- Speaker #0
Hello à toutes et tous, j'espère que vous allez bien. Je suis ravie car aujourd'hui pour ce nouvel épisode d'Elle en Bretagne, je reçois Aminata Blea Sangaré, une slasheuse bretonne qui a fait de sa vulnérabilité une force et de ses questions un outil de lien. Podcasteuse, créatrice de festivals, autrice d'une exposition itinérante, Aminata explore les coulisses de l'humanité pour nous rappeler une évidence Merci. Nous sommes tous semblables dans nos différences. Alors bonjour Aminata, je suis ravie de te recevoir dans cet épisode. On se connaît déjà depuis un petit moment et très souvent quand on se voit, je me dis il faut que je fasse un épisode avec Aminata et c'est le cas aujourd'hui. Donc bienvenue.
- Speaker #1
Merci Marie-Cécile et moi je suis ravie aussi. Et c'est vrai que bien souvent je me suis dit ah tiens son podcast, elle en Bretagne, je suis elle et je suis en Bretagne. Mais après voilà, nos vies ont fait que... mais merci en tout cas d'avoir profité de cette occasion de m'inviter et voilà, je suis ravi d'être là avec toi aujourd'hui.
- Speaker #0
Eh bien écoute-moi aussi et comment tu vas ?
- Speaker #1
Eh bien écoute bien parce que déjà c'est la fin de la semaine donc...
- Speaker #0
C'est vrai, nous sommes vendredi.
- Speaker #1
C'est ça, perspective de Grassemat, j'adore dormir donc voilà. Et puis je me sens bien, voilà, c'est une période où je me sens bien. Je mets toujours ceux et celles qui me connaissent, je mets toujours en gros guillemets, mis à part l'état du monde bien évidemment, si je reste centré sur ma personne. Et les personnes que j'aime, qui comptent pour moi, je vais bien actuellement.
- Speaker #0
Super, super. Alors, Aminata, tu te décris, je l'ai dit, comme une slasheuse.
- Speaker #1
Assumée même, désormais.
- Speaker #0
Peux-tu nous dire un petit peu ce que c'est qu'une slasheuse et en quoi toi, tu en es une ?
- Speaker #1
Alors, j'ai compris cette appellation il y a quelques années. La slasheuse, ça pourrait être, j'en parlais encore avec une amie, la personne hyperactive ou la personne qui aime faire beaucoup de choses. Hyperactif, c'est un mot que je ne veux plus m'attribuer ou qu'on m'attribue parce qu'il est un peu négatif dans la bouche de certaines personnes. Il est vu un peu comme la fille qui ne sait pas ce qu'elle veut faire et qui va dans tous les sens et qui est un peu... Je parle de fille parce que je suis une femme, mais voilà. Qui est un peu touffe-touffe-là, mais qui ne sait pas se poser. Moi, j'adore me poser, j'adore ovérer. Je peux rester des journées entières à ne rien faire sur mon canapé, à regarder la télé ou à lire. Ça me va très bien. La slasheuse, c'est mon cerveau qui aime faire plein de choses. Je suis... une curieuse de nature. Je suis Madame Pourquoi, selon certaines de mes amies, depuis plusieurs années. Et j'ai pris la décision d'assumer mes envies de découvrir plusieurs choses différentes et de ne pas attendre de finir un truc pour commencer autre chose. Donc voilà, la slasheuse, c'est ça. C'est-à-dire que je vis des choses en parallèle. Je suis la même personne. Le lien, c'est moi. Quelquefois, les gens me disent, c'est quoi le lien entre ci et ça ? Le lien, c'est moi. Je suis la personne qui fait ces choses différentes. Et quand mon cerveau est attiré par quelque chose, je le nourris.
- Speaker #0
Et en effet, parce que tu es assistante sociale de métier, podcasteuse, créatrice de festivals, DJ, mais aussi mère, épouse et militante.
- Speaker #1
Oui, Alors, assistante sociale de métier, de formation, mais que je n'exerce plus actuellement depuis quelques années. Parce que pour le coup, dans le slash, je pense que je n'aurais jamais pu être autant dans d'autres activités si j'étais encore restée assistante sociale. même si je faisais déjà À l'époque, j'étais déjà engagé dans des assos, dans l'économie sociale et solidaire notamment, tout ça. Mais je pense que le fait de quitter ce métier qui était très, très prenant, que j'ai beaucoup aimé et j'ai appris beaucoup de choses, je l'ai exercé pendant 17 ans, me prenait beaucoup de casse de cerveau pour m'autoriser à être créative à côté. Et donc aujourd'hui, je ne regrette pas d'avoir arrêté. Mais effectivement, oui, c'est toutes ces casquettes-là que j'aime bien porter, échanger à tour de rôle, la casquette de DJ. Elle est toute nouvelle et je suis ravi de la rajouter à mon panel d'activités. Moi, je n'attends pas la perfection pour me lancer dans des choses. Donc, ça me fait envie,
- Speaker #0
j'y vais. Tu as bien raison. Parce qu'à force d'attendre la perfection, finalement, on risque de ne pas se lancer.
- Speaker #1
Exactement. En tout cas, c'est comme ça que je ressens les choses. Après, je comprends les gens qui veulent être dans la perfection. Souvent, je dis à mes amis, bien évidemment, si je me fais opérer par un chirurgien, j'attends qu'il travaille parfaitement. Oui, chirurgienne. Par contre, pour me lancer dans le podcast comme je l'ai fait à l'époque ou le DJing, j'attends pas d'avoir tous les tips parfaitement en main pour m'y mettre.
