, ça m'aide. Donc, je pense déjà bien s'entourer, avoir pleinement confiance, faire la liste de... de tout ce que nous a apporté le haut niveau et de tout ce qu'on va emmener dans notre petit sac à dos pour la suite, parce qu'il y a plein de choses. Et de faire aussi la liste de ce qu'on a peur de perdre dans le haut niveau, parce que potentiellement, on peut le retrouver. Moi, j'avais terriblement peur de perdre cette sensation de flot, cette sensation où je suis à ma bonne place, où je suis alignée. Cette sensation, dans le sport, elle est physique. Elle est vraiment... On est dans un état second et vraiment, le flot, c'est quelque chose d'incroyable à vivre. Et je me disais, ça, je ne le vivrai plus jamais. Et en fait, si. En fait, je me suis retrouvée dans des conférences à me dire, « Waouh, là, je suis au bon endroit. Je sens que je suis bonne dans mon exercice. » Pendant l'aventure, je me suis dit, « Waouh, tout ce monde que j'ai réussi à fédérer, à réunir, tous ces un an et demi de préparation qui débouchent sur ça. » Donc, en fait, même les choses qu'on peut avoir peur de perdre, il faut se les noter parce qu'on va se rendre compte après qu'en fait, on peut les garder. On peut les retrouver. Et donc, voilà, je dirais de bien s'entourer, de faire la liste de tout ce qu'on veut garder, de tout ce qui peut nous faire peur parce que... Il y a plein de peurs qu'on peut lever finalement. Et moi, je suis encore dans ce process. Donc, je n'ai pas toutes les clés, mais j'ai l'intime conviction qu'il y a quelque chose de très beau qui va arriver et que tout ce que m'a apporté le haut niveau va me permettre aussi de créer ma vie d'après. Et pour des jeunes qui débutent et qui voudraient se lancer soit dans l'aventure du haut niveau ou soit dans une aventure sportive, je voudrais leur dire juste d'écouter leur petite voix intérieure. Parce qu'en fait... Cette voix-là, elle peut lever des montagnes. Et il y a plein de gens qui vous diront que ce n'est pas possible ou trop dur. Moi, la première fois que j'ai dit qu'un jour je serais aux Jeux Olympiques, on s'est clairement moqué de moi. Et puis, ces gens m'ont rappelé à la maison, le jour où je me suis sélectionnée. En fait, les gens, ils projettent leur propre peur. Mais la petite voix intérieure, celle de la motivation immense, elle soulève des montagnes. Et donc, écoutez cette petite voix-là. Ne la perdez jamais de vue. Et elle va vous emmener très, très loin.
- Speaker #1
Merci, Léa. Je vais terminer avec ma question de clôture. Est-ce que tu as un coup de gueule ou un coup de cœur à nous partager ?
- Speaker #0
Alors, j'ai un peu réfléchi à ça parce que je me suis dit que tu allais me la poser. Et moi, j'avais fait la rencontre. Alors, peut-être que ça peut être une prochaine interlocutrice pour le podcast, justement. J'ai rencontré Anouk Laurence, une skippeuse de Lorient lors des derniers Nautic Days. Et elle a un projet en or. de construire une école de la mer pour tous les enfants qui sont déscolarisés, ou en tout cas qui ne se retrouvent pas dans le schéma scolaire classique. Et elle, ça a été son cas. Elle a été un peu perdue à un moment et la mer l'a beaucoup aidée, la voile. Et aujourd'hui, elle voudrait construire en Bretagne et créer une école de la mer. Et elle va faire une transat l'année prochaine pour mettre de la visibilité sur son projet. Donc, je vous invite à la suivre. Elle s'appelle Thimanouk. et peut-être qu'un jour, qui sait, elle sera à ce micro dans ton podcast.
- Speaker #1
On m'a parlé déjà de son projet, notamment par Régis Bozek, qui nous avait aussi mis en relation des nouveaux activistes.
- Speaker #0
Tout à fait. Je le verrai ce soir à la projection à
- Speaker #1
Rennes. Très bien. Merci Léa, vraiment pour nous avoir partagé de façon tout à fait fluide et passionnante ton beau parcours, tes projets aussi. tes belles valeurs, tes engagements. Moi, j'ai beaucoup aimé. J'espère que les auditeurs et auditrices aussi. Est-ce que toi, de ton côté, tu souhaiterais rajouter quelque chose ?
- Speaker #0
Je crois qu'on a fait le tour. J'ai fait la promo de mes deux films qui sortent. Et pour la suite, je ne sais pas du tout où va me mener.
- Speaker #1
L'avenir le dira.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc peut-être l'occasion d'ici quelques années d'un nouvel épisode.
- Speaker #0
Et pourquoi pas.
- Speaker #1
Merci encore, chers auditeurs et auditrices. J'espère que comme moi, vous avez adoré l'épisode. N'hésitez pas à mettre 5 étoiles, à vous abonner, à me faire part de vos commentaires et je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode. Kénavo !
- Speaker #0
Kénavo !