- Speaker #0
Alors, tes racines s'étendent entre la Bretagne et le Mali. Alors, dis-nous comment ces deux cultures cohabitent en toi et comment elles influencent ta vision d'aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, on pourrait même rajouter la région parisienne. Je suis originaire de région parisienne. Ça fait maintenant plus longtemps que je viens en Bretagne qu'en région parisienne, cela dit. J'ai vécu dans le Loiret également. La culture malienne, elle est en moi de façon presque, j'allais dire, intrinsèque parce que un bip Mes parents étaient maliens, ayant vécu au Mali. Quand ils sont arrivés en France, ils ont amené dans leur bagage leur culture. Je n'y ai pas vécu, donc je n'ai plus... cueillir que les choses qu'eux-mêmes avaient gardées et qu'ils voulaient préserver et nous transmettre. À mon grand-dame, ils ne nous ont pas transmis la langue. Je ne parle pas la langue qui aurait été celle de mes parents. Je parle de mes parents au passé parce qu'ils sont décédés, mais c'est le bambara et du coup, je ne parle pas le bambara. Je le comprends, mais avec tous les blocages que l'on peut avoir autour de langues comme l'anglais ou quoi que ce soit, moi, c'est vraiment une langue sur laquelle je suis bloquée dans l'utilisation. Et ça, c'est vraiment quelque chose que je regrette. depuis des années, acheter une méthode de Bambara et je la regarde à chaque fois, je l'ai encore vue hier sur ma table de nuit et j'arrive pas à m'y mettre mais il va falloir que un jour j'y aille parce que c'est important pour moi donc ça cohabite en moi il a fallu longtemps pour que je m'y intéresse vraiment parce que je me sentais et je me sens toujours française et pour moi ça donnait pas forcément lieu à penser à autre chose et en même temps, force est de se contacter que quand même, j'ai déjà la peau noire C'est une première chose. Quand les gens me regardent, parfois, ils vont à la recherche de mes origines et ils me demandent « Tu viens d'où ? » Je me souviens d'un camarade, quand j'étais en école d'assistance sociale, qui m'avait dit « Ah ! » Et lui qui avait voyagé en Afrique et qui me posait des questions et je me voyais incapable de lui répondre. J'ai dit « J'en sais rien, j'en sais rien. » Donc, j'étais rentré à la maison, appelé mon père. Il m'avait dit « Tu peux expliquer ci, ça, ça ? » Parce que j'avais une vingtaine d'années. Je me suis dit « J'en sais rien du tout. Pourquoi tu me demandes ça ? » Je m'y suis intéressé au fur et à mesure sur des choses plus concrètes. Parce que finalement, j'y étais déjà sur la façon de manger certains plats, certaines saveurs, des choses comme ça. Mais je n'en faisais pas et je n'en fais toujours pas un étendard particulier. Mais je n'avais pas l'impression d'avoir une richesse particulière par rapport à ça. C'était peut-être même plutôt quelque chose qui me faisait honte à un moment donné quand j'étais plus jeune. Parce qu'aujourd'hui, on voit bien qu'il y a des langues qui sont plus valorisées que d'autres. Si j'avais des langues anglaises sûrement d'origine, j'aurais été hyper excité de dire « bah oui, à la maison, on parle anglais » . Le bambara, ça faisait rêver personne. Et même des gens disaient « Quoi, le bamba quoi ? » Pour moi, c'était plus je le cachais, mieux c'était. Donc aujourd'hui, j'en veux à la petite fille, à l'adolescente et à la jeune adulte que j'étais de ne pas avoir été plus curieuse. En même temps, elle a fait comme elle a pu avec une époque où mes parents avaient été mis en demeure de ne pas nous transmettre parce que l'école disait « Vous allez les mélanger, ils vont rien comprendre, ceci, cela. » J'ai fait avec la société que j'avais. Donc aujourd'hui, cette culture-là, elle est en moi comme... une fierté d'avoir cette double culture et cette origine, même si je me sens plus française que Malienne, pour même dire Malienne parce que, de fait, je le suis, mais je n'ai pas les codes de cette société qui, en plus, a évolué depuis que mes parents l'ont quittée.
- Speaker #0
Oui, et comme tu l'as dit, tu es née en France et tu as vécu toute ta vie en France. C'est ça. On peut le comprendre.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Comme beaucoup, tu as vécu aussi des épreuves difficiles, des deuils, des fausses couches, des maladies. Et malgré tout, même si tu le dis, pour l'avoir lu, ça te faisait te sentir bizarre, seule. Et malgré tout, cette solitude t'a permis d'aller quand même sur des projets collectifs et de t'engager. Et notamment, on l'a dit, dans plein de domaines, comment tu es passée de cet aspect solitude à justement tous ces projets où tu embarques ?
- Speaker #1
La solitude, j'ai mis du temps à mettre le doigt dessus parce qu'il y a plein de fois où je me sentais à côté. bizarre. J'ai été longtemps un caméléon social. Je faisais en sorte... Moi, je voulais vraiment être aimée par le maximum de personnes.
- Speaker #0
Comme beaucoup.
- Speaker #1
C'est ça. Et donc, du coup, je m'adaptais, je m'adaptais, et à chaque fois, c'était beaucoup d'énergie. Je m'interrosais à chaque fois. Si ça ne marchait pas, je me disais que c'était de ma faute. Qu'est-ce que je n'ai pas fait ? Peut-être que j'ai blessé telle personne. Donc, j'avais toujours besoin de comprendre ce qui faisait que ça ne fonctionnait pas. Et en fait, pour mon fils aîné, quand il était en CE2, donc il a 20 ans maintenant, on s'est posé la question du... du HPI, parce que j'avais des choses sur l'apprentissage qui me questionnaient, donc on a été contraints un peu de ce test, parce qu'on avait des indices, mais on avait tellement peur de cette étiquette-là qu'on n'avait pas tellement envie d'y aller avec mon mari, donc finalement on s'est dit allez, on y va. Compréhension de son fonctionnement de cerveau, ça m'a ouvert tout un pan, dire, ah, mais ça m'a fait comprendre plein de choses de mon fonctionnement à moi. Et je fais, ah ok, donc c'est pas bizarre, c'est juste que mon cerveau, il fonctionne différemment. Je vais commencer à me dire, finalement, peut-être qu'il y a d'autres personnes comme ça. Et donc, j'ai commencé à ouvrir et m'autoriser à aller vers des personnes qui étaient différentes de moi, à moins me poser de questions et à moins attendre en retour d'être aimée. Mais juste me dire, désormais, une relation, on peut dire cinq minutes, une heure ou une vie, ça me nourrit de la même façon. Bien évidemment, une vie, ça me nourrit plus. Mais ce que je veux dire, c'est que je n'ai plus d'attente d'être... sauvés par qui que ce soit ou qu'on vienne me chercher parce que Minatat est trop bien et tout et tout. Bien évidemment, quand on vient me solliciter sur un sujet où on m'estime compétente, je suis flattée, mais je n'ai plus besoin de ça pour respirer, pour me sentir bien. Et donc, le passage s'est fait vraiment presque, j'allais dire, pas naturellement, mais une fois que j'ai commencé à comprendre comment je fonctionnais. Je me suis dit, tiens, je peux tester des choses. Oh, il ne se passe rien. Rien de grave, en tout cas. Et donc, petit à petit, je me suis autorisé à me dire qu'en fait, moi, ce qui m'anime, c'est le lien. Mais aussi bien, j'ai aussi compris que la solitude qui me faisait souffrir avant, je pouvais me l'approprier parce que j'adore être seul désormais, par moment, parce que mon cerveau est tellement sur-sollicité par moment que quand je suis dans un truc qui me plaît... J'ai l'impression que tout mon corps est « Ah ! » Je ne sais plus, voilà, je sais me canaliser, mais en même temps, ça énerve trop d'aspects de ma vie, de mon cerveau, de mon corps. Et donc, j'ai besoin de moments de vie et de solitude. Et ça, c'est vraiment, par contre, ce que j'ai appris à maîtriser, c'est le passage de l'un à l'autre.
- Speaker #0
Comme tu dis, tu as la capacité maintenant à aller vers les autres, à t'accepter aussi. Et c'est là où tu t'es lancée dans des projets, sans doute, j'imagine.
- Speaker #1
En fait, les projets, je commençais déjà à faire des trucs, mais plutôt des choses qui existaient déjà. Et je me souviens que toujours, je me disais, ah, mais moi, j'arrive, un peu comme le feu sur la soupe, des assos qui existaient déjà depuis un moment. Et moi, j'ai toujours aimé les Genèse. Et je me disais, mais je ne crée rien, j'arrive, je rapporte ma pierre à l'édifice, mais pour modifier quelquefois les choses, c'est compliqué. Et en fait, au fur et à mesure, je me suis dit, peut-être que je peux tester quelque chose. Et véritablement, pour moi, le gros laboratoire que j'ai ouvert, C'est le jour où j'ai créé mon podcast « Tout le monde passe sur le trône » . La première fois que j'ai créé ce podcast-là, j'y suis allée avec vraiment plein de crainte parce que le podcast, ça s'apprend un peu sur le tas. Il n'y a pas tellement d'école ou alors tu n'as pas les moyens forcément de te la payer. Je me suis formée quand même avec des podcasteuses qui avaient appris elles sur le tas. Donc bref, du coup, je me suis dit « Allez hop, j'y vais, on va voir » . Et je me suis rendu compte que j'avais le droit de créer des choses qui me plaisaient. Et en fait, le lien entre tout ce que je crée... c'est que souvent, je crée des choses parce que j'estime que ça me manque. C'est-à-dire que si il me manque quelque chose, un sujet ou une façon de le traiter, moi j'adore les interviews longues, ça me manquait. Je me souviens regarder la télé des interviews et me dire « Laisse finir la personne ! Pourquoi tu coupes ? On n'a pas été jusqu'au bout ! » Et je me suis dit, moi, le jour où je créerais quelque chose, je laisserais les gens s'exprimer ceci, cela. Et vraiment, tout ce que j'ai créé après ça, c'est vraiment dans cette veine-là et de me dire « En fait, on a le droit de tester des choses, on n'a pas besoin d'être journaliste. » Je respecte beaucoup chaque métier et chaque formation qu'on fait derrière, mais on a le droit de tester des choses et au pire, on tue personne de toute façon.
- Speaker #0
Je me reconnais en toi. Ce podcast, Tout le monde passe sur le trône, tu l'as créé à l'époque où il n'y avait pas encore tant que ça de podcast. C'est 2020 ? Un effet confinement ? Alors,
- Speaker #1
j'y pensais depuis quelques mois avant et j'ai acheté mon enregistreur et les micros le 2 février 2020. Donc, on a été confinés. de temps après, mais je me disais allez, j'y vais, j'y vais. Le 2 février, c'était symbolique pour moi parce que c'était le jour normalement de la date anniversaire de ma mère. Et je me suis dit, allez, ce jour-là, j'étais avec un ami important pour moi. Je lui ai dit, allez, on y va ensemble. On appuie sur le bouton commander symboliquement. Et le confinement m'a permis de me lancer. De toute façon, j'ai du temps. Alors maintenant, je n'ai plus que ça à faire. Et donc voilà, une fois qu'on a été déconfinés la première fois, j'ai fait mes premières interviews comme ça.
- Speaker #0
Et pourquoi tout le monde passe sur le trône ? Pourquoi ce... Tu es vocateur,
- Speaker #1
qu'est-ce que ça signifie pour toi ? Je pense que jusqu'à la fin de mes jours, je pourrais rigoler des blagues pipi-caca. Donc déjà, ça c'est un des sujets qui ne me dérange pas du tout. Et surtout, je me souviens que quand j'avais des amis qui me racontaient des sujets qui les gênaient, qui leur faisaient peur, je leur disais toujours « mais écoute, elle fait caca elle aussi » . Et en fait, à la base, je voulais l'appeler « tout le monde fait caca » . En discutant, je me suis rendu compte que tout le monde n'aurait pas forcément envie de répondre. à un podcast qui appellerait Tout le monde fait caca. Voilà, donc du coup, Tout le monde passe sur le trône, en travaillant à l'époque avec un illustrateur graphiste qui m'avait dit, en plus c'est bien, on va pouvoir s'amuser avec le double sens du trône, ce trône qui est là pour te célébrer, et en même temps ce trône qui te permet d'évacuer les excréments et tout le reste.
- Speaker #0
D'accord, donc en effet un double clin d'œil.
- Speaker #1
C'est ça, et vraiment par contre le Tout le monde passe sur le trône, c'est vraiment de se dire, comme on fait tous et toutes la même chose, à ce moment-là on est un peu dans notre plus simple appareil, et vulnérabilité, finalement, on est tous et on a tous et toutes la même valeur, en fait. Donc, allons-y.
- Speaker #0
Et tu as fait une soixantaine d'épisodes, là ?
- Speaker #1
Même plus que ça, parce qu'après, j'ai fait des inédits et des hors-série pour d'autres ou quoi que ce soit. Je dois être à 90 interviews, ouais.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu en as ressorti ? Parce que tu as arrêté l'année dernière. C'est ça,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça t'a apporté, ce podcast ? Quel invité t'a marqué ?
- Speaker #1
Oh ! Là, je ne pourrais pas dire quel invité m'a marqué, mais moi, ce que j'ai adoré, c'est vraiment la confiance que les personnes m'ont fait. Ce qui revenait assez rituellement, parce que j'avais une question sur la fierté. C'était important de savoir de quoi les gens pouvaient être fiers, ce qui pouvait être un blocage qu'on pouvait dépasser, tout ça. Et moi, ce qui m'a marqué, c'est vraiment de me rendre compte que, pour des raisons complètement différentes, on avait tous et toutes, à un moment donné, des chemins de vie qui nous amenaient sur telle ou telle direction. Et qu'il n'y avait pas une direction qui était meilleure que l'autre, mais juste que les choses qu'on pouvait s'autoriser à faire dépassaient ses peurs. Et moi, c'était important pour moi à ce moment-là de comprendre comment dépasser mes propres peurs. Donc j'ai appris ça. Et j'ai appris qu'en fait, désormais, si je veux tester d'interviewer quelqu'un ou quoi, je ne me pose plus la question. Moi, j'ai fait pas mal de demandes d'interview par Insta interposé ou en sortant d'un concert. J'ai testé des gens. Alors, il y a des gens avec qui ça n'a pas marché. Mais la plupart des gens m'ont dit oui. Et j'étais hyper contente. Moi, ça m'a appris l'audace. d'une certaine façon et ça m'a donné vachement confiance en mes prises de parole j'étais déjà une grande bavarde devant mes collègues quand il y avait des questions syndicales pendant une réunion il fallait interpeller un chef ou quoi, c'était moi qui y allais mais là vraiment animer des événements ou quoi que ce soit je ne vais pas dire que je n'ai pas la petite bouffée de chaleur avant de monter sur scène mais véritablement Moi, ça me fait trop plaisir. J'adore prendre la parole, j'adore la donner, j'adore transmettre, j'adore créer du lien entre les personnes. Et comme je te disais, je sais que je suis une personne de lien désormais. Moi, j'adore créer des connexions entre les personnes et me retirer, ça ne me dérange pas du tout. Enfin, voilà. J'ai vraiment appris que c'est quelque chose dans lequel j'étais douée.
- Speaker #0
Et je le confirme. Alors moi, en effet, je trouve que le podcast, il a l'intérêt de traiter un petit peu les angles morts, puisqu'on peut aborder tous les sujets et pas Merci. que ceux qui sont traités par les médias quotidiens. Et je trouve que c'est en pouvoirant autant pour l'inviter, parce qu'elle se livre de façon sincère, authentique, pour nous aussi, parce que je trouve qu'on peut inviter plein de mondes différents. Il y a ce côté-ci aussi qui est passionnant. Et je trouve que c'est... J'ai lu aussi, et je me suis dit, mais oui, c'est exactement ça. Tu parles à un moment d'émancipation créative.
- Speaker #1
J'accompagne des étudiants et étudiantes parfois sur la création de podcasts et je leur dis que c'est un outil qui permet vraiment de se dire que si je veux créer un podcast qui parle de champignons blancs qui poussent au pied d'un chêne, je peux. Si je veux parler de rayures pendant plusieurs épisodes, on aura toujours quelqu'un qui l'écoutera à un moment donné. Et je trouve que de se dire que je peux faire ça, je peux créer ça avec un minimum de matériel, et qu'il y en a qui font ça juste avec leur portable, Du coup, ça... Plus tu fais, plus tu as envie de faire. Alors, moi, je ne dis pas qu'on est obligé de faire plein de choses, mais par contre, on sait qu'on peut s'autoriser à faire. Et je me suis vraiment réconciliée avec le fait de vieillir parce que ça ouvre des portes sur des trucs. Pas tellement le fait de vieillir, mais le fait de se dire j'ai encore tout ça à dérouler devant moi et je n'ai pas fini d'apprendre des trucs. Si tu m'avais dit il y a quelques années que je me serais mis dans le didging, je t'aurais dit bah non. Et en fait, je ne dis pas que je peux tout faire, mais en tout cas, je ne me dis pas, je ne peux pas le faire s'il y a un truc qui m'intéresse. de me dire bon est-ce que ça va être galère ou pas qu'est-ce qu'il faut acheter machin et en plus moi j'ai un peu le syndrome de la petite marchande que quand on était petite quand je veux commencer un truc je veux tout donc j'achète le matériel vraiment on dirait que je serais podcasteuse donc j'ai le micro j'ai ceci on dirait que je suis diddying mais j'ai le DJ j'ai l'ordinateur j'ai ceci j'ai cela ouais je trouve que pour de vrai je trouve que ça devrait être remboursé par la sécu le podcast en tout cas pour ceux qui le font parce que moi toutes les interviews que j'ai pu faire il y a des fois j'étais claqué parce que je faisais ça après le boulot machin Rien que de rentrer dans la pièce et voir mon invité, le smile tout de suite et vraiment une énergie que tu partages avec la personne. Vraiment, moi, j'adore le podcast. Vraiment, dès que je peux glisser ça. Mais vous ne voulez pas faire un podcast ? Vous ne voulez pas participer à un podcast ? Je trouve qu'on peut glisser ça partout, pour tout le monde, à n'importe quel âge.
- Speaker #0
Alors là, je partage tout ce que tu viens de dire. la relation avec l'invité, il y a le format aussi, il y a un côté un petit peu intime. Donc, je partage totalement. Et alors, le podcast, en effet, tout le monde passe sur le trône, mais aussi un festival.
- Speaker #1
Oui, Aux Parleuses, le festival pour oser l'ouvrir. Et tu nous as fait la joie d'y participer. Et vraiment, merci pour ça, qu'on a co-créé avec Suzanne Joly en 2021. Donc voilà, on arrive dans la cinquième année. On est sur une partie hors les murs en ce moment. C'est un festival. En fait, quand j'ai créé le podcast, nous étions confinés. On ne savait pas quand est-ce qu'on aurait le droit de revoir des gens. Je me souviens de me dire, dès qu'on sort, je veux créer quelque chose où les gens se rencontrent, les gens se parlent et tout. Au même moment, je découvrais le Paris Podcast Festival. Je me disais, Paris, Paris, à Rennes, on a la capacité de créer des trucs aussi. Dès que je trouve quelqu'un pour faire ça avec moi, je le fais. Quand j'ai lancé le podcast, au bout de cinq épisodes, j'ai voulu faire une interview où c'était moi l'invité, parce que je voulais me prêter à l'exercice. Et pendant mon épisode, la journaliste qui m'interviewait me dit « C'est quoi ton projet ? » « Ah ben j'aimerais bien créer un festival. » Donc une personne a entendu ça, elle me dit « Ah ben le jour où t'as envie, moi je suis chaude avec toi de le faire et tout. » Et en fait, elle me dit « Je connais quelqu'un qui pourrait être intéressé, quelqu'une. » Moi je lui dis « Mais moi aussi je connais quelqu'une. » Et en fait, la personne qu'elle connaissait, c'était Suzanne. Moi je ne la connaissais pas à l'époque. Moi, je connaissais une autre personne. Ces deux personnes-là n'ont jamais fait avec nous. Et donc, on s'est dit, on est à deux. on y va quand même, allez on y va, et la première édition n'était que toutes les deux, et depuis on est 7 co-organisateurices et ce festival là, le festival pour oser l'ouvrir, c'est parce qu'on a découvert l'une comme l'autre, en quoi le podcast peut être un outil, tu parlais d'émancipation tout à l'heure, de libération aussi de la parole, et oser l'ouvrir moi il m'a fallu longtemps avant de comprendre que c'était pas possible pour tout le monde je me suis dit, c'était un truc à dire vas-y en fait et de se dire que finalement cet espace là que l'on a voulu ouvrir, c'était On teste dans un espace safe, bienveillant. On peut se planter, peu importe. On découvre des choses, on découvre d'autres personnes. On voulait un festival à Rennes parce que c'est une ville qu'on aime bien, qui est une ville de festival aussi. Et on voulait surtout que les gens puissent se fédérer aussi. On sait que ça a créé des rencontres entre des personnes, des personnes qui continuent de faire des choses encore aujourd'hui. On se disait qu'on veut que cet écosystème-là fonctionne. Alors on peut aller sur des festivals ailleurs, il n'y a pas de souci. Je trouve très bien qu'ils soient à Paris, à Brest ou quoi que ce soit. Mais on voulait vraiment que les gens puissent se rencontrer et se retrouver et se donner de la force. Parce que quand on crée à plusieurs, parfois, ça peut aussi donner cette facilité-là.
- Speaker #0
Tout à fait. Et pour y avoir participé, franchement, c'est un très chouette festival avec de très beaux ateliers. Et puis, des animations très, vraiment intéressantes. Cette année, c'est terminé par toi. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
On va y revenir.
- Speaker #0
Et ensuite, tu t'es lancé dans une exposition. qui se nomme Je suis Aminata avec de la photo, de la musique, de la poésie.
- Speaker #1
Effectivement, Je suis Aminata, vous l'aurez compris, c'était en lien à mon prénom et j'avais rajouté en dessous un projet qui fait société. Parce que le jour, je l'ai créé en 2021 dans mon lit et elle a été exposée pour la première fois une année après. En fait, je me suis réveillée un matin avec la conviction que j'avais envie de faire quelque chose et parler de moi différemment. J'avais rencontré peut-être de temps avant, dans le cadre d'une interview avec une photographe qui s'appelle Pauline Théon et on avait eu un coup de cœur mutuel, pour tout dire, j'étais arrivé chez elle à 11h pour l'interviewer, je n'ai pas quitté son domicile avant 19h. L'interview n'a pas duré tout ce temps, mais c'est l'interview la plus longue de l'histoire que j'ai faite, je crois que j'ai dû la séparer en deux épisodes, et en fait, avec Pauline en se quittant, on se dit, un jour on fera quelque chose ensemble mais quoi, on verra. C'était en septembre le novembre suivant, je lui envoie un message un jour en disant, Pauline j'ai trouvé, je veux faire une exposition est-ce que tu me suis ? Donc voilà, et en fait, on a commencé comme ça. Et cette exposition-là, ce que je mets dans les... Parce que j'ai écrit un livre pour expliquer un peu l'expérience, je voulais garder des traces, comme un journal intime de l'exposition. J'avais envie de raconter mon histoire toute seule et ne pas attendre qu'elle soit jamais racontée ou mal racontée. Et pour moi, c'était important de laisser une trace. D'ailleurs, la création du podcast, à la base, c'était aussi laisser une trace pour mes fils. Quand mon père est décédé en 2012, la chose qui m'a manqué assez rapidement, c'est sa voix. et je me suis dit en fait on n'a aucune façon de se souvenir de la voix de quelqu'un si elle n'est pas enregistrée ou quoi que ce soit et t'as beau essayer de te concentrer jamais tu retrouves la voix ça m'est arrivé en rêve d'entendre mon père me parler mais tu te réveilles t'as oublié quoi et je me dis que mes enfants se souviennent de comment je rigolais comment je parlais, mes intonations j'ai pas l'intention de mourir maintenant et donc du coup l'exposition le but c'était un peu de dire quel héritage je laisse à mes enfants et si en 2000 90, quelqu'un arrive et se dit comment on vivait en 2020, machin, 21, qui existait sur cette planète-là ? Peut-être qu'on trouvera mon livre. Il est à la BNF maintenant, à la Bibliothèque Nationale de France. C'est là que se sont stockés tous les livres qui sont édités. Du coup, on trouvera un bout de mon histoire. Et à partir de là, un projet qui fait société, je me suis dit, je suis Aminata, ça peut devenir je suis Marie-Cécile, je suis Erwan, je suis ceci, je suis cela, parce qu'on a tous et toutes des singularités et je suis sûr que quand je vais me raconter... les gens se raconteront. On sortait de ces périodes un peu confinement, et moi je découvrais au fur et à mesure, le matin on a déposé mes enfants à l'école, que les gens, avec le masque, on voyait que les yeux, même les gens qu'on connaissait, on se disait à peine bonjour, les gens avaient peur les uns les unes des autres. Il y avait la période des élections, et je me disais, si on connaît l'autre, et on n'a pas besoin de l'aimer, on a moins peur de l'autre. Mon idée c'était de me dire, si moi je parle de moi, les gens parleront d'eux. Et c'est ce qui s'est passé, elle a été itinérante pendant deux ans et demi. j'étais parti pour un an à la base mais finalement elle a été demandée à différents lieux et puis elle a circulé comme ça dans 13 lieux différents entre 4 jours et 2 mois école, EHPAD, enfin voilà et du coup les retours, il y a plus de 5000 personnes qui l'ont vu cette expo et les retours que j'avais en direct ou par écrit c'était là, sur cette photo là tu parles de toi mais j'ai l'impression que tu parles de moi, homme, femme enfant, personne blanche personne non blanche, enfin voilà C'était hallucinant et c'est vraiment venu me nourrir pendant ces deux ans. C'était brassant parce que je travaillais à temps plein et que je prenais mes congés pour faire ça. Mais ça, c'est vraiment une expérience que je ne regretterai jamais. vraiment je me suis offert un beau cadeau d'aller à la rencontre de personnes et à la rencontre de moi-même je peux dire que désormais qui je suis je me connais, je dis pas que des fois je me fais pas encore avoir par des anciens démons ou quoi que ce soit, mais je sais les repérer et je leur dis bon écoute là calme ton char, je vois bien où on va et ça c'est vraiment l'émancipation créative dont tu parlais si il n'y avait pas eu le podcast, j'aurais jamais fait ça parce que du coup effectivement tu dis il y avait plusieurs choses de la musique Merci. j'ai écrit des textes et j'ai demandé à 15 personnes de laisser leur voix à la manière d'un podcast parce que j'avais envie de solliciter tous les sens et comme je te disais je fais les choses comme j'aime moi j'aime beaucoup de choses différentes j'aime bien voir, j'aime bien entendre j'ai fait en sorte que les gens qui puissent aimer comme moi plusieurs choses puissent s'y retrouver ou les gens qui auraient besoin que de la photo puissent s'y retrouver donc ça a été une expérience et j'ai été accompagné par des artistes qui ont fourni des œuvres d'art plastique ou de la musique ou quoi, qui ont été merveilleux, d'une générosité avec moi. Enfin, je n'étais pas connu, et je ne suis toujours pas connu d'ailleurs, mais je leur ai présenté mon projet, et ils m'ont dit « Vas-y, on vient avec toi » . Et ça, franchement, moi, j'ai adoré cette petite planète qu'on a créée entre nous.
- Speaker #0
Magnifique !
- Speaker #1
Ouais, vraiment !
- Speaker #0
Vraiment ! Alors Aminata, dans un monde aujourd'hui où les différences divisent souvent, où l'autre peut aussi faire peur, comment tu fais fonctionner cette alchimie où finalement, peu importe qui tu es, le collectif se crée et l'alchimie prend ?
- Speaker #1
Alors je ne dirais pas que j'ai trouvé une recette magique, mais j'ai le sentiment que quand on se parle, moi je le dis, je ne sais pas combien de fois dans ma vie, peut-être pas tous les jours, mais presque, la communication. La communication, ça peut vouloir dire aussi, on peut vouloir dire... là je suis fâché, ou là je ne suis pas d'accord avec toi, mais on communique. Alors il y a un truc que les gens ne verront pas à l'image, enfin au son, parce que voilà, mais moi j'adore les gros bijoux, les vêtements, ceci, cela. Et du coup, rien que ça déjà, par exemple, ça crée un lien entre moi et plein de gens, alors ça veut dire qu'une fois je suis dans la rue, des gens me disent, alors qu'est-ce que j'ai comme douleur aujourd'hui ? C'est des petites... C'est comme des... Comment ça s'appelait ce truc de musique là qu'on écoutait ? Enfin bref. Et donc du coup, les personnes, ça les ramène à des imaginaires. Quelquefois, j'ai des Sophie la girafe, j'ai des sucettes. Et donc, des enfants, quelquefois, qui me disent « Ah, pourquoi t'as ci ? » Des adultes qui me disent « Ah, mais j'avais ça quand j'étais gamin ! » Donc déjà, ça crée quelque chose. Il y a des gens qui ne me connaissent pas dans la rue. J'ai des vieilles dames, parfois. Je me souviens d'une vieille dame qui m'a croisée pas loin de la rue du Chapitre. Alors, pour les gens qui sont à Rennes, vous allez voir. Mais pour les autres, désolé. Et du coup, qui s'arrête, qui me regarde, qui me dit « Oh là là ! Qu'est-ce que vous êtes belles ! » J'espère que vous savez que vous êtes belles. Oui, oui, merci madame et tout. J'ai presque à me gronder en même temps. N'oubliez pas. Cette dame-là, je ne sais pas quel âge elle avait, mais elle était vraiment hyper, hyper âgée. Et en fait, ça crée toujours ce truc-là.
- Speaker #0
Et je me dis, cette dame-là, elle ne me connaît pas, elle n'a pas eu peur de moi, il n'y a pas de raison, moi je n'ai pas eu peur d'elle. Alors je ne dis pas qu'il y a des moments dans la rue où il y a des gens qui m'inquiètent et tout et tout, je ne vais pas pour autant parler à tout le monde tout le temps. Mais je pars du principe qu'en tout cas, et c'est ce que j'explique à mes enfants, si je ne fais de mal à personne, les choses peuvent bien se passer. Et donc ma liberté, cette fameuse expression de la liberté s'arrête, ou comment celle de l'autre, pour moi c'est quelque chose d'hyper important. Et moi j'ai envie de... tester plein de choses et je me dis, peut-être qu'en face, bonjour, tu fais un sourire à quelqu'un, et puis ça s'arrête là, et quelquefois tu vas parler un peu plus. En tout cas, parler à quelqu'un sans l'insulter ou quoi, ça marche quand même.
- Speaker #1
Nous sommes des êtres de lien.
- Speaker #0
Vraiment. Je l'ai expérimenté plein de fois, et il y a des fois, je ne suis pas dedans du tout, je vais avoir ma musique dans les oreilles, et je me fais mon chemin. Quelquefois, il y a des gens qui me disent, ah, je t'ai vu, mais je n'ai pas osé te déranger. Par contre, quand on vient me parler, je ne vais jamais dire, oh, casse-toi. Je peux dire que j'ai moins d'énergie, je n'ai pas honte de le dire. Mais on partage les mêmes airs, la même planète. Bref, on ne va pas se casser la tête. C'est beaucoup d'énergie en plus de se taper dessus. Je trouve que ça fait un peu cuculapraline ou bisounours, mais moi j'ai un gros côté bisounours quand même la plupart du temps. J'aime bien me dire qu'on peut faire des choses ensemble et que ça se passera bien.
- Speaker #1
Que tout le monde passe sur le trône.
- Speaker #0
Exactement. Même pas de sa paradis, comme je dis souvent.
- Speaker #1
Et j'allais y venir justement, tu l'as dit avant, tu aimes beaucoup les bijoux monumentaux.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Tu es très grande aussi. Oui,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
Voilà, tu ne passes pas inaperçue puisque tu mesures 1m88. C'est ça. En effet, là, en podcast, on ne le voit pas. Tu as un magnifique collier de panthère. La panthère rose. La panthère rose.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Tu ne passes pas, c'est clair, tu ne passes pas inaperçue dans un collectif.
- Speaker #0
Oui, et tu sais qu'avant, d'ailleurs, j'ai compris, j'ai fait pas mal de choses pour essayer de comprendre comment ça fonctionnait. Un des derniers stages sur un week-end que j'ai fait, qui était sur les masques que l'on porte dans la vie, m'a permis de comprendre la fonction à ce moment-là que mes bijoux avaient. J'ai mis longtemps à me trouver belle. Je ne dis pas qu'aujourd'hui, je suis la femme la plus magnifique du monde, mais moi, je me trouve belle. Je me regarde dans le miroir tous les matins en me disant « je t'aime, Aminata » . Je l'avais entendu au moins une fois comme ça. Et ma taille, j'ai entendu toute ma vie « ah, qu'est-ce que t'es grande ! » . Quand j'étais petite, on m'appelait la girafe et ci, cela. Donc maintenant, je suis réconciliée avec ma taille aussi. Mes bijoux... À un moment donné, pour moi, c'était comme un truc pour détourner l'attention. Je me disais, si on me regarde pour quelque chose, au moins on me regarde pour ça. Désormais, ils sont vraiment tournés vers moi, mes bijoux. Et moi, c'est mon booster. Je prépare mes tenues la veille, généralement. Sauf petits ajustements le matin. L'effet que j'avais imaginé dans ma tête, ça ne marche pas. Donc, je change quelque chose. Mais quelquefois, je suis dans mon lit. Moi, j'adore. Je dis mon lit. Et le matin, quand il faut se lever très tôt pour aller au boulot, je regarde au pied de mon lit. Je fais, ah oui, c'est ça que je mets aujourd'hui. Et je sors et je suis trop contente de mettre tel collier ou telle tenue. Parce que j'aime les gros bijoux, mais j'aime les tenues colorées aussi, plus ou moins. J'adore le sequin. Toute l'année, tous les jours, je peux mettre du sequin. Moi, ça me fait vraiment rien que du penser. Les tenues et tout, je pourrais parler vêtements. Avant, je disais, c'est futile. Mais maintenant, je me dis, moi, c'est mon kiff. C'est mon antidépresseur. Je ne sais pas, mais j'adore ça. Et puis, j'ai compris plus tard aussi, il y a quelques années, que j'avais un grand-père que je n'ai pas connu, maternel, qui était tailleur. Et ma mère nous a transmis, elle nous racontait des histoires de comment son père créait des choses, comment il était demandé, des créations qu'elle lui demandait de faire. Et du coup, j'ai compris aussi ce lien que j'avais avec le vêtement à travers ça. Donc, moi, j'adore, j'aime trop.
- Speaker #1
Mais justement, tu l'es autorisé depuis que tu es petite ou ça fait partie justement de ta découverte de toi-même ?
- Speaker #0
Alors, ma mère adorait, j'ai une sœur qui a 18 mois de moins que moi, elle adorait nous habiller pareil. Alors, on nous appelait les jumelles alors qu'on n'a pas du tout le même âge. Donc, je me souviens, on était adolescentes, on devait avoir 13-14 ans, qu'on allait voir notre mère toutes les deux avec ma sœur et dire « Maman, est-ce qu'on peut commencer à s'habiller plus de la même façon au même moment ? » Parce qu'elle nous achetait toujours les tenues en double en fonction de notre taille. Mais ma mère adorait, elle nous mettait des mini-jupes, des robes à poids. moi j'ai des photos de moi où on a des des robes avec un peu, on appelle ça peplin, ou là, enfin tu sais, bref, qui part sur le côté, avec des poires, enfin voilà, donc des trucs hyper colorés, elle nous achetait vraiment des super tenues, elle avait un frère qui faisait de la couture, donc il nous faisait des trucs, enfin, donc vraiment, ma mère, elle s'est lâchée sur les vêtements, elle adorait, elle mettait des grands chapeaux, elle mettait des chaussures à talons, enfin voilà, donc ma mère adorait ça, et après, on a eu une période, mes parents se sont séparés, on n'avait pas de thunes du tout, vraiment, moi j'avais des vêtements, on récupérait bêtement de mon frère qui a 50 plus que moi qui était plus plus costaud, donc je ressemblais à rien du tout. Donc j'ai eu tout mon adolescence, jeune adulte comme ça, pas de thunes, donc je mettais ce que je pouvais. Quelquefois, je me dis, bon, est-ce que je rattrape quelque chose ? On fait comme on peut, en tout cas. Je m'en tape de savoir si je rattrape ou quoi, mais en tout cas, aujourd'hui, j'adore... Ah, ton dressing, ouais, j'adore. J'ai un gros dressing. Je ne dis pas que j'adore tuer la planète, parce que je l'achète beaucoup en friperie aussi, mais j'adore avoir des vêtements et des choses que j'ai comprises de mon enfance aussi, qui sont des blessures. Aujourd'hui, tu ne me verras jamais habillé deux jours de suite de la même façon, parce que j'ai dû tellement m'habiller pareil quand j'étais ado. À un moment, toutes les filles de mon collège, mon lycée, avaient des vêtements neufs et compagnie. Je pourrais en avoir les larmes aux yeux. tellement ça me met mal d'imaginer que je devrais retourner dans cette période-là où je n'ai pas assez pour m'habiller, pas assez d'argent pour m'habiller. Donc je suis en paix avec ça, mais clairement ma mère adorait ça, ma sœur pareil. Donc vraiment, c'est un truc familial.
- Speaker #1
Je crois que tu as trois garçons.
- Speaker #0
Oui, trois garçons effectivement, qui maintenant sont habitués largement à me voir habillée comme je le suis. Je leur passe des fringues d'ailleurs parce que moi j'achète... Chez l'homme, chez la femme, ça n'a pas tellement d'importance pour moi. S'il y a un truc qui me plaît, je le prends. Et donc du coup, quelquefois, je leur file des t-shirts ou des chemises ou des choses comme ça. Des vestes qu'on partage aussi. Alors quelquefois, je leur passe et je ne les revois pas revenir. Mais en tout cas, ça c'est vraiment un truc qu'on se faisait quand ils étaient plus jeunes. Et à l'époque du confinement aussi, on se faisait les reines du shopping entre nous. Enfin voilà, donc c'est vraiment un truc. Ils ont leur style complètement différent. Il n'y en a aucun qui met des bijoux parce qu'ils n'ont pas les oreilles percées ni rien. Ce n'est pas un sujet de honte pour eux. Il ne passe pas à côté de moi en disant... Ah bah dis donc ! Ouais,
- Speaker #1
c'est chouette ! Pas de fille pour autant ?
- Speaker #0
Non !
- Speaker #1
Parce que là, tu faisais référence à ta maman, et tu aurais pu aussi transmettre ça à... Bah c'est ça !
- Speaker #0
Mais après, comme on choisit pas le sexe des enfants que l'on a, mais c'est marrant parce qu'il y a plein de fois, les gens m'ont toujours demandé « Ah, t'as pas fait la quatrième pour la fille ? » Déjà d'une, on choisit pas, d'une part. Et de deux, moi je suis très très contente d'avoir que des garçons. Vraiment, je l'ai évoqué dans mon expo, donc c'est pas un secret, je me suis toujours interrogée de quel genre de mère j'aurais été pour une fille. Je sais pas si j'aurais été une bonne mère pour une fille. Je ne sais pas. Et là, ça renvoie, c'est vraiment narcissique. Ça renvoie vraiment à accepter de se voir vieillir et d'avoir en sa maison une personne qui est ce qu'on a été. C'est très narcissique et je l'assume. Je ne dis pas que toutes les mères qui ont des filles vivent ça. Mais moi, c'est un questionnement qui était très fort, même avant d'avoir des enfants. Et je suis très content d'avoir des garçons. C'est mon mari qui se tape sur cette bêtise narcissique, peut-être. Mais quand il n'en parle pas, je ne vois pas qu'il s'en souffre. Et puis, j'adore l'énergie de mes fils. Je m'y retrouve beaucoup. Donc, moi, je suis vraiment très contente. Et en plus, j'ai plein de copines qui ont des filles qui ne s'habillent pas avec leurs vêtements. Donc, de toute façon, j'aurais pu avoir une fille et qu'elle ne veuille pas du tout s'habiller comme moi. Parce que des fois, les gens me disent « Ah, mais du coup, tu ne transmets pas tes vêtements et tout. » Ben si, mes fils portent mes vêtements. Certains ont récupéré des chaussures par bon nom. Enfin, voilà. J'adore avoir des garçons.
- Speaker #1
Très bien, très bien. Alors, on va revenir à tes envies. parce qu'on n'a pas terminé. Donc depuis peu, tu es DJ également.
- Speaker #0
Exactement. Écoute, c'est marrant parce que j'ai une association qui s'appelle l'Amulette Rennes qui est à Rennes, qui a été créée par quatre jeunes femmes à l'origine. Le groupe a un peu changé et qui avait pour ambition de créer des espaces pour les femmes de toute catégorie sociale pour dire on teste des choses entre femmes parce que c'est pas à toi que je vais l'apprendre. On sait que parfois, le regard de l'homme... où le regard masculin peut gêner certaines personnes dans les apprentissages. On peut ne pas se sentir légitime et tout. Elle proposait différents ateliers toute l'année, trois ou quatre où on pouvait s'inscrire, roller, peint, peu importe. Moi, j'ai participé à différents ateliers et un jour, elles ont proposé un atelier de didging. Je fais « Oh, pourquoi pas ? » J'y vais. C'est Lisa Lisa, une artiste renaise, qui animait cet atelier-là. Elle nous montre le matériel, elle nous explique et elle nous pose des questions en disant quel serait le... le frein pour vous, pour vous lancer dans le didging, si aujourd'hui vous deviez vous lancer ? » Donc chacune a répondu, voilà. Et moi, on devait répondre sur un petit papier, et moi j'ai répondu, je sais que ça serait de ne pas pouvoir mettre un pom-pom short. Alors pom-pom short, ça ne veut pas dire grand-chose pour tout le monde, mais c'est des mini-shorts que l'on a, et j'imagine faire pom-pom, c'est-à-dire bouger ses fesses. Parce que je me disais, le regard des hommes sur ce genre de tenue, ça peut faire un peu relou. Et les autres avaient mis la légitimité, ceci, cela, et en écoutant les réponses des autres, je me dis, Ah ! En fait, c'est encore un espace à conquérir. Et moi, pas pour la même raison. Moi, c'était vraiment ce regard un peu lourd, machin ou quoi. Mais je ne m'étais pas du tout posé la question des compétences. Enfin, je m'étais dit, après tout, j'y vais, j'y vais. Mais si j'y vais, moi, je vais mettre un pom-pom short. Et donc, je me suis dit, en fait, c'est encore un espace à conquérir pour les femmes. Et bien évidemment, j'avais participé à des DJ sets où il y avait des femmes. De plus en plus, on en voit maintenant. Mais je me suis rappelé que toutes les fois où j'ai participé à des soirées, c'était quasiment que des hommes. Et je me suis dit, oh, OK, donc premier stage. Une deuxième fois, je suis allé au Shabada à Angers pour participer à un deuxième stage avec d'autres. Et là, je me suis dit, il faut que j'achète le matériel, parce que sinon, je ne vais jamais rien apprendre. Je vois les boutons comme ça, on n'ose à peine toucher parce qu'on est un peu impressionné. Il y a plein de boutons partout. Et en fait, je me suis dit, allez hop, Noël et anniversaire arrivent bientôt. J'ai demandé à mon mari de me co-financer ça. Et hop, je me suis lancé. En disant, je n'attends pas la perfection, comme pour le podcast. Je ne suis pas la reine des transitions et machin. Mais moi, en fait, ce qui m'intéresse, c'est proposer aux gens des expériences de plaisir partagées ensemble. On danse, on s'amuse et de faire comme ça m'a manqué. Moi, j'ai vécu beaucoup de DJ sets où les musiques sont hyper coupées. Moi, quelquefois, on est en train de se lancer et le DJ enchaîne sur une autre. Après, c'est une façon de faire. Moi, je ne suis pas en train de critiquer, mais comme je fais les choses comme j'aime bien. Je me suis dit que je serais une DJ qui ne laisse pas toujours, parce qu'il y a des fois des bouts de fin qui sont moins intéressants, mais je veux que les gens vivent. J'essaie de modifier au minimum les chansons, parce que quelquefois on est dans un rythme, quand on a une chanson qu'on a entendue pendant 10 ans et que là elle est modifiée, ce n'est pas le même rythme, c'est plus lent, plus rapide, on n'arrive pas à chanter en même temps. Et donc je me suis dit que quand je serais DJ, je serais hyper éclectique. Moi, une soirée techno, je comprends les gens qui adorent ça, je ne peux pas fasser une soirée entière avec un seul type de musique. Reggae pareil, R'n'B pareil Moi j'aime tout ce genre de musique là Mais pas sur une soirée entière Donc je suis hyper éclectique des années 80, peut-être 70 même Jusqu'à maintenant j'adore Mélanger, donc je me suis dit Moi je vais faire un DJ Donc DJ Minator, je serai Celle que j'aurais voulu entendre
- Speaker #1
Dans les soirées Alors où est-ce qu'on peut te trouver ?
- Speaker #0
J'ai un compte Insta que j'ai créé assez rapidement Pour pouvoir communiquer Sur ce que je fais Donc... Là, j'ai ce qu'on appelle une résidence dans un restaurant qui s'appelle Chez René à Rennes, où on fait un boom boom brunch, on appelle ça. Donc un brunch exclusivement dédié aux femmes pour qu'on puisse s'amuser entre nous. Et après, n'importe quel type d'événement, j'ai participé à des événements organisés par des assos ou des choses comme ça. Je me ferme la porte à rien du tout. Et du coup, j'ai déclaré cette activité dans mon auto-entreprise parce que j'en avais créé une. Et du coup, l'idée, c'est vraiment... Il y a un monsieur qui m'a sollicité il n'y a pas longtemps, il m'a dit « Est-ce que vous faites pour les enfants aussi ? » On en parle, moi, franchement, je ne me suis pas dit « Oh non, je suis trop ceci ou pas assez cela pour faire ça. » J'aime bien faire des événements pour femmes, mais je peux faire des choses en mixité, il n'y a pas de souci. Moi, mon maître mot, c'est l'adaptation. Et j'aime bien réfléchir à des musiques pour un lieu. Il y a des musiques qui vont se retrouver, mais ce n'est jamais la même chose. J'essaie toujours de penser, si je joue une heure ou trois heures, ce n'est pas la même chose de toute façon. Et donc, ça, c'est vraiment quelque chose qui me... qui m'éclate. Là, je suis en train de travailler avec deux artistes. Un qui m'a créé des tenues et l'autre qui me crée une identité visuelle. Donc, bientôt, je vais pouvoir les présenter. Voilà. Mais j'adore. En plus, j'adore ce que ça donne comme possibilité de créer des choses autour. Enfin, voilà. Moi, je suis comme une folle avec ça. J'ai mis de côté le podcast pour l'instant, mais ça, je suis trop, trop contente de me lancer dans cette activité-là.
- Speaker #1
Pour avoir participé au DigiBrunch, c'est très chouette et en effet on est entre femmes c'est très sympa
- Speaker #0
Merci d'être venue, ça m'a fait plaisir de voir que t'étais là d'ailleurs, c'est vraiment pour des choses toutes simples je me souviens à la première édition qui dit j'ai pu aller aux toilettes, je me suis assise sans me poser de questions laisser son verre sans avoir peur bouger ses fesses sans se dire je vais être regardée comme une allumeuse ou quoi que ce soit, c'est des trucs tout bêtes mais pas si bêtes en fait parce que dans la réalité d'être une femme on a En 2026, ça fait partie encore des craintes que l'on a de t'être emmerdé alors qu'on est là pour s'amuser. Excusez-moi pour le gros mot. C'est vrai.
- Speaker #1
En tout cas, on te retrouve bien, Minata. Est-ce que tu aurais quelque chose à rajouter ?
- Speaker #0
Écoute, j'essaie d'avoir que deux ou trois projets à mener en même temps. Et là, en 2027, je me projette sur un événement à Bruxelles. Donc là, je suis en train d'écrire ce projet-là. J'ai fait un premier séjour à Bruxelles il y a quelques temps. J'y retourne en juin. poser les jalons parce que je voudrais créer un événement à Bruxelles mais j'en reparlerai quand il sera un peu abouti mais là je vais me prendre quelques jours pour commencer à rédiger parce que j'ai de la matière, maintenant il faut que j'écrive et que je mette ça à plat pour lancer ça donc voilà Bruxelles j'arrive
- Speaker #1
Et pourquoi Bruxelles ?
- Speaker #0
2024, les élections européennes on a eu une espèce de déflagration après en France avec les élections et je courais à l'époque parce que là je peux plus en ce moment parce que j'ai mal aux genoux Et je me souviens de revenir d'un running et de mettre un message à une amie qui est coach vocale et de dire, ah, j'ai pensé à un projet. Est-ce que ça t'intéresserait ? Parce qu'elle habitait Bruxelles à l'époque. Et en fait, je me suis dit, toutes nos emmerdes, entre guillemets, ont commencé en Europe. L'Europe, ça reste un espace à conquérir aussi. Et j'avais envie que les gens puissent, on est autour de la voix toujours, s'autoriser à prendre la parole, mais encore différemment de ce qu'on fait avec Aux Parleuses et d'aller conquérir la voix. Et donc, je me suis dit, Bruxelles. c'est une ville que j'aime beaucoup, que j'avais déjà visitée et j'avais envie de tenter l'expérience européenne, j'irais pas toute seule dans le sens où financièrement déjà je veux être accompagnée et puis de deux je veux des mécénats de compétences et je veux emmener des français, françaises, bretons, bretonnes avec moi à Bruxelles et trouver des gens sur place que j'ai déjà commencé à repérer à vie à la population, si vous vous reconnaissez dans un projet européen vous pouvez me contacter et peut-être même avec toi, on verra Mais en tout cas, j'écris le projet et je vais commencer à taper à des portes. J'ai déjà commencé à le faire, mais je vais continuer. Donc voilà, souhaite-moi d'avoir une réussite à Bruxelles parce que j'ai vraiment envie de faire quelque chose là-bas.
- Speaker #1
À 100% pour ce nouveau projet. Ouais, exactement. En 2027.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Très bien. Écoute, merci Aminata pour cette conversation. Merci à toi. Généreuse, l'énergie. que tu peux dégager, tu es très solaire c'est très gentil et voilà, tu montres que rien qu'en échangeant on peut créer quelque chose c'est très chouette merci à toi pour cette invitation, je suis vraiment ravi qu'on ait passé ce temps là ensemble et je pense qu'on pourrait discuter des heures et des heures mais ça serait un peu pénible pour les personnes sinon vous pouvez venir discuter avec nous dans un café ou quoi que ce soit tout à fait donc je te souhaite bon vent pour la suite notamment pour ce nouveau projet et puis celui que tu vis actuellement avec le DJ et Et puis, à bientôt, de toute façon, puisqu'on se reverra à d'autres occasions.
- Speaker #0
C'est sûr. Merci beaucoup, Aris et Cécile. À bientôt. Merci, Aminata. Ciao.
- Speaker #1
Et qu'est nouveau.
- Speaker #0
Qu'est nouveau